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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 14:54

COMMENTAIRE : Voici une correspondance que nous venons à peine de recevoir de la part d'un ami. Il s'agirait du viol de deux nièces du Général Norbert DABIRA par un lieutenant de la GRB proche du Général Jean-François Ndenguet, directeur général de la police nationale, lieutenant malheureusement non identifié, au célébrissime commissariat de Ouendzé Madzandza. Il est connu que nous avons une police qui ne respecte ni l'éthique, ni la déontologie du métier avec une tendance délictueuse très prononcée : tortures, vols organisés, viols, braquages, enlèvements, chantages, bavures, assassinats, intimidations, mépris total de la loi comme dans les affaires Sadio Kanté, Elie Smith, etc. Ce qui est caractéristique dans cette affaire, c'est que l'on viole deux filles d'un policier travaillant, semble-t-il, dans ledit commissariat.

Le fait que nous évoquons une rumeur tient en deux observations : nous vivons à l'étranger pour vérifier nous-même l'information qui renvoie à des faits qui se seraient déroulés à Brazzaville et deuxièment, il n'y a pas d'information officielle corroborant ce que nous recevons par notre réseau (on peut comprendre pourquoi dans la mesure où une fois encore la police nationale est discréditée au travers du comportement d'un de ses membres, la GRB étant une structure officiellement reconnue).

                                        *

" Te confirme le viol de deux nièces du Général Norbert DABIRA dans la nuit du 11 au 12 octobre 2014. 
 
Scénario : les viols se déroulent au commissariat de Ouendzé ya madzandza, le siège de la GRB, une '' milice '' qui ne dit pas son nom de NDENGUET. Lieu de tous les crimes et complots (tortures, assassinats, vols, viols, braquages). Ils ne répondent que de NDENGUET. 

Date : la nuit du 11 au 12 octobre 2014 
 

 
L'oncle ou le père de ces deux jeunes filles mineures, agacé des déviances des filles, lui-même policier, décide avec la complicité d'un agent de la police dudit commissariat, un proche, de les ''grimacer'' comme on le dit vulgairement ici. L'objectif était de les garder une nuit au commissariat pour les discipliner. Agées de 15 à 16 ans, l'une porte le nom de DABIRA, les filles passent la nuit au commissariat sous la surveillance du proche de leur père. 
 
 

Le matin, une nouvelle équipe arrive avec pour consigne de libérer les deux jeunes filles le matin, parce que le père devrait arriver incessamment. 
 
Le lieutenant dont nous n'avons pu identifier nommément, proche du Général NDENGUET, instruit son subalterne de faire monter les filles à son bureau successivement. Ce qui fut fait. En réalité, les filles seront violées tour à tour par le Lieutenant responsable de la GRB, milice de NDENGUET. 
 
A l'arrivée du père des filles, une fois au domicile, les deux jeunes mineures vont dénoncer le viol dont elles ont été victimes. Ulcéré et encouragé par l'entourage, le père, neveu du Général DABIRA saisit la justice en la personne de madame NGUENONI née YOKA Stella Michelle, la fille du Ministre YOKA Emmanuel. En sa qualité de Procureur Adjoint, madame NGUENONI née YOKA Stella Michelle scandalisée interpella le Lieutenant violeur et le mis en détention. Alerté, comme à son habitude, NDENGUET Jean-François téléphona au Procureur pour lui demander de ne pas ébruiter cette affaire, parce que trop sensible. Madame la Procureure se retrouva quelques heures après au domicile de NDENGUET qui lui suggéra un scénario digne d'Hollywood. Selon NDENGUET, ces deux viols seraient une machination : il avance l'hypothèse de conflits entre deux officiers. Pas du tout convaincue et remontée, madame la Procureure a décidé de garder le Lieutenant en détention. Le bras de fer est engagé. Bras de fer amplifié depuis le retour du Général DABIRA de ses vacances lorsqu'il a appris le forfait. Il est de notoriété publique que SASSOU, OKEMBA et NDENGUET sont remontés contre DABIRA depuis son interpellation et sa mise en examen à Paris dans le cadre de l'affaire des ''Disparus du Beach''. Ils sont convaincus que DABIRA s'est ''mis à table'' et révélé les acteurs véritables de ce crime d'Etat, crime contre l'humanité. 
 
Ces viols perpétrés contre les deux jeunes filles liées à la famille du Général Norbert DABIRA peuvent avoir un lien avec le vol perpétré chez le journaliste de la chaîne ESTV Alain SHUNGU, chaîne privée du sulfureux Didier ELONGO proche de Jean Jacques BOUYA. Pour mémoire, Alain SHUNGU, correspondant de la chaîne RFI pendant la guerre de 1997 était très proche du pouvoir de Brazzaville et du DGPN Jean François NDENGUET. Originaire de la RDC, il a suivi avec son défunt ami MOKABI DAWA l'affaire des disparus du Beach. Le vol à son domicile des matériels HI FI et de son ordinateur ne serait-il pas lié à l'affaire des disparus du Beach ? NDENGUET se serait t-il lancé dans des expéditions punitives et d'intimidations (Sadio Kanté, Elie Smith), aujourd'hui le Général Norbert DABIRA et Alain SHUNGU ? (Affaire à suivre) ". 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 19:19

ChloePetiteEtSonDefuntPapa.jpgL'affaire Eugène Boussoukou s'achève avec un jour d'avance contrairement à ce que la cour d'assises de Lyon nous avait annoncé, les témoignages des parties civiles, les plaidoieries des avocats de celles-ci et de la défense s'étant achevées plus tôt que prévues. Parmi les parties civiles, on distingue : le père et la soeur du défunt Joseph et Georgette Boussoukou qui n'ont pas pu faire le voyage le premier à cause de son âge avancé 84 ans, la seconde, faute de visa, représentés par deux avocats pris en charge par l'Etat congolais que nous remercions au passage, deux avocats qui ont produit des plaidoieries de qualité, la fille du défunt encore mineure représentée par son avocate et l'oncle maternel du défunt monsieur Ibouanga Tombet.

ChloéUnpeuGrandeEtSonDéfuntPapaLa petite Chloé, qui passe son bac à quinze ans et demi, a interpellé avec dignité le meurtrier de son père en lui demandant de repartir chez elle à Narbonne avec la vérité car rien ne saura plus remplacer son père. Elle a même eu la grandeur d'âme de pardonner au meurtrier de ce dernier qui avait sollicité des excuses - alors qu'il avait repris tranquillement le cours de sa vie après un assassinat crapuleux commis de sang froid - sans que la victime ait la moindre possibilité de se défendre. L'oncle maternel a quant à lui demandé le respect de la mémoire du défunt, la vérité et l'arme du crime. Hélas, monsieur Aram Kachaturian n'a pas pu donner plus de réponses pour éclairer les zones d'ombre de ce dossier, sa parole prévalant seule face au silence éternel du mort quand bien même certains faits parlaient pour lui.

Nous avons été déçus que le meurtrier ne s'en tire qu'avec quinze ans de réclusion criminelle assortis de l'obligation de quitter le territoire français après la peine. Encore faille-t-il qu'il ne se perde pas dans la nature à sa sortie de prison ; l'homme a un frère et une soeur en France. Monsieur Aram Kachaturian a dix jours pour faire appel.

Le procès au civil qui a suivi se termine avec une indemnisation des parties civiles dont nous ne révélons pas les montants pour des raisons de discrétion, ces sommes ne remplaçant pas une vie ou n'en étant pas l'équivalent - surtout que la partie adverse a encore quelques jours (dix) pour faire appel. Pour ceux qui voudront en savoir un peu plus sur cette sordide affaire au cours de laquelle la générosité est récompensée par des coups de couteau assassins, prière de lire l'article en dessous écrit hier.

Il a été difficile d'établir la préméditation malgré le crime avéré ; dans ces conditions, il était difficile de demander la réclusion criminelle à perpétuité sans oublier que l'arme du crime n'a pas été retrouvée et qu'il n'a pas été établi en dépit des informations contenues dans le dossier que monsieur Aram Kachaturian avait passé plusieurs nuits auprès du défunt. Face à une stratégie du silence de la part de l'accusé lorsqu'on lui posait des questions pointues, il n'a pas été facile d'établir certains faits. Cette affaire aurait pu être mieux élucidée si tous les témoins avaient comparu. Le meurtrier s'en tire plutôt bien puisque les jurés suivent les réquisitions de l'avocate générale en ne le condamnant qu'à quinze ans de réclusion criminelle.

Chloé 2014 OctobreCette histoire tragique ressemble à un film policier imaginé par un scénariste de talent : il s'agit d'une affaire qui a été vite bouclée suite aux aveux de monsieur Kachaturian, un parfait inconnu qui répond à la générosité d'un homme qui connaissait les difficultés de la condition d'immigré - parce que lui-même issu de l'immigration - par des coups de couteau assassins. Il suffit d'une mauvaise rencontre, un jour, un soir, pour perdre la vie et réduire à néant tous les projets d'un homme qui laisse deux enfants Cédric et Chloé. Tout serait parti d'un inconnu qui aurait demandé à quelqu'un d'autre une simple cigarette. C'est une histoire invraisemblable. On aurait pu intituler ce film : " LA GENEROSITE ASSASSINEE ".

L'association DCB (Diaspora Congo-Brazzaville) était représentée par une de ses membres qui se reconnaîtra.

Nous voyons l'aboutissement d'une affaire qui a débuté en février 2013 apr une disparition. Nous avons apporté en notre qualité de citoyen congolais notre concours pour que le meurtrier soit condamné. Que notre frère Eugène Boussoukou que j'aurai pu ne pas connaître mais que la destinée voulait que je rencontre repose en paix. Aram Kachaturian pourra réfléchir sur son crime pendant des années en prison. S'il est expulsé en direction de la Russie, Dieu seul sait ce qui l'attend là-bas...


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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 20:06

EugèneBoussoukouCourtLe procès aux Assises du défunt compatriote Eugène Boussoukou dont j'ai reçu la fille Chloé et l'oncle paternel chez moi a débuté aujourd'hui à la cour d'appel de Lyon dans le vieux Lyon, près de Fourvière.

La défense de la victime était représenté par trois avocats ; celle du prévenu par une avocate apparemment d'origine arménienne comme le prévenu.

La première journée a consisté à désigner les six jurés et leurs deux suppléants, à entendre les experts et les représentants de la force publique pour ensuite procéder à l'interrogation de monsieur Aram Kachaturian qui a reconnu le meurtre confondu par son ADN et ses documents retrouvés rue Antoine Charrial à Villeurbanne chez le défunt.

Parmi les experts on notera un psychiatre qui a dépeint le profil du meurtrier que nous nommons ainsi puisqu'il a reconnu les faits, le médecin légiste, un commandant et un capitaine de police. Pour le psychiatre, monsieur Aram Kachaturian ne présente pas de troubles psychotiques mais probablement des problèmes d'alcool. A ce propos, monsieur Kachaturian avouera à la fin qu'il avait bu une moitié de bouteille de vodka avant de rencontrer le défunt - alors qu'au départ, il ne faisait état que de quelques bières...

Le prévenu présente un visage dur, une tête rasé à la manière des soldats, des yeux vitreux creux noirs de tueur qui ne laissent transpirer aucun regret - même si peut-être sous le conseil de son avocat, il fera  mine de s'excuser à la fin de l'audience de la première journée, une bouche aux lèvres fines de parfait Al Capone, un menton carré dur de véritable coriace, une poitrine qui semble dénoter la pratique d'un sport (monsieur Kachaturian affirmera pratiquer la gymnastique...), le tout donnant l'aspect d'un homme cruel. 

Ce procès est prévu jusqu'à mercredi prochain. Demain, nous aurons le témoignage de la fille du défunt Chloé, de son oncle maternel ainsi que les plaidoieries de l'avocate générale et des avocats de la défense.

Sur le prévenu : il a d'abord prétendu être né le 13 février 1974 mais confondu par un dossier envoyé par la police russe comportant des photos de lui à plusieurs âges, il admettra être né le 13 février 1980. Ce sera le premier mensonge mais non le dernier car toute la journée a été émaillé de contradictions poussant son avocate à anticiper une plaidoierie de fortune. Ensuite, il prétend être Arménien de Bakou en Azerbaïdjan et parlerait trois langues : l'arménien, l'azéri et le russe. Les informations fournies par la police russe à Interpol indiquent qu'il s'agit d'un homme qui a été poursuivi en Russie pour meurtre, vol, viol, banditisme, hooliganisme. Aurait-il fui la Russie pour éviter des poursuites pénales ? Nous ne le saurons peut-être jamais. Chose curieuse, au procès, il ne s'exprime qu'en russe avec une traductrice - alors qu'il semble comprendre le français et avoue en parler un tout petit peu. Quant à la langue au travers de laquelle il communiquait avec le défunt, il prétend qu'ils utilisaient l'anglais et quelques signes explicites. La petite Chloé est formelle : son père ne connaissait pas l'anglais. Cet homme qu'on prétend peu éduqué semble pourtant très instruit avec une certaine connaissance des techniques de combat. Le fait que l'on ignore tout de sa profession ouvre la piste de nombreuses supputations...

Il prétend avoir rencontré le défunt Eugène Boussoukou au début du mois de février en lui demandant une cigarette, le défunt lui aurait alors proposé de prendre un verre dans un bar dans lequel une dame accompagnée d'un Blanc les aurait croisés avant que la situation ne dégénère les poussant à quitter les lieux pour se rendre au domicile de feu Eugène Boussoukou. Sans domicile fixe, il aurait passé une nuit chez monsieur Boussoukou avant d'être menacé avec un couteau par le défunt qui avait 2.14 gramme d'alcool par litre de sang. Il a prétendu avoir arraché le couteau des mains d'Eugène avant de l'égorger, l'aurait vu perdre tout son sang pour le couvrir ensuite d'une couette pour finalement sortir de l'appartement oubliant ses documents de demandeur d'asile et sa carte TECELY de transport en commun lyonnais.

La déposition du médecin légiste sera riche en enseignements : La mort du défunt remonterait au 5 ou au 6 février 2013 tandis que le corps ne sera retrouvé par la police que le 10 mars 2013 ; or comme le fera noter un des avocats du défunt, Aram Kachaturian n'a pas cherché de logement social pendant quelques jours au début du mois de février - alors qu'il ne dérogeait pas à la règle depuis le mois de décembre 2012. Aram Kachaturian sera arrêté le 15 mars 2013.

Monsieur Kachaturian a égorgé le défunt en l'immobilisant par derrière avant de dégager sa gorge qu'il a tranchée de trois coups de couteaux sadiques, risquant même de faire tomber la tête tellement il s'était appliqué avec force brisant les cervicaux. Les coups horizontaux révèlent qu'ils ont été portés par un droitier - alors que monsieur Kachaturian rétorque qu'il les aurait portés de face - ce que le médecin légiste a réfuté. En tout, on a dénombré huit plaies et sept coups de couteaux, les quatre autres s'expliquant par la résistance qu'opposait le défunt pour ne pas se faire trancher la gorge et qui l'auraient atteint à la tête et dont l'un aurait même percé son oreille gauche. L'objet du crime n'a par ailleurs pas été trouvé car il serait étonnant qu'un simple petit couteau de cuisine fasse tant de dégâts. Le médecin légiste indique que le défunt ne présentait aucune blessure de défense aux mains ou aux bras - c'est-à-dire qu'il n'a même pas eu le temps de se défendre. Il est même à se demander s'il y a vraiment eu bagarre vu que le défunt était assez éméché.

Son avocate essaie de porter deux types d'arguments : des arguments de nature traumatique et l'absence de préméditation. Le traumatisme viendrait de l'assassinat de son père, de la mort de sa mère et de la violence subie par une soeur, aucun de ces faits n'étant étayés par aucune preuve matérielle : il est courant qu'un demandeur d'asile invente des faits pour rendre sa déposition plus crédible. En effet, toutes les déclarations de monsieur Kachaturian ne demandent qu'à être crues sur parole. Le psychiatre a noté des problèmes d'alcool qui ont d'ailleurs provoqué une cirrhose du foie chez monsieur Aram Kachaturian.

Des questions ont été posées auxquelles monsieur Kachaturian n'a pas vraiment donné de réponse : il prétend que le défunt était allé prendre un couteau à la cuisine. Pourquoi n'est-il pas tout simplement sorti puisque la porte n'était pas fermée à clef ? Comment le défunt pouvait-il porter une veste à l'envers ? Pourquoi a-t-on retrouvé ses documents sous le fauteuil comme s'il les avait dissimulés ? Pourquoi sa carte TECELY était-elle au-dessus de la porte ? Où a-t-il pris la couette pour couvrir le corps du défunt s'il ne connaissait pas l'appartenant puisqu'il prétend n'y avoir passé qu'une nuit ? Il prétend ne pas avoir prémédité la mort du défunt, alors pourquoi tant de violence après l'avoir prétendument désarmé ? Comment a-t-on retrouvé son adn sur une fourchette dans l'évier alors qu'il n'avait passsé qu'une nuit, les assiettes du repas de la veille se trouvant au salon sur la table basse et qu'il prétend avoir lavé le couteau du crime avant de le ranger ? Le juge lui a demandé : " Pourquoi ne vous êtes-vous pas rendu à la police après ce meurtre ? " Il a répondu par : "Je ne sais pas" à plusieurs reprises...

Demain s'annonce une autre journée éprouvante car même si au départ le prévenu n'était pas entré avec l'intention de tuer Eugène Boussoukou, on peut dire qu'en le mettant à la porte Eugène avait réveillé en lui l'instinct du tueur, peut-être de l'homme de guerre qui n'a aucun scrupule à ôter une vie innocente de sang froid...

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 10:14

WillyMatsanga.jpgNous vous apprenons la mort de l'honorable député Wilfrid Pandou alias Willy Matsanga, chef de guerre ayant soutenu Denis Sassou Nguesso lors du coup d'Etat de 1997, dans un hôpital d'Orléans en France, d'une tumeur au cerveau selon certaines rumeurs - après plusieurs jours de coma post-opératoire. En 1997, il aurait reproché à son mentor Bernard Kolélas, ancien allié de Sassou contre l'ancien président démocratiquement élu, son alliance politique (Kolélas fut en effet le dernier ministre de Pascal Lissouba) et militaire (alliance Ninjas-Cocoyes pour combattre les Cobras) avec le président Pascal Lissouba ; ce qui le poussa à rejoindre le camp de Denis Sassou Nguesso, retournant ainsi l'arme contre ses propres frères du Pool. Pour sa participation en tant que chef de guerre lors de son coup d'Etat de 1997, Denis Sassou Nguesso sut le récompenser en faisant de lui un député.

Le défunt député Willy Matsanga a été l'un de ceux qui ont proclamé haut et fort leur opposition à tout projet de changement de constitution et il lui était aussi reproché d'avoir soutenu le colonel Marcel Ntsourou du fait que ses hommes furent arrêtés au domicile de ce dernier ; nous espérons que ceci n'expliquerait pas cela, Sassou maniant l'art de l'élimination feutrée au travers de la sauce tomate sur assiette roumaine ou du verre de Champagne empoisonné. Il est aisé de comprendre qu'en vue de s'assurer un passage en force sans la moindre résistance, le ndzokou de l'Alima prendra le soin de détruire toute menace potentielle.

La mort étant une sanction universelle qui frappe toute forme de vie, nous présentons nos condoléances à la famille éprouvée. Hadès nous enseigne que nous ne sommes que des voyageurs de passage sur cette terre. Elle relativise toute chose et conduit les vivants à plus de sagesse. Ayons à coeur de laisser un bon souvenir parmi les vivants. Que Dieu ait pitié de son âme guerrière.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 20:32

COMMENTAIRE : L'Afrique est le continent de la démesure dit-on. Si tel est le cas, il faut noter qu'au Congo, les hommes politiques l'inventent et la réinventent au quotidien, se disputant la première place avec la nature. On vous sert à chaque fois une démesure plus grande que l'autre. Un correspond nommé Bututa me signale qu'un analphabète a tenu un bureau de poste dans un village dont il est le chef ; ce qui semble complètement hallucinant car comment peut-il contrôler les votes s'il ne sait ni lire, ni compter ? Cette histoire ne me surprend guère. Je suis même parvenu à la conclusion que pour le PCT, c'est le meilleur scénario possible. Dans un précédent article, il avait été révélé que pour être chef de village au Congo, il fallait encarter au PCT. Et il semble que ce soit aussi certains de ces chefs qui dirigeaient les bureaux de vote lors des élections locales du 28 septembre 2014. Si le chef est un fieffé analphabète, on peut lui faire accepter toute sorte de procès verbal qu'il signera sans problème. Dommage que monsieur Bututa ne nous dise rien sur le nom de ce village.

La prochaine fois, soyez plus précis, cher compatriote : il n'y a pas de raison que l'on ne sache pas de quel village il s'agit. Cependant, nous doutons que ce soit un cas isolé...

BUTUTA_BureauVoteTenuParAnalphabete.jpg


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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 16:08

L'école est le lieu où doit s'exercer l'égalité des chances de nos enfants devant la vie ; introduire l'inégalité à ce niveau, c'est influencer le devenir à la source des chances et de sélection des élites de la nation, c'est fausser la république et la condamner à long terme. Si la discrimination frappe l'école républicaine, il n'y a plus de nation, plus de république car en privatisant l'école, on crée une stratification sociale dès le départ pour produire à la sortie des citoyens inégaux comme s'ils appartenaient à des républiques différentes tout en coexistant dans un même espace. Nous avons eu la chance d'aller dans des écoles qui ne se différenciaient pas trop les unes des autres. Aujourd'hui, l'école a le visage de la distribution de la richesse de la république. Et les nantis du Congo veulent qu'on sache que tel riche est originaire de tel coin, rien qu'en regardant l'école de son village natal...

Ndouna doit-il lui aussi construire des écoles modernes à Mossendjo, à Massanga et ses envions pour prouver qu'il est aussi riche comme vient de le faire Bénoît Moundélé-Ngolo à Ongoualla ? Nous avons l'impression que les riches se font désormais une concurrence antirépublicaine en jetant ici ou là quelques infrastructures à caractère tribal pour s'attirer la sympathie et la reconnaissance des originaires de leur patelin.

C'est quoi ce pays où les écoles publiques  sont aussi différentes que les maisons des riches et des pauvres ? Comment pouvez-vous introduire la discrimination au coeur même de l'innocence, dans le creuset du savoir qui contribuera à édifier les Congolais de demain ? Le tribalisme se distribue désormais au niveau de l'école ! En fait, en introduisant l'inégalité à l'école, on s'assure une distribution précise dans la future élite nationale. Mon Dieu ! Une école moderne construite par Sassou à Oyo, voilà que tel général construit lui une école dans son village et avant lui d'autres ont fait la même chose ! Non, ce n'est pas un jeu : c'est un assassinat, un "cognicide".

A-t-on décidé de privatiser sans le dire l'école publique, le creuset de la nation ? C'est grave ce qui se passe au Congo : si vous n'avez de " moro obosso ", vous êtes condamnés à avoir une école pourrie où les enfants sont contraints de s'asseoir par terre. Nous nous insurgeons contre ce genre de comportement !

Ce n'est pas notre conception de l'école et de l'éducation nationale. Nous sommes pour l'uniformisation et l'uniformité de l'école républicaine. Aux yeux de la loi, c'est à l'Etat de construire des écoles et non aux riches originaires du coin. Marien Ngouabi, par souci d'égalité, imposa le port d'une tenue identique à tous nos écoliers. il est temps que tous les élèves vont dans les mêmes écoles selon l'égalité infrastructurelle. Que fait donc le ministre Mampouya ? Que fait Bouya des petits et grands travaux ? Ne peut-on pas faire un programme pour construire l'école de la république aux quatre points cardinaux du Congo ? Ca, ça serait vraiment ce qu'on qualifierait de "GRANDS TRAVAUX" ! 

Cette discrimination qui frappe nos enfants devant le savoir et la connaissance est ignoble : en effet, les mauvaises conditions infrastructurelles influent sur les capacités cognitives de l'enfant et d'ailleurs, l'enseignant ne peut pas être performant s'il travaille dans de mauvaises conditions.

2014 a été proclamée année de l'éducation ou quelque chose comme ça mais on voit émerger une école républicaine à mille visages à financements ethnocentrés selon qu'Okemba, Moundélé-Ngolo  ou Denis Sassou Nguesso décident de construire une école ici ou là - parce qu'ils y sont nés, parce qu'ils sont des fils du terroir : que Jean-dominique Okemba, Denis Sassou nguesso ou Moundélé-Ngolo aillent donc aussi construire une école à Kinkala ou à Kakamouéka ou à Mayoko pour nous prouver le contraire. C'est la preuve que l'Etat est mort. Et si l'Etat est moribond et complètement terrassé, que vaut la république ? Rien ! L'Etat a été depuis le retour du dernier mokilimbembé au pouvoir privatisé. Par conséquent, il n'y a plus de politique d'Etat concernant tout le pays. Aussi, comment ne pas comprendre que les citoyens essaient de pallier à cette carence à "privatisant" aussi leur comportement public ?

QUE CEUX QUI ME LISENT AU QUOTIDIEN ME COMPRENNENT : NOUS AURONS DEMAIN DU TRAVAIL POUR REDRESSER CE PAYS BANCALISE PAR UN NDZOKOU QUI EST LE PIRE FILS QU'UNE MERE DU CONGO AIT PORTE...

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 12:05

Uhuru_Kenyatta_pensif.jpgVoilà un précédent qui doit faire réfléchir tous les dictateurs africains ou non coupables de crimes contre l'humanité comme notre ndzokou national : pour la première fois, un président en exercice dûment élu au Kénya, son Excellence Uhuru Kenyatta, laisse son fauteuil présidentiel et va répondre à la convocation d'une juge à la Cour Pénale Internationale de la Haye. Au Congo-Brazzaville, nous attendons que la CPI convoque monsieur Denis Sassou Nguesso pour qu'il aille répondre de ses crimes contre l'humanité clairement établis - notamment le massacre odieux de plus de trois cent-cinquante Congolais appartenant au groupe kongo brûlés vifs du fait de leurs origines - ce qui en fait un génocide.

Refusant de subir les restrictions accompagnées de la mauvaise image internationale que subit actuellement le président du nord-Soudan Omar El-Béchir, son Excellence Uhuru Kenyatta, se défait de son immunité présidentielle et va se présenter à la CPI devant la juge Fatou Bensouda à "titre personnel". Tout un symbole. Certes, cette comparution du président kényan n'est pour l'instant qu'une "conférence de mise en état" mais c'est une première qui vaut la peine d'être soulignée. Uhuru Kenyatta aurait pu redouter d'être retenu sur place comme l'est le président ivoirien Laurent Gbagbo ou l'ancien président du Libéria, Charles Taylor. Cette attitude détonante et étonnante d'Uhuru Kenyatta nous interpelle, nous, Congolais, qui avons au sommet de l'Etat un bourreau, un criminel qui échappe aux mailles des filets de la justice internationale - en dépit de tous ses crimes - ce qui indique la pesanteur des réseaux mafieux qui le protègent au niveau international...

S'agissant de Denis Sassou Nguesso, qu'on se le dise : il faudra bien qu'il rende compte de ses crimes un jour - notamment contre l'humanité devant une juridiction appropriée comme la CPI. Nous laissons l'épée de Damoclès sur sa tête. Aucun criminel ne devrait être épargné du feu de Minerve sous le prétexte de l'exercice par ailleurs illégitime de la plus haute fonction d'Etat. La justice internationale n'est pas parfaite ; elle a encore des progrès à faire comme d'aller elle-même arrêter les coupables - notamment quand ils sont à l'étranger, bien au chaud sous le soleil d'Afrique - mais nous savons qu'elle progresse. En effet, une décision de justice doit se donner les moyens d'être une décision exécutoire. Ca tarde mais ça viendra...

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 19:40

 Pierre Mabiala n'est pas seulement ministre ; il est aussi député de Makabana. Les élections locales qui viennent de se dérouler le 28 septembre 2014 n'ont pas vu le triomphe du PCT à Makabana puisque MAR a eu un conseiller comme le PCT et l'UPADS. Le ministre Pierre Mabiala impute cet échec de son parti au maire de Makabana Christophe Madéké qui a refusé de battre campagne pour le PCT à Makabana, voulant, en sa qualité de maire, être au-dessus de la mêlée, y compris pour son propre parti MAR. Cet article vise à dénoncer le terrorisme politique pratiqué par monsieur Pierre Mabiala sur le maire de la ville de Makabana Christophe Madéké. Le PCT et ses ouailles deviennent agressifs et exigent désormais mordicus un soutien sans faille de toute autorité politique tous bords confondus. Ceux qui leur résistent sont menacés de la pire des manières. En refusant de battre campagne pour le PCT, Christophe Madéké s'est vu signifier que tout allait être fait pour qu'il perde son fauteuil de maire de Makabana - alors que les populations reconnaissent que depuis qu'il est là, les conditions de vie s'améliorent progressivement.

Pierre Mabiala exige que Christophe Madéké encarte au PCT. De force et non de gré. Alors, qu'il est membre d'un autre parti politique MAR.  Ce n'est pas la faute de monsieur Madéké si les millions déversés à Makabana sur les populations n'ont pas produit l'éffet électoral escompté. Va-t-il aussi menacer le maire de Mossendjo car là-bas aussi le PCT aurait fait un score peu reluisant ?

Le ministre Pierre Mabiala ne se contente pas de profiter du système ; il en est devenu le chien méchant, le porte-étendard de la menace ouverte, en public. Nous demandons à tous les militants de MAR de soutenir le maire de Makabana monsieur Christophe Madéké car un parti ne saurait tolérer que l'on menace ainsi un de ses membres.

Pierre Mabiala n'est pas seulement foncièrement ministre du mensonge et de la manipulation dans le domaine public ; voilà qu'il devient aussi ministre de l'invective publique, de la menace et de l'enrolement forcé des personnalités politiques au sein du PCT.

L'argent sale a de moins en moins d'emprise sur les esprits épuisés par tant d'années de dictature. Après tout, ils ont compris que c'est leur propre argent. Les millions et les milliards de la corruption ne font plus recette pour drainer des foules devant les urnes. La dernière trouvaille du PCT, c'est de revenir au forcing de l'adhésion : on vous établit une carte du PCT et vous venez la cherchez. Surtout quand vous êtes élu. Et c'est certainement ce qui attend  tous les indépendants qui viennent d'être élus - s'ils ne sont pas affiliés PCT...

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 17:00

Parlons un peu du virus Ebola. On prétend qu'il vivrait normalement dans une chauve-souris, porteur sain, qu'il parasite selon une recherche menée par des chercheurs au Gabon et en RDC. On ne comprend pas comment il a changé d'hôte car pour cela, il lui a fallu modifier sa clé de contact cellulaire pour contaminer les cellules humaines. Pour ceux qui ne le savent pas, les virus ont des "clés" pour entrer dans les cellules qui leur ont d'avance préparé des "portes" adaptées pour être pénétrées. Les spécialistes vous diront que les virus mutent tout le temps et cette clé peut donc changer pour s'adapter à une autre porte cellulaire ou récepteur pour palrer comme les savants mais l'homme peut aussi lui donner un coup de main dans la mesure où il est capable de manipuler génétiquement à des fins obscurs un virus ou un microbe. Peut-être qu'on peut imaginer que la chauve-souris ait mordu un singe l'infectant et en le mangeant, l'homme aurait été contaminé mais cela n'explique toujours pas comment le virus aurait muté aussi vite pour trouver le moyen de s'adapter à de nouvelles cellules.

Combien de personnes savent que les spécialistes de grands laboratoires européens et américains écument le monde à la recherche de virus inconnus qu'ils recueillent et viennent étudier en occident allant parfois jusqu'à les manipuler génétiquement  en vue de produire des vaccins et des sérums ? Certaines personnes sur Facebook en commentant mon article commencent à indiquer des liens qui abondent dans le sens d'une création en laboratoire du virus du SIDA (http://globalepresse.com/2013/07/23/le-virus-du-sida-a-ete-cree-artificiellement-confirmation-documentee/) et j'ajoute même qu'ils ont déjà le traitement pour guérir cette pandémie mais les laboratoires veulent d'abord s'en mettre plein les poches.

Le virus Ebola hante l'Afrique comme un spectre invisible créé pour détruire un continent tout entier. A constater qu'il existe déjà des panacées à cette terrible maladie, on se demande si cette pandémie n'est pas née quelque part dans un laboratoire pour dépeupler l'Afrique plus vite que le sida n'a réussi à le faire. Ebola est de loin plus sinistre que le VIH : vous êtes exposé par le moindre flux qui sort d'un malade : sang, salive, sueur, respiration. Comme arme biologique de destruction massive, on en a jamais vu d'aussi virulente. Si on n'y prend pas garde, c'est tout un continent qui pourrait être demain décimé puisqu'Ebola n'épargne même pas les médecins...

D'abord, chers lecteurs, on vous fait croire qu'il n'existe aucun traitement contre Ebola mais il a suffi qu'un Américain soit contaminé par le virus pour qu'ensuite apparaisse, ô miracle, un traitement que l'on prétend expérimental mais qui fait mouche du premier coup. Alors, sur qui l'aurait-on expérimenté au préalable ? L'attitude de l'occident face à cette nouvelle pandémie qui se profile en Afrique entraîne des questions lourdes de sens sur le plan éthique :

Une vie humaine vaut-elle une autre vie à l'échelle mondiale ? Comment dans les mêmes circonstances peut-on sauver une vie et en laisser périr une autre ? Hegel a philosophé jadis sur la question et a conclu que le nègre était dépourvu de raison estimant qu'il n'avait pas totalement achevé son évolution vers l'homo sapiens sapiens, allant jusqu'à le considérer comme un "homme brut". Cependant, bien avant ce cours de philosophie sur la "Raison dans l'histoire" en 1822, d'autres avaient mis leurs convictions en pratique au travers de la traite négrière qui commença au XIII ième siècle et s'arrêta au milieu du XIXième. Les hommes sont peut-être égaux en droit mais certainement pas devant la vie et la mort : il y a certainement des vies selon des couleurs qui sont plus égales entre elles qu'avec d'autres qui tiennent de la "sombritude". Et encore, on peut se demander ce qu'on entend par "homme", de mauvais souvenirs me rappelant que le Code Noir promulgué par le roi Louis XV avait ramené le nègre au statut de "bien meuble", c'est-à-dire, au niveau de la vache et du cheval. Peut-on dire qu'une vie aryenne ou occidentale vaut une ou des milliers de vies bien noires ? Existe-t-il toujours une hiérarchie des êtres humains selon l'appartenance à la race ? Apparemment, une vie blanche est plus sacrée que des milliers de vies noires au point qu'on tente tout ce qu'il faut pour la sauver pendant qu'on laisse crever les autres comme des chiens.

Comment peut-on sauver une vie - parce que Blanche (américaine, espagnole ou française) et en laisser mourir des milliers d'autres parce que noires ? Comment peut-on se permettre de bafouer le serment d'Hippocrate ?

J'accuse l'attitude de l'occident face au virus Ebola en ne cherchant à soigner que des occidentaux. On sauve quelques Blancs affectés mais on laisse mourir des milliers de noirs. Même des médecins !

Cet étrange virus apparu mystérieusement d'abord en RDC puis en Afrique de l'ouest est bien parti si on n'y prend garde pour faire un carnage. Le fait qu'il sévit en Afrique mais peut traverser la Méditerranée inquiète l'Europe. D'où l'envoi des médecins occidentaux et des humanitaires. La réaction de l'occident apparaît complètement raciste dans cette affaire quand on sauve une vie parce que de nationalité américaine ou française mais qu'on laisse périr des milliers de nègres au prétexte qu'il s'agit d'un traitement expérimental. Alors pourquoi serait-il accordé quand il s'agit d'un Américain ou d'un Français ? juste une question de nationalité ou sommes-nous en présence de la résurgence d'une idéologie raciste qui n'a en fait jamais disparu ? Comment ne peut-on pas prendre la peine de tester les médicaments expérimentaux sur les noirs du Libéria ou de la Guinée ? Faudra-t-il d'abord que les nègres tombent comme des mouches, en millions de cadavres pour qu'enfin l'Europe puisse s'émouvoir quand elle s'agite frénétiquement pour sauver une âme bien blanche venue rendre service sur le continent maudit ?

Ce comportement discriminant devant la vie et devant la mort me rappelle l'attitude de l'occident, y compris celle de l'église catholique quand des Européens massacraient des millions d'Indiens, réduisaient des millions de noirs en servitude forcée les déportant de leur continent. Au vingtième-unième siècle, on se rend compte que l'Afrique et ses hordes de nègres valent toujours moins qu'un seul Aryen. Dans un monde ayant intégré un humanisme planétaire et égalitaire, on traiterait de la même façon une vie noire et une vie blanche - au nom de l'assistance de la vie humaine en danger. En effet, le virus ne fait pas acception de personne, de couleur ou de race et, l'égalité devant l'infection devrait entraîner l'égalité devant le traitement. Hélas, tel n'est pas le cas. Si c'est une créature de laboratoire, Ebola agit au final comme un véritable Frankenstein en venant hanter son propre maître. Tout doucement...

Je ne puis que m'interroger sur un constat : que viennent faire tous ces occidentaux humanitaires ou autres en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria si ce n'est pas pour tenter de sauver des vies en leur prodiguant le traitement approprié ? Certains sont peut-être animés par l'appât du gain car ils sont bien payés au regard du risque mais cela justifie-t-il que des jeunes infirmiers viennent s'exposer à la mort ? Certes, il s'agit d'empêcher que le virus n'atteigne l'occident mais justement, les infirmiers, médecins, prêtres, humanitaires finissent par subir la loi de l'égalité devant la maladie de dame nature en devenant eux-mêmes des vecteurs du virus en lui permettant de sauter d'un continent à l'autre : une première contamination vient de survenir en Europe. Sont-ils là pour faire des prélèvements sanguins pour les grands laboratoires afin qu'ils étudient la voracité de leur créature ?

Le virus Ebola vient douloureusement nous rappeler que les idées de Gobineau qui prêchait l'inégalité des races sont encore vivaces en Europe. Même Obama parle de traitement expérimental - au lieu de pousser les laboratoires à en produire en quantité suffisante pour sauver des vies quelles qu'elles soient. Un traitement expérimental qui soigne et guérit les patients d'une maladie mérite d'être distribué à tous ceux qui souffrent de cette maladie. Mieux vaut être en vie - même avec quelques effets secondaires contraignants que mort faute de soin. En fait, un vrai médicament, c'est un traitement expérimental qui a du succès...

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 12:15

Beaucoup de compatriotes m'interrogent sur la possibilité d'un coup d'Etat au Congo entre maintenant et 2016. Au regard de l'histoire tumultueuse du Congo, ce n'est pas une impossibilité. Cependant, ce n'est pas comme si on allait juste pêcher du poisson-chat dans l'Alima : il faut un contexte qui induit une nécessité avec une conjoncture favorable à la réussite de l'opération. Les suspects ? On indexe Jean-Dominique Okemba et Jean-François Ndenguet, deux personnages qui sont très proches et très liées. Probabilité ? Proche de zéro mais pas nulle du tout : ce sont les plus ardents défenseurs du système, les chiens de garde de la mégalomanie au pouvoir, ceux qui ont la confiance absolue du roi, qui le voient presque au quotidien - donc qui possèdent une vraie capacité de nuisance si jamais, poussés par la gloire, ils avaient des pensées noires mais ce sont des énergumènes tenus par des alliances multiples avec le roi Denis Sassou Nguesso : ethnie, parenté, franc-maçonnerie, sorcellerie, secrets d'Etat, etc. Jean-Dominique Okemba, a déclaré lors de son témoignage au procès des "déchiquetés" du 4 mars 2012, qu'estimant que dans une situation chaotique où tout explosait, il fallait estimer que tous les chats étaient gris. Il mit sa tenue d'officier, vint à la présidence de la république et décida de désarmer la garde présidentielle. S'il voulait abattre son mentor, il avait l'occasion de le faire mais au contraire, il le protégea.

Certes, Okemba et Ndenguet appartiennent au camp des sécurocrates qui croient que le pouvoir se trouve au bout du fusil mais il s'agit avant tout de faire en sorte que le pouvoir échappe aux Bakongos en restant ad vitam aeternam au nord du royaume : Sassou deviendrait un problème s'il annonçait qu'il lâchait le pouvoir mais nous savons tous que ce n'est pas le cas. Au contraire ! Le pouvoir apparaît comme son meilleur bouclier face aux aléas de la justice qui l'a dans son collimateur.

Personne n'aurait l'idée de scier la branche Sassou qui permet à tous de casser des cacahuètes sur le dos du peuple en toute impunité. Trop risqué.

En fait, le pouvoir, ceux qui l'exercent vraiment, en écartant le petit voleur Kiki juste préoccupé par l'argent facile, sont Jean-Jacques Bouya, Jean-Dominique Okemba et Jean-François Ndenguet, Denis Sassou Nguesso jouant plus les VRP à l'étranger en sa qualité de pigeon voyageur d'Etat. Le statu quo actuel leur paraît tout à fait idéal au point où ils poussent Denis Sassou Nguesso à se maintenir au pouvoir. Cependant, il y a un troisième larron qui lui veut le pouvoir parmi les proches de Denis Sassou Nguesso. CE N'EST PAS DU TOUT LE COLONEL MARCEL NTSOUROU...

Que l'on me comprenne bien : pour faire un coup d'Etat, il faut maîtriser le contexte intérieur et bénéficier du soutien des puissances du monde. La lettre de Denis Sassou Nguesso à son Excellence André, ex-ambassadeur de France au Congo, le prouve (c'est le seul document signé de la main de Denis Sasou Nguesso dans lequel il reconnaît son implication dans le complot qui conduisit à l'assassinat du commandant Marien Ngouabi et dans lequel il proposait de "sacrifier" Pascal Lissouba comme ils sacrifièrent jadis Marien Ngouabi). Certes, la France et les Etats-Unis voient d'un mauvais oeil tout projet de changement de constitution au Congo-Brazzaville. Cependant, il doit certainement exister parmi ces nations ceux (opportunistes en tous genres, hommes d'affaires, politiciens, francs-maçons) qui trouvent leur compte en collaborant avec cette dictature. Ce qui inquiète les puissances occidentales, ce sont les troubles qui pourraient résulter d'une telle situation qui sentirait la poudre. Ils ont de nombreux intérêts à préserver au Congo et dans le voisinage (on n'est pas à l'abri d'un effet de contagion). Tout dépend donc de la pression que mettra le peuple congolais pour arrêter ce coup d'Etat constitutionnel qui se profile à l'horizon. Si de graves troubles se déclenchent, ils ordonneront certainement que Denis Sassou Nguesso soit écarté mais si le peuple reste amorphe comme à son habitude, Sassou peut réussir à se maintenir aux commandes du royaume. LE PRINCIPE DES MAITRES DU MONDE EST SIMPLE : CE QUI GENERE DU PROFIT POUR EUX N'EST PAS MAUVAIS POUR LEUR BUSINESS ET PEUT ETRE TOLERE - MEME SI CELA EQUIVAUT AU SACRIFICE DE MILLIONS VOIRE DE MILLIARDS DE VIES - SURTOUT QUAND ELLES N'APPARTIENNENT A LA RACE ARYENNE, LA RACE DES SEIGNEURS. EN FAIT, C'EST DE LA SORTE QU'ILS CONCOIVENT LE BUSINESS, LES AFFAIRES, LE PROFIT, LA DOMINATION MONDIALE ; VOUS N'AVEZ QU'A REGARDER CE QUI SE PASSE DANS LE MONDE POUR VOUS EN CONVAINCRE...

Denis Sassou Nguesso a besoin de l'impunité absolue que lui confère le pouvoir tandis que les puissances de l'argent veulent d'abord être rassurés que ceux qui viendront ne remettront pas en cause leurs gigantesques intérêts au Congo. Certes, reste une variable que personne ne contrôle : l'ambition. Quelqu'un d'ambitieux peut tenter quelque chose mais, après l'échec du contexte favorable du 4 mars 2012, c'est très peu probable. Ils vont certainement congéler leurs ambitions pour attendre le départ du grand ndzokou pour s'entre-déchirer au sein du clan Sassou & Nguesso. Oui, il y a des tensions entre le camp de ceux qui veulent que Sassou reste aux commandes et celui de ceux qui estiment qu'ils sont assez riches pour vivre cinq siècles à l'abri du besoin - donc point besoin de s'éterniser avec le risque de provoquer des tensions sociales qui pourraient irriter les puissances du monde qui voient déjà d'un mauvais oeil les troubles en RCA.

Je sais qu'au nord, il y a un accord explicite pour laisser Denis Sassou Nguesso mourir au pouvoir. Cependant, des doutes existent : et si en voulant se maintenir aux affaires louches du royaume, cela entraînait de graves troubles qui pourraient faire qu'ils perdent beaucoup ou tout ? Les richesses thésaurisées à l'étranger, pas certain qu'elles soient récupérées s'ils perdent le pouvoir. En fait, tout dépend de la réaction du peuple congolais. Si les choses se gâtent, le clan explosera et chacun voudra sauver sa peau et ses richesses. Si la situation dégénère, ils sont tous prêts à fuir le Congo - sauf quelques téméraires mais ils ne sont pas nombreux.

Peuple congolais : il faut secouer le cocotier pour que les noix de coco tombent. N'attendez pas que ceux qui mangent les noix de coco au sommet de l'arbre le fassent pour vous. Autrement, c'est le statu quo et la poursuite du pillage de nos richesses. IL EST TEMPS DE PRENDRE LE POUVOIR ET D'IMPOSER AUTRE CHOSE QUE CETTE RACAILLE GANGRENEE PAR LES ANTIVALEURS ET L'IMPUNITE ABSOLUE QUI TIENNENT L'ETAT EN OTAGE COMME DE PARFAITS PIRATES OU DE VRAIS GANGSTERS. NON, ILS NE SE FERONT PAS HARA KIRI EN ELIMINANT L'ELEPHANT QUI FAIT DE L'OMBRE A LA VERMINE QUI GROSSIT SOUS SA PROTECTION. LA CONSPIRATION DES BOUKOUTEURS EST TOTALE. A MOINS QUE MAITRE ALIBORON...

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