Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 17:43

Relayée par le commentaire de l’hebdomadaire La Griffe n°329 du 5 au 13 avril 2017, la vidéo de Claude Ernest NDALLA, alias Graille, publiée sur les réseaux sociaux, a révélé que Marien Ngouabi avait utilisé le « socialisme scientifique comme une arme qui devait permettre au Nord Congo de rattraper le retard économique qu’il avait sur le Sud ».
N’en déplaise; le Conseiller politique du geôlier en chef de la prison Congo qui, dans sa gouape, pense que cet éclairage est une réécriture de l’histoire politique du Congo dans un langage simpliste, il est clairement établi que par cette annonce détournée à la fille et à son père par des journalistes amis des victimes du Pool (à croire les propos de Patrick YANDZA publiés dans l’hebdomadaire LE PATRIOTE n°426 du 25 avril 2017), NDALLA Graille voudrait, au crépuscule de sa vie, embellir notre aurore démocratique. Que la politique ne fasse plus au Congo comme ils l’ont faite. Soyons donc rassurés que l’homme ne fuit pas les débats. Il est capable de démontrer par les faits et gestes de ses amis marxistes en treillis, le côté obscur et cynique de cette vilénie. L’OBUMITRI (Oligarchie BUrocrato-MIlitaro-TRIbaliste) a trop fait de ravages dans le pays. S’il avait été l’un des leurs, Ndalla a cessé de comploter contre ses parents qui souffrent énormément dans le département du Pool dont il est originaire. 

 

En effet, le décryptage de certains faits démontre finalement, que tous les chefs d’Etat, originaires du Nord Congo, ont respecté ce monstrueux programme. Du Président Marien NGOUABI, initiateur du projet, à Sassou Nguesso, le fidèle continuateur et l’homme des actions concrètes ; sans toutefois oublier Yhomby qui ne voulait pas rater le début, ces Président dis-je, ont mis en œuvre une stratégie de développement du Nord Congo s’appuyant sur l’humiliation, la frustration et le carnage des peuples du Pool. Ils ont instillé le discours de haine sur les attitudes (bonnes ou mauvaises) des peuples du Pool pour motiver l’animosité d’autres compatriotes à leur égard. Pour eux, le mukongo est républicain lorsqu’il est mort, soumis ou dressé contre ses parents, s’il oppose une résistance, il est contre la paix et le bonheur de tous les congolais, il faut donc l’éliminer par tous les moyens ! NTOUMI est la parfaite illustration.
 

A la vérité, si je peux comprendre l’idée de rattraper le retard de la partie Nord Congo ; parce qu’évidemment le Congo, ce sont les 342 000 km² qui doivent se développer de façon harmonieuse, je suis cependant très sceptique sur la manière adoptée par les défenseurs de cette vision démoniaque.
Etait-il nécessaire que ce développement se fasse sur la destruction morale, économique, financière et physique des peuples du Pool ? L’analyse des faits démontre en effet que ce sont les malheurs du Pool qui nourrissent le développement du Nord. L’on peut se rappeler des anzimbas envoyés par Ngouabi dans le Pool pour assassiner les populations au motif qu’il fallait, dit-on, venger les victimes des tristes événements de 1959 ; les histoires des coups d’Etat permanent perpétrés, par les fameux hommes du Pool et dont les procès devaient, indubitablement, déboucher sur le carnage des condamnés et des innocents (les cours martiales et les exécutions du petit matin de Yhomby) ; les massacres des populations du Pool en 1998 au motif fallacieux qu’il fallait à tout prix éliminer NTOUMI, le jaloux du pouvoir ; le largage des bombes lacrymogènes dans les quartiers sud de Brazzaville pour avoir simplement dit, comme les autres, non au changement de la constitution ; les massacres et les destructions des biens des populations du Pool depuis avril 2016, au motif d’élimination de NTOUMI, cette fois ci, qui conteste de la victoire de Sassou-Nguesso. 

 

Comment donc, le développement d’une partie du pays peut-il se nourrir des malheurs d’une autre partie du même pays ? L’expérience est unique au monde ! C’est ici que je m’en prends avec véhémence à tous les enfants du Pool qui ont, de façon consciente ou inconsciente, soutenu le système très déterminer à anéantir le Pool avec sa population pour développer le Nord. Pourquoi; chers frères (Ndalla compris) et chères sœurs (la fille Ndalla la mercantile comprise aussi) avez-vous participé à ce drame politique sans vous remettre fondamentalement en cause ? Au nom de quoi, pouvez-vous justifier votre complicité coupable ? Les privilèges, la peur de mourir ou le reniement de votre appartenance ? Dans tous les cas, la postérité n’oubliera pas votre traîtrise historique. Oui, vous avez trahi en soutenant et en accompagnant ce système qui a causé tant de malheurs dans le Pool pour développer le Nord. Ils nous ont simplement divisés pour leur fictif règne éternel.
 

Maintenant que le retard a été rattrapé, que reste-il à faire encore ? L’’élevage des bœufs s’est bien développé à Oyo et dans les localités environnantes, l’eau OKIESSI se vend bien partout dans le monde, les poissons se vendent mieux, le fromage se vend aussi bien, l’usine du manioc nourrit les Congolais, l’hôtel Alima abrite dans un cadre normal les investisseurs intéressés par les offres de la Zone Economique Spéciale, la grande clinique d’Oyo devient une référence en Afrique, l’aéroport d’Ollombo développe l’économie du Nord, l’électricité a amélioré la qualité de vie, les fêtes s’organisent bien, les artistes dansent nuit et jour pour le bien-être du pouvoir, etc. Il ne reste qu’aux traîtres du Pool d’aller trouver le bien-être dans le Nord qu’ils ont bâti ensemble avec eux en détruisant leurs terres d’origine. 
A tous ceux et à toutes celles qui, par conviction, par ironie ou jalousie, ont longtemps cru que le peuple du Pool était un peuple têtu ou jaloux du succès des autres, je crois qu’ils ont compris l’agenda caché du système OBUMITRI. La nonchalance de la population du Nord à s’impliquer dans la lutte pour l’idéal démocratique au Congo se trouve ainsi justifiée. Il faut bien sécuriser les acquis. 
Et comment donc garantir la sécurité desdits acquis ? Par la violence ou par la paix ? Si les malheurs des peuples du Pool ont développé le Nord, quelle autre partie du pays, garantira la sécurité des acquis de ce développement esquinté par Sassou et ses acolytes ? Les Plateaux assurément, puisque les massacres ont commencé avec les assignations à résidence de la population de Lékana. Chimères !
C’est vraiment dommage que les peuples d’autres départements comprennent à l’envers le combat des peuples du Pool. Ils n’ont jamais été contre ou jaloux du développement du Nord Congo, mais la manière n’a pas été la meilleure, parce qu’il s’agit de leur vie. Lutter pour la vie, c’est un combat normal et noble qu’ils mènent même si le couteau est posé à la gorge. 
Je comprends que ça fait mal, mais il faut le dire en toute sincérité pour stigmatiser la cruauté tribale des tenants du pouvoir au Congo.


Mwang’ Milongui, Muna Kérika

Repost 0
Published by Mwang’ Milongui, Muna Kérika - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 17:15
MA REPONSE A MWANGOU SUR SON IDEE D'UN ETAT CONFEDERAL...

Cher grand-frère, bonjour. Il est évident qu'un jour se posera avec plus d'acuité la question du vivre ensemble au travers du partage des mêmes valeurs - même si elle se pose déjà à une petite échelle aujourd'hui. On ne bâtit pas une république harmonieuse en excitant les différences mais plutôt en cultivant les ressemblances, les droits et devoirs de tous. Même une grande nation comme la France n'est pas à l'abri d'une telle attitude de régression sociale avec la menace du Front National qui se trouve au pied du pouvoir. Si Marine Le Pen prend le pouvoir en France, il y aura une discrimination au sein même des citoyens français catalogués en Français de souche et autres Français avant même que les immigrés ne subissent la férule de la haine raciale. Au Congo, nous sommes encore loin de ressembler à ce que l'on peut appeler un Etat de droit : pour qu'il y ait un Etat de droit, il faut que le droit libre de toute pression, indépendant, prime sur la force brute. Or, ce n'est pas le cas au Congo. Qu'on fasse taire en les jetant en prison les candidats qui ont devancé Denis Sassou Nguesso à l'élection présidentielle ne me surprend donc pas : la dictature a peur de la vérité ; c'est pour cela qu'elle l'embastille. Elle redoute les revendications populaires ; c'est pour cela qu'elle commet des massacres de masse.

Il y a un travail important à faire avant qu'un conglomérat de peuplades, de tribus ou d'ethnies devienne vraiment un PEUPLE. On peut vivre ensemble sur le même territoire - sans constituer un PEUPLE (les esclaves aux Antilles n'ont pas constitué un peuple à l'époque de l'esclavage) - même avec la prétention d'un Etat républicain ou d'un Etat de droit. Les peuples ont toujours été la construction de grands personnages. Chez nous, au contraire, on excite la différence, le rejet de l'autre en transformant les droits de tous en privilèges ethniques. Dialectiquement parlant, quelque chose n'a pas pris lors de la genèse du Congo en 1960 et nous colportons cette contradiction dialectique jusqu'à aujourd'hui. Aux yeux de l'histoire, Denis Sassou Nguesso est un ANTI-ROI. Il fait exactement le contraire de ce que ferait un grand roi dont la mission est de transformer des différences ethniques en peuple uniforme. Force est de constater que chez nous l'identité ethnique prime sur l'identité nationale ou républicaine et c'est un indicateur qui ne trompe pas. Cela veut dire que le souverain monarque travaille plutôt à défaire la nation, la république, l'Etat de droit qu'à forger un PEUPLE.

Non, toutes ethnies confondues au Congo, nous ne partageons pas les mêmes valeurs mais que faisons-nous pour les harmoniser ? C'est là, le travail de l'Etat et des intellectuels que de les harmoniser, de renforcer le sentiment général d'appartenance nationale, d'identité républicaine par delà l'appartenance ethnique ou tribale. LA FONCTION PREMIERE D'UN VRAI SOUVERAIN EST DE FACONNER UN PEUPLE EN FORGEANT L'UNITE AU SOUFFLE DE LA JUSTICE ET AU FRACAS DE L'ENCLUME DU DROIT.  Au contraire, les gouvernements successifs tant du sud que du nord - ont exacerbé les différences - avec un pic sous le régime actuel de Sassou.

Il y aura toujours des ethnies qui se feront défiance y compris dans un Etat confédéral - même si nous reconnaissons qu'au sud, nous avons un plus GRAND respect de la vie humaine, de la propriété privée et une plus grande homogénéité culturelle par delà les proximités identitaires. Nous avons malgré les souffrances conservé notre kimuntu. Jamais un président originaire du sud n'est allé bombarder une région au nord du pays. Nous, descendants de l'empire Kongo, étions déjà civilisés à l'arrivée des Mindélés en 1483. Nous avions des royaumes, des ministres, une justice, un contrôle de la propriété foncière, une gestion des ressources, une pseudo-industrie produisant du velours, de la soie, du verre, du fer, de l'aluminium, du cuivre. Nous avions déjà nos marmites en aluminium quand les Portugais sont arrivés à la fin du XV ième siècle. On ne peut pas en dire autant du nord où les tendances belliqueuses ont empêché toute coalition en royaume. Le royaume téké était un poste avancé de l'empire kongo. 
On ne refera pas l'histoire mais il est bon de la rappeler. Hélas, les Occidentaux en 1885 n'ont pas pris en compte les unités ethnologiques homogènes pour créer les nouveaux Etats ; les choses auraient été plus simples - même elles n'auraient en rien garanti l'absence de conflits, de guerres de conquête du pouvoir entre sous-ethnies d'une même grosse ethnie. L'Europe quant à elle est bâtie sur des soubassements culturels homogènes et, la culture européenne a épousé le même socle démocratique et républicain. En Afrique, en dépit du travail important d'ethnologues et d'explorateurs, le découpage des Etats a été sauvage. Nous n'avons même pas eu véritablement l'occasion de fondre nos différences en une identité unique faites de nos ressemblances quand les indépendances ont été accordées - encore que si toutes les ethnies s'étaient rassemblées dans des guerres de libération pour chasser le colon, il en aurait résulté des Etats plus solides, plus ethno-solidaires et l'émergence d'un PEUPLE eût été plus aisée.

Un Etat confédéral atténuera à coup sûr les problèmes d'antagonismes ethniques, de rivalités instrumentalisées sur fond identitaire. Mais comment l'instaurer  quand le monde est sourd et aveugle au drame qui frappe le Pool et le Congo ? Qui en prendra l'initiative ? Qui aura le scalpel du confédéralisme pour transformer le Congo en Confédération ? Faudra-t-il une autre conférence de Berlin ?  Modeste Boukadia qui portait cette revendication se meurt en prison - sans que les nations civilisées ne s'en émeuvent. L'Occident est adepte de l'intangibilité des frontières - surtout quand il s'agit de pays serfs (la France opposera son veto à toute tentative de diviser le Congo - sans sa permission car le Congo est SA chose, SA créature). Aussi, en Afrique, on peut compter sur le bout des doigts l'apparition de jeunes Etats. Et la division n'arrête pas toujours les tensions ethniques.  On a tous en tête l'exemple du Soudan divisé en deux Etats nord et sud-Soudan. Cependant, le sud-Soudan est encore en guerre contre le ... sud-Soudan ! Tant qu'il y aura deux ethnies différentes, nous pouvons nous attendre à de l'ethnodiscrimination.

Il est navrant et désolant qu'on s'en prenne au peuple lari comme vous le dites mais il faut qu'on se dise qu'on attaque toujours les symboles, les porte-drapeaux de la résistance, les combattants de la liberté, les groupes leaders dans le combat pour la liberté. Or, le Pool est la région-mère de la résistance politique depuis des siècles, avec une illustration marquée et distinguée pendant la lutte pour l'indépendance de notre pays.

Nous avons bien applaudi à l'indépendance. Hélas, l'ennemi colonial, en intronisant l'amalgame du différentiel kimuntien, nous a tendu un piège. La leçon que nous devons retenir aujourd'hui est la suivante : quand la violence rencontre la civilisation, c'est le plus violent qui l'emporte, qui gagne en soumettant l'autre (aussi, il faut parfois, qu'en face de la violence barbare, que la civilisation se fasse violence civilisée). Notre kimuntu a joué contre nous. Les violents saccagent désormais notre pays. Nous sommes victimes de notre kimuntu face à la sauvagerie et de la barbarie de l'ethnie-Etat.

Oui, le Pool et les Laris souffrent mais dans le Pool m'a-t-on dit, il n'y a pas que les Laris - même s'ils majoritaires. Et il faut savoir que dans l'esprit de Denis Sassou Nguesso et de celui de tous les membres de l'ethnie-Etat, le Mukongo est assimilé sudiste et non juste lari. La conspiration pour conserver le pouvoir au sein de l'ethnie-Etat a pour ciment une instrumentalisation de la haine du Mukongo qui dépasse largement le spectre des Laris car le Mukongo renvoie à tout originaire du sud.

Nous avons un problème de mixité spatio-ethnique : si des Mbochis vivaient dans le Pool, on n'assisterait pas à de tels pilonnages aériens et terrestres car Sassou n'aurait pas pris le risque de casser la coalition mbochie ; il sait que rompre la cohésion identitaire qui se fait toujours au détriment de l'autre, de celui qui est différent, et attaquer les siens,  c'est commettre un suicide politique. Certes, il y a une plus grande mixité ethnique au sud où toutes les ethnies vivent en harmonie sous le moule du kimuntu mais je défie quiconque de dire qu'il en est la même chose au nord. Il s'agira un jour de rendre chaque mètre carré de notre pays attractif pour toutes les ethnies. Facile à dire qu'à faire quand on constate que déjà la capitale Brazzaville est ethno-occupée spatialement, les nordistes au nord de la capitale et les sudistes au sud de celle-ci. Cette occupation spatiale permet tout de même une mixité matrimoniale mais l'adhésion clanique ne simplifie pas les choses.

Il y a eu de graves erreurs historiques qui entravent encore aujourd'hui le progrès, l'harmonie de notre jeune république. Il est vrai qu'on peut céder à la facilité, au confédéralisme, à la division du pays en deux ou plusieurs Etats mais  on oublie bien vite que la plus grande portion démographique du pays se trouve au sud dans les grandes villes. Si l'hypothèse divisionniste l'emporte, je crains qu'on ne verse dans la guerre civile car il faudra bien obliger certains à remonter vers le septentrion. Et cette barbarie de plus sera la plus sanglante, la plus meurtrière, la plus destructrice. Non, je pense qu'il y a des modèles moins dramatiques. Pour cela, il faut commencer par refonder l'armée pour qu'elle ne soit pas entre les mains d'un individu qui l'aura pourvue de membres de son ethnie pour la défense de l'ethnie-Etat. La démocratie se brise sur le fracas des armes. Il faut donc dompter la kalachnikov, du moins, l'éduquer. La violence vient d'une source, la même qui se refuse à toute velléité démocratique. C'est là le coeur de nos problèmes. Tant que l'armée sera une ethnie-armée, nous ne nous en sortirons pas. Le premier pas de la nouvelle république, du Congo de demain, sera de domestiquer la force armée qui est aujourd'hui détenue par des sauvages, des barbares, des assassins, des génocidaires pour ensuite faire du droit la première des forces sociales.

 

              LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM)
commenter cet article
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 18:57
NOUS DENONCONS LA VIOLENTE AGRESSION EN COURS DANS LE POOL

Nous savons que ce qui se passe dans le Pool n'est pas du tout justifié du point de vue de la raison - ou même de la politique car le régime dictatorial du monstre de l'Alima n'est pas du tout menacé par le pseudo ennemi mukongo : une fausse protestation localisée à Brazzaville dans l'espace et dans le temps, à propos des faux résultats de l'élection présidentielle, ne peut justifier une guerre contre une partie de notre territoire, une atroce agression déclenchée par l'Etat congolais, un génocide dans le Pool contre des civils innocents. Nous savons que le 4 avril 2016, c'est le régime de Denis Sassou Nguesso qui a créé des troubles à Bakongo pour braquer la cour constitutionnelle obligée de valider de faux résultats la kalachnikov à la tempe. Au quotidien, les policiers de l'ethnie-Etat, les bébés noirs, entre autres barbouzes, en font bien pire mais ce n'est pas pour autant que Denis Sassou Nguesso déclenche la guerre à Talangaï, à Mikalou ou à Ouenzé. Le prétexte Ntumi était pensé, préparé, voulu pour dévaster le Pool, achever l'opération Mouébara I. Cela n'a rien à voir avec Ntumi. La première opération  Mouébara qui a déclenché un holocauste dans le Pool n'avait rien à voir avec le pasteur Ntumi mais avec la haine sempiternelle que Denis Sassou Nguesso voue aux Bakongo. Des populations s'agitent à Djambala ou ailleurs dans le nord du pays  - sans que cela ne déclenche les foudres de Zeus dans ces régions.

Denis Sassou Nguesso avait besoin d'un prétexte pour raser le Pool dont tous les villages ont été rayés de la carte. Cela ne peut s'expliquer que par la haine du Mukongo érigé en ennemi pour cimenter la coalition du nord autour du pouvoir. Sans la haine du Mukongo, comment pourrait donc subsister la cohésion de l'ethnie-Etat ? L'ethnodiscrimination cimente la dictature et, de temps en temps, il faut amplifier cette haine instrumentalisée - par des guerres, des génocides, déjà que les sudistes n'ont pas voix au chapitre au niveau de l'emploi, de l'armée, de la police, de la gendarmerie, de la fonction publique, etc. les membres de l'ethnie-Etat contrôlent toutes les strates du Congo. Nous assistons à un phénomène qui est pire que le nazisme et l'apartheid.

Nous avons appris qu'il se déroule dans le Pool au moment même où nous écrivons ce texte  une agression armée d'envergure soutenue par la milice de l'ethnie-Etat et par les mercenaires venus de l'étranger - notamment de l'Angola - alors même que Dos Santos avait juré de ne pas se mêler des problèmes internes du Congo. Nous espérons que cette nième tentative guerrière échouera. On nous apprend que le pasteur Ntumi est encerclé par la "faiblesse publique" renforcée par les mercenaires angolais. Cette offensive bombarde tous azimuts la forêt de Bangou. Nous attendons de plus amples informations dans les heures qui suivent.

Nous dénonçons fermement les attaques disproportionnées du régime Sassou & PCT à l'encontre des Ninjas-Nsiloulous, des FALC, qui ne ripostent qu'en parfaite légitime défense. Nous comprenons que l'honneur de monsieur Denis Sassou Nguesso en prenne un coup car sa soldatesque ne parvient pas à arrêter un pauvre pasteur qui n'a pas les mêmes moyens qu'un Etat. Cependant, nous lui conseillons la retenue et la raison : va-t-il détruire tout le sud du pays en commençant par le Pool au prétexte de capturer ou de tuer le pasteur Ntumi ? Ne suffit-il pas qu'il ait volé le verdict des urnes pour encore se permettre de massacrer de pauvres paysans ? 

Il est temps de résoudre cette crise par la politique. Il est évident que le monstre de l'Alima se sait protégé par SA fausse constitution qui lui garantit une impunité absolue quels que soient les massacres, les génocides qu'il perpétrera dans notre pays mais qu'il se dise bien que la force n'a toujours jamais le dessus et qu'il arrivera qu'elle ne prévale plus.

Denis Sassou Nguesso avait besoin de détourner l'attention du peuple congolais sur un dérivatif afin qu'on ne parle plus de la fraude électorale précédée d'une fraude constitutionnelle. Il est aisé de comprendre que construite sur la haine du Mukongo, la solidarité au sein de l'ethnie-Etat a besoin de transformer constamment le Mukongo en ennemi - afin de cimenter les forces du mal et de l'arbitraire. POUR QUE VIVE ET SURVIVE L'ETHNIE-ETAT, IL FAUT SE COALISER AUTOUR DU MASSACRE DES BAKONGO. Sans cette haine instrumentalisée, ce régime ne survivrait pas un seul jour de plus.

La bête de l'Alima tient absolument à nous laisser la haine en héritage. Il croit que la force armée fera toujours la loi et qu'il pourra compter sur la division de notre pays pour que son camp s'enracine  au pouvoir ad vitam aeternam. Hélas, l'histoire nous a appris qu'il se produit souvent des retournements insoupçonnés. Ceux qui l'accompagnent dans cette nazification du Congo seront tenus demain pour responsables des crimes contre l'humanité qui sont commis dans notre pays qui tombera un jour dans une atroce guerre civile. Chacun rendra des comptes. En attendant, Kinzinza Kia Nzambi doit résister aux assauts du Diable...

 

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

.

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM)
commenter cet article
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 21:43
FRANCE/DIASPORA CONGOLAISE/URGENT : APPEL AU RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A NOTRE FRERE DE LUTTE SAMBA KEVIN

SOUTIEN A SAMBA KEVIN

URGENT : APPEL AU RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A NOTRE FRERE DE LUTTE
SAMBA KEVIN convoqué A L’HOTEL DE POLICE DE CERGY CE 25 AVRIL 2017 A 10 H00 précises

Nous appelons tous les patriotes, les républicains et les combattants de la lutte contre la dictature crapuleuse du Congo Brazzaville et la diaspora militante dans son ensemble à se mobiliser massivement demain matin dés 9 heures pour un sit in, devant l’hôtel de police de Cergy en soutien à notre camarade de lutte qui sera entendu par les forces de l’ordre dans le cadre de notre lutte.
Nous vous attendons très nombreux !
L’adresse Gare de Cergy préfecture direction Cergy le haut. Ensuite l’hôtel de police se trouve à 5 minutes de la gare.

A paris le 24/04/2017
La Diaspora congolaise

Repost 0
Published by Diaspora congolaise - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 18:21
FRANCE/ELECTION PRESIDENTIELLE : NOUS SALUONS L'ELIMINATION DE FRANCOIS FILLON

A l'assemblée nationale française, le Lion De Makanda a posé les bases d'une nouvelle façon de changer les choses en Afrique pour lutter contre les dictatures qui étranglent nos peuples : faire tomber par l'arme du vote les alliés français des dictateurs africains agissant dans une conspiration appelée Françafrique. J'avais appelé à un "vote intelligent", il y a plus d'un an, - lorsque l'on détient la carte d'électeur en sa qualité d'AfroFrançais. Il s'agissait dans mon esprit d'affaiblir les alliés extérieurs - notamment français - du monstre qui écrasait notre peuple. Force est de constater que j'ai été entendu. Je prends à témoin mon cadet Mwinga Biango qui m'avait invité. Il ne s'agit plus de ne voter que pour la politique intérieure de la France mais aussi de chercher à en influencer la politique extérieure. Il y va du soutien des dictateurs, de l'exploitation des matières premières et  de la chaîne esclavagiste monétaire du franc cfa.

Nous avons les résultats du premier tour de l'élection présidentielle française de ce 23 avril 2017. Il s'agit dans cet article de féliciter les AfroFrançais et AfroVotants à cette élection qui ont fait battre François Fillon en propulsant au deuxième tour Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Le cheval en lequel j'avais misé, Jean-Luc Mélenchon, n'est pas au deuxième tour. Cependant, son score est très satisfaisant et pour l'avenir, ses idées ne feront que grandir. La prochaine élection présidentielle pourrait être la bonne. Qui sait ? L'expérience Macron aura intérêt à ne pas décevoir les Français en général et les AfroFrançais en particulier. La défense des intérêts de la France peut bien se concilier avec la démocratisation de l'Afrique, sans ingérence, sans soutien aux dictateurs - parce que l'Hexagone prendrait parti du soutien des aspirations populaires.

Il a fallu faire battre François Fillon, allié assumé de Denis Sassou Nguesso et des dictateurs africains. Désormais, les hommes politiques français sont avertis : nous jugerons la façon dont ils s'accommoderont les dictatures africaines. Il faut changer les choses en France car nous savons qu'elle est faiseuse de roi chez nous. Les Africains aspirent à un changement  en Afrique. Ils savent que désormais il faudra agir avec sa carte d'électeur en France pour espérer changer les choses sur le vieux continent.

Cette élection est un séisme politique qui explose les partis traditionnels qui se sont partagés le pouvoir pendant toute cette cinquième république, avec à la clé une traîtrise au détriment du peuple et en faveur des puissants, du monde de l'argent. Nous assistons à un effondrement des partis traditionnels pour excès de trahison. L'arrogance des seigneurs a été mise à mal. Désormais, les seigneurs savent que quelque chose a changé. Les Français aspirent à un renouvellement de la vie politique dans leur pays. Les Africains appellent à un changement des relations entre la France et les dictateurs africains.

Si son destin se confirme, Emmanuel Macron a mission de sceller la rupture en nous aidant à nous débarrasser des vieilles canailles politiques comme Denis Sassou Nguesso, l'homme qui est à lui tout seul une arme de destruction massive pour son propre peuple. S'il se dérobe à cette tâche, il ne fera qu'un mandat. Nous scruterons sa politique et ses accointances africaines. Nous avons bon espoir et presque une certitude que les démocrates porteront Emmanuel Macron à Elysée. Ce jeune homme a une mission à accomplir : il peut très bien concilier les intérêts de la France et la démocratie en Afrique. Quels sont donc ces intérêts français au Congo et ailleurs en Afrique que la démocratie ne pourrait garantir - pour que l'Elysée ne veuille traiter qu'avec des dictatures ? La France est bien en affaires avec des démocraties en Europe - sans que cela n'entache ses intérêts. Il n'y a pas de raison qu'en Afrique elle préfère s'acoquiner des dictatures.

Emmanuel Macron doit savoir que la conscience politique des AfroFrançais a changé : désormais, nous exigeons le changement en Afrique parce que nous avons vocation à rentrer chez nous vivre nos vieux jours dans des pays apaisés par la démocratie : il y a aussi des immigrés qui veulent rentrer chez eux.  Et, en dépit des dictatures, nombreux repartent en Afrique. Cela, on ne le dit pas assez.

Comme on dirait au Pool qui souffre sous les bombes assassines de Denis Sassou Nguesso - sans que le monde dit civilisé ne s'en offusque : KU MPUTU, POLITIQUE IKUBIRI !

 

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU.

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 13:11
FRANCE/ELECTION PRESIDENTIELLE : ET SI CHRISTOPHE BARBIER AVAIT VU JUSTE ?

Celui qui avait dit que la propagande est à la démocratie ce que l'usage de la force est à la dictature avait certainement raison. Même en soi disant démocratie, il est possible de manipuler l'opinion pour qu'un homme qui a moins de quarante ans et qui n'a en fait que quelques années en politique devienne très populaire pour caracoler à la tête des sondages. A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle française, nous assistons en France à une étrange situation qui montre que des forces manipulatrices sont à l'oeuvre pour orienter le choix des électeurs français vers le candidat choisi par le système. D'abord, les affaires qui essaient de ternir l'image de François Fillon et celle de Marine Le Pen à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, des affaires qui portent atteinte à leur dignité, à leur crédibilité. Et il y a ces sondages qui maintiennent Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour. Manoeuvre habile pour pousser les électeurs vers un vote dit "utile" car l'électeur peut se dire que se disperser sur les autres candidats serait comme si sa voix n'avait pas été essentielle. Or, les journalistes corrompus des grandes chaînes de médias qui insistent sur cet aspect oublient d'indiquer qu'il y a un deuxième tour. A quoi cela sert-il de voter contre ses convictions dès le premier tour - alors que l'on sait pertinemment qu'il y a un deuxième tour ? Pourquoi ne pas attendre le second ? C'est que le système (des 200 familles qui possèdent la France) a peur qu'un président français qu'il ne contrôle pas prenne le pouvoir. Il faut donc orienter le choix de l'électeur dans un certain sens - dès le premier tour. La Gauche et la Droite classiques ressemblent à deux portes différentes, une à gauche et une à droite, qui conduisent au même abattoir socio-libéral. Or, le peuple a désormais compris la manoeuvre. L'élite doit donc innover pour éviter que les extrêmes ne prennent le pouvoir en France. Goldman-Sachs a lancé la fusée Macron pour la mettre en orbite en 2017. Reste à savoir si la manoeuvre sera concluante...

Si les sondages étaient des prophéties (heureusement qu'ils ne le sont pas), François Fillon ne serait pas au deuxième tour de l'élection présidentielle. Minée par l'affaire du contrat virtuel de son épouse Penelope, sa campagne stagne - même si elle progresse un peu. Il y a ensuite eu l'affaire des costumes. Quelqu'un cherche absolument à faire couler François Fillon pour voir le triomphe d'Emmanuel Macron. On peut parler d'une élection sous influence. C'est la première fois en France qu'on assiste à une telle immixtion poussant les Français à se départir de leurs convictions afin d'aller à l'essentiel dès le premier tour.

Quel contexte pouvait faire que la donne politique change afin que François Fillon se retrouve au deuxième tour ?  Face à cette impasse, Christophe Barbier, le journaliste éditorialiste de l'Express, avait dit qu'il fallait des attentats en France pour faire oublier le penelopegate afin de permettre à François Fillon de gagner l'élection présidentielle française. Tollé de la presse et des Français. Et s'il avait vu juste ? Aujourd'hui, ses prédictions sont d'actualité. Daesh se mêle ouvertement de l'élection présidentielle française. Peut-être pas : il peut s'agir d'un complot intérieur. qui sait ? A trois jours du premier tour de l'élection présidentielle française, un attentat frappe la police. Bilan : un policier blessé et plusieurs autres blessés. François Fillon apparaît à la télévision dans une posture présidentielle nimbée d'autorité. Reste à savoir si cet attentat de plus permettra de faire oublier le penelopegate. Il a trouvé une situation en or pour vendre son expérience de premier ministre - comme s'il fallait avoir fait de vieux os pour devenir président de la république. Cet attentat pouvait aussi mobiliser pour Marine Le Pen qui associe dans son programme immigration et terrorisme.

En conclusion, les sondages publics devraient être interdits à cinq mois d'une élection présidentielle afin de ne pas peser sur le suffrage universel car nous savons tous qu'ils sont truqués parce qu'il est possible de les acheter comme l'avait expliqué Philippe De Villiers.

Pour ma part, j'invite les AfroFrançais à barrer la route à François Fillon dès le premier tour de l'élection présidentielle française : il faut écarter cet ami des dictateurs africains comme Denis Sassou Nguesso. Ne vous laissez pas distraire : il faut absolument que cette élection envoie le message suivant : DESORMAIS, NOUS BARRERONS LA ROUTE DE CEUX QUI SOUTIENNENT LES DICTATEURS AFRICAINS EN FRANCE ET EN EUROPE. Que votre carte d'électeur devienne une redoutable machine à remodeler la politique extérieure de la France ! S'ils se rendent compte que soutenir des dictateurs peut leur coûter une carrière politique, ils y réfléchiraient à deux fois avant de le faire...

 

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 18:19
MWANG’ MILONGUI, MUNA KERIKA : " MBUTA MUNTU, DEBATTONS ENCORE... "

 

Mon cher MWANG’ MILONGUI, MUNA KERIKA,

quand vous dites que la force de l'argument doit prendre le dessus sur l'argument de la force, cela dépend du contexte : en démocratie pure, oui, mais en dictature, il faut croire que ce n'est pas très approprié. La force ne respecte que l'argument de la force. Nous l'avons vu à l'épreuve en Gambie. La force de l'argument doit s'appuyer sur une volonté politique et sur une détermination populaire prêtes à risquer le face-à-face de la rue.

Ceux qui liront votre article conviendront que vous spécifiez bien que Denis Sassou Nguesso avait préparé militairement l'argument de la force pour écraser la force de l'argument. Oui, il faut croire en la force de l'argument mais que vaut la force de l'argument quand elle se retrouve face à l'argument de la force ? Vous avez peur de redouter le recours à la force armée car il est vrai que l'expérience a montré que l'armée, mieux structurée, possédant en plus un argument canon pour imposer sa volonté, a toujours abusé de la volonté populaire au travers de coups de force. Il s'agit de se demander comment on peut pacifier le canon qui braque un Etat pour ensuite prendre en joue son propre peuple. Si nous trouvons le moyen de résoudre cet algorithme, nous pourrions crier sur les toits avoir réussi à faire un grand pas vers la démocratie, c'est-à-dire, la force de l'argument.

Il y a cinq variables dans cet algorithme ; les partis politiques, l'Etat, le peuple, l'armée et la loi. Si l'armée devient l'Etat (armée = Etat) en saupoudrant le processus par un semblant de pluripartisme, il faut au moins que le peuple s'accapare la loi pour que le jeu soit équilibré (peuple = loi). Or, vous constatez que la loi de la force devient force de loi quand l'armée et l'Etat se confondent dans le cas d'une dictature militaire comme c'est le cas dans notre pays. Et même la loi (cour anticonstitutionnelle) s'incline - même si tous les magistrats ne sont pas pour la dictature. Il faut une sixième variable de la même nature que l'armée mais qui vienne du peuple que j'appelle une insurrection armée pour tenter d'équilibrer cet algorithme. C'est là où le Général Jean Marie Michel Mokoko a suscité de l'espoir mais en vain. Ah, si le pasteur Ntumi avait les moyens de renverser les crocodiles du PCT et leur pachyderme de l'Alima, vous comprendriez ce que je veux dire. C'est peut-être pour cela que la Bête de l'Alima veut absolument éliminer la seule potentialité armée qui pourrait opposer une résistance militaire. Je l'avais prédit. Il est parfois douloureux d'avoir raison.

Sur les prisonniers politiques, c'est toujours l'argument de la force qui veut faire taire la force de l'argument. C'est vrai que l'excès dénote d'un bug dans le maniement de la force. Il faut enfermer un argument qui parle ou le faire taire à jamais en l'expédiant ad patres. Nous avons atteint une espèce d'hyperbole dans la force de l'arbitraire et l'arbitraire de la force. Il arrivera bien un moment où la descente s'amorcera. C'est inévitable.

De mon humble avis, il faut passer par une phase douloureuse pour que la force de l'argument s'impose enfin. En attendant, il faut former les esprits, la démocratie n'étant pas une génération spontanée. Après le coup d'Etat de 1997, il a fallu abattre un gros travail pour que notre peuple englué dans des problèmes de l'ordre de la survie se remobilise autour de ses droits. Nous avons battu le pavé, passé des nuits blanches pour faire entendre la voix échaudée des démocrates en fuite face à la tyrannie de la Kalachnikov. C'est à Lyon que ce mouvement de la résistance a commencé avec la RESCO. Nous étions quelques Congolais au milieu de centaines de Français. Comme nous avions honte à cette époque au milieu des militants de l'association Survie et ATTAC ! Aujourd'hui, vous pouvez  mesurer l'engouement de nos compatriotes pour la cause nationale.

Pour le malentendu, prenez-le comme dissipé car, nous ne reprochons pas à Guy Brice Parfait Kolélas d'avoir fait preuve d'ambition en brisant une alliance qui penchait plus du côté des intérêts du PCT que du MCCDI. C'est de la bonne "trahison", celle-là : il n'y a que le PCT et Sassou qui en souffrent. Quant à l'autre situation, si les militants du Youki ont compris leur leader, c'est plus important que le reste. Je comprends qu'il y avait ambiguïté à reconnaître une "désinstitution" anticonstitutionnelle pour ne pas avoir renouvelé son tiers. - pour ensuite ne pas lui reconnaître son MAUVAIS (pour ne pas dire bon) DROIT. Tout était biaisé dès le départ. Okombi et Mokoko ont simplement cru que l'argument de la loi (anticonstitutionnelle avec canon braqué sur le droit) avait force de droit.

J'entends respecter la saine ambition personnelle politique. Par saine, il faut entendre celle qui ne pèche pas en se hissant au sommet au détriment du peuple. C'est humain. C'est institutionnel. C'est politique. C'est historique.

En ce qui concerne les soutiens hexagonaux de cette monstruosité dictatoriale qui dévore notre peuple de l'intérieur, c'est la première fois en France que les AfroFrançais voteront en tenant compte des enjeux de politique extérieure, un travail que j'ai amorcé à l'assemblée nationale française, le 9 janvier 2016. Si on pouvait faire tomber François Fillon, ça serait déjà ça. On y travaille.

En ce qui me concerne, ma stratégie signifiée était d'affaiblir le régime en le battant à son propre jeu rendu jeu propre. Que la cour anticonstitutionnelle ait statué le fusil à la tempe ne change rien. Sassou aurait pu faire comme Kabila sur l'autre rive du fleuve en n'organisant pas les élections. Vous savez que nous n'avons pas les moyens de lui faire rendre gorge. Cependant, le monde entier sait qu'il n'a aucune légitimité venue du peuple. Et qu'il nous massacre, nous emprisonne, il sait que le peuple a fait entendre sa volonté. Il arrivera bien une situation, un contexte où l'argument de la force ne prévaudra plus. Il nous suffit de faire confiance à l'histoire.

Nous avons la faiblesse de l'éloignement et vous l'avantage du terrain. Vous êtes au plus serré du risque, je vous le concède mais n'oubliez pas que le Général Mbaou a reçu une balle dans le dos, ici, en France. En criminalité, c'est comme en sorcellerie : la distance importe peu. Vous appréhendez au plus près de l'événement avec parfois un peu de parti pris et de manque de distance ; nous apprécions de loin avec le désavantage de manquer de proximité. Cependant, l'acuité de la raison peut pallier à la distance.

Vous soulevez que Tsaty et Pako défendent les valeurs républicaines. Il faut plus que la force de l'argument démocratique en face des gens qui font peu de scrupules de celles-ci. La dictature est en soi la mère des valeurs antirépublicaines. Même sous les oripeaux de loi. Comment espérer les faire triompher si les voies des urnes, du droit, de la loi et de la constitution ne valent rien ? On fait de la politique pour prendre le pouvoir. C'est de la bonne ambition mais que faire quand les mots ne suffisent pas ? Si par le jeu politique, constitutionnel, militaire et populaire, nous sommes en face d'un écueil, que nous reste-t-il ? THAT IS THE MOTHER OF ALL PROBLEMS.

Parlons un peu des accords de gouvernement comme vous le dites si bien : comment fait-on le grand écart quand on sert un dictateur, quand on collabore avec une dictature - en obéissant aux ordres ? C'est nécessaire d'avoir une expérience politique - même s'il faille aller au feu de l'obéissance volontaire comme le disait le professeur Zacharie Bowao mais dans ce cas, où a-t-on placé sa dignité, sa fierté ? Comment peut-on se mettre à table avec un cannibale quand on ne mange pas de la chair humaine ? C'est une image. Ne le prenez pas pour PAKO puisque nombreux sont dans cette situation. Je me souviens que le PCT n'a pas hésité à critiqué PAKO en disant qu'il n'avait pas fait grand' chose en tant que ministre. Vous pouvez arguer que passé de l'autre côté, le PCT ne pouvait que lui trouver des puces.

Bref, nous avons une situation très complexe à gérer pour sortir notre pays de l'impasse car tout pose problème : le peuple par sa nonchalance et ses atermoiements, les partis par des accords de gouvernement avec la dictature, l'armée pour ne servir que l'Etat, l'Etat en s'ethnisant à souhait et la loi cédant face à l'argument de la force. Commençons par élever la conscience de notre peuple car il n'y a pas de plus grande richesse pour un pays que la qualité de ses citoyens. Qu'importent les meilleures lois du monde, qu'importent les richesses matérielles si les hommes sont mauvais ?  Puisque PAKO est une valeur sûre à vos yeux, veillez bien sur lui car il me semble que le monstre de l'Alima voit en lui un adversaire qui lui a déjà fait mordre la poussière. Et il a la rancune épaisse pour un pachyderme...

 

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

                                                           *

.

MBUTA MUNTU,


Je suis très heureux que vous ayez disposé d’un peu temps pour me lire et de réagir à mon propos. Soyez en remercié et surtout félicité pour cette courageuse initiative. La vitalité démocratique que nous voulons dans notre pays, passe par ces échanges qui nous aident à éclaircir mutuellement nos opinions. C’est mille fois mieux que les affrontements armés auxquels on nous expose. La force de l’argument doit prendre le dessus sur l’argument de la force. Encore merci Mbuta pour la réponse. 
Dans le débat démocratique, on s’efforce d’éviter les provocations tout en essayant de parler vrai. Le dialogue, la compréhension mutuelle, la tolérance et le respect des engagements pris sont les meilleures recettes des politiciens civilisés. Pour moi, être civilisé, c’est être riche en vitamine psychologique de sagesse. Les gestionnaires égoïstes du pouvoir de la prison Congo ont une carence prononcée de cette vitamine, vous percevrez cela par leur hystérie politique. La pléthore des effectifs des prisonniers politiques, la distribution facile de la mort et leur incapacité congénitale à garantir le bien-être de la population en sont les illustrations. 
A propos des malentendus Mbuta, quelques-uns persistent encore, voilà pourquoi, je reviens à la charge pour tenter de les dissiper afin que, désormais, les mauvaises appréhensions cessent de fonder nos propos et de conditionner nos actions. 
De prime abord, je ne nie pas le rôle très important qui est le vôtre dans le processus de déstabilisation des soutiens internationaux de ce sale système ; c’est ce qu’il nous faut davantage, dans le but ultime de porter un coup de massue mortel à la fameuse expérience de gestion des affaires internationales du geôlier en chef de la prison Congo, tant vantée par ses thuriféraires. De tout cœur Mbuta, je vous en suis infiniment très reconnaissant. Vous faites du bon travail d’harcèlement politique.
S’agissant de la fameuse double trahison de Pako que vous avez essayé de démontrer en long et en large dans votre post, je continue d’insister que l’on ne se comprend pas. Tenez, lorsque l’élection présidentielle était précipitamment programmée à la date du 20 mars 2016, le gouvernement d’alors avait confié la gestion des candidatures et de validation des résultats à la fameuse cour anticonstitutionnelle. Nous avions tous décrié cela, mais nous nous y étions, finalement, conformés à contre cœur, parce qu’il n’y avait que cette institution obsolète présentée par ce dangereux pouvoir qui espérait voir les candidats de l’opposition décliner l’offre à l’effet de justifier leur état d’urgence. Ces derniers étaient donc obligés de déposer leurs dossiers de candidature à cette sale cour qui les avait validés sans contestation (il n’y avait pas que des magistrats acquis à la cause de Mpila à cette cacophonie constitutionnelle, l’honnêteté intellectuelle nous oblige de reconnaître les efforts des autres, eux aussi, avaient pris le risque de s’opposer à la volonté de Mpila, même s’ils étaient minoritaires). Ce qui de facto, supposait que tous - Okombi et Mokoko compris, avaient tacitement reconnu l’autorité de cette cour anticonstitutionnelle en se conformant à sa logique fonctionnelle blâmable. C’est là-bas qu’ils avaient tous déposé leurs dossiers de candidature. Okombi et Mokoko l’avaient fait de leur propre gré, sans pression aucune et en respectant la volonté de leurs électeurs. C’est clair.
Pourquoi donc que ça soit à la proclamation des résultats (faux) que Mokoko et Okombi ne reconnaissaient plus l’autorité de cette cour anticonstitutionnelle à laquelle ils s’étaient tacitement conformés ? Je suis très curieux de connaître les raisons qui avaient motivé ce retournement brusque et impropice. C’était quoi, la peur de se déclarer vaincus après s’être engagés dans la bataille électorale? J’avais senti un relent de rancœur, autrement dit, ils étaient tombés dans le piège de provocation du pouvoir qui les attendait au tournant, ce n’était pas intelligent de leur part. Le mieux pour eux aurait été qu’ils ne se présentent pas pour affirmer et confirmer la contestation de l’autorité de cette cour que vous qualifiez de plus inconstitutionnelle que constitutionnelle. A mon humble avis, c’est plutôt Okombi et Mokoko qui vous ont trahi en ne reconnaissant plus l’autorité de cette cour, à mi-parcours du processus qu’ils avaient accepté. Paradoxal. 
Mbuta, Il faut savoir que les aigreurs en politiques sont les causes majeures des crises ouvertes (Thisekedi, premier ministre de Mobutu avait biffé un article du décret qui l’avait nommé. Cette sottise avait suffi pour qu’il soit en conflit direct avec son président, vous vous souvenez). Dire que ma naïveté politique m’avait fait croire qu’en boudant les résultats et en refusant de déposer les recours, Mokoko et Okombi étaient prêts à toutes épreuves de leur entêtement, pour démonter Sassou et confondre Pako, le traitre, qui avait pensé autrement ! Mon œil !
En effet, ce dernier avait juste eu la probité morale de prendre acte, je dis bien, prendre acte de la décision de cette cour anticonstitutionnelle sans toutefois, reconnaître la victoire de Sassou-Nguesso (ça été dit et redit, mais jamais compris). Il avait suivi la procédure de remise en cause des résultats en déposant un dossier de recours (suite logique de son engagement) ; tout en sachant, à l’avance, que rien d’important n’en résulterait. Par cet acte républicain, Pako avait été la risée de ses détracteurs, alors que nous avions pensé que l’honnêteté intellectuelle voulait qu’on apprenne à respecter les procédures ; du fait que lorsqu’on prétend être un dirigeant de la République, il faut commencer par respecter les institutions publiques de son pays avec toutes leurs faiblesses, avant de prétendre les réformer, une fois, arrivé au pouvoir. Tsaty n’est pas un rusé rat palmiste, il défend, comme Pako, les valeurs républicaines dans la République bananière. Ce sont des bons pédagogues politiques, ils œuvrent pour le changement de mentalité politique au Congo. Les convulsions de leurs détracteurs les font simplement sourire. Mokoko et Okombi n’ont pas eu la sagesse de le faire, ils avaient privilégié la rupture brutale, sans garantir leurs arrières. Qui veut voyager loin, prépare sa monture Mbuta. Le Professeur Bowao nous recommande tous, l’hygiène de l’environnement politique congolaise. C’est une option favorable à la démocratie. C’est une vision prospective de la politique congolaise très ambitieuse. 
En ce qui concerne la trahison de Pako au MCCDI, je voudrais vous dire, Mbuta, que vous connaissez peu ou pas du tout le fonctionnement de ce parti avant son éclatement, voilà pourquoi, du haut de vos gradins, vous prenez la liberté de commenter les effets sans avoir la maîtrise des causes. 
Mbuta, on ne crée pas un parti politique pour accompagner éternellement les autres au pouvoir, même si le cas est légion dans le pays. Si telle est votre approche méthodologique de la pratique politique, je crois que la démocratie restera un rêve lointain au Congo. Mélenchon a cessé d’être le porteur des voix du Parti Socialiste, peu importe les résultats, mais l’enfant Mélenchon a progressé pendant que le grand HAMON se cherche. C’est la politique dans sa dynamique : Munari, Blanchard et Mapingou-Mokoko sont passés par là aussi. C’est humain. 
En se comportant ainsi, Pako avait voulu mettre un terme à cette sorte d’unité du cheval et du cavalier (alliance MCDDI-PCT). Cette unité de l’éternel porteur (MCCDI) et de l’éternel porté (PCT), était devenue préjudiciable pour l’émergence politique de Pako qui avait nourri, lui aussi, l’ambition de défendre les couleurs du MCDDI à l’élection présidentielle de 2016. Voilà pourquoi, le congrès du MCDDI devant statuer sur la présentation ou non du MCDDI à celle-ci, avait décidé de présenter son candidat Guy Brice Parfait KOLELAS. L’héritage s’entretient bien en l’améliorant. Attitude que l’allié glouton (PCT) n’avait pas tolérée parce qu’il y allait de sa survie. Que Jean Louis Pandou vienne contredire la décision d’un congrès (instance suprême du Parti) à téléfoufou comme vous le dites, cela dénotait l’indiscipline d’un militant complexé (vous connaissez la suite), et relevait de la manœuvre politicienne du PCT. Ce n’est pas une preuve de trahison de Pako à la parole donnée, parce qu’il avait déjà commencé à dénoncer cette alliance. Les responsables du PCT imbus de leurs personnalités, ne prêtaient pas une oreille attentive aux réclamations de Pako pour un ordre nouveau de cette alliance. Ce qui était arrivé ne peut être interprété comme une trahison ; parce qu’à vouloir y trouver un réel motif de trahison, je crois que cela relèverait de l’acharnement pur et simple contre sa personne. Entre les corrompus qui sont restés au MCDDI nguirisés pour soutenir ce méchant pouvoir et Pako qui avait brisé le mur de glace, qui a réellement trahi la volonté du peuple qui avait refusé avec fracas, de monnayer sa soif inextinguible du changement ? That is the big question ! (Toboyi mbongo, tolingui changement, c’était chanté pendant la campagne).
Oui, Pako a été ministre d’un des gouvernements de Sassou, c’est la conséquence de l’accord de l’alliance entre le MCDDI et le PCT, c’est le cas avec le RDPS, le MAR, et les autres Partis. Ce ne sont pas des arrangements familiaux, encore moins, une allégeance, non Mbuta, vous avez l’imagination trop facile. Les accords de gouvernement entre les partis politiques vous les connaissez mieux que moi. Mokoko Président, allait signer des accords de gouvernement avec les autres Partis qui l’auraient accepté, sauf s’il avait un agenda dictatorial caché. Les arrangements familiaux c’est ce que vous voyez actuellement, avec le MCDDI mboka-mboka. Leur discours faisant foi « ils étaient laissés par Bernard KOLELAS à leur père Sassou ». En tout cas, pas Pako et nous. Ce vilain mélange des torchons et des mouchoirs est préjudiciable à la démocratie. 
J’avais voulu aussi d’une candidature unique pour l’opposition. Or pendant que les autres candidats se préparaient à Brazzaville, Mokoko n’avait pas la volonté de se présenter, c’est tardivement qu’il l’a fait. Et au moment où il arrive, il voulait (vous aussi), que tous les autres soient derrière lui. Ah ! ! C’est vraiment dur d’être un politicien civil au Congo ! Lissouba en sait quelque chose. Vous refusez que les militaires gouvernent et vous faites encore appel aux militaires pour gouverner ! Ce n’est pas paradoxal ? Les militaires au pouvoir sont des loups à la peau d’agneau, ils finissent toujours par se rappeler qu’ils sont militaires et les civils, des machins. 
Ces choses-là se préparent longuement : Sassou, sachant qu’il devait modifier la constitution, s’était préparé pour la manière forte, en recrutant massivement les jeunes dans l’armée et en les affectant dans tous les départements pour contrer toute éventualité de contestation. Mokoko ne s’étant pas préparé en conséquence, avait compté sur l’improvisation, qui s’était, malheureusement avérée être une stratégie stérile. Ne nous dispersons donc pas en distribuant les torts de cette fausse stratégie aux autres, et particulièrement à Pako. J’insiste.
Le départ de Vivien Manangou ne peut pas s’interpréter comme vous le dite, le prétexte est fallacieux. Savez-vous qu’après son apparition en public sous les bons offices de Pako, il a été recruté à l’université Marien NGouabi en qualité d’enseignant titulaire ? Vous savez ce que ça lui a coûté ? La dévotion aux pratiques asservissantes du pouvoir, sinon, pas de boulot, mon cher. Il a été obligé de faire la volonté de ses recruteurs. Vous avez compris, suivez simplement mon regard et cessez donc d’ergoter sur les effets dont vous ne maîtrisez les contours.
L’acharnement de Sassou contre les peuples du Pool est un autre dossier. Pako n’y est pour rien. Vous avez une bonne interprétation de ce carnage. Mais la lutte continue. 
Oui Mokoko a fait une campagne remarquable, comme Pako aussi, les résultats font foi. On peut avoir mangé les cacahuètes avec ce pouvoir dangereux ; comme Mokoko et Okombi et on peut finir aussi par en avoir marre. C’est humain, l’hygiène politique nous fait obligation.
Cordialement. 


MWANG’MILONGUI, MUNA KERIKA

 
Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 18:16
DAVY ALBANO : LE SASSOUISME OU SYSTEME CRIMINO-KLEPTOMANO-OLIGARCHIQUE DE DSN
Denis Sassou est un OLIGARQUE car seule sa famille, son ethnie et quelques courtisans de tous bords ont droit de Cité au Congo.
Je n'ai jamais compris comment les médecins commis par LA COUR, INCONSTITUTIONNELLE fût-elle, n'ont pas pu déceler la psychopathie avérée du prince d'Edou pour ainsi valider sa candidature à la magistrature suprême ! Ce monsieur est à lui tout seul LE MAL DU CONGO. Voyez combien de constitutions a-t-il changé, car elles ne lui servent que de paillasson. Après avoir doublement échoué de coopter le Rwandais Joseph Kabila par un mariage arrangé avec l'une de ses nombreuses filles et tenté de pistonner Jean Ping du Gabon aux élections présidentielles contre Ali Bongo afin de plus tard positionner son petit fils Bongo, Sassou s'est mis martel en tête de promouvoir à tout prix son Kiki de fils comme successeur au trône. Son rêve inavoué est le contrôle des voisins frontaliers (Gabon, RCA et RDC) en y plaçant des gens de paille à défaut de sa famille.
 
Denis Sassou est un KLEPTOCRATE en ce qu'il a instauré la corruption à grande échelle comme mode de gouvernance. Ce système inique tire toute sa substance de l'argent facile, le tout couronné par une impunité absolue du fait que la justice lui est toute dévouée. Cette KLEPTOCRATIE dont Sassou est le maître ordonnateur a gangrené la socièté entière à tel point que ne pas verser dans la corruption au Congo s'apparenterait presque à un délit. Depuis longtemps au royaume de Sassou,  l'honêteté n'est plus qu'un vice, une tare.
Rien ne se fait au Congo-Brazzaville comme affaire sans qu'on y voit l'ombre du sinistre et lugubre Sassou ainsi que celle de ses proches. Ils sont soit propriétaires ou actionnaires dans de multiples sociétés. Avis aux Généraux laissés pour compte : Vous êtes exhortés d'aller vous servir en véhicules 4x4 neufs à la CFAO au lieu de rouler dans vos vieilles guimbardes qui vous lâchent à chaque feu de stop. La CFAO étant une des nombreuses sociétés de Sassou, vous avez le droit de vous y servir, entre vous, hauts officiers. N'ayez pas peur, il vous craint malgré tout, sinon il ne vous aurait pas octroyé des salaires à vie de plusieurs millions de cfa. 
 
François Hollande nous dira que cet énergumène a une telle capacité de nuisance qu'il s'attaquerait à une scie circulaire,  qu'il irait  jusqu'à corrompre le diable lui-même si c'était possible. Il remplace sur ce registre, feu Omar Bongo qui à son époque finançait à tous vents les partis politiques français de gauche comme de droite par le système des mallettes. Récemment nous avons vu comment par son lobby américain, il a tenté d'approcher l'administration de Donald Trump, engloutissant d'énormes sommes d'argent pour juste satisfaire son ego d'être le premier dictateur à être reçu par le nouveau locataire de la White House. Il tient par ce système abject tous les leviers du pouvoir politique et économique du pays. 
Je citerai maître Amédé Nganga, l'avocat du colonel Ntsourou, qui affirme que Sassou tient en otage les cadres du Nord par le crime rituel sur Marien Ngouabi, en les plaçant à tous les postes de commandement dans l'armée, la police et la gendarmerie, dans l'administration, même s'ils n'ont pas les compétences requises. Ajoutez à cela la propension génétiquement avérée qu'a cette ethnie à ne pas faire la différence entre le trésor public et celui de la famille, la course au pillage était longtemps ouverte. C'est la seule tribu au Congo qui se permet de narguer tout le monde. Pour ne parler que de Pointe-Noire, leur ville de prédilection, ils ont acheté tout le quartier Mvou-Mvou et poursuivent leur conquête du coté de Loandjili, Nkouikou, Mongo-Kamba, Siafumu...  Cependant ils évitent soigneusement les autres quartiers comme Tié-Tié, Mpaka, Voungou, Loussala parce qu'ils savent qu'ils agissent très mal. Leurs maisons poussent comme des champignons, avec une prédominance pour les bâtiments à plusieurs étages, le tout sur la base d'un maigre salaire de fonctionnaire. Parfois ils poussent la hardiesse jusqu' à racheter tout un bloc habité (cf. ce célèbre douanier du secteur du collège Moe-Poaty de Loandjili qui étend indéfiniment ses acquisitions autour de lui sans gêne) délogeant les pauvres voisins à coup de millions !  Quant à l'achat des voitures, je parlerai plutôt en termes de parcs à voitures ! Comme ils ne peuvent plus sortir facilement les grosses sommes d'argent volé, ils ont innové dans un système de blanchissement inédit. Après avoir investi localement dans l'achat et la construction d'un grand immeuble, le rez de chaussée est consacré à des commerces de façade telles qu'une blanchisserie ultra moderne, un salon de coiffure, une croissanterie qui, du reste, ne rapportent rien. Ces semblant de commerces leur permettent de justifier les versements quotidiens d'argent recyclé dans les banques de la place.
 
Quelle autre ethnie au Congo a déjà tenu des slogans guerriers du genre : "camarade Marien, si vous avancez on vous suit, si vous vous arrêtez on vous pointe, si vous reculez on vous abat ",  " le pouvoir est au bout du fusil, il ne se donne pas, mais il s'arrache", " ebonga ebonga té toujours meilleur, le ciel ne tombera, tia ngue o",  "lé nua lé dia lé tonga ndako lé somba Pajero na VX (4×4 Toyota) mokolo okokufa yo yebi te" ? C'est la seule ethnie-Etat qui nous avait jadis habitué aux communiqués audiovisuels du genre : "Yoka Manuel azo yebisa ndeko na ye lssongo Norbert  na mboka Oyo, aya noki noki na mboka mokonzi Brazzaville. Billet na ye ekofutama na makolo ya mpepo"
 
Tout avait commencé avec la chute du président Massamba Débat en 1968. Cette année marquait  pour le Congo  le début de la perte de la notion de la chose publique et, la descente aux abysses amorcée avec l'avènement du camarade Marien Ngouabi. Plus d'une cinquantaine d'unités de production de l'Etat du nord au sud, initiées par feu Massamba Débat, ont été vouées à la prédation du PCT. Car le principe inavoué semble-t-il serait que le camarade membre du parti qui REUSSISSAIT à détruire une entreprise se voyait PROMU à un poste au dessus du premier (cas de Lékoundzou qui après avoir fait tomber la société de pêche maritime SICAP s'est vu élevé au rang de MINISTRE). Les exemples sont légion.
 
Denis Sassou est un CLEPTOMANE car rien ne justifie autant d'inutiles détournements d'argent public comparé au seuil de pauvreté des citoyens. La question aujourd'hui est de savoir qui des présidents Youlou, Yhombi et du CLEPTOMANE Sassou a tout volé ?
 
La Conférence nationale nous avait révélé comment Sassou détourne l'argent public, à l'exemple des 11 millards de cfa dissipés pour la construction fictive d'un hangar de l'avion présidentiel, 50 milliards pour une brasserie fantôme de bière à Oyo et j'en passe. 
 
Revenu au pouvoir par les armes au prix d'une guerre inutile, Sassou ne se retient plus ; aucun membre de son entourage ne pouvant le stopper dans sa dérive démentielle. Ses compères chefs des Etats le surnomment "DAB pour distributeur automatique des billets de banque". C'est ainsi que Bozizé de la RCA bénéficiera gratuitement de Sassou une dotation exceptionnelle de près de 40 voitures Mercedes de luxe pour son gouvernement.
2012 : 50 milliards de cfa sont donnés à Mamadou Issoufou du Niger, 
2013 : 25 milliards de cfa à Nicolas Tiangaye ministre des finances du CentreAfrique.
2013 : 230 millîards de cfa à Wattara de la Côté d'Ivoire. Yayi Boni, IBK, la liste des heureux bénéficiaires de l'argent du contribuable congolais est longue. Les scandales économiques au sein de sa famille ne sont plus un secret pour personne, car Sassou est le premier et le seul président dans l'histoire du Congo à posséder des sociétés privées et un campement transformé en cité du genre Gbouadoluté de Mobutu du Zaïre.
 
Denis Sassou est un TYRAN car c'est un gouverneur autoritaire, cruellement criminel, despotique, injuste en ce qu'il ne respecte pas les libertés individuelles. Maître Amédée Nganga, le qualifie de TUEUR-NÉ et de LÂCHE, par ce qu'il n'a jamais eu le courage d'assumer ses crimes. Il s'ingénie toujours à les faire porter à d'autres personnes par des montages rocambolesques, lesquelles personnes pour la plus part sont des victimes innocentes. La bête d'Edou est en elle même, tout le MAL INCARNÉ. L'avocat affirme que la seule chose que Sassou sait faire  c'est TUER au delà de PILLER. Souvenez-vous qu'après sa victoire de 1997, n'ayant plus d'argent pour payer ses cobras, il leur avait ordonné de piller le peuple en attendant l'aide de la France.  Je pense que c'est cette déviance pathologique qu'a dû repérer en lui les recruteurs des réseaux Foccart dans les années soixante pour en faire ensuite le fidèle valet de la FRANÇAFRIQUE. 
 
On raconte que très tôt, alors qu'il n'était qu'un tout petit gamin, le petit Denis avait déjà expérimenté en toute impunité le goût du crime, dans son propre milieu familial. Aujourd'hui, selon la pertinente remarque de maître Amédée, tout jeune Mbochi en âge d'apprentissage de tuer est envoyé s'exercer dans les prairies zoologiques du Pool, les Bakongo étant leurs gibiers non protégés. Ces jeunes sont même étonnés de parfois y trouver la mort, car comme Israël, ils y vont après avoir jeûné et invoqué la protection divine par dessus leurs gris-gris (voir la vidéo des 20 soldats morts dans l'embuscade au Pool). Pendant que le Sud a été longtemps évangélisé, la majeure partie du Nord est restée fétichiste, en témoignent les sacrifices rituels donc le prince d'Edou est friand. Tout ce qui est scientifique échappe à sa comprenette, les fétiches étant son principal credo. J'imagine qu'il doit faire appel à ses marabouts incultes pour faire des sacrifices contre la crise économique en cours, tellement qu'il est incapable de comprendre ce mot tout comme il n'est à même de lire sa propre constitution et encore moins de la comprendre. Après avoir commandité l'assassinat de leur leader Marien Ngouabi, les coupables étaient tout trouvés.  D'abord on accuse Yves Motando pour ensuite se défouler sur le Pool : "Ba kongo ba bomi Marien". S'en était suivie une purge ethnique dans le "Poolailler" ! Et maintenant on nous parle du "VIVRE ENSEMBLE, PO NA EKOLO" comme si c'est une nouvelle trouvaille ! Déjà qu'on nous impose le lingala comme langue administrative.
Récemment, une vulgaire bagarre entre les élèves de deux lycées avait vite justifié l'intervention musclée de ses tueurs à gage. Bilan : 3 élèves assassinés gratuitement, et le roi Zulu Bad continue à se pavaner en toute impunité dans les rues de Pointe-Noire. Sous d'autres cieux, ce tueur se serait déjà fait abattre par l'une ou l'autre des familles éprouvées à titre de vengeance. Mais le Sud est tellement christianisé que là où l'homme du Nord tue, il s'en remet à un jugement divin...
 
Denis Sassou est un DICTATEUR car parvenu frauduleusement au pouvoir, il gouverne ARBITRAIREMENT sans contrôle démocratique. C'est donc un AUTOCRATE, en témoignent le referendum, les changements à répétition des constitutions, le hold up électoral, le musellement de l'opposition et les arrestations de tout genre. 
Aucune déontologie dans la gestion de l'Etat. Quitte à garder des vieux fidèles octogénaires au trésor public (qui lui sortent des milliards de francs juste sur un simple appel téléphonique), des vieux magistrats qui ne  se souviennent plus du droit que comme de leur première paire de chaussettes, des chefs des escadrons de la mort qui tirent sur le pauvre peuple sans sommations alors qu'ils ont brillé par leur absence du côté de Kimongo pendant l'invasion de l'armée angolaise. 
Sur le plan de la  politique intérieure sa formule est toute éprouvée :
-création de multiples partis satellites et associations affiliées au pouvoi ;
-financement des candidats de pacotilles aux différentes élections ;
-nomination des députés et sénateurs pour avoir un parlement acquis à sa cause ;
-contrôle du pays par ces réseaux d'information ;
-achat de conscience des parlementaires indépendants ;
-arrestations et élimination par empoisonnement des opposants réfractaires.
 
Pour la petite histoire, quand il fait arrêter le général Mokoko, il envoie Ayessa son directeur de cabinet avec 120 millions de cfa pour corrompre les pseudos sages de son village, avec comme message qu'il l'aurait mis en prison pour le protéger de son neveu Jean Dominique Okemba qui veut le tuer ! Quant à l'assassinat du Colonel Ntsourou, je vous laisse imaginer la corruption qui a entouré cet événement au sein de sa famille... On nous laisse entendre qu'il fait miroiter près d'un millard pour les prochaines législatives malgré la crise.
 
En lisant son pseudo livre "Le fleuve, le manguier et la souris", vous vous rendrez compte combien l'ambition est débordante chez ce fils de forêt. 
 
Ouvrons une parenthèse. Or ce que les Occidentaux appellent AMBITION (recherche d'honneur, de gloire, d'élévation sociale, de distinction) est tout bonnement synonyme  de CONVOITISE (désir immodéré, déréglé) car ces deux notions se mesurent par rapport à autrui, tandis que leur COURTOISIE est une forme D'HYPOCRISIE à peine voilée. Selon leurs intérêts, la communauté internationale (y compris l'UA, le syndicat des vieux dictateurs) peut ignorer par bienséance (courtoisie) le génocide en cours dans le département du Pool et le plébisciter (par hypocrisie) comme PRÉSIDENT DU TRÈS HAUT NIVEAU (sic) pour la résolution de la crise Lybienne. La France peut hypocritement s'appitoyer sur le sort des Lybiens dont Sarkozy est le fauteur de trouble et fermer sournoisement les yeux sur celui des Congolais. Elle peut également sans vergogne condamner les bombardements du président  Bachar el-Assad de la Syrie sur son peuple et par complaisance ne rien observer sur ceux du Pool orchestrés par Denis Sassou. Comment peut-on tolérer qu' un terroriste d'Etat puisse être comme par enchantement un médiateur ailleurs ? Fermons parenthèse. 
 
Le colonisateur a enseigné aux sudistes les préceptes suivants : 
 
TU MANGERAS A LA SUEUR DE TON FRONT, TU TRAVAILLERAS SIX JOURS POUR TE REPOSER LE SEPTIEME, TU NE TUERAS POINT, TU NE VOLERAS POINT, TU NE COMMETTRAS POINT D'ADULTERE, TU NE MENTIRAS POINT, TU NE CONVOITERAS PAS LA FEMME DE TON PROCHAIN, NI SA MAISON.
Or ces notions basiques du "VIVRE ENSEMBLE" sont presque ignorées par nos frères du Nord. Par leurs pratiques d'un autre âge ils ont corrompu presque toute la société. Souvenez-vous de la rencontre de Sassou avec les pseudos sages (singes) d'Oyo à propos du POUVOIR en 2014. Ils se comportent de façon barbare et ont le goût très prononcé pour le sang. Là où l'homme du Sud pardonne,  l'homme du Nord tue !
 
A douze ans, d'après son propre témoignage, quittant sa mère Mouebara (du nom de code du génocide dans le Pool) pour aller à l'école, l'enfant d'Edou ne put réprimer ses instincts de chef de gang, car nous dit-il, il prit la tête du groupe, supplantant même les plus vieux que lui ! La suite nous la connaissons. Il est émerveillé de prendre le même jour un camion pour "nguélé", entendez la ville  (Brazzaville), suivi du train pour Dolisie. Je vous laisse imaginer le choc que cet enfant de forêt subit sans transition en découvrant le monde civilisé. Mais fort de sa malice, la seule image qu'il va laisser transparaître est celle d'un vulgaire coureur de jupons, ce qui fera dire à son mentor Marien Ngouabi que c'est un bon à rien mis à part les femmes. Camouflage très réussi. Il observe beaucoup et assimile petit à petit les rouages du pouvoir auprès de ses aînés qui d'ailleurs ne soupçonnent rien. On dit qu'il est même le commissionnaire de Marien Ngouabi dont il arrange les rencontres avec les femmes de joie. Cela expliquerait peut être plus rationnellement pourquoi ce dernier recevant un coup de fil de Sassou alors qu'il s'entretenait avec le cardinal Emile Biayenda, s'excuse et congédie l'homme de l'église pour aller discrètement avec juste son chauffeur à l'hôtel le Mistral, siège habituel de leurs ébats, sans gardes de corps. Je n'ai du reste pas mordu à la version officielle absurde, selon laquelle on venait de lui annoncer que son protégé, Yves Montando ayant reçu une balle au champ de tirs, se serait refugé à l'hotel le Mistral au lieu de l'hôpital militaire !
 
Après avoir détruit le système scolaire qui est la base toute société et qui a fait de ces fils de paysans ce qu'ils sont devenus aujourd'hui, ils ont réduit le peuple en un troupeau de moutons de Panurge, prêts à les ovationner sans réfléchir. Feu Fulbert Youlou pouvait prédire de ce peuple qu'il acclamerait un jour un fou, et nous y sommes. Une fois l'école détruite, il ne reste plus du peuple qu'une foule ignorante de ses droits et libertés. Savez-vous que la foule est ce qu'il y a de plus versatile ? La Bible nous en fournit un exemple très parlant. Le Seigneur Jésus après avoir fait du bien à une grande foule indigente monte à Jérusalem sous des acclamations: "Hosana, soit béni celui qui monte au nom du Seigneur". Une semaine plus tard, c'est exactement la même foule qui réclame son sang au bénéfice d'un truand nommé Barabbas. Comprenez que les peuples ont les dirigeants qu'il méritent, et que la seule arme contre une dictature, c'est la révolte de ce même peuple.
 
La cigale qui hier en été chantait en dilapidant le trésor public en vient à quémander aujourd'hui de quoi subsister, volant d'un pays vers un autre. Finis les forums et autres rencontres de luxes qui donnaient vie à l'hôtel 5 étoiles Alima et à l'aéroport international d'Ollombo. 
Organisés en cercle de véritables mafiosos, les contributions directes (les douanes, les impôts, les mairies), la police, la gendarmerie et à une moindre échelle l'armée, rançonnent le peuple et découragent tout développement de l'informel susceptible de faire vivre la grande population. C'est à croire que nous devrions tous croiser nos bras, ne rien entreprendre et attendre que seul le bâtisseur infatigable puisse lui-même construire et nourrir le pays tant l'Etat blâme tous ceux qui osent se débrouiller. Combien de nos vieilles mamans sont brutalisées par la police pour avoir vendu occasionnellement des légumes ou des fruits aux abords des marchés ? Combien des transporteurs sont rançonnés dans les barrages érigés sans fondement le long des nationales "chemins d'avenir" ? Combien de citoyens sont "rackettés" parce que privés de carte nationale d'identité qu'ils peinent à avoir, tant celle-ci est distribuée gracieusement aux Congolais de la RDC et aux OUEST- Africains ? Que sont devenus le grand marché de Pointe-noire et celui de Tié-tié détruits pour des raisons de campagne électorale ? Espérons que le nain procureur Oko Ngakala, spécialiste en ouverture d'enquête, mettra en examen le monstre d'Edou et toute sa famille atteinte de KLEPTOMANIE. 
 
Nous attendons la REDEMPTION des cadres Nord, nous dit maître Amédée Nganga, car c'est au maître du chien enragé qu'il échoit de le noyer. Longtemps ces cadres ont cautionné ce système sous le fallacieux prétexte de la conservation du pouvoir. Le Sud a toujours démontré son patriotisme : dès les premiers signes de dérive du gouvernement de Fulbert Youlou, les Mountsaka et autres sudistes ne l'ont pas soutenu comme le font les Généraux Mondjo, Okoï, Nianga Mbouala. C'est de votre devoir de débarrasser le pays de ce fils du diable que vous avez enfanté. Nous savons maintenant qu'il ne vous aime pas, mais il vous utilise pour cacher sa folie meurtrière. Je vous envoie relire l'analyse du général Dabira dans son document secret de 1999 où il préconise comme solution extrême la démission de Sassou et l'exil afin d'exorciser ses méfaits contre la nation.
Chaque chose ayant une fin, le pire est à venir car dit-il : "dans le meilleur des cas, nous les fortunés Mbochi, finirons en exil et ceux de nos parents qui échapperont à la vendetta se verront ravalés au rang de primitifs dans nos forêts".  
Je vous renvoie à une de vos déclarations favorites au PCT : IL N'EST PAS TROP TARD POUR AGIR.
 
                                        DAVY ALBANO
 
Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 09:56
ENERGIE : ENVISAGER UNE CENTRALE NUCLEAIRE AU CONGO EST UNE BLAGUE TRES DANGEREUSE  !

L'ancien ministre Clément Mierassa s'insurge contre l'évocation par l'ambassadeur de Russie au Congo d'un projet de construction de centrale nucléaire au Congo. Il a raison. Oui, le Congo a besoin d'augmenter sa dotation énergétique mais pas à n'importe quel prix !  Oui, nous avons besoin d'électricité mais pas au prix de provoquer un Tchernobyl chez nous. C'est une industrie lourde que de dompter l'énergie nucléaire. Il faut des ingénieurs spécialisés, des infrastructures hautement sécurisées et un environnement qui s'y prête - notamment au bord d'une rivière, d'un fleuve ou d'un océan. Nous n'avons même pas la capacité d'enrichir l'uranium que nous cherchons déjà à posséder une centrale nucléaire. C'est vraiment avoir les yeux plus grands que le ventre !


On n'en disconvient pas que le Congo a besoin d'une stabilité énergétique, d'une énergie constante, disponible et moins chère partout - avec un prix uniforme sur toute l'étendue du territoire et non des tarifs discriminatoires parce qu'ethnisés ou régionalisés. Nous n'avons pas de problème de pollution dans notre pays pour se barricader dans l'excuse du nucléaire. Il y a d'autres moyens, d'autres technologies avant de s'aventurer dans le nucléaire. Le barrage de Sounda, pourquoi Denis Sassou Nguesso ne veut-il pas le construire ? Parce qu'il se retrouverait au sud ? La grande majorité des populations du Congo ne vit - elle pas au sud du Congo dans les grandes villes comme Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, etc ? Il y a le solaire, l'éolien, la géothermie, l'énergie hydroélectrique, etc. Avant d'aller embrasser le cul malodorant du diable, il faut essayer Dieu. Le Sénégal sous Wade voulait tenter le saut dans le nucléaire en installant une usine en pleine mer. Survint Fukushima et l'envoûtement prit fin. Non, le risque est trop grand. Il y a des étapes et des procédures énergétiques plus saines avant d'aller titiller l'atome.


Par delà les questions de financements, de compétences de gestion d'une centrale nucléaire et de dépendance à l'uranium, des questions se posent. Où va--t-on installer cette centrale nucléaire ? Je ne souhaite pas de Fukushima à Oyo, de Tchernobyl à Pointe-Noire ou quelque part dans notre pays qui fait partie du bassin du Congo. Imaginez un accident nucléaire qui affecterait nos forêts, nos cours d'eau, les animaux, etc. C'est la mort en masse des paysans qui ne pourront plus se nourrir car la faune et la flore sont leur garde-manger.

Si même les Nippons ont du mal à maîtriser cette technologie, malgré toute leur technicité, ce n'est pas le Congo qui y parviendra ! Avons -nous le personnel qualifié pour  faire fonctionner une centrale nucléaire ou la laisserons-nous entre des mains étrangères ? Franchement, je ne veux pas d'un Fukushima dans notre pays.

Areva et tous ceux qui s'enrichissent au travers de l'énergie de l'atome ont du mal à trouver de nouveaux marchés car de nombreux pays occidentaux réduisent la part du nucléair ou s'en désengagent progressivement. Aussi, ils se tournent vers l'Afrique pour vendre leur saleté atomique. Et des cupides comme Denis Sassou Nguesso y trouvent là le moyen de saigner le Trésor public en détournant des milliards  de pétrocfas. Nous espérons que l'autorité mondiale de la sûreté nucléaire ne permettra pas une telle exposition du bassin du Congo à une explosion nucléaire. Nous a suffi le petit Hiroshima du 4 mars 2012 aux bombes à l'uranium appauvri du défunt Mouammar Kadhafi.

 

Avec cet argent, le Congo peut construire le barrage de Sounda et doter tout le Congo et les pays environnants d'électricité hydraulique. Il faut prendre les solutions les plus simples et les moins risquées pour nos populations.

Nous devons toujours réagir quand des projets loufoques et malsains sont présentés au public car notre mokili mbembé de l'Alima peut très bien mordre à l'hameçon russe, une grosse hameçon empoisonné. Que les Russes viennent nous construire le barrage de Sounda s'ils veulent vraiment nous aider. Le barrage de Sounda est un projet énergétique à taille continentale que l'ethnie-Etat bloque par pur tribalisme parce que ce barrage se situerait au sud - comme si au sud ne vivent que les Bakongos (il n'y a qu'à voir le tribalisme à l'oeuvre : tous les projets de construction de barrages se situent au nord du pays). La plus grosse proportion de la population de notre pays, toutes ethnies confondues, vit au sud. On ne prive donc pas seulement le Vili d'électricité mais aussi le Téké, le Mbochi, le Likouba, le Bomitaba qui vivent à Pointe-Noire. Il est tant de revenir sur l'ineptie du genre : " TANT QUE NOUS SERONS AU POUVOIR, LE BARRAGE DE SOUNDA NE SERA JAMAIS CONSTRUIT". Le barrage de Sounda profitera à tout le Congo. La route Pointe-Noire - Brazzaville ne profite-elle pas à tout le pays ? Il faut arrêter de retarder le pays sous de prétextes idiots et fallacieux. Si Denis Sassou Nguesso écoute de telles sornettes, c'est qu'il n'aime pas le Congo et les Congolais, TOUS les Congolais ! Empêcher le progrès de tout un pays pour satisfaire une haine ethnique injustifiée relève de la paranoïa. Certains conseillers de Denis Sassou Nguesso doivent se faire soigner. Et très vite !

Denis Sassou Nguesso n'a même pas commencé son projet de gazoduc Pointe-Noire - Oyo qu'il voudrait se hasarder à la construction d'une centrale nucléaire ? C'est un peu trop fort de Scotch ! Il faut que Denis Sassou Nguesso soit raisonné par ses conseillers qui ont encore un neurone de bon sens. Une central nucléaire, c'est cher et dangereux ! Areva a du mal à construire ses EPR ou centrales nucléaires de nouvelle génération : la durée de livraison s'allonge tandis que le coût de production explose. Ce n'est pas une raison pour nous vendre une technologie qui n'intéresse plus l'Allemagne - alors que nous avons tout pour réaliser l'autonomie énergétique de façon plus saine comme le fait le Maroc qui exploite son exposition permanente au soleil au travers d'un gigantesque réseau de panneaux solaires - au point d'envisager de vendre de l'électricité à l'Allemagne.

Que Denis Sassou Nguesso commence déjà par fournir du gaz et du carburant au peuple. On ne peut même pas le moins qu'on voudrait le plus ? Nous estimons que cette histoire de centrale nucléaire est une blague, une mauvaise blague ! Si le Congo n'a même pas d'argent pour payer correctement ses fonctionnaires, ce ne sont pas les capitaux pour construire une centrale nucléaire qu'il va trouver. It's a joke !

 

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 11:03
LEGISLATIVES : ELLES N'ONT UN SENS QUE SI LES ELECTIONS SONT LIBRES ET TRANSPARENTES

La guerre entre la dictature et la démocratie s'appelle "conquête du pouvoir entre le dictateur et le peuple". Si la dictature possède 100% du pouvoir, le travail d'une opposition, c'est de reprendre les 100% de pouvoir - (ou du moins la majorité de celui-ci) - pour les remettre au service du peuple - avec l'aide du peuple. La dictature veut la totalité du pouvoir, un pouvoir sans partage, un pouvoir non limité dans l'espace et le temps. Il faut parfois procéder par phases, en commençant par reconquérir des portions de pouvoir : mairies, assemblée nationale, sénat, préfectures, etc. Si on s'empare progressivement des institutions qui incarnent le pouvoir, on finira par cette stratégie à vaincre la dictature.  Oui, on peut vaincre une dictature comme cela s'est vérifié en Tunisie, au Burkina-Faso, ou en Gambie.

La force de la dictature de Sassou et du PCT, c'est la corruption et la fraude. Il faut résister à la corruption en positionnant des citoyens incorruptibles (encore faille-t-il trouver les oiseaux rares parce que vertueux et dignes) et à la fraude par la vigilance et la démonstration de la victoire en contrôlant le processus électoral de bout en bout. Plus facile à dire qu'à faire mais pas impossible ! Il ne faut plus se contenter d'exiger ce qu'on aura jamais comme une commission électorale indépendante quand un pays se trouve en régime dictatorial. Il faut que le peuple se substitue à la commission électorale indépendante. Mieux : le peuple doit devenir cette commission électorale indépendante !

Nous avons fait l'expérience lors de l'élection présidentielle du 20 mars 2016 qu'en cas d'élections libres, transparentes et plurielles, on peut battre Denis Sassou Nguesso et son Parti Congolais des Tricheurs Tueurs. Hélas, nous avons affaire à une dictature qui possède le pouvoir d'organiser et de proclamer les résultats à son avantage.  Si le pouvoir est obligé de tricher en se proclamant vainqueur d'une élection, cela affaiblit forcément la dictature. Tous les démocrates doivent avoir cela à l'esprit. Le pouvoir est mental. Quand on sait que l'on n'a pas de vraie légitimité, on est affaibli. Nous voulons affaiblir la dictature de Denis Sassou Nguesso sur notre pays - à défaut de la vaincre et de la détruire une bonne fois pour toutes (pour cela, il faut prendre par les armes ce qui a été ravi par les armes). Ce n'est pas en procédant à des boycotts qu'on y parviendra car le boycott favorise la dictature et le dictateur.

Il y a quelque chose de paradoxal dans une dictature : un dictateur peut se contenter de nommer les hommes qui animent les institutions d'un pays. Pourquoi dépenser des milliards de pétrocfas quand on connaît le résultat à l'avance ? C'est parce que nous avons affaire à une dictature qui a honte de s'assumer comme telle, une dictature qui joue à la démocratie électorale, une "dictadémocratorale", une dictature qui joue à la démocratie au travers de l'organisation d'élections fictives, une démocrature comme nous l'avons dit dans un de nos articles. Si le PCT a déjà gagné des élections avant de les organiser, à quoi bon y participer ? Pourtant, nombreux ont l'intention de participer aux élections législatives, y compris quelques personnalités de la diaspora qui croient encore qu'elles ont leurs chances dans des élections truquées. L'ambition est aveugle, n'est-ce pas ? Cependant, qui ne risque rien n'a rien. Les démocrates doivent tous se jeter à l'eau et nager à contre-courant pour affaiblir la dictature. Il y a de la bonne et de la mauvaise ambition, la bonne se mettant au service du peuple, de l'ambition collective et la mauvaise au service de la dictature et du dictateur.

Il est possible de rêver qu'on a une chance de gagner à une élection organisée par une dictature. Dans ce cas, il faut se demander s'il existe une petite chance de rendre les élections "clean", propres, transparentes. Par conséquent, il faut se donner le moyen de contrôler le processus électoral. Contrôler les listes électorales, surveiller les électeurs pour en dénicher de faux, observer le dépouillement en le filmant, en photographiant les formulaires de résultats, renouveler l'opération " je vote, je reste". Si on parvenait à maîtriser le processus électoral de bout en bout en empêchant la fraude avant que les résultats ne soient proclamés, il y a une chance que de vrais démocrates prennent le pouvoir législatif qui permettrait de contrer la dictature de Denis Sassou Nguesso.

Nous avons été les premiers à déconseiller le boycott lors de l'élection présidentielle et cette fois-ci aussi, nous souhaitons que de vrais démocrates prennent l'Assemblée Nationale pour véritablement porter la volonté du peuple. On peut battre le PCT et le prouver. Il faut rééditer l'exploit de l'élection présidentielle du 20 mars 2016. Si le PCT n'a plus la majorité à l'Assemblée Nationale, imaginez ce qui sera possible : on pourra se donner les moyens de modifier la Constitution pour ôter les défenses de l'éléphant. Comment ? En abrogeant le permis de tuer avec impunité absolue que la constitution octroie à Denis Sassou Nguesso.

L'enjeu pour de vraies élections législatives est là dans le contrôle de la loi qui pourrait affaiblir le pouvoir absolu de la Bête de l'Alima. Boycotter, c'est dérouler le plan de Denis Sassou Nguesso en le laissant installer ses serviteurs volontaires à l'Assemblée Nationale et au sénat. Je vois d'ici tous ceux qui disent que ce n'est pas possible de prendre l'Assemblée Nationale au PCT. Nous pensons que si nous nous montrons vigilants, il est possible de se doter d'une majorité à l'Assemblée Nationale. Tous ceux qui peuvent gagner parce qu'ils ont le soutien des populations doivent s'engager dans cette élection : Zacharie Bowao et tous les membres de l'IDC-FROCAD qui ont pris le parti du peuple doivent se présenter aux élections législatives.

Il faut agir dans le sens de la collection des preuves de la victoire. Il nous faut rogner le pouvoir de Sassou et les élections législatives sont un atout considérable - si nous parvenions à battre Denis Sassou Nguesso à son propre jeu rendu jeu propre par notre détermination. Est déjà vaincu celui qui n'ose rien. Toute bataille non menée est déjà perdue d'avance.

 

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
  • Contact

STATISTIQUES

 

D.N.C.B. : PLUS DE 15.000.000 DE PAGES LUES ***, PLUS DE 10.000.000 VISITEURS DE UNIQUES, *** PLUS DE 3000 ARTICLES, *** 517 ABONNES A LA NEWSLETTER, *** PLUS DE 2500 COMMENTAIRES... 

Recherche

MESSAGE&RADIO&TV DU JOUR

LDM_SWING.gif

                                               

VIDEO DU JOUR

 

 



Articles Récents

IMAGES

SassouKadhafi.jpgBonobo-copie-1.jpgBedieOuattara.jpg4lions-drinking.jpgBernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpgchemindefer-1-.jpgbrazza_la_poubelle.jpgChristel-Sassou.JPGchiracsassou3.jpgedouoyo1.jpglisb1-1.jpgbrazza-la-poubelle-1.jpgplissouba3.jpgdebrazza.jpg