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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 15:55

Depuis mon arrivée en France, il est toujours question de crise, quel que soit le gouvernement, de crise et encore de crise et cela, dans la plupart des pays européens, Or, cette crise ne signifie qu'une chose : "pas assez d'argent dans les caisses des Etats" tandis que les caisses sont pleines ailleurs dans les grandes entreprises multinationales. Pour ne prendre qu'un exemple, aux Etats-Unis, au moment où j'écris cet article, Apple a plus de liquidités que l'Etat américain et de nombreuses sociétés pèsent plus que des pays entiers. Les économies semblent toutes souffrir des mêmes maux comme si le mal était identique. Nous avons connu une grave crise financière aux conséquences mondiales et ce n'est pas fini. L'Europe souffre et ne cesse de s'endetter... pour payer ses dettes ! Une dette pour payer sa dette, c'est une dette qui grossit encore plus.

 En fait, mes recherches me mènent à une découverte effroyable : les Etats souffrent à cause de l'évasion fiscale et de la corruption. Nous allons en faire la démonstration.

La Grèce est le pays le plus endetté d'Europe mais c'est aussi le pays où la fiscalité est la plus poreuse de toute l'Europe. Nous allons donc regarder ce qu'il en est de la fiscalité dans le monde car si la fiscalité est faussée, c'est de l'argent en moins dans les caisses de l'Etat.

Que n'avons-nous pas été plusieurs à être choqués lorsque nous avons appris que Total-ELF FINA, la plus grosse entreprise de France ne payait pas d'impôts ! Des dizaines de milliards d'euros de bénéficies et zéro pointé aux impôts. Incroyable ! Mais tout ne s'arrête pas là. Si en France, le taux standard  de l'impôt sur les sociétés est de 35%, il est curieux de constater que seules les PME payent à peu près 25% tandis que les grosses entreprises du CAC40 ne sont imposées qu'à hauteur de ... 8% ! Si elles payent ! TOTAL et LAFARGE ne paient toujours pas d'impôt sur les sociétés en France. Et on peut bien se demander pourquoi. En 2010, Eric Woerth, l'ancien ministre de l'économie, avait chiffré à 20 millards d'euros le coût de l'évasion fiscale en France.   En Allemagne, il avoisine les 30 milliards d'euros - même si l'Allemagne a un excédent commercial de 150 milliards d'euros.

Les pays en voie de développement ne sont pas du reste : l'ONG Global Financial Integrity estime à 400 milliards de dollars l'évasion fiscale dans ces zones où la justice et la fiscalité font largement défaut. Ce qui représente plus de deux fois le montant de l'aide publique au développement, soit environ 150 milliards de dollars que leur accordent les pays riches. Une société comme Glencore ne paierait pas d'impôt à la Zambie et je me demande si TOTAL verse un petit franc cfa d'impôt au Congo.

L'évasion fiscale n'est qu'une partie de l'évaporation des recettes des Etats. Pour la petite anecdote, les fortunes privées de l'Afrique et du Moyen-Orient sont évaluées à 1500 milliards de dollars, déclaration confidentielle des financiers de la City à Londres (MyPrivateBanking Brif) qui gère une partie de ces fonds où pourrait se trouver une partie de la fortune de monsieur Denis Sassou Nguesso. Qui sait ?

Même en France où le pays ratifie des conventions internationales comme celle des Nations unies contre la corruption, on constate que la justice est mal outillée contre la délinquance financière et qui plus est le pouvoir politique n'hésite pas à intervenir dans les dossiers sensibles en évoquant le secret-défense. Par ailleurs, à ce qu'il paraîtn, certains hommes politiques de premier plan au pays de Molière et de Montesquieu ne paieraient même pas un centime d'impôts !

Il n'y a pas pour l'Afrique qu'un seul combat mais plusieurs dont celui de réduire l'évasion fiscale mais si celui de la démocratie n'est pas gagné, tous les autres sont perdus d'avance puisque même dans des pays dits de vieille démocratie, certains combats semblent titanesques, l'esprit humain étant facilement  corrompu par les pesanteurs de l'argent.

Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans Politique internationale
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 20:21
La Cenap réfute les résultats donnés par TOUS les candidats



 

Le Président de la Commission électorale nationale et permanente (Cenap), René Aboghe Ella, a démenti cette après-midi lors d’une conférence de presse, les résultats de trois des candidats qui revendiquent déjà leur victoire aux élections présidentielles de dimanche dernier. Amoindrissant ainsi les élans des candidats Pierre Mamboundou, André Mba Obame et Ali Bongo Ondimba, le Président de la Cenap a par ailleurs indiqué que les résultats définitifs du scrutin seront connus le 2 septembre prochain.

Comme pour rester maître de la situation dans la proclamation des résultats de cette élection historique âprement disputée par trois candidats ayant raflés les suffrages des Gabonais et qui se déclarent vainqueurs, le Président de la Commission électorale nationale et permanente (Cenap), René Aboghe Ella, a tenu une conférence de presse en fin d’après-midi pour clarifier les choses.

Pour le Président de la Cenap, les résultats donnés par les différents Etats-majors des candidats Pierre Mamboundou, André Mba Obame et Ali Bongo Ondimba, n’engagent que ces candidats. Seuls les résultats qui seront proclamés par la Cenap détermineront l’issue de ce scrutin.

Par ailleurs, M. René Aboghe Ella dont l’Institution a la lourde responsabilité de gérer à bon escient le traitement des résultats de cette élection, a précisé que les le peuple gabonais sera fixé sur l’idée de leur prochain Président 2 septembre prochain.

C’est vrai que la publication des tendances lourdes de cette élection peu après la fermeture des bureaux de vote par les différents États-majors des trois candidats qui se sont nettement détachés des 18 candidats en piste au cours de cette élection a semé la confusion dans les esprits.

Les déclarations aux accents présidentiels de Pierre Mamboundou au soir du scrutin et de Ali Bongo Ondimba devant la presse à la mi-journée du 31 août ont épaissi davantage cette confusion, au point de susciter le doute sur la capacité de la Cenap à donner les vrais résultats issus des urnes.

Cette mise au point de la Cenap peut-elle ramener à la raison les uns et les autres et laisser aux organes chargés de la gestion du scrutin conduire à terme cette élection historique, ouverte et qui a mobilisé les Gabonais qui aspirent tous au changement ?

La balle est désormais dans le camp de la Cenap et les Gabonais la jugeront à l’aune de la clarté dans le traitement des résultats de ce scrutin qu’elle se propose de publier le 2 septembre prochain.

Source : Gabon Eco

Published by Nkossi lundu - dans Politique internationale
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 21:22

COMMENTAIRE : Dans un article dans lequel j'expliquais pourquoi ce qui se passe au Gabon nous intéresse, nous Congolais, j'ai démontré que le ton en Afrique est à la dynastisation du pouvoir. On utilise certes le canal électoral comme prétexte pour éviter de passer par la force et le coup d'Etat mais on viole la volonté du peuple en rendant le pouvoir héréditaire. et en faussant le verdict des urnes. Omar Bongo a été battu deux fois par Mamboundou mais rien n'y a fait. Le pouvoir en héritage, tel semble être le nouveau destin des fils de chefs d'Etat africains. Et la France semble se complaire dans cette continuité familiale de l'exercice du pouvoir car ainsi elle est sûre que rien ne change, que rien ne puisse perturber la poursuite de ses desseins néocoloniaux. Un nouveau processus successoral politique au sommet de l'Etat apparaît qui veut que les fils succèdent aux pères. Avant, nous avions des coups de force ; depuis l'avènement des élections, nous assistons au passage des "républiques bananières aux royaumes républicains".  C'est un phénomène sociologique nouveau car avant, quand le pouvoir était au bout du fusil, il était plus difficile d'imposer un fils après le père car le processus d'accès au pouvoir en Afrique, notamment dans les républiques situées dans les grands lacs, était violent et imprévu. Nous l'avons vu au Maroc mais le royaume chérifien a l'avantage d'avoir la royauté comme mode de gouvernance, nous l'avons encore constaté avec l'avènement de Kabila fils au fauteuil de Kabila père, le processus s'est enchaîné au Togo avec la prise du pouvoir par Faure Eyadéma et nous allons certainement voir Ali Bongo succéder à son père Omar Ondimba Bongo qui aura tenu le fauteuil présidentiel gabonais pendant plus de quarante ans. Il est à constater que ce processus qui montre que subtilement la royauté s'installe en Afrique sous le couvert de la république va se poursuivre au Congo-Brazzaville avec l'avènement de monsieur Christel Sassou Nguesso comme successeur de son père - encore que nous ne voyons pas les Congolais manifester le courage des Gabonais qui protestent contre la monarchie du clan Bongo qui risque de s'installer si les Gabonais ne font rien.

Nous savons tous qu'en dépit du fait que la constitution ait été respectée par la désignation de la présidente du sénat comme présidente de la république du Gabon, nous savons tous que c'est Ali Bongo qui tient l'armée qui dirige véritablement l'appareil d'Etat. Et il est bien placé pour succéder à son père le 30 août 2009 car le clan Bongo semble s'acheminer vers cette préférence. Certes, Ali Bongo a le droit de se présenter à l'élection présidentielle si aucun élément constitutionnel ne l'en empêche mais les Gabonais ont compris l'intention qui se dessine, celle de remplacer le père par le fils et peu importe qu'il ait des origines nigérianes, qu'il soit un fils adopté. C'est un Gabonais comme les autres mais ce qui gêne c'est qu'il tient l'appareil d'Etat et on voit mal comment il se refuserait de prendre un pouvoir qui est à sa portée. Si le processus électoral évite en Afrique l'accession violente au pouvoir, il ne garantit en rien une élection transparente et juste : en effet, on voit mal le parti PDG créé par Bongo qui tient les clés du pouvoir gabonais ne pas favoriser son candidat, fils de Bongo ou non. De toutes les façons, la volonté du peuple en Afrique a été rarement respectée et c'est certainement le premier des grands combats pour la naissance véritable de la démocratie sur le continent noir.

 

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Des affrontements violents ont opposé vendredi à Libreville plusieurs milliers de manifestants aux forces de l’ordre après la dispersion d’un rassemblement interdit par les autorités gabonaises, faisant plusieurs blessés, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ces heurts ont éclaté après la dispersion par les forces de l’ordre d’un rassemblement de plusieurs centaines d’opposants qui demandaient la démission du gouvernement du ministre de la Défense Ali Ben Bongo, fils du défunt président Omar Bongo et candidat à la présidentielle du 30 août.

Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants qui ont répliqué par des jets de projectiles, a constaté le journaliste de l’AFP.

Plusieurs milliers de personnes ont alors rejoint les opposants pour affronter les forces de l’ordre qui ont continué les tirs de gaz lacrymogènes.

Plusieurs blessés ont été dénombrés par le journaliste de l’AFP, mais aucun bilan précis n’était disponible de source indépendante.

Jeudi, une coalition d’une dizaine de candidats à la présidentielle avait annoncé pour vendredi une marche afin de demander la démission de Bongo. Les autorités ont déclaré jeudi soir que cette marche était interdite.

Les affrontements entre manifestants et policiers ont cessé avec le retrait des forces de l’ordre.

Entre 5000 et 6000 personnes sont restées sur les lieux des heurts, scandant des slogans hostiles à Bongo. « Ali démission », « Ali dictateur », pouvait-on entendre. « On veut le changement », le « Gabon n’est pas une monarchie », ont lancé aussi les manifestants.

Plusieurs candidats à la présidentielle -les opposants Pierre Mamboundou, Zacharie Myboto, Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé, Luc Bengono Nsi, les indépendants André Mba Obame, Bruno Ben Moubamba, Casimir Oyé Mba et Anna Claudine Ayo Assayi ainsi que Paul Mba Abessole, en lice pour un parti de la majorité- ont rejoint les manifestants, a constaté l’AFP.

Suivis par leurs partisans, les candidats ont lancé la marche qu’ils avaient initialement prévue et parcouru quatre kilomètres avant d’être à nouveau stoppés vers 8h30 par la gendarmerie et la police au rond-point de la Démocratie, où ils sont restés rassemblés. Environ 10 000 personnes ont pris part à ce mouvement, selon des estimations de l’AFP.

Depuis plusieurs semaines, la présence au gouvernement de deux ministres candidats, Pierre-Claver Maganga Moussavou (Enseignement technique) et Ali Ben Bongo est très critiquée par les 21 autres candidats, de nombreux hommes politiques et membres de la société civile.

Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a répondu fin juillet qu’« aucune disposition ne disqualifie les candidats à l’élection présidentielle pour siéger au gouvernement », estimant que les demandes de démission étaient « un faux débat ».

Jeudi, Maganga Moussavou a cependant annoncé sa démission du gouvernement pour se « consacrer à la campagne » électorale.

Vingt-trois candidats sont en lice pour la présidentielle, scrutin à tour unique.

À Paris, près de 70 manifestants se sont également rassemblés près de l’ambassade de Gabon en France, pour demander un processus électoral « transparent » et la démission d’Ali Ben Bongo.

Agence France-Presse, Libreville

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