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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 01:06
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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 01:05
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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 21:46
COUP D'ETAT CONSTITUTIONNEL : LA DESOBEISSANCE CIVILE DOIT SE POURSUIVRE !

Avant de commencer mon propos, je tiens à remercier tous ceux qui m'appellent ou m'écrivent à travers le monde. Cela renforce ma détermination car je sais que notre cause est juste et mérite d'être défendue toute une vie, s'il le faut.

Lorsque Jeune Afrique, un journal pro Sassou, écrit que la désobéissance civile a été suspendue pour permettre la négociation, c'est tout simplement de l'intox. On ne négocie pas avec un dictateur qui vous embastille à domicile pendant deux semaines sans le moindre mobile, un homme qui a prouvé que seule sa volonté compte au détriment de celle de tout un peuple qui ne veut plus de lui, un monstre qui ordonne que ses mercenaires tirent sur des jeunes désarmés qui viennent juste manifester pacifiquement leur hostilité à un régime dictatorial qui n'a en fait depuis 1997 aucune légitimité - si on s'en tient à la Constitution du 15 mars 1992 qui proscrivait le coup d'Etat.

Les jeunes doivent poursuivre la désobéissance civile inscrite dans les Constitutions du 15 mars 1992 et du 20 janvier 2002 et la traduire par des actes de sabotage empêchant l'appareil d'Etat de poursuivre son oeuvre de destruction du pays. Il faut que le Congo bascule dans un soulèvement populaire généralisé. Il n'y a rien à négocier. Nous exigeons le respect de la Constitution du 20 janvier 2002. C'est tout. Et cela ne nécessite aucune négociation - juste le retrait du coup d'Etat constitutionnel. 

Denis Sassou Nguesso ne comprend que le langage de la force et ne respecte que la force. Hélas, nous ne pouvons lui opposer une résistance armée qui serait pourtant légitime ; il ne nous reste que la désobéissance civile. La négociation ne concerne en rien le peuple et les humiliations qu'il subit au quotidien. Le sang de nos jeunes est encore chaud pour qu'on puisse oublier les crimes de sang-froid du régime dictatorial du PCT. Que va-t-on négocier ? Denis Sassou Nguesso a-t-il suspendu son putsch constitutionnel pour que l'"opposition" demande au peuple de suspendre la désobéissance civile ? Non, il faut au contraire accroître la pression. 

A partir de la date du 25 octobre 2015, actant le putsch constitutionnel de Denis Sassou Nguesso, l'Etat-voyou, l'Etat assassin, l'Etat corrompu, l'Etat privatisé, est devenu est un Etat illégal, un Etat illégitime. On ne négocie pas avec l'illégalité et l'illégitimité, on ne discute pas avec le gangstérisme politique : on les balaie par tous les moyens. Et le balai de la rue en est le premier moyen. Nous vous le demandons derechef : NE CEDEZ PAS !

Vous les jeunes du Congo, vous les désoeuvrés, les oubliés et les sacrifiés de la république, vous avez du temps et de l'énergie. Utilisez-les pour changer votre devenir. Sabotez les voies ferrées pour interrompre l'exportation de nos ressources par les alliés chinois de Sassou. Agissez de préférence la nuit. Denis Sassou Nguesso ne pourra pas mettre un soldat à chaque mètre du chemin de fer. VENGEZ NOS MORTS, NOS MARTYRS ! Que le sang versé par nos martyrs ne le soit pas pour rien ! Vous recevrez le reste des consignes par téléphone et par d'autres moyens.

Si le FROCAD et l'IDC veulent négocier on ne sait quoi avec le régime des crocodiles du PCT sur votre dos, cela ne vous concerne en rien. Poursuivez votre travail d'investigation sur les ressources physiques et humaines de ce régime.

Ils ont sacrifié votre avenir, jeunes du Congo. Battez-vous pour changer le présent afin de déterminer un meilleur avenir pour vos enfants et vos petits-enfants.

Le Kouilou doit être le fer de lance de la désobéissance civile pour montrer l'exemple aux autres régions car 80% des recettes du pays viennent de cette région mais elle n'en profite pas du tout. Bravo, aux jeunes de Sibiti pour leur courage !

Jeunes du Kouilou, le pétrole est extrait dans votre région ; pourtant, vous n'en bénéficiez pas : vous vivez dans la misère, dans la saleté, sans eau potable, sans espoir, affamés, malades et désoeuvrés. Vous méritez mieux que les 5000 francs cfa que Colinet Makosso vous donne pour vous corrompre. Quant aux emplois, vous les locaux, êtes écartés au bénéfice de ceux qui viennent d'ailleurs par pur tribalisme. Rien n'empêche une décentralisation de l'emploi pour que les locaux soient mieux servis. Votre révolte sera déterminante. Les négociations ne vous concernent en rien : il ne s'agit que du positionnement des hommes politiques autour de la marmite de KoKa-Mbala dont Sassou est le marmiton en chef. Nous sommes au courant qu'il se trame un gouvernement d'union nationale. Tant pis pour ceux qui rejoindront l'Etat illégal ; ils seront balayés avec lui.

Sciemment, le monstre de l'Alima refuse de construire une université à Pointe-Noire, une ville de plus d'un million d'habitants, juste pour vous priver d'éducation cette ville du sud, parce que du sud, car à Brazzaville, sans bourse en première année, nombreux d'entre-vous abandonnent les études. C'est par ailleurs illégal de priver les étudiants de première année de bourse : tout le monde n'a pas de riches parents qui profitent du système inique mis en place par le LEVIATHAN d'Edou.

Quand l'avenir est obstrué par la méchanceté d'un régime despotique et tribal, la résistance et la désobéissance civile deviennent des obligations, non, des LOIS.

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 15:53
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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 15:28
CORRESPONDANCE : MA REPONSE A JCB DE LILLE

Cher JCB,

bonjour. Je tiens à vous remercier pour votre mail qui me donne l'occasion de préciser mon interrogation sociologique qui ne doit pas faire peur aux vrais démocrates de notre pays. C'est en pointant du doigt les vrais problèmes que nous pourrons améliorer la donne politique dans notre pays. En effet, si nous faisons un mauvais diagnostic des maux politiques qui entravent le développement et le vivre-ensemble dans notre pays, il est à redouter que les maux persistent encore longtemps. Cinquante-cinq ans, c'est déjà trop !

C'est très dur de constater qu'au nom d'une certaine idéologie séparatiste politiquement instrumentalisée, opposant les Congolais entre eux, une frange de nos compatriotes préfère accepter leurs souffrances en soutenant un dictateur qui ne connaît qu'une seule ethnie : LE POUVOIR. Lors de la contestation contre le coup d'Etat référendaire dans notre pays, je m'attendais à un peu plus de solidarité collective toutes régions confondues car tous les Congolais souffrent sans distinction. Or, il n'en a pas été le cas. Cela prouve qu'une certaine manipulation politique clivant la république fonctionne et pour l'exorciser, il faut parfois aller dans le coeur de la contradiction dialectique. Cependant, je sais que ce qui se déroule à Brazzaville et qui n'a rien à voir avec la dichotomie politique artificielle nord/sud, a ébranlé tout le Congo et que les choses risquent de ne plus être pareilles. La question est : sommes-nous capables de dépasser les méfiances ethniques instrumentalisées par le régime du PCT pour restaurer la démocratie ? C'est en posant clairement la question que l'on peut provoquer une prise de conscience.

La transformation des droits de tous en privilèges ethniques ne peut plus durer. Vous en avez certainement subi les conséquences en essayant de vous implanter au Congo. On ne peut que soigner par la vérité crue les maux causés par une certaine perversion politique. Oui, nous luttons contre des maux multiples. Parfois, il sied de mettre le doigt dans le pus pour être capable de l'extirper. Pour l'instant, l'injustice ethnocentrée est imposée aux Congolais par la force. Jusqu'à quand ? Que se passera-t-il quand le constat de l'impossibilité de la vie commune deviendra une évidence aux yeux de tous ? Allons-nous nous rwandiser, nous antibalakiser en se massacrant les uns les autres ? Cinquante-cinq ans d'espoir non tenu, cinquante-cinq ans de promesses vides, cinquante-cinq ans d'une république qui joue sans cesse à la dictature en se faisant passer pour une démocratie ressemblent à cinquante-cinq ans de mensonges. 

Il est temps de se dire les choses en face. Cette chose artificielle construite par le colon pour le colon - bien que chevauchée par un gouverneur noir - peut-elle encore durer ? Si rien ne change, il est à redouter que la haine l'emporte et dévaste tout sur son passage. Il arrivera et il arrive déjà que ceux qui n'ont rien à perdre osent braver les canons qui les réduisent à mourir de faim. Au Congo, il y a comme la planification d'une castification politique que j'ai tenu à dénoncer et si la vérité est amère comme le sang des jeunes du Kouilou que les mercenaires du régime massacrent, alors je suis amer.

J'ai fait le constat de deux extrémismes qui minent la politique de notre pays depuis son indépendance : celui des tenants du pouvoir au nord et ceux qui aujourd'hui prônent la scission parce qu'il leur paraît impossible de trouver un point de réconciliation républicaine entre les deux bords, héritiers des tenants du pouvoir au sud. Depuis le début, les troubles ont opposé deux camps dans notre pays : le nord et le sud ; ce qui fait croire à ceux qui défendent la scission que seuls deux Etats pourraient résoudre le problème et je redoute que face à l'extrémisme du nord qui redoute la démocratie en pêchant par déficit démographique, préférant par conséquent conquérir le pouvoir au bout du canon et les autres qui aspirent à la démocratie des urnes, que le Congo ne soit politiquement dans un cul-de-sac. Dites-moi : quelle place faisons-nous à la démocratie et à la république quand nous nous retrouvons coincés entre deux formes d'extrémismes nord-sud qui paraissent politiquement irréconciliables ? Une certaine manipulation qui a certainement atteint le subconscient de certains de nos compatriotes empêche à une frange de la population de croire en une république juste, ouverte à tous et ipso facto à la démocratie - au point de préférer soutenir un dictateur qui a ethnisé la force publique afin de conserver ad vitam aeternam le pouvoir.

Les solutions existent mais entre le modèle républicain et la réalité sociale telle que vous l'avez constatée, vous-même, il y a un abysse qui se creuse et se renforce depuis cinquante-cinq ans. Cinquante-cinq ans ! Une durée qui vaut qu'on en discute, qu'on y réfléchisse. Si le modèle est bon, alors l'homme, le politicien congolais est mauvais puisqu'il ne parvient pas à l'appliquer correctement. Si l'homme est bon et le modèle mauvais, il faut changer de modèle et si l'homme et le modèle sont mauvais, il faut éduquer l'homme et changer de modèle. Enfin, pourrons-nous réussir à créer une société harmonieuse dans laquelle l'homme est bon et le modèle adapté à ce dernier. Voilà en substance, ce que j'ai écrit et dénoncé. 

Ce n'est pas de l'amertume mais une gifle reçue de la réalité qui m'a démontré que les vieux démons ethniques n'étaient pas morts et qu'il fallait les combattre à visage découvert - au lieu de faire semblant de ne pas percevoir le problème qui mine notre république.

Justement, j'ai voulu réveiller ceux qui dorment encore et qui ne mesurent pas la gravité de la situation. Les conséquences à l'avenir risquent d'être dramatiques pour tout le pays. Il est peut-être encore temps d'éviter le pire. Qu'est-ce qui nous attend lorsque nous aurons consommé l'échec de la république héritée de la colonisation ? Je vous laisse répondre à cette redoutable question.

Il est à redouter qu'après cinquante-cinq (55) ans, que le mal soit devenu incurable et que la solution ne soit dans l'amputation d'un membre. J'espère avoir essayé de me faire comprendre.

Que pouvez-vous faire pour le Congo, mon cher JCB ? Arrêter avec l'indifférence et rejoindre ceux qui rêvent encore de changer la donne politique. Plus nous serons nombreux, plus nous ferons porter la voix de la restauration de la démocratie perdue en 1997. Il faut rassembler les Lillois et commencer à faire entendre la voix des Congolais à Lille pour que les parisiens cessent de croire que la seule diaspora congolaise est celle de Paris. Il est peut-être encore temps de sauver ce qui nous reste de république. Après, il sera certainement trop tard. Les puissances du monde viendront nous imposer des solutions de l'extérieur.

Patriotiquement,

 
LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 11:18
UN MESSAGE ENVOYE PAR ANDRE OKOMBI SALISSA

André Okombi Salissa et le Lion De Makanda se suivent mutuellement sur Twitter. Ayant appris que le système dictatorial avait desserré son étau en retirant sa soldatesque de mercenaires qui entourait sa demeure, j'ai voulu en avoir le coeur net. J'ai envoyé un message au député de Lékana qui a confirmé qu'il était bien libre de ses mouvements ainsi que Parfait Kolélas. Des supputations font écho de négociations secrètes mais les deux leaders de l'IDC semblent déterminés à poursuivre leur combat contre la dictature. Il est évident que des pressions se sont exercées sur le pouvoir. La diaspora a aussi reçu dans le message que j'ai reçu sa part de reconnaissance.

André Okombi Salissa et Guy Brice Parfait Kolélas sont libres de leurs mouvements mais nous ignorons quelle tournure va prendre la résistance à la dictature du PCT sur le pays.

Il s'agit à présent temps d'affiner la stratégie du FROCAD et de l'IDC qui semble fortement essoufflée car des messages contradictoires se chevauchent et se croisent sur les réseaux sociaux.

Que va-t-il à présent se passer ? Le FROCAD et l'IDC vont-ils renoncer à motiver le peuple afin qu'il sorte dans les rues ? Quelle forme va prendre la résistance à l'oppression, à la dictature ? Le pouvoir a-t-il réussi à affaiblir l'opposition ? Quelle forme va prendre l'activisme du FROCAD et de l'IDC ? Le pouvoir va-t-il encore leur laisser organiser des meetings ? Et que vont-ils faire : obtempérer ou désobéir ? Dans la mesure où le régime dictatorial semble bénéficier de l'appui de la France, quels sont les ressorts dont disposent le FROCAD et l'IDC au niveau international ? Dans tous les cas, nous appelons le peuple à ne pas faire une croix sur ses propres droits. Le coup d'Etat référendaire ne doit pas être accepté. La désobéissance civile doit se poursuivre et même s'intensifier.

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

UN MESSAGE ENVOYE PAR ANDRE OKOMBI SALISSA
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 18:00
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:46
CONGO : ENTRE EXTREMISTES DU NORD ET DU SUD, QUELLE PLACE POUR LA REPUBLIQUE ET LA DEMOCRATIE ?

Qu'on se le dise clairement : au Congo, depuis 1958, la république est prise entre deux formes d'extrémisme ethnocentré (vulgairement désignées sous le concept de tribalisme) nord-sud. Cette dichotomie tranchée et irréconciliable qui plombe la république rend toute révolution politique impossible. Pour la petite anecdote, si les populations du nord du Congo et ceux des quartiers nord de Brazzaville s'étaient soulevées, Denis Sassou Nguesso serait tombé. La politique ethnocentrée avec une castification d'une ethnie supérieure sur les autres a pris en otage la république. Comment comprendre que nos compatriotes du nord du Congo et des quartiers nord de Brazzaville qui pourtant souffrent aussi de la cupidité de l'élite politique issue de son bord supportent cet état de fait - comme s'il était normal ? C'EST LA PREUVE MEME D'UNE PUISSANTE MANIPULATION POLITIQUE QUI LES INHIBE A AGIR AU PROFIT DE TOUS, AU PROFIT DE LA REPUBLIQUE ET DE LA DEMOCRATIE : ils redoutent que le pouvoir retombe entre les mains des sudistes si le jeu démocratique se déroule conformément au principe ONE MAN, ONE VOTE. Comment peut-on réaliser la république ou la démocratie si une frange de la population n'y croit pas, estimant que le pouvoir est au bout du canon, une frange qui est prête à massacrer l'autre partie au nom de la différence ethno-régionale ? Allons-nous plonger dans une guerre civile dévastatrice pour sortir de ce dilemme ?

Aujourd'hui, nous avons vu apparaître avec Robert Poaty Pangou et Modeste Boukadia un extrémisme sud qui révendique la création de la république du Sud-Congo. Au nord, on estime qu'il faille continuer à respecter l'indivisibilité du pays comme si la Constitution valait quelque chose chez nous - alors même que Denis Sassou Nguesso vient de nous prouver qu'elle ne sert plus désormais qu'à conserver le pouvoir dans un clan ethno-régional porté par le PCT avec quelques valets du sud comme Thierry Moungalla ou Pierre Mabiala.

Il faut dire les choses comme elles se présentent : au nord, on insiste pour qu'il y ait toujours un nordiste au sommet de l'Etat pour qu'il garantisse les privilèges des nordistes et de l'ethnie-caste dominante Mbochi. La république est coincée entre ces deux extrémismes et ne peut pas accoucher de la démocratie. D'ailleurs cette contradiction complexe empêche que la république grandisse car elle est restée une naine constitutionnelle.

Face à cette logique, comment nous en sortirons-nous ? Certains croient que la solution consiste en la continuité - de sorte que les emplois soient toujours réservés à une certaine catégorie de la population par la proximité au gangster en chef au sommet de l'Etat, de sorte que le développement du pays soit gangréné par le détournement, la corruption, ou que le nord ne pense qu'au nord en brimant le sud avec les ressources qui proviennent essentiellement du... sud !

Le fait qu'André Okombi Salissa, embastillé à son domicile, ne reçoive pas le soutien des populations du nord de la république - pour le sortir de sa prison à domicile - parce qu'il prône désormais l'instauration d'une vraie république et a toujours agi en républicain quand il était ministre favorisant les locaux dans la distribution de l'emploi, est un indicateur terrible qui souligne que la sécession ou scission au Congo est déjà dans l'inconscient collectif qui a institutionnalisé la division nord-sud politiquement instrumentalisée pour que toute révolution sociale ne puisse jamais réussir.

Avec une armée nordisée à souhait, il n'y a pas de force publique au Congo mais des mercenaires payés avec l'argent public pour garantir le maintien du pouvoir au nord. Pourquoi ? Parce que la démocratie du projet n'existe pas et qu'une frange  de la population rassemblée lors de la colonisation en colonie française du Congo puis en république du Congo bénéficiant des privilèges en lieu et place des droits de tous, tient mordicus à cette position dominante.

Que l'on me comprenne bien : le problème n'est pas que le président de la république ou le chef de l'Etat vienne du nord, du sud, de l'est ou de l'ouest. Là n'est pas le problème. Si tel était le problème, alors, nous sommes voués à ne jamais accéder à la démocratie ou même à réaliser la république parce qu'il n'y aura jamais un Congolais qui descendra qu ciel pour devenir chef de l'Etat dans notre pays. Le problème est dans le fait que l'accès d'un homme au sommet de l'Etat correspond idéologiquement à l'accès de son ethnie (kongo, téké, mbosi, etc) et de sa région (nord ou sud) au pouvoir, avec transformation automatique des droits de tous en privilèges ethniques et régionaux. Ce phénomène crée une fracture sociale entretenue et soutenue ethno-régionalement par l'ETAT.

Il ne reste que deux solutions : ou nous réussissons à redresser la république en espérant tomber sur un homme providentiel du calibre de Nelson Mandela ou nous entrons dans une forme de turbulence socio-politique qui poussera MBULA MATARI à diviser le Congo. Si les troubles convulsionnels ne s'arrêtent plus au Congo, je le dis, ici, aux compatriotes du nord et du sud qui s'enfoncent dans le tribalisme le plus hostile érigé en dogme politique, les MINDELES diviseront le Congo en deux Etats. En effet, le nord ressemble aujourd'hui à Israël et le sud à la Palestine mais dans la configuration d'un seul Etat reconnu des deux côtés, un Etat qui ne fonctionne que pour le nord du Congo qui ressemble à Israël pour être surarmé et prêt à décimer les sudistes désarmés et appauvris. C'est une très sombre peinture de notre pays qui n'inspire pas confiance en l'avenir.

Pour pousser le nord à accepter la république et la démocratie, il faut que la nature de la société congolaise change de sorte que peu importent les origines de celui qui accèdera au sommet de l'Etat, les droits de tous seront garantis. Celui qui arrive au pouvoir est assailli dans notre pays par des conseillers mal inspirés qui l'orientent et détournent son esprit des droits de tous en flattant son ego pour les transformer en privilèges d'un petit nombre.

Soit l'homme providentiel arrive au sommet de l'Etat, soit on entre dans une crise profonde qui paralysera la république incitant les tenants de l'extrémisme ethnique à jouer le jeu républicain. A défaut, si une crise durable à la soudanaise s'instaure dans notre pays, les puissances du monde n'hésiteront pas à diviser notre pays. Ce n'est ni Robert Poaty Pangou, ni Modeste Boukadia qui ont le pouvoir de le faire mais l'Occident. L'extrémisme éhonté du nord qui redoutant que son déficit démographique ne le prive du pouvoir et qu'il subisse à jamais la domination du sud à majorité kongo, le pousse à s'armer et à créer une "palestination" du sud. Pour rééquiliquer la république, le sud doit combler sa faiblesse militaire par le soulèvement populaire généralisé, une espèce d'INTIFADA de la rue. Si le pouvoir issu du nord n'apporte pas les réponses républicaines, il est à parier que la communauté internationale cèdera aux sirènes de la solution "pangou-boukadiste" car elle ne peut laisser le nord surarmé massacrer les pauvres sudistes désarmés.

Quand on observe ce qui se passe, au nord, l'idéologie veut que même après Sassou, qu'il y ait toujours un fils du nord au sommet de l'Etat. On nous propose la solution du nordiste "Mokoko" - un soldat, un manieur d'arme, parce que du nord - au lieu d'un civil pour une transition qui, vu le niveau des listes truquées, ne pourra que porter un autre nordiste au sommet de l'Etat. Le Congo semble se réduire à la réalité suivante : L'ETAT-NORD ET LA REPUBLIQUE-SUD ! Le nord joue le rôle de l'Etat et le sud celui de la république. Comme l'Etat régimente la république, on comprend tout de suite que c'est la république la perdante.

La solution du Congo se trouve au Kouilou, à Pointe-Noire. La ville de Pointe-Noire doit radicaliser sa résistance jusqu'à pousser les puissances du monde à lâcher Denis Sassou Nguesso. Les mercenaires du régime Sassou & Nguesso passent désormais de parcelle en parcelle et assassinent les jeunes de Pointe-Noire. Nous savons que le ministre Colinet Makosso a reçu de l'argent pour corrompre les jeunes de Mvou-mvou afin qu'ils se calment. Aux jeunes de Mvou-mvou et de Pointe-Noire, sachez que vous ne construirez pas d'avenir avec 20.000 francs cfa. TANT QUE LA LUTTE POLITIQUE N'AURA PAS DE REPERCUSSION SUR L'EXPLOITATION ECONOMIQUE DE NOS RICHESSES, MBULA MATARI NE S'INTERESSERA PAS A LA CAUSE CONGOLAISE. ALORS FAITES EN SORTE QUE CE SOIT LE CAS. SI VOUS REUSSISSEZ, VOUS VERREZ LES RESULTATS.

Derrière toute lutte politique se dissimulent des enjeux économiques que les exploiteurs et leurs serviteurs au sommet de l'Etat veulent à tout prix préserver. Il faut absolument arriver à cela. Hélas, je ne peux en dire plus car on me le reproche. Les ennemis de la république et de l'unité politique du pays viennent aussi boire à la rivière DNCB

Il faut ressusciter la république ou abandonner ce modèle car si ce paradigme produit de la souffrance pour le plus grand nombre et juste du bonheur pour quelques-uns, alors le modèle est mauvais - à moins que la république ne soit servie par une idéologie apartheidisante qui rend les leaders politiques aveugles et bornés au sommet de l'Etat. Il faut le repenser, le réformer ou l'abandonner pour un modèle plus humain, plus égalitaire ou il faut éduquer l'homme politique mais cela revient à transformer toute la conscience collective dans le domaine de la perception de l'Etat, de la république, de la démocratie, des droits et des devoirs. Bref comme le modèle et la conscience collective sont en inadéquation sociologique, il faut une vraie construction de l'idéal national pour le résoudre et ce n'est pas une mince affaire ! Méfiez-vous de ceux qui vous parlent de "république" ou de "démocratie" mais qui restent dans la dichotomie NORD (CONTROLE, COMMANDEMENT ET DISTRIBUTION AVEC UNE ASSISE JURIDIQUE RECONNUE PAR LES PUISSANCES DU MONDE)=ETAT et SUD=REPUBLIQUE (SOUMISSION, APPAUVRISSEMENT, ESCLAVAGE).

Nous aspirons au bonheur de tous, quelle que soit l'origine de celui qui est sommet de l'Etat. Si ce n'est pas possible, il est à craindre que le Congo n'ait que deux destins possibles : l'esclavage du plus grand nombre par le plus petit nombre ou la scission en deux ou plusieurs Etats car la Constitution ne vaut rien dans un paradigme castifié qui se veut immuable jusqu'à la fin des temps.

    LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 15:11
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 14:57
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