Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 12:24






Idriss Deby Itno veut entrer dans le contrôle de la gestion de la manne pétrolière tchadienne (http://fr.allafrica.com/stories/200608280050.html). Le président tchadien Idriss Deby Itno a ordonné samedi le départ dès dimanche du Tchad de deux des trois sociétés étrangères du consortium qui exploite le pétrole dans son pays, Chevron et Petronas, pour non paiement de l'impôt sur les sociétés, rapporte le site Internet Alwihda. Les observateurs ont vite compris qu'il s'agit d'un prétexte pour profiter au mieux des revenus pétroliers tchadiens : le gouvernement tchadien veut entrer dans la production pétrolière avec le consortium restant.
Deby est-il plus patriote que Sassou Nguesso ? On pourrait le croire car ce dernier ne fait rien pour que le Congo est une jouissance plus équitable de ses richesses naturelles. Seule la peur et la soumission aux puissances de l'argent et aux puissances politiques de ce monde peuvent expliquer cette attitude mais les choses changent et les Congolais devront un jour réclamer que la jouissance de nos richesses profitent d'abord au Congo et aux Congolais...
Cependant, rien ne dit que les Tchadiens verront une partie de cette manne pétrolière, le détournement et la corruption les maux sempiternels de l'Afrique risquent de les décevoir mais c'est un pas important car il sera plus facile d'instaurer une démocratie dans un pays qui a une meilleure gestion et un bon contrôle de ses richesses. En Amérique latine, les choses évoluent déjà dans ce sens. Il ne peut y avoir de démocratie sans un meilleur contrôle des ressources...



Repost 0
26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 22:03

 On vient de célébrer ce samedi 26 août 2006, en France métropolitaine,  deux tristes anniversaires : les dix ans de l'occupation de l'église Saint-Bernard par des sans-papiers et l'anniversaire de l'incendie qui a coûté la vie à de nombreux immigrés maliens, entre autres, l'année dernière.

Il faudra signaler que dans le cortège, on trouvait les évacués africains du squat de Cachan, un événement récent. En guise de rappel, l'occupation de l'Eglise Saint Bernard, il y a dix ans,  par des immigrés noirs pour attirer l'attention du gouvernement de droite à l'époque a été diffusée dans toutes les télévisions du monde, notamment l'évacuation manu militari des sans-papiers dont certains faisaient la grève de la faim par le ministre de l'intérieur Débré, l'actuel président de l'Assemblée nationale française. Quant à l'incendie qui a coûté la vie à de nombreuses personnes africaines, ce tragique événement a posé de façon brutale sur la table le problème des logements insalubres et son pendant celui des marchands de sommeil. D'ailleurs, Sarkozy a évacué le squat de Cachan prétextant l'avoir fait à titre préventif. Il faut maintenant reloger les squateurs pratiquement tous en règle et dont nombreux travaillent mais pour l'instant, les familles africaines doivent se contenter d'un gymnase. Et le froid arrive. Il faudra donc rapidement s'en débarrasser dans des hôtels de bas niveau avant de les laisser à leur sort. Et politiquement pour Sarkozy, l'affaire se corse car la rentrée scolaire arrive. En cette période préélectorale, il n'est pas trop bien perçu de taper sur les mêmes catégories de population, encore et toujours des Noirs. Au pays des droits de l'homme (de quelle couleur ?), il est bon de préserver les apparences...

  Il y a d'un côté le problème des "sans-papiers" (moi je parle de sans-droits car sans-papiers ne veut rien dire : on possède au moins un acte de naissance, un passeport, etc. Ce concept pose mal la situation de immigrés en France. Ce n'est pas une question de papier car le papier, il y en a ! Il n'en manque pas en France. C'est une question de droit et de non droit. Il y a par exemple une personne toujours assignée à résidence parmi les cinq non régularisés de l'église Saint Bernard : il possède "un papier" qui l'assigne mais pas de droits sociaux entre autres) et celui des "sans-logis". La question du logement aurait pu être résolue en France par la construction des logements sociaux mais de nombreuses communes s'y refusent, préférant payer des pénalités. Il y a trop de riches qui ne veulent pas se coltiner aux personnes. Le spectacle de la misère des autres leur donnerait mauvaise conscience... En France, on parle, on prend de bonnes résolutions mais au final, on ne fait rien. Il vaut mieux donc ne rien dire, ne rien promettre !

Empêtré dans une horrible question de régularisation partielle et partiale des sans-papiers en fonction des enfants scolarisés, Sarkozy doit regretter le geste politique de Cachan car cela risque de donner l'idée que la France n'aime pas ses immigrés noirs, ceux qui viennent des anciennes colonies et pour un fils d'immigré qui veut être président de la Républiqe française, se départir d'une partie de l'électorat immigrée car de nombreux immigrés sont devenus Français n'est pas une manoeuvre très habile. Certes en faisant un geste sur le plan des régularisations, Sarkozy veut paraître humain mais le geste est entaché d'injustice. Au premier tour, les différences se font à presque pas gran nombre de voix. Nous allons voir comment tout ceci va se dépatouiller. Il s'agira d'en régulariser 6000 pour ce qui est des sans-papiers et on peut se demander ce qui permet de fixer à l'avance ce nombre sur 30000 familles toutes origines confondues. La question de ce quota doit être un casse-tête dans les préfectures : entre des critères prédéfinis (des momes ne parlant que français, etc.) et un nombre arrêté de six mille régularisation, la correspondance n'est pas facile à faire  !

L'observation montre que les Noirs sont en avant-garde parmi les sans-logis et les sans-papiers en France, en particulier en région parisienne. On peut penser que le fait de ne pas avoir des papiers implique forcément le fait de ne pas pouvoir trouver un appartement en location mais cette vue de l'esprit s'avère fausse puisque nombreux de ceux qui squattent les appartements vides parisiens sont des Noirs en règle. Et peut-être même de nationalité française...

Si logiquement, il y a difficulté à trouver des papiers, du logement en France pour tous, il faut croire que les Noirs connaissent une difficulté plus grande que les autres. Ne soyons pas pressé de conclure à du racisme ; ça pourrait bien être un hasard, un hasard assez sélectif mais il faut croire que la France a un sérieux problème avec son immigration de couleur noire. Il y va en partie de l'ancien pouvoir colonial français face aux ressortissants de ses anciennes colonies et du stéréotype du nègre esclave. Cette représentation de l'infériorité du nègre n'est pas morte en France. Loin de là !

 Dans les amphis des facs, certains profs ne se sont jamais cachés en disant que l'Europe a été faite pour contrer l'immigration non européenne (entendez, non blanche). Hélas, en dépit de la liberté de circulation accordée aux Européens communautaires, ceux-ci ont du mal à venir colorer la France en blanc. Et les épidermes noirs qui agressent le regard du bon citoyen sont toujours là. En clair, on veut bien des immigrés tout blancs qui n'offusquent pas le regard de l'électorat front national mais les Noirs et les Arabes, ceux dont l'origine se lit facilement sur l'épiderme, là, il y a un vrai problème politique car hélas, on ne peut les blanchir !  J'ai connu un Italien ayant fui son pays où il était emprisonné qui vivait sans papier en France dans les années1990 : il n'y avait pas de différence entre lui et un bon Français de race blanche ! Rien n'incitait donc les policiers à le contrôler inopinément.

Même si on écarte les raisons raciales pour expliquer la situation des immigrés noirs, on pourrait tout de même se demander : la France a-t-elle du mal à tolérer son immigration noire ? Non, son immigration de couleur ? On pourrait rétorquer la différence culturelle plus proche entre un Français et un Italien qu'entre un Dioula et un Corse. A l'heure de l'immigration choisie, on peut se poser de nombreuses questions du genre : les Noirs déjà mal intégrés en France même quand ils sont très diplômés et Français, ont-ils une grande chance de bénéficier de cette fameuse immigration ? En effet, ceux qui se sentent bien et heureux dans leur pays, n'ont évidemment pas envie de le quitter car on immigre souvent pour chercher un mieux-être, un mieux-vivre comme les jeunes Français qui vont tenter leur chance aux Etats-Unis. Et c'est là où le bas blesse : dans l'histoire de l'humanité, on a toujours immigré, notamment pour l'immigration de masse pour rechercher un mieux-être. Cela explique que l'Angleterre, une toute petite île, ait recherché de nouvelles terres pour son surplus de population, que les capitalistes soient venus checher des matières premières en Afrique et ailleurs, etc. Doit-on cependant estimer que cette loi naturelle serait remise en question pour les Noirs dont les barques chavirent sur les côtes espagnoles et italiennes ?

 

La notion d'immigré économique est un illogisme notoire car elle est en contradiction avec la loi même de la survie qui voudrait que n'importe qui recherche un endroit où il ferait bon vivre, mieux vivre et cela dépasse la peau, l'épiderme car toute la misère du monde n'est pas que noire.

  Les vraies solutions impliqueraient et les politiques français le savent, de démocratiser l'Afrique, de nous débarrasser des dictateurs, de la développer économiquement au lieu de se contenter de nous piller. Or, à ce propos, parlant de l'Afrique, la France est le premier soutien de nos dictateurs. Par ailleurs, tout le fric détourné par les politichiens africains croupit dans les banques françaises, suisses, entre autres. Il n'y a qu'à évoquer le litige entre certains créanciers du Congo-Brazzaville et la banque du dictateur démocratiquement élu Sassou Nguesso, la BNP PARIBAS qui favorise l'éclipse des revenus du Congo vers des paradis fiscaux..

 

 

 

 

 

   D'autre part, le problème des compagnies aériennes est de faire du fric et cela importe peu de transporter des nègres en France ou ailleurs. On ne choisit pas quand il s'agit de faire du profit mais quand il s'agit de donner un travail, un logement, des papiers, on est plus regardant à l'origine inscrite malheureusement sur nos peaux anthracites.

  La politique française est empêtrée dans une contradiction cyclique : on ne peut combattre le Front National qu'en appliquant les idées du Front National, c'est-à-dire, penser les Français d'abord, légaliser la préférence nationale et marginaliser les immigrés qui engendre un sous-classe de Français nés en France mais qui vont subir les mêmes désagréments que leurs parents.

   Et l'on s'étonne que des mouvances radicales prônant la fierté noire comme le groupuscule Ka créé par le phara Kemi Sheba apparaissent en France. A notre avis, le communautarisme noir est une question de temps en France où les autres communautés ont compris le problème bien longtemps : organiser le communautarisme sans le clamer. Imaginez les immigrés noirs qui ne consomment que des produits des marchés exotiques comme certains ne vont que dans les boucheries casher ou alal, on verrait vite émerger une classe entrepreneuriale noire et avec elle un plus grand pouvoir politique et le moyen de mieux revendiquer plus de justice sociale, plus d'égalité sociale...

Repost 0
23 août 2006 3 23 /08 /août /2006 12:09
Alors que le baril frise les 80 dollars...

Pétrole : fuite au sommet de l'Etat

Au Congo, une partie de la manne pétrolière disparaît dans les paradis fiscaux, accusent des fonds américains créanciers d'un des pays les plus pauvres d'Afrique
Où partent les pétrodollars ? Qui bénéficie de la manne des milliards de l'or noir, lorsque le prix du baril triple à près de 80 dollars en trois ans ? Il suffit de se promener dans les rues de Brazzaville, la capitale du Congo, ou de Pointe-Noire, au bord de l'océan Atlantique, pour comprendre que dans ce pays, la population en profite peu. Cette petite république de 3,8 millions de personnes réussit à être à la fois l'un des rares producteurs africains et l'un des pays les plus endettés du monde par habitant. Le golfe de Guinée est devenu un eldorado du brut, qui s'annonce prometteur pour les quinze ans à venir. Situé juste au sud du golfe, près du puissant Angola, le Congo affiche une production de 13 millions de tonnes par an. Pourtant, 70% des Congolais vivent avec moins de 1 euro par jour ! Au point que le Congo fait partie des pays qui réclament l'annulation d'une partie de leur dette publique. Un dossier pour lequel Jacques Chirac milite au sein du club des pays riches, le G8.
Mais il ne suffit pas d'être pauvre pour obtenir un coup d'éponge sur ses dettes. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international exigent des preuves de bonne gouvernance et de transparence comptable. Pas de chance pour l'Etat congolais. Des fonds d'investissement américains, qui réclament le remboursement de leurs créances, viennent de faire condamner le pays débiteur devant les tribunaux. Ce qui braque un peu le spot sur les zones d'ombre du marché pétrolier mondial.
L'action judiciaire de ces « fonds vautours », qui avaient racheté à bon compte une partie de la dette congolaise, a mis au jour un système de sociétés écrans contrôlées par des hommes proches du président Denis Sassou-Nguesso. Selon les jugements, que nous avons étudiés, ces sociétés déviaient une partie de l'argent du pétrole, qui représente près des deux tiers de l'activité économique, vers des comptes bancaires situés dans des paradis fiscaux. L'ONG Global Witness estime même qu'il y a un écart de recettes « de quelque 300 millions de dollars, selon ses calculs et selon les propres chiffres du ministère des finances du Congo et de la SNPC [Société nationale des Pétroles du Congo], en 2004. »
Premier jugement : le 28 novembre 2005, la chambre commerciale de la cour royale de Londres condamne le Congo à rembourser des créances impayées à Kensington, basé dans les îles Caïmans. Ce fonds obtient 121,3 millions de dollars (100 millions d'euros) et des saisies sur les paiements de cargaisons de pétrole congolais. Au coeur du dispositif, on découvre une petite entreprise, Sphynx Bermuda, une coquille basée aux Bermudes au capital de 12 000 dollars seulement, qui a « réalisé des opérations pour un montant de 472 millions de dollars » ! Elle achète du pétrole à la société nationale du Congo - souvent au-dessous des prix du marché - et le revend sur le marché international. Selon le tribunal, il n'y a « aucun lien entre les espèces qui transitaient par ses comptes bancaires et les sommes d'argent qu'elle aurait dû recevoir en contrepartie du pétrole qu'elle vendait ». Ces deux sociétés ont le même dirigeant : Denis Gokana, un conseiller de Sassou Nguesso, et l'on retrouve aussi le fils du président.
Ces hommes d'affaires sont fâchés avec la chronologie. La cour britannique a eu la surprise de découvrir le contrat d'une cargaison, achetée le 20 mars 2005 et revendue... le 10 mars. Depuis ce jugement, Walker, un autre fonds, a aussi obtenu la condamnation du Congo. Enfin, Kensington a déposé une plainte contre la société pétrolière nationale, son ancien PDG Bruno Itoua, aujourd'hui ministre de l'Energie, et contre la banque française BNP Paribas, devant la cour de New York, en vertu du RICO Act, une loi antiracket et anticorruption. Le plaignant estime qu'il y a eu une conspiration du Congo et des banques pour mettre hors d'atteinte des créanciers les livraisons de pétrole et leurs recettes. Interrogée, la BNP considère qu'elle est indûment poursuivie dans cette procédure, vieille d'un an, car elle n'a fait qu'escompter des créances d'exportation de façon classique, comme dans le monde entier.
Sous pression, le Premier ministre, Isidore Mvouba, a fini par reconnaître que son pays « cache » ses revenus pétroliers : « Nous sommes obligés de protéger notre argent par des mécanismes parfois peu orthodoxes.» Mais uniquement pour se protéger du harcèlement juridique des fonds vautours qui « cherchent partout nos revenus pour saisir nos comptes afin que nous remboursions ces dettes». Mais voilà : le président Sassou-Nguesso n'a pas le train de vie d'un nécessiteux poursuivi par des capitalistes sans scrupules. Venu prononcer un discours de quinze minutes au sommet du 60e anniversaire de l'ONU en septembre 2005, il a dépensé 140 000 euros pour une semaine en note d'hôtel.
Cela n'empêche pas la France de se battre pour que le FMI efface 6 milliards de dollars de l'ardoise du Congo. Problème : il faudra que le pays présente un « bilan macro-économique satisfaisant», une réduction de la pauvreté et des efforts concrets de transparence et de bonne gouvernance. Difficile pour l'équipe en place. Selon le rapport du cabinet KPMG, missionné par le FMI pour contrôler la société pétrolière nationale, les comptes 2002 ne sont « même pas auditables », quant à ceux de 2005, ils montrent des « écarts significatifs » entre les quantités de pétrole livrées et les recettes correspondantes. Or si le Congo échoue dans cet exercice, il faudra qu'il dépose une nouvelle candidature au statut de pays très pauvre. Et celle-ci sera plus délicate compte tenu de la flambée de ses ressources pétrolières.


Gilles Luneau 
Repost 0
21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 10:12

  Un compatriote m'a dit ceci :" Sassou a donné deux milliards de francs cfa au CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Brazzaville ". Je me suis empressé de lui dire que cette façon de parler montrait combien ce frère n'avait rien compris à la politique (exercice du patrimoine de tous au nom de tous). Or, nombreux pensent comme lui et cela crée un système de fausses valeurs qui remplacent les bonnes, celles qui consistent à penser que Sassou ne donne pas au peuple congolais ce qui lui (au peuple) appartient déjà : il est plus approprié de dire que le gouvernement congolais qui a la gestion du denier public a alloué deux milliards de francs cfa au CHU de Brazzaville. En effet, un Etat gère le denier public qui n'est pas son argent pour le compte et l'intérêt de tous. Il ne donne pas ; il alloue telle ou telle somme à ceci ou cela. Sassou n'est que le chef de l'exécutif et ne possède pas de richesse que celle de l'argent qu'il a volé au peuple congolais et qu'il risque de ne pas lui rendre. Et l'on sait comment il est arrivé à ce niveau de responsabilité : en marchant sur les cadavres de 50000 de ses compatriotes, sans compter les assassinats divers, les disparitions, les enlèvements, les empoisonnements...

   Voilà donc un peuple de gens instruits ou lettrés (ce qui ne présage en rien de l'excellence de la culture de ce peuple car l'instruction n'est pas le fruit de notre propre culture mais de cours suivis dans les universités étrangères) qui ne comprend pas le sens de la politique qui part d'une aliénation (Marx, Rousseau) car la totalité du peuple ne peut pratiquement pas exercer le pouvoir car l'exercice en serait impossible : imaginez un milliard trois cents millions de Chinois ayant tous le pouvoir de décider du sort de tous les Chinois ! Une vraie cacophonie ! Il délègue donc son pouvoir à l'Etat qui a le devoir d'agir dans l'intérêt de tous et non en son propre nom et pour son propre intérêt.

   Si de telles mauvaises représentations populaires ne sont pas corrigées, Sassou apparaîtra comme un bon samaritain, lui qui n'est qu'un meurtrier et un voleur. Pourquoi seulement 2 milliards alors qu'il a dérobé 1000 milliards de francs cfa au Congo pour que cet argent échappe à ses créanciers de guerre ? Pourquoi seulement au CHU de Brazzaville alors que tous les hôpitaux de la République manquent de tout, même de la plus petite bouteille d'alcool ? Il y a un ministère de la santé qui devrait avoir un budget à ce propos. En présentant les choses comme si c'est lui seul qui faisait une bonne action, Sassou crée une illusion de bonté et il n'agit ainsi qu'en prévenance des prochaines élections : il s'agit d'envoyer un message du genre "vous voyez ? Je pense aux malades congolais !" Quand je pense à tous ceux qui meurent car les hôpitaux n'ont plus de médicaments. Quant aux 2 milliards de francs cfa, combien seront véritablement alloués à l'achat de médicaments ou à la restauration des locaux vieux de l'époque coloniale, de sorte qu'on sort plus malade à l'hôpital qu'on y était entré ? Il faut se dire que les ministres, les directeurs vont se servir. Et quand on achètera les médicaments, les médecins les détourneront au profit de leurs cliniques car dans cette cleptocratie instaurée par la souris d'Oyo, il n'y a plus de contrôle ! Le mot d'ordre semble être : "Pille, vole, qui peut !"

   Si Sassou a un geste honorable à faire à l'égard du peuple congolais, c'est de lui restituer ce qu'il lui a volé et de s'en aller du pouvoir car il est pire que la onzième plaie d'Egypte que Dieu n'a pas eu le temps d'affliger aux Egyptiens et que Sassou a inventé pour le peuple qui lui a donné la vie.

   Alors, chers compatriotes, changez de discours, changez vos représentations, éduquez le peuple pour qu'il comprenne mieux ses droits et les vrais enjeux de la politique qui ne consiste pas à voter le petit cousin de sa propre ethnie à ce seul titre. Il nous regarder aux hommes, à leurs idées, à leurs projets, à leurs idéaux car nos propres erreurs nous amènent des calamités et si l'on vote à nouveau Sassou, que ce peuple ne cherche plus : il sera son propre bourreau en donnant à Sassou le pouvoir de l'assassiner à petit feu.

  Tandis que les caisses de l'Etat sont pleines avec l'argent du pétrole, du bois et de pleins d'autres choses, que représentent 2 petits milliards de francs cfa donnés à un seul hôpital congolais ? Savez-vous que la plus grande partie de vos médecins vivent en France et sont devenus les gardes ou veilleurs de nuit de la médecine française ? En effet, tandis que le docteur français dort, le docteur congolais veille la nuit en surveillant les malades. Et ces médecins s'étonnent que leurs épouses aillent voir ailleurs ?

   Le degré de culture démocratique (la conscience des bases véritables du pouvoir plitique) du peuple congolais est encore très bas, à ce qu'il paraît car ce peuple n'a encore pris conscience de ses vrais droits et de ses vrais devoirs : la chose publique, le service public n'ont pas les valeurs qu'ils devraient avoir et, comme personne ne donne de l'importance à cette façon de voir, les détournements, le vol, le pillage paraissent normaux et quand deux milliards sont alloués au service public, on l'associe à un acte héroïque comme si Sassou, au lieu de garder cet argent pour lui, a été visité par le saint-esprit et à pensé à son "peuple" d'esclaves.

  La démocratie ne se fait pas sans douleur, sans que le peuple revendique pour lui la vraie souveraineté qu'elle a aliénée par nécessité, sans que ce même peuple ne sanctionne les hommes politiques par le vote. Que croyez-vous qui se passera si un Sassou se disait : "Quoi que je fasse, ce peuple qui a peur de moi m'élira " ? Les droits ne se donnent pas ; il faut les arracher par la force quand ils sont confisqués par ceux qui les ont pris de force, la guillotine si nécessaire (et nombreux méritent d'être guillotinés au Congo), la révolte populaire, le feu de la colère, le soulèvement violent, la grève générale, la dénonciation publique, parfois, hélas, le sang des dictateurs doit être pris. Hélas, oui ! Sans la guillotine, il n'y aurait peut-être pas eu de démocratie en France...

 

  

   

Repost 0
19 août 2006 6 19 /08 /août /2006 11:48

POUR LIRE L'ARTICLE SUR LA MORT DE KOLELAS, CLIQUEZ ICI !

--------------------------------------------------------------------------------------------------------



Le dernier premier ministre de Lissouba est hospitalisé à Paris en ce moment même. Son ami et petit-frère Sassou a dû l'envoyer dans le meilleur hôpital de Paris.

  Certes, il a refait "alliance" avec Sassou mais n'empêche que ce dernier le considère comme un adversaire politique et celui qui est certainement le dernier à utiliser l'assiette roumaine comme mode d'élimination des concurrents politiques (Lekoundzou en sait quelque chose) reste dangereux. Il faut craindre de manger à sa table : l'assiette roumaine empoisonnée apparaît comme la plus immaculée possible ; elle semble bien nettoyée, toute blanche comme neige mais elle n'en est pas moins empoisonnée car le poison séché est invisible et inodore. Il n'est pas étonnant que de nombreux convives du Président Sassou hésitent à partager sa table car l'empoisonnement, Sassou l'a toujours et toujours pratiqué. Cette assiette roumaine, inventée par le dictateur Ceaucescu, a beaucoup plu au dictateur congolais qui doit en avoir fait la commande la plus importante du monde... Les Congolais le savent. Hélas, invité par le président, qui n'hésiterait pas à ne pas refuser un verre, une invitation à dîner sans que la souris d'Oyo ne se sente offusquée ? En effet, Sassou a la rancune tenace et a tendance à se mêler de tout, même de tous petite problèmes entre momes...

   Il faudrait ajouter à la panoplie de Sassou le fétichisme, la magie noire, la sorcellerie de tous horizons (Léfoutou, Inde, Bénin dont son père est originaire, etc.) pour se maintenir au pouvoir et tout adversaire sérieux devrait se méfier du sourire du tigre car nul ne sait s'il vous montre ses dents pour vous manger ou pour vous sourire...

  Revenu au Congo depuis un moment après la mort de sa femme, Kolélas s'est précipité dans l'antre du loup, à Oyo où on l'a vu exhiber des pas de danse mbochie (fasse que ce ne soit pas la danse du cygne avant la mort) ; ses deux fils appellent désormais "tonton". Ce "tontonat" s'est traduit par leur embauche à la SNPC. Ce qui montre que Sassou et Kolélas font bon ménage mais cela ne devrait pas exclure la méfiance à l'égard du Néron noir qui empoisonne ou fait tuer même des rivaux sentimentaux comme Faignond qui paraît-il sortait avec madame la présidente Antoinette Sassou née Tchibota pour ne citer que cet exemple (elle qui se tape à présent tous les jeunes de Brazzaville).

  Quand on mange à la table d'un ogre, il faut toujours se souvenir que le prochain à passer sous sa canine pourrait être... vous !

 


 

Repost 0
17 août 2006 4 17 /08 /août /2006 20:22

 Le premier ministre Isidore Mvouba vient de démissionner ce mois d'août. Il est plus logique de dire que monsieur Sassou vient de lui demander sa démission. Dans les vraies démocraties, quand le premier ministre démissionne, c'est tout son gouvernement qui démissionne avec avec lui. Profitant d'un faux succès dans la résolution du conflit tchado-soudanais, en réalité orchestré par Wade (président du Sénégal) et Kadhafi (président de la Lybie), il profite pour démettre son premier ministre qui n'avait qu'un poste de prestige, la substance du pouvoir étant entre les mains de Sassou et des siens. Sassou s'est offert la tête de Mvouba en profitant aussi de l'atmosphère famélique du 15 août 2006, fête nationale qui ne veut plus rien dire ! On aurait pu trouver une meilleure utilisation de cet argent public comme fournir des médicaments à des hôpitaux, livrer des tables-bancs aux écoles (comment comprendre que dans un pays exportateur de bois, les élèves s'asseyent par terre ?). Quelle est la raison de cette démission ? Est-il plus nul ou plus fautif que la bande clanique Sassou ? A-t-il détourné de l'argent comme le fait chaque jour qui passe la famille Sassou ? Pourquoi Sassou ne démissionne-t-il pas lui-même comme le lui a demandé un certain Général ?

  Ministre, premier ministre deviennent des postes éjectables. On vous choisit par cooptation politique et non pour vos compétences ; il n'est donc pas étonnant qu'on soit limogé dès que Sassou a une migraine. Il ne s'agit pas, remarquent les observateurs, d'un membre du clan Sassou qu'on démet. Eux, se trouvent non pas au gouvernement mais dans le cercle immédiat de Sassou : les Willy et compagnie sont dans le cercle proche de l'exercice du pouvoir ; la fratrie de sang royal ne punit pas les siens. Ils sont dans les secrets des dieux et Sassou ne peut se permettre de les laisser partir : ils sont tous liés par les liens du sang familial, par le sang du peuple congolais versé, par tous les milliards dérobés au peuple congolais.

  Qui succédera à Mvouba ? Est-il la solution des déboires nationaux ? Il semble que la fronde populaire grandit dans notre petit Congo : il y a déjà des choses inadmissibles comme d'apprendre que Sassou et son clan ont dissimulé 1000 milliards de francs cfa dans des paradis fiscaux pour échapper à leurs créanciers (de guerre) ! Le peuple congolais n'est pas dupe : Mvouba n'est pas à lui seul le pion majeur du système mafieux sassouien et par ailleurs, la chute d'une feuille ne prélude même pas de la chute de l'arbre.

  Le chef du village, le grand épicier Sassou joue sur les hommes pour  donner l'illusion d'une sévérité, de la recherche de solutions au problème d'"hommes" que connaît le village-Congo. En fait, le problème du Congo depuis plusieurs décennies, c'est lui Sassou, un instituteur devenu président d'une république bananière...

  Dans un système politique castifié, il faut s'attendre à voir à la place de Mvouba un ancien cadre du système "PCT". De toute façon, Sassou ne peut se résoudre à mettre un homme de vertu à ce poste ; il lui faudra un "boukouteur", un homme transparent, un béni oui-oui, quelqu'un qui ne soit pas du sérail familial car il faudrait lui faire des reproches ; ce qu'il ne peut se permettre à l'égard des siens.

  Cette histoire faite de gros sous et de misère populaire sent vraiment mauvais et on se demande comment elle se débridera à la fin. Espérer être Président à vie, Sassou y rêve mais l'affaire se corse : les choses se savent de plus en plus et le peuple congolais va finir par se lasser.

J  e persiste à dire que les mesurettes de Sassou ne doivent pas nous empêcher de voir le mal qu'il fait au peuple congolais et qu'il n'est jamais trop tard pour réclamer justice, de se faire justice car à qui le peuple congolais réclamerait justice quand tous le système judiciaire est corrompu ? Sassou n'a pas pitié du peuple congolais ; que le peuple congolais n'ait pas pitié de lui. C'est tout le système Sassou qu'il faudraitdésormais abattre si le Congo veut une paix durable...

 

 

 

Repost 0
16 août 2006 3 16 /08 /août /2006 22:50

 
 

Il devient de plus en plus évident que Sassou est le pire danger que le Congo porte en son sein. Ce qui menace le Congo, c'est tout bonnement la faillite : en effet, un pays est considéré à l'échelle des nations comme une "entreprise" avec numéros de comptes, transactions bancaires, etc. La faillite de l'Argentine pays autrement très riche (d'où son nom tiré de l'argent) devrait faire réfléchir. La richesse actuelle n'est pas éternelle ; elle régresse tandis que les dettes du Congo augmentent. Le service de la dette est le moyen le plus légal fomenté par les puissances occidentales pour piller nos pays africains. Sachez, que nous ne remboursons encore que les intérêts de la dette qui grossissent chaque année. Cette dette est le mécanisme clé de la nouvelle servitude. Quand la France se sert, il reste des miettes, quand Sassou prend les miettes pour soi disant le service de l'Etat, il n'y a plus rien dans l'escarcelle nationale. Sassou a tout simplement transformé sa résidence privée en Trésor public où ses parents vont se servir. C'est un message :"Si je perds le pouvoir, il faudra encore que vous veniez prendre les dossiers de la société nationale "Congo" chez moi ! "

   Si la vie est ce qu'il y a de plus important dans l'Univers, il est honorable de la défendre, encore plus honorable de combattre des dictateurs fous qui ne pensent qu'à une puissance aveugle. LA PUISSANCE SANS LA MAITRISE ET LA GRANDEUR D'AME N'EST RIEN. En mettant tout un pays en danger de mort, Sassou est un dangereux prédateur qu'il faut combattre. Par tous les moyens. Il s'agit de mettre entre parenthèses des divergences de personnes, de brider des ambitions légitimes, pour se concentrer sur l'ennemi commun. Or, que voit-on ? Notre mouvance est l'une des rares qui attaquent encore Sassou, les grands partis se livrant à la guerre de :"Tu veux mon fauteuil ? Tire-toi !"

   Un chef d'Etat est donc bel et bien aux commandes "d'affaires nationales" et non individuelles puisqu'il engage son pays dans des opérations qui pourraient soit lui être bénéfiques ou tout simplement malencontreuses. La mauvaise gestion "sassouienne" est manifeste. Rien n'est fait pour l'intérêt du Congo, tout vise à servir une famille, une caste de parasites accrochés aux basques de l'Etat depuis une soixantaine d'années. L'Etat congolais est un Etat totalement déconnecté du peuple, un Etat extraverti servant un autre Etat : l'Etat français. C'est une superstructure qui ne croit pas dans son propre pays : je n'ai jamais entendu un homme politique congolais parler de l'intérêt du Congo, alors qu'il ne se passe pas un jour sans qu'on entende parler de l'intérêt de la France... Tout le ministére des finances du Congo vient chaque mois en France recevoir ses ordres de mission ! Qui parle d'un pays libre dans le cas du Congo ? Sarkozy prétend mettre fin à des pratiques d'un autre âge en ce qui concerne les réseaux françafricains s'il arrivait au pouvoir ; ce qui est absolument une pure prétention électorale. Pourquoi en tant que ministre de l'intérieur n'a-t-il pas introduit une loi qui ramènerait les "affaires africaines" de l'Elysée à l'Assemblée ? Comment peut-on traiter le reste des problèmes concernant les rapports de la France avec le monde à l'Assemblée et réserver le traitement du seul continent africain aux officines régaliennes de l'Elysée ? En quoi l'Afrique est-elle différente du reste du monde ? La gauche avec Mitterand n'a pas remis en cause ce qui n'est autre qu'un colonialisme d'Etat. L'Afrique est tenue par la monnaie car tous nos échanges commerciaux internationaux passent d'abord par la France avant d'être convertis en francs cfa. Ceux qui en doutent n'ont qu'à se rappeler les difficultés qu'eut le président Lissouba  au début de son règne pour payer les salaires... Il fut obligé de se tourner vers les américains.

   La soif du pouvoir, la folie de grandeur font que Sassou vit dans un monde irréel où il ne perçoit plus la réalité que sous le prisme de sa folie, de son propre dérèglement mental. Sa vie lui paraît une histoire fantastique, un film, un conte de fée devenu réalité comme s'il vivait la vie d'un autre, comme s'il était en plein rêve. La distorsion de la personnalité des hommes de pouvoir créant comme un état de "surhomme" vivant dans un simple mortel s'est observée par le passé quand certains monarques se sont proclamés "Dieux", objets d'adoration. Rien n'a plus d'importance que le monarque absolu. Le reste dépend de ses bonnes grâces. Néron a même tué sa propre mère pour avoir à lui tout seul la gestion du pouvoir...

   Quel est le projet politique de Sassou ? Régner par la peur sur un peuple qui n'a pas encore totalement développé sa capacité de lutte politique. Or, remarquez, ce n'est pas un vrai projet politique. Les luttes ont des stades, de la pierre taillée, on est aujourd'hui au feu nucléaire, de la pensée désorganisée, on est passé à la pensée organisée, hiérarchisée tantôt totalement objective, tantôt totalement subjective comme dans cette organisation appelée AL QAIDA dont les buts ne sont pas clairs : se battent-ils pour le triomphe de l'Islam ? On peut en douter que la force soit la solution.

   Le pouvoir s'accompagnant de la gestion légitime de la force et de la coercition, pour Sassou seule compte cette force, la puissance à détruire, à tuer, à faire peur. En effet, le peuple a l'impression qu'il n'a aucun droit et que le souverain comme aux temps des seigneurs est le propriétaire d'un pays comme un créateur d'entreprise possède son entreprise. Si vous comprenez que c'est la puissance française qui a réuni un ramassis de tribus ou d'ethnies en peuple, en nation, et que c'est encore elle qui lui a conféré l'indépendance de son propre chef (on ne donne pas l'indépendance car ce qui est donné n'est que leurre : un maître ne peut vivre sans esclaves), vous comprendrez que Le Congo est donc sa propriété comme l'Amérique est encore de nos jours propriété anglaise: La Reine d'Angleterre perçoit encore des royalties des Etats-Unis, la justice américaine reste encore bâtie sur le code de la marine anglaise...

   C'est donc un système totalement fasciste qui règne au coeur même des démocraties européennes qui obéissent en fait à quelques hommes d'affaires qui tiennent les politiciens (MEDEF).Les organisations sont des systèmes concentriques et pyramidaux, concentriques par les niveaux d'objectif et d'invisibilité, pyramidaux parce que le sommet est si petit. Ils ne contrôlent le monde que par le moyen de l'argent... Deux cents familles tiennent 60 millions de Français, 200 familles possèdent la France et tout ce qui s'y rapporte. La démocratie est le prix à payer pour que le système perdure. Hélas, il va vers un clash : pauvreté, inégalités, communautarisme, racisme sont des maux qui dans le passé ont signé la fin des empires. Avec l'avènement de l'Europe, on voit que ce que veulent les maîtres de ce monde, c'est un système où ils ont une emprise totale. Les directives européennes s'imposent déjà aux lois nationales. Toujours créer des nouveaux cercles concentriques toujours plus grands qui sont tenus par un nombre d'individus toujours plus restreint.

  Mais revenons à Sassou. D'intelligence inférieure (mais supérieure en mal) et totalement paranoïaque et schizophrénique, la "souris" ne voit et ne craint que les forces qui peuvent la dévorer et ne cherche qu'à leur plaire pour survivre. Petite parmi les lions du monde mais grande parmi les "puces" citoyennes, cela  suffit à la souris d'Oyo. Il faut donc ramasser les armes pour dormir tranquille car des rumeurs de coup d'Etat circulent, assurer le statu quo et mourir de vieillesse comme Eyadéma dans cette griserie de puissance.

  Il faut donc établir un plan pour éliminer le monstre, pour vaincre la bête des abysses. Un plan a une finalité, ici, le retour de la démocratie en premier lieu et plus de justice sociale en second lieu car sans ce deuxième point, le ciment social ne peut prendre et cette idée que le Congo est un un pays de privilèges et non de droits demeurera. En effet, ce qui se passe dans notre pays, s'appelle une castocratie doublée d'une dictature (qui permet à la castocratie de perdurer) et d'une cleptocratie. Par castocratie, nous entendons un système hiérarchique qui ne donne que des privilèges à une caste représentée par une élite politique vieille de plus de soixante ans et qui n'est rompue qu'à des pratiques de mafia, de corruption, de vol, de pillage, d'inconscience. Par cleptocratie, il faut comprendre l'institution du vol en politique d'Etat ; c'est le pillage d'un pays par ses propres fils et par des étrangers. Le peuple n'est ni la source du pouvoir, ni le récipiendiaire absolu des actions de l'Etat.
 Il faut une organisation puissante par la volonté qui pourrait s'allier provisoirement à des puissances capables de combattre la France avant d'affirmer sa souveraineté. Khadafi l'a fait en s'appuyant sur l'Amérique et en la combattant par la suite. Une puissance peut vous prêter son influence, sa puissance militaire et économique pour en contrer une autre, à condition qu'elle n'en profite pas pour vous asservir. Si on réfléchit sur ce qui se passe en Côte d'Ivoire, on peut remarquer ce qui suit :
- Bagbo tient tête à Chirac au nom des intérêts de la Côte d'Ivoire;
-le peuple ivoirien n'hésite pas à sortir dans la rue pour défendre sa liberté et son président;
-la France est obligée de se cacher derrière un mandat de l'ONU pour agir. Une organisation appelée "Les jeunes patriotes" est née qui se caractérise par une rapidité de mobilisation, une discipline organisationnelle sans faille : les jeunes patriotes arrivent quand on les appelle ;
-les Américains soutiennent les Ivoiriens avec lesquels ils ont créé de nouvelles alliances sur l'exploitation des richesses (café, cacao).

   Sassou est-il bien protégé ? Est-il inaccessible ? Je vous rappelle qu'un président américain, Kennedy fut assassiné à Dallas, lui, l'homme le plus puissant du monde, le mieux protégé! Un commando pourrait bien débarquer du zaïre et faire échec et mat à un filou nommé Sassou, le Béninois. Si l'homme ne peut être vaincu politiquement parce qu'il va falsifier les résultats électoraux, faire peur au peuple, on peut le vaincre par la ruse, par les armes (on parle actuellement de coup d'Etat au congo ; j'espère que ce n'est pas qu'une rumeur) ; Lissouba était à deux doigts d'y parvenir si ce n'eut été la trahison de son propre camp. Aussi, redoute-t-il Ntumi à qui il verse à on ne sait quel titre des millions chaque mois. Achète-t-il le calme ? La paix sociale ? Ntumi n'est pas le peuple congolais à lui tout seul. Alors, pourquoi lui verser des honoraires qui ne se justifient pas ? On ne peut vaincre un peuple conscient de ses droits, un peuple qui veut se battre, un peuple qui se révolte. Hélas, la culture juridique est fille de Rome. Nous venons de traditions orales qui ne connaissent pas les concepts d'Etat, de droit, de liberté,de luttes politiques car les organisations tribales vivaient en autarcie et personne ne vivait du travail de l'autre.

   De plus, le pauvre n'ayant comme richesse que sa petite vie, il régimbe à la perdre dans la dignité et préfère mourir de faim... Eh bien, Congolais, si vous ne faites rien, vous allez mourir de faim et de maladie. Si vous vous battez et chassez Sassou, vous vivrez mieux et vos enfants encore mieux. On peut éliminer Sassou par le simple vote en portant les suffrages sur quelqu'un d'autre. Encore faut-il trouver la perle rare...

   La première chose est de rechercher et de bien identifier la cible : elle est ici un système tribalo-clanique camouflé derrière un parti moribond (le PCT). Ce n'est donc pas un individu qu'il suffit de vaincre mais un clan, le parti pouvant être vaincu politiquement sans grande difficulté par une alliance nationale contre la dictature. La mort de Marien Ngouabi n'a pas débouché sur la démocratie ; le PCT a vite fait de récupérer le pouvoir en substituant un Kouyou à un autre Kouyou... Si l'on ne fait pas attention à la dimension clanique du pouvoir sassouien, on nous substituera un Mbochi à un autre Mbochi...

  Cette cible opère entre Brazzaville et Oyo ; il s'agit donc d'une cible tribalo-clanique mobile qui doit contrôler la détention des armes comme on cherche à contrôler la grippe aviaire. Il faut que les sudistes s'installent au nord du pays : pourquoi n'y aurait-il que des gens du nord qui viendraient au sud ? C'est dans son fief d'Oyo qu'on pourrait avoir le plus grand nombre d'informations utiles pour le combattre : ses mouvements, ses hommes et les liens qui les rattachent à lui, ses alliances secrètes, ses prisons secrètes, les camps d'entraînement de ses cobras, etc. Les armes de la cible : l'argent du peuple congolaisqui lui sert à corrompre lélite politique de ce même peuple, la diffusion de la peur, l'assassinat (empoisonnement, enlèvement, exécution sommaire), arrestations arbitraires, le mensonge politique, la transformation de l'argent public en argent privé familial, le détournement du denier public, la récupération de toutes les entreprises étatiques à titre privé familial, en les faisant couler volontairement pour les privatiser ensuite et les faire racheter pour des bouchées de pain à la famille, les méthodes peu orthodoxes de gestion du denier public (le premier ministre Mvouba l'a reconnu).

   Lissouba aurait pu nous débarrasser définitivement de Sassou s'il avait commencé par bloquer le nord du Congo pour éviter tout rétranchement aux Cobras : il aurait pu prétexter d'un exercice militaire... Or, les Cocoyes, peu organisés se contentaient de repousser l'ennemi pour se livrer à des pillages à Mpila. Militairement, un commando super bien entraîné peut éliminer Sassou mais le problème c'est que le peuple congolais n'est pas le peuple palestinien pour combattre jusqu'au suicide de sa propre vie ; le commando commencerait d'abord par envisager le moyen de se retirer de l'étreinte, de la réaction de la garde prétorienne. Ce moyen pourrait provenir de la panique générale de la nouvelle de la mort de Sassou. Qu'il vous en souvienne que si Kikadidi avait pu quitter le palais présidentiel de Marien Ngouabi...
   Aujourd'hui, le Congo est une poudrière (certes, il y a des armes, mais le problème de la résistance, ce sont les munitions) ; les armes ne sont donc pas le problème mais plutôt la stratégie dans son sens gec de stratos ou plan de guerre. Où sont donc les généraux du Congo pour délivrer leur pays ? Penser les finalités, les moyens (argent, armes, logistique, etc), les cibles (qui atteindre ? Les américains ont éliminé les fils de Saddam Hussein et tiennent à éradiquer tous les ténors du parti Baas. En effet, le fait que l'ancien vice-président Ramadan leur échappe encore se traduit par une résistance plus organisée et plus féroce), les ressources (humaines, matérielles), la dynamique (déterminer les instants cruciaux de l'action, créer les tâches coordonnées et à ce niveau, on pourrait s'appuyer sur Ntumi...), la communication.

   Il faut donc une conscience collective élevée du nord au sud, montrer que l'on peut mettre en place un vrai pays, une véritable nation. Comment des petits pays comme le Barhein peuvent-ils avoir un niveau de vie semblable à celui de l'Europe et le Congo avec toutes ses richesses n'y parviendrait pas ? C'est un complot d'envergure comme celui qui a ramené Sassou au pouvoir qu'il faudrait dans un plan qui assurera aux Congolais d'être enfin maîtres de leur pays et de jouir des richesses que la nature leur a données.

    Il nous faut un leader politique digne de ce nom doublé d'un stratège militaire et politique, un homme qui n'a pas peur de mourir, un homme qui miserait sa vie pour gagner un pays. Or, il faut du temps pour former un homme charismatique, un véritable meneur d'hommes, un nouveau Lénine ou un nouveau Mandela, il faut qu'il s'agisse d'un homme peu attaché aux choses de la terre, des pesanteurs de l'argent, un homme qui ait en lui assez de grandeur pour porter la foi de tout un peuple, un homme nouveau, une puissance de la nature, un idéaliste, un guerrier. Cet homme doit forcément exister ; le problème, c'est de le trouver, d'évaluer ses capacités, de tester son mental. Même Jésus eut besoin d'une initiation chez les Esséniens...

   Toutes les dictatures sont fragiles et ne perdurent que par la peur. Elever le degré de conscience des Congolais, les pousser à la désobéissance civile, paralyser le pays, nier une autorité inique et réclamer le retour des institutions légitimes. Il s'agira de faire semblant de rechercher la paix, de simuler la soumission pour se donner le temps de préparer l'offensive ou politique ou militaire. Il faut compter les forces, profiter d'un faux répit pour connaître les forces de l'ennemi et ses alliances qu'il faudrait destabiliser (destabiliser Omar Bongo, Do Santos ; ce qui implique une organisation internationale qui prendrait le temps de se mettre en place en surfant sur les opposants de tous les pays africains ; j'y vois là une vraie stratégie panafricaniste).

   Les idées sont des mèmes. Quand elles pénètrent les esprits, elles deviennent des forces, des armes qui annihilent la volonté individuelle qui croit qu'elles sont ses propres idées, et vivent au-delà de ceux qui les ont émises. C'est à ce prix QUE LE MONDE A DES RELIGIONS. Le principe du bien n'est pas si éloigné du principe de justice qui lui même n'est pas loin du principe de justesse. Les idéalistes ont façonné l'histoire : Moïse, Jésus, Mahomet, Boudha ; ils ont en commun de voir au-delà d'eux-mêmes, de s'identifier totalement à la ...totalité. Servir vraiment pour une fois car tous le servirait avec joie ! L'organisation doit être armée (d'abord mentalement, ensuite physiquement), donc elle aura besoin d'argent et il n'y a pas mal d'hommes qui se sont enrichis sur le dos du Congo ; l'heure approche où ils doivent rendre un peu de ce butin immérité pour une cause plus noble qui s'appelle "l'intérêt du Congo". Une organisation secrète doit naître, quelque système qui travaillerait volontiers dans la clandestinité jusqu'à ce que les facteurs de son succès soient garantis afin qu'elle apparaisse au grand jour. Cette organisation doit chercher à pénétrer jusqu'au coeur du pouvoir, par la force de ses idées, opérer dans l'ombre, pousser les pions, penser global pour agir global, synchroniser ses actions, ne pas permettre l'infiltration, coder ses actions,son langage, ses propos, travailler un peu comme une secte (après tout, le christianisme fut au début une secte : vous lirez à ce propos les actes des apôtres) qui doit croître par cercles concentriques, les plans devenant de plus en plus opaques au fur et à mesure que l'on s'élève, une organisation cachée dans d'autres organisations (partis politiques, mouvements religieux, associations, etc.)

   Certes, nous sommes devenus un peuple, une nation malgré nous.  L'Occident n'a pas laissé aux royaumes Téké ou Maloango de devenir des nations pleines et entières ; l'esclavage est passé par là, la colonisation et le néocolonialisme aussi.  Mais il est possible d'en faire une opportunité car c'est là la force de la dictature : régner sur la division. Il est tout à fait possible de concilier la jeunesse de notre nation avec de grands idéaux qu'on inoculerait doucement au peuple. Pour cela, il faudrait une organisation aussi puissante qu'un mouvement religieux (ce n'est pas par hasard si Sassou a créé sa propre loge maçonnique : le but est de créer un sous-système dans le système global de la franc-maçonnerie internationale, un groupe qui n'obéirait qu'à lui sur la base du secret et du serment)... Il faut faire vivre les attributs d'une nation dans laquelle tout le monde adhérerait : justice, solidarité, projets sociaux et économiques visant l'amélioration du quotidien et du niveau de vie général de tous.

    Lissouba malade, affaibli, vieillissant, il faut un homme nouveau, une personnalité forte, une puissance mentale. Peu importe son âge car il faut surmonter les querelles générationnelles qui sévissent au sein de nos partis politiques  : Toutankhamon était pharaon à huit ans, Alexandre était empereur à 30 ans, Ngouabi était président à trente ans, Jésus était Dieu à trente ans.

                                                           Filas AKONDZO

 

 

 

 


 

 

 

 

Repost 0
Published by Filas AKONDZO - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
15 août 2006 2 15 /08 /août /2006 16:55

     Né Congolais, par le jeu aléatoire de la vie, juste avant l'indépendance, je n'ai pas eu conscience du drame de la colonisation car l'indépendance est survenue au Congo en 1960 quand j'avais un an. Les événements de Brazzaville étaient pour les paysans de chez moi, juste des nouvelles radiophoniques car leur vie ne dépendait avant tout que de leur force de travail et de la générosité de la nature. J'ai d'abord aimé mon pays dans la générosité de l'enfance qui s'éveille à la vie et dans l'enchantement des magnifiques paysages du Niari forestier. Cet amour, je m'en suis rendu compte, était un amour pour ma propre chair car j'étais la terre du Congo devenue verbe. C'est la terre du Congo que j'ai bue dans le lait de ma mère.

Et vint le jour où devenu plus grand, je me heurtai à l'injustice, au viol de la liberté du peuple par des canailles qui se prétendaient être ses fils. J'ai dû quitter mon pays pour venir en France chercher un peu plus de liberté mais j'ai vite compris qu'on est mieux que chez soi mais comment retourner là où règnent la souffrance, l'injustice, le mépris de la vie, de la liberté, la négation même de tout ce qui fait la dignité humaine ?  Je me bats pour mon pays par amour, par conviction, afin que le peuple congolais connaisse ce à quoi il a droit : le droit d'être un peuple libre et prospère.

    Etre patriote, c'est se rappeler ce lien charnel à la terre, au pays au "ntsi" qui fait que nous avons envie de mourir là où nous vîmes le jour.

Nous profitons donc de l'espace de liberté qu'est internet pour porter haut le flambeau de la démocratie et de la liberté à l'heure où nombreux sont ceux qui ne pensent qu'à leur petite personne.

Il ne suffit donc pas de naître dans un pays pour se réclamer patriote ; encore faut-il que l'amour soit présent lié au respect de la vie, au respect de la terre, au respect des valeurs de nos ancêtres.

Toute parole que l'on sème germe en idées, en d'autres paroles et la libération du verbe est peut-être le début de la libération de la liberté même...

Mouvimat I. Loundou

Repost 0
13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 12:06

Ce 15 août 2006, Sassou et son clan ont décidé de célébrer les festivités d'une pseudo indépendance à Dolisie, la capitale du Niari forestier, une région riche de son bois mais qui est la moins développée du Congo. Ni grandes infrastructures routières, ni grandes industries, rien que la poussière jaune depuis toujours.

   

C'est de Dolisie que s'est enfui le Président Lissouba, la fuite qui a signifié le retour aux affaires louches pour Sassou. Le choix de cette ville n'est pas un hasard : il s'agit de célébrer la victoire de 1997 sur la démocratie naissante au Congo. L'Ombre adore célébrer ses victoires sur la Lumière.. Sassou en profite au passage pour reprendre le Grand Hôtel à Lissouba au travers de sa femme Antoinette Sassou tchibota.

   Eh oui ! Il ne faut pas faire la guerre quand on n'est pas sûr de la gagner ! Les vainqueurs n'arrêteront jamais de vous humilier, sauf qu'ici, c'est tout un peuple qu'on humilie, ce peuple qui hier a banni Sassou du pouvoir : en l'affamant, en le laissant mourir faute de soins, en l'abrutissant car le système éducatif ne vaut plus rien ; on tue l'école publique pour favoriser l'école privée où Sassou et les siens ont tout à gagner de l'abrutissement populaire : moins instruit, on ignore ses droits, on ne comprend pas ce qui se passe dans son propre pays et on verse dans l'alcool pour trouver un semblant de refuge virtuel ou dans la religion, la moins belliqueuse, le catholicisme, "l'opuim du peuple sans esprit", car l'islam, religion plus terrestre, se bat et gagne son "paradis" en rendant les coups ou en les donnant...

  Il se comprend sans peine que des vendus comme Eduardo Do Santos de l'Angola qui ont aidé Sassou à nous replonger dans la pire des servitudes viennent prendre part aux festivités. Bongo aussi, en dépit des rapports troubles avec Sassou en ce moment. Bongo sera aussi humilié en venant s'asseoir à côté du ministre congolais qui le fait cocu ! Les loups savent tenir les apparences. Le grand maître Chirac, véritable seigneur des terres de l'Afrique centrale y veille certainement. Sassou triomphe, lui qui a récupéré son puits de pétrole que Lissouba avait confisqué. Quelle humiliation quand le vainqueur vient chez le vaincu célébrer sa victoire ! Sassou possède désormais tout le Congo, alors il faut le montrer aux Congolais.

  On apprend que les sociétés choisies sans appel d'offre pour réaliser des travaux d'apparence payés à coups de millions sont toutes de la famille Sassou. Ne jamais rater la moindre occasion pour transformer l'argent public, l'argent du peuple congolais, en argent privé familial. Au contraire, multiplier, imaginer inventer les opportunités.

Je me demande si pour vendre son eau OKIESSI Sassou ne laisse pas exprès l'eau du robinet polluée, en multipliant les coupures. Par ailleurs, il a construit sa société d'exploitation de l'énergie solaire à Brazzaville avec l'argent public qui sera vendu aux Congolais sans vergogne.

  Parlons à présent de la soi-disant indépendance du Congo, celle que De Gaulle nous aurait, paraît-il donnée, comme si on donnait la liberté, le droit le plus immuable de l'être humain, comme si le maître qui tire son profit de son esclave a intérêt à le libérer de ses rêts. Le réseau Foccart a vite fait de reprendre de la main droite ce qu'on faisait semblant de donner de la main gauche ! Même la Rome antique a encore un pouvoir sur le monde qu'il a construit. Ce pouvoir n'est plus politique mais il est réel incarné par un Etat dans l'Etat, le Vatican, avec son territoire, sa monnaie, banque où les nazis ont placé leurs avoirs ; on comprend pourquoi le Vatican a été épargné lors des bombardements de l'Italie. Ce pouvoir d'apparence spirituel s'appelle l'Eglise Apostolique Romaine qui n'a d'apostolique que la prétention car rien n'indique que Pierre ait été enterré à l'emplacement du Vatican (qui a vu le corps ?) et d'autre part, le maître de l'Eglise, de l'oecumène à la mort de IESHOUA fut Jacques, frère de sang du Christ et non Pierre. Tout ceci pour dire que ceux qui construisent des mondes, des systèmes physiques, politiques, idéologiques, religieux, impériaux, coloniaux, ne les lâchent point ! (Imaginez un ingénieur qui crée une machine ; croyez-vous qu'il lâcherait sa création comme ça sans rien en retour ? Un système obéit aux principes que son créateur a bien voulu mettre en place D'ABORD POUR SON INTERÊT.) La famille du Christ à sa mort n'a pas laissé l'Eglise lui échapper. Par ailleurs, la plus grand partie des disciples du Christ était des membres de sa propre famille.

   La France ne nous a donné qu'un semblant d'indépendance puisque nous dépendons encore d'elle dans la gestion de notre propre vie politique. Ne nous impose-t-elle pas nos dirigeants à travers une organisation mafieuse appelée "franc-maçonnerie ?" Vous n'avez qu'à remarquer que la plupart des chefs d'Etat du monde colonial français, voir plus, sont des francs-maçons. Un pays indépendant, souverain, peut-il voir son ministère des finances aller chaque mois en France prendre des instructions sur la conduite de ses propres affaires ? Pourquoi les affaires africaines ne sont-elle pas traitées à l'Assemblée nationale française ? En quoi sont-elles différentes ? Spéciales ? Pourquoi le peuple français laisse-t-il cet état de choses perdurer ? Parce qu'il sait que cet esclavage nécessaire pour que la France reste une puissance doit continuer si les Français ne veulent pas manquer de fuel en hiver.

  

Mes chers frères et soeurs, chers compatriotes, chers amoureux de la liberté et de la justice,  imaginez le maître d'un monde obligé de laisser son monde car les esclaves se rebellent. Ne va-t-il pas le laisser au plus fidèle de ses esclaves pour continuer à le diriger à travers lui ? Il suffit de lui dire : "Mon fidèle serviteur, je te laisse mon monde afin que ma volonté se fasse par devers toi. Tu seras le maître d'une armée d'esclaves mais ne possédant pas les clés de la régie de ce monde, tu dois m'obéir. Tu auras tout à gagner. Je t'apprendrai à le diriger et à perdurer".

Un esclave peut être le roi d'autres esclaves sous l'apparence d'une liberté proclamée. Spartacus savait que la liberté ne se donne pas mais qu'elle s'arrache. Il combattit le maître romain et faillit le détruire...

Savez-vous pourquoi le premier président du Congo fut un prêtre ? A méditer...

 

  Un homme peut-il vendre son propre pays pour sa propre gloire et celle des siens ? Vous connaissez la réponse ! Il suffit de vous remémorer les premières paroles de Sassou ses les chaînes de télévision française : " Il faut réconcilier le Congo et la France.." Ah bon ? Le Congo sous Lissouba était donc fâchée avec la France ? Quels étaient les termes de la discorde ? Vous avez compris qu'il s'agit du pétrole passé de 17 % à 33 %, alors même que 100% du pétrole nous appartient ! Lisez l'article sur EVO MORALES sur notre blog pour comprendre qu'il suffit d'aimer son pays pour changer ce genre de rapport. Si le Congo était une nation libre, indépendante, 100% de ses richesses lui appartiendraient. Or, la plus grande partie revient à la France et le reste à Sassou ! Ce système dure depuis 46 ans ; il donc donc adulte et rien ne semble pouvoir y mettre un terme. Les puissances du monde règnent sur des nations d'esclaves et si vous saviez qui est véritablement le maître du monde, vous seriez étonnés ! C'est un tout petit pays dont les fils tiennent les rênes des finances mondiales. Le sytème esclavagiste est un système pyramidal. Plus on se trouve au sommet du système, plus on règne sur des mondes plus grands. Prenez un tout petit pays comme la Belgique où se trouve le Conseil Européen qui dicte les conduites de toutes les nations européennes : les directives de Bruxelle sont au-dessus des lois nationales des Etats membres.

  Nous vivons dans un système de choses ; il s'agit d'un système inique, mauvais qui nous tient d'abord par l'esprit car physiquement, il n'est pas possible de tenir des milliards d'humains ! En Europe et dans les nations dites civilisées, on est tenu par le DROIT, un héritage de ROME, Sassou tient le Congo par la corruption : la propre richesse du Congo est utilisé à corrompre ses propres fils. Que c'est triste !

   Le Congo connaît actuellement un esclavage terrible, bicéphale avec deux maîtres : la France et son valet Sassou. La ruine du pays ne peut être qu'accélérée.

   Le quarante-sixième de l'indépendance du Congo arrive pour témoigner de la pire des situations pour le Congo : un recul en arrière de plusieurs dizaines d'années. Quand un esclave était marron, c'est-à-dire, qu'il tentait de s'échapper de sa condition, on rendait celle-ci pire, en lui coupant une jambe, ou simplement en rendant son fardeau encore plus pénible. Chirac a déclaré que l'Afrique n'était pas prête pour la démocratie ; le Congo est sévèrement puni pour avoir essayé de sortir de l'emprise de la France. C'est dommage que Lissouba ait échoué mais de la nuit la plus noire, la plus petite des bêtes de la forêt sait que la lumière réapparaîtra.

Repost 0
8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 16:22
 Sur over-blog, on trouve désormais un blog qui recense tous les biens acquis par la bourgeoisie politique congolaise. Son adresse :
http://congo-biensmalacquis.over-blog.com/
(En photo, le palace, d'Andely).

  L'esprit de la lutte contre l'innommable grandit : savoir, c'est se déterminer pour l'action future, notamment, les élections.
  La loi de Lavoisier :"Rien ne se perd, rien ne se crée " est bien respectée (tout se transforme : la pauvreté en richesse et la richesse en pauvreté). En effet, d'un côté un pays qui s'appauvrit en perdant ses richesses mais de l'autre, une classe politique qui s'enrichit à souhait!
Il faudra bien qu'un jour ces biens reviennent au peuple congolais. Il n'est jamais trop tard pour que la justice déploie ses ailes spartiates et impartiales.
  Une chose semble apparaître comme une constante : tous ses "politichiens" achètent des maisons en France comme pour se prévenir d'une révolution civile qui pourrait ébranler leurs avoirs nationaux. Il faut aussi se dire que la France a toujours fait bon ménage avec les pilleurs de nations puisqu'elle se sert d'eux pour poursuivre son projet colonialiste et impérialiste. Les richesses volées ne sont même pas réinvesties au Congo ; elles grossissent les capitaux des banques suisses, entre autres. Et comme ces banques savent qu'il s'agit d'argent volé, il n'est pas sûr que le pognon soir reversé aux héritiers à la perte du pouvoir ou à la mort du possesseur du compte.
 
Ces informations doivent attirer l'attention du peuple congolais. Il est certain que tous n'ont pas internet mais le chemin parcouru par le bouche-à-oreille n'est pas à négliger. Pourtant, les biens dénombrés ne sont que la partie visible de l'iceberg...
 Il ne doit plus voter Sassou et son clan à moins qu'il s'agisse d'un peuple qui aime se faire mal. Pourtant, le droit oblige les hommes politiques à déclarer leurs biens mais personne ne les oblige à respecter la loi puisque personne ne la respecte, même pas les juges, ceux qui sont censés la faire respecter. La corruption règne et pour le cas du Congo-Brazzaville, on parle désormais de "cleptocratie", un Etat voleur ayant institué le vol en système généralisé.

(Ci-dessous, une propriété d'Edith Sassou Bongo Ondimba...)
Mon peuple bien-aimé,
Tandis que tu meurs de faim,
Implore un Dieu impuissant et sourd,
Tes ennemis sont tes propres fils,
Au coeur noir et dur, ces serpents,
Tes enfants sans pitié, ces hydres sans cerveau,
Ta progéniture si gloutonne nourrie de la terre du Congo
Qu'elle laisse mourir la mère-patrie de faim.
Pour une fois, sois comme Jupiter
Et dévore tes fils, ces Titans du mal
En les bannissant séant de ton sol,
En les foudroyant de malédiction
Afin que personne ne se souvienne
De l'innommable, de la traîtrise!
Mon peuple bien-aimé, tu souffres d'être aveugle,
Tu es si faible car tu as si peur de mourir,
Tu es pauvre de ta richesse si grande,
parce que ceux qui t'aiment ne te servent pas.
Lève-toi et dis : ASSEZ !
Alors s'ouvriront les portes du ciel des principes
Où trônent la justice, la démocratie, le développement
Car le ciel d'un Dieu-Esprit est une chimère.

Un texte sur la fortune estimée de Sassou Nguesso :

plus de détails sur le site : http://www.idcongo.com/pagehtml/sassoufortune.htm



 

 

Si ceci est vrai, Sassou est l'homme le plus riche du monde, très loin devant Bill Gates avec 174 milliards de dollars mais il ne l'est que de l'argent du Congo, alors que Bill Gates l'est de son travail !

           Voici donc la source principale de tous les maux d'un pays identifiée. Sassou possède de quoi rembourser nos dettes et de quoi permettre aux enfants du Congo de manger à leur faim tous les jours. Question : que doit-on faire de Sassou ? Le peuple congolais doit-il toujours avoir pitié de ceux qui n'ont pas pitié de lui  et qui le pille impunément ?

           

           

 

Repost 0

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
  • Contact

STATISTIQUES

 

D.N.C.B. : PLUS DE 15.000.000 DE PAGES LUES ***, PLUS DE 10.000.000 VISITEURS DE UNIQUES, *** PLUS DE 3000 ARTICLES, *** 517 ABONNES A LA NEWSLETTER, *** PLUS DE 2500 COMMENTAIRES... 

Recherche

MESSAGE&RADIO&TV DU JOUR

LDM_SWING.gif

                                               

VIDEO DU JOUR

 

 



Articles Récents

IMAGES

SassouKadhafi.jpgBonobo-copie-1.jpgBedieOuattara.jpg4lions-drinking.jpgBernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpgchemindefer-1-.jpgbrazza_la_poubelle.jpgChristel-Sassou.JPGchiracsassou3.jpgedouoyo1.jpglisb1-1.jpgbrazza-la-poubelle-1.jpgplissouba3.jpgdebrazza.jpg