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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 12:13

Dès que la pandémie Ebola a commencé à sévir en Afrique de l'ouest, nous avons attiré l'attention du gouvernement du Congo-Brazzaville, notre pays, sur la nécessité de renforcer les contrôles en entrées et en sorties en direction de la zone affectée - en raison de la forte présence d'une diaspora ouest-africaine dans notre pays (800.000 personnes) qui ne souffre d'aucun contrôle en matière migrationnelle aux frontières. Nous n'avons pas dans nos aéroports des portiques qui contrôlent la température ou des agents médicaux formés à ce titre. De plus, quand certains pays suspendent le trafic aérien avec la zone affectée, le Congo ne peut l'exiger, les ouest-africains faisant la loi chez nous puisqu'ils sont plus riches que les fils du TSI, eux qui sont protégés par la police et l'armée qu'ils ont corrompues. Souvenez-vous de cet article qui dénonçait deux ouest-africains qui avaient réussi à sortir des centaines de conteneurs du port autonome de Pointe-Noire sans payer un centime à la douane !

Vous avez tous remarqué que l'opération "MBATA YA MOKOLO SASSOU" ne concernait que nos frères d'en-face qui connaissent par ailleurs à nos frontières les plus proches le retour du virus Ebola que la RDC avait réussi à éradiquer lors de sa première apparition dans ce pays. Cependant, il y a peut-être moins à redouter de ce côté-là depuis la mise en place d'une politique migratoire discriminatoire à leur égard - même si nous venons avoir des échos qui prétendent que nombre de Rdciens reviendraient clandestinement au Congo en soudoyant la police, ce qui aurait eu le chic d'énerver Jean-François Ndenguet au cours d'une réunion avec son état-major. C'est plutôt du côté des ouest-africains qui font la loi dans notre pays que se trouve le plus grand danger puisqu'il arrive que les ressortissants de certains pays entrent au Congo sans visa - avec la possibilité de l'acheter à l'aéroport...ou pas !

Nous avons, avant tout le monde, dès le mois de juillet, attiré l'attention du gouvernement congolais en exigeant des mesures à la hauteur du danger pour éviter que la pandémie n'atteigne notre pays : il y va des contrôles médicales aux frontières et des mécanismes de contingence. Ce n'est que maintenant, des mois plus tard que l'on apprend que le gouvernement congolais a levé plus d'un milliard de francs cfa pour des mesures de contingence - sans nous annoncer des mesures plus strictes de contrôle des ouest-africains ou de tous ceux qui vont et viennent en direction des pays affectés. En somme, le gouvernement ne prend pas des mesures de prévention mais ne fait que se préparer à l'apparition de la maladie sur notre sol. C'est la preuve que la police de Jean-François Ndenguet a pour ordre de ne pas contrôler les ouest-africains qui sortent et entrent au Congo comme dans un moulin.

Pour la petite digression, disons ceci : certains illuminatis s'inquiètent de la forte cadence de progression de la démographie humaine qui va bientôt atteindre les dix milliards d'habitants, redoutant l'épuisement à courte échelle des ressources planétaires - alors que 20% de l'humanité consomment 80% des ressources de la planète et cette frange trouve dans les pays développés qui n'arrêtent pas de gaspiller eau, aliments, énergie tout en polluant l'air, l'eau, l'environnement et en dégradant la couche d'ozone au passage. Les pays riches regimbent à changer leur mode de vie - donc le gâchis va se poursuivre. Ils ont donc programmé de réduire la population humaine - notamment négro-africaine par des campagnes de vaccination ou d'introduction de virus très violents. Le virus Ebola, produit de laboratoire, vise la réduction de la population humaine de manière criminelle. Cela ne vous étonne pas que ce virus ne sévisse qu'en Afrique et surtout en Afrique noire ? Il se doit de réussir là où le VIH a échoué en tuant beaucoup plus vite là où le virus du sida prenait des années pour éliminer une seule personne !

La politique des frontières passoires de Denis Sassou Nguesso expose notre pays à toutes sortes de dangers : il y a déjà une très forte présence d'islamistes salafistes à laquelle s'ajoute désormais une menace pandémique avec le risque Ebola qui à mon avis est très très élevé. Déjà que les ouest-africains contrôlent tous les commerces dans notre pays, nous ne sommes pas sortis de l'auberge...

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 17:14

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 12:09

Il est une chose de contester, de dire qu'il y a fraude, que les listes sont biaisées, fausses, truquées, qu'elle sont conçues pour assurer une triomphe avant l'heure du système mais il en est une autre de prendre la décision qui s'impose en refusant de participer aux élections truquées organisées par le système des crocodiles du PCT. Ceux-là mêmes qui ont demandé à certains de nos concitoyens de ne pas aller se faire recenser, depuis Paris, demandent à leurs équipes de se tenir prêtes pour aller aux élections locales. De toute façon, ils savent que les élections se résument à une farce dans la mesure où les maires et les sénateurs sont cooptés à l'avance par Sassou et les siens au bord de l'Alima sous le manguier.

Le système s'est doté des apparences de la démocratie pour instaurer une sorte de dictature "démocratiquement élue". Tout un paradoxe, tout un programme. Il y a d'un côté ceux qui font semblant d'être dans l'opposition validant ainsi les travers du systèmes en prenant leur part d'argent facile au passage et de l'autre la vraie opposition qui ne transige pas qui veut que tout ce système de complices disparaisse. 

Le système étouffe la voix des vrais opposants pour exposer AU DEVANT les faux, ceux qui sont prêts  à entrer dans le gouvernement d'union nationale pour que chacun ait qui son coq, qui sa poule, qui sa chèvre, qui sa banane. Ils veulent tous en fait d'une chose et d'une seule : leur part de la dépouille du Congo. Tant qu'il restera un os à se mettre sous la dent, ils joueront cette comédie mi-PCT, mi-maçonne qui brasse des milliards de pétro-cfas sur le dos du peuple.

Comment sortir de ce traquenard ? Comment se réveiller de ce cauchemar ? Comment vaincre cette élite complice qui s'est encanaillée depuis cinquante-quatre ans en toute impunité ? Il faut une forme de radicalité politique qui ne tolère plus l'intolérable, qui exclut tous ceux qui ont trahi le peuple. Il faut tirer les leçons de l'histoire et casser le système en écartant ses hommes, en combattant  le système par un neuf plus juste, en combattant ses idées par une nouvelle pratique politique plus juste. En somme, pour sortir de cet envoûtement politique, le Congo a besoin d'une vraie REVOLUTION. Le système s'est enraciné au plus profond de l'inconscient collectif pendant cinquante-quatre ans. Il ne peut être vaincu par des mous, des tièdes, des affadis, des hommes qui au nom de je ne sais quelle idéologie ont la faiblesse de croire qu'il suffira de discuter avec les tenants du système, d'entrer avec eux dans un gouvernement d'union nationale pour résoudre les problèmes du Congo.

NOUS AVONS LES MAINS PROPRES. NOUS N'AVONS PAS BESOIN DE LES LAVER A COTE DE VOS MAINS SALES QUI PUENT LE SANG ET LES LARMES DES "AUTRES" QUE NOUS SOMMES. NOUS NE TENDRONS NOS MAINS PROPRES QU'A CELLES DE NOS COMPATRIOTES DES QUATRE POINTS CARDINAUX DU CONGO QUI SONT DANS LE MEME ETAT D'ESPRIT PARCE QUE NOUS SAVONS QU'UNE MAIN PROPRE QUI SERRE UNE MAIN SALE SE SALIT !

Je suis celui qui le premier a attiré l'attention sur les ratés de la Conférence Nationale Souveraine - tout en reconnaissant ses réussites. Ceux qui y participèrent profitèrent de cet espace de liberté pour se débâillonner et se lancer dans une loghorrée qui ne transforma pas le pays. Payés 30.000 francs cfa la journée, ils pouvaient parler des heures à ressasser le passé sans chercher à trouver les solutions pour que les erreurs du passé ne soient plus répétées. Avant d'instaurer la démocratie, il eût fallu casser l'ancien système ou du moins le mettre en quarantaine. On se contenta de laver les mains à la même fontaine comme si on pouvait de la sorte nettoyer le vice qui encrasse les coeurs de nos pseudo-hommes politiques.

Le Congo n'échappera pas au temps d'une véritable réflexion, d'une purge qui aura pour mission de solder les errements du passé. On ne fait pas des meubles neufs avec des vieilles planches pourries dont on dissimule la vieillesse sous une tonne de lustre. Le Congo nouveau signifie une nouvelle élite qui aura le courage de la rigueur juridique, politique et historique nécessaire pour sortir le pays et le peuple de la dictature et de la mauvaise gouvernance. Non, casser le système qui prévaut depuis cinquante-quatre ans ne se sera pas une partie de plaisir, ni une tâche facile. Sans nouveaux principes, pas de nouvelle république. Or, les nouveaux principes appellent des hommes nouveaux qui les incarnent jusqu'au plus profond de leur nature. Le Congo a besoin d'un nouvel ADN politique.

Ils ont eu cinquante-quatre ans pour échouer. A l'échelle de l'homme, c'est beaucoup. Même à l'échelle d'une nation si elle possède en son sein les hommes qui visent le progrès, le développement et le bien-être collectif du peuple. Souvenez-vous qu'il fallu moins que cela pour reconstruire la France détruite lors de la seconde guerre mondiale. Le problème du Congo se résume dans la médiocrité et la méchanceté de ses propres fils qui le trahissent et le livrent aux étrangers et aux puissances du monde en sacrifiant le peuple. SI L'HOMME EST LE PROBLEME, ALORS DANS L'HOMME SE TROUVE LA SOLUTION. Nous devons trouver de nouvelles âmes qui incarnent le rêve d'un NOUVEAU CONGO. ET J'AI LA FAIBLESSE DE CROIRE QU'ILS EXISTENT ET FINIRONT PAR SE RASSEMBLER.

Vaincre la dictature et créer les conditions d'un CONGO PLUS JUSTE, c'est le combat de notre génération. Peut-être ne réussirons-nous qu'à semer quelques schèmes dans les cerveaux de nos compatriotes pour que d'autres réalisent nos rêves plus tard mais chacun doit prendre MAINTENANT sa part aussi petite soit-elle pour réussir là où ils échouent depuis cinquante-quatre ans. Et vu qu'ils ont fait des petits, ceux-là sont aussi, au travers de cette idéologie héritée du passé, des hommes du passé et du passif. Ils doivent être écartés. PAR TOUS LES MOYENS...

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 16:59

W KIVOUVOUEt après… ?

Cinquante-cinq ans se sont écoulés depuis la proclamation de la République (28 novembre 1958).

Vingt-deux ans depuis la fin de l’historique Conférence Nationale qui a redonné beaucoup d’espoir au Peuple Congolais et au-delà – je l’espère- au Peuple Africain.

Mais depuis, les problèmes s’accumulent. L’espoir né de ces événements – formidable moteur d’une prise en charge réelle du présent et de l’avenir - se volatilise à chaque fois faute de n’avoir pas réellement évalué à sa juste valeur l’ampleur des difficultés et des défis à relever.

La Conférence Nationale, à laquelle il faut une fois de plus rendre un hommage appuyé pour avoir mis le pays sur la route de la démocratie, a par ailleurs péché pour n’avoir été l’agora de la sensibilisation du Peuple aux vrais enjeux.

Pendant plusieurs jours, on a consacré le temps à montrer combien le régime en place était haïssable, détestable. Notons à ce sujet que la Conférence Nationale aurait pu confier à un groupe d’expert indépendants, la mission d’établir le bilan objectif de la situation du pays, de mettre en lumière les malversations et assassinats… ce qui aurait permis d’utiliser le temps ainsi gagné à l’analyse des problèmes aussi, voire, plus importants que l’abjection de l’ancien régime.

Le Congo avec ses 3 500 000 d’habitants (supposés) peut-il espérer asseoir tout seul un développement durable ? Peut-on imaginer un développement hors des Etats-Unis d’Afrique ? Quelle place de l’environnement dans la politique économique, sociale de demain ? La mentalité de l’ex-colonisé constitue-t-elle ou non un frein à une réelle prise de responsabilité ? Autant de questions non exhaustives que la Conférence Nationale n’avait même pas effleurées.

En somme, on a oublié d’analyser d’autres causes qui sont à l’origine de la faillite de nos pays. Faut-il rappeler que l’échec est total dans toute l’Afrique, Noire en particulier, qui n’avait d’ailleurs pas opté dans son ensemble pour le marxisme-léninisme ? Cela montre que si les dirigeants ont largement contribué à aggraver la situation du pays, ils ne constituent pas pour autant l’unique cause de nos malheurs, de la banqueroute.

Pour avoir privilégié le déballage sur la médiocrité des dirigeants au pouvoir au détriment de l’analyse des causes structurelles, la Conférence Nationale a fini par accréditer l’idée qu’il suffisait que le tyran s’en aille pour que le paradis devienne une réalité terrestre. Il n’en demeure pas moins que ce que la Conférence Nationale a réalisé constituait un grand pas en avant ; mais il en fallait d’autres aussi grands – et je me doute bien que tout le monde sinon les acteurs politiques actuels le comprennent mieux- pour transformer l’espoir en bonheur vécu.

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Des crises diverses, des drames de toutes sortes et tant d’espoirs déçus qui, in fine, malgré d’abondantes ressources financières disponibles sur plusieurs années de la décennie des années 2000, semble s’imposer de nouveau la nécessité d’une rencontre pour desserrer l’étau autour d’un pays dont le peuple suffoque, étouffe.

Des voix s’élèvent ici et là pour réclamer qui des états généraux, qui des concertations à la sauce « rdcienne », bref un dialogue entre les acteurs politiques et sociaux du pays pour redéfinir un nouveau cap (contrat social). Peut-on se permettre de refaire une sorte de conférence nationale newlook, sans regarder minutieusement dans le rétroviseur ? 

Bien plus, demain avec le départ du régime au pouvoir depuis la fin de la guerre de 1997, nous allons de nouveau nous retrouver dans la situation des gens ayant découvert un champ plein de promesses. Il nous restera le plus gros à faire : il faudra choisir quelles cultures y réaliser, puis abattre les arbres mais pas tous, débroussailler sans utiliser de feu qui finit à la longue par stériliser le sol, ensuite semer et enfin récolter. Cela nécessitera du temps, un savoir-faire, beaucoup de travail et d’esprit de sacrifices. Sommes-nous préparés à tout cela ? Telle est la question fondamentale qui se pose. De la manière dont on y répondra dans les actes, dépendra notre avenir à tous. Puissent tous les Congolais et au-delà tous les Africains avoir sans cesse cette question à l’esprit.

Hier nous avons gâché la décolonisation, et aujourd’hui nous peinons à implémenter le pluralisme et la démocratie encore très balbutiante. Si nous ratons cette démocratisation, il faudra alors beaucoup de temps pour se relever d’un tel échec. Et le temps ne travaille malheureusement pas pour nous. Nous sommes dans la situation d’une personne victime d’un arrêt cardiaque ; toutes les secondes sont comptées afin qu’elle renaisse à la vie. En avons-nous conscience ?

Jusqu’à aujourd’hui le tyran et ses lèche-bottes ont servi dans une certaine mesure d’alibi à tout le monde ou presque ; je ne cherche pas à les disculper. Comment oserai-je ? Ce que ces gens ont fait est simplement innommable, immonde, inhumain d’autant qu’ils prétendaient assurer le bonheur de tous. En réalité, ils ont ruiné le pays, tué les enfants de ce pays physiquement et moralement, enfoncé dans la fange nos valeurs… uniquement pour préserver leurs intérêts égoïstes.

Mais cela étant, n’est-il pas temps de poser le problème de la responsabilité collective dans les malheurs qui se sont abattus sur nous ? Le silence coupable de la plupart d’entre nous, notre lâcheté n’ont-ils pas contribué à maintenir ces despotes irresponsables à la tête de nos pays ? Aucun dictateur, aussi sanguinaire soit-il, ne peut se maintenir au pouvoir sans l’accord même involontaire de son peuple.

La Conférence Nationale avait sonné l’heure de vérité pour tous les Congolais. Chacun devait montrer qu’il était un(e) digne fils (fille) de ce pays mais aussi de l’Afrique. On ne devrait plus se cacher derrière le manque de liberté pour justifier notre propension à fuir nos responsabilités. Hélas ! Le bilan d’après Conférence nationale n’inspire ni fierté, ni dignité tant de la part de ceux qui ont reçu mandat du peuple pour changer sa condition que de celle des citoyens qui auraient pu se poser en rempart pour la défense de l’Etat de droit.

Point n’est besoin d’être un fin sociologue pour comprendre que les comportements acquis ne changent pas du jour au lendemain, fût-ce après une révolution. Mais peut-on pour autant tolérer que certains de ceux qui ont fustigé avec véhémence, du haut de la tribune de la Conférence Nationale, le comportement régressif – nourri à l’eau sale du tribalisme - des anciens dirigeants, plongent à leur tour dans la fange tribaliste pour se hisser au sommet de l’Etat ? Pourquoi alors avoir prôné l’éthique, la moralisation de la vie publique, vilipendé « les mauvais fils » que sont les anciens dirigeants si en fin de compte, le tribalisme existentiel est le bien empoissé le plus partagé de tous ?

Sommes-nous si dépendants de nos minuscules origines (minuscules par rapport à notre appartenance à l’espèce humaine) au point de refuser de couper le cordon ombilical qui nous relie à la tribu, à la région ? Comment peut-on espérer dans ces conditions croître, devenir adulte – c’est-à-dire prendre notre place pleine et entière dans l’humanité – si nous restons accrochés aux jupes de la mère tribu ou région ?

Que dire des ministres issus des différents gouvernements qui se sont succédés depuis l’après Conférence nationale dont la première préoccupation est souvent la revalorisation de leurs appointements au moment où le pays et son peuple ne sont toujours pas au fait de l’embellie tant vantée ces dernières années caractérisées par des budgets dispendieux ? L’égoïsme et l’absence de dévouement pour la chose publique n’ont-ils pas fait assez de dégâts pour tirer les leçons qui s’imposent ?

Ni le tribalisme, ni le besoin de posséder toujours plus au détriment de la collectivité, ne nous sortiront de l’impasse où nous nous trouvons.

Seuls le travail, notre capacité de créer, de produire et vivre ensemble en tant que filles et fils de ce pays, de ce continent, de la terre nous permettront de gagner notre place au soleil.

 

                                        Brazzaville, le 02 septembre 2014

                             (Réflexion des Réseaux de La Conscience libre)

 

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 20:17

Mais-copie-1.jpgRéaction du Parti Liberal Congolais au discoursDrapeauCongo.jpg

Du Président Denis Sassou Nguesso.

Le Comité directeur du Parti Libéral Congolais en sigle P.L.C, a suivi avec beaucoup d’intérêt, le Président de la république, Denis Sassou Nguesso, dans son discours adressé à la nation congolaise en prélude à notre fête nationale, devant le parlement réuni en congrès le 12 aout 2014 à Brazzaville.

Le Président Denis Sassou Nguesso  a dit en conformité avec l’article 85 de la constitution du 20 janvier 2002 : « Comme l’exige la Constitution, les institutions remplissent convenablement leur office conformément à leurs missions et nous avons réuni les conditions les plus favorables du développement de notre pays ».

Poursuivant son propos, le Président Sassou fait remarquer que : « De 2010 à maintenant, les exportations de pétrole se maintiennent à plus de quatre mille (4000) milliards de francs CFA chaque année, les finances publiques se soldent par des excédents budgétaires chiffrés en centaines de milliards de francs CFA.

L’activité nationale progresse de façon régulière, la Paix est durablement établie, notre démocratie s’affermit chaque jour, l’économie nationale est en pleine croissance et nos  Finances sont assainies, elles affichent désormais des excédents, les conditions sociales sont bonnes, dans tout le pays il n’y a que 200.000 demandeurs d’emplois.

L’industrialisation du pays gagne davantage en visibilité avec l’entrée en activité de 15 usines installées en 2013 et 25 autres nouvelles unités industrielles en 2014, l’exploitation forestière enregistre une augmentation et la diplomatie congolaise est dynamique ».

 

Les propos de Mr le Président de la république, Denis Sassou Nguesso, prouvent à suffisance, qu’il n’a  rencontré aucune entrave, obstruction, obstacles ou encore une difficulté quelconque qui serait liée à la Constitution dans la mise en place de ses politiques économiques, sociales, environnementales, industrielles ou éducationnelles.

Evoquant à juste titre la question de la démocratie, le président français Georges Pompidou, disait en 1966: « Ce qui est essentiel, c’est de ne jamais sacrifier l’avenir à la satisfaction des désirs immédiats, si légitimes soient-ils […] Au bout de ce chemin, il y a la médiocrité et, sous une forme ou une autre, une certaine servitude qui n’a jamais assuré le bonheur. »

 

Oui, monsieur le Président Denis Sassou Nguesso, aimons toutes et tous le Congo, comme vous le dites si bien, aimons notre Congo avec sincérité, et Vous le premier parmi nous, pour permettre une alternance apaisée en 2016, qui évitera à notre pays un black-out total.

Que 2016, consacre votre départ, dans le respect de nos Lois et normes républicaines et l’avènement d’une alternance politique souhaitée par toutes et tous.

NON à la modification ou au changement de la Constitution.

 

En Votre qualité d’officier général le plus gradé de nos forces armées, respectez la Constitution de 2002, à laquelle  Vous faites souvent référence.

Monsieur le Président, après l’expérience vécue de Votre programme intitulé “Chemin d’Avenir”, notre république continuera à vivre et mieux encore qu’aujourd’hui où le mode de gestion consacré est l’exclusion sous toutes ses formes.

                                                                                      Berne, le 24 août 2014

Le Président, Marcel MAKOME

 

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 19:52

Plusieurs délégations des assisses congolaises  pour l'alternance démocratique se sont données la mission d'informer les grandes chancelleries des résultats des retrouvailles des forces vives congolaises à Paris du 7 au 10 juin 2014. Ces démarches visent aussi à informer l'opinion internationale du coup d'Etat institutionnel que tente de perpétrer le général Sassou Nguesso en briguant un troisième mandat, malgré l'interdiction qui en est faite par sa propre constitution.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 11:46

Les bulletins de santé de chef d'Etat devraient être édités de façon régulière pour informer le peuple sur leur condition de santé : ils font pourtant des bilans de santé nombreux mais ne tiennent pas le grand public informé. Dans les pays civilisés, lorsque le chef de l'Etat est malade ou souffre d'une certaine pathologie, le peuple finit par être informé. Au Congo, la santé de Denis Sassou Nguesso relève du secret d'Etat, du TOP CONFIDENTIEL. On redoute qu'en apprenant sa mort que le pays se soulève ! 

Monsieur Ayessa a le devoir d'informer les Congolais sur la situation de santé du chef de l'Etat. Sassou a délaissé les hôpitaux français pour les espagnols pour une question de discrétion. Nous ne sommes pas dupes.

Nous ne voulons pas qu'on nous tourne un remake de la mort de feu Omar Bongo depuis que la mort différée a été inventée en Afrique centrale pour se donner le temps d'aplanir les problèmes de successions de toutes sortes (biens, pouvoir).

Ce n'est pas parce que Denis Sassou Nguesso se rend en Espagne où la diaspora congolaise est réduite que nous ne sommes pas au courant de ce qui s'y déroule. Nous venons d'apprendre que monsieur Denis Sassou Nguesso serait très malade. Les sources sont très proches du système. Cependant, nous utilisons le conditionnel, le temps de prendre encore plus d'informations.

Nous ne le souhaitons pas, c'est tout à notre déshonneur national, mais si nous ne faisons pas attention, le grand ndzokou risque de quitter un jour ce monde dans un hôpital étranger. C'est la conséquence d'une élite politique nationale irresponsable qui n'a jamais voulu doter le pays d'infrastructures de sanitaires dignes de ce nom. N'avez-vous pas honte d'aller vous faire soigner au Maroc, en France, bref à l'étranger - alors que vous avez les moyens de construire des hôpitaux dignes de ce nom dans votre propre pays le Congo ?

S'il s'avère qu'il a de graves soucis de santé, nous souhaitons à monsieur Denis Sassou Nguesso prompt rétablissement pour qu'il puisse aller se reposer à Oyo - de façon définitive en 2016. Cependant, le constat d'une poursuite de la dictature est patent : Justin Koumba a fait adopter la loi électorale ou une sorte de décision entérinant l'organisation des prochaines élections - alors que l'UPADS avait déposé de nombreux amendements qui n'ont même pas été examinés. Nous savons que le mois de septembre 2014 au Congo sera politiquement décisif.

Si Denis Sassou ne peut suivre son bon sens qui lui conseille de sortir par la porte constitutionnelle pour aller se reposer à Oyo, qu'il écoute au moins son corps. Nous l'avons dit : nous sommes prêts à discuter de son départ pour faire le point sur le Congo qu'il nous laisse mais pas de son maintien au pouvoir.

Nous venons d'apprendre que les rejetons du président auraient fait venir deux généraux en Espagne pour les inciter à prendre le pouvoir au cas où l'irréparable se produirait. D'ailleurs, n'avez-vous pas remarqué que monsieur Mboulou a brusquement accéléré la date des prochaines élections locales surprenant même la présidence de la république qui n'était pas au courant ? Nous suivons de près cette histoire...

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 12:15

Mwangou, bonjour. Comme d'habitude, tu comprends vite ! En fait, tous ceux qui sont dans le système politique de notre pays ou qui le tiennent vraiment aujourd'hui ont été nourris au lait acidulé et corrosif de la pensée unique qui est le terreau de la dictature et de la monarchie. Après l'indépendance et ses ratés démocratiques, le deal des anciens fut de se mettre ensemble pour partager le gâteau Congo au sein d'un même parti politique. Ce fut pour eux la seule façon de ne plus se combattre. Tous dans un même parti et chacun sa part de miettes laissées par les multinationales.

Avant même son exercice, j'avais déjà envisagé l'échec de la démocratie à l'époque de Pascal Lissouba dans un article que j'écrivis dans la revue Soleil du MCCDI, le tout premier numéro, à la demande de deux amis M.S. et JL.P. J'avais même prédit les conflits, la résurgence de l'ethnicisme, etc. Ce qui avait changé en 1992, c’était juste le mode d’accès au pouvoir. Le reste baignait dans la mélasse du monopartisme et de son esprit de facilité. Tous les autres codes sociaux et politiques n’avaient pas changé ; au contraire, ils prirent la liberté de sortir au grand jour. Feu Bernard Kolélas voyant que ce que j'avais décrit dans cet article survenait dépêcha Antoine un ami pour venir me parler.

Tous les anciens qui partagent l'idéologie du monopartisme ne sont pas différents de Denis Sassou Nguesso : ils ont bu dans la même mamelle gauche du monopartisme, dans la même mamelle droite de la franc-maçonnerie, partagent la même ivresse du pouvoir et le même penchant nombriliste et dépensier.

Lissouba n'avait ni l'intention, ni les moyens de transformer la superstructure idéologique monopartiste entrelacée de réseaux qu'était le Congo, en superstructure pluripartiste véritable, tout parti politique n'étant dans le langage du mono compris que comme revendication de sa part de pudding du pouvoir de la part de son leader et créateur. D’ailleurs, pour la petite anecdote, parlant d’une structure que je ne nommerai pas, Denis Sassou Nguesso a dit ceci : «  Si X voulait d’un poste, pourquoi n’est-il pas venu me voir directement au lieu de créer une structure ? » Tout est dit ! L'échec de Pascal Lissouba était prévisible, les démocrates de la poche et du ventre étant avant tout les monopartistes du cœur et de l’esprit. La journée, les fils du monopartisme jouaient aux démocrates avec Lissouba et le soir venu, ils se retrouvaient chez Sassou pour s'abreuver de leur véritable religion monopartiste. Ils étaient comme les enfants de la même religion : ils pactisaient autour des mêmes passions, des mêmes péchés, des mêmes femmes, des mêmes poisons sociaux. Faux démocrates par intérêt et monopartistes par passion, par héritage et par facilité. De façon emblématique, Munari mange désormais sur la table de Sassou après avoir dormi dans le lit de Pascal Lissouba. Peut-être même pensait-elle à Sassou quand elle se trémoussait avec Pascal Lissouba. A la fin, elle trahit son professeur pour le ndzokou. Cela ne vous étonne pas qu'elle ait une si bonne longévité en qualité de ministre ?

Il faut « détruire » ce monde en éliminant l’esprit qui le constitue - même si la tâche s'annonce rudeEn fait, de mon humble avis, le Congo, pour le transformer jusqu'à l'os, nous n'avons pas besoin d'un homme politique mais d'un « prophète » d’un nouveau genre qui intronisera une nouvelle religion : la démocratie ! DE MEME QU'EXISTENT LES TENANTS DU MONOPARTISME, C'EST-A-DIRE, DE LA DICTATURE, DE MEME IL FAUDRA RASSEMBLER LES DEMOCRATES DU COEUR ET DE L'ESPRIT AU SEIN D'UNE MEME STRUCTURE. Cependant, avant que la démocratie ne devienne religion unique du peuple congolais, du sang et des larmes couleront encore par la faute de la dictature…

 

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 12:37

Ils ont eu cinquante-quatre pour entraîner le pays en enfer. Tous complices ! Francs-maçons, liés par des liens matrimoniaux, ethniques, régionaux, sectaires, etc, ces vautours de l'intérieur portent la responsabilité de la décadence du pays. Des hyènes qui s'affublent désormais de peaux d'agneau pour se prévaloir du titre de "messie" politique. Une fois autour de la marmite de Koka Mbala, ils reprendront leur boukoutage en cassant des cacahuètes sur le dos du peuple. Enough ! Assez ! Si vous les laissez encore une fois mener le train politique, ils trouveront le moyen de s'entendre sur le dos du peuple : un tel rêve d'être premier ministre, un tel aura le ministère des finances tandis que Sassou regroupera son arrière-garde familial à la présidence de la république. Non, ce deal n'est pas le nôtre. Toute cette racaille politique qui s'est encanaillée en toute impunité pendant plus d'un demi-siècle en suçant le sang du peuple ne peut plus prétendre rester aux commandes de la république : ils ont épuisé le peu de crédit politique qui leur restait. Grattez un peu de leur épiderme et vous verrez apparaître la pire des saletés politiques. Peut-être même le sang des innocents.

Ils appartiennent au passé de notre histoire politique. Ils ont de près ou de loin participé au pillage du Congo par les Congolais. Ce sont eux qui ont pris ou qui prennent encore les miettes que nous laissent les puissances étrangères pour nous laisser des dettes et de la fausse monnaie à la place. Le Congo n'a plus besoin d'hommes du passé et/ou du passif. Nous voulons des hommes neufs, propres, immaculés, kimuntistes, animés de hauts idéaux, désintéressés. Vous me direz : où trouver ces perles rares ? Elles existent pourtant et le peuple les reconnaît car certaines personnalités vivent en son sein - au pays même. L'or reste préservé - même dans la fange la plus putride.

Nous ne regardons vers le passé que dans le but de ne plus reproduire les erreurs de l'histoire. Une hyène reste une hyène même avec la peau d'un agneau. Un cobra demeure un animal venimeux même affublé d'une peau d'éléphant. Après cinquante-quatre ans, la nature a travaillé les esprits et les coeurs jusqu'à se cristalliser dans les gènes ; non, ils ne peuvent plus changer ET, PIRE : ILS ONT MEME FAIT DES PETITS ENCORE PLUS TENEBREUX QUE LEURS PERES SPIRITUELS ! Trop tard pour cela ! Vous les avez vus à l'oeuvre au sein du système politique : ils ont produit des fruits amers du fait qu'ils sont des arbres de mauvaise facture, des rejetons aux racines amères nourris au lait aigre et corrosif du PCT. Tous ces gangsters en costume du samedi soir ne nous tromperont plus même s'ils portaient des soutanes. Certes, ils pourront toujours compter sur un fonds de commerce composé d'un fan club tribalo-ethnique mais cela relève de la contagion de la cécité politique. Quand les aveugles veulent suivre un borgne, qu'ils aillent tomber dans le caniveau de la déchéance humaine, seuls, sans y entraîner notre peuple qui a trop souffert de leur nature vicieuse.

Cette fois-ci, la vigilance sera de mise : tous ceux qui sont au service de leur ambition personnelle et qui ne voient personne à part eux se contenteront dans leur cécité de...gérer leur petite personne et leur fan-club ethnique.

Il faut construire un avenir qui regarde le peuple congolais en face. Eux ont tourné le dos au peuple pendant cinquant-quatre ans. ils ont trop grossi tandis que le petit peuple dépérissait. Ils ont eu plus d'un demi-siècle pour mal agir. Ecoutez, ça suffit, mauvaise engeance ! Les temps de l'exigence absolue arrivent au Congo. Chacun rendra compte au peuple pour ses actions, pour sa part de décadence qu'il aura provoquée. Il y aura une loi qui leur interdira l'exercice de la politique ou l'occupation de tout poste de responsabilité dans la sphère publique à ces pyromanes politiques qui jouent mal au pompier du peuple. Prenez votre retraite politique, éléphants, hyènes, coqs, animaux et oiseaux de mauvais augure ! Vous avez eu cinquante-quatre ans pour démolir notre beau pays. Nous n'en demandons pas autant pour le reconstruire.


                          LION DE MAKANDA MWAN' MINZUMB'

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 20:19

Roger Yenga   Lors de son accession à la souveraineté nationale, le 15 août 1960, la République du Congo  expérimenta une des composantes de la démocratie qu’est le multipartisme. Mais, très vite, cette expérience tourna court, suite à l’option prise par les politiques de l’époque pour le socialisme. Le corollaire de cette orientation politique fut l’instauration d’un parti unique au Congo.

 

Les travers et abus du monopartisme dans notre pays sont suffisamment connus pour être rappelés ici. Tout au plus, peut-on relever, de manière indicative, les assassinats et les prisonniers politiques, sans oublier les nombreux exilés, la violation des droits et libertés fondamentaux des citoyens, les détournements massifs et récurrents des deniers publics. Le monopartisme était donc étroitement lié à l’intolérance politique. Aucun développement viable ne pouvait donc être attendu de cette pratique du parti unique dont le rôle dirigeant était consacré par les différentes constitutions de l’époque.

 

Mais, avec le vent de la démocratie venu des pays de l’Est, et surtout du Discours de la Baule de François Mitterrand, le Congo va s’engager dans la voie de la démocratisation, par la suppression du rôle dirigeant du parti unique et de l’instauration du pluripartisme.

 

L’option pour la démocratie fut clairement prise par le peuple congolais lors de la Conférence nationale souveraine en 1991. Au sortir de cette conférence, le Congo était censé devenir une démocratie. Mais, vingt-et-un an après, il importe de faire un bilan ou une rétrospective du chemin parcouru.

 

    Je  distinguerai trois étapes :

 

1. De la tenue de la Conférence nationale souveraine à la fin de la transition en  

    1992

 

Cette période fut caractérisée par la véritable liberté d’expression et de presse ainsi que par le respect des libertés fondamentales des citoyens. Au cours de cette période, on a également noté une véritable liberté de parole au sein du parlement de transition. Les conseillers nationaux de transition apportaient au gouvernement de transition un soutien, non pas aveugle, mais critique. On se souvient encore de la menace de l’adoption d’une motion  de censure contre le Gouvernement d’André Milongo si ce dernier ne réduisait pas drastiquement l’effectif de sa dernière équipe gouvernementale. Ce qu’il fit, in extremis, heureusement et sauva son gouvernement.

 

Mais ce qui demeure le trait le plus caractéristique de cette période est l’organisation, par le gouvernement d’André Milongo  - avec des moyens financiers pourtant très modestes pour ne pas dire dérisoires - du référendum constitutionnel du 15 mars 1992, des élections législatives, locales,  sénatoriales et la présidentielle de la même année. Faut-il encore préciser que ce sont les seules élections libres, régulières et transparentes connues par le Congo jusqu’à ce jour. C’est un fait historique avéré. Les tentatives récurrentes de falsification de l’histoire de notre pays ne changeront rien. On ne peut pas réécrire l’histoire selon ses propres désirs ou souhaits.

 

André Milongo, candidat à l’élection présidentielle de 1992, réussi à tordre le coup à l’absurdité selon laquelle on n’organise pas les élections pour les perdre. Eliminé dès le premier tour, il s’inclina, en vrai homme d’Etat, devant le verdict des urnes.

 

Cette première étape de la démocratisation du Congo, sans être parfaite, fut néanmoins satisfaisante au regard des attentes nées de la Conférences nationale souveraine en matière de démocratie.

 

2. De l’accession au pouvoir de Pascal Lissouba en 1992 à la fin de la guerre du 5

    juin 1997 

 

Cette seconde période conserve certains acquis de la première transition notamment en ce qui concerne la liberté d’expression et de presse même si des tentatives de contrôler étroitement les médias d’Etat étaient perceptibles. L’opposition politique s’exprimait -parfois avec virulence contre le pouvoir- librement. Ce qui n’était pas rien. 

 

Mais la griserie du pouvoir et la tentation de le confisquer ont  entraîné des dérives et abus de toutes sortes ayant conduit au désenchantement du peuple congolais et préparer les conditions de la guerre du 5 juin 1997 qui est venue mettre un coup d’arrêt à la poursuite de l’expérience démocratique au Congo.

 

3. De la fin de la guerre du 5 juin 1997 jusqu’à ce jour

 

C’est la période qui constitue un véritable bon en arrière et une pire régression. Certes la Constitution du 20 janvier 2002 existe et toutes les institutions qu’elle a prévues sont bien mises en place. Mais tout cela ne doit pas faire illusion.

 

Il s’agit, en réalité, d’une démocratie de façade, celle des simples discours et slogans incantatoires. La Constitution est régulièrement foulée aux pieds par les tenants du pouvoir actuels. Les droits et libertés fondamentaux des individus sont allègrement foulés aux pieds. Les violations récurrentes de la loi fondamentale de l’Etat, qu’on ne compte plus, sont érigées en méthode de gouvernement.

 

Les opposants politiques sont régulièrement persécutés et jetés en prison, les médias d’Etat sont contrôlés par le pouvoir, le culte de la personnalité porté au paroxysme, le manque de légitimité des députés et sénateurs puisqu’ils ne sont pas, dans leur majorité, l’émanation du souverain primaire. Durant ces deux législatures, on assiste à une dépossession démocratique au détriment du peuple dont l’expression dans les urnes est tout simplement ignorée. Le manque de légitimité des représentants du peuple, au sortir des élections, continue à compromettre l’avènement d’une vraie démocratie dans notre pays.

 

Pendant cette période,  toutes les élections organisées ne sont au mieux que des simulacres destinés à permettre au PCT et à ses alliés de conserver une majorité godillot dans les deux chambres du Parlement. Les élections législatives de  2002, 2007 et 2012 en sont les preuves éclatantes. Ceux qui sont considérés comme les représentants de la Nation sont rarement l’émanation du souverain primaire.

 

Toutes les institutions d’appui à la démocratie sont inféodées au pouvoir politique. La Cour constitutionnelle par exemple, en réalité celle des irrecevabilités, n’a pour rôle que de déclarer juridiquement non fondées toutes les requêtes émanant des candidats n’appartenant pas au pouvoir et d’écarter injustement certains candidats de la compétition électorale.

 

Le Conseil supérieur de la liberté de communication, en mission commandée du pouvoir, ne conçoit la régulation des médias que par le tout répressif, à travers la suspension de parution des journaux critiquant de façon acerbe le pouvoir.

 

L’intolérance politique et le non-respect du droit à la différence sont revenus en force.

 

Le droit à la grève, pourtant constitutionnellement garanti aux travailleurs congolais, continue d’être bafoué par le pouvoir, sous le fallacieux prétexte d’une trêve sociale illimitée. Cette prétendue trêve n’est rien d’autre qu’une atteinte intolérable au droit reconnu aux travailleurs de cesser, collectivement et de manière concertée, leur travail en vue de la défense des revendications d’ordre professionnel. Il en est de même de la liberté de manifester pacifiquement que le pouvoir empêche constamment l’exercice, en faisant intervenir les forces de l’ordre qui recourent souvent, de manière disproportionnée, à  l’usage de la force, sous couleur de préserver la paix sociale et l’ordre public.

 

Il serait d’ailleurs fastidieux d’énumérer tous les abus et violations des droits des citoyens constatés de nos jours. Pour résumer cette troisième étape, on dirait simplement qu’elle se caractérise par un multipartisme formel doublé d’un parti unique tout puissant de fait.

 

Le grave déficit démocratique constaté au Congo devrait préoccuper tous les vrais démocrates et les conduire à mener le combat pour l’instauration d’une véritable démocratie pluraliste et d’un Etat de droit au Congo, car cette intolérante dépossession démocratique du peuple congolais ne saurait s’éterniser. 

 

L’avènement de la démocratie avait fait naître beaucoup d’espoir auprès des congolais. Ces derniers, en effet, attendaient raisonnablement de la démocratisation qu’elle contribue à mettre fin à tous les travers et abus du monopartisme, pour que le Congo puisse enfin s’engager résolument dans la voie de la véritable démocratie, de la bonne gouvernance et du développement au sens le plus large.

 

Mais, plus de deux décennies après, eu égard à la manière dont le pouvoir est géré par les gouvernements successifs, les congolais ont dû déchanter.

 

En effet, à la véritable démocratie pluraliste qui était attendue, il a été très vite substitué une démocratie en trompe-l’œil ou de façade. Tous les travers et abus du monopartisme sont perpétués actuellement par les tenants du conservatisme politique. Ces abus prennent une ampleur d’autant plus inquiétante qu’elle menace de compromettre sérieusement la stabilité et la paix et, ce, en dépit du discours officiel prétendant constamment le contraire.

 

Parmi les travers qui ont compromis la démocratie au Congo, il y a le manichéisme, le sectarisme et l’ostracisme qui font encore s’observer les acteurs politiques en chiens de faïence, comme s’ils étaient des ennemis alors qu’ils ne partagent pas simplement la même vision politique. Ce qui est normal en démocratie.

 

Le bilan du processus de démocratisation au Congo -sans être pessimiste- est largement négatif. Il ne serait d’ailleurs pas excessif de dire que le Congo accuse un grave déficit démocratique.

 

Aujourd’hui nous avons la preuve que ces conservateurs ne se convertiront jamais  à la démocratie pluraliste. On en veut pour preuve que leur  volonté clairement affichée de changer, sans motifs juridiques, politiques, sociales ou autres valables, de Constitution afin de permettre au Président de la République en fonction d’exercer  le pouvoir ad vitam aeternam.

 Le Congo est une République. C’est précisément pour conforter l’ancrage de notre pays dans la République que la Constitution du 20 janvier 2002 interdit toute révision constitutionnelle qui aurait pour finalité de remettre la nécessaire et démocratique limitation des mandats présidentiels consécutifs à deux. Je ne reviendrai pas ici sur ce thème car je l’avais déjà bien développé dans mon article sur la limitation des mandats présidentiels en tant qu’exigence démocratique.

 

L’instauration progressive d’une véritable démocratie pluraliste est donc l’affaire de tous les Congolais qui sont attachés au progrès. Il est donc nécessaire voire urgent qu’ils s’organisent, réfléchissent et fassent des propositions concrètes et constructives susceptibles de remettre le processus de démocratisation sur les rails dans l’intérêt supérieur de la République.  

 

Les Assises pour l’alternance démocratiques au Congo, qui avait eu lieu en France, sont déjà un premier pas dans la bonne direction. 

 

 

                                          ROGER YENGA  

 

                                                Juriste

 

Membre de l’Institut International des Droits de l’Homme de Strasbourg (France)

 

 

 

 

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