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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 14:57

    

Il se passe des choses en Amérique latine : les richesses profitent de plus en plus aux nationaux au détriment des multinationales qui ne pensent qu'à enrichir quelques actionnaires. L'exemple du premier président indien, Evo Morales devrait inspirer Sassou Nguesso afin qu'il reconsidère les contrats signés avec les sociétés pétrolières. Evo Morales exige que les sociétés étrangères de la Bolivie puissent verser 80% des bénéfices à la compagnie pétrolière nationale. Elles ont six mois pour accepter le contrat ou s'en aller. Elles vont l'accepter comme elles l'ont fait au Venezuela. En effet, ceux qui parasitent les peuples quand ils sont mis au ban acceptent les compromis parce qu'ils y gagnent quand même : 20% du bénéfice, ce n'est pas rien ! Et merde, ce sont les richesses de la Bolivie ! Comment accepter que les Boliviens n'en profitent pas ? Evo Morales a fait ce qu'il y avait de mieux à faire : rendre à la Bolivie ce qui appartient à la Bolivie.

   Cela se voit qu'Evo Morales est un homme libre qui ne peut être acheté sinon les dollars l'auraient fait. Cet Indien sait ce que son peuple a enduré lors de la découverte de l'Amérique : pillage, massacres génocidaires, esclavage par le travail forcé jusqu'à l'épuisement et la mort.  Manifestement, il veut rendre un peu de dignité aux Indiens qui vivent chez eux comme des étrangers, alors que la Bolivie depuis la nuit des temps leur appartient.

    Ils viennent chez nous, d'abord par la force et la violence, ensuite, ils se disent "nationaux" comme en Afrique du Sud. Mais le pire dans tout ça, c'est qu'ils continuent à nous considérer comme des sous-hommes parce que nous n'avons pas inventé la bombe atomique et la poudre à canon. Ils instaurent souvent des formes d'apartheid dans nos propres pays sous des mots comme "cité des Blancs", "quartier européen", "ville", etc. Dès lors qu'il n'y a pas mixité spatiale, il y a apartheid. En France, vous avez les "banlieux", etc.

A ceux qui ne lisent pas les livres d'histoire, je rappelle que  c'est à cause de Bartolomé De Las Casas, un prêtre espagnol qui voulait sauver les Indiens de la disparition totale (autrement dit d'un génocide) qu'on a préféré faire travailler les Noirs. Il dit qu'un Noir valait en force 5 Indiens...

    Certes, Evo Morales n'a rien de commun avec un Sassou qui visiblement n'aime pas son pays, lui qui courbe l'échine à la volonté de la France. Il aurait trop peur qu'une telle décision lui provoque des problèmes. : un système mafieux ne tolère pas de trahison. Cet esclave de la France au pouvoir au Congo n'osera jamais désobéir à son maître. Il est actuellement en train de s'en mettre plein les poches car il sait que l'heure viendra où il perdra à jamais le pouvoir. Alors, qu'importe que les Congolais trinquent ; lui et les siens vivent bien aux crochets du peuple...

   Le Congo attend encore son fils illustre, celui qui saura enfin, comme les Morales, les Mandela, lui rendre l'honneur de jouir de ses richesses. Et ce fils illustre doit être hors du système mental national actuel car rien de bon n'est sorti de la génération d'il y a au moins soixante ans... Est-il donc si difficile d'aimer son pays ? Ne peut-on pas concilier ambition personnelle légitime et véritable service public ? Voilà une question que nous devrions débattre pour comprendre pourquoi les pesanteurs de l'argent nous empêchent de comprendre que des valeurs comme la vie, le partage, le service des autres, valent plus que tous les milliards entassés dans les banques. Il va sans dire que tant que l'idéal humain sera Bill Gates et non mère Théresa, de telles valeurs seront toujours taxées de communistes.

   J'ai toujours pensé qu'un petit peuple de 3 millions d'habitants pouvait instituer un Revenu Minimum Vital (RMV) pour les familles les plus pauvres. En effet, comment avec tant de richesses ne pas penser à tous ceux qui souffrent le plus dans notre petit pays, le Congo ? L'adhésion des coeurs à l'unité nationale ne peut provenir que de la justice sociale véritable et non des "GOUVERNEMENTS D'UNION NATIONALE" qui ne satisfont que quelques personnalités, quelques ténors de la politique en lieu et place du peuple. Je te signale, monsieur Sassou Nguesso, que le Congo attend toujours les milliers d'emploi que tu as promis dans ta "NOUVELLE ESPERANCE" (comme s'il y avait eu une ancienne espérance. Ah, j'oubliais, il y eu le VDA : Vivre Durement Aujourd'hui pour mieux vivre demain. Demain... Quand donc, chère souris venimeuse sur un manguier perché au bord du fleuve Oyo ? Tu es aux Affaires (personnelles et non nationales) depuis plus de 30 ans !)

   Sassou Nguesso, tu es riche de nous avoir tant et tant volé : sauve ton âme des flammes de l'enfer en te répentant par un peu plus de reconnaissance et de patriotisme. Regarde ce que vient de faire Evo Morales ! Hélas, cet homme est mauvais et il a comme tout franc-maçon prononcé la phrase de la soumission  totale lors de son admission dans une loge maçonnique :

                                                     "POUR LA GLOIRE DE LA FRANCE !"
Et la gloire de ton peuple dans tout ça ? Ah, seule importe ta propre gloire (d'ange préféré de Satan) mais laquelle quand tous ceux qui te sourient rêvent de t'étrangler dans ton propre entourage ? 
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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 21:20

                                                 LA LOGIQUE DE L'ESCLAVAGE ETERNEL...                                                

   la problématique actuelle de l'esclavage est d'en parler au passé - juste pour les Noirs - comme si la servitude était finie! On oublie que même la Bible autorise l'esclavage d'un Juif par un Juif qui devait être libéré lors de la fête du jubilé. La vie mâle épargnée lors d'une victoire guerrière était réduite à la servitude, un citoyen romain qui ne parvenait pas à payer ses dettes pouvait être réduit en esclavage. Aujourd'hui, on parle d'"esclavage moderne" pour certaines femmes forcées à se prostituer ou à travailler pour rien tout en supportant des traitements dégradants. Cependant, l'esclavage n'est-il pas une forme de parasitage humain qui fait vivre une personne au détriment des autres et du travail de ces derniers ? 

Je soutiens ici l'hypothèse suivante :

                                                           Il existe au-delà de cette forme d'esclavage, une forme plus subtile qui vise à réduire à la servitude le monde entier. C'est un projet qui est actuellement connu son le pseudonyme de "mondialisation".
 Au début de la traite négrière, le Noir était plus bas que la vache et le cheval sur l'échelle des valeurs bourgeoises. Les pauvres Nègres travaillaient dix-huit heures voire vingt heures par jour! Avec les morts en pagaille, les esclavagistes se sont rendus compte qu'il fallait un minimum vital pour que l'investissement soit rentable. Il fallait calculer le minimum de nourriture, de médicaments, etc. Ce minimum du fait que l'esclave était la propriété du maître et vivait avec lui était en nature (aujourd'hui, nous avons toujours la même chose sous une forme différente : le SMIC à l'ouvrier et tout le reste au patron). De nos jours, l'esclave et le maître ont pour noms ouvrier et patron. Karl Marx avait saisi la transformation sémantique de l'esclavage éternel : maître et esclave, seigneur et serf, roi et sujet, patron et ouvrier dans sa théorie de la lutte des classes (il n'y aura jamais de fin pour la lutte entre le maître et les esclaves tant que ces derniers sous le nom de peuple estimeront qu'il leur faut un maître pour être dirigé comme un troupeau humain... Par ailleurs, le lien de subordination est bien marqué explicitement dans le code du travail.
   Ils ont compris qu'il était  possible de manipuler l'esprit humain en lui présentant autrement les rapports sociaux. Le roi devient le président, l'esclave devient le citoyen,  et l'affaire est entendue. 
   Quand on a guillotiné le roi, ils se sont dit qu'il fallait inventer un système où le maître est choisi par l'esclave alors qu'avant, c'était le maître qui choisissait l'esclave. Le choix du maître devient grisant et l'on croit que c'est là une sorte de liberté. Pour éviter que les choses soient douteuses, on a voulu multiplier les maîtres apparents. En fait, voulant paraître ne plus diriger les esclaves, les maîtres cachés de ce système de choses, tous issus d'une même lignée,  ont créé la classe des maîtres d'esclaves sur qui tout retombait (révolutions, grèves, etc.) avant que l'on ne découvre la supercherie. Le chef des esclaves, un esclave qui est une dualité complexe psychologiquement, à la fois maître et esclave. Cette problématique, même Hegel(celui qui a dit que le Noir n'avait de raison ) n'avait pas vu ce coup de génie du capitalisme. J'espère que vous avez compris que je parle de l'Etat, cette classe des maîtres d'esclaves qui n'a plus le droit de fabriquer sa propre monnaie et qui doit lever les impôts pour rembourser une dette éternelle qui correspond à un esclavage éternel aux maîtres véritables du monde qui travaillent depuis des millénaires à mettre en place un esclavage éternel.
Le monde moderne comme par le passé reste partagé entre maîtres et  esclaves. Les maîtres sont adulés, congratulés et on les appelle aujourd'hui ''entrepreneurs, patrons, etc." Ils sont le stéréotype de la réussite humaine, le modèle à suivre ; c'est à eux que l'Etat donne  l'argent du petit peuple.
Cette logique-là, même Taubira ne peut l'appréhender car elle est recluse du passé, croyant que l'esclavage a été aboli alors qu'il continue sous un autre nom. Bien sûr, il faut toujours avoir présent à l'esprit ce que nous avons subi, nous les Noirs mais ils n'ont pas hésité à pratiquer l'esclavage entre eux dans le passé ! Cependant, je muscle mon esprit pour que esprit aille le plus loin possible.
   Les condorcet et les autres, Voltaire et compagnie, ont tous goûté et profité d'une forme d'esclavage qui permettait une exploitation totale de l'homme par l'homme, celle de l'époque des négriers. Mais le projet va au-delà des Noirs car l'homme est toujours une marchandise qu'on achète et que l'on vend (l'exemple le plus connu est celui du joueur de football). Karl Marx a écrit des choses extraordinaires sur le début de l'ère industrielle qui est en fait le début de la phase de l'esclavage moderne étendu. On a exproprié les paysans pour qu'ils deviennent par eux-mêmes des esclaves de l'ère industriel. Parce que les profits ne décollaient pas très vite. Aujourd'hui, nous vivons à l'heure de la spéculation où le profit est complètement déconnecté du travail humain. C'est pour cela que les cours de la bourse font du yoyo tout le temps.
La mondialisation est le projet de l'esclavage total afin d'accélérer leur projet secret : un asservissement total de l'humanité à travers un gouvernement mondial. Ils se demandent simplement s'il faudra l'imposer par la force ou par la ruse. TOUS LES PAYS DU MONDE SONT ENDETTES: la France, 1000 milliards d'euros, l'Amérique, le pays le plus riche? Mais c'est le plus endetté!  Si on faisait la différence entre la dette et ce qui reste, on se rendrait compte que l'Amérique est un pays du nouveau Tiers-monde des pays développés...

   Il faut que l'esprit vole très haut pour saisir les mécanismes complexes qui sont mis en place pour asservir l'humanité et aujourd'hui pour comprendre ce système de choses, un système qui ne vaut que parce que le monde aveuglé par des idées qui sont préfabriquées dans dans moules obéit et ne le détruit pas. En effet,  les penseurs officiels sont tous pour la plupart des corrompus car il n'y a plus beaucoup de philosophes hors des sentiers de l'université et hors de la pensée achetée, la pensée qui se vend,  la pensée officielle. on doit se souvenir que des penseurs comme Feuerbach ont perdu leur chaire universitaire en voulant révéler la logique de ce système de choses.
                                     Niestche parlait du troupeau en parlant du peuple. Je me demande s'il n'avait pas raison...
 
 
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25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 23:04

 

LES CLONES POLITIQUES DE LE PEN : Affinité idéologique ou quête des voix  extrêmes ?
      Le Pen aurait-il fait des petits en politiques nommés Phillipe De Villiers, Maigret ou Nicolas Sarkozy ?


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

  Pourquoi tout le long de l'histoire les étrangers cristallisent-ils toujours la haine des autochtones ? Cela peut se comprendre quand le barbare venait en conquérant mais désormais, c'est en pauvre qu'il vient et c'est peut-être là tout le problème : il vient appauvrir le riche en prenant son pain. Le conquérant avait pour lui la force de réduire au silence et on le haïssait en silence.

       Cependant, les récents événements de la Côte d'Ivoire ou la guerre de 1997 au Congo-Brazzaville viennent nous rappeler qu'il n'y a pas un seul pays qui n'ait pas de ressortissants à l'étranger. La France ne craint-elle pas que les forces aveugles qu'elle manie puissent se retourner contre elle à l'étranger ? En effet, à toute force correspond une réaction et dans ce jeu :"Je te hais, moi non plus", la France aurait plus à perdre que les pays africains, par exemple... Sans le pétrole du golfe de Guinée, avec quoi se chaufferaient les vieux Français en hiver ? Il y a plus de Français au Congo que de Congolais en France. On pourra toujours rétorquer que les Français à l'étranger apportent beaucoup par leur savoir, leur capital, leur technologie, etc. A ce stade de la réflexion, il convient de se demander :le problème de l'immigration est-il simplement un problème de nombre ? La France verrait-elle tous ses problèmes volatilisés avec le départ de tous les immigrés ? Mais pourquoi viennent-ils donc en France s'ils ne l'aimaient pas, ces immigrés ?  On vient en France parce qu'on croit en elle et il n'y a pas d'amour sans croyance, sans confiance, en ces valeurs que l'on détruit peu à peu mais en détruisant l'identité de la France, c'est un pays que l'on détruit ; on verra au fil du temps se développer plus de communautarisme et plus de racisme. Quand arrivera ce moment, plus personne ne viendra en Fance et la France aura perdu de sa superbe, elle, une puissance qui se fait déjà dépasser par la Chine...

  Le long de l'histoire de nombreux maux ont été incriminés aux étrangers : ils avaient apporté la peste, la lèpre ; ils étaient toujours inférieurs culturellement et surtout, il ne fallait se mélanger avec. Aujourd'hui, on suspecte tout mariage d'une blanche avec un nègre d'être un mariage blanc. ah, qu'elle était belle l'époque où l'on tuait un esclave parce qu'il avait osé couché avec une femme de race supérieure : une Blanche.

 

  Mais revenons à la France. Par ailleurs, il ne faut pas voir le problème des rapports de la France avec les immigrés comme un problème d'appauvrissement : la richesse de la France vient en grosse partie de l'étranger, notamment d'Afrique. Total, la plus grosse entreprise du CAC40 réalise la plus grosse partie de son chiffre d'affaires hors de France.

 

   Les chiffres de l'immigration :Il y a 4,3 millions d'immigrés en France. Certains pensent qu'il y a trop d'immigrés en France et l'immigration est devenue un argument politique de poids, vu qu'elle permet de donner une explication facile de l'insécurité ou de la crise de l'emploi.

  Selon le dernier recensement de l'Institut national de la statistique et des études démographiques (Insee) réalisé en 1999, la France métropolitaine compte 4,3 millions d?immigrés, soit 7,4 % de l'ensemble de la population (en Suisse, il y a 20% d'immigrés). Plus du tiers d'entre eux ont acquis la nationalité française. Environ 190 000 immigrés résident dans une collectivité : foyer de travailleurs, maison de retraite ou centre d'hébergement. Précisons qu'un étranger né en France n'est pas considéré comme un immigré.

Répartition des immigrés par pays d'origine :

Les Européens représentent 45 % des immigrés installés en France. Les Portugais (13,3 %) sont les plus nombreux, suivis des Italiens (8,8 %), des Espagnols (7,4 %), des Polonais (2,3 %), les autres pays d'Europe représentant 13,2 % du total. Notons que l'immigré blanc ou Européen a déjà plus de droit que l'immigré non communautaire et il passe inaperçu parce que Blanc... Et ce qui ne se distingue pas se confond...

  Les Africains regroupent 39,3 % de cette population, avec une forte prédominance des Algériens (13,4 %), des Marocains (12,1 %) et des Tunisiens (4,7 %). C'est cette immigration qui est la plus stigmatisée mais on ignore ceci : en créant des ghettos, en réduisant les gens à vivre de la misère publique parce qu'on leur refuse du travail, ils n'ont absolument pas le moyen de retourner chez eux...

  Les Asiatiques représentent 12,7 % des immigrés dont 4 % de Turcs, et 3,7 % de Cambodgiens, Laotiens et Vietnamiens.

Enfin, 3 % des immigrés de France sont originaires de l'Amérique et de l'Océanie.

Il y a plus de familles que de personnes seules (ce qui pose le problème du regroupement familial : un bon immigré doit être comme moi : vivre seul ; ce qui est tout simplement une violation de des droits de l'homme ! On ne peut pas forcer un immigré à vivre dans le célibat !)

Sur 4,3 millions d'immigrés en France, 3 380 000 vivent en famille, 2 680 000 sont en couple, 490 000 sont des enfants et 210 000 des chefs de famille monoparentale. Plus de 6 personnes immigrées sur 10 sont mariées, contre seulement 4 sur 10 pour l'ensemble des personnes résidant en France. À noter, par ailleurs, que près d'un million d?immigrés vivent avec une personne non immigrée, ce qui constitue autant de « couples mixtes ».

 

   L'immigration en France s'explique soit par la proximité frontalière, soit par le brassage perpétré par la colonisation. Y a-t-il du ressentiment à voir se balader trop de Noirs dans les rues de Narbonne, de Paris ou de Lyon ? C'est parce que la France est venue chez nous que nous venons à elle. La majorité des immigrés d'Afrique viennent d'Afrique du Nord (30 sur 39 %). On oublie trop vite qu'il y a moins d'un demi-siècle, avant les indépendances, tous ces immigrés auraient été des Français !

 

   Il faut dire que l'immigration est un champ émotionnel fort qui permet de retisser le sentiment d'appartenance nationale et, surtout, de ratisser des voix du côté de l'extrême droite. Cependant, il faudrait se demander : combien y a-t-il de Français qui viennent d'ailleurs ou qui n'ont pas un ascendant étranger ? La constance de l'électorat front national doit faire des envieux. Or, aujourd'hui, la politique française se construit en opposition aux idées du front national ...en adhérent et en appliquant les idées de Jean-Marie Le Pen. Drôle de manière de faire barrage au Front !

  La pression du Front National se fait encore un peu plus sentir depuis que Le Pen a atteint  le deuxième tour des élections présidentielles... On s'en étonne alors même que la droite avait bâti tout son discours de campagne sur l'insécurité.

   Récemment, Nicolas Sarkozy, le "premier ministre de l'intérieur", en futur candidat à l'élection présidentielle, devant un parterre de nouveaux membres de l'UMP a dit :

"Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter..."
Cette phrase a un relan du déjà dit

car Le Pen a déclaré :

"La France, aimez-la ou quittez-la"

 tandis que Philippe de Villiers fustige :

"La France, tu l'aimes ou tu la quittes".

 J'ai mieux à vous proposer

 

 

 

: "La France, tu l'aimes ou tu n'y viens pas ! "

 Voilà ! Ca empêche déjà d'y être et ça permet aux racistes de ne pas avoir d'objet sur lequel exercer leur racisme. Mais cette haine qui est en vous doit trouver un exutoire ! Peut-être trouverait-elle à s'employer sur vos épouses, vos enfants, vos employés ou vos subordonnés...

 

Si cette idée était logique, il n'y aurait en France que des gens qui aiment la France !

Et si en réalité, on faisait tout pour que l'immigré déteste la France ? Drôle de leçon de l'amour qui ici n'a pas besoin d'être réciproque. S'adresse-t-on seulement aux immigrés ? N'y a-t-il pas des Français qui n'aiment pas leur propre pays ? A ceux-là aussi on demanderait de quitter la France ? Que signifie "aimer la France" ? Que met-on dans le verbe aimer ? L'amour ne fonctionne que dans un rapport de réciprocité et celui qui vient vers l'autre a déjà aimé... La France sent-elle qu'elle n'est plus aimée ? Mais pourquoi ne l'aime-t-on plus ? Ceux qui se sont révoltés dans les banlieux étaient-ils tous des immigrés ?

   Prenons cette idée à l'envers :

"Rester en France est votre façon de nous prouver que vous aimez la France !"

  Donc plus on reste en France, plus on l'aime. La durée du séjour en France devient le critère de l'évaluation de l'amour de la France !  C'est Descartes, un Français qui a inventé la logique. Cette phrase est plus une incitation de rester dans le pays de Sarkozy et de Le Pen que d'en sortir...


   On pourrait toujours prétendre que ce propos de Sarkozy vise à débaucher un électorat Front National. Or, l'expérience montre que cet électorat est certainement le plus sûr de France et il le sait bien, Sarkozy. Le durcissement de sa politique par une nouvelle loi sur l'immigration vise à donner des gages à cet électorat ou à tous les Français qui votent FN par dépit. Ces Français devraient un peu mieux réfléchir sur la source de leurs problèmes qu'ils imputent totalement aux immigrés...

   Aujourd'hui, en France,

"le pays des droits de l'homme",

les idées de Le Pen se banalisent, deviennent fréquentables et même Sarkozy n'hésite pas à s'en approprier pour plaire à la franche extrémiste de l'électorat. Mais, monsieur le premier ministre de l'intérieur, il faut faire plus que ça pour les débaucher ! Il faut tout bonnement devenir comme eux, un bon raciste qui renverrait tous les immigrés chez eux ! La crise des banlieux que vous avez provoquée a donné de vous l'image d'un violent qui voulait karcheriser tout ce qui bouge. Un homme politique doit avoir de la retenue afin de dominer la puissance qu'il exerce et éviter d'être dominé par celle-ci. De Villepin, avec l'affaire du CPE (Contrat Premières Emmerdes), l'aura vite compris ! Le bras de Zeus armé de foudre doit avoir de la retenue sinon il ne serait pas digne d'être le roi de l'Olympe!

 

 

L'immigré est-il la source de tous les maux de la France, notamment les maux économiques ?

 Bien sûr que non ! Les délocalisations, la fuite des cerveaux, montrent que les problèmes de la France sont ailleurs. Les immigrés sont stigmatisés et ils ne font qu'occuper les emplois délaissés par les Français :balayeurs, chiens de garde (agents de sécurité), plongeurs dans la restauration, etc. De plus en plus, il devient difficile à un immigré de trouver un travail.

 

   On ne se gêne pas de dire dans les amphis que l'on a fait l'Europe parce que veut une immigration blanche. Donc ce qui gêne, c'est que l'immigration soit visible. Or, l'Europe ne déverse pas encore son torrent d'immigrés sur la France... De toute façon, que viendrait faire un Polonais qui vit bien en Pologne ? On estime les Noirs  paresseux et les Maghrébins voleurs. Bachelard disait :"Le simple est le résultat de la simplification". Et tous ces Noirs et ces Arabes qui travaillent dans le bâtiment, dans des tâches subalternes quand bien même ils sont diplômés ? Sont-ils toujours paresseux ou voleurs ? En durcissant les conditions d'entrée et de séjour des immigrés, on croit les décourager à l'immigration. Cependant, avec l'ouverture européenne, il sera toujours possible de rentrer en France par l'Espagne, la Suisse ou l'Italie. L'immigration non choisie se frayera toujours un chemin parce qu'il nous faudra fuir l'enfer que vous avez créé chez nous...

   L'immigré est une raison de croire que l'enfer, c'est les autres, toujours les autres et jamais nous-mêmes. Cependant, quand la bonté et l'humanisme auront disparu de la France, c'est que le glas de la fin d'une grande nation aura sonné. Si l'immigration cesse d'alimenter la politique française, les vrais problèmes occultés par la haine de l'autre apparaîtront enfin au grand jour.

  

Cela se sait que la France est l'amie de tous les dictateurs africains ; Chirac l'a rappelé à la mort d'Eyadéma. Je ne parle de Sassou Nguesso, de Bongo, et d'Idriss Deby dont le trône vient d'être sauvé par l'armée française.

  Chers Français, tant que vous instaurerez les dictatures ches nous, souffrez que l'on vienne se refugier ici et ce ne sont pas les difficultés qui ne feront retourner en Afrique ou ailleurs. Une race qui a survécu à quatre siècles d'esclavage peut supporter une nouvelle Loi. Les vrais problèmes de l'immigration sont ailleurs et vous le savez, monsieur Sarkozy.


En quinze ans en France, j'ai compris que la France, la vraie, celle qui porte toute la grandeur de ce pays, celle qui a contribué à écrire les plus beaux textes juridiques de l'humanité, cette France-là, est immortelle et n'a pas peur de l'autre, de l'étranger, de celui qui vient de loin parce que la France a eu le destin d'un vaste empire dont le reliquat fait encore sa puissance économique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 22:35

                                               LA NOUVELLE ESPERANCE : UNE VRAIE DESESPERANCE.

      

 

 

  La Nouvelle Espérance !

Un texte qu'on peut télécharger sur Internet sur le site du Congo- Brazzaville qui veut nous faire croire à plus de transparence... Pour un texte présidentiel, nous allons en démontrer le caractère superficiel. C'est honteux de tricher avec un peuple qu'on prétend aimer. La souris d'Oyo est-elle donc tant venimeuse ? Nous allons concentrer nos efforts à démontrer que cet homme est le pire fils qu'une mère du Congo ait porté car il n'hésite pas à tuer ses propres frères pour une gloire qui ne restera un jour qu'à l'état de bourbier. Qu'il regarde ce qu'est devenu son ami Saddam Hussein...

 

- LA NOUVELLE ESPERANCE , après une introduction où est survolé le coup d'Etat de 1997 sans le

nommer, c'est en chiffres :

 

- un document au format Word de onze pages (ce qui me paraît assez léger pour un projet de cet acabit : un projet présidentiel doit avoir une certaine épaisseur, voyons !) ;

- comportant douze engagements que nous énumérons en détail afin de montrer qu'aucun de ces prétendus engagements n'a une importance économique ou stratégique :

 

1- Garantir la paix, la sécurité, et la stabilité du pays et rénover l'administration publique, renforcer ses capacités institutionnelles et promouvoir la bonne gouvernance en son  sein ; 

2- Instaurer l'Etat de droit véritable ;

3- Créer des zones économiques spéciales de développements privilégiés susceptibles d'attirer de nombreux investisseurs privés; 

4- Mailler l'ensemble du pays d'infrastructures de bases viables (routes nationales traversant toutes les régions du pays, routes internationales aux principales frontalières du pays, ports, aéroports) tant pour le transit international que l'éclatement et le désenclavement ;

5- Eradiquer le chômage de masse, en favorisant la création des dizaines de milliers d'emplois chaque année dans tous les secteurs aussi bien formels qu'informels de l'économie ;

6- réduire la pauvreté en rendant accessibles au plus grand nombres des Congolais l'eau potable, l'électricité, les soins de santé primaire, l'enseignement et en encourageant la prise en charge de chacun par sa participation aux initiatives privées, créatrices d'emplois ou génératrices de revenus ;

7- Relever substantiellement les conditions et le niveau de vie des Congolais par des politiques économique et sociale appropriées et volontaristes à mener au cours des sept (7) prochaines années ;

8- Désendetter l'Etat, en poursuivant la coopération avec le fonds Monétaire international et la Banque Mondiale afin de bénéficier de l'initiative d'annulation de la plus grande partie de la dette extérieure (Initiative PPTE) ;

9- Poursuivre la restructuration et la diversification du système financier national ;

10- Réformer la fiscalité (impôts et droits de douanes) pour une meilleure mobilisation des ressources financières ;

11- Contribuer avec beaucoup plus de volonté politique à l'intégration de la sous- région Afrique Centrale ;

12- Développer les échanges et la coopération économique avec les autres pays du monde et normaliser les relations avec toutes les institutions financières et de coopération internationales.

Il s'agit de regarder quels sont les enjeux véritables qui se trouvent cachés dans les déclarations de principe et quel écho nous renvoie en fait la réalité...

-Les deux premiers engagements ne visent qu'à renforcer le pouvoir en place avec des mesures comme le ramassage des armes. Personne n'est dupe pour croire qu'il y aura à nouveau une armée où toutes les ethnies seront représentées ou qu'il y aura le respect des droits de l'homme quand on constate que le procès des disparus du beach a fait l'objet d'une mascarade judiciaire. Quant à l'instauration de l'Etat de droit véritable, c'est l'aveu même qu'au Congo il n'y a pas d'Etat de droit véritable et on verrait mal comment cela se pourrait puisque les coupables ont tous le sang royal Sassou qui coule dans leurs veines. Il est même assez risible que l'enfant terrible d'Oyo puisse parler de droit alors qu'il n'y aucun système judiciaire ndépendant au Congo. Quant à la création d'une véritable industrie nationale, avec toutes les rentrées pétrolières actuelles, l'occasion de s'émanciper des sociétés pétrolières internationales en exploitant nous-mêmes notre pétrole est à saisir car elle ne se présentera pas deux fois. Sassou fait exactement le contraire de ce qu'il dit car il détruit les sociétés nationales pour les privatiser ensuite en utilisant des prête-noms au sein de sa propre famille.

 

-La création des zones économiques spéciales est une invitation aux investisseurs étrangers déjà nombreux dans notre pays qui ne servirait qu'à mieux piller nos richesses. Rien de bon pour le peuple qui se contenterait de salaires de misère. C'est un appel aux délocalisations, donc à plus de pollution.

-Nombreux sont ceux qui savent que l'éradication du chômage de masse par la création de dizaine de milliers d'emplois est vraiment une insulte. En vrai, Sassou nargue les enseignants et les fonctionnaires qu'ils payent quand bon lui semble. Il ne s'agit que de produire un effet d'annonce car on ne voit absolument pas quelles activités seraient développées pour permettre pareil miracle.

 

-La réduction de la pauvreté est un maniement de l'ironie qui consiste à dire le contraire de ce que l'on pense. En effet, les coupures d'eau et d'électricité sont légion au Congo. Récemment, seuls quartiers nord de Brazzaville où vivent les originaires de son ethnie ont vu l'installation d'un nouveau système hydroélectrique.

 

-Un programme qui prévoit de se faire sur les sept prochaines années signifie que Sassou sera candidat à sa propre réélection. Quant aux infrastructures, seul l'aéroport d'Ollombo qui doit avoir un intérêt plus stratégique au vu de l'expérience de la guerre civile de1997 a été construit. En effet, personne ne croirait qu'un aéroport dans un trou perdu de la jungle tropical desserve vraiment l'objectif du désenclavement national. Il eût fallu commencer par une autoroute entre Pointe-noire et Brazzaville. Mais le sens des priorités selon Sassou n'est pas difficile à comprendre.

 

-Le désendettement de l'Etat est un mirage quand on sait que la dette du Congo s'élève à plusieurs milliards de dollars (six milliards de dollars qui ne sont pas perdus pour tout le monde). En faisant des tours de passe-passe à ses créanciers, on se demande comment le Congo peut oeuvrer à son désendettement. A moins de se dire qu'il s'agira de mendier une annulation de ladite dette en étant admis au statut de pays pauvre très endetté (PPTE). Ce qui n'est pas le cas du Congo.

 

On peut conclure que cette nouvelle espérance ne produira pas des fruits différents de ceux du VDA avec une pointe d'amertume plus forte au réveil.

Quand la médiocrité est au pouvoir, quand la pensée n'est pas assez puissante pour oser représenter tout un peuple, il faut au moins avoir le culot de ne pas donner de faux espoirs à ceux au nom de qui on doit sa réussite sociale. En effet, sans le peuple congolais Sassou n'aurait été qu'un bon petit pêcheur au bord du fleuve Oyo.

 

Un vrai projet nécessite que les coûts de transaction soient pris en compte, que les structures qui coordonneraient les processus soient inventoriées, que le système de pilotage soit bien identifié, que les ressources tant humaines que matérielles à mobiliser soient comptabilisées et que le projet soit une véritable réponse aux maux et aux besoins du peuple congolais. Or on ne perçoit ni l'organisation, ni la stratégie, qui permettraient d'aboutir à de telles finalités...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 avril 2006 7 23 /04 /avril /2006 13:28
Images horribles provenant du Congo : Un agent des Nations-Unies avalé par un boa!!
 Un agent des Nations-Unies qui travaillait au Congo Démocratique s'est éloigné quelque peu de ses amis pour prendre de l'air. On l'a retrouvé dans l'estomac d'un boa !
Photos envoyés par M. Madiela du CCDS (Collectif Congolais pour la Démocratie et la Solidarité).

  Quand le boa ne trouve plus rien à manger parce que l'homme a chassé toutes ses proies, il se retourne vers le chasseur de ses proies : l'homme, qui n'est pour lui que le petit-frère du gorille. Les guerres ont multplié les armes, les armes ont multiplié la capacité à chasser dans la région des grands lacs (où il y a plus d'armes que d'hommes..). Il y a forcément un deséquilibre écologique. Peut-êtr arrivera le jour où les peuples ayant trop faim redeviendront cannibales et mangeront ceux qui les affament : les dictateurs ! 
  J'ai vécu trente ans en Afrique, dans ce Congo équatorial, et c'est nous qui mangions le boa qui par ailleurs est un mets délicieux ! Jamais un boa navait avalé un seul homme ! Pourtant, les paysans allient tous les jours dans la forêt et le nombre de boas était plus important ! Il fallait en effet réguler le nombre de prédateurs pour que l'homme ait de quoi se fournir en protéines animales...
  Aujourd'hui, les gens tremblent à l'image d'une société sans pétrole mais imaginent-ils une société où il n'y aurait plus rien à manger ? Peut-être que l'homme redeviendra cannibale. Ce n'est pas dire que je souhaite qu'un dictateur africain finisse dans l'estomac de ceux qu'il affame...
  L'ONU doit à présent s'occuper un peu plus d'écologie ! Il faut nourrir les hommes pour que ceux-ci ne deséquilibrent pas trop la nature et que celle-ci ne s'en prenne à l'homme. Un auteur a écrit :"Quand on viole les lois de la nature, la nature se venge". Et ceci vaut également pour les dictateurs comme pour tous. Le réchauffement de la planète et les tsunamis à venir sont liés. Tant que les boas n'auront rien à manger, l'homme deviendra une proie. Il était nécessaire de tuer le boa pour donner une sépulture décente mais cet animal ne méritait pas de mourir ! On ne tue pas l'homme qui affamé tue un boeuf !
   Il y a une grande leçon à tirer de cette monstruosité somme toute naturelle car quand on a faim, on doit manger et cela vaut aussi pour le boa.
   La faim ! Les peuples ont faim, la nature a faim et, au rythme où vont les choses, un jour il n'y aura plus rien à manger. Quelqu'un a écrit :"Le jour où il n'y aura plus rien à manger, les riches se rendront compte qu'ils ne peuvent pas manger leur argent.." Et j'ajoute : "Le pauvre refusera de vendre sa patate même au prix d'un millard de dollars car il aura à coeur de remplir son ventre...
   Les conséquences de la faim sont terribles : elle (la faim) brise les frontières de prédation qui fonctionnaient si bien. Les boas se rapprochent des zones habitables ; ils sont peut-être en train de réintégrer l'homme dans leur schéma de prédation.... L'homme est un loup pour l'homme et cela, on l'admet bien. Il va falloir admettre que l'homme devienne une proie pour tous les "boas" de la terre qui ne trouveront plus la moindre petite gazelle à chasser...


 

Un
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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 13:06

 

                                                                 GUERRES !

Quand coûte que coûte s'imposer volonté(s) sur volonté(s),

Quand la parole vêtue de mots ne plus suffire pour convaincre

Et que coûte que vaille posséder la terre de toutes les convoitises,

Les hommes, les biens, les vies, l'air, l'eau, les pierres qui brillent,

Et guerre de germer, et glaive de se lever et frapper à mort.

Ils se haïssent et deviennent ennemis sur commande - sans se connaître,

Ils se combattent de toute leur vigueur sans se détester

Avec pour unique loi :"Vaincre ou mourir, tuer pour survivre"

Lève l'oeil, mon fils, et vois myriades sur myriades s'entre-tuer !

L'homme tue pour une idée ; la bête tue pour survivre,

L'homme tue pour assujettir les vivants ; la bête tue pour se nourrir,

L'homme tue pour tuer, la bête tue par nécessité vitale.

J'ai vu le bras long et musclé de l'injustice, un bras de feu,

Lever le drapeau blanc de l'innocence, dans la main gauche,

Une kalachnikov et un livre saint dans la main droite, en riant.

L'obéissance ou la mort, telle est leur devise miroir

Inscrite au frontispice de l'histoire depuis le premier chef.

La force de la raison est aussi la raison de la force.

Que reste-t-il à ceux qui n'ont que la force de leurs idées,

La force de leur liberté, la force de leur raison ?

Ils combattent armés de la terreur de leur mort

Quand ils ne veulent pas obéir à la volonté armée.

Cette guerre d'un genre nouveau est celle du faible en armes,

Celle du terrorisme par-delà sainteté et folie.

On s'est battu et on se bat encore pour la terre du bon Dieu silencieux,

Dessinant des parcelles d'autorité selon la force et l'argent, l'argent et la force.

Folles passions d'une poignée de maîtres incendient la terre

Car la gourmandise est de tout posséder de gré ou de force.

Ils ont instrumentalisé la mort pour le triomphe de leur volonté

Et le sceptre de l'Apocalypse est brandi pour domestiquer

Par la peur du feu ceux que l'on veut maintenir dans la servitude.

L'appétit des rois et la folie des saints nous promettent des guerres

Qui saigneront encor et encor ceux qui auront tort d'exister pour obéir.

J'entends crier le sang des innocents le long des âges,

J'entends pleurer les victimes du glaive et du canon.

Guerre ! Terreur !  C'est l'invention de l'homme

Fatigué de mourir de mort naturelle dans son lit douillet...

Quand la violence des volontés opposées par autrui

Se fait violence des chairs et des os par l'outil qui tue,

Quand le triomphe des passions guerroie à feu et à  sang,

La main du laboureur romain s'arme de mort et abat le coeur qui bat.

Vivre ou mourir ! Tuer pour tuer ! Vaincre, c'est tuer pour vivre;

Le sang des forts en art martial fait couler celui des faibles :

L'autre doit périr au nom du roi, l'autre, la volonté ennemie.

Guerre ! Mort ! Mon meurtre ne m'appartient pas :

Je suis un soldat et je prête ma main au souverain

Qui dispose de ma vie et de main, lui qui absout mon crime.

Ils sont morts pour la patrie ; l'héroïsme du guerrier est sacrifice.

Ils sont morts pour le souverain. vive le roi, qu'il règne  jamais !

L'holocauste n'est pas pour Dieu mais pour l'homme.

J'ai tué mon ennemi qui ne m'a rien fait au nom de mon roi

Et mon âme est soulagée de rester en vie. victoire !

Ordonne, ô roi, que ma main soûle devienne mort !

La patrie est née du sang mis en commun pour la gloire du roi.

Oubliées nos vindictes de tous les jours et la monotonie

Des jours tournés vers la quête du pain quotidien et d'un peu de joie;

Seul compte l'étendard coloré qui est l'emblème de la nation.

Ne pleure pas, fils de la nation, la vie te pourvoira un autre père !

Ne pleure pas, fille de la nation, le pays te donnera un autre époux!

La terre a bu le sang de ses enfants sans sourciller, la bouche cousue,

La mort passe en rires et en pleurs, la vie continue, les guerres reviendront.

Ainsi naît un monde nouveau, un monde qui tue et qui oublie.

Mouvimat IBOUANGA LOUNDOU, in "L'amertume du vin doux de l'exil", 2004

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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 23:16

Chers compatriotes,


Ambassadeur
Mamadou Dekamo Kamara,

Ambassade du Congo en
ITALIE


Via Ombrone 8/10,
Tél : (39-06)41 40 06 12
Fax : (39-06)41 40 02 18
100 Rome

 

 

 

 

 

à la diaspora congolaise en Italie,

à toute personne qui pourrait m'informer,

je suis à la recherche de mon petit-frère, André Bibéné surnommé "Souris". La famille est sans nouvelle depuis qu'il est allé faire des études en Italie en 1992.

A toute personne qui connaîtrait des Congolais ou des officiels congolais en Italie, prière de transmettre cette recherche.

Souris, la maman Loumba pleure son fils parti depuis plus de dix ans pour l'Italie, Mass, Boni, mère Ado et toute la famille en France, te prie de nous donner un signe comme quoi tu es toujours en vie. C'est tout ce qui importe à la femme qui t'a porté dans son ventre...

 

Ton grand-frère LOUNDOU, en France...
J'ai retrouvé mon frère qui est mariée avec une Italienne dont il a deux enfants. Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans cette épreuve... Il a pleuré en entendant la voix de sa mère au téléphone. Le monde par internet est devenu un grand village...
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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 23:24

   Abstract(Résumé) : L'UPADS  est l'Union Pan Africaine pour la Démocratie sociale créée au début des années 90 pour permettre au professeur Lissouba d'accéder à la magistrature suprême en 1992 au Congo-Brazzaville. Son règne, le seul qui peut se réclamer démocratique a duré 5 ans et a été interrompu en octobre 1997 par le coup de force du général d'armée Sassou Nguesso appuyé par la France et Elf-Aquitaine. Ce parti politique est en proie à des problèmes de pilotage, de leadership et de projet politique, vu qu'au sommet du parti, les chefs se détestent, se nient quand ils ne s'autoproclament pas à tel ou tel poste. Cette situation est accentuée par le fait que le président du parti en la personne de Pascal Lissouba est présenté "comme politiquement indisponible "(mais pour qui ? Pour tous ?)... Il faut donc trouver du sens dans cette cacophonie où quelques acteurs sont en quête du graal suprême : la place du professeur pour espérer avoir le même sort national que lui. Mais ce n'est pas gagné d'avance ! La problématique que nous posons ici est celle-ci : qui exerce le pouvoir le plus élevé au sein de l'UPADS  puisque le professeur ne peut plus exercer son autorité légitime ? Quels sont ses buts si on admet qu'un parti ne vaut réellement que s'il a l'intention de mettre une personnalité en orbite en vue de la conquête du pouvoir politique ? Si tel est le cas, quel est son plan politique de reconquête du pouvoir à l'heure où Sassou multiplie les erreurs politiques, alors qu'aucune critique ne vient de l'UPADS préoccupée à se déchirer ?

 Il y a une négation systématique de toute autorité qui viendrait se dresser au-dessus de l'autorité du secrétaire général par intérim qui n'accepte plus que l'autorité de Lissouba qu'il proclame indisponible.  De façon statutaire, le secrétariat général n'est pas la plus haute institution du parti. Or, comment un parti peut-il avoir au pinacle du pouvoir :

1)un président impotent et indisponible qui ne s'exprime plus publiquement, jetant le doute sur tout ce qu'on veut bien lui prêter ? Que prévoit les textes en cas d'indisponibilité du président du parti ?

2)un secrétaire général par intérim qui voit son intérim se prolonger indéfiniment, avec comme seule légitimité un acte signé de Lissouba ? Ne trouve-t-il pas que son prétendu pouvoir lui-même est fragile ?

3)A présent que Gamassa a pris la présidence par intérim, l'UPADS a donc deux "intérimaires"  au plus hauts postes de l'exécutif. Pourquoi cette fragilisation des institutions du parti ? Qui en est véritablement le chef ?


 

 

 

 

   Pour ceux qui ne connaissent pas le Congo-Brazzaville, c'est un petit pays du golfe de Guinée en Afrique centrale de 3 millions d'habitants, un pays riche de son pétrole mais pauvre de la prédation de ses élites politiques successives depuis l'indépendance en 1960. Il est frontalier du Gabon, du Cameroun, de la République Centrafricaine et du Zaïre.

   Il y a trois grands partis politiques au Congo-Brazzaville depuis 1992 :

- le Parti Congolais du Travail ou P.C.T., une survivance du communisme, qui n'a pas été enterrée avec la mort de son fondateur, Marien Ngouabi. Actuellement, il est divisé entre les réformateurs sous la coupe de Lékoundzou et les conservateurs qui ont pour porte-parole Oba Apounou. Il semble que Sassou pense à créer un autre parti autour de sa propre personne. Affaire à suivre ;

- l'UPADS, le parti créé par le professeur Lissouba en 1992 et qui était certainement le plus grand, à l'époque de son accession au pouvoir. Il n'a pas su protéger la jeune "démocratie congolaise" en entrant dans le piège d'une guerre civile tendue par Sassou ;

- le MCDDI, le parti créé par Bernard Kolélas qui rentré au Congo-Brazzaville depuis peu, s'est rallié à Sassou qui a levé les sanctions qui pesaient sur sa personne. L'éviction de Mampouya, celui qui a tenu le parti en son absence de la direction du parti au profit de ses fils et des membres de sa famille a créé un certain trouble au sein de ce parti.

  Le peuple congolais souffre d'être riche car il n'a jamais été aussi pauvre que depuis qu'il est aussi riche. Ce peuple est un prétexte. Sa liberté n'est que virtuelle.

 

                            


QUI DIRIGE L'UPADS AUJOURD'HUI  ET POUR QUOI FAIRE ?

   Il y a trois faits indéniables :

- le fait que le président de l'Union Pan Africaine pour la Démocratie Sociale, en sigle, UPADS, le professeur Pascal Lissouba soit malade (on parlerait de la maladie d'Alzheimer). Or, on s'étonne que la santé de cet homme public tant aimé du peuple congolais ne nous soit pas dévoilée clairement : peut-être que par nos prières, Dieu pourrait lui rendre la plasticité de ses neurones. S'il est "politiquement indisponible" pour tous, alors quelqu'un dirige le parti à sa place et je me demande qui et dans quel but. Cette personne tient au statu quo sinon depuis longtemps, il y aurait déjà eu un congrès. Ceci n'est qu'une hypothèse ;

- le fait qu'il soit désormais incapable de balbutier un mot et de justifier qu'il soit encore capable de diriger le plus grand parti du Congo-Brazzaville (ce qui pose le problème de son maintien au sommet de la superstructure politique du parti. A qui profite l'infantilisation du "grand homme ?" Qui est désormais le marionnétiste  en chef ?);

- le fait que son silence soit l'occasion d'une guerre pour contrôler le parti entre les tenants des institutions passées incarnées par Christophe Moukouéké, en théorie toujours secrétaire général (car seul le congrès peut lui nommer normalement un successeur et surtout, par le fait qu'il n'y ait au niveau du secrétariat général qu'un secrétaire général par intérim), ceux des institutions provisoires représentées par le secrétaire général par intérim, Paulin Makita, se proclamant fidèle continuateur de l'oeuvre du professeur Président et revendiquant tenir de lui son pouvoir et un courant familial en la personne de Pascal Gamassa, cousin de Lissouba, qui s'est vêtu du rôle de Président par intérim de l'UPADS.

  Dans un système parfait, il y aurait au-dessus de tous les tables de la Loi politique par le biais des statuts du parti que plus personne ne respecte vraiment, surtout quand ils n'arrangent pas la position de celui qui les interprète. Le stalinisme des textes n'est pas reconnu, lui qui devrait mettre tout le monde d'accord. Seul est scandé le stalinisme des hommes. Il est à noter qu'une organisation qui piétine ses propres textes se désacralise aux yeux de sa propre base et de l'opinion nationale mais les enjeux sont certainement ailleurs... Or, l'expérience de la démocratie doit d'abord commencer en interne au sein des partis. En effet, si nos partis ne parviennent pas à faire preuve de comportements démocratiques en leur sein, comment peuvent-ils prétendre en appliquer les principes au sommet de l'Etat ?

   Sans nier la légitimité des ambitions, comment comprendre le fonctionnement du parti aujourd'hui ? Est-il encore un vrai parti dont le but est la reconquête du pouvoir ou ne reste-t-il de l'UPADS que le squelette d'un parti moribond divisé en deux ou en proie à une diarchie ? Qui peut aujourd'hui incarner véritablement l'UPADS en dehors de Lissouba ? Va-t-on voir un vieil homme malade, incapable de s'exprimer même par voie de presse être exposé comme candidat  impotent à la présidence de la République du Congo-Brazzaville ? (Faudra encore que Sassou l'accepte car il s'est taillé un code électoral sur mesure qui exclut d'office ceux qui auront résidé pendant plus de trois ans hors du Congo. Et c'est le cas de Saint Pascal Lissouba...) Où se trouve le centre du parti ? Au Congo ? En France ? Qui va organiser la succession du professeur Lissouba ? Ne doit-on pas craindre que ceux qui crient tout le temps au loup soient catalogués eux-mêmes comme le loup en question ? Quelles sont les ambitions de l'UPADS pour le Congo ? Pourquoi le parti ne joue-t-il plus son rôle de parti d'opposition à la dictature démocratiquement élue ?

  Une triade en guerre se profile, chacune niant les deux autres pour se réclamer seule autorité légitime. Il y a en filigrane une opposition entre deux générations et une autre opposition ethnique, celle-là, à laquelle se double une opposition familiale. Hérite-t-on d'un parti comme on hérite d'un patrimoine ?

  Le processus de légitimation de la vieille génération ou celle de Christophe Moukouéké s'appuie sur :

- une solidarité passée, générationnelle (nous sommes les amis de Lissouba, nous l'avons connu avant vous, etc.);

- une solidarité événementielle ("nous avons partagé la prison avec Lissouba);

- une légitimité juridique qui s'appuie sur les textes du parti.

  Le malheur de Moukouéké est d'être entré en disgrâce auprès de Saint Pascal Lissouba qu'il aura critiqué dans un livre (cf. Trente ans de révolution pour rien). Après une guerre civile perdue, ce livre a été interprété comme un clin d'oeil pour retrouver les grâces de Sassou Nguesso, l'actuel Président de la République du Congo-Brazzaville. Va-t-il se contenter de briguer le secrétariat général du parti, alors qu'il peut prétendre à la présidence ? Comment va-t-il réagir ? Il a critiqué Pascal Gamassa tout comme Paulin Makita à travers son site internet. Personne n'aime se faire déborder par l'aile familiale d'un joueur politique ! Pourquoi ne demande-t-il pas pardon à Lissouba à l'heure où le pardon est à la mode ? Son sort amène tout de mène une interrogation : mais quel est donc ce parti qui tout en admettant les courants n'accepte pas la critique ?

  Quant à la génération pauliniste, elle prend pour bouclier

- sa fidélité à Lissouba (en effet, les trahisons ont été légion de la part des "amis politiques" du professeur des professeurs. La jeunesse en laquelle le professeur n'avait pas cru quand il était au pinacle du pouvoir devient son dernier rempart) ;

- sa capacité à mieux représenter les idées du professeur (on aimerait que quelqu'un parle enfin de l'héritage politique de Lissouba! Encore faut-il que quelqu'un s'en soucie vraiment);

- le fait que Paulin ait été nommé par Lissouba lui-même (sur le site officiel du l'UPADS, cette référence est sans cesse rappelée en  l’acte n°012/01-CN/CD-P du 17 avril 2001.).

  Or, il semble que ce soit les dernières décisions fiables que Lissouba ait prises et Paulin Makita en a conscience. Mais cette source de légitimation suffira-t-elle ? Makita doit affronter un réseau politique vieux de plus de trente ans qui ne le reconnaît pas comme un de ses membres et qui ne cherche qu'à l'évincer. Lui, essaie de créer son propre réseau avec des jeunes cadres du parti qui croient en lui. Encore faut-il qu'il ait le soutien populaire, le soutien de la base la plus composite qu'un parti puisse avoir.

  Le courant Paulin a maintes et maintes fois proclamé la radiation de certaines personnalités qu'elle trouve gênante mais celles-ci se maintiennent au sein du parti. UPADS, comme on t'aime au point de refuser le divorce ! On va t'étreindre si fort jusqu'à la mort !

- Quant à Pascal Gamassa dont l'avantage réside dans la possibilité de voir Saint Lissouba au titre de la consanguinité, mieux de la collatéralité, il a des éléments filmés de sa légitimité : une vidéo dans lequel le président Lissouba lui confierait les rênes de l'UPADS. Il est à noter que le pouvoir en place a eu des doutes quant au texte de pardon au peuple congolais qui était censé provenir du professeur Lissouba.

  On pourra toujours arguer qu'au PCT ou au MCDDI, les affaires ne sont pas au beau fixe non plus mais la question est que Lissouba est présenté comme un démocrate par l'exercice du seul régime démocrate du Congo-Brazzaville. Comment se fait-il que le jeu de la démocratie n'ait pas lieu dans son propre parti ?

   On grenouillerait ici et là parce que Sassou aurait dans l'esprit de mettre en place un gouvernement d'union nationale pour acheter la paix sociale. Le positionnement au sommet des pyramides politiques est indispensable.

  Imaginons un congrès de l'UPADS. Il s'agira d'élire non pas seulement un secrétaire général mais aussi un président du parti. Le calcul ne doit pas être simple pour Paulin Makita car à quel poste va-t-il être candidat ? Président du parti ? Ca serait l'idéal car aujourd'hui il tient ce rôle à cause de la santé du professeur mais sans l'avouer. Secrétaire général ? Il prendrait  le risque d'avoir au-dessus de lui une personne à qui il devrait faire allégeance. Ce dilemme est sérieux car il risque tout simplement de se voir évincé à tous les postes. Il lui resterait encore le poste de premier secrétaire UPADS FRANCE... C'est une bête politique qui saura trouver les réponses à toutes ces énigmes...

  Le congrès se prépare en triple exemplaire. Les comités ad hoc se multiplient et on se demande ce qui va se passer... En effet, il est d'adage reconnu que celui qui organise récolte les dividendes pour lui-même.

  En son temps, le professeur, par son charisme et son passé politique, avait tout pour être un instrument de conquête du pouvoir. Sans lui, que vaut l'UPADS dans la bataille politique interne nationale au Congo-Brazzaville ? 

   En tout cas, l'UPADS semble être un parti incapable de susciter une parfaite entente au sommet. Si par amour, personne ne veut de la mort de la poule aux oeufs d'or, personne ne reconnaît l'autorité de l'autre et la maladie du professeur semble être une aubaine politique pour les uns et les autres. Je me demande ce qu'il adviendra de ce parti à la mort de Saint Pascal Lissouba qui n'a pas pris la peine de désigner son successeur. Du moins, un successeur qui fasse consensus entre les chefs potentiels. Il faudrait peut-être laisser les militants trancher par un vote véritablement démocratique. Gamassa se prévaut d'un titre de président par intérim de l'UPADS ; ce que conteste Paulin Makita et Moukouéké : il vaut mieux un Lissouba  incapable de prendre la moindre décision politique comm Président factice qu'un autre qui viendrait faire de l'ombre...

             Alors, question :

 

QUI DIRIGE L'UPADS AUJOURD'HUI ET POUR QUOI FAIRE ? OU MENE-T-IL LE PARTI ?
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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 16:00

                                                       DU GRAND HOMME OU DU GRAND PROJET

                   Echanges intellectuels avec monsieur Loundoubi.


  Avant de parler de "grand homme", me semble-t-il, il faille définir la grandeur. C'est un ordre de mesure assez compliqué quand il quitte le champ de la mesure quantitative. La grandeur ici, doit, en effet, être une donnée qualitative (il y a des hommes qui sont des "grands hommes" parce qu'ils sont riches. Bill Gates a créé une fondation avec sa femme de 30 milliards de dollars. Je crois qu'il a besoin d'une autre échelle de grandeur...) Une distance est plus grande qu'une autre, un fleuve est plus grand qu'un autre parce qu'il est plus long. Ici, il apparaît qu'une unité comparative existe. La grandeur a une forte connotation comparative et non juste une dimension de centralité car celle-ci peut être occupée par la force.
Mais quels sont les critères entendus, reconnus par tous pour parler de la grandeur humaine ? Sassou n'est-il pas un grand homme pour les siens et un petit homme pour le peuple congolais dans sa majorité ? Ecrire implique une rigueur, un approfondissement, des certitudes. Hélas, dans les grands sujets, rien n'est sûr ! Il faut construire le réel et non le supposer connu car un grand homme, ça peut dépendre de pas mal de choses et non simplement de la centralité. Einstein était un grand homme DE SCIENCE qui n'était même pas un personnage central lors de l'élaboration de la bombe atomique américaine car c'est un certain américain d'origine italienne qui dirigea le projet. En musique, c'était un petit homme car il était mauvais violoniste !
Le raisonnement par analogie n'a de scientifique que l'apparence. Etre grand, si l'ordre de grandeur est la capacité à bâtir une nouvelle religion, un nouveau peuple, Moïse l'aura certainement été mais rien n’est certain car le personnage de Moïse n'a pas une existence historique certifiée. Sa naissance même pose problème : sa mère est fille de Jacob entré en Egypte avec toute sa famille au temps de Joseph dont l'existence est par ailleurs contesté par les Juifs érudits car ce personnage est fictif et tiré d'un roman dont le manuscrit a été retrouvé.
Quant à Castro, je me demande ce que pense vraiment les Cubains de sa prétendue grandeur.
La problématique de l'homme grand revient à rapetisser le reste des hommes et, c'est une pente qui conduit vertigineusement vers le culte de la personnalité. Moïse, je prépare un manuscrit sur lui, a été enseigné dans toute la sagesse de l'Egypte. Les Actes des Apôtres nous le disent. Les prêtres de Thèbes et les scribes des maisons de vie ne s'appropriaient pas leurs propres connaissances mais les attribuaient au dieu Thot. Orphée, Pythagore et d'autres que je ne citerai pas sont entrés dans l'histoire en s'appropriant une création collective égyptienne. Dans le cas des religions, la grandeur vient de la possession d'un savoir occulte que les autres n'ont pas. Par ailleurs, il y a dans la Bible plus grand que Moïse dans le personnage de son beau-père Jéthro. Moïse lui donne des signes de soumission et c'est ce Noir car l'épouse de Moïse est une Ethiopienne qui lui demande d'organiser le peuple en terme de groupes concentriques de plus en plus grands et de leur enseigner les lois (qui par ailleurs n'ont de divines que ce que les Juifs veulent bien admettre de divin dans les mizvot de leur Tanack. Je ne m'étendrai pas outre mesure. Si Joseph a été arrêté pour un présupposé adultère sur la femme de sa maître, le commun des mortels peut comprendre que les Egyptiens condamnaient l'adultère...)
En politique, et il me semble, que c'est de ça que l'on veut parler, un grand homme doit jouer un rôle salutaire pour l'ensemble de son peuple et il me semble que cette grandeur doit impliquer :
-un esprit de démocrate;
-le fait d'avoir introduit un progrès irréversible (et j'insiste sur cet attribut. En France, le droit de vote des femmes introduit par de Gaulle est irréversible);
-la capacité de porter un projet politique et de le transformer en projet socio-économique apportant un mieux-être (pas seulement de porter un projet car il faut le matérialiser );
-le respect du peuple en plaçant les intérêts de celui-ci au-dessus de tous les autres et non le simple fait de l'utiliser comme tremplin politique;
-la capacité à concevoir, à modéliser, à penser le complexe car la société est une réalité très complexe avec comme dimension absolue l'imprévisibilité;
-la capacité à conduire les hommes (charisme et leadership éclairé) vers plus de bonheur ;
- le fait d'être non violent (Moïse était un violent : lisez le livre de l'Exode (Chemot pour les Juifs);
-la capacité à faire des propositions innovantes pour le bien-être, le mieux-être d'un peuple...
Je m'arrête là. Je n'ai pas le temps de m'étendre.
Moïse a imprimé de manière violente sa religion au sein d'une mosaïque d'esclaves dont les seuls instruits étaient sa propre famille : les Lévites qui reçurent les secrets sur sa doctrine tandis que le peuple était assujetti à l'obéissance aveugle. Son mérite a été surtout de livrer les arcanes occultes au petit peuple. Même le Christ ne l'a pas fait, lui qui parlait en paraboles au petit peuple, réservant le coeur de l'enseigner à ses disciples. Par ailleurs, les Evangiles nous viennent en partie de gens qui n'étaient même pas des vrais disciples. Le vrai christianisme nous est-il parvenu ? Je me le demande...
Je dois arrêter de m'étendre faute de temps.
S'il vous plaît, définissez les concepts importants car c'est à ce niveau que règne la confusion. Savez-vous que Napoléon, un type qui a rétabli l'esclavage et entraîné des millions d'hommes à la mort est considéré par ses admirateurs comme un grand homme ? Moi, je le trouve petit par rapport à l'humanité.
Elevons la grandeur : posons qu'elle doit avoir une base indiscutable et disons que la grande personne doit avoir été la plus petite car elle a privilégié ou son peuple ou le genre humain à sa petite personne.
Etre intellectuel implique une capacité à penser par soi-même et il faut louer ceux qui écrivent pour partager leurs idées mais, de grâce, réfléchissez avant de vous lancer dans des textes grandiloquents qui souvent sont écrits à la va-vite parce que l'on veut se positionner au sein du parti. Penser est un art difficile. Bien penser encore plus mais il faut continuer à éclairer le débat en toute impartialité (encore un attribut qui pourrait entrer dans la définition du grand homme).
Alors, à monsieur Loundoubi, qu'est-ce qui définit votre "grand homme" ? Est-ce juste le fait d'occuper une place centrale ? Mais parbleu, Sassou occupe une place centrale dans mon petit et il est UN PETIT HOMME !!!
Voilà, je viens d'écrire mon premier article sur le site de mon parti et je supplie de proposer et de dire en quoi vous êtes d'accord au lieu de vous contenter de louer sans dire en quoi le texte est louable pour vous...

Soit H, l'homme,
Soit G la grandeur (une fonction),
Soit P la place,
Soit C la centralité (une fonction).
Je peux résumer votre texte par cette formule :
G(H)=C(P).
La grandeur de l'homme est fonction de la centralité de la place. Plus la centralité est grande, plus, l'homme est grand. Plus l'homme est petit, plus la centralité de la place qu'il occupe est petite.
Le centre en effet ne se définit que par rapport à une périphérie qui gravite autour du centre. Or, en quoi une place est-elle ou devient-elle importante ? Il y a des questions qui ne se posent pas toutes seules... La place centrale existe-t-elle par elle-même ? C'est une place construite, une place institutionnelle. J'indiquerai d'abord que je place la grandeur dans mon temps : vous comprendrez pourquoi le grand homme doit, à mon avis, être un démocrate. Si la place centrale est institutionnelle, elle peut donc être conquise par la force ou par la ruse ou par la séduction. Les coups d'Etat n'ont pas été légion dans l'histoire pour rien.
Monsieur Léo Matassa avait compris que vous faisiez allusion à Lissouba dans votre parabole du grand homme. Posez simplement la question ! Lissouba est-il un grand homme ?
Revenons à la place centrale. Est-elle « occupable » de façon définitive ou peut-on la perdre ? Peut-on dire qu'un homme qui a cessé d'occuper "la place centrale" est devenu ipso facto "un petit homme" ?
Non, monsieur Loundoubi, votre argumentation est corrompue car le problème est mal posé.
QUE DITES-VOUS DE SASSOU ? EST-IL UN GRAND HOMME ? Assurément oui si vous admettez que la présidence de la République est une place centrale. OR ELLE L'EST ! Donc Sassou le criminel est un grand homme. Place centrale oblige...
Moi je pose une autre formule :
G(H)=P(H, S, t)
avec
P pour projet,
H pour Humanité,
S pour Société,
t pour temps : plus la grandeur d'un homme est considérable, plus elle tend vers l'infini dans la durée.
A mon avis, c'est par le projet qu'il porte ou qu'il réalise qu'un homme est grand mais ce projet doit CONCERNER LES AUTRES !
Prenons Moïse.
Il porte un projet théocratique : faire d'un ramassis d'esclaves un peuple saint. C'est à la fois un projet religieux et un projet politique. Dans le judaïsme traditionnel, Moïse voulait CONFONDRE LE SACRE ET LE PROFANE pour qu'il n'y ait plus de profane. En Egypte, tout le peuple n'était pas un peuple sacré et même les prêtres n'étaient pas prêtres tous les jours. Moïse veut créer une société qui dépasse la société égyptienne qui est la meilleure de son époque.
Il faut que le projet soit accepté par la société, le groupe, l'humanité, tout ce que vous voulez. Le projet doit avoir une caractéristique principale : IL DOIT ETRE IMPERSONNEL pour être digne d'intérêt. Moïse a l'impersonnalisation de son projet toute faite : ce n'est le sien ; c'est celui de son Dieu. Il n'est que ICH ELOHIM. En politique, le projet se veut impersonnel car il vise le bien-être du peuple.
Celui qui porte le projet n'est-il le mieux placé pour le réaliser ? Ainsi votre "place centrale" est le fait d'être celui qui réalise le projet pour l'intérêt. A la mort de Moïse, on ne parlait plus de Moïse après la mort de Josué (livre des juges). Il a fallu qu'Esdras ressuscite la religion de Moïse. Vous en aurez pour preuve que Moïse n'a pas écrit le Deutéronomme qu'on lui prête car COMMENT A-T-IL PU DECRIRE SA PROPRE MORT ?
Vous avez la chance, monsieur Loundoubi, d'avoir un espace d'écriture ; ce qui dénote de votre statut et de la confiance qu'on vous témoigne au sein de l'UPADS. Moi, j'ai un blog pour m'exprimer. Enfin, pour le moment. Il y a donc forcément une autocensure inconsciente qui limite votre rationalité.
Avouez que je vous honore en prenant le temps de vous répondre parce que vos TEXTES SONT INTERESSANTS. Mes propositions ne visent qu'à les améliorer.
Je soutiens donc que le grand homme n'est grand que de la grandeur du projet qu'il porte ou qu'il réalise, projet d'autant plus grand que ses conséquences sont irréversibles. Quant à la place centrale, elle n'est pas synonyme de grand projet car Sassou n'a aucun projet pour NOTRE PAYS et je sais que me comprenez.

Mouvimat Ibouanga Loundou.

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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 22:08

 Avec l'appui militaire de la France, le Président tchadien, Idriss Deby, vient de repousser une attaque de la rébellion tchadienne. Quelles sont les leçons politiques à tirer de cette tentative de renversement ?

-que l'ethnie n'est plus forcément un rempart. En effet, il est attaqué par les siens de l'ethnie Darfour, une ethnie à cheval entre le Tchad et le Soudan où le drame du Darfour est mondialement connu ( on comprend pourquoi le Tchad acceptait de les accueillir lorsqu'ils fuyaient devant les milices arabes. Le découpage aveugle de l'Afrique n'a même pas tenu compte de la cohérence ethno-géographique). Au Congo-Brazzaville, l'ethnie du président Sassou sait mettre ses divergences de côtés pour la conservation du pouvoir (Sassou n'a-t-il pas dit que l'important n'était pas de prendre le pouvoir mais de le conserver ? Il sait trop bien corrompre) ;

-que la famille peut se révolter comme l'injustice quand celle-ci excède un certain seuil de tolérance : parmi les leaders de la rébellion, on compte les propres neveux d'Idriss Deby;

-que la France et la franc-maçonnerie n'abandonnent pas les leurs en apportant une assistance militaire à Déby. On comprend que la défense des intérêts d'une certaine France implique de l'ingérence dans les affaires intérieures de nations souveraines africaines. En effet, la France est le seul pays qui s'est précipité au Tchad pour protéger ses ressortissants. Même l'Amérique n'a pas bougé le petit doigt !  Le prétexte des ressortissants est un peu gros : en 1997, pourquoi ne l'a-t-elle pas fait au Congo-Brazzaville ?  Vous pouvez répondre à la question par vous-même ;

-La guerre devient de plus en plus une affaire de réseau continental car le Soudan est le bras armé des rebelles qui veulent renverser le président tchadien. Un réseau est un ensemble d'individus ou d'organisations liés par des intérêts communs, même mafieux et qui se soutiennent pour se maintenir dans leur position ;

  Le Congo-Brazzaville doit tirer les leçons de l'histoire car il a affaire à un tyran très intelligent qui a créé une alliance avec toutes les dictatures de l'Afrique centrale :

-le Gabon lui est acquis car Bongo est son beau-fils. Les refugiés congolais au Gabon sont sans cesse menacés puisqu'ils viennent du sud qui est largement acquis au professeur Lissouba ;

-l'Angola l'a soutenu pour qu'il retrouve son fauteuil présidentiel. Sans l'aviation et les chars de l'armée angolaise très exercée à cause de la rébellion de l'UNITA, Sassou n'aurait jamais repoussé les forces loyalistes ;

-le petit Kabila bien que se méfiant de son aîné de l'autre rive préfère l'avoir comme allié que comme ennemi. En effet, de nombreux mobutistes et une partie de son armée se trouvent au Congo-Brazzaville ;

-au Centrafrique, l'actuel Président Bozizé, un franc-maçon depuis peu, lui doit le financement de son élection. Sassou a corrompu de nombreuses personnalités centrafricaines pour qu'elles soutiennent le Général Bozizé. Lors de sa dernière élection à la magistrature suprême, il est apparu avec le bâton du franc-maçon ;

-il est connu que Deby et Sassou sont des francs-maçons qui ont été initiés dans les mêmes loges. Sassou a donc de facto le soutien du Tchad. On observera que l'actuel président de l'Union Africaine prend cause pour son frère contre la rébellion. Il n'a rien  à craindre : la France veille au grain...

Nous ignorons quelle affinité lie Sassou et l'actuel président camerounais Biya mais il n'y a aucun doute, Sassou n'a rien à craindre de lui.

  • - Il a manqué à l'UPADS cette dimension Pan-Africaine qu'elle prétend avoir car si elle l'avait eue, l'Union Pan-Africaine pour la Démocratie Sociale aurait trouvé les alliés africains pour la défense de la jeune démocratie congolaise.

  La logique du maître et de l'esclave devient complexe par des connexions internationales, intercontinentales, sectaires, religieuses. Les dictatures non seulement peuvent compter sur le soutien du maître (la France) mais entre chefs d'esclaves (les présidents africains), des alliances nouvelles voient le jour. Il va devenir de plus en plus difficile de les renverser par la force. Sauf si les intérêts du maître le poussent à lâcher un serviteur sur lequel il ne peut plus ou ne veut plus  compter.

 Nous avons déjà dit que "la force ne respecte que la force". Le risque de l'absence de la démocratie c'est la tentative de prise du pouvoir par la force, par les armes. Si on constate dans des pays comme le Congo des simulacres d'élections, nul n'est dupe : ce qui fait le pouvoir, c'est avant tout la force, le pouvoir de destruction, les armes. La conscience de cette situation entraîne les dictatures comme celle du Congo-Brazzaville à se surarmer. Sassou aurait exproprié les habitants de son voisinage à Mpila sur plus de 5500 mètres carrés afin de se construire un bunker. Tout en ayant à la bouche le mot "paix", il prépare la guerre. Les Romains le savaient bien et la préparation du parabellum est une manne pour les vendeurs d'armes qui doivent se frotter les mains.

  On sait que Sassou a rencontré Yhombi en France, lors de sa tournée de président de l'Union Africaine. Sassou invite tous les opposants charismatiques à rentrer au pays pour mieux les contrôler. En effet, lui qui paye la paix en soudoyant le pasteur Ntumi sait que la fronde de certains hommes d'affaires frustrés peut lui coûter cher : ces derniers chercheraient un bras à armer pour chasser Sassou du pouvoir au Congo pour se faire enfin payer et les dettes de Sassou et celles de Lissouba, les deux ayant été financés par les mêmes poches. La logique du capitalisme est simple : financer les deux camps pour s'assurer d'être toujours du côté du vainqueur et comme les dettes sont contractées au nom de l'Etat congolais, Sassou doit payer les siennes et celle de son ennemi d'hier Lissouba. Or, Sassou préfère se servir et servir sa famille que ses créanciers.

  Il faut suivre avec attention ce qui va se passer au Tchad car l'affaire est loin d'être terminée puisque l'avation militaire française aide l'armée d'Idriss Deby à terminer le travail. Pétrole oblige, lui qui flambe désormais au-dessus des 70 dollars.

 

La colonisation a eu pour but de fournir la France, entre autres, en matières premières bon marché. Les indépendances des pays africains n'ont pas changé la donne. Le néo-colonialisme met en scène des dictateurs qui ont l'ordre de faire la volonté du maître. Leur embrigadement passe par une secte : "La franc-maçonnerie..."
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