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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 21:05

Nous avons proposé que tous les opposants et résistants à Denis Sassou Nguesso entrent en clandestinité pour une question d'efficacité et se survie. C'est en effet plus difficile de combattre un ennemi invisible. Le plus grand challenge face à une dictature sanguinaire que l'on veut terrasser, c'est de lui survivre. Agir dans l'ombre est la démarche la plus efficace quand on lutte contre des forces beaucoup plus grandes, beaucoup trop grandes que les vôtres. Ce fut la tactique adoptée par les résistants français lors de l'occupation allemande. Apparemment, juste André Okombi Salissa a compris le message, la clandestinité du pasteur Ntumi étant considérée comme forcée.

On ne peut affronter de face et en clair une dictature satanique comme celle du léviathan d'Edou qui considère que seul le pouvoir compte et que le peuple n'est rien, la vie humaine, non plus quand elle ne sert pas le monarque en courbant l'échine. Il y a des courageux comme Augustin Kalla-Kalla qui ont pourtant choisi de rester visibles en affichant clairement leur hostilité au régime. C'est un courage admirable qui confine au suicide. Peut-être faut-il accepter de tout perdre, y compris sa vie, pour gagner cette guerre contre la dictature. Nombreux en subissent des conséquences car la dictature de Mpila veut absolument les briser dans leur chair et dans leur esprit afin d'annihiler toute détermination démocratique.

A défaut de sévir sur André Okombi Salissa, le régime de Brazzaville s'acharne sur son entourage. Voici le texte accompagnant la vidéo de l'IDC-FROCAD illustrant la barbarie du régime PCT sur notre compatriote Augustin Kalla-Kalla sur Youtube :

"Après une longue torture et pris pour mort, Augustin KALLA-KALLA à été abandonné sous la pluie, en pleine nuit, devant le portail de la morgue municipale de Brazzaville. Des personnes de bonne foi l'ont aidé à entrer en contact avec son épouse".

Quand on visionne la vidéo, on se demande comment monsieur Augustin Kalla-Kalla, membre du CADD d'André Okombi Salissa, a pu survivre à une telle torture étalée sur plusieurs jours. Les stigmates qu'il porte sur le corps en disent long sur les méthodes de torture utilisées. Les brûlures sur la peau trahissent l'usage du courant électrique. C'est un vrai miracle qu'il ait pu survivre à cet acharnement barbare.

Juste une petite question aux youkistes qui font des tsoukis sur le dos du peuple pour des pépettes : comment pouvez-vous dialoguer avec de tels tortionnaires sans pitié ? Nous avons vu les fils renégats du Pool se réunir et lancer des imprécations tartares à l'encontre du pasteur Ntumi. Auront-ils l'audace de dénoncer le crime odieux commis par le pouvoir contre monsieur Augustin Kalla-Kalla, entre autres ? Comment pouvez-vous vous taire, chers politichiens volontairement aveugles, face aux crimes du régime dictatorial Sassou & Nguesso contre le peuple qui vous a donné la vie ? Quant à notre procureur Oko Ngakala, aboyeur par procuration, grand brailleur devant l'éternel éléphant, expert dans le domaine du coller la petite salope par le derrière, quand va-t-il ouvrir une enquête sur les bouchers d'Augustin Kalla-Kalla ? Le nouveau ministre de l'injustice Pierre Mabiala, alias chien méchant kugni, a aussi perdu la faculté de la parole. Bref, au Congo, le crime est au pouvoir et fait la loi. La chasse aux innocents est ouverte depuis un moment. Le Congo est un univers aux valeurs inversées où le Mal règne et pourchasse le Bien pour l'assassiner. Le criminel est innocent et l'innocence est un crime.

Ils sont nombreux, les Kalla-Kalla du Congo qu'on torture et assassine - sans que personne ne s'en rende compte ou ne dise rien. Une dictature ne supporte pas la parole libre ; aussi la corrompt-elle ou la bâillonne-t-elle quand elle ne la transforme pas en silence éternel enterré dans un petit trou. C'est pour cela que nous avons lancé l'opération de la libération de la parole. Avec l'avènement d'internet et des réseaux sociaux, plus rien ne peut rester longtemps caché.

Les puissances du monde ne sont pas promptes à se pencher au chevet de la justice quand des Noirs massacrent des Noirs - dans la mesure où il s'agit d'une violence par procuration. Ceux qui sont jugés la CPI ne le sont que pour permettre aux gouverneurs noirs installés par les puissances occidentales de régner en paix. Le président Laurent Gbagbo ou Jean-Pierre Bemba en sont des exemples.

Ne rêvez plus. Nous, peuples d'Afrique, sommes seuls. Il nous faut prendre notre destin en main. Cette posture d'aller pleurnicher auprès des Occidentaux est pitoyable - d'autant qu'ils ne font même pas cas de nos doléances. Réveillons-nous car le maître n'est rien sans ses esclaves. Nous n'obtiendrons pas notre libération de la part de ceux qui retiennent captifs et qui se fichent qu'on nous massacre avec les armes qu'ils vendent aux dictateurs. Quand la blatte va demander justice auprès du coq contre la poule, vous pouvez imaginer la réaction du chef de la basse-cour...

Le régime de Denis Sassou Nguesso a perdu toute humanité. Il y a un tel mépris de l'être humain de la part de cette bestialité politique que nous avons du mal à croire que de tels monstres qui torturent sans état d'âme soient encore des êtres humains.

Lorsqu'on usurpe le pouvoir et que l'on est tout-puissant, est-il encore nécessaire d'écraser les faibles qui ne réclament que liberté, justice et démocratie ? Ce gangstérisme politique est décidé à faire plier toute volonté récalcitrante. En dictature comme celle des Sassou & Nguesso, être démocrate et républicain et se battre pour est déjà de l'héroïsme quand on le fait sur le terrain.

Quand au sommet d'un Etat trônent des bourreaux, des buveurs de sang et de larmes des autres, le peuple est perçu comme un troupeau humain à tondre et le seul rapport que l'Etat criminel tolère, c'est l'obéissance aveugle. Toute voix discordante doit être étouffée à mort. Dans notre pays, la politique est une tragédie ou une comédie - selon le lieu où on le subit ou on l'exerce.

Affliger les tourments de la chair ne tue en rien la détermination de l'esprit lorsqu'on y survit. Au contraire. Augustin Kalla-Kalla est vivant. Sa vie qui est en fait survie après torture est un affront qui nous pousse à croire que les Congolais finiront par accepter de mourir pour leurs idées, pour leurs idéaux et si cela devient la culture générale de tous les démocrates, alors on peut dire sans risque de se tromper, que la victoire de la justice et des justes est proche.

     LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:54

La Syrie est devenue le théâtre où les forces russes et celles de l'OTAN se côtoient sans s'affronter vraiment au travers de bombardements aériens, certains s'en prenant à DAESH, d'autres allant jusqu'à attaquer les rebelles qui menacent le pouvoir de Bashar El Assad mais rien ne dit que les puissances du monde ne commencent pas à s'affronter directement en Syrie par la voie des airs - avant de s'affronter vraiment en usant d'armes terrifiantes en Occident et en Amérique. Poutine ne restera pas les bras croisés si un avion russe était abattu dans le ciel syrien.

Derrière les intérêts économiques (privatisation de la Banque Centrale de Syrie au profit des Rothschild, gazoduc, pétrole, gaz, etc) ou politiques (lutte contre l'Etat Islamique instauré avec l'appui des Américains comme le prouve une des lettres d'Hillary Clinton, sécurité d'Israël, instauration d'un régime pro-américain, affaiblissement de l'Iran avant de l'attaquer), la Russie et les Etats-Unis (OTAN) s'affrontent indirectement avec la nouveauté que leurs avions se croisent dans le ciel syrien. Les Anglais ont déjà autorisé leurs pilotes à abattre les avions russes. Si rien n'arrête l'escalade, Russes et Américains pourraient se retrouver face-à-face dans une confrontation directe. L'Amérique bénéficiera de l'appui de l'OTAN et d'Israël et la Russie de celle de la Chine, de l'Inde et peut-être du Pakistan. Les Russes font déjà des exercices de grande ampleur car ils savent que le régime de Bush fils a voté une loi permettant l'utilisation préventive de l'arme nucléaire. De part et d'autre, on pourrait faire usage d'armes redoutables, abominables. La troisième guerre mondiale n'a jamais été aussi proche. Et elle risque de porter un coup terrible à l'humanité. Elle sera brève, terrible, destructive. De part et d'autre, on s'y prépare. Ce n'est plus qu'une question de temps.

Nous publions une vidéo dans laquelle le Général américain Mark Milley menace directement la Russie dont l'aviation bombarde Alep de façon ininterrompue - même si une trêve humanitaire est actuellement observée pour secourir les blessés. Nous assistons en ce moment même à la bataille de Mossoul en Irak, un pays déstabilisé par les Américains. DAESH ne disparaîtra pas pour autant. Nous risquons d'assister après la chute de Mossoul à une recrudescence du terrorisme qui n'a d'islamique que le nom.

Les puissances du monde ne s'affrontent plus directement depuis 1945. La guerre a été déportée ailleurs, Afrique, Proche ou Moyen-Orient, etc). Cependant, rien n'exclut un embrasement qui provoquerait un conflit planétaire global avec des conséquences terribles pour toute l'humanité. Cependant, si la guerre avait lieu entre la Russie et l'OTAN, personne n'en sortirait indemne car l'usage d'armes nucléaires impliquerait une réplique de la même nature. Espérons que le monde revienne à la raison avant l'inévitable. La diplomatie a peut-être encore une petite chance...

             LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 22:46
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION

COMMENTAIRE : Nous publions le mail que nous avons reçu de madame (et non monsieur) Farelle Mouanga Makela qui interpelle le gouvernement congolais à propos du manque de reconnaissance posthume à l'égard de son défunt père, feu l'artiste Bernard Mouanga Nkodia, grand sculpteur de son Etat. Madame Farelle Mouanga Makela estime que son père méritait un peu plus d'égards de la part de l'Etat congolais, d'autant que ce dernier, selon elle, doit de l'argent à feu son père. Un artiste de son acabit ne méritait pas d'être enterré dans l'anonymat, sans les honneurs échus à son talent reconnu par tous ses pairs et par l'Etat congolais. Nous espérons que le ou les ministères compétents sauront apporter des réponses à madame Farelle Mouanga Makela offusquée et indignée de voir son père inhumé dans l'anonymat - sans le moindre hommage d'envergure nationale.

Un pays qui ne sait pas honorer ses artistes est un pays à la culture morte et la mort de la culture est emblématique de la mort des valeurs d'un pays. Or, quand les valeurs d'un pays se meurent, c'est que ce pays décline dangereusement et finira un jour par perdre même l'essence qui le caractérisait de façon singulière aux yeux du monde. L'art forge l'identité d'une nation comme une sorte de signature symbolique. L'art est l'expression extériorisée de façon symbolique mais matérialisée de notre identité intérieure. Nos artistes doivent être honorés - surtout s'ils ont fait honneur à leur pays.

Nous espérons que ce message aura effet et répercussion auprès de qui de droit pour éventuellement corriger le manque de reconnaissance à l'égard de feu Bernard Mouanga Nkodia. Il n'est jamais trop tard pour bien agir. Monsieur Farelle Mouanga Nkodia est dans l'expectative d'une reconnaissance honorifique et d'un solde de tout compte de la part de l'Etat de son pays à l'endroit de son père, feu Bernard Mouanga Nkodia.

 

                     LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

DENONCIATION 
 
   
 
 Madame, monsieur,
je viens par cette présente dénoncer l'injustice que vient de subir mon père, l'artiste Mouanga Nkodia Bernard décédé le 27 septembre 2016 et inhumé le 12 octobre 2016.
En effet, ce grand artiste à été inhumé sans les honneurs qu'il mérite, ce grand artiste qui représentait l'art congolais à été inhumé incognito.
Oublié par les siens et le gouvernement congolais qui à ce jour lui doit encore de l'argent.
Merci pour l'intérêt que vous apportez à ce mail.
Je me tiens à votre disposition pour plus de renseignements.
Cordialement.
Farelle Mouanga Makela

Ci-dessous les photos de quelques œuvres artistiques réalisées par feu le sculpteur Bernard Mouanga Nkodia envoyées par sa fille Farelle Mouanga Makela, des sculptures que je croyais réalisées en Corée du nord ou quelque part en Europe de l'Est. La preuve en images que le Congo recèle de talents qui ne demandent qu'à être encouragés et valorisés. Les œuvres de feu l'artiste Bernard Mouanga Nkodia lui rendent déjà hommage mais c'est un hommage muet ; un artiste a besoin d'un vrai hommage à la hauteur de son talent et de la reconnaissance de ses pairs et de son Etat.

FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION

Madame Farelle Mouanga Makela et les enfants Mouanga en photos, d'abord seule puis à côté de feu leur père :

FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
FARELLE MOUANGA MAKELA : DENONCIATION
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 17:58

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 09:50
J.M. TALI/TRAGÉDIE DU POOL : L’AFFAIRE DU COLTAN ENTRE SPÉCULATIONS MÉDIATIQUES ET DARFOURISATION DE FAIT

COMMENTAIRE : Abonné au site Congo-Liberty de mon cadet Mingwa, je n'ai pas résisté à publier en reprise cet excellent article de J. M. Tali. C'est mon premier emprunt écrit à Congo-Liberty dont je publie des vidéos mais la qualité de l'analyse du point de vue du souci de l'objectivité et la limpidité du texte en valent la peine. 

L'apparition de la variable coltan, un minerai très important en haute technologie, comme facteur caché de la tragédie du Pool,  nous l'avons évoqué en soutenant que la plupart des guerres cachaient un sous-entendu économique mais nous n'avons en la matière aucune certitude car le coltan ne fait pas partie des ressources stratégiques répertoriées du Congo. Du moins, pas encore. Si l'hypothèse se révélait vraie, elle pourrait éclairer d'une nouvelle manière et d'une nouvelle lumière un drame dont le petit prétexte du 4 avril 2016 a du mal à justifier un pogrom d'autant que les populations sur le terrain doutent même de la présence des ninjas-nsiloulous dans certaines zones bombardées. Nous vous épargnons les photos de faux ninjas ventripotents et surarmés comme de véritables rambos - des mercenaires dont l'embonpoint trahit la proximité avec la mangeoire systémique car le nsiloulou végétarien est plutôt une silhouette fine épurée de graisse corporelle. 

La synergie des intelligences et des informations finira par nous conduire un jour vers des certitudes. De toute façon, quelle que soit la profondeur où elle est enterrée, la vérité est une pierre précieuse qui finit toujours par sortir de sa gangue de mensonge, quel qu'en soit l'euphémisme par lequel le mensonge est désigné : intox, manipulation, désinformation, etc.

 

             LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTAT MUNTU

 

On est dans une situation où intox et réalité des faits nous obligent à rester sur nos gardes, et rendent tout texte de réflexion assez délicat face à ce flux d'informations. Ce qui ne change bien entendu pas le sort des populations massacrées.
 
Autant j'ai dans le passé acquis la certitude (sur la base de faits accumulés au moment où j'enquêtais pour un livre, en 2002-2003), que Ntoumi avait bel et bien été instrumentalisé, et bien sciemment, volontairement, par Sassou durant la guerre du Pool des années 90-2000 (voir mon livre Barbares et Citoyens... publié en 2005), autant je  ne lui attribuerais en rien, sans plus ni moins, la responsabilité primaire de la nouvelle tragédie du Pool. Ce serait trop beau pour Sassou! Et le temps n’est pas aux cadeaux, même involontaires, et moins encore à notre bourreau commun.
 
Ce qui se dit dans le texte de Mediapart et dans certains blogs congolais sur la complicité présumée de Ntoumi dans l’affaire du 4 avril 2016,  à Bakongo, des voix  me l'avaient susurré à Paris, au lendemain du 4 avril. Et parmi elles, des voix issues des milieux diplomatiques internationaux et de correspondants de presse étrangers accrédités à Brazzaville. J’ai moi-même été diplomate dans le passé, et pense en avoir suffisamment appris sur le fonctionnement des canaux de circulations des informations dans ces milieux, entre intox dûment orchestrée par l'entité tutélaire de la juridiction de représentation, et les faits dûment collectés par les services diplomatiques de la chancellerie du pays représenté. Les rapports périodiques que la chancellerie adresse au pays représenté se nourrissent de ce genre de cocktails. Il s'agira alors, pour chef de mission et ses services, de savoir, en théorie, faire la part des choses pour informer l’entité de tutelle  autant que possible avec véracité… Ou très proche d'elle.  Pas simple dans la pratique. En cela, s’informer ne suffit pas : il faut faire passer le tout au crible de la grille analytique si l’on tient à rédiger des rapports qui aient de la substance...
J'en parle parce que les informations sur la collusion supposée, actuelle, de Ntoumi avec le boucher du Pool et geôlier du peuple congolais sont par trop explosives et délicates en termes d'analyse, pour qu'on y plonge sans discernement et sans fouiller plus en profondeur. 
 
L'enjeu ici est, en effet, de ne pas diluer la responsabilité criminelle de Sassou sous une vague accusation contre Ntoumi, pour plus que celle-ci semble très documentée...
 
La classe politique congolaise a le « génie », lors des grandes tragédies nationales dont elle est toujours l'auteur moral et matériel, de diluer sa responsabilité primaire en invitant dans le discours sociopolitique national des formules suffisamment vagues et généralistes, du genre « la bêtise humaine », qui avait été utilisée pour justifier les crimes commis pendant le long coup d'État de 1997... Du coup, on est passé à autre chose sans avoir guéri les blessures provoquées par cette tragédie, et moins encore sans avoir convoqué, demandé et établi, devant une juridiction criminelle, la responsabilité des uns et des autres des acteurs politiques de l’époque,  individuels et/ou collectifs. Le procès concernant l’affaire des disparus du Beach avait été une belle comédie, faite sous pression internationale; mais il avait montré que ce pouvoir ne lésinerait sur aucun moyen pour se faire une virginité criminelle… Au contraire, Sassou et Ntoumi ont par la suite trouvé une base d'entente politique, qui permettait au premier de caser et de maîtriser le second sans efforts, en lui octroyant un portefeuille gouvernemental vide, mais accommodant. On aime les honneurs chez nous. Être appelé "Excellence" ou "Honorable" vaut bien dix têtes de parents sacrifiés à Kinkala, Boko, Madingou ou ailleurs, sur l'autel du pouvoir de celui qui garantit ces honneurs et tout ce qui va avec. Telle est la valeur cardinale qui semble guider l'homme politique congolais. Et ici, comme ailleurs, les rares exceptions ne font que confirmer la règle.... On connaît la suite, que le ralliement du vieux Békol (quelles qu'en aient été les raisons, compréhensibles ou pas, mais au bout du compte impardonnables pour un homme politique avec son parcours), n'a pas arrangée, puisque Sassou s'est, une fois de plus, trouvé dans le beau rôle du « bon et compréhensif » père de la « grande famille congolaise ». Un rôle payant apparemment, au regard de la complexe situation de la famille Kolélas aujourd’hui face à un pouvoir qui bombarde et massacre une partie substantielle de la base électorale  et identitaire de leur famille prise ici dans sa double identité : en tant qu’entité sociale, doublée d’une histoire politique liée tant au parcours du patriarche Bernard Kolélas, qu’à la relève politique représentée aujourd’hui par ses enfants. Au demeurant, la situation du Pool n’est que l’extrême et sanglante épitomisation de la tragédie congolaise globale : celle d’un pays pris en otage, avec une classe politique peu fiable, voire pour la majeure partie complètement discréditée, rendue à la logique du ventre, et qui nous offre sans relâche un spectacle minable, dans lequel les exceptions, trop rares, sont noyées dans la forêt de professionnels de la mangeoire politicienne.
 
Qui dit  la vérité dans tout ce fouillis de données et d'affirmations explosives publiées par Médiapart sur le faramineux projet minier d’exploitation du coltan dont regorgerait le sous-sol de  la région martyrisée du Pool ? « Vérité vraie », ou écran de fumée, pendant que l'on tue et l'on meurt dans ce pays devenu merdique, et dans ce Pool devenu souffre-douleur d'un clan ? Un clan du reste élargi, au sens mafioso, camorriste, s'entend : des gens non pas liés uniquement par la biologie mais par les affaires. Je veux dire par la grosse affaire appelée le pillage et la mise en coupe réglée du Congo par quelques gros bras. Car dans ce clan élargi, on y trouve aussi des enfants du Pool martyrisé, et pas des moindres; lesquels enfants trouvent moyen de faire du zèle de loyauté en se réunissant dans un Hôtel de Brazzaville, pour répéter comme des perroquets bien apprivoisés, et sous l'œil  vigilant de l'oncle du Roi (Aimé Emmanuel, Yoka que l'on peut voir sur YouTube, attentif à la lecture de la fameuse déclaration issue de ce conclave de la honte), que c'est la faute de Ntoumi si l'on déverse des bombes et si l’on tue sans pitié les populations de leur région d'origine... 
 
Et, fiction ou pas, intox ou réalité potentielle et prospective,  cette affaire du coltan vient apporter une substance à la raison d’être réelle de la nouvelle croisade guerrière  de Sassou dans le Pool, et impose un parallèle avec la tragédie du Darfour, au Soudan.
 
Du Coltan  et  de la darfourisation du Pool
 
Il s’agit en effet d’un fait nouveau, qui montrerait, si besoin était, que l'on est en réalité dans un remake de la tragédie du Darfour... On sait que les enjeux pétroliers et de vastes réserves en nappes phréatiques dans cette région du Soudan avaient dicté le sort du peuple du Darfour face aux appétits  de l'élite de Khartoum, en alliance avec des intérêts miniers de puissances étrangères... Il a fallu la criminalisation internationale du président soudanais, et la mobilisation de stars de Hollywood (avec des intentions secondaires cachées en ce qui concerne ces derniers, certes, on le sait maintenant, mais c'est là une toute autre histoire...), pour que le monde extérieur (et j’évite expressément d’utiliser le terme « communauté internationale », qui a la faculté de provoquer de plus en plus de crises d’urticaire sur mon corps chaque fois que j’ai la mauvaise idée de le prononcer) se rende compte que l'on était là bel et bien dans une entreprise d’extirpation forcée de populations de leurs lieux ancestraux de résidence, dictée par ce que cachait le sous-sol de leur région.
On s'acheminerait donc vers une darfourisation du Pool, par « la faute » de son sous-sol, et non point par celle de Ntoumi... Cela aurait au moins l'avantage de la clarification par les faits, et non point par la propagande vomie par le mégaphones officiels, par la voix de Pierre Mabiala,  de Thierry Moungala et d’autres chantres de la « nouvelle république ». Une première explication, plus logique, sur les tueries du Pool, semble de ce fait se dessiner si de tels faits s’avéraient réels. 
 
Entre criminaliser Ntoumi et « criminaliser » les intérêts miniers : la part des choses 
 
Au point où l'on en est, loin de toute spéculation médiatique, Ntoumi reste et restera LE prétexte absolu. Sauf si, comme l'affirment certains, il y est lui-même impliqué comme partie prenante d'un vaste projet minier... Auquel cas, oui, il y aurait matière à revisiter l'extension de la chaîne de responsabilités dans ce massacre qui dure depuis tant de mois. Pour le moment, et en tout état de cause, le seul responsable primaire et absolu devant l’Éternel en est celui qui se dit chef de l'État, et a pourtant juré sur ses deux Constitutions de protéger le peuple qu'il gouverne, et d'assurer son bien-être... Il est vrai les Constitutions chez nous restent des chiffons de papier, sans valeur effective réelle d'aucune sorte. Surtout sous Sassou…
 
En tout état de cause, la tuerie dans le Pool n'en subira pas un changement, ni de fond, ni de forme, même à supposer, que, complice présumé, Ntoumi se cache quelque part, sous la protection de ses présumés acolytes en affaires qui dirigent le pays, comme le suggèrent certains bloggeurs congolais... Un doute toutefois sur une telle suggestion : Sassou n'est pas du genre à laisser en vie les témoins de ses assassinats et tueries, comme le montre l'exemple de la tragédie du 18 mars 1977.  C’est un professionnel, pas un amateur et moins encore un sentimental. Auquel cas il faudrait peut-être bien admettre la suggestion avancée selon laquelle la soi-disant traque de Ntoumi vise en effet à le faire taire, tout en procédant au délogement programmé des habitants du Pool des terres visées par ledit projet d'exploitation du précieux minerais. Faire d'une pierre deux coups, en somme...  Il n'y a là rien d'irréel, il faut l'admettre, surtout venant de la part d'un homme sans scrupules, calculateur froid, implacablement rancunier et vindicatif, et de son clan élargi : le clan biologique, plus des « enfants adoptifs » de celui-ci, qui viennent de toute la République, dont de hauts dignitaires issus de ce même peuple martyrisé du Pool. Signe que plus qu'un homme, c'est un système qui est en cause. On n'a eu de cesse de le dire depuis les premiers éditoriaux publiés dans le blog des Assises du Congo-USA. 
 
L'argent n'a, semble-t-il, pas d'odeur. Le coltan, ce minerai qui fait déjà l’objet des malheurs de l’autre Congo, doit en avoir,  même symbolique. Et s’il n’en a pas lui-même, cette odeur viendra de la putréfaction des corps des fils du Pool – du Congo –  sur lesquels se fera son éventuelle exploitation, si tel projet venait à prendre corps dans la conjoncture actuelle, sous ce régime anthropophage. Ou tout simplement du fait des sommes qu’empocheraient touts ceux qui y seraient impliqués. Á plus forte raison, elle pourrira les consciences de chacun des enfants du Pool qui, d'une manière ou d'une autre, auront trahi leur propre peuple, qu'ils s'appellent Kolélas, Mampouya ou autres Moungani,  et j'en passe... Et Ntoumi, bien entendu, si les informations de Mediapart s’avéraient fondées.
 
J. M. Tali
 
Diffusé le 11 octobre 2016, par http://www.congo-liberty.com
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 18:07
GENOCIDE/POOL : L'HOMMAGE RENDU AUX 21 SOLDATS TUES PRESAGE D'UNE OPERATION D'ENVERGURE

En allant rendre visite à un compatriote aujourd'hui, je suis tombé sur l'hommage national rendu aux quatre soldats tués dans le Pool qui sont passés à vingt-et-un, une comédie nationale qu'il suivait sur téléfoufou. Denis Sassou Nguesso veut donner l'illusion de combattre un terroriste - alors  que le terroriste gangster d'Etat, c'est lui. Il faut éviter une autre plainte devant la CPI pour crime contre l'humanité, en plus de celle de Massengo Tiassé. Nous sommes au courant qu'il s'agit d'une bavure perpétrée par des pilotes ukrainiens qui ont du mal à distinguer le ninja-nsiloulou du bon soldat qui obéit aveuglément à son commandement. Ils sont vingt-et-un qui reçoivent un hommage national mais comment se fait-il qu'il n'y ait que dix-huit cercueils sur des camions et surtout, comment peut-on croire que trois soldats soient non identifiés aux dires du premier ministre Clément MOUAMBE qui n'a pas encore attrapé le virus du mensonge intégral ? Comment des soldats envoyés par un commandement militaire peuvent-ils ne pas être identifiés ? Par élimination, on peut connaître au moins les noms des mercenaires non identifiés. S'ils ne sont pas identifiables, cela prouve en suffisance que les armes qui les ont déchiquetés ont tiré des obus de gros calibres rendant le visage non reconnaissable. Voici ce qui explique les bavures criminelles selon l'observation d'un ami :

"les mercenaires qui pilotent les hélicoptères ne connaissent pas la situation géographique du Pool et dès qu'ils voient un mouvement des hommes en armes ils pilonnent ne sachant pas distinguer s'il s'agit des miliciens du pouvoir ou des gars de Ntumi."  

Cet hommage national n'honore pas les morts innocents qui tombent dans le Pool et pourrisent à même le sol comme des pestiférés. Si l'armée était une armée citoyenne, elle larguerait des tracts avant de bombarder des civils innocents. Les mercenaires ukrainiens ne savent pas distinguer la soldatesque de Sassou, les ninjas-nsiloulous et le petit peuple qui n'a jamais vu un seul centime du système. Ils font feu de tout bois. 

Pendant que nous assistons à ce montage visant à culpabiliser le pasteur Ntumi et le faire passer pour un terroriste, nous apprenons que cinq cents civils innocents ont été massacrés par des hélicoptères de combat. Voici le récit qu'en donne un texte publié sur les réseaux sociaux par monsieur Parfait Bihani :

" La région du Pool subit un génocide sans précédent. En ce net moment il y a des charniers. 
Malheureusement, la communauté internationale se laisse caresser dans le sens du poil par le pouvoir tyrannique. 
Il y a de cela 4 jours, des hélicoptères de Mr 8% ont bombardé le village "MARDI" vers Mbamou, les populations de ce village se trouvaient dans les forêts que ceux-ci bombardent, elles se sont réfugiées derrière un rocher d'une des rivières du village, mais les hélicoptères ont pilonné et détruit le rocher, il y avait plus de 500 personnes ; tous sont morts et les cadavres y sont encore.
Ce sont les habitants de ce village qui m'ont fait ce témoignage ce matin, ces derniers se sont réfugiés à Brazzaville.
Lorsque ces populations marchaient le long de la voie ferroviaire pour regagner Brazzaville, les militaires ont tué des hommes à mains nues sans défense, pour eux ce sont des ninjas. Cette tuerie s'est faite au Village PK Loualou.
Chers compatriotes du nord ou du sud, je vous exhorte de prendre cette épuration ethnique à bras le corps en partageant cette publication sur vos murs, c'est le seul moyen de communication qui nous reste car les mots sont les épées les plus tranchantes. On peut nous faire taire par des multiples exactions et intimidations, mais nous qui avons encore le souffle de vie, nous avons l'obligation de porter nos voix plus loin que les canons de Mr 8% et ses sbires.
La lâcheté d'une armée qui va combattre des compatriotes qui se sont indignés par la supercherie de l'élection présidentielle avec un armement hyper lourd. 
Une armée qui ne compte que sur les engins lourds, les hélicoptères et les mercenaires. Où sont donc les fantassins ? Cela prouve à suffisance l'incompétence de celle-ci qui ne peut pas faire face à une armée étrangère.
Cette armée sous la direction de Mr 8% a pour mission de massacrer et de réduire à zéro la locomotive du Congo, je cite "LA RÉGION DU POOL", celle-ci regorge en son sein des personnes qui respectent scrupuleusement les vertus et les valeurs morales, c'est un peuple travailleur que SASSOUFIT a décidé de mettre en saque mais il n'est pas Dieu parce que nous sommes les " MABAS MÂ NSÉKÉS, MANA MA FUA MANA MÂ YINGANA.
(...)
Je te prie de vulgariser ça. J'ai reçu une jeune femme en provenance de ce village qui m'a fait ce récit, ma femme lui a d'ailleurs donné des fringues et de l'argent ; celle-ci est vraiment démunie. "

Dans le Pool, nous savons qui sont les assaillants et qui sont les victimes. Tous les prétextes sont mauvais quand ils conduisent à massacrer des innocents. Surtout, quand ce n'est pas la première fois. On ne justifie pas des massacres par d'autres massacres précédents ou futurs. Dans cette affaire, les diplomates internationaux demandent l'impartialité du régime mais c'est un voeu pieux. Denis Sassou Nguesso a la fibre tribale trop accentuée que tout élan de justice et d'impartialité lui est impossible quand il ne s'agit pas des siens qui volent et tuent en toute impunité, une impunité absolue. Si Ntumi est introuvable jusqu'à présent, c'est qu'il bénéficie d'un soutien populaire et de complicité au sein même de l'armée. Il n'y a pas d'autres explications. L'homme pourrait bien se trouver à Brazzaville que le régime de Sassou ne le trouverait pas.

Curieusement, les victimes de violences dans le Pool ne sont que d'un côté pour qu'un hommage leur soit rendu et, pour être de ce côté-là, il faut mourir en défendant la dictature - contre l'éternel ennemi mukongo. Ceux que les bombes larguées par les mercenaires ukrainiens tuent dans le Pool n'ont pas droit à un seul hommage, en fait, même pas une sépulture décente. Ces vies innocentes , ces agneaux immolés au nom de la politique, nourrissent les corbeaux et les charognards affamés de la région du Pool. Elles sont seulement coupables d'être des Bakongo. Oui, être, la seule dimension ontologique, peut se révéler un crime. Au nom de la différence mortifère. Quand la dictature vous tue, innocent, vous ne l'êtes pas, vous ne l'êtes plus. Vous êtes coupable de mourir non d'une balle perdue mais d'une balle trouvée parce qu'elle vous cherchait. Une balle volontairement tuante qui vous trouve quand vous ne vous y attendez pas. On ne vous rendra aucun hommage. Même l'innocence n'existe que lorsqu'elle se place du côté du pouvoir. Le pouvoir qui tue en toute indifférence parce qu'il possède l'onction de l'absolution absolue, une mort que vous recevez sous le sceau de la différence - parce que la différence tue depuis la première nuit de l'histoire.

Les cérémonies publiques à grandes pompes ont été inventées pour susciter de l'émotion populaire : compassion, empathie, pitié, colère, soutien, adhésion aveugle à une future répression, à une guerre, à une invasion, etc. Toute cette théâtralisation augure d'une attaque massive qui se prépare dans le Pool, des frappes destructives qui ne feront pas de quartier.  Hitler en était passé maître - notamment avant les grandes invasions. Nous avons appris que Sassou aurait demandé le renfort de militaires retraités et de soldats réservistes, bref la mobilisation générale de la force publique. Le régime dictatorial va engager une opération d'envergure dans le Pool et au-delà. Avant celle-ci, il fallait d'abord culpabiliser Ntumi et ses ninjas-nsiloulous. D'où le sens de l'hommage d'aujourd'hui. Le grand ndzokou aurait donné l'ordre de capturer le pasteur Ntumi avant le 20 octobre.

Nous sommes sous les Tropiques. Et sous les Tropiques, tous les problèmes se soldent par des massacres depuis les temps esclavagistes, jusqu'à nos jours en passant par les temps coloniaux. Des temps amers pétris du sang et des larmes des autres.

Nous conseillons aux populations du Pool de venir se réfugier à Brazzaville - pour éviter un génocide car les fausses larmes de Sassou et de Jézabel-Antoinette vont faire pleuvoir les vraies larmes des autres, du vrai sang des autres. Et comme on le sait, dans ces situations, l'autre, c'est toujours un MUKONGO. Okinga peut taquiner la carpe tranquillement sur les berges de l'Alima...

 

          LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 21:16
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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 18:05
LE POOL, BERCEAU DE LA RESISTANCE POLITIQUE CONGOLAISE MAIS AUSSI NID DE TRAITRES !

Sous un faux prétexte, nous avons assisté à partir du 4 avril 2016 à la reprise de l'opération Mouébara dans le Pool. De nombreux tués, des écoles dévastées, des populations en débandade. une véritable opération de dépeuplement - alors que la rentrée scolaire a débuté au Congo-Brazzaville. Le Pool risque encore de connaître une année scolaire blanche. Sassou bombarde mais la communication bien huilée du système attribue tous les torts au pasteur Ntumi. Personne ne s'intéresse aux faits dans cette affaire car l'implication du pasteur Ntumi, quoi qu'on pense de lui, n'est pas prouvée. Nous avons tous vu de nombreuses personnalités politiques du Pool se réunir pour fustiger le pasteur Ntumi comme seul responsable de la tragédie sous bombardements qui se déroule dans le Pool. Nous apprenons même que la dictature de Brazzaville aurait enrôlé des fils du Pool, ex-ninjas pour aller traquer et tuer d'autres fils du Pool. Ce n'est pas la première fois que cela se passe. C'est triste mais c'est comme ça. La traîtrise a bon dos dans le Pool depuis l'époque de Matsoua.

Quand on abandonne la défense de la cause de ses propres électeurs qui sont aussi des membres de son ethnie, des proches ou des parents, pour ne suivre que ses propres intérêts, on est un "politichien", un traître, un monstre. Confondre la victime avec le bourreau est une grave méprise appelée calcul politique. Lorsqu'on se sert du peuple comme simple strapontin, on ne mérite pas de parler en son nom. Se concentrer sur les élections législatives - alors que le sang coule à Kinkala, à Soumouna, à Mayama et ailleurs, c'est ne pas respecter la vie d'innocents qui ont eu la faiblesse de voter pour vous. Ils sont nombreux, les fils du Pool qui font passer l'intérêt personnel avant l'intérêt collectif. Quand on est calculateur, on évalue le rapport de force et on se range, quoi que l'on pense au fond de soi, du côté du plus fort. Vous le voyez à l'oeuvre avec Tsaty Mabiala, Guy Brice Parfait Kolélas et Tchimbambéléla, entre autres. Pascal Tsaty Mabiala est même déjà en campagne pour les législatives ! Il vaut mieux s'y prendre avant les autres quand on est pas sûr de gagner...

On se refuse de condamner Denis Sassou Nguesso parce que l'on sait que c'est lui qui fait la pluie, le beau temps, les ministres, les députés et les sénateurs. Sassou est le marmiton en chef qui tient la marmite de Koka Mbala où tous les rats viennent manger. Ce n'est pas de la lâcheté mais de la collaboration et de traîtrise pour servir les intérêts personnels. Comment expliquer que celui qui a été hissé au second tour d'une élection présidentielle puisse appeler monsieur 8% "président" - alors que le Général Jean Marie Michel Mokoko a préféré la prison à la reconnaissance d'un putsch électoral ? C'est une insulte à ses propres électeurs mais dans le monde parfait du fanatisme, le youki devient un tsouki et ça passe.

Les fanatiques n'ont pas de mémoire - eux qui continuent à défendre contre vents et marées Guy Brice Parfait Kolélas qui sait qu'il peut compter sur le soutien épidermique de ses fanatisés. Le Pool est la poule aux oeufs d'or. Qu'importe que l'éléphant écrase quelques oeufs ; elle en pondra d'autres. En attendant, les enfants du Pool auront encore une année blanche. C'est à se demander si on pourra organiser des élections législatives dans le Pool. Le tsouki du youki pourrait bien passer sans élections législatives. Qui sait ?

Nous avons appris que les quatre soldats morts ont été tués par des bombardements d'hélicoptères pilotés par des Ukrainiens. Ces morts sont pourtant affublés à des ninjas-nsiloulous qu'on ne voit pas sur le terrain. Les actes de sabotage sont peut-être causés par les mercenaires du régime Sassou dans le but d'incriminer Ntumi et les ninjas-nsiloulous. Ceux qui attribuent tous les maux du Pool à Ntumi ne voient pas qu'ils sont du mauvais côté de la vérité. Ntumi a respecté les accords signés avec Denis Sassou Nguesso pendant des années. C'est un homme de parole, tout le contraire de Sassou. Nous avons appris comment ont été fomentées les attaques du 4 avril 2016. Elles seraient venues d'anciens ninjas-nsiloulous payés par Sassou et de miliciens de monsieur Hydevert Mouagni, un coup monté dans le but de créer un prétexte pour attaquer le Pool et terminer l'opération Mouébara I.

Juste une parenthèse : On nous fait état de la rumeur de la mort du guerrier de Dieu dans la forêt de Mbanza Ndounga. la fille du pasteur Ntumi affirme que son père est vivant. Nous attendons des informations complémentaires en ce moment même.

N'avons-nous pas été les premiers à traiter Guy Brice Parfait Kolélas de traître ? Il vous suffit de lire l'article sur http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org. Entendre un fils du Pool parmi tant d'autres qualifier Parfait Kolélas de traître me fait rire aujourd'hui. Même ceux qui ont participé à élaborer le programme de PAKO crient aujourd'hui à la traîtrise... Mais tenez-vous tranquilles : il sera réélu député par ses fanatiques. Cependant, nous nous demandons comment se dérouleront les élections à Kinkala sous les bombes, dans un climat de dépeuplement généralisé. Nous avons toujours pensé que si le Pool s'unissait, entendre par là tous les fils du Pool, la restauration de la démocratie irait plus vite. Hélas, aussi étrange que cela puisse paraître, le berceau de la résistance politique congolaise est aussi le nid de la traîtrise politique, le lit de la division. Et cela sert la cause de la dictature de la Bête de l'Alima...

 

LION DE MAKANDA,, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 17:13
DEPEUPLEMENT DU POOL POUR LE COLTAN : MWANGOU DOUTE DE L'EXISTENCE MEME DES NINJAS DANS LE POOL

COMMENTAIRE : Le texte du grand-frère Mwangou est si intéressant que je me vois dans l'obligation de le transformer de commentaire en article afin de le distribuer sur les réseaux sociaux. Il a l'avantage du terrain puisqu'il vit à Brazzaville et peut nous instruire en sa qualité de fils du Pool sur la situation tragique que vivent nos compatriotes car ce dépeuplement du Pool est louche, je l'avoue volontiers. J'en ai exposé les raisons. Selon Mwangou, La présence des nsiloulous sur le terrain ne semble pas avérée car non seulement, on ne les distingue pas du bon Mukongo ordinaire comme je l'ai dit mais en plus, on n'en voit pas les cadavres  pourrir sur le terrain ! De véritables fantômes ! Il n'est pas exclu que les attaques attribuées aux fameux ninjas-nsiloulous soient commises par le pouvoir lui-même qui selon notre aîné veut noyer l'action de notre opposition de bureau en col blanc.

Franchement, il faut reconnaître le génie politique de la Bête de l'Alima qui fait d'une pierre plusieurs coups : il dépeuple le Pool, opère un vrai nettoyage ethnique sous holocauste des Bakongo, détruit la seule force armée susceptible de s'opposer au régime, détourne l'attention du peuple sur la faillite qui couve et éclipse l'activité de l'opposition de bureau en col blanc représentée par Munari et Bowao. Tout ça, en une seule fois !

Si personne n'a vu ni un ninja-nsiloulou vivant ou mort, y a-t-il des ninjas-nsiloulous dans le Pool ? Bref, s'il n'y a pas de ninjas, y a-t-il au moins des nsiloulous ?

A lire Mwangou, Ntumi est un pion de l'éléphant dans le Pool ; ce qui expliquerait qu'on ne le capture pas. Je sais que le grand-frère n'aime pas Ntumi. Cela peut se comprendre : la région du Pool n'a jamais été aussi tourmentée que lorsque le pasteur guerrier a pris ses quartiers à Soumouna et dans les environs. D'aucuns m'ont dit que Sassou a fait Ntumi. C'est peut-être vrai mais Frankeinstein a tué son créateur.

A présent que les jeunes s'occupent de l'information brute, on peut se laisser aller à la réflexion. Il est une question que je me dois de poser à mon aîné car elle est celle qui pourrait expliquer ce qui se passe vraiment dans le Pool : Le gouvernement reconnaît avoir connu des pertes humaines au travers de la mort de quatre soldats. Il y a même eu des blessés. Mwangou affirme que les morts ont été transportés par hélicoptère - ce qui selon lui confirmerait qu'ils étaient en mission - sinon on aurait laissé pourrir leurs cadavres. C'est un fait. La mort ne plaisante pas et même Sassou ne peut pas plaisanter avec ça. Respect de la mort de ses serviteurs oblige. Question : s'il n'y a pas de ninjas ni de nsiloulous dans le Pool, qui a tué ces quatre mercenaires ? Peut-on charger la comédie au point de faire canarder les mercenaires les uns les autres ? C'est là, le problème. Qui traque-t-on dans le Pool si ce n'est pas Ntumi ? Qui combat-on dans le Pool puisque cet ennemi invisible et ce fantôme tue en ripostant ? 

C'est vrai que Ntumi n'est qu'un prétexte pour vider le Pool de ses populations. Cependant, ne peut-on pas exploiter le coltan en laissant les pauvres Bakongo vaquer à leurs travaux champêtres ? Peut-être que c'est toute la zone qui est à exploiter. Un holocauste et un exode de si grande ampleur ne peut que desservir la cause que Sassou poursuit. 

Nous avons prédit que les mercenaires de Sassou écumeraient tout le Pool et au-delà. L'agitation ici et là ne nous étonne donc pas. Néanmoins, tout ceci coûte cher dans un contexte de presque faillite économique. Faire la guerre avec des mercenaires coûte très cher. Ntumi a dit quelque chose d'intéressant lors de son entretien avec Massengo Tiassé : certains ninjas-nsiloulous n'ont pas été désarmés - faute d'avoir reçu l'enveloppe de 100.000 francs cfa. Il y a donc des hommes armés dans le Pool. Certains de ceux-là seraient devenus des coupeurs de route.

Encore une question qui vient alourdir cette équation : si Ntumi est dans le Pool, comment se fait-il qu'il est introuvable - alors qu'il se permet de téléphoner à qui veut l'entendre ? Est vraiment invisible celui qu'on ne veut pas trouver pour terminer une "mission". Que Sassou se dise que nous savons qu'une traque éternelle n'est pas possible et qu'il va bien falloir que le bon Mukongo retourne chez lui, exploitation du coltan ou pas.

Sassou Nguesso peut-il se permettre de faire la guerre à Denis par Ntumi interposé ? Peut-il jouer une telle comédie mortifère ? Satan peut-il combattre Satan - même pour du coltan ? Même avec des balles à blanc ? Cette situation va finir par devenir intenable si elle ne se termine pas très vite ! Le coltan du sang. A quel prix ? Les Chinois ne seront pas les bienvenus dans ces conditions dans le Pool.

Si la rentrée scolaire 2016-2017 des enfants est compromise dans le Pool, il va bien falloir organiser des élections législatives à Kinkala. Si Kinkala est vidé de ses habitants, c'est-à-dire de ses électeurs, comment le youki traître et complice du ndzokou pourra-t-il continuer à être député ? Cette situation semble bien plus complexe qu'on ne le pense. Denis Sassou Nguesso doit savoir que nous ne sommes pas dupes. Nombreux sont les Congolais qui ont aujourd'hui développé une haute conscience politique.

 

                 LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

Y a-t-il des ninjas ?
Question qui amuse. Comment peut-on encore se poser de telles interrogations, alors que la situation est si limpide…On peut malgré tout se permettre une autre formule pour exprimer la même angoisse : « Pourquoi les ninjas ont-ils repris du service après tant d’années d’inexistence ? » Là, on ne peut plus dire que la question est sans intérêt… Marchant du côté de Ngangalingolo la semaine dernière, on assiste bien sûr au spectacle des baluchons sur la tête, du ballet des véhicules militaires ou militarisés… Au niveau du péage, la nationale est ouvertement interdite à la circulation auto civile… On s’informe. Les piétons passent sans problème…. Et un piéton avec sa brouette, va à Mabaya… On lui pose la question de savoir s’il y a eu attaque des ninjas de ce côté ? Sa réponse est non, mais certaines personnes préfèrent quitter les lieux par précaution, surtout qu’il n’y a plus le petit contingent militaire stationné là depuis au moins le début du 2è mandat de Sassou Nguesso. Oui, aussi curieusement que cela puisse paraître, ce contingent, intégré dans la population, était devenu comme une borne de sécurité dans le village. Et là, on l’a déplacé du côté de Soumouna ; il faut dire que ce contingent est spécialisé dans le renseignement… Bref ! Tout semble aller au mieux de ce côté-là. Le tumulte est 15 kilomètres plus loin. Alors, pourquoi tant d’agitation à Ngangalingolo ?
Qui a vu les ninjas ? On apprend que les hommes en tenue censés être des militaires/policiers prétendent contre toute attente qu’ils ne les ont jamais vus depuis 6 mois de faction le long de la nationale. Et avec cet épisode récent, ils sont toujours aussi dubitatifs sur la version de leur existence. Un agent prétend même que si ces ninjas existent vraiment, ils ont une capacité de mouvement extraordinaire, ce qui ferait d’eux, des vrais professionnels. Mais il continue à douter qu’ils soient si professionnels, à moins que de vrais professionnels se cachent derrière tout ça. C’est qu’on se pose la question de savoir pourquoi Ntoumi serait-il rentré en rébellion ? Pour quelle raison ? Aucune raison politique : il n’était pas candidat à l’élection présidentielle. D’où, même s’il a douté un instant des résultats, il n’était pas concerné, et donc ne pouvait jeter en forêt ses supposés ninjas…
Trois photos des ninjas. Une première vague de paysans ayant vu ces ninjas, a dit avoir vu des ninjas armés de machettes (coupe-coupes), au nombre de plus de 100. Une 2è vague, a vu des ninjas, au moins 200 individus, armés de Kalachs' neuves. Ces deux vagues ont demandé aux populations de déguerpir en prenant la direction opposée à la nationale. Une 3è vague a vu un fort contingent de ninjas, lourdement armés, traversant la nationale au-dessus du village Mboukou ; la police n’était pas loin. Un chauffeur de camion qui est arrivé par simple coïncidence, pense qu’ils étaient plus de 400. Bref ! La seule vraie action de ces ninjas, c’est l’attaque contre le bus Coaster Toyota et contre l’ambulance. Deux cibles qui politiquement ne représentent pas grand-chose, bien que cette ambulance ait été réquisitionnée pour transporter les cadavres de militaires tués, semble-t-il. Mais, tout le monde sait que ce feuilleton a commencé du côté de Loulombo, plus loin que Mindouli. De cette zone, c’est passé directement du côté de Soumouna… ; que ces ninjas sont mystiques, puisque ne pouvant être vus par tout ce déploiement militaire dans la zone. Puis on a appris qu’un train a été brulé, peut-être avant d’être attaqué, ou après. Sûrement que les wagons étaient en bois ou en plastique, tout matériau inflammable. Il y a eu beaucoup de morts. Certains sans nul doute, sont restés dans la brousse.

Quatre gendarmes sont morts. Leurs cadavres ont été transférés de l’hôpital de Mindouli à Brazzaville le dimanche dernier 02/10, par hélicoptère. Un gendarme va dire à la vue de ces cadavres de ses collègues : ils étaient en mission, c’est pour cela qu’on a envoyé l’hélico ; si c’était des militaires, on les laissait pourrir là-bas dans la brousse. Ça montre bien l’était d’esprit général, sur notamment, cette prétendue rébellion. Selon un policier, une mission de reportage a été envoyée sur place. Ça se passe le samedi 1/10. Arrivée sur place, cette mission journalistique n’a pas pu accéder au train, mais elle l’a survolé, sans bien voir les dommages subis. Elle pensait faire un reportage au plus près. L’hélico s’est posé du côté de l’école dans un silence et vide complets. Rien qui bouge. Ce voyant, le pilote n’arrête pas le moteur ; c’est une dizaine de mn environ après qu’un véhicule de police arrive. Les agents en descendent et prennent position autour de la mission, qui ainsi s’est sentie en sécurité. Mais, aussitôt des coups de feu éclatent, des tirs sortant de la brousse qui appellent une riposte bien nourrie de la police. Ce, étant, l’hélico s’envole avec ses passagers. Heureusement aucun dégât n’a été déploré et la mission s’est arrêtée là. Mais quand le policier ajoute que curieusement, il n’y a eu aucun blessé, là on s’est dit, peut-être que les tirs étaient à balles blanches, le tout faisant partie d’un programme de falsification des faits, car la mission, qui avait emprunté l’hélicoptère de la police, avait tout de même survolé le train…
Au bout d’une semaine qu’on voit pointer les fameux sages politiques du Pool venir s’en prendre à Ntoumi, dans les médias d’Etat. Dans leur sagesse à multiples facettes, ils n’ont pas suggéré que la traque de Ntoumi n’excluait pas des enquêtes pour déterminer si Ntoumi n’est pas seulement un exécutant. Pendant trois semaines, la zone concernée a été harcelée : interdiction du commerce du charbon, puis du bois ; renforcement et multiplication des pôles militaires. Le chef d’Etat major général a attendu longtemps avant enfin de sortir de ses bureaux pour aller sur le terrain, invectiver les paysans sur leur duplicité avec les ninjas, les sommant désormais de les dénoncer. Ce type est un saint-cyrien. Amen !
Ntoumi, un instrument ! Prenant de l’ampleur, selon la programmation politique de Sassou Nguesso, Ntoumi a aidé Sassou nguesso à éclipser sur la scène politique nationale, l’opposition politique. Comme d’habitude avec Sassou Nguesso, toute situation créant la psychose au niveau national est favorable à résoudre un problème politique. Ainsi, Munari, Bowao et autres Mokoko sont noyés sous les vagues de l’affaire du Pool. Oui, Sassou Nguesso n’a pas gardé un type comme ce Ntoumi, avec tant d’avantages accordés, sans compter le salaire de ministre de 11 millions/mois pour rien (salaire du ministre ordinaire, le ministre d’Etat perçoit 15 millions de francs, le président de l’Assemblée, 20 millions, le président du Sénat, 18 millions, le président de la rép. 25 millions de francs ; des salaires bien au-dessus de ceux des présidents américain, russe, français…à titre de comparaison).

Sassou Nguesso, par des sondages anticipés, savait d’avance qu’il ne pouvait remporter une élection à la régulière. On utilise au maximum les moyens de répression jusqu’à saturation, puis après on déclare la paix. La contestation sera ainsi tombée dans l’oubli. Des sages de la Bouenza se refusent de donner de la voix dans cette tragédie, parce qu’ils ne comprennent pas Ntoumi, qu’ils soupçonnent d’être un type de Sassou Nguesso. Est-ce la sagesse que de se taire devant une tragédie humaine ? Car, il s’agit bien moins de Ntoumi que de la population civile, des paysans qui n’étaient pas plus informés des préoccupations de quel qu’homme politique que ce soit.
Alléluia !
Comme a explosé un habitant de Ngangalingolo à qui je venais d’apprendre que ce matin de ce vendredi 7/10, vers 8 heures, un véhicule de commerce venait d’être incendié du côté de Taba, un village sur la nationale, juste avant Soumouna. Il a tenté de me corriger que ce fait s’est passé hier sur la piste de Mbandzandunga. Je lui dis, ce qui est d’hier, est d’hier, mais qu’aujourd’hui, il y a eu un fait analogue. Il a repris ses esprits en disant, « pourtant hier, il y a un ministre qui est passé là pour rassurer ! ». Puis il a continué en disant, « mais quel ce pays où on va se coucher le soir, c’est d’autres problèmes, et au réveil, le matin, c’est encore d’autres problèmes ! ». Il ajoute, « c’est un montage ; comment se fait-il que dans ces affrontements, il n’y a que les militaires qui meurent, et aucun ninja de tué ? C’est pas bizarre ça ? » Je lui dis que c’est effectivement bizarre. Ainsi soit-il !

 

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 12:43
SI NTUMI SEUL RESISTE, C'EST QUE SASSOU PEUT ETRE VAINCU

Le Congo est en danger du fait que Denis Sassou s'est octroyé une impunité constitutionnelle absolue pendant et en dehors du pouvoir. Tant qu'il n'est pas extradé, il pourra couler des jours heureux et paisibles au bord de l'Alima, près de ses poissons-chats, de ses bovidés, de ses caprins et de ses chevaux, en mangeant son fromage made in Oyo et en buvant son eau Okiéssi quand ce n'est pas sa bière Ndzokou. Celui qui peut désormais tuer en toute tranquillité s'offre une dévastation du Pool digne de l'éléphant, son totem et animal fétiche. Oui, c'est connu, un seul éléphant, ça vous dévaste toute une forêt, ça déracine des arbres sur son passage et ça redessine la forêt - notamment en créant des clairières... 

Lorsqu'un pays est en crise économique frisant la faillite, il faut trouver le moyen de détourner l'attention du peuple sur les vrais problèmes et ce n'est pas avec quelques fouilles inopinées chez les caciques du régime comme Jean Jacques Bouya que Sassou trouvera les milliards qui lui manquent, lui qui va se rendre en Angleterre selon une de mes connaissances. Et quoi de plus cristallisant et de plus traumatisant qu'une bonne petite guerre, moyen habile de dépeupler une région pour faciliter l'exploitation du coltan ? Nombreux me demandent si cette affaire de coltan est fondée. Lorsqu'on affirmait que la RCA possédait du pétrole et que la Séléka était venue au pouvoir en prévision de son exploitation, personne n'y croyait. Aujourd'hui, la Chine exploite le pétrole centrafricain, exploitation protégée par des soldats chinois. On a aussi parlé de l'uranium du Mali : quand Aréva exploitera les mines d'uranium du Mali, on trouvera une véritable justification à l'intervention française dans ce pays. Généralement, en Afrique, une zone de guerre concerne une ressource stratégique. La guerre, ça coûte cher. On ne la fait pas sans motifs économiques valables. Derrière toute guerre se dissimulent des motivations économiques.

Depuis le mois d'avril, dans le Pool, on assiste à une chasse à l'homme, un homme appelé Ntumi. Nous sommes en octobre et toute une armée, épaulée par des mercenaires surarmés dont des Israéliens, ne parvient pas à capturer un homme dont les troupes nsiloulous ripostent et causent des pertes à une armée en déroute qui est obligée de pilonner de pauvres civils, allant jusqu'à détruire des écoles. Sassou combat une armée fantôme qui apparaît, attaque et disparaît. Les nsiloulous se trouvent en situation de légitime défense : ils ont le droit de se défendre par tous les moyens. N'en déplaise à tous les Tsimbambéléla du Pool qui trahissent leur région d'origine et leurs frères luttant pour leur survie.

Nous avions prédit que la Bête d'Edou finirait par s'en prendre à tout le sud du pays. Denis Sassou Nguesso aurait demandé à ses troupes d'investir et de bombarder la Bouenza. Certaines de mes sources affirment que c'est calme pour le moment dans la Bouenza mais rien n'est moins sûr car si on ne trouve pas Ntumi dans le Pool en dépit d'une débauche de moyens comme des hélicoptères de combat, des chiens renifleurs, des chars de combat, Denis Sassou Nguesso trouvera prétexte d'attaquer les régions alentour. Le goût du sang des autres le pousse à toujours tuer et massacrer les autres. Nous signalons juste que Loutété que les soldats de Sassou ont occupé est dans le département de la Bouenza. Sur les berges de l'Alima, Okinga peut pêcher tranquille son ngoki, sa tortue ou son ngolo. La paix au bord de l'Alima, la guerre chez les Bakongo. Pour boire le sang des autres, les non-Mbochis, il faut aller le chercher chez ... les autres, en l'occurrence, les pauvres Bakongo, les ennemis héréditaires ! Si Ntumi se trouvait au nord du Congo, Denis Sassou Nguesso n'oserait pas l'attaquer. Rien ne doit troubler la paix des nkanis et du pêcheur Okinga.

Comment peut-on expliquer que le pasteur Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi, soit insaisissable ? Ntumi s'offre même le luxe de téléphoner longuement à l'heure où la localisation géographique peut être effectuée au-delà de cinq minutes de communication. Ntumi est une espèce de Rambo, Bible à la main gauche et Kalachnikov à la main droite. Bref, un vrai soldat de Dieu. Ce n'est pas la première fois que Denis Sassou Nguesso affronte les nsiloulous-ninjas, des as du camouflage. Nous n'avons pas souvenir qu'il les ait déjà vaincus.

La leçon de cette affaire est la suivante : si un homme, avec peu de combattants, peut mettre toute une armée avec des moyens sophistiqués en échec, cela veut dire que l'armée de Denis Sassou Nguesso n'est pas aussi redoutable et invincible qu'on le pense et que si les Congolais avaient la détermination nécessaire, ils pourraient faire échec et mat à l'éléphant. Nous n'avons pas encore essayé de le combattre. Ce n'est que lui qui nous attaque. Nous voyons tous qu'il ne s'en prend jamais au nord mais toujours au sud.

Il est temps que tout le sud s'unisse pour combattre Denis Sassou Nguesso et le renverser. Ce qui naît par les armes ne peut périr que par les armes. Il est venu par les armes ; il ne peut partir que par les armes. Qui règne par la kalachnikov ne peut perdre le pouvoir que par la kalachnikov. Face à la traîtrise éhontée d'une opposition de pacotille, à défaut et par défaut de l'insurrection populaire, il ne nous reste que la lutte armée. Si Benoît Koukébéné ne trouvait pas son inspiration dans une flaque de whisky, à ce qu'il nous a été rapporté, il pourrait mettre ses paroles en exécution et renforcer en hommes et en moyens le soldat Ntumi, le soldat de Dieu pour faire tomber le grand ndzokou une fois pour toutes...

 

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