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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 11:23
Centrafrique : Elections à hauts risques !

La réponse de la communauté internationale et des autorités locales à la gestion de la crise centrafricaine est la reconstruction de l’Etat (statebuilding). Elle est censée garantir le rétablissement de la paix et de la sécurité dans le pays. Néanmoins, face aux difficultés rencontrées pour stopper définitivement les violences, la reconstruction de l’Etat centrafricain et la tenue de l’élection présidentielle et des législatives prévues d’ici la fin de l’année 2015, suscitent des interrogations.

ELECTIONS EN 2015 : AUTORITÉ OU LÉGITIMITÉ DE L’ETAT ?

Pour la communauté internationale, les élections constituent souvent le passage obligé pour reconstruire l’Etat. Cependant, le fait de privilégier à tout prix l’autorité de l’Etat au détriment de sa légitimité mène souvent à des dérives. Selon Thierry Vircoulon, directeur pour l'Afrique centrale du think tank International, Crisis Group, lorsqu’il s’agit d’un pouvoir de transition, reconstruire l’Etat par le biais de l’élection « est le fruit de compromis et de négociations armées, et la probabilité est forte pour que cette élection porte au pouvoir un tandem de seigneurs de guerre et de politiciens corrompus qui ont tous une part de responsabilité dans le conflit passé », (tribune ID4D – AFD, 17/03/2015).

En Centrafrique, l’imposture politique est devenue quasi-institutionnalisée. Dans ce contexte, impossible de sortir de la crise de confiance politique dans laquelle elle s’enlise depuis des décennies. Malheureusement, l’histoire de ce pays a montré à quel point des dictateurs habités par un désir de toute puissance n’ont pas eu de limite. Aujourd’hui, les Centrafricains subissent encore les conséquences désastreuses des mauvaises décisions, de l’inaction ou de la mauvaise gouvernance passée. Un leader politique motivé avant tout par ses intérêts propres au détriment de ceux du peuple ne peut favoriser durablement la reconstruction, le développement et la stabilisation d’un pays. Il faut cesser de sélectionner et de faire élire des « leaders politiques narcissiques » voués à devenir des pompiers pyromanes entraînant dans leur chute la nation toute entière. Les Centrafricains ne veulent plus vivre dans la violence et dans la pauvreté alors même que des dirigeants s’enrichissent sans aucun état d’âme. La prise de conscience citoyenne et les discours politiques ne suffiront pas à rassurer les populations et à donner l’espoir d’une vie meilleure. Pour reconstruire le pays et rétablir la confiance entre les citoyens, l’Etat et les politiques, il est fondamental de poser des actes forts et de réformer la gouvernance. La confiance des citoyens ne peut exister sans le respect des engagements politiques sur le plan économique, social et sécuritaire. De nombreux experts ont longtemps souligné la nécessité d’assainir les finances publiques, de relancer l’économie formelle et de contrôler l’économie illicite. Par ailleurs, les services sociaux de base ont trop souvent été assurés en partie par les ONG et n’ont pas constitué une priorité pour les gouvernements. Entre l’économie de prédation, les ingérences et les chantages financiers en tout genre provenant de l’Etat, de chefs de groupes armés, de politiques ou d’entrepreneurs, la corruption est devenue une normalité. Comment un pays peut-il se développer sans un minimum de confiance ? C’est d’abord aux autorités nationales et aux politiques de donner l’exemple pour redonner espoir et confiance aux citoyens !

L’URGENCE ÉLECTORALE, UNE RÉPONSE INADAPTÉE

S’agissant de la tenue des élections prévues en fin d’année 2015, la situation sécuritaire reste encore instable sur l’ensemble du territoire. D’une part, il parait compliqué pour les citoyens d’aller voter sereinement avec la peur d’être attaqué. La question du désarmement n’étant pas totalement résolue, le recensement et le vote des électeurs risquent d’être compromis. D’autre part, les annonces puis les reports répétés des échéances ne font qu’entretenir la méfiance et saper le moral des Centrafricains. Dans ces circonstances, il semble difficile d’organiser des élections démocratiques. Les acteurs politiques, le peuple centrafricain, les observateurs et experts internationaux devraient inscrire les élections dans une stratégie à plus long terme et non dans la précipitation (d’après les conclusions du groupe de travail « Gouvernance, Justice et Réconciliation » du Forum de Bangui/mai 2015 ; établies par le professeur Jean-François Akandji-Kombé - Rapporteur Général). Les autorités de la transition et l’ANE (Autorité nationale des élections) pourraient ainsi envisager l’élection présidentielle et les législatives dans un délai plus raisonnable, au cours du second semestre de l’année 2016 (soit un an après le Forum de Bangui en mai 2015). Cela permettrait de gagner en efficacité et d’être plus efficient en matière d’organisation des élections (faciliter un recensement le plus exhaustif possible ainsi que le vote (de tous les Centrafricains, réfugiés y compris) et permettre aux différents candidats de présenter concrètement et clairement leur programme politique).

QUI ÉLIRE ?

Concernant les nombreux candidats déclarés à l’élection présidentielle, les électeurs centrafricains peuvent-ils réellement juger et choisir ? Les Centrafricains ont certes un profond désir de changement et veulent sortir de cette crise. Mais, face à la pauvreté et au faible niveau d’instruction et d’éducation de la population, la démocratie sociale peut difficilement s’imposer. Maintenues dans l’extrême précarité et profondément meurtries par les crises successives, les populations deviennent facilement manipulables par certains politiques qui leur promettent monts et merveilles en pratiquant « la politique du ventre ». A cela s’ajoute le fait qu’elles finissent souvent par voter pour un candidat issu de leur région ou de leur ethnie sans réellement s’interroger sur son profil et son programme. L’enjeu des prochaines élections en Centrafrique résidera, entre autres, dans la capacité et la volonté d’élire des leaders compétents, intègres et capables de proposer et de mettre en œuvre un plan de développement économique et social solide et ambitieux pour la reconstruction du pays. Le candidat de l’avenir devrait être un homme/une femme de conviction forte capable de rassembler tous les Centrafricains au-delà de leur orientation religieuse. Un leader qui n’a pas peur du défi, capable de respecter et d’appliquer les recommandations du Forum de Bangui. Un leader dynamique, soutenu par son parti politique, qui aurait le courage d’assumer ses prises de position contre la corruption et pour le changement. « Le premier des citoyens » habité par l’amour de son pays, par la volonté de construire un véritable projet de société pour la Centrafrique, pour les jeunes et les femmes et non plus pour des hommes uniquement motivés par l’appât du gain. Un leader humble et conscient du long chemin qu’il faudra parcourir avec l’aide des citoyens et des partenaires internationaux pour reconstruire le pays, assurer son développement et voir changer les mentalités et les pratiques. Celui qui aura une réelle ambition de changer la politique et qui saura inspirer confiance et convaincre par son charisme, son discours et surtout par son programme, par ses actes et par le respect de ses engagements politiques!

La crise de confiance entre les citoyens centrafricains et le politique reste entière. Et, pour permettre aux générations futures de développer « des attitudes de pensée critique » et de faire un « véritable choix politique » personnel, il sera fondamental d’accompagner la formation et l’éducation à la citoyenneté (responsabilité sociale et morale, engagement dans la vie de la cité et éducation au politique) ; principe de base d’une nation. Pour conclure sur la confiance, le philosophe Alain disait : « Le peuple, méprisé, est bientôt méprisable ; estimez-le, il s’élèvera. La défiance a fait plus d’un voleur ; une demi-confiance est comme une injure ; mais si je savais la donner toute, qui donc me tromperait ? Il faut donner d’abord ».

Shérazade Gatfaoui, Maître de Conférences et Enseignant-Chercheur en Sciences de Gestion (Marketing), Consultante spécialisée sur la confiance dans les organisations.

SOURCE : http://afriqueeducation.com/centrafrique_elections_hauts_risques

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 20:46

Le peuple congolais réclame un partage équitable des recettes pétrolières

 

La république du Congo (Brazzaville) est le 4 ième   pays africain exportateur du pétrole. On peut donc se poser plusieurs questions cruciales par exemple : où vont les recettes pétrolières et pourquoi 8 habitants sur 10 vivent en dessous du seuil de pauvreté  (-1 dollar par jour = -de 520 FCFA par jour ) ?

 

Comme le disait Pierre Marc Orlan : « On dit que l'argent n'a pas d'odeur : le pétrole est là pour le démentir ». J’ajouterai aussi  que les occidentaux, en particulier la France  n’a pas de pétrole mais a des idées pour faire développer le pays davantage.

Au Congo Brazzaville, nous avons le pétrole mais malheureusement à la place des idées, nos dirigeants n’ont pas renoncé aux chimères et n’ont qu’un seul objectif : Rendre le Congo encore plus endetté et le maintenir dans la catégorie des PPTE (Pays Pauvre très Endetté).

Les réserves pétrolières au Congo, c.-à-d, les gisements pétroliers qui sont connus à ce jour et qui sont exploitables économiquement et technologiquement rapportent des milliards de dollars à  l’état Congolais.

Où vont ces milliards de dollars ?

Au Congo, comme pouvait le dire Orson Wells : "Nous naissons seuls, nous vivons seuls et nous mourrons seuls".

Par analogie, nous pouvons dire qu’au Congo, nous sommes seuls et abandonnés sur un lit de l’hôpital et nous mourrons seuls sans accompagnement de l’Etat. Où est donc le serment d’Hippocrate, est-il encore applicable ? Malheureusement non.

Le peuple congolais ne profite pas de cet argent, on observe encore des inégalités et une mauvaise répartition des richesses.

Il n’y a qu’à observer l’état et les conditions de traitement des malades du Centre Hospitalier de Brazzaville (CHU) pour comprendre que ce gouvernement n’a aucun respect de l’être humain. Un gouvernement qui moleste et tarabuste son peuple au profit d’un seul clan (je vous laisse deviner).

Nous réclamons à ce jour, une vraie transparence dans la gestion du pétrole et que le gouvernement agisse dans la clarté.

Bientôt  20 ans au pouvoir, 20 ans de dictature, 20 ans de manque d’électricité, 20 ans de manque d’eaux potables, 20 ans de manque d’hôpitaux, 20 ans de manque d’écoles,  etc.

Dans les années 90, le Congo avait un taux d’alphabétisation le plus élevé en Afrique. Au cours de ces 15 dernières années, ce taux a fortement baissé, car la courbe n’est plus exponentielle mais logarithmique.

L’argent du pétrole devrait servir à promouvoir l’éducation et la culture. Comme nous avons dans notre gouvernement que des bourriques, des idiots de 1ère catégorie et des villageois qui n’ont jamais connu le banc de l’école, ne soyons pas étonnés de leur pratique ridicule.

Le peuple congolais a le droit de demander des comptes à SASSOU.

SASSOU Partira un jour et Finira comme d’autres dictateurs.

Enfin,

Je m’exprime au nom de la démocratie et en tant que citoyen .

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 20:34

L’université Marien ngouabi n’a aucun partenariat avec les universités occidentales

A l’heure où les universités de l’Afrique de l’ouest établissent des partenariats avec des universités françaises, tel est le cas, par exemple du Burkina Fasso, du Mali etc.; on peut donc se poser la question : Que font nos ministres qui sont chargés de la promotion de l’éducation ?  Quelle opprobre quand nous apprenons qu’un ministre a inauguré les toilettes de l’université.

En préambule, les étudiants de France originaires du Congo Brazzaville se questionnent parfois quant à l’obtention dirais-je facile des visas pour venir en France par des étudiants de l’Afrique de l’ouest. Ainsi, les conditions de traitement ne sont pas les mêmes, du fait que, ces pays de l’Afrique de l’ouest ont su établir des connexions et liens avec des pays occidentaux notamment la France.

Nous constatons très bien, que cette république bananière, dirigée par le dictateur Sassou Nguesso se caractérise une fois de plus par une incompétence notoire. 

Ces pseudos intellectuels  n’ont pas encore compris que l’éducation est un vrai pilier pour le développement d’un pays. Elle représente pour une nation, ce que les artères sont pour le corps humain. Ces ministres ne sont là malheureusement que pour unelutte intestine. On assiste aujourd’hui à une exhibition du train de vie ostentatoire de la famille présidentielle et de leur appendice. 

Sassou n’a pas encore compris l’essentiel de ce que le peuple lui demande ?

Nous savons tous que le Congo est un pays très riche en ressources naturelles nonobstant les intérêts pétrolifères qui ont toujours conduit ce pays dans des guerres civiles. Nous savons tous que nous vivons encore dans le Néocolonialisme et que la Fraçafrique a toujours été la France à Fric. Comme le disait François Xavier Verschave dans son livre Noir silence, qui arrêtera la fraçafrique : Je veux que la françafrique ait une famille dont le père est la France, la mère les pays noirs d’Afrique francophones et les enfants, les institutions internationales.

 

Les congolais ont besoin d’un meilleur IDH et non d’un PIB.

 

A  la différence du PIB  (Produit Intérieur Brut) qui est indice de développement économique, l’IDH, est un Indice de Développement Humain mis en place par les nations unies, celui-ci  prend en compte trois critères, la santé / longévité, le  niveau de vie et le niveau d’éducation ou le savoir.

 

Le congolais a besoin d’intégrer ces critères dans sa vie de tous les jours.

Au lieu de tenir des propos fallacieux à l’égard des Congolais, Monsieur Sassou Nguesso, le piètre homme  se doit, de faire des priorités essentielles à savoir la santé et l’éducation pour ces quelques jours qui lui reste.

 

Sous l’égide des réseaux obscurs, des soutiens occidentaux et de la franc-maçonnerie, je conclus en disant :

Un dictateur sait quand il arrive au pouvoir mais il ne sait pas quand il partira.

 

JACQUES GALESSAMI


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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 21:23

NEM.jpgSelon une dépêche de l’AFP reprise par Libération (21 novembre 2011) le consul du Congo à Rio de Janeiro serait mêlé au grand banditisme. Voici comment.
Alors qu’une dizaine de policiers d’élite resserraient l’étau sur la plus grande favela de cette mégapole, Nem, le trafiquant de drogue le plus recherché du Brésil a été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi « caché dans le coffre d’une voiture.. »
Il s’agit du véhicule du consul du Congo.
« Un des trois occupants du véhicule s’est identifié comme étant le consul honoraire du Congo et, mettant en avant son immunité diplomatique, a refusé que le véhicule soit fouillé immédiatement  » a dit le commissaire.
La basse pression des pneus due à la charge que contenait le coffre arrière du véhicule a tout de suite attiré l’attention des policiers. Le narcotrafiquant s’est extirpé du coffre sans opposer de résistance.
Cocaïne et politique
Alors le diplomate congolais un dealer ?
Le vendeur de drogue, un certain Antonio Francisco Bomfim Lopes, alias Nem, 35 ans, est un véritable caïd sous le contrôle duquel se trouvait l’une des plus grandes favelas du Brésil. C’est l’ennemi public n°1.
Le diplomate aurait proposé de l’argent aux policiers pour permettre à son précieux « colis » de s’exfiltrer de la zone encerclée.
« Sur le chemin du siège de la Police fédérale, un des occupants de la voiture a proposé aux policiers jusqu’à un million de reais (560.000 dollars) pour qu’ils les laissent filer, misant sur la corruption endémique dans la police. »
Niet catégorique des poulets. Pour une fois, la corruption n’a pas marché alors que les flics brésiliens sont réputés manipulables à souhait. Par ailleurs l’immunité diplomatique (à l’inverse de Jean-François Ndenguet à Paris) n’a pas protégé le véreux diplomate.
Une question brûle les lèvres : que faisait le consul congolais (fut-il « honoraire ») en compagnie du plus grand bandit brésilien, l’équivalent de Pablo Escobar, le parrain colombien de la drogue abattu jadis par la police ?
Des diplomates ripoux
Comment choisit-on nos consuls ? Apparemment, vu les mœurs plus que douteuses du diplomate, les lettres de créances sont données par Mpila au premier voyou venu pour représenter le pays (s’il s’agit de notre Congo et pas de la RDC) à l’étranger. Ou alors notre « ambassadeur » au Brésil a été nommé en connaissance de cause.
Quand on sait que le Brésil est une destination que connaissent bien nos amis du Chemin d’avenir, il y a lieu de se poser des questions. Existe-t-il une « Congolese connection  » (à l’image de la french connection ) ? Il y a des chances que la réponse soit affirmative. Selon une carte géographique de la drogue établie par Le Monde Diplomatique, Brazzaville serait une plaque tournante du trafic mondial de la drogue .
La question est : peut-on trafiquer cette saleté au Congo sans avoir l’aval des hommes forts de ce pays ?
Jusqu’à quel niveau de pourrissement le Congo se situe-t-il au bout du compte ?

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 20:28

Epidémie déclarée, les Congolais meurent et le Président part en vacances !

Comparons ce qui est comparable.

D’une part une dictature mise à bas ou presque, la Libye de Mouammar Kadhafi, de l’autre une dictature  honteuse et inavouée qui  singe une pseudo démocratie,  la République du Congo.

La Libye a une population estimée à environ 7 millions d’habitants, celle du Congo Brazzaville à la moitié, environ 3,5 millions d’habitants.

Ne comparons que ce qui est comparable. Le Congo n’est pas la Libye, mais regardons bien ce qui les différencie.

La Libye a pour principale et quasiment unique richesse : le pétrole.  Production (avant les derniers événements) : 2 000 000 barils /jour

La République du Congo dispose de riches forêts primaires, de richesses minières et de pétrole. Pas seulement de pétrole ! Longtemps la production a plafonné, officiellement, à 240.000 barils/jour.  Une fois le PPTE obtenu, les masques sont tombés et la production pétrolière révélée enfin à un niveau proche de la réalité : environ 400.000 barils/jour.

La Libye est deux fois plus peuplée que la République du Congo et produit cinq fois plus de pétrole. On peut affirmer que le revenu, par tête d’habitant, en Libye est quasiment de 2,5 fois plus élevé qu’au Congo.

Après une trentaine d’années de pouvoir de son tyran maquillé, dans tous les sens du terme, en président démocrate, nous connaissons tous l’état pitoyable dans lesquels se trouvent les systèmes de santé, d’éducation, les universités, les conditions de vie des étudiants avec ou sans bourse misérable, les épidémies à répétition et la pauvreté assurée pour près de 70 pourcent de la population.

La récente lutte de libération des populations libyennes nous a permis de soulever un peu le voile sur les réalisations du Guide libyen, Mouammar Kadhafi. Rapidement nous avons su que des sommes colossales  avaient été placées dans différents pays et qu’elles avaient été saisies, bloquées. La conversion de ces montants en CFA est astronomique : 75 000 MILLIARDS DE FCFA !

Vous pouvez traiter Kadhafi de fou, d’assassin, de tyran, de terroriste, mais quasiment tout l’argent libyen, de l’Etat, des Fonds de placement de sa famille etc., a été localisé, trouvé et bloqué en quelques jours. Contrairement à Mobutu, dont l’argent n’a jamais été retrouvé, contrairement à Sassou dont on ne sait même pas où passent les cargaisons pétrolières négociées par son fils Denis Christel. Dans peu de temps, cet argent redeviendra la propriété du peuple libyen et des représentants qu’il se sera choisi.

Avec la République du Congo de Monsieur Sassou NGuesso « le grand démocrate africain », il faudra des années avant que ne soit retrouvée la moindre partie de l’argent du peuple, la richesse nationale, qu’il détourne allègrement depuis des décennies.…..

En Libye, pays en grande partie désertique, les populations ont toujours eu accès à l’eau potable GRATUITEMENT. L’Electricité y est également distribuée, pour les usages domestiques, GRATUITEMENT. Nous avons vu,  dans toutes les villes libyennes confrontées aux combats, des hôpitaux parfaitement équipés ressemblant à s’y méprendre à ceux que l’on trouve en Europe. Ce pays disposait d’écoles, de lycées et d’universités modernes avant que la folie des bombardements à l’arme lourde de Mouammar Kadhafi ne s’en prenne à eux. Le pain, l’essence et les denrées de première nécessité étaient largement subventionnés. Les étudiants qui étaient inscrits à l’étranger bénéficiaient tous de bourses, plus que suffisantes, pour achever de bonnes études

Si les Congolais disposaient aujourd’hui des conditions de vie que connaissaient les Libyens avant le soulèvement déclenché le 17 février dernier, le taux de pauvreté serait de ZERO !  Nous trouverions alors bien peu de Congolais disposés à se plaindre !

Concernant uniquement les bourses des étudiants libyens à l’étranger, au mois de mars dernier, la présidente de l’Université de Regina au Canada indiquait qu’il y avait 520 étudiants libyens dans son  pays et que le Bureau canadien de l’éducation internationale gérait 195 millions de dollars (100 milliards CFA) en bourses d’études provenant du gouvernement de Kadhafi pour ces étudiants ! Quasiment un demi million de dollars par étudiant (250 millions CFA) !

Alors qu’une épidémie de choléra, une de plus, sévit au Congo, le président, qui n’en a rien à faire des conditions de vie et de la survie de ses populations, est parti directement d’Ollombo à Marbella avec sa nombreuse suite habituelle pour des vacances. Le luxe, la jouissance sont les seules priorités de ce pouvoir. Une dépêche de l’agence Xinhua du 27 août dernier nous annonce une vingtaine de morts le même jour. Combien de morts causés par cette épidémie faudra-t-il compter avant que ce pouvoir, plus enclin à acheter du champagne que des médicaments et des vaccins, ne consente à décaisser les montants nécessaires ?

L’agence chinoise écrit ceci : « Pour renforcer cette riposte, le pays envisage de lancer au mois de septembre, en attendant de mobiliser les fonds nécessaires, une campagne de vaccination sur l’ensemble du territoire national. »  Les gens meurent de cette épidémie et il faudrait attendre septembre ! C'est-à-dire, la fin des vacances du président congolais ! Sassou Nguesso et ses sbires n’ont qu’un souci actuellement : « Faire la fête ! » Ils attendent sûrement que les ONG et les pays développés envoient les secours nécessaires et payent encore une fois à la place du Trésor Public congolais que Sassou NGuesso a laissé vide avant de partir.

Si la Libye est deux fois et demie plus riche que le Congo, les Congolais n’ont aucune conscience de la cruelle injustice et de la maltraitance dont ils sont victimes. Les Libyens n’auraient jamais toléré être traités de la même manière que Sassou NGuesso traite les Congolais. Kadhafi a fait tout son temps au pouvoir car la population, malgré la dureté du régime, avait quelques compensations matérielles.

Quelles sont les compensations matérielles dont nous, Congolais, bénéficions ?

Sergeï ONDAYE

 

http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/le-canada-face-a-la-crise/201103/02/01-4375428-les-etudiants-libyens-au-canada-sont-inquiets-pour-leurs-bourses.php

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 22:22

Notre confrère  du Congo déchainé (http://congo-dechaine.info/content/pénurie-de-gaz-butane-à-pointe-noire) nous avait alerté sur cette surprenante pénurie de gaz butane à Pointe Noire. Depuis plus d’une quinzaine de jours, c’est une course effrénée pour trouver une bouteille de ce gaz précieux qui regorge dans notre sous-sol. Faut-il rappeler que nous sommes le quatrième producteur d’hydrocarbures d’Afrique et que nous détenons après le Nigéria et l’Angola les plus grandes réserves de gaz. L’auteur de l’article se demande comment peut-on manquer, au Congo, d’un produit qui y est en surproduction ? Nous avons la réponse :

Manquer de gaz est un paradoxe incroyable dans un pays où d’énormes quantités de cette précieuse production sont brulées jour et nuit, depuis des années, à la torchère. Le même paradoxe, pour un pays bordé par le deuxième fleuve au monde par son débit, que de manquer d’eau pour la consommation de sa population. Et l’on pourrait également continuer avec l’énergie électrique que l’on est incapable de produire en quantité suffisante et non polluante de ce même fleuve.

Dans le paradoxal toujours, le Congo est extrêmement riche et encore 70% de sa population est dans l’extrême pauvreté….  C’est la République familiale du Congo !

Les Sassou Nguesso dirigeraient l’Arabie Saoudite (premier producteur au monde d’hydrocarbures) que les gens y mourraient de faim et n’auraient pas d’essence pour leurs véhicules ! Alors, la fin de la pauvreté ce n’est pas pour demain, même si le nouveau slogan (qui sonne moins bien que « tout pour le peuple, rien que pour le peuple » ou « autosuffisance alimentaire pour l’an 2000 ») nous promet de faire partie des pays émergents en 2025…

La raison de ce manque de bouteilles de butane pourrait être, donc, une incompétence généralisée. Cette famille ne compte aucun diplômé d’une grande école ou d’une grande université d’où qu’elle soit. La spécialité maison est plus le coup d’état, la guerre civile, que les brillantes études. Plus la Kalachnikov, que le Master de Sciences !

La véritable explication de cette pénurie est que tout le secteur de la commercialisation du gaz et du pétrole est dans les mains d’une seule et unique personne ! Celles de notre futur président : Denis Christel Sassou NGuesso ! Nous avons faim aujourd’hui avec son père, nous en mourrons demain avec lui ! Chaque mois deux ou trois cargaisons de GPL sont disponibles principalement produites par le champ de N’Kossa. Denis Christel 1er pourrait, s’il avait conscience du bien-être de ses concitoyens, s’assurer que le marché local est suffisamment approvisionné avant de vendre chaque cargaison de gaz, à l’extérieur, par ses amis traders. Denis Christel 1er s’en moque royalement. Il vend tout à l’extérieur car il est le seul à décider où ira le produit de la vente. Et ce n’est pas toujours la direction du Trésor Public.

Ce gaz devrait se retrouver dans nos bouteilles de butane ou de propane vides. Denis Christel 1er préfère, comme il en a tous les droits donnés par son président de père, vendre à l’extérieur ce précieux GPL car c’est autant de millions de dollars en plus dont il pourra disposer. En livrant ce gaz de GPL sur le territoire national, le circuit financier devient officiel et il ne fera pas ce que bon lui semblera avec le produit de la vente ! Autant d’argent qu’il ne pourra faire disparaitre….

Voilà donc la raison de la pénurie ! La voracité poussée à l’extrême  !

De toutes manières, Denis Christel 1er aurait tort de se priver d’agir comme il le fait : les cons-golais ne disent jamais rien ! Ils attendraient que la mangue tombe de l’arbre… et encore !

4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 17:45

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Discours de Paulin MAKAYA à l’occasion de la sortie officielle du Collectif UPC–Unis Pour Le CONGO

PARIS-FRANCE

Villepinte, le 18 Juin 2011


Chers compatriotes, chers amis,

Au nom du Collectif UPC, UNIS POUR LE CONGO, je me réjouis de vous voir nombreux dans cette salle, et je pense qu’au vu du nombre que nous sommes, on peut dire sans se tromper, que nous constituons ce qu’on pourrait appeler une majorité d’opposition ou de contestation, une majorité de pensée. Au pays aussi, il y a une majorité silencieuse qui attend de nous, que nous nous levions pour peser sur le cours des événements, pour remettre en cause les fondements de la dictature.

Devant l’urgence de la situation au CONGO, je vous invite, je nous invite, à faire une mutation dans nos mentalités et nos comportements. Je serai même tenté de dire que nous devons opérer une transmutation pour devenir une majorité d’engagement, une majorité d’action et, mieux, une majorité de proposition et de combat. Nous devons cesser d’être des spectateurs résignés pour devenir des acteurs engagés et déterminés. Les autres ne feront pas le travail à notre place. Dois-je vous rappeler que la semaine dernière, le parquet de Paris, qui relève statutairement du pouvoir exécutif, a opposé un refus aux deux juges d’instruction chargés de l’affaire des « Biens mal acquis » ; des juges qui avaient l’intention d’élargir leurs investigations. Car, comme nous l’avons tous appris, les trois chefs d’Etat visés par cette plainte, et parmi lesquels se trouve Denis Sassou Nguesso, ont continué à acquérir ici en France et ailleurs des biens que leurs ressources officielles ne peuvent justifier.

N’est-ce pas dans ce pays où l’on a lancé des concepts révolutionnaires et avant-gardistes comme « la Prime à la Démocratie et aux Droits de l’Homme, le Droit d’Ingérence Humanitaire et la Compétence Universelle sur le plan juridique », s’agissant des crimes et délits ? La pratique internationale, à géométrie variable, également appelé real-politique, n’incite guère à l’optimisme. Mais comment s’en étonner, lorsque sont en jeu de puissants intérêts financiers générés par les matières premières, tels que le pétrole et autres minerais dont regorgent nos pays subsahariens.

Voilà pourquoi l’habilité manoeuvrière devant les appétits sans scrupules de grandes multinationales permet à certains dictateurs de se maintenir au pouvoir malgré leur impopularité.


Chers compatriotes, et chers amis,

Au CONGO, le pouvoir n’est pas vacant. Monsieur Sassou Nguesso et ses généraux ne nous ont pas dit qu’ils abandonnaient la partie. Bien au contraire, il réfléchit aux moyens de s’y maintenir coûte que coûte. En cherchant à modifier la Constitution qu’il s’est taillée sur mesure. En effet, ses juristes ainsi que ses courtisans envisagent de la tripatouiller en sauter le verrou de la limite d’âge et lui assurer ainsi une réélection triomphale.

Il nous faut donc nous organiser efficacement et méthodiquement, pour mettre fin à ce régime féodal avec à sa tête ce roi tout-puissant, Denis Sassou Nguesso, entouré de vassaux recrutés dans toutes les régions du CONGO. Ces gens, faut-il le rappeler, ont assujetti toute la population, à qui ils ne laissent que le minimum pour survivre, comme les serfs d’autrefois dans les royaumes moyenâgeux. Attention, ici, il convient de rappeler, pour qu’il n’y ait pas de malentendus, qu’il s’agit de l’incurie d’un clan et non des originaires d’une seule tribu ou d’une région.

Voilà pourquoi nous devons livrer à ce pouvoir une guérilla intense et multiforme. Et lorsque nous parlons de guérilla, il s’agit de mobiliser les Congolais à tous les niveaux et partout où ils sont. Nous appelons donc nos frères et soeurs ici présents, dont c’est le domaine d’exercice, de continuer à oeuvrer dans le sens d’une guérilla judiciaire malgré les pesanteurs que nous venons de citer pour déposséder Sassou Nguesso et sa famille de tous les biens acquis frauduleusement. Convenons également ensemble que nous devrons lui imposer une guérilla médiatique pour dénoncer toutes les forfaitures de son clan et de ses partisans en spoliant le Trésor Public Congolais.

Chers compatriotes, Chers amis,

Au plan politique, la priorité sera, de concert avec les forces vives de l’intérieur du pays, de contraindre monsieur Sassou Nguesso à modifier son calendrier électoral. En effet, en 2012, des élections législatives sont prévues, et la liste des futurs élus est déjà en discussion à la résidence du Plateau à Brazzaville. Il faut noter que les deux chambres de ce parlement godillot sont peuplées aujourd’hui d’hommes irresponsables et sans souci de la misère du peuple Congolais. Les élections de 2012 sont prévues pour maintenir ce statut quo.

Par ailleurs, la nomination des maires et autres responsables des circonscriptions administratives, il y a trois mois, a donné le sentiment d’une mise en place d’une équipe aux ordres et qui sera prête à favoriser la tricherie à l’occasion des prochains scrutins.

Chers soeurs et frères,

Au vue de ce qui précède, si nous ne prenons gare, notre pays verra à sa tête, dans un futur proche, les Edgard ou Christel Sassou, pourquoi pas Dominique Okemba, puisqu’il est admis dans le logiciel des dictateurs africains, que l’alternance ne peut se faire que de manière génétique ou familial. Pour cela, comme vous le savez, monsieur Sassou Nguesso est conforté par des lobbies politiques, des milieux d’affairistes et des clans mafieux. La bienveillance active et le soutien dont il a bénéficié, pour renverser les institutions démocratiquement élues en octobre 1997, devraient nous contraindre à une mobilisation générale. De même, il serait utile d’adopter un programme d’action fort et ambitieux pour abréger les souffrances du peuple Congolais souverain.

Au Collectif UPC-UNIS POUR LE CONGO, nous avons placé le CONGO au centre de nos priorités. C’est pourquoi nous avons dit, le CONGO D’ ABORD !

Au Collectif UPC, nous prônons l’unité dans la diversité, nous militons pour l’unité dans le respect de la différence. Nous ne nous inscrivons pas dans le cadre d’ une politique spectacle. De même, vous prenant à témoin ce jour, nous affirmons avec force que notre ambition n’est pas d’organiser la danse du ventre pour négocier quelques arrangements avec le pouvoir de Mpila, comme certains l’ont lancé sur la place de Paris.

Aux forces combattantes du CONGO et de l’étranger, nous avons entrepris de proposer une plateforme, un partenariat avec des objectifs bien précis. C’est en cela que nous saluons chaleureusement les structures qui ont accepté cette idée et invitons humblement les autres organisations et groupements à en faire autant.


Chers frères et soeurs,

Dispersés, nous ne ferons rien, et je pense que nous en avons tous fait l’amer constat depuis treize années que nous sommes dehors. Arrêtons, s’il vous plaît, je vous en conjure, avec les intrigues minables, les attitudes mesquines et les petits calculs, pour nous tourner résolument vers l’essentiel, le CONGO D’ABORD !

Est-il normal qu’un pays qui présente autant de potentialités que le nôtre, n’arrive pas à satisfaire les besoins de la population en nourriture, en eau potable, en électricité et en pétrole lampant ? Est-il normal qu’il n’existe aucune politique de santé publique et d’éducation ? Est-il normal que les enfants soient obligés, dans les écoles publiques, de s’asseoir à même le sol alors que le pays est producteur de bois ?

Savez-vous qu’un député congolais nommé, gagne près de 5 millions de Francs Cfa par mois, soit 7.500 euros, alors qu’un médecin sorti de l’Inssa ne perçoit que 120.000 francs cfa par mois, 183 euros. Pendant ce temps, la majorité des congolais n’arrive pas à se nourrir et à se loger. Ce comportement de Sassou-Nguesso et de ses supporters a un nom. Cela s’appelle, de l’incivisme, du sabotage. Il devient donc urgent de mettre définitivement fin à ce comportement délictuel et criminel.

C’est là notre mission, notre devoir, notre défi et l’engagement que je vous invite à prendre au sortir de cette cérémonie officielle d’UNIS POUR LE CONGO.

Enfin, chères soeurs, chers frères,

Dans l’histoire de l’humanité, les grands changements se sont effectués lorsque les hommes et les femmes, conscients d’une dictature féroce, ont mis de côté leurs différences et ont uni leurs forces afin de faire triompher la justice et la liberté. Allant dans le sens de l’histoire, les Etats-Unis d’Amérique nous encouragent à prendre en main notre destin par la voix de leurs dirigeants au sommet. La Secrétaire d’Etat Madame Hilary CLITON, n’a-t-elle pas mis en garde ce 13 juin 2011 à Addis-Abeba, les présidents Africains, en les incitants fermement à se réformer sous peine de se voir balayer par la colère légitime de leurs populations. A la tribune de l’Union Africaine, le chef de la diplomatie américaine a déclaré, je cite : « nous savons que beaucoup de peuples vivent encore en Afrique sous le règne de dirigeants depuis trop longtemps au pouvoir », fin de citation. Pour ma part, j’ajoute, exemple : Denis Sassou Nguesso … 25 ans ! Un quart de siècle ! C’est trop !

Auparavant, le président BARAK OBAMA dans son discours du Caire et celui d’Accra, nous en a également montré le chemin, et nos frères du Maghreb Arabe par la suite ont fait voler en éclat les digues de l’intolérance politique. Dans l’histoire du CONGO, ce changement se fera parce que nous l’aurons tous décidé. Il est temps que notre CONGO renoue avec sa grandeur, la probité morale et le travail. Le CONGO mérite mieux.

UPC : Unité*Liberté*Progrès

UNIS POUR LE CONGO,

LE CONGO D’ABORD !

Je vous remercie !

29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 13:11
Temps de poésie

À Cheikh Hamidou Kane

Maître, dis-moi comment peut-on se permettre de se perdre dans les allées mêmes du jardin de l’universel ? Dis-moi comment je n’ai pu me détacher de cette terrible Aventure ambiguë que tu livras de main de Maître, renouvelant en moi toute la fragilité de mon Être d’émotion, livré au questionnement philosophique ? Le risque encouru se trouvait-il dans le vol des mots français dont, malicieusement, nous nous sommes rendus coupables héroïques ou dans les merveilles de cette cathédrale dans laquelle, progressivement, nous faisaient entrer ces mots ? N’existerait-il pas d’autres issues à cette aventure pourtant si jouissive par le bonheur et les paradoxes de l’ouverture qu’elle a créée, mais si troublante et perturbante par la gravité de sa finalité ? Est-ce pour cela que Les Gardiens du temple (Stock, 2004), que tu as mis si longtemps à livrer, se voudraient suggérer une autre de ces alternatives endormies et peu pertinentes à l’époque ? Qu’est-ce qui aurait fondamentalement changé depuis dans ce rapport risqué à l’autre ?
Pourtant, loin des sentiers philosophiques empruntés par toi, mes filets d’apprenti pêcheur des émotions poétiques, jetés dans les mêmes eaux que toi, tremblent encore aujourd’hui de l’ambiguïté et des paradoxes de captures inattendues ! Pourquoi ce soudain sentiment de « fragilité » – fort paradoxal – nous happe-t-il si fortement sans nous laisser le temps de choisir entre ce que nous devons abandonner et ce qu’il nous faudrait prendre à autrui pour survivre ?
Parti pour t’entretenir des « Temps de poésie », me voici porté à te parler de ce que jamais je n’ai pu oublier, de cette Aventure ambiguë dont, chaque jour encore aujourd’hui, je redécouvre des sens nouveaux et des perspectives nouvelles à saisir !
Merci pour y avoir pensé bien plus tôt. Tu m’as évité beaucoup d’atermoiements et de vains moments d’égarement.
Mais alors pourquoi ne pas laisser ouvertes les portes de ce Temple, tentées par ton illustre héros ? Pourquoi des Gardiens, alors qu’on ne sait même pas s’il reste encore des choses à sauver, pardon, à préserver ?
Peut-être qu’ainsi s’ouvrira à nouveau le temps de la poésie pour un autre tour des lieux ; pour d’autres aventures, aussi magiques et universelles que cette Légende de M’Foumou Ma Mazono, si oubliée de nos jours et qui, moi, m’enchante encore aujourd’hui !
Reçois toute mon affection et pense à moi qui risque de me perdre en ombre de lumière dans les draps des mots immaculés de raison, de cette langue devenue mienne par les sonorités nouvelles que toi et tant d’autres de mes aînés, avant et après, y aviez gracieusement enfouies. Merci.
Recueille mes restes, s’il en reste m’appartenant encore, et annexe-les à tous nos apports qui suivront.
 
 
                                                     D.L. NAIRE, Sociologue-chercheur Indépendant. Dirigeant des EDITIONS NAIRE

 

Published by Dieudonné L. NAIRE - dans Quand nos lecteurs écrivent
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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 11:42

 

Le dictateur Sassou et son clan font main-basse sur les richesses du Congo-Brazzaville sans qu’aucune voix ne s’élève

 

Par Taguy KIHOULOU

 

NB : cet article est très long mais mérite néanmoins votre attention (Taguy KIHOULOU)

 

 

Au Congo Brazzaville, la famille du dictateur Sassou Nguesso et son clan ont fait main-basse sur les richesses pétrolières du pays. En outre, ils sont en première ligne dans tous les secteurs d’activité où prospèrent les affaires (sécurité privée, transport aérien, grands travaux, bâtiment, hôtellerie, transactions immobilières, téléphonie mobile, l’eau, etc.). L’opposition interne est bâillonnée et réduite au strict silence. Le peuple congolais, qui s’est vu imposer ce dictateur par la France et la toute puissante compagnie pétrolière ELF (aujourd’hui TOTAL), est spectateur de la misère et des souffrances que lui infligent la famille et le clan au pouvoir. Le pays manque d’eau, d’électricité, d’écoles dignes de ce nom, de structures de santé viables, etc., sans que cela ne préoccupe le dictateur et son clan. Bien au contraire, ils s’en réjouisssent.

 

Malgré tout ce lot de malheurs, aucune voix n’est capable de s’élever car les mesures de rétorsion sont sans pitié, immédiates, brutales, systématiques, et surtout plus virulentes que du temps du nazisme. Sassou et son clan règnent en maîtres absolus sur un pays qu’ils ont mis à feu et à sang en 1997 pour reconquérir le pouvoir perdu par lesurnes en 1992, à la faveur de Pascal LISSOUBA.

Sassou, qui n’a pas hésité un seul instant à faire envahir son pays par l’armée angolaise et les génocidaires hutus rwandais en marchant sur des milliers de cadavres de ses compatriotes, fait payer au peuple congolais l’erreur monumentale de lui avoir imposé, en 1991, une conférence nationale souveraine qui, par la suite, lui a fait perdre le pouvoir en 1992, après une élection très démocratique remportée à 61,4% des voix par Pascal LISSOUBA.

 

Aujourd’hui, pour mieux piller les richesses pétrolières du Congo Brazzaville et pour conserver coûte que coûte le pouvoir, il vient de nommer, le 29 décembre 2010, son fils, Denis Christel Sassou-Nguesso dit « Kiki le pétrolier » au poste de Directeur général de la SNPC (la société nationale des pétroles du Congo qui commercialise le brut congolais). C’est lui qui détient désormais le vrai pouvoir financier et le trésor de guerre de la famille et du clan. N’en déplaise à ses cousins : Jean Dominique Okemba (JDO), patron des services secrets congolais et Edgard Nguesso, Directeur du domaine présidentiel (DDP).

 

Mieux, Sassou a pris récemment la décision de positionner son fils Kiki comme son futur successeur au trône, aux dépens d’Edgard Nguesso qui était initialement le favori. Il l’initie déjà aux pratiques et à la gestion dictatoriale du pouvoir. De sources dignes de foi, Sassou a pris cette décision en se basant sur les exemples de succession dynastique d’autres pays africains où cela s’est déjà produit. Il s’agit notamment du Congo Démocratique, du Gabon et du Togo.

 

Kiki devient donc l’incontournable, celui avec qui il faut désormais compter, même aux yeux de la France qui a accepté et validé sa désignation pour éviter des surprises désagréables en cas de décès brutal du dictateur congolais. Kiki a donc aujourd’hui les coudées franches et possède entre ses mains ce qui lui permet aisément d’acheter des consciences (l’argent) dans ce qui reste des résidus d’officiers de l’armée nationale congolaise. Depuis que son père l’a désigné à la succession au trône, il construit ses réseaux en utilisant le carnet d’adresses très garni de son père, travaille et peaufine son image tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Congo-Brazzaville.

 

Déjà initié à la franc-maçonnerie et possédant des moyens financiers conséquents, il met tout en œuvre pour attirer auprès de lui tous les anciens promotionnaires et compagnons d’armes de son cousin Edgard Nguesso, tous issus de l’école militaire préparatoire des cadets de la révolution de Brazzaville, question de lui couper l’herbe sous les pieds. Devenus officiers dans l’armée nationale congolaise pour la grande majorité d’entre eux, ils représentent, aujourd’hui, aux yeux de Kiki, le soutien indéfectible dont il aura grandement besoin, le moment venu, pour accéder au pouvoir.  

L’histoire, dans plusieurs pays africains, n’a-t-elle pas démontré que le soutien de l’armée était capital pour arriver au sommet du pouvoir ? Kiki lui, l’a très bien compris. Cette nouvelle donne ne manque pas d’irriter et d’agacer son cousin Edgard Nguesso qui était le favori à la succession au trône et qui comptait également s’appuyer, le moment venu, sur le soutien de ses anciens amis de l’école militaire préparatoire des cadets de la révolution qui, pour le positionnement futur au pouvoir, ont choisi de rejoindre Kiki.

 

Selon nos informations, cette situation a mis beaucoup d’huile sur le feu car la guéguerre pour la succession au pouvoir entre les neveux du dictateur et ses enfants provoque des dissensions internes au sein de la famille et du clan.   

 

Après cette parenthèse Kiki - Edgard Nguesso, revenons au sujet primordial concernant la main-basse mise sur les richesses du Congo Brazzaville par Sassou et son clan.

A en croire la Lettre du continent N° 603 du 13 janvier 2011, certains membres du clan présidentiel se seraient reconvertis dans le transport aérien. Voici ce qu’elle révèle à ce sujet : A titre d’exemples, la Société Nouvelle Air Congo est la propriété d’un membre de la famille de Sassou Nguesso. La TAC appartient à l’ancien premier ministre Isidore Mvouba. Pour sa part, la compagnieEquajet est entre les mains d’Edgard Nguesso et de Jean Jacques Bouya. Enfin, Air Congo Express est la propriété de Maurice Nguesso, frère aîné de Denis Sassou Nguesso.  

 

Maurice Nguesso est aussi le PDG de la société de communication MNCom (Maurice Nguesso Communication). Il est également propriétaire d’une radio et d’une chaîne de télévision privées à Brazzaville. En dehors de ces deux sociétés, il en possède d’autres mais celle qui nous intéresse plus particulièrement, c’est la société de sécurité privée qu’il a créée immédiatement, sur ordre de son frère Sassou, après que ce dernier ait repris le pouvoir par les armes en octobre 1997.

Deux raisons essentielles avaient motivé la création de cette société : le renseignement et la récompense des miliciens cobras (milices de Sassou) qui n’avaient pas pu être intégrés dans l’armée nationale. En effet, Sassou avait promis comme récompense à tous les cobras qui l’avaient ramené au pouvoir avec l’aide décisive de l’armée angolaise, une intégration dans l’armée nationale congolaise. Mais leur nombre pléthorique ne lui avait pas permis de tenir cette promesse.

 

Pour éviter donc d’être confronté un jour à une révolution de palais menée par ces cobras, il fallait coûte que coûte que Sassou leur trouve rapidement un travail bien rémunéré. C’est pour cette raison qu’il avait demandé à son frère, Maurice Nguesso, de créer cette société de sécurité privée et de les embaucher comme informateurs d’une part, et comme agents de sécurité d’autre part. Pour permettre de bien les rémunérer, Sassou a exigé à toutes les compagnies pétrolières d’octroyer des marchés à son frère Maurice Nguesso. Ce qui a été fait.

 

Aujourd’hui, c’est la société de sécurité privée de Maurice Nguesso composée uniquement de cobras qui sécurise toutes les barges pétrolières et autres installations au large des côtes congolaises, à Pointe-Noire, où lepétrole coule à flot. C’est un marché très juteux qui rapporte gros à Maurice Nguesso. Ces cobras qui cumulent finalement deux fonctions : informateurs et agents de sécurité perçoivent une très bonne rémunération. Les informations recueillies sont immédiatement transmises à Jean Dominique Okemba, le patron des services secrets congolais, donc à Sassou directement. Jean Dominique Okemba et Maurice Nguesso sont donc les yeux et les oreilles de Sassou au Congo. 

 

Aujourd’hui, le monopole de la sécurité privée dans tous les secteurs et domaines revient à Maurice Nguesso. Pour obtenir un marché dans le domaine de la sécurité privée au Congo-Brazzaville il faut impérativement l’accord et l’aval de Maurice Nguesso, à moins d’appartenir à la famille ou au clan.

 

Liste non exhaustive des membres de la famille et du clan et origine de leur fortune :

 

- Claudia Sassou, fille chouchoue du dictateur congolais, s’occupe de la communication de son père à la présidence de la République. Selon certaines langues indélicates, elle serait la rivale acharnée d’Antoinette Sassou qui n’est pas sa mère biologique mais l’épouse de son père.

Au vu des moyens colossaux que Sassou déploie pour sa propagande, le soin de son image à l’extérieur du pays (dans l’affaire dite des biens mal acquis par exemple), etc., l’on comprend aisément que le dictateur a donné une place de choix à sa fille afin qu’elle roule sur de l’or.

Claudia ne rend compte à personne, ni même à son père, sur la manière dont elle gère l’énorme budget de communication de la présidence qui se chiffre en dizaine de milliards de francs CFA. 

 

-Ninelle Sassou est l’épouse de Monsieur Hugues Ngouélondélé (Maire incompétent de Brazzaville, selon l’avis des Congolais et beau-fils de Sassou). Elle a bâti sa fortune dans la location des chapiteaux et en possède un bon nombre notamment à Brazzaville. C’est toujours auprès d’elle que l’Etat Congolais (qui n’est autre que son père) loue les chapiteaux lorsqu’il s’agit d’organiser des événements à caractère très festif, événements tant affectionnés par Sassou lui-même et son clan, au lieu de travailler et de réfléchir sur des projets viables pour le Congo et pouvant améliorer les conditions de vie des populations qui croupissent dans la misère totale sans eau ni électricité, en plein 21ème siècle. Quelle honte pour le pays !

Tenez-vous bien, le prix journalier de location d’un chapiteau auprès de Ninelle Sassou est de 1.524.390,24€ soit 1.000.000.000 FCFA/jour (un milliard de francs CFA/jour).

 

Pour votre parfaite gouverne, le 15 août 2010, lors des célébrations de la fête du cinquantenaire de l’indépendance du Congo Brazzaville, l’Etat Congolais (son père) avait fait appel à ses services. L’un de ses nombreux chapiteaux loué pour la circonstance par l’Etat Congolais avait été dressé 5 jours à l’avance en face du Palais du peuple pour y accueillir les nombreux invités de son père au banquet organisé à cette occasion. Mais ce chapiteau n’avait finalement été démonté que 10 jours plus tard. Prenez un instant votre calculatrice pour vous amuser un peu et vous constaterez que le résultat est magique. En seulement 15 jours, Ninelle a officiellement empoché la coquette somme de 22.865.853,60€ soit exactement 14.999.999.961,60 FCFA, ou presque l’équivalent de 15 milliards de francs CFA.

 

Eh oui, lorsqu’on est membre de la famille ou du clan présidentiel au Congo Brazzaville, c’est possible de remporter une telle cagnotte en un temps si record. Mieux, cette cérémonie, que Sassou avait estimé d’être fêtée avec faste a nécessité un budget de 59.000.000.000 FCFA (89.939.024,39€) ou presque l’équivalent de 90.000.000€ alors que, paradoxalement, le pays manque d’eau potable, d’électricité, d’écoles dignes de ce nom, de structures de soins médicaux, etc.

 

-Joujou, autre fille du dictateur, un peu plus discrète que ses autres sœurs a pour principale activité lucrative la négociation, au plus haut niveau et pour l’Etat congolais, de tous les gros contrats auprès des sociétés comme Total, ENI, BP, AREVA, Bolloré (qui se fait une belle part du lion en Afrique), Bouygues, LVMH, etc.

Mais Joujou ne se gêne néanmoins pas de dire qu’elle ne négocie généralement que des affaires qui lui rapportent chacune minimum 1.000.000.000 F.CFA (1.524.390,24€) de primes d’intéressement En dessous de ce montant, estime-t-elle, ce n’est pas une affaire intéressante. L’on comprend aisément et très vite d’ailleurs, qu’à cette allure, les poches des enfants Sassou ne peuvent être que très pleines…

 

-Cendrine Sassou, fille du dictateur mariée à un Italien, Monsieur OTTO Nelo, est la propriétaire du luxueux restaurant « Le Twiga » à Pointe-Noire, au bord de la côte sauvage. Ce restaurant n’accueille d’ailleurs que les fortunés de la place et en grande majorité, les expatriés qui travaillent à Pointe-Noire dans le domaine du pétrole. Elle en a ouvert un autre du même standing à Brazzaville. « Les affaires doivent prospérer partout dans le pays comme des champignons et le ciel ne tombera pas ». C’est la devise de la famille et du clan.

-Feue Edith-Lucie Sassou Nguesso,épouse de Feu Omar Bongo Ondimba était la propriétaire de l’hôtel Atlantic Palace de Pointe-Noire, hôtel de très haut standing et le plus luxueux de la ville. Mais ce bien est toujours la propriété de la famille et du clan car il rapporte très gros. C’est aussi d’ailleurs le lieu privé de jouissance de la famille et du clan, où ils font régulièrement la fête.

 

Pour votre information, c’est dans cet hôtel que le samedi 7 août 2010, Sassou et son clan ont fêté en grandes pompes, l’anniversaire des 50 ans de mariage du couple ami Hilaire Mounthault. La ville était totalement quadrillée par les éléments de la garde présidentielle pour ne pas déranger la famille, le clan et les amis qui étaient là pour faire la fête en sabrant le champagne à gogo et en chantant en mbochi (langue maternelle de Sassou et du clan) : « biso lédza, lénoua, lékin-ôkola, essenge ya biso, biso é gérer économie nationale ». La traduction serait du style : « nous nous amusons dans la danse, l’alcool coulant à flots, nous sommes dans la joie et l’allégresse ; nous, mbochis, sommes les vrais gestionnaires de l’économie nationale du Congo-Brazzaville ».

 

Plusieurs maîtresses de Sassou, dont certaines sont soit au Gouvernement, à l’Assemblée nationale, etc., mais dont nous tairons les noms pour leur éviter des ennuis avec leurs époux, étaient d’ailleurs de la partie. Ce n’est unsecret pour personne, Sassou a toujours l’habitude d’abuser à souhait et à volonté des épouses de ses Ministres, de ses adversaires et de ses ennemis politiques.

Aux dires de son entourage, cette pratique lui permet de les affaiblir, sinon mieux, de les dominer. Et, généralement, il ne va pas jusqu’à la jouissance. Sa règle est de ne jamais rester trop longtemps dans sa proie. Un maximum d’une minute lui suffit largement, le temps de contempler très rapidement la beauté, la grandeur et la profondeur du magasin.

 

Cette pratique, très utilisée de son vivant par Feu le président Mobutu Sesse Seko, plait énormément à Sassou qui l’exerce dans le seul et unique objectif de mieux humilier ses proies. D’après nos informations, le seul magasin que Sassou a l’habitude de visiter un peu plus longtemps, parmi ses nombreuses proies, est celui de Madame Claudine MUNARI. Cela semble tout à fait réaliste quand on se rappelle qu’elle avait rendu « fou » le professeur Tournesol (Pascal LISSOUBA), une vraie putain de la République ! Et Antoinette Sassou (Antou comme l’appelle son mari) dans tout ça ? Son magasin est-il si souvent visité ou non par son propriétaire ? Si oui, pendant quelle durée ? Personne n’est en mesure de nous donner la bonne réponse. Néanmoins, les langues indélicates nous informent qu’Antoinette Sassou préfèrent plutôt faire visiter son magasin à des hommes très jeunes.

Il paraît que cela la tonifie et la rend davantage plus jeune. Tant mieux pour elle !

 

 

-Denis Christel Sassou-Nguesso « Kiki le pétrolier » s’est également converti dans l’hôtellerie. Il possède un hôtel de rêve de sept étages et de grand standing dans le centre-ville de Brazzaville. Cet hôtel est très prisé par les hommes d’affaires européens de séjour à Brazzaville ainsi que les fortunés locaux.

-Madame Antoinette Sassou Nguesso née Loemba Tchibota, pour revenir encore à elle, n’est pas la dernière dans la course à l’enrichissement illicite avec les richesses notamment pétrolières du Congo. Elle est la propriétaire de toutes les stations d’essence X-Oil disséminées à travers tout le pays et alimentées gratuitement, sur ordre de son mari, par la compagnie TOTAL. Imaginez le pactole après la vente. Le PDG de cette société n’est autre que son demi-frère originaire du Congo démocratique et issu de la famille POTO.

 

-Edgard Nguesso, Directeur du domaine présidentiel, tient sa fortune aujourd’hui de par sa fonction à la présidence de la République. C’est lui gère lebudget pharaonique et très juteux de la présidence de la République. Le nombre de retraits mensuels effectués directement au trésor public, pour le compte du domaine présidentiel et qui se chiffrent en dizaine de milliards de francs CFA chaque fois, est laissé à sa juste appréciation. Il ne rend compte à personne, même pas à son oncle Sassou. De quoi devenir fou en gérant une telle manne.

 

L’anecdote, au sujet d’Edgard Nguesso, qui nous a été racontée en juin 2008 par un de ses conseillers dont nous tairons le nom, confirme les propos ci-dessus évoqués au sujet de la manne qu’il gère à la présidence. L’anecdote est la suivante : en juin 2008, Edgard faisait les courses à Paris pour le compte de la présidence de la République accompagné de son chauffeur (dont nous taisons également le nom). Sachant que son patron ne s’intéresse guère à la TVA, celui-ci prend son courage à deux mains et lui demande si les factures pouvaient être établies à son nom.

Pour ceux qui ne le savent pas, lorsque vous résidez à l’étranger (en Afrique par exemple) et que vous faites vos courses en France, il vous est possible, à votre retour en Afrique, de récupérer la TVA. Il suffit pour cela de présenter les factures d’achat établies à votre nom, prénom et adresse de l’Afrique, à la police douanière aux frontières de l’aéroport d’embarquement. Celle-ci vous déduira le montant de la TVA qui vous sera intégralement restituée.

 

Pour faire plaisir à son chauffeur, Edgard accepte donc de jouer le jeu. Le jour de son retour au Congo, lorsque le chauffeur d’Edgard présente ses factures à la police douanière aux frontières de Roissy, il est tout de suite conduit dans le bureau du chef de la police aux frontières pour y être interrogé car la TVA avoisinait 50.000€ (32.800.000 FCFA). L’Ambassade du Congo en France est interrogée par la police douanière aux frontières.

Edgard qui ne prenait pas le vol le même jour que son chauffeur est contacté chez lui à Paris par l’Ambassade du Congo qui souhaitait avoir certaines précisions. Sans trop rentrer dans les détails, le chauffeur d’Edgard sera finalement libéré une demie heure plus tard et recevra, une heure après, la coquette somme de 50.000€ en espèces. Il a failli devenir fou, nous racontait ce conseiller.

 

Edgard n’est donc pas né de la dernière pluie si l’on en croit Monsieur Jacques Henri Desmarest, très bien informé sur le train de vie que mènent les dictateurs africains et leurs familles en France. Dans un article intitulé : « La réserve Paris : La nouvelle adresse parisienne de Monsieur Edgard Serge Ruffin Nguesso », voici ce qu’il révèle à propos d’Edgard Nguesso :

 

« A l’instar de la famille Ben Ali en Tunisie, la famille N’Guesso au Congo a fait main-basse sur les richesses du pays et mène une vie digne de stars hollywoodiennes et de milliardaires jet-setteurs. Et pour cause, Monsieur Edgard Serge Ruffin N’Guesso loue à l’année une luxueuse suite à 11 000 euros la nuit hors frais annexes (tels que les frais de parking pour sa Ferrari et sa Mercédès classe S qui y sont stationnées en permanence), soit plus de 4 015 000 euros annuels (11 000*365j) à La « Réserve Paris », située dans le très recherché 16ème arrondissement, place du Trocadéro. Avec ses 10 appartements privés et sécurisés, de 150 à 300 m².

http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/991-congo-le-neveu-edgard-nguesso-fait-main-basse-sur-le-pays.html.

 

Pour les Congolais intéressés et curieux de découvrir ce palace parisien où atterrit en toute discrétion et aux frais de l’Etat Congolais, Edgard Nguesso, voici les coordonnées de la Réserve Paris : 10, place du Trocadéro et 3 avenue d’Eylau, 75116 Paris. Tél : 01 53 70 53 70 - Métro : Trocadéro.

 

J’ai personnellement essayé d’y réserver une suite pour le compte du premier Ministre du Gabon en me présentant comme son Directeur de cabinet. La réponse de mon interlocuteur était la suivante : « normalement, il faut réserver très longtemps à l’avance car nous sommes très prisés. Néanmoins, comme c’est le premier Ministre du Gabon, nous mettons tout en œuvre pour lui trouver une suite convenable, nous vous rappelons dans maximum 2 heures ».

 

Lorsque j’ai été rappelé, le prix qui m’a été officiellement annoncé pour la réservation de la suite était de 10.000€ la nuitée, soit 6.560.000 FCFA. Je me suis contenté de leur indiquer qu’une personnalité de l’Ambassade du Gabon à Paris rentrerait directement en contact avec eux pour s’occuper de toutes les formalités nécessaires et par la même occasion, régler le montant des 7 nuitées, soit 70.000€ (45.920.000 F.CFA). Quelle folie !

 

 

Autres secteurs d’affaires exploités par la famille et le clan Sassou :

 

-La téléphonie mobile : tous les membres de la famille et du clan excellent dans ce secteur au Congo-Brazzaville et engrangent des revenus très conséquents. Ils exploitent les affaires de ce secteur en complicité avec les Libanais, les Chinois, les Indiens, les Marocains, etc.

 

- L’eau potable : c’est un secteur également exploité par la famille et le clan. Ce secteur est en plein boom car le dictateur Sassou refuse de donner l’eau potable aux Congolais. Et ceux qui l’exploitent ne sont autres que les membres de la famille et du clan. C’est notamment le cas pour Eugène Nguesso (fils aîné de Maurice Nguesso résidant actuellement en France) qui s’est converti dans la vente d’eau potable aux pauvres Congolais, engrangeant ainsi des revenus conséquents. Cette eau qui est vendue dans des camions citernes n’a rien à voir avec l’eau Okiessi (eau minérale produite dans le nord du pays et commercialisée au Congo-Brazzaville par Sassou et son clan). Malheureusement pour eux, les Congolais qui peuvent se permettre de boire de l’eau minérale (un luxe au Congo-Brazzaville) préfèrent plutôt l’eau Mayo à la place de l’eau Okiessi.

 

  •  La liste des biens est et des autres secteurs d’affaires exploités par la famille et le clan est si longue qu’il nous est difficile de la détailler en quelques lignes.

 

Le peuple congolais assiste, impuissant, au pillage de ses richesses par la famille et le clan au pouvoir et l’opposition cautionne :

 

La famille et le clan s’arrogent toutes les richesses du Congo et vivent dans la plus grande opulence.  Pour ne plus subir les nombreuses atrocités dont il était déjà victime lors des événements tragiques de 1997 (viols, exécutions sommaires, bastonnade, emprisonnement, etc.), le peuple congolais a choisi de se taire… Mais jusqu’à quand ?

 

Les « pseudos » opposants congolais qui ont également choisi le silence en place et lieu de la dénonciation ne sont-ils pas complices des misères que Sassou et son clan infligent au peuple congolais ? Le chômage des jeunes et des intellectuels a atteint un niveau record sans précédent alors que paradoxalement, la médiocrité au pouvoir s’enrichit au galop, narguant les plus démunis et les pauvres qui n’ont rien à se mettre sous la dent. Que dire et redire des conditions de vie dignes du moyen-âge que Sassou et son clan imposent comme punition aux Congolais originaires des régions du sud (Sassou est originaire du nord) pendant qu’à Oyo au nord (village natal deSassou) et ses environs, le dictateur et son clan vivent dans la plus grande opulence, loin, très loin de la misère du peuple congolais.

 

Pour votre information, le samedi 4 décembre 2010, à l’occasion du mariage de la fille de Maurice Nguesso, la famille et le clan s’étaient tous retrouvés à Oyo pour fêter cette cérémonie avec faste, comme ils en ont l’habitude. Plus de 6000 invités y étaient conviés dont tous les membres du Gouvernement partis faire amende honorable au Chef, pour ne pas se retrouver le lendemain sans portefeuille ministériel. Tous les invités étaient logés, nourris et véhiculés, sans oublier leur énorme pourboire. Ceux qui venaient d’Europe, des Etats-Unis et d’Asie avaient tous eu un traitement plus conséquent et d’ailleurs, des billets d’avion aller-retour en 1ère classe contrairement à ceux qui venaient d’autres pays africains.

 

Du jamais vu, un mariage privé totalement sponsorisé par l’argent du contribuable congolais… C’est normal, nous sommes au Congo-Brazzaville, une République bananière !

 

En guise de conclusion :  

 

Le peuple congolais n’a pas la même mentalité que le peuple tunisien et le peuple tunisien n’est pas le peuple congolais certes. Néanmoins, il faut impérativement que les événements de Tunisie servent de catalyseur à la jeunesse congolaise pour chasser définitivement du pouvoir ces faucons et vautours qui injectent la misère au peuple congolais bâillonné et humilié. Il est temps que la jeunesse congolaise prenne ses responsabilités pour chasser Sassou et son clan du pouvoir comme Ben Ali et sa famille en Tunisie.  

 

Au vu de son silence coupable, on est en mesure de s’interroger s’il existe une réelle opposition au Congo. Nous savons que la plupart des opposants au régime dictatorial de Brazzaville sont archi-corrompus. La nuit, ils se retrouvent à Mpila, à la mangeoire, avec le dictateur et, lejour, ils se transforment en opposants à Sassou. Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Lorsque le vent de la liberté et de la démocratie soufflera au Congo-Brazzaville, comme actuellement en Tunisie, les masques tomberont un à un et chacun devra rendre des comptes à ce même peuple aujourd’hui humilié et martyrisé.

 

Je formule un seul vœu en 2011 pour mon cher beau pays le Congo-Brazzaville : que Sassou et son clan nous rendent notre liberté confisquée depuis le coup d’Etat du 15 octobre 1997 !


 

Taguy KIHOULOU

 

 

 

 

Published by Taguy KIHOULOU - dans Quand nos lecteurs écrivent
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 12:55

Envoi d'un article sur le Conseil supérieur de la liberté de communication
Ralph michel Malonga
EXISTERAIT-IL UN SYSTEME MAFIEUX BIEN ORGANISE AU CONSEIL SUPERIEUR DE LA LIBERTE DE
COMMUNICATION ?


Le Conseil supérieur de la liberté de communication est une institution constitutionnelle en vertu du titre XII de la Constitution du 20 janvier 2002. Comme pour d’autres institutions constitutionnelles, les fonds nécessaires au fonctionnement de ce Conseil sont inscrits sur le budget de l’Etat. Il s’agit donc de l’argent public qui doit être rigoureusement géré selon les principes de l’orthodoxie financière. En est-il ainsi au Conseil supérieur de la liberté de communication ? Rien n’est moins sûr.

En effet, comme pour les Congolais inciviques qui s’enrichissent illicitement au détriment de l’Etat, les membres du Conseil, en général, et ceux du bureau de cette institution en particulier, se seraient très vite engagés dans cette pratique répréhensible de l’enrichissement illicite et des délices faciles de la magouille que stigmatise pourtant le Président de la République de façon récurrente dans ses discours. Selon un agent du contrôle financier qui a requis l’anonymat, après la paye des fonctionnaires, les fonds du Conseil destinés à la paye des collaborateurs seraient toujours décaissés du trésor dans des délais raisonnables.

Mais, toujours selon lui, au lieu de payer les collaborateurs, la secrétaire comptable, Marie-Jeanne Kouloumbou, profitant de la complaisance et du manque d’autorité du Président Jacques Banangandzala, prêterait cet argent aux commerçants libanais et ouest africains qui ont besoin d’argent frais. Ce qui lui permettrait de retirer des intérêts qui se chiffreraient aussi en millions de francs CFA comme les capitaux prêtés. D’après cet agent du contrôle financier, un collaborateur du cabinet du vice-président lui aurait laissé entendre qu’elle ne cesserait d’acquérir des terrains à travers Brazzaville et construire des villas à tour de bras depuis 6 ans qu’elle est secrétaire comptable sans pour autant avoir la formation ni le profil requis, pour la simple raison qu’elle est l’épouse d’un certain Michel Ngakala du RMP.

Les pauvres collaborateurs du Conseil, qui seraient traités avec mépris par les membres de cette institution et spécialement par Madame Marie Jeanne Kouloumbou, attendraient plus d’un mois pour avoir la paye du mois écoulé. Les collaborateurs auraient en ce moment deux mois impayés. Les propos de cet agent du contrôle financier semblent être confirmés par ceux d’un collaborateur du propre cabinet de madame Marie Jeanne Kouloumbou que j’ai contacté et qui a requis l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité. En effet, pour ce dernier : « Le Président du Conseil et Madame Marie Jeanne Kouloumbou sont en train de s’enrichir de façon scandaleuse chaque année sur le dos des collaborateurs qu’ils traitent comme des esclaves alors que c’est eux qui font tout le travail. Ils sont devenus inhumains et insensibles à la douleur des collaborateurs qui sont, pour la plupart, des chefs de famille. S’agissant du Président du Conseil, qui a une église et se dit pasteur, je ne vois pas en quoi il est vraiment chrétien. Il n’a pas l’amour du prochain et son église n’est qu’une manière de divertir les gens pour cacher sa méchanceté. Mais le vrai mal et l’obstacle au fonctionnement harmonieux du Conseil demeure la présence de Madame Marie Jeanne Kouloumbou dont l’arrogance ne traduit en fait que le complexe et l’ignorance ».

A en croire un autre conseiller du Président du Conseil, jusqu’alors les collaborateurs du Conseil n’auraient pas encore perçu le mois de juillet alors qu’on est arrivé à la fin du mois d’août et que celui de juin n’avait été perçu que le 23 juillet 2010 alors que la rentrée scolaire approche à grands pas. Pour ce conseiller, l’ouverture du compte bancaire du Conseil n’a rien changé et que la pratique des prêts aux commerçants étrangers se poursuivrait allègrement puisque celle qui est chargée du retrait des fonds au trésor viendrait directement les remettre à Madame Marie Jeanne Kouloumbou.

Enfin, d’après un attaché du cabinet du Président du Conseil, il n’est pas normal qu’avec plus d’un milliard cent millions de francs CFA de budget, le Conseil ne puisse pas revaloriser les indemnités des collaborateurs, qui continuent à être payés à la main alors que, dans d’autres institutions constitutionnelles, des comptes bancaires et à la Mucodec ont été ouverts pour les collaborateurs. Pour lui, le refus d’ouvrir des comptes aux collaborateurs du Conseil traduirait la volonté de la secrétaire comptable de continuer à avoir le contrôle des fonds du Conseil qu’elle voudrait continuer à prêter à intérêt aux commerçants étrangers.

Sans prendre position dans cette affaire de mafia prétendue sur l’argent public au Conseil, je crois qu’afin d’édifier l’opinion nationale, le ministre des finances et du portefeuille public devrait mettre rapidement en place une commission d’enquête dont la mission sera de vérifier la véracité de ces graves accusations d’enrichissement illicite. Cette commission devra rapidement faire au ministre des propositions en vue d’empêcher à l’avenir tout usage frauduleux des deniers publics par les autorités de cette institution.

La croisade que le ministre des finances et du portefeuille public mène contre ceux qui touchent indûment des dizaines voire des centaines de salaires à la fonction publique et à la force publique devrait également s’étendre aux institutions constitutionnelles car il est inadmissible que l’argent public serve à l’enrichissement illicite de ceux qui ont de fortes indemnités de fonctions.

Il faut de la rigueur dans la gestion de ces fonds publics. Le ministre des finances devrait imposer au Président du Conseil l’ouverture des comptes bancaires ou à la mucodec de tous les collaborateurs. Le Président du Conseil devrait également remettre au ministère des finances, au trésor Public et à la Direction Générale du Budget les copies des décisions nommant les collaborateurs du Conseil qui doivent faire aussi l’objet d’un contrôle physique car il y aurait aussi un soupçon de collaborateurs fictifs dans cette institution. Ce n’est pas tout. Il faudrait aussi exiger de la directrice des finances et du matériel du Conseil, une acolyte que Madame Kouloumbou a imposé à ce poste pour bien magouiller, de fournir les justificatifs du paiement des indemnités des collaborateurs dans les 72 heures du virement des fonds du trésor public dans les comptes des collaborateurs.

En vue d’éviter désormais toute manipulation frauduleuse des fonds par Madame Marie Jeanne Kouloumbou et sa directrice des finances, il faudrait que les indemnités des collaborateurs soient directement virés chaque mois dans leurs comptes bancaires ou à la Mucodec.

Si ces graves accusations étaient avérées, il faudrait alors que le ministre de la justice puisse engager des poursuites judiciaires contre les trois membres du bureau du Conseil et la directrice des finances et du matériel pour enrichissement illicite et détournement des deniers publics. L’article 42 de la Constitution dit bien que « tout acte d’enrichissement illicite doit être réprimé dans les conditions déterminées par la loi ».

S’il n’y a pas des exemples de répression, la stigmatisation des antis valeurs et les délices faciles de la magouille par le Président de la République ne servira à rien. Il est aussi temps que le Président de la République prenne ses responsabilités en écartant du Conseil des membres dont le mandat est arrivé à expiration depuis plus d’une année et sur lesquels pèsent de graves présomptions d’enrichissement illicite. La République ne peut se construire et se développer qu’avec des hommes et des femmes intègres qui ont un sens élevé de l’intérêt général et non pas avec ceux qui ont fait de la mafia une spécialité dans les postes auxquels ils ont été nommés.


Raph Michel Malonga
Journaliste indépendant d’investigation

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