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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 18:01

La guerre fratricide au sein du parti aux trois palmiers a fait au moins un heureux : Sassou et ses sbires au travers de leur parodie de justice institutionnelle. En effet, Sassou a simplement estimé que ni le Conseil National ni le Conseil de Supervision censé organiser le congrès, n'avaient la moindre prérogative de diriger notre tripalmeraie nationale sans nous dire à qui revenait ce droit ! Quand deux cafards vont se plaindre auprès d'une poule, dit le proverbe, il est normal que les deux nigauds soient avalés par la poule heureuse de s'offrir un gueuleton sans effort car les proies sont venues à elle... Le pouvoir a saisi l'opportunité de s'immiscer dans la gestion interne d'un parti pour y ajouter à la confusion ambiante. Un document du ministre Ibovi assure la large diffusion de la justice renvoyant dos à dos les frères ennemis en les personnes de Gamassa et de Mouyabi.

Cette posture du pouvoir amène des réflexions par delà la réalité qui voudrait qu'il y ait non ingérence dans la démocratie interne d'un parti national par le pouvoir en place ; ce qui du reste est une violation flagrante des libertés et une tentative de désorganisation du parti tripalmier, l'UPADS :

1) A qui profite l'ingérence ?

Certes les Chinois qui louent le siège de l'UPADS peuvent manger leur riz cantonné tranquille mais là n'est pas le plus important car cette occupation dénote de la morbidité du parti à Brazzavile car une activité visible au travers de ce siège n'existe plus. En effet, si l'union Pan Africaine pour la Démocratie Sociale était revenue s'installer dans ses locaux, les Chinois auraient ri jaune en allant manger leur canard parfumé ailleurs ; ce ne sont pas les bâtiments qui manquent. A moins d'y voir dans cette occupation sans bail préalable une taloche du pouvoir voulant ridiculiser l'UPADS jusqu'au bout...

- A Sassou, bien sûr puisqu'il empêche une possible organisation du congrès qui aurait donné des instances viables au parti du professeur Lissouba et des redoutables candidats pour les prochaines élections de 2007 et 2009;

- A ceux qui au sein du parti sont en collusion (et ils sont plus nombreux qu'on ne le croit) avec lui (la souris venimeuse d'Oyo ou Cobra-Souris) car il cherche à contrôler ce parti en y mettant au pinacle une marionnette comme Poungui. En effet, Sassou a pénétré le parti en y soudoyant certains cadres qui auraient pour mission de lui accommoder la puissance électorale de ce parti aujourd'hui en lambeaux pour contrer la révolte des Tékés qui gronde et qui monte en puissance. Qu'on le sache, la tékité n'a pas renoncé à récupérer le pouvoir ravi à Ilo par ruse pour enfin créer un axe politique téké du Congo au Gabon. Bongo intrigue et intrigue encore. En essayant de peser sur l'élection du roi Makoko, Sassou veut montrer qu'il règne bien sur tous, même sur les pouvoirs occultes et virtuels. Aujourd'hui, nous constatons après avoir été parmi les premiers à critiquer le mausolée De Brazza, cette glorification de la colonisation qui n'est qu'un esclavage déguisé car les mots fluctuent mais les rapports restent les mêmes,  que des voix s'élèvent dans le même sens. Un article sera publié pour montrer la félonie de De Brazza qui n'avait pas été mandaté par la France dans son initiative d'explorateur. Eh oui, les dés étaient tronqués déjà au départ.

La légitimité des organes du parti est-elle le fait de la justice du pouvoir car celui qui paye c'est Sassou et cette justice lui est donc justiciable ou du jeu de la démocratie interne qui manque tant à l'UPADS ?

2) Pourquoi Mouyabi et Gamassa, les deux "cafards", en ont appelé à la poule Sassou ?

 Parce que le pouvoir interne est moribond au pinacle de l'UPADS. Tout se passe comme si le parti, à l'instar d'un Lissouba malade, s'était mis à balbutier. C'est le drame des institutions basées sur le culte de la personnalité, grande ou petite, qu'importe. Les intrigues sont légions, la tentative de se maintenir au sommet à tout prix, manifeste. Une pagaille qui doit profiter car pourquoi se battrait-on s'il n'y avait aucun enjeu ? Les buts en politique ne sont pas honorifiques mais sonnants et trébuchants. N'est pas mère Thérésa qui veut, encore que le Saint-Esprit au contraire de la raison selon Hegel, aura bien survolé le Congo aux ruelles bardées d'assemblées de prières.

La prière à chaque coin de rue indique que le Congo est devenu "LA REPUBLIQUE DU DESESPOIR, LE TABERNACLE DE LA DEMISSION DE LA RAISON, LA FOLIE RATIONNELLE D'UN PEUPLE EN DELIRE, LE MONOLOGUE D'UN PEUPLE QUI A TOUT PERDU MÊME SES DIEUX, LE DESESPOIR DEVENU LOUANGE A GENOU DEVANT UNE CROIX DE L'IMPUISSANCE AVOUEE, etc.".

Parce que Lissouba a perdu la faculté de la parole et ne s'adresse plus à sa base. Si Saint Pascal avait parlé, les miliants auraient suivi puisque Mbéri n'arrive plus à gagner la moindre élection au Congo. Or, l'homme, dit-on, est devenu "un légume humain" sans avoir mis de l'ordre dans la palmeraie aux trois petits palmiers mais aux innombrables militants. On pourrait se demander dans tout ceci où se cache Brutus... L'UPADS est-elle amenée à se "légumiser" comme Lissouba ? Lissouba aurait mieux fait d'organiser un Congrès Extraordinaire pour mettre en place des institutions plus stables pour que son parti lui survive quand il était en état de le faire car il risque de mourir avec lui. Quand l'aigle prophétique parle, vous devez y prêter attention... En tout cas, plusieurs facteurs sont nécessaires pour l'émergence d'un leader politique : le contexte historique, politique par l'existence d'une instance comme un parti, le temps, le charisme personnel, la stature morale, l'exemplarité, la ténacité du combat politique, l'intelligence, le niveau d'instruction, la chance événémentielle, etc. Or, tous ceux qui auraient pu prétendre succéder à Lissouba sont d'une façon ou d'une autre souillés politiquement et ce n'est la désorganisation qui fera d'un Moungounga ou d'un Mbéri les nouveaux lissoubas. La guerre de succession a déjà commencé du vivant même de Lissouba.

 

3) Qui doit résoudre les problèmes internes à l'UPADS ?

En tout cas pas Sassou, pas la justice congolaise, même pas la nouvelle loi muselière de Dengès mais la plus haute autorité morale du parti, celle qui pourrait en imposer : LISSOUBA. Or, LISSOUBA EST DEJA POLITIQUEMENT MORT AVANT DE RETOURNER DANS L'HADES... LE SILENCE, C'EST LA MORT ET MÊME LES VIEILLES VIDEOS NE PEUVENT GENERER UNE RESURRECTION POLITIQUE... LISSOUBA EST MORT, VIVE LE DESORDRE...

QUE NAISSE BRUTUS POUR QUE ROME SURVIVE....
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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 10:58
 

      La famille comme mode de gouvernance politique, tel est le crédo du pouvoir de Brazzaville après le putsch de 1997. S'appuyer sur les enfants, les neveux, la belle-famille (laquelle est assez large puisque Sassou est polygame, même si Antoinette est celle qui est publiquement présentée comme l'unique épouse du président Sassou), etc par des transactions qui font que l'argent de l'Etat congolais est détourné au profit de Sassou et des siens sans que personne y trouve à redire. Le parti, en l'occurrence, le Parti Congolais du Travail (P.C.T.) sert de paravent pour limiter les mécontentements mais qu'à cela ne tienne, dans chaque ministère, un parent du président tient véritablement les rênes du  pouvoir, le véritable exercice de l'autorité. Et la famille comme mode de gouvernance du pouvoir ou même comme mode de succession s'observe de plus en plus dans l'échiquier politique congolais. A juste titre, Kolélas s'appuie désormais sur ses enfants pour contrôler son parti le MCDDI et à l'UPADS, c'est Pascal Gamassa qui vient de prendre la présidence par intérim du parti, au dam de Paulin Makita et de Christophe Moukouéké...

  La famille peut-elle être un mode de gouvernance politique ? Oui ! Par mode de gouvernance politique, nous entendons l'organisation humaine et le mode juridique qui sont utilisés pour diriger un pays, un Etat, une nation. Dans le cas des dynasties, des royaumes, des principautés, cela se comprend mais dans le cas d'une République comme le Congo-Brazzaville, on sait que cette pratique n'est pas légitime. En effet, la royauté ou la principauté sont constitutionnelles et l'exercice du pouvoir par la famille a tout pour être légitime. Mais en dictature, rien n'est interdit, quand bien ce n'est pas légal. En effet, dans la réalité,  rien n'interdit à Sassou de prendre un neveu comme conseiller spécial... Ici, les notions de mérite ou de compétences n'ont aucune importance car seule compte la confiance que le dictateur Sassou a en vous.

   En instaurant un régime présidentiel fort, Sassou a voulu concentrer la totalité du pouvoir entre ses mains. Mais comment exercer véritablement le pouvoir, le contrôle sans avoir le don d'ubiquité ? La réponse : la famille. Il s'agit à la fois de s'appuyer sur elle pour exercer le pouvoir politique et le pouvoir économique. Pratiquement tout le secteur public congolais a été privatisé : les transports, la communication, la poste. Et les repreneurs ne sont autres que les membres de la famille présidentielle. Sassou donne aux siens l'argent de l'Etat congolais pour leur permettre de créer des sociétés anonymes dans lesquelles il est actionnaire et en plus leur confie les marchés de l'Etat. On dénote que de nombreux chantiers estimés au pif donnés à la famille Sassou n'ont pas été menés à terme. Mais qui s'en plaindra puisque l'Etat, le maître-d'oeuvre ne se plaint pas ? Il  s'agit d'un système de détournement légal (même si ça semble contradictoire) :

-on provoque la faillite des entreprises publiques, on les revend à la famille puis on leur refile les marchés de l'Etat. C'est un processus qui permet de transformer de L'ARGENT PUBLIC EN ARGENT PRIVE, sans que personne ne soupçonne la manoeuvre... 

   Pour le pétrole, il s'agit d'un domaine sensible, puisqu'il est catalogué "richesse nationale" (une richesse vendue d'avance qui ne profite en fait pas du tout au peuple congolais qui est l'un des plus endettés de la planète) mais Sassou a trouvé l'astuce :

-créer des sociétés privées off-shore situées hors du Congo, dans des paradis fiscaux, avec à la tête toujours le même personnage : Denis Gokana, conseiller spécial du président et neveu de sang royal (mais à qui appartiennent véritablement ces sociétés anonymes, surtout si l'actionnaire majoritaire ne se divulgue pas ?);

-et leur vendre le pétrole congolais au travers de la SNPC (Société Nationale de Pétrole Congolaise) à des prix défiant toute concurrence pour ensuite empocher la plus-value à titre privé sur le marché international où le pétrole est à 70 dollars.

   Sassou utilise à présent ses fils pour surveiller le pompage du pétrole au large car il n'est plus question de faire des cadeaux ou de perdre une portion des miettes qui sont dévolues au Congo-Brazzaville dans la distribution de la manne pétrolière.

   La famille, c'est l'assurance que l'on ne sera pas trahi (on dit Sassou a un numéro spécial pour la famille) et de plus, on a une autorité naturelle sur elle par la fonction, par le pouvoir politique et par le sang. Celle-ci sait que c'est par vous qu'elle a le pouvoir donc, elle vous soutient jusqu'au bout. Dans le monde des affaires normales, on trouve des affaires familiales qui sont soumis à la concurrence et qui doivent souvent s'ouvrir à des actionnaires étrangers. Ici, l'actionnaire principal anonyme, c'est l'Etat congolais. Et ce de manière gratuite. L'Etat n'est plus une institution juridique mais se réduit comme dans le cas de la royauté à un homme. Il ne manque plus à Sassou que le droit divin...

   Les enfants du cobra royal ont grandi. Tout comme les neveux (dont le plus connu est Willy Nguesso, le fils de Maurice Nguesso, celui qui s'occupe du domaine présidentiel). Ils peuvent donc aider leur père à piller le pays, et cette fois-ci de façon à le saigner à blanc. Ca tombe bien : il y a de l'argent dans les caisses de l'Etat. Les ministres ne peuvent être totalement contrôlés : on ne les voit pas quand on veut, on ne leur fait pas totalement confiance car ils peuvent dévoiler les secrets de la prédation. En fait, ils ne sont là que pour donner l'illusion qu'il y a un parti au pouvoir dans lequel en réalité on ne compte plus : depuis son accession au pouvoir Sassou II n'a organisé aucune réunion du P.C.T. L'objectif poursuivi par Sassou est simple : on a perdu une fois le pouvoir et on a vu ce que ça faisait de ne plus avoir un puits d'argent dans lequel on puisait à volonté. Cette fois-ci, on va s'enrichir et ne plus gaspiller le moindre pétrodollar en le conservant au sein de la famille. La famille rassure, nous aime et est prête à nous défendre bec et ongles. Le coup d'Etat a affaibli le parti : en effet, ce n'est pas de lui qu'on tient le pouvoir. On peut donc le négliger en lui donnant des miettes de pouvoir. La famille est le grand gagnant car elle s'est encore un peu plus rapprochée du président Sassou. Au fait, combien d'enfants a le président Sassou ? Vingt ? Trente ? Il ne s'agit pas bien entendu d'enfants légitimes mais d'enfants que le président fait parfois avec des femmes déjà mariées et qu'il reconnaît quand même ! La famille sert aussi à avoir des alliances à travers toutes les ethnies.  En fait, Sassou se comporte comme un chef tribal. Ce n'est pas vraiment une innovation politique, la famille comme mode de gouvernance. De nombreux dictateurs le font. D'ailleurs, on se rend compte que les fils succèdent au père en politique, en Afrique. C'est le cas au Zaïre pour Kabila fils ou au Togo pour Eyadéma fils.

  La famille comme mode de gouvernance politique, c'est l'assurance que les décisions prises dans le giron familial seront tenues dans le secret. Elle est facile à coordonner car elle tourne au quotidien autour du président.  Elle instaure entre ses membres une solidarité organique, un consensus implicite. Les décisions sont rapidement évaluées, la coordination des actions mafieuses plus rapide, le retour sur information vite encaissé. La coopération de la famille est immédiate car elle se sait héritière de tout ce que l'un de ses membres entreprend. Le mode opératoire se fait sur la base de la confiance et du bricolage politique au quotidien car Sassou n'a aucun projet politique pour le Congo. Nous avons démontré en quoi la "NOUVELLE ESPERANCE" n'était qu'une farce politique dans un précédent article. Sassou II est avant tout un règne totalement tourné vers l'enrichissement au travers du réseau familial. Maurice Nguesso, l'aîné du président Sassou, va créer une société aérienne sur les cendres de la société nationale "LINA CONGO". On sait d'avance d'où vient l'argent qui constituera le capital de la société...

   Le seul accroc de ce mode de gouvernance, c'est qu'en s'éloignant du parti (on dit que Sassou aurait l'intention de créer son propre parti car le P.C.T. semble être divisé en deux camps), de l'ethnie, on risque de les voir se retourner contre le président. En souris prudente, Sassou sait qu'il doit jeter du lest en achetant la paix sociale - par la corruption. Par ailleurs, mêler la famille à la mafia politique peut les exposer à la vindicte populaire (on ne s'étonnera donc pas que Sassou se déplace parfois avec de nombreux membres de Sassou ou pourquoi il a construit un aéroport à Olombo). Le sentiment d'injustice trop contenu explose toujours un jour et la furie du peuple est semblable à une folie furieuse.

    L'actualité tchadienne doit donner à réfléchir au président Sassou : en effet, la rébellion ou l'insurrection vient de sa propre ethnie (or, des rumeurs d'assassinat du président dans son propre fief nous sont parvenues. Où dort Sassou ? Au Congo? Au Gabon ?) et quelques neveux écartés des affaires sont parmi les instigateurs. Il vaut mieux donc être en bons termes avec la famille. L'armée congolaise doit être fortement composée et dirigée par les proches de Sassou et la détention des armes doit être entre leurs mains. A chaque fois qu'il y a disparition d'armes dans un commissariat, Sassou tremble. Hélas, il y a trop d'armes en circulation au Congo-Brazzaville et la famille royale congolaise ne peut pas réussir à contrôler toute l'artillerie qui se trouve dans la nature. La récupération des armes a été un fiasco. Or, toute dictature est basée sur la force et devant une balle, aucun franc cfa ne peut servir de bouclier.

   La famille comme mode de gouvernance n'est pas une nouveauté mais au Congo-Brazzaville, on redécouvre ses avantages, surtout, on l'utilise pour transformer de l'argent public en argent privé familial, des sociétés publiques en sociétés privées, on se sert d'elle aussi pour acheter tout le pays (Edith Lucie Sassou Bongo s'en charge).


 

 

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 10:12
La Suisse par votation vient de durcir les conditions d'immigration pour les étrangers non communautaires, entendez les ressortissants du sud, donc les Noirs. Sarkozy avait déjà annoncé le ton avec son immigration choisie (on se demande si le critère racial ne sera pas le critère le plus important, vu que les yeux verts de nos hôtes s'offusquent de voir tant de peaux noires). Même le socialiste Zapatéro revoit actuellement sa politique.
Espace Schengen oblige, toutes les politiques européennes en matière d'immigration vont aller en s'uniformisant...
Que dit le président de l'Union Africaine pour la défense des immigrés africains ? Rien ! Sassou sait pourtant que nous ne fuyons que les dictatures que nous impose l'Europe, notamment la France. Sassou, Déby, Bongo, etc., tous des pions des puissances européennes de l'argent qui nous rendent la vie invivable en Afrique.
Cependant, que l'Europe se rassure : nous viendrons toujours plus nombreux souiller leurs rues tant qu'elle ne se décidera pas à nous débarrasser des pantins qu'elle a installés au pouvoir en Afrique. Dans des embarcations de fortune, par avion, par route, même si nombreux se noient ou sont réfoulés, nous viendrons. Ne voit-elle donc pas qu'aucune politique de l'immigration ne réussit ?  La solution est toute simple : au lieu de faire des débats à la télévision où les immigrés ne sont pas invités, il faut faire une véritable conférence internationale sur les vraies causes de l'immigration. La première loi de l'univers est la recherche du bien-être, du mieux-être pour chaque être vivant et cela implique parfois de changer l'espace pour trouver le bonheur...

Où a-t-on vu les oiseaux d'Afrique dire aux oies d'Europe : sortez vos cartes de séjour car vous n'avez pas à fuir la rudesse de l'hiver ?
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Published by Mouvimat - dans Actualités
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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 11:20

Voici des mois que monsieur Sassou est à la tête de l'Union Africaine, cette organisation dont le siège est à Addis-Abbeba et dont on peut se demander à quoi elle sert puisqu'elle n'a pas un budget conséquent à ses activités. En effet, le président en exercice doit puiser dans les caisses de son pays pour vaquer à ses prérogatives. Voilà le beau cadeau fait au Congo dont les enfants ne voient déjà pas un centime de l'argent du pétrole et du bois...

Donc, vous conviendrez que ce poste est honorifique et Sassou espère surtout y tirer un prestige par sa stature internationale sur l'échiquier politique national : il faut préparer les élections de 2007 et de 2009 et ce n'est pas gagné d'avance !

Regardons les dossiers chauds du continent africain et comptabilisons les succès accumulés par monsieur Sassou :

1) la Côte d'Ivoire : les rebelles ne désarment pas, Bagbo ne lâche pas le pouvoir et conditionne l'organisation des élections présidentielles par le désarmement des rebelles qui eux ne veulent pas désarmer tant que Bagbo est à la tête de l'Etat. L'échec de Sassou est cuisant et ce n'est pas la volonté française de vouloir gonfler les pouvoirs du premier ministre Konan Banny qui va changer quelque chose. Du reste, monsieur Sassou a reconnu son échec ;

2) le Darfour ou le spectacle d'un génocide doublé d'un scandale humanitaire. Sassou ne réussit pas à imposer les casques bleus de l'ONU à la place du contingent de militaires africains inexpérimentés. Les milices arabes continuent à brûler les villages, à tuer, à violer les femmes noires, etc. Sassou ne parvient à rien ;

3) les grandes causes comme le sida ou la fracture du numérique, la lutte contre la faim : Sassou n'a rien fait. L'idée d'une taxe sur les billets d'avion est celle de son maître Chirac. Quant à la fracture du numérique, dans son propre pays, c'est lui qui détient ce marché et les prix exorbitants qu'il pratique au travers de sa société CELTEL ne permettent pas au plus pauvres d'accéder à internet. Aucun succès engrangé au compteur. Au contraire, les gens meurent de faim en Afrique, notamment au Congo-Brazzaville, un pays immensément riche où la majorité a moins d'un dollar par jour pour vivre ;

4)les enjeux sur l'environnement : absolument rien et Total peut continuer à souiller nos côtes ;

5) le conflit entre le Soudan et le Tchad : le crédit d'une réconciliation virtuelle est à attribuer à Kadhafi et non à lui car on l'a vu profiter de la situation pour faire comme si c'était lui qui avait réconcilié les deux chefs d'Etat tchadien et soudanais;

6) sur la question de l'annulation de la dette continentale, on peut dire qu'il n'a rien obtenu car l'initiative ppte (pays pauvres très endettés) est déjà problématique pour le Congo où le vol et le détournement font rage;

7) nous avons failli oublier ce qui se passe en Somalie avec le règne des milices qui appliquent la charia. Il s'agit par ailleurs d'un dossier sensible dont on parle peu en ce moment et personne n'a entendu monsieur Sassou proposition la moindre pécadille de solution !

 

Alors, pourquoi échoue-t-il ? Mais pour une raison simple ! Il est incompétent car il n'arrive pas déjà à résoudre les problèmes de son propre pays, ce qui devrait être le premier critère de nomination d'un président d'une organisation et SURTOUT PARCE QU'IL NE PEUT PAS CORROMPRE !

Eh oui ! Sassou se retrouve en face de personnes qui ont des convictions et son argent n'y peut rien, encore qu'il s'agisse de l'argent volé au peuple congolais. La preuve de son incompétence en tant que chef d'Etat va se savoir si ce n'était déjà le cas. Franchement, il n'y a rien de bon dans cet homme et tous les Africains et le monde entier va le savoir. On n'est pas aussi bon diplomate que voleur : voler son peuple c'est plus facile mais résoudre des problèmes dans l'intérêt des peuples, ça demande plus de sérieux et ce n'est pas un maître d'école primaire qui peut posséder l'envergure nécessaire à de telles tâches.

 

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25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 21:37

Il est désormais possible de suivre en différé le journal du Congo-Brazzaville sur le site http://www.congo-site.com/ du pouvoir de Brazzaville et on y apprend des choses qui font pitié comme cette distribution de quelques moustiquaires à Pointe-Noire dans le quartier infesté de moustiques, Libodo, à Pointe-Noire, en grande pompe par le ministre d'Etat Tati Loutard.

Tandis que l'aéroport d'Ollombo engloutit des milliards (on a déjà dépassé les cent milliards), la nouvelle désespérance de Sassou se traduit ailleurs par la distribution de quelques dizaines de moustiquaires dans le quartier le plus mal famé de Pointe-Noire. Il est aisé de comprendre l'embarras de Lou-tard, le ministre d'Etat l'écrivain qui arrivait toujours en retard à l'école (d'où le surnom de lou-tard ou le retard, en vili) quand il affirme qu'il faudrait que seuls les plus pauvres en reçoivent. Mais l'Etat n'a-t-il donc pas planifié cette distribution ? C'est quoi "les plus pauvres" ? A l'once de quoi se mesure cette pauvreté ? Est-il concevable que dans les familles nombreuses de ne recevoir qu'une moustiquaire, au nom de la très grande pauvreté ? Non, monsieur le président de l'Union Africaine, c'est une véritable campagne de démoustication qu'il faut engager et ça, ta nouvelle désespérance ne peut l'envisager car tu ne sais qu'ajouter à la pauvreté de ton peuple. Toi, tu bois de ton eau Okiessi tous les jours pendant que ton peuple a soif ; toi tu as ta centrale solaire à Mpila, ton peuple croupit dans le noir à cause des coupures intempestives d'électrcité. Il faudra quelque pouvoir surnaturel pour que ce peuple t'élise à nouveau mais en maître vaudou, tu as déjà trouvé la solution !

Le Congo-Brazzaville vient de construire un mausolée qui aurait permis à toute la population de Pointe-Noire aux restes de Savorgnan de Brazza, ce menteur qui a trompé Makoko car il n'était même pas mandaté par la France quand il a signé le fameux contrat de Mfoa avec Makoko.

A quoi sert-il en réalité ? Théophile Obenga aurait-il fait de Sassou un féru en histoire ? Les vieux Tékés disent à y dissimuler le fétiche nkini qui permettrait à Sassou de règner à vie sur le Congo-Brazzaville. En honorant Pierre Savorgnan de Brazza, c'est le mensonge primordial que Sassou honore. Du mensonge dont Satan est le père, il ne peut naître que le mensonge. Toute une histoire de mensonges !

Pendant que les Congolais n'ont même pas une carte d'identité dans leur propre pays, voilà que celui qui a vendu le pays à la France, cet Italien assoiffé de gloire, se fait une éternité chez ses esclaves. C'est normal car Sassou est l'héritier des esclavagistes en tant que grand maître esclave. Il aura beau se gratter la peau à l'ambi de sa femme (voir la photo avec Bush, un autre faux-cul de la politique mondial) qui ne cesse de venir se réfugier en France, chaque fois que son Otsiombé de mari fait un nouveau bâtard, il ne sera qu'un petit homme homme minable que l'histoire oubliera jusqu'au nom, symbole de toute la satanerie de la terre... En fait, on ne vit que dans la mémoire des hommes ; c'est pourquoi nous tuerons jusqu'à ta mémoire, Otsiombé pour éradiquer de nos mémoires le souvenir de la période la plus sombre de l'histoire de notre Congo !

 

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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 10:10

Enfin, un message clair, net, limpide du président Lissouba en direction de son parti et du pays sur le site www.upads.org ! Nous avons dit que le professeur devait parler au peuple congolais et cette vidéo où l'homme est seul, serein, dans toute sa magnificence et toute la splendeur de son aura, ne laisse place à aucun doute. Lissouba is back ! La bête politique est de retour ! C'est avec enthousiasme que j'écris cet article car j'ai retrouvé le "Président" dans sa stature nationale et les éléments à tirer de cette vidéo sont nombreux :

1) son caractère récent : Lissouba y parle du prochain congrès et des échéances à venir, à savoir les élections de 2007 et de 2009;

2) la confirmation d'un certain nombre de choses :

- le sommet de la direction du parti en sa personne et celle du secrétaire général Paulin Makita tant envié ;

- la radiation de Mbéri et de Kignoumbi Kia Mboungou;

-la suspension de Moukouéké ;

3) les éléments nouveaux :

- Lissouba parle du recensement des militants et de la nouvelle carte de l'UPADS ; ce qui atteste du caractère récent du discours.

Au niveau de la section Rhône-Alpes, il va falloir se réunir et commencer à étudier comment faire le recensement à partir d'anciennes adresses actualisées.

A l'attention du secrétaire général Paulin Makia, je souhaiterais d'orès et déjà me procurer la nouvelle carte. Il lui suffira de me dire combien elle coûte et quelle procédure il me faudra suivre pour me la procurer.

A ceux qui pour des raisons subjectives n'aiment pas Paulin Makita, nous disons que cette vidéo publique puisqu'elle sur internet le confirme dans ses attributions et nous sommes prêts, si les choses sont exactes à le soutenir car il  s'agit de préparer les joutes politiques futures, d'examiner à nouveau les textes du parti et son projet et de préparer les hommes aux nouvelles batailles politiques.

Il s'agit de préciser que nous faisons une critique constructive à l'intérieur du parti et à l'égard du bourreau de Brazzaville car la critique fondée est entendue et mène parfois à des changements d'attitude quelque peu positifs, même à l'égard d'une dictature.

La vidéo est courte à cause des exigences internet mais il s'agira de préciser les instances et non seulement les hommes car nous ne savons pas quelles sont les instances que le président Lissouba a conservées au sein du parti, notamment celle qui doit préparer le congrès.

Monsieur le président,

professeur Pascal Lissouba,

vous êtes le seul à faire barrage à Sassou car seul vous l'avez battu aux éléctions présidentielles, nous sommes derrière vous, pour l'intérêt du peuple congolais : il faut terminer le travail que vous avez commencé maic cette fois-ci avec des hommes nouveaux, loyaux, en donnant une bonne place aux jeunes talents au sein du parti car l'ancienne élite de l'UPADS issue du PCT (Parti Congolais du Travail) est "politiquement sclérosée", ses méthodes de travail ayant longuement, pendant plus de quarante ans fait la preuve de leur médiocrité.

Pour le prochain congrès, il s'agira de ne plus coopter les personnes mais de les choisir en fonction de leurs idées, de leurs convictions, de leur intégrité, de leur puissance innovante afin de redonner au plus grand parti du Congo-Brazzaville ses lettres de noblesse...

 

Monsieur le président, quand un peuple a goûté au nectar de la démocratie et a bu dans le calice de la liberté, il n'y a plus de retour possible..
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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 09:04

Pendant que des millions de Noirs risquent de mourir au Darfour, on s'étonne de voir que l'ONU qui peut exercer des pressions sur le gouvernement arabe de Karthoum traîner des pieds ; ce qui contraste avec sa réaction pour aller sécuriser les frontières isréaliennes. Encore qu'Israël est capable de se défendre tout seul avec les armes américaines... On peut comprendre que la destruction de quelques bâtiments du hezbollah et la mort d'un millier de personnes aient pu apparaître comme des urgences pour arrêter une guerre mais la guerre du Darfour est antérieure et ce n'est pas un millier de morts qu'ont causé les miliciens djandjawouids mais des centaines de milliers. On voit que c'est véritablement la France qui est montée au créneau pour aller défendre ses intérêts au Liban et protéger par la même occasion Israël dont les fils sont dans toutes les hiérarchies politiques européennes et mondiales ; je ne tiens même pas compte du fait que ceux sont les Juifs qui tiennent les finances mondiales par les transactions bancaires... Et nul besoin d'ajouter qu'en France, ils sont les "puissances de l'argent" et pour la première fois, en France, ils riquent d'avoir un président en la personne Nicolas Sarkozy de Nagui Bocsa...

 Certes, il faille respecter la souveraineté du Soudan mais doit-on le faire au détriment de millions de nègres ? La Nubie a toujours été une terre noire depuis la nuit des temps et l'apparition des Arabes sur ce pays est récente. Comment peut-on expliquer qu'en dépit des interventions de personnalités comme des acteurs ou un prix nobel de littérature, rien n'y fait ? La force africaine qui ne fait absolument rien pour protéger les civils noirs verra son mandat se terminer bientôt car l'Union Africaine n'a pas d'argent et nous l'avons déjà dit dans un de nos articles (A quoi sert l'Union Africaine ?) et ses actions sur le continent africain ne sont pas déterminante ; pour s'en convaincre, il n'y a qu'à voir le cuisant échec de monsieur le président de l'UA, Sassou Nguesso, en Côte-d'Ivoire. En fait, depuis sa nomination, Sassou n'a rien réussi comme action politique continentale, le rapprochement dans l'apaisement entre le Tchad et le Soudan ayant été orchestré par Kadhafi...

On a découvert des nappes pétrolifères dans le Darfour. Compagnies pétrolières et gouvernement soudanais veulent en chasser les habitants qui s'avèrent être de pauvres Nègres. Ces compagnies appartiennent à des grandes puissances comme les Etats-Unis, l'Angleterre ou la France, entre autres. Or, ce sont ces dernières qui influencent véritablement les décisions de l'ONU (vous comprenez pourquoi la réaction pour aller protéger Israël de quelques katouchas ait été prise très vite en un petit mois).

On voit dans la différence de réaction et d'humanisme quand il s'agit de pauvres Nègres dont l'importance des vies est jugée négligeable sur l'échelle de l'importance des races. Ayant vu de nombreux touristes occidentaux mourir lors d'un tsunami, on a vu la générosité des Occidentaux se déchaîner pour soutenir un pays où ils vont faire du tourisme sexuel, alors que dans le même temps Kofi Anan, ce pantin, peinait à rassembler des fonds pour l'Afrique.

Les Africains doivent comprendre que tant qu'ils ne prendront pas la politique au sérieux, rien ne bougera sur le continent africain. Que tous ceux qui le peuvent parce qu'ils ont telle ou telle nationalité, militent dans des partis de pays occidentaux et puis il va bien falloir créer des partis sur la base ethnique ou continentale des voix électorales s'évaporer, les hommes politiques européens prennent mieux en compte les  préoccupations de l'Afrique.

Les Noirs sont expulsés de squats car ils ne peuvent trouver de logements décents, meurent en essayant de traverser la méditerranée, sont victimes de discriminations diverses, et les Noirs ne doivent rien faire ? Quand des voix se sont élevées sur la visibilité des minorités à la télévision française, on a vu les chaînes prendre quelques Nègres pour faire du coloriage.

Il y a 600 000 Maliens en France et nombreux doivent être des citoyens français ; il ne s'agit là que des Maliens ; si tous les Africains se réunissent et deviennent une force politique, de nombreuses choses vont changer. Il faut que la conscience noire se développe si l'on veut changer un iota de discriminations et d'injustice ailleurs et sur notre continent...

Post scriptum : NOUS VENONS D'APPRENDRE QUE L'ONU ENVOIE 20000 HOMMES AU DARFOUR...

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 19:46
Aujourd'hui, toutes les conditions objectives et subjectives sont réunies pour une désobéissance civile malgré les précautions de la Constitution sur mesure de janvier 2002 ", a lancé ce samedi 9 septembre 2006 le général Ngouélondélé lors d'un meeting tenu au palais du parlement à Brazzaville. L'officier général a donc pris date. Extraits de son discours....

 
Mesdames et Messieurs, chers compatriotes,
 
A vous voir aujourd'hui si nombreux à ce meeting, j'ai confiance.
Je crois avoir tout dit dans ma lettre personnelle de septembre 2003 au président de la République.
 
Je crois avoir tout décrit dans mon message du 25 février dernier à l'occasion de la sortie officielle de notre association, le Cercle des Républicains pour un Nouvel Ordre National (CRNON).
 
J'ai insisté lors de mon interview à RFI le 04 novembre 2005.
Enfin, j'ai tout dit le 18 juin de cette année au conclave de Versailles à Paris.
J’ai tout dit et redit sur le naufrage prévisible de notre pays, le Congo, qui est en train de manquer son rendez-vous avec le développement économique et social durable.
J'ai tout dit et redit sur le système politique instauré au lendemain de la guerre du 05 juin 1997, système qui n'a pas favorisé la bonne gouvernance et a davantage plongé les Congolais dans une crise profonde.
 
 
Mesdames et Messieurs, chers compatriotes,
 
Je sais d'une part qu’un certain nombre d’entre vous ne sont pas convaincus par mon message. Je les comprends parfaitement, ils ont cru, ils ont fait confiance, ils ont espéré, ils ont été déçus, trahis par certains dirigeants qui ont hélas choisi d'aller à la « soupe de la République ».
Je suis étonné d'autre part que l'on qualifie mon message comme visant à troubler l'ordre public. Certains dirigeants du pays,  des membres du gouvernement ou d'autres institutions, certains cadres des sociétés d'État, qui ont un train de vie ostentatoire, ne se rendent pas compte que c'est plutôt eux qui troublent l'ordre public par un enrichissement et une consommation que leurs revenus ne sauraient justifier.
 
Quelle est donc cette démocratie où dire que les choses vont mal suffit à rappeler ou à provoquer une guerre ?
 
Il est du droit de chacun de nous qui a des intérêts, des privilèges à protéger, de les défendre, mais nous devons nous arrêter de divertir et d'insulter notre peuple. Il y a un Congo qui veut la fermeté et l'égalité des chances, il y a un autre Congo qui aspire au « sauve-qui-peut » parce qu'il est peuplé de ceux qui ont des privilèges et de multiples avantages.
Ce sont ces derniers qui estiment que le Congo et les Congolais ne méritent pas que l'on se sacrifie pour eux. Alors même que nous savons tous qu'un peuple pour qui personne ne veut mourir n'est pas un grand peuple.
 
Mesdames et Messieurs, chers compatriotes,
 
Après avoir pris connaissance du discours sur l'état de la Nation fait devant le parlement réuni en congrès le 12 août 2006, je reste ahuri.
 
Ahuri du décalage profond qui ne cesse de se creuser entre les discours et la réalité de notre politique. Les grands discours fleurissent sur les objectifs du millénaire pour le développement, la mondialisation, le NEPAD, la réduction de la pauvreté, la municipalisation accélérée, etc. et toute une série de slogans avec des mots choisis pour entretenir l'illusion. Mais les actes ne suivent pas. Un grand fossé existe entre le peuple et les dirigeants du Pays.
Symbole merveilleux de la société de la langue de bois.
Notre pays continue et continuera certainement à être piloté à vue.
Le gouvernement aujourd'hui n'a pas de programme.
La " nouvelle espérance ", programme de société du candidat Denis SASSOU NGUESSO aux élections de 2002, dont le livre « le manguier, le fleuve et la souris » en était l'embryon aux élections de 1997, est cité à tort comme un programme de développement économique et social du Congo. Aussi n'a-t-elle jamais été présentée devant le FMI ou la Banque mondiale. Ce qui a été approuvé par le FMI en 2004, c'était la lettre d'intention ou le mémorandum de politiques économiques et financières. Aujourd'hui, treize pays africains au sud du Sahara bénéficient des effets de l'initiative PPTE, et nous, nous faisons partie du dernier carré qui attend.
 
La production pétrolière est en constante augmentation depuis 1998, le prix du baril de pétrole en augmentation exponentielle depuis 1999, normalement les conditions d'un boom pétrolier sont réunies. Curieusement, cette manne pétrolière est malheureusement gérée sans un programme de développement du gouvernement adopté par le parlement devant constituer un document de référence pour les négociations avec les institutions financières internationales.
 
Tout est organisé de sorte que cette manne ne soit pas utilisée rationnellement. Les dépenses de prestige prennent le dessus sur les dépenses pro pauvres. La gestion de la manne pétrolière sans programme de développement circonstancié pousse le gouvernement à l'euphorie. Les petits travaux de construction réalisés ici et là à travers la municipalisation accélérée sont présentés comme des succès sans qu'un rapport ne soit établi entre les ressources décaissées et les travaux réalisés. La représentation nationale ne dispose pas du rapport sur l'exécution physico- financière des investissements que l'on vante.
 
A côté de cela, les forêts congolaises n'ont cessé d'offrir au Pays d'énormes richesses. La production du bois est en constante augmentation depuis 2000. Elle pourra dépasser 4.500.000 m3 dès cette année. Cependant la gestion des recettes générées par le bois n'inspire aucune confiance, la preuve, le décret portant unicité de caisse a du mal à être appliqué dans ce secteur important de l'économie qui vient après le pétrole.
 
Les investissements faits ne reflètent pas l'embellie économique jamais vécue dans notre pays. La propagande ayant pris le dessus, on est en train de distraire les Congolais pour qu'ils ne réalisent pas qu'avec cette embellie nous ne faisons même pas la moitié de ce que d'autres pays pétroliers de la sous région sont en train de réaliser. Dans tous les pays du monde, le signe d'une ville en boom pétrolier ou simplement en reconstruction a toujours été la présence des grues qui surplombent.
Là encore Brazzaville, Pointe-Noire constituent de malheureuses exceptions.
 
Le problème aujourd'hui est l'analyse des rapports qui existent entre les richesses générées, les investissements réalisés et la réduction de la pauvreté.
 
Chers frères et soeurs,
 
A propos du dépôt par le gouvernement des recettes pétrolières supplémentaires dans un compte de stabilisation à la banque centrale,
Il ne s'agit ni d'une innovation ni d'une volonté de transparence dans la gestion des ressources pétrolières. Le compte existe depuis 2000, lorsque pour la deuxième année consécutive, il y eut des excédents sur les recettes pétrolières. Le FMI, à l'instar de ce qui se passait dans les autres pays pétroliers, nous avait proposé d'ouvrir à la banque centrale un compte appelé
« compte de neutralisation des excédents pétroliers ».
 
Le parlement se battait pour être associé à la gestion de ces importantes recettes, mais en vain. La formule «  du chien aboie la caravane passe » prenait le dessus. Si aujourd'hui, on veut associer le parlement et la Cour des comptes, c'est une bonne chose. Pour prouver que cela n'est pas une exigence du FMI, il aurait fallu d'abord que le gouvernement fasse le point sur les excédents antérieurs. Qu’a-t-on fait des excédents depuis l'an 2000 ?
 
Donnant l'impression de prendre les choses en mains, la SNPC a été créée sur les cendres d'Hydro-Congo. La nouvelle société s'est vue attribuer plus de pouvoirs notamment dans la commercialisation du brut congolais dans le cadre du contrat de partage de production. Les raisons avancées pour la création de la SNPC étaient que nous ne savions pas les quantités de brut que nous vendions ni à quel prix. On ne se contentait que de ce qu'on nous versait.
Aujourd'hui que la SNPC existe, savons-nous les quantités vendues et à quel prix ?
 
La SNPC et les grands travaux n'ont en fait été institués que pour échapper au contrôle des représentants du peuple. C'est une entorse à la bonne gouvernance et à la transparence dans la gestion de la chose publique. Au travers de la SNPC et des grands travaux, des poches de gaspillage des ressources nationales ont, en toute évidence, été multipliées.
 
Chers compatriotes,
 
De 40.000 emplois à créer par année ainsi qu'annoncé dans l'un des discours des tenants du pouvoir, on en crée 30.000 tous les trois ans. Encore faut-il déterminer s'il s'agit des emplois de service, des emplois industriels ou encore des emplois durables ou précaires.
Les emplois créés dans le cadre de la municipalisation cessent avec la célébration de la fête du 15 août ou avec la fin des travaux.
 
La meilleure façon d'analyser la création des emplois en dehors de la fonction publique, c'est de présenter les statistiques par secteur et par genre d'emploi.
 
Chers compatriotes,
 
Comment peut-on continuer de dire que : « la qualité de notre système de santé est pour le gouvernement une préoccupation de tous les instants » et que d'importants investissements sont consacrés à la construction, à la réhabilitation et l'équipement des structures sanitaires, comme l'attestent les acquis du processus de municipalisation accélérée » ?
 
Alors qu'aujourd'hui, pour de simples ou petites maladies, les Congolais sont évacués en Afrique du Sud, en Afrique de l'Ouest, en France ou même en R.d.C. Encore cette chance n'est donnée qu'à ceux qui détiennent un important pouvoir d'achat. Les plus pauvres sont condamnés à mourir !
Le slogan « Santé pour tous d'ici à l'an 2000 » est parti pour rester lettre morte, jusqu'au-delà de 2020.
 
Je voudrais que l'on me dise dans quel secteur de la vie nationale. Il y a un mieux-être du peuple.
 
Je ne refuse pas de voir, et je vois le centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU) qui n'est même plus l'équivalent d'un dispensaire sous la colonisation en ce qui concerne les soins et les médicaments. Le service des urgences n'est même pas doté d'une petite pharmacie pour la prise en charge des cas les plus désespérés.
 
 
Chers compatriotes,
 
Pour réduire de manière significative la pauvreté, il faut non seulement des taux de croissance élevés comme les 7% que nous avons atteint en 2005, mais également des programmes de développement, des budgets ciblés en faveur des populations pauvres et des politiques structurelles et sectorielles bien adaptées. Mais en ce qui concerne notre économie, les 7% de taux de croissance en question ne signifient pas augmentation de la production pétrole et bois.
Depuis 1997 ou 1998, des prélèvements sont opérés sur les recettes pétrolières pour constituer une provision dite pour investissements diversifiés (PID)  5 à 8 milliards de FCFA y sont réservés dans chaque budget. Cette année les prévisions ont été de quatorze milliards huit cent un million (14 801 000 000) de francs CFA, mais cette provision prend des directions inconnues.
 
L'agriculture déclarée hier priorité des priorités a du mal à décoller. Ce seul secteur où l'Afrique a un avantage comparatif immédiat et qui servirait à combattre la sous-alimentation, est abandonnée à son triste sort. Aujourd'hui nous importons une grande partie de notre alimentation. Nous sommes loin en tout cas très loin des déclamations qui nous ont bouché les oreilles des années durant à savoir : « un peuple qui ne produit pas ce qu'il consomme n'est pas un peuple libre » et « l'autosuffisance d'ici à l'an 2000 ».
 
Chers compatriotes,
 
La mauvaise fourniture de l'électricité occasionne de graves accidents parfois mortels et entraîne des dégâts matériels dont personne n'assume la responsabilité. C'est malgré tout dans ces conditions que les tarifs sont augmentés de façon implicite à travers la pose des compteurs d'électricité à Brazzaville et à Pointe-Noire. C'est la seconde augmentation après celle qu'avait entraînée l'incorporation de la taxe audio-visuelle dans les factures d'électricité.
 
Décidément le pouvoir d'achat du Congolais ne cesse de s'amenuiser !
 
La construction des forages d'eau qui a fait hier l'enthousiasme des populations des quartiers périphériques de Brazzaville s'est soldée par un échec. L'eau coule une seule fois toutes les semaines. Le spectacle désolant des femmes et des hommes seaux sur la tête, bidons à la main, a repris.
 
Mesdames et messieurs, chers compatriotes,
 
Obligé aujourd'hui de satisfaire aux critères d'éligibilité à l'initiative pays pauvres très endettés (PPTE), notre pays a du mal à réaliser des succès dans les relations avec le FMl, là où des pays très pauvres et non pétroliers l'ont réalisés sans problème alors que l'on sait que les recettes pétrolières jouent un rôle important dans le paiement des arriérés de la dette extérieure, un des principaux critères des programmes avec le FMI.
 
Le point de décision prévu pour juin 2005 n'a été atteint qu'en avril 2006. Le point d'achèvement prévu pour décembre 2007 ne pourra plus avoir lieu avant 2010 à en croire les experts du FMI. Le gouvernement de la République lui-même sollicite auprès du FMI, la révision du calendrier de l'accord triennal au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) et sa prolongation jusqu'à juin 2008.
 
 
Chers compatriotes,
 
C'est une bonne chose que de construire 1.000 logements sociaux. La vraie question est celle de savoir à qui ces logements seront accessibles. Certainement pas aux plus pauvres qui ne réuniront jamais des dizaines ou des centaines de millions de francs CFA pour les acquérir.
Certaines populations des quartiers périphériques de Brazzaville et d'autres localités du Congo qui par leurs moyens propres ont pu construire des maisons, sont à l'heure actuelle contraints de les voir emportées par des érosions et l'ensablement sans que les pouvoirs publics ne fassent quoique ce soit.
Imaginez donc le sort de ces populations dès octobre prochain avec le début des pluies !
 
Chers compatriotes,
 
Pendant que notre université connaît de sérieux problèmes sur tous les plans (infrastructures, télé-communicationnel, didactique, boursiers, etc.), faut-il vraiment parler de ce que : « Notre université recouvre, peu à peu, sa vocation. A travers diverses réalisations... » ?
Depuis près de 10 ans, avec toute la manne pétrolière qui ne cesse d'alimenter nos caisses, l'université n'a pu être modernisé. Aucun campus, aucun lycée, aucune bibliothèque digne de ce nom n'a été construit.
 
Chers compatriotes,
 
Depuis des siècles, avant la colonisation, pendant la colonisation et après notre indépendance, le royaume Téké, pour les jeunes générations, le royaume a toujours eu un Roi élu par le collège royal.
Or depuis février 2005, au nom de la spéciale démocratie congolaise, le royaume Téké a deux rois.
Un roi élu dans des conditions traditionnelles normales et un autre nommé et intronisé par le gouvernement de la République, pendant que la Constitution du 20 janvier en son article 22 consacre le respect de l'identité culturelle de chaque citoyen partant de chaque communauté.
 
Chers compatriotes,
 
L'analyse secteur par secteur de notre vie nationale montre un tableau sombre contrairement à ce qu'indique le chef de l'Etat.
Ce tableau sombre sur tous les plans suscite la prise de conscience des Congolais de tous bords. C’est ce qui nous avait emmené organiser le conclave de Versailles à Paris. Le présent discours qui entre dans le cadre du suivi des conclusions du conclave de Versailles est l'une des étapes qui nous permettra d'instaurer une démocratie intégrale, gage d'un développement durable bénéfique pour les populations les plus pauvres.
 
Chers compatriotes,
 
Dans un pays, lorsque les dirigeants ne savent plus ce qu'est la peur de mal faire, de mal se comporter. Ils s'exposent chaque jour à la vindicte et à la colère du peuple.
Je n'ai jamais, toute ma carrière durant, confondu la chose publique avec la chose personnelle. La limite entre les deux choses m'a toujours paru clair. Aujourd'hui, depuis quelques années, les deux choses semblent confondues comme dans le régime de la communauté des biens à l'état civil.
Aujourd'hui, le Congo est devenu une espèce de casino où les dirigeants, à tous les niveaux, jouent pour gagner de l'argent et avoir pour préoccupation majeure non pas les problèmes du peuple, mais l'acharnement pour l'acquisition des biens matériels.
 
 
Mesdames et messieurs, chers compatriotes
 
L'article 48 de notre Constitution stipule que tout citoyen, élu ou nommé à une haute fonction publique, est tenu de déclarer son patrimoine lors de sa prise de fonctions et à la cessation de celles-ci, conformément à la loi. L'inobservation de cette obligation entraîne la déchéance des fonctions dans les conditions fixées par la loi.
Depuis 2002, on les compte sur le bout des doigts, ceux des responsables élus ou nommés à des hautes fonctions qui ont fait la déclaration de leur patrimoine.
Ainsi va le pays, on vient à la haute fonction, les mains nues, les poches vides, on en sort les mains pleines, les poches bourrées.
 
Aux chanteurs de louanges, aux prétendus hommes d'État, aux fameux cadres qui saisissent chaque occasion médiatique pour chanter la gloire du pouvoir afin de protéger leurs postes, qu'ils sachent qu'ils sont en train de s'avilir et que le peuple les observe.
 
Chers compatriotes,
 
Je ne voudrais pas vous donner ici l'impression d'un monsieur mû par je ne sais par quel sentiment de frustration ou d'acharnement contre une personne.
Je n'ai pas d'état d’âme. Si pendant l'exercice de mes fonctions au sein de la sécurité d'Etat où j’ai passé 12 ans sous le régime du Président Denis SASSOU NGUESSO, j'ai eu à commettre des exactions ou des crimes de tout genre, je suis tout à fait prêt, en tout cas prêt à y répondre devant n'importe quelle juridiction nationale ou internationale.
 
Le Président Denis SASSOU NGUESSO est un frère. Je m'adresse là non pas au frère, mais au président de la République, chef de l’Etat.
C'est ici dans cette même salle historique, il y a quatre ans qu'il prêtait serment et jurait entre autres de protéger et de respecter le bien public, de consacrer l'intégralité des ressources naturelles au développement de la Nation.
 
La question que je me pose aujourd'hui est de savoir si le bien public est respecté et si l'intégralité des ressources naturelles est consacrée au développement de la Nation.
 
Mesdames et messieurs, chers compatriotes,
 
Le 23 août 1995, aux fonctions de chef d'état-major particulier avec rang et prérogatives le secrétaire d'Etat, j'ai dû, alors que la Nation allait mal et que .je n'avais pas été écouté par le Président de la République de l'époque, présenté ma démission.
Onze ans après avoir abandonné mes privilèges, je ne suis mort, ni de faim, ni de honte.
J'ai même récolté une certaine gloire pour cet acte ô combien plein de dignité. Et je pense que c'est un exemple à suivre.
 
Personne n'a le droit de s'imposer au peuple surtout quand le peuple n’y trouve pas son compte.
Quand on n'a plus de solutions aux problèmes des Congolais, i1 faut renoncer à la politique plutôt que de mettre le tort sur ce que sont les Congolais.
Les Congolais qui ont, en neuf ans, tout donné : des trêves, le mutisme, la patience, le plébiscite.
Qu'est-ce qu'ils il ont pas donné ?
Qu'ont-ils récolté en retour ?
 
Aujourd'hui, toutes les conditions objectives et subjectives sont réunies pour une désobéissance civile malgré les précautions de la Constitution sur mesure de janvier 2002. J'en appelle donc à la maturité et au sens de responsabilité du Chef de l’État pour qu'il redonne au Congo sa chance.
 
Un adage usuel nous dit qu'il faut savoir quitter les bonnes choses avant qu'elles ne vous quittent. Le destin est têtu et cruel. L'arrogance est un péché.
Quiconque accepte de s'humilier volontairement récolte à coup sûr la gloire.
 
Monsieur le Président, vous seul détenez la clé pour délivrer les institutions décadentes et le peuple totalement en détresse !
Votre démission sans vouloir vous harceler, me parait aujourd'hui la seule issue salutaire pour sauver le Congo du naufrage.
 
-Ayez donc pitié, monsieur le président, de ces femmes, de ces hommes, qui chaque jour sont en train se lamenter !
 
-Ayez donc pitié, monsieur le président, des orphelins et de ces enfants dont les parents n'ont pas assez d'argent pour leur offrir des soins médicaux !
 
-Ayez donc pitié, monsieur le président, de ces personnes âgées presque laissées pour compte et parfois à la charge hypothétique des familles !
 
-Ayez donc pitié, monsieur le président, des retraités de la C.N.S.S qui font des trimestres et des trimestres sans percevoir leurs pensions !
 
 -Ayez donc pitié, monsieur le président des veuves des retraitées de la C N SS !
 
 -Ayez donc pitié, monsieur le président, des jeunes diplômés sans emplois dont            certains vont bientôt atteindre l'âge de la retraite sans avoir connu ce qu’est un bulletin de salaire !
 
 
Avant de terminer mon message, je voudrais louer du haut de cette tribune l'initiative de la mise en place du front pour la commission électorale indépendante.
J'espère que le président de la République, hier candidat potentiel aux élections présidentielles de 1997, qui avait exigé et obtenu du pouvoir de l'époque l'institution d'une telle commission, ne fera pas, une fois de plus, défaut au bon sens.
 
Pour terminer, j'attire particulièrement l'attention de tous les participants à ce meeting au sortir de cette salle, de prendre toutes les précautions nécessaires afin d'éviter d'éventuelles provocations de tous ceux qui n'ont jamais fini de digérer leur haine, qui attendent des opportunités pour se régler les comptes, ou encore tous ceux qui sont à la recherche d'un prétexte pour interpeller le Général qu'on tente de présenter comme un fauteur de troubles.
 
Allez donc chez vous, à pied, à vélo, en auto dans la paix de Dieu !
Allez donc chez vous méditer !
Que le seigneur Dieu veille sur le Congo, notre pays et qu'il nous accorde la véritable paix !
 
Vive le Congo uni ! Vive la paix ! Vive la république !
Je vous remercie.
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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 10:58

Il se dit que le professeur Lissouba va mieux. De nouvelles cassettes auraient été produites par sa famille ou ses proches. il se serait même affublé d'un nouveau conseiller ...bembé.  Mais cela ne suffit pas car rien ne prouve que les décisions incombent bien au professeur : en effet, le professeur semble prendre plaisir à ne parler ni du Congo ni de son parti l'UPADS (Union PanAfricaine pour la Démocratie Sociale) de son propre chef  et ici et là, on en profite pour remettre en question tout document qui se réclame de sa main. Ceux qui veulent se maintenir au sommet de la pyramide upadsienne n'ont pas tort de se maintenir à leur place : il est de bon ton de se livrer dans toute structure hiérarchisée à une guerre de positionnement. L'ambition est une chose légitime quand elle n'est pas "sale".

Or, il est absolument nécessaire qu'il s'exprime et ce ne sont pas les médias qui manquent : radios, télévisions, journaux se feraient un plaisir de recevoir une déclaration venant de sa part. Or, il y a aujourd'hui comme un "exercice au noir" de la politique au sein de la famille lissouba. Il peut se contenter de produire une cassette où personne ne lui soufflerait ce qu'il a à dire. Le peuple congolais qui a tant aimé cet homme a besoin de savoir :

1) s'il n'est plus apte à exercer une quelconque responsabilité politique pour raison de santé, par exemple, ou s'il rêve de revenir un jour au pouvoir et dans ce cas, il serait curieux de savoir quelle est sa stratégie, dans la mesure où Sassou a vérouillé toute possibilité de sa part de revenir au Congo ou de se présenter à une élection présidentielle, qu'il parle ! Le peuple croit encore en "saint Lissouba" !

2) quelles sont les personnes qui dirigent actuellement le parti lissoubien et quels en sont les organes et de quoi tirent-ils leur légitimité. Au lieu de documents qui sont tous entachés de suspicion, il pourrait lui parler et justifier le fonctionnement actuel du parti. En effet, il y a une telle cacophonie que l'UPADS ressemble à un serpent qui se mord la tête (l'image est insensée mais je n'ai pas trouvé mieux).

Or, notre grand professeur reste muet et semble ne plus se préoccuper des problèmes de son parti et de ceux de son pays. Il lui est peut-être interdit de faire de la politique par le gouvernement français mais vous constaterez que cela n'empêche pas les siens de produire des documents signés de sa main, même si nous avons de bonnes raisons de douter qu'ils soient de son cru. A quoi joue donc le professeur Lissouba ? Est-il devenu totalement amnésique ? Aurait-il à son tour abandonné le Congo ? Est-il devenu un instrument entre les mains de son clan familial ? Et l'on s'étonne que telle décision soit prise en son nom, que tel document lui soit imputé. Hélas, il ne dit rien, ne semble plus se préoccuper du sort du peuple qui l'a amené au pinacle du pouvoir mais si ce n'était que cela, nous saurions nous passer de lui et continuer à nous battre. Hélas, en occupant le centre de la scène, "saint Lissouba" reste celui qui peut donner la moindre onction politique à toutes les ambitions au sein de son parti. La dépendance de l'UPADS à cet homme devient facteur de désordre, de déroutage des militants. Et vous comprendrez que cela fasse le jeu du tyran de Brazzaville : un parti désorganisé, divisé, est un parti vaincu d'avance...

Cet homme si brillant semble avoir fait preuve d'une naïveté politique ; ce qui peut en surprendre plus d'un : hier manipulé par la bande des quatre plus une (Munari), aujourd'hui, on se rend compte qu'il est encore un pantin aux mains de sa propre famille.

Le probème de l'UPADS aujourd'hui est en grande partie dû au professeur président car il semble se complaire dans une situation où le flou est utilisé comme une étrange forme de stratégie politique. Otage des Bembés hier, il l'est de sa propre famille, aujourd'hui.

 Si les documents que les siens produisent font l'objet de procès UPADS contre UPADS à travers des organes défunts qui ne veulent pas mourir et des nouvelles structures ad hoc qui ont du mal à croître, sa parole pourrait trancher et rassurer les militants. Or, rien n'y fait.

Puisque le président Lissouba n'est pas muet, alors il faut qu'il parle, qu'il parle maintenant ou se taise à jamais ; il en va de l'avenir d'un parti qui est chose publique et de l'avenir d'un peuple qui se retrouve entre les mains d'un tyran parce qu'il est entré dans le piège d'une guerre civile qu'il a eu le tort de perdre. Il eût suffi de laisser kouyous et Mbochis règler leurs différends tous seuls, organiser les élections et ensuite poursuivre le processus démocratique.

  Professeur Lissouba, votre silence est criminogène...

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31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 12:24






Idriss Deby Itno veut entrer dans le contrôle de la gestion de la manne pétrolière tchadienne (http://fr.allafrica.com/stories/200608280050.html). Le président tchadien Idriss Deby Itno a ordonné samedi le départ dès dimanche du Tchad de deux des trois sociétés étrangères du consortium qui exploite le pétrole dans son pays, Chevron et Petronas, pour non paiement de l'impôt sur les sociétés, rapporte le site Internet Alwihda. Les observateurs ont vite compris qu'il s'agit d'un prétexte pour profiter au mieux des revenus pétroliers tchadiens : le gouvernement tchadien veut entrer dans la production pétrolière avec le consortium restant.
Deby est-il plus patriote que Sassou Nguesso ? On pourrait le croire car ce dernier ne fait rien pour que le Congo est une jouissance plus équitable de ses richesses naturelles. Seule la peur et la soumission aux puissances de l'argent et aux puissances politiques de ce monde peuvent expliquer cette attitude mais les choses changent et les Congolais devront un jour réclamer que la jouissance de nos richesses profitent d'abord au Congo et aux Congolais...
Cependant, rien ne dit que les Tchadiens verront une partie de cette manne pétrolière, le détournement et la corruption les maux sempiternels de l'Afrique risquent de les décevoir mais c'est un pas important car il sera plus facile d'instaurer une démocratie dans un pays qui a une meilleure gestion et un bon contrôle de ses richesses. En Amérique latine, les choses évoluent déjà dans ce sens. Il ne peut y avoir de démocratie sans un meilleur contrôle des ressources...



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