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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 12:33

En France, dans quelques jours débutera le premier tour des élections présidentielles. On a vu une ruée de Français dans les mairies afin d'être inscrits sur les listes électorales. Il s'agit certainement d'éviter ce qui s'est passé en 2002 avec Jean-Marie Le Pen au deuxième tour. Les médias totalement sous contrôle (car il s'agit avant tout de médias privés dont les actionnaires se nomment Rostchild, Dassault, Bolloré, etc) en ne parlant de Ségolène Royale et de Nicolas Sarkozy veulent barrer la voie à Le Pen mais Bayrou bouscule leurs prévisions. Tous s'accordent pour voir dans ces élections (premier et deuxième tour) une situation exceptionnelle quant au nombre d'inscrits sur les listes. Cependant, il convient de se demander si elles changeront quelque chose dans le paysage sociopolitique français. Reformulons l'idée en forme de question : les élections présidentielles prochaines en France changeront-elles significativement les choses en France ? Ma réponse est : NON ! Même pas le ministère de l'identité nationale et de l'immigration de monsieur Nicolas Sarkozy qui doit forcément se réjouir du retrait de Jacques Chirac qui a été sage de ne pas solliciter à nouveau les suffrages des Français. Ce nouveau ministère qui grossira encore un peu plus les finances de l'Etat fonctionnant avec 54% d'emprunts, ne servira à rien : il s'agit juste d'un clin d'oeil aux "brebis égarées" du front national ; Sarkozy ne s'en cache même pas...

Lord Rotschild qui devint ministre des finances en Angleterre a dit :"Donnez-moi le contrôle de la monnaie et je me fiche de qui fait les lois". Ce puissant banquier avait compris que le pouvoir véritable était le pouvoir financier et rien ne pourra empêcher la dette de la France de 1221 milliards d'euros de grossir car chaque seconde, les intérêts de la dette courent. En fait, le monde fonctionne comme une pyramide : au sommet ceux qui sont les maîtres des financiers, ensuite les financiers qui sont les maîtres des hommes politiques, les hommes politiques qui sont les maîtres du peuple et le peuple. Chaque niveau a le droit de puiser dans le niveau inférieur immédiat : les maîtres des financiers prennent aux financiers qui prennent aux Etats qui prennent aux peuples...

Le petit peuple doit comprendre que désormais le pouvoir financier est totalement entre les mains de quelques financiers qui contrôlent le monde au travers de banques centrales : Federal Reserve aux Etats-Unis, Banque Centrale Européenne, etc, et là où la superchérie est forte, c'est qu'il s'agit toute de banques privées ! Les Etats n'ont plus le droit de battre de la monnaie ni de faire tourner la planche à billets, alors que les banques centrales privées peuvent fabriquer de la monnaie. Les Etats, pour avoir de l'argent, doivent le prendre au peuple ou aux entreprises : TVA, impôt sur les revenus, impôt sur la fortune, impôt sur les entreprises, etc.

L'euro est produit par des financements privés à qui on a laissé une dizaine d'années pour se mettre plein les poches, une monnaie qui n'a eu raison d'exister que pour permettre aux hommes d'affaires européens d'investir librement en Europe sans payer des taux de change. On ne présente pourtant que les avantages par rapport au dollar. Mais pour les entreprises comme EADS, la maison-mère d'AIRBUS qui font sont obligé de vendre sur le marché mondial en dollar, les pertes occasionnées par un euro fort sont dramatiques.

Qu'il s'agisse du chômage, des retraites, du logement, etc, il faudra de l'argent. Or, l'Etat français dépense plus qu'il n'a donc il faut qu'il emprunte et il enprunte 100 millions d'euros par jour ; ce qui réduit largement les marges de manoeuvre pour des changements sociaux en profondeur.

Même sur le terrain de l'immigration, rien n'y fera : avec l'ouverture des frontières, les immigrés rentrent en France par les autres pays européens et travaillent au noir ou avec les papiers de leurs frères africains ; ce qui ne déplaît pas au MEDEF qui n'a qu'une idée en tête : augmenter les profits des patrons - par tous les moyens. On a noté une diminution de 40% des demandes d'asile. La raison en est simple : avec l'informatisation, on a pu créer un fichier européen et la directive de l'espace Schengen stipule que si on a reçu un rejet dans un pays européen, on ne peut obtenir un avis favorable ailleurs dans le même espace Schengen. Ce qui du reste, est totalement injustifié et inique : le rejet d'une demande peut avoir été fait sur une base totalement aléatoire ou fausse et rendre impossible une nouvelle chance d'examen est une erreur. Aujourd'hui, je vois des demandeurs d'asile ayant essuyé un rejet en Ecosse, en Angleterre, etc, venir en France et avoir peur de refaire une autre demande d'asile à cause de leurs empreintes digitales qui risquent de les démasquer. La conséquence, c'est qu'il y aura de plus en plus d'immigrés non comptabilisés en Europe car en demandant l'asile, on sait au moins combien il y a d'immigrés en France. Et de plus en plus nombreux, cela reviendra de plus en plus cher pour les renvoyer tous dans leur pays. Et si on s'en tient au cas par cas, le temps d'expulser un immigré, cinquante autres seront rentrés en France ! Je souhaite bien du plaisir aux politiques pour résoudre cette difficile question. J'ai une solution : débarrassez-nous des dictateurs que vous soutenez, aidez-nous à instaurer la démocratie en Afrique et ailleurs et, comme il y fera bon vivre, nous ne viendrons plus chez vous... Vous ne pouvez prendre notre pétrole entre autres, nous imposer des dictateurs, et nous empêcher de fuir l'enfer que VOUS AVEZ CREE ! Donc, il faut repenser l'immigration, mais pas juste en discutant entre vous : il faudra associer les immigrés et les Etats dans une conférence mondiale sur l'immigration : un seul Etat tout seul ne peut vaincre l'immigration qui est un phénomène mondial et universel qui date depuis l'ère de Cro-Magnon...

Sur le plan de la retraite, les Français seront obligés de travailler jusqu'à 65 ans voire plus et même en travaillant plus, il n'est pas certain que cela soit une solution suffisante pour l'obtention d'une retraite confortable pour tous car il y aura plus de retraités que d'actifs à cause du départ en retraite des enfants du baby boom.

Quant aux solutions sur le chômage qui consistent à refiler des sous au patronat en espèces ou en réduction de charges ( ce qui revient à la même chose et qui n'empêche pas les délocalisations ), c'est une erreur monumentale car un emploi ne se crée que là où il y a une nécessité à employer quelqu'un et le patronat est plus enclin à délocaliser pour faire face à un capitalisme mondial sauvage et sans pitié ; donc là encore, la solution est mauvaise. On pourrait au moins conditionner l'aide si l'entreprise a d'abord embauché et si le contrat a par exemple couru déjà une année !

 Je me garderai d'en proposer la mienne ; après tout, la France a assez d'enarques bien payés pour ça...

Bref, il n'y aura pas de solutions politiques véritables sans argent, de l'argent que les politiques n'ont plus et que les financiers ont mais à titre privé. Je propose qu'on prenne de l'argent chez les financiers qui en ont à ne plus savoir qu'en faire car ils ont fait des bénéfices parfois records en exploitant les travailleurs français et en les sous-payant. C'EST LA SEULE SOLUTION car le patronat se bat pour que l'Etat cesse d'être un investisseur comme une personne privée, en créant des entreprises pour faire du profit qui irait dans ses caisses et serviraient les Français... Il faut une compensation à cela.

Si l'Etat français prenait 10% de tout l'argent possédé par les 200 familles qui possèdent la France, il résoudrait tous ses problèmes...

De toute façon que Bayrou, Sarkozy ou royal soit élu(e), il s'agira encore et toujours d'un candidat du système et l'on sait que la capacité d'innovation des systèmes, surtout les sytèmes politiques est très faible : en effet, la crise en France dure depuis 30 ans... Et le système est sous la botte des financiers, botte gauche ou botte droite. Vous remarquerez qu'il n'y a pas une botte centrale - pour dire que Bayrou est de droite...

 

 

 

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 12:41

Pour célébrer à ma façon le printemps des poètes, je mettrai progressivement quelques-uns de mes poèmes...

CES DIVINS MONSTRES HUMAINS (poème en vers)

 

 

Chaque peuple, petit ou grand, produit des monstres Nés de sa chair, nourris d'amour, inoffensifs

Quand, enfants, ils sourient aux adultes pensifs Admirant ces destins pleins de passions rustres

Que personne ne voit tant ils sont innocents

 

Et vivent parmi nous comme de petits anges

Opérant des larcins, proférant des mensonges

Qu'on fustige en public par des gestes puissants, Disant des vérités qui bien souvent nous étonnent Mais restent enfants malgré leur vif esprit

 

Qui sait se distinguer dans la foule qui rit

 

Et qui sent dans leurs voix mille démons qui tonnent.

Ces monstres désormais tout-puissants ont pleuré, Ont eu peur de la nuit, se sont sentis fragiles,

 

Se sont vite blottis dans de grands bras agiles,

Ont crié sous la faim, ont même déliré,

Demandant si te soleil était œil ou lampe,

 

Si le vent et la pluie étaient de puissants dieux,

Fils de Zeus traversant la terre d'un air odieux,

 

A cette heure du soir où la couleur rampe.

 

Un jour, ces cœurs grandis par toutes ces passions Ont réclamé leur dû : la couronne de gloire,

 

La seule attention qui marque la mémoire

 

Par l'extrémité de toutes émotions.

Nos vices plus que nos vertus germent, terribles

Divins et absolus dans mille souverains.

 

Les démons et les dieux sont en nous souterrains;

 

Ils viennent au grand jour dans des hommes horribles. Cette soif de pouvoir qui trop grandit un jour

 

Comme une fleur voulant de toute la lumière,

Oubliant qu'elle fut aussi vulgaire terre,

 

Fleur qui va réclamer du peuple tout l'amour,

 

Droit de vie et de mort sur toutes les personnes,

 

Sur tous les végétaux, sur tous les animaux,

 

Voulant tout régir, les biens comme les maux,

 

Va prendre esprit et corps dans des âmes sans bornes.

Ces maîtres du destin ont toujours tout détruit

 

S'ils voient sur leur chemin la moindre résistance

 

A leur projet: celui de vêtir la puissance,

 

Cette sensation que le peuple construit

 

Quand il s'assujettit de sa volonté propre

 

A subir des tyrans malheur et déshonneur,

 

En espérant pourtant qu'ils feront leur bonheur.

L'espoir d'un lendemain gai rend le sort moins âpre.

Les dieux sont tous humains; les démons le sont plus. Quand en nous le mal a germé, le bien nous quitte;

Un rêve d'absolu désormais nous habite.

 

Toutes nos bonnes mœurs jamais ne seront plus.

Les monstres, désormais humains, hantent l'Afrique; Contemplez la folie à l'œuvre, mes amis!

 

Nations de tribus, de frères ennemis,

 

Les peuples africains aiment le chaotique.

 

Pour peu qu'ils recevront du monde occidental,

 

Les nouveaux Présidents de nations fictives,

 

Chefs d'Etat corrompus aux valeurs répressives,

 

En prendront la moitié pour leur plaisir mental:

Celui de posséder la gloire et la richesse.

 

Etre Dieu sans l'argent, qui peut vous admirer?

 

Le pouvoir sans les sous ne pourrait pas durer:

Etre fort, c'est ignorer la délicatesse.

 

Le monstre vit en nous; tous les Noirs sont pareils: Tous rêvent de pouvoir, tous rêvent d'être riches;

 Oui, hors du palais, on se bat pour des miches.

 

A bas la pauvreté! Vive les sous vermeils!

 

Tant pis qu'ils soient entachés du sang comminatoire, Du sang vindicatif des saints prédicateurs

 

Ou du sang innocent de nos cultivateurs.

 

Pour nos grands rois, ce sont des détails de l'histoire. Quand la maturité de la soif d'absolu

 

Atteint son apogée, on redevient esclaves

 

De toujours obéir aux divines voix graves.

 

Chaque peuple a son dieu, chaque peuple a son élu.

 

Lyon, 1998.

LECON DE CHOSES

 

 

Chercher Dieu dans le tout, oser lire son œuvre, Dépasser notre foi, comprendre sa manœuvre Qui parfois semblerait parfaite, sans erreur, Saisir son action, pénétrer sa terreur

 

 

80

 

 


 

 

Sans prêcher dans l'horreur, cerner l'abominable, Voir dans l'indésiré l'envers de l'adorable,

 

 

La semi-liberté car tout n'est pas parfait,

 

 

La contradiction délivrant son forfait.

 

 

Voir la création toujours inachevée

 

 

Comme si l'Esprit cherchait l'image rêvée

 

 

Mais jamais retrouvée au milieu des destins Toujours plus nombreux qui vivent en clandestins, Telle est la passion de ma courte existence.

 

 

Ils jettent l'Ouvrier, préférant la substance;

 

 

Ils ignorent l'Artiste, admirant le tableau;

 

 

Ils s'émeuvent de tout, du soleil et de l'eau

 

 

Mais n'ont pas peur de lui pour saccager le monde. Chaque jour, chaque nuit, ils versent dans l'immonde. Ils parlent de hasard et d'évolution,

 

 

Ne respectent rien, font la révolution,

 

 

Se voient eux-mêmes dieux, se comportent en maîtres, Se croient intelligents et, sur des kilomètres,

 

 

Etablissent des lois pour bâtir l'avenir

 

 

Mais ignorent souvent comment les maintenir.

 

 

La douleur fait douter même l'esprit de l'ange Et dans la pauvreté, la souffrance mélange L'œuvre et le Créateur au mépris du Second Oubliant qu'II a fait un univers fécond,

 

 

Ne voyant qu'après coup qu'il était à détruire Car l'œuvre n'était faite que pour instruire.

 

 

Dieu finit son brouillon chargé d'émotions,

 

 

Le contempla mais vit trop de pulsations Parcourir toute vie et toute créature

 

 

Ivre de liberté, hélas trop immature.

 

 

Il vit l'éternité des êtres audacieux,

 

 

Dispersa son génie aux quatre coins des cieux Et cacha ses secrets dans la voix du silence, Exposant les reliefs tapissés d'insolence.

 

 

Tous ses dix doigts furtifs furent insatisfaits

 

 

Car Il ne put changer et corriger les faits.

 

 

Toute créature naît pour engendrer un ordre Du désordre mental, d'une idée à retordre. S'II veut perfectionner sans bouleversement, Il doit gommer l'erreur à chaque mouvement, Non pas la forme mais l'émotion fissile,

 

 

La pâte à modeler se montre difficile.

 

 

L'on comprend le pourquoi d'un Univers mouvant

 

 

Qui tient le chic cuisant d'un ouvrage émouvant.

 

&nb

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Published by Mouvimat - dans POESIE
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 22:26

Chers blogueurs, chers amis, chers compatriotes. Voici le mail d'un jeune nordiste, ami d'une de mes nièces, qui a récemment séjourné pendant un mois à Brazzaville pour faire un stage au ministère des finances. Il vit avec sa famile au Maroc.

Etant du nord, ses propos ne peuvent être taxés de parti pris. Je me vois dans l'obligation de corriger les coquilles en m'efforçant de laisser intacte la substance du message...

Quelqu'un me disait il y a quelques jours que les choses ont changé et que je serai surpris en retournant au pays. J'ai un regard beaucoup plus perçant et il est certain que je verrai plus de choses quand je m'y rendrai. Cependant, voilà un jeune du nord-Congo qui dit qu'il ne fait pas bon vivre au Congo, alors qu'il est de bonne famille et son pessimisme va jusqu'à dire que le pays ne changera pas. Si ceux du nord qui sont aux affaires le pensent,  alors qu'il leur revient, puisqu'ils sont au pouvoir de changer les choses, que dirions-nous ? L'action politique est un acte volontariste car la nature fait déjà assez de nous apporter la lumière du jour. Il est à croire que Sassou et les siens ne souffrent ni de manque d'électricité, ni du manque d'eau potable car ils ont la source Okiessi et leurs groupes électrogènes, en attendant la centrale thermique de Mpila... Et Sassou ose dans son discours de fin d'année parler de "modernité" ? Sait-il au moins ce que recouvre ce mot ? Je sais bien que des gens rédigent ses discours mais il a de la jugeote !

Monsieur Sassou, vous êtes au pouvoir pour mériter vos privilèges en servant le peuple congolais, pas en le laissant mourir de faim dans l'obscurité ! Si vous ne servez pas le Congo, alors vous ne méritez pas vos privilèges...

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Salut, mon cher tonton,
 
Cela, ne fait pas deux jours que suis de retour au Maroc, après avoir passé un excellent séjour d'un mois à notre belle patrie le Congo. Certes, mon séjour, ainsi que mon stage au sein de la Ministère de Finance que j'ai eu à parfaire, se sont très bien passés par la grâce de Dieu. J'ai appris beaucoup des choses dans le marché du travail, en si peu de temps. Oui, en effet, mon cher tonton, cela m'a permis d'orienter ma connaissance. Je m'imagine déjà d'être demain élu comme le plus grand Financier Comptable Congolais. C'est comme cela que j'y pense pour mon avenir de demain. J'espère que vous vous portez très bien, ainsi que vos activités, sans oublier, ma promise Annicette. Moi, je vais assez bien depuis mon retour à Casablanca, tout comme la préparation de ma soutenance que d'ailleurs ce lundi, j'irais présenter l'attestation de mon stage à mon institut.
Mon cher tonton, je tiens à vous dire que, notre Pays ne changera pas, tout est vieux et il ne fait plus bon vivre. Imaginez, le jour de mon arrivée à brazza, j'ai été accueilli par une coupure d'électricité. Toute la ville était dans le noire, plus d'une semaine. Bref! malheureusement, que la nation reste la nation.
Je ne sais plus quoi à vous dire, rien que je vous souhaite d'avance, bonne fin de semaine qui s'annonce lentement eu sûrement. Je n'oublie pas de vous confier une chose, mon cher tonton, que je compte faire venir mon Annicette ici au Maroc pour cet été comme promis, plus précisément en Juin à l'occasion de ma soutenance.
                                    
                                           Ton petit Patrick
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 23:25

Mon cher Gervais, je réponds toujours aux commentaires faits sur le blog. Si j'ai tardé vous à répondre, c'est que votre commentaire était situé sur un article différent que celui sur lequel vous avez donné votre point de vue.

Après lecture et analyse, il n'y a pas tellement de contradictions entre nous. Que l'UPADS tienne un congrès est une bonne chose - même si d'aucuns critiquent les procédures et en contestent la légitimité. Je m'efforce à rester neutre car l'intérêt est d'éduquer notre peuple en l'aidant à mieux cerner les problèmes. Je me suis appuyé sur des faits et je pense que mes propos sont assez explicites car, vous avez raison, un parti ne sort pas grandi si la hiérarchie n'est pas unique et les électeurs n'aiment pas recevoir des messages ambigus, ce qui est l'échec assuré en cas d'élection. Ma vision de la business politique, relisez-la est assez parlante. Hélas, il y a des moments où il faut faire de la vraie politique et c'est sur ce terrain que nous attendons juger Tsaty-Mabiala et son équipe.

Le seul point de désacord porte sur l'endémie des vices-présidents. Avouez que dans aucun autre parti au monde, notamment dans les pays où la politique est sérieuse, on a vu autant de vices-présidents ! C'est assez déconcertant, n'est-ce pas ? Mais pourquoi pas ? Il ne s'agit pas juste de nommer pour que les personnes se positionnent au sommet des trois palmiers ; encore faut-il faire fonctionner la machine et autant de vices-présidents risquent d'avoir un peu de mal à fonctionner correctement mais on verra ! Un vice-président, je vous le rappelle, est censé remplacer le président (ici Lissouba) en cas d'indisponibilité. Or, je constate qu'il n'y a aucun vice-secrétaire général, le seul poste pour lequel on a assisté à une bataille de positionnement hiérarchique, le seul poste où il y a trois personnes qui clament occuper la même fonction ! J'espère que vous serez capable de m'éclairer là-dessus. Je vous en remercie d'avance...

Vis-à-vis du parti aux trois palmiers, mon sentiment dominant est le découragement. J'ai toujours pensé que les partis créés sur la base du culte de la personnalité n'étaient pas une bonne chose. C'est sur la base des idées, du projet qu'un parti devrait tirer toute sa force. Vous êtes-vous demandé ce que deviendra l'UPADS si Lissouba venait à mourir ? Parce qu'il n'est pas immortel, notre Lissouba national. Sa santé est déclinante et j'aurais souhaité que ce congrès fût l'occasion de lui accorder juste une présidence d'honneur mais les joutes politiques ont eu raison de cela : Lissouba reste président mais préside-t-il encore ? Voilà une belle mécanique politique que nous avons sabotée et comme si le destin voulait nous donner une leçon encore plus grande : l'homme sur lequel s'appuyait la machine est mal en point. C'est surtout de la santé mentale du professeur qu'il s'agit : s'il pouvait décider par lui-même, s'exprimer librement sans personne interposée, il y aurait, je crois moins de désordre. Le lion malade, les gazelles dansent tandis que les lionceaux essaient d'éclipser le chef de clan... Or, vous le savez, le désordre ne profite qu'à un seul homme : Sassou. Et on peut même se demander s'il n'est pas l'instigateur de ce fameux désordre...

Que veut faire Tsaty-Mabiala ? Quels sont ses objectifs ?  Un parti n'existe que pour la conquête du pouvoir politique à tous les niveaux. J'attends de voir quelle sera sa stratégie et son plan d'action pour le parti. Il va falloir qu'il en impose. C'est un homme brillant mais en politique, il faut la combinaison de plusieurs choses pour qu'un leader réussisse dans la réalisation de ses buts politiques !

J'espère que vous nous apprendrez ce qui se passe à Paris car en province, on manque un peu d'informations. Les ambitions sont légitimes en politique ; encore faut-il que les méthodes pour les assouvir soient on ne peu plus honnêtes, - même si je reconnais que l'on ne fait pas la meilleure cuisine du monde sans salir les marmites mais au final, LE METS DOIT ETRE SUCCULENT... Je sais que vous avez compris. 

 

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 01:39

Chers blogueurs, je mets à votre disposition une correspondance privée avec un ami resté au Congo-Bazzaville dont je remplace le nom par un surnom pour le protéger - parce que je juge nos échanges intéressants. J'ai une vision de développement de notre pays et mes idées sont déjà en pratique dans le monde et si l'on veut que le Congo se modernise, tout est possible : il suffit d'un peu de courage politique comme l'a eu Chavez ! Cependant, le premier facteur qui permettrait de s'armer de courage est l'amour véritable de son pays. Pensez que nos parents nous ont aimés et réalisez tout ce qu'ils ont fait pour nous par amour ! Quand on aime, on veut que l'être aimé aspire au bonheur, on nourrit, on habille, on loge, on donne TOUT. J'aime mon pays et je travaille ardemment pour y revenir... Lisez le message : il y a une information très importante que j'ai mise en relief pour qu'elle attire votre attention : il s'agit de pratiques qui n'honorent pas les hommes politiques et qui affaiblit le sentiment d'appartenance nationale au lieu de le renforcer. Qu'un individu promeuve des initiatives privées comme la création d'entreprises à l'ordre de ses enfants - avec son argent et non de l'argent public, ça passe mais si on les positionne dans une distribution de privilèges sans que ces derniers ne l'aient mérité, on détruit le pays et on court inexorablement vers une future guerre civile car on y arrivera et ce jour, je serai peut-être mort mais quelqu'un se souviendra de mes propos prophétiques.

Dans notre pays, le sentiment dominant général est la peur : l'homme politique a peur de perdre ses privilèges, craint l'avenir car rien ne lui garantit une position sociale qu'il sait ne dépendre que du bon vouloir du prince ou du roi qui lui-même a peur de perdre son piédestal car on pourrait ne pas le réélire ou un coup d'Etat pourrait passer par là, le peuple a peur de manifester son mécontentement au risque de perdre sa vie et de laisser sa femme et ses enfants seuls. Quelle en est la conséquence ? On se décourage, on ne croit plus en rien ou on agit vite, dans la précipitation, on accumule en pillant les caisses de l'Etat et on accumule beaucoup pour prévenir les vieux jours, on pousse les enfants en les envoyant dans des universités de renom aux Etats-Unis, au Royaume-Uni quand on ne leur donne pas simplement des postes qui ne leur reviennent pas. L'accès à la fonction publique devrait être soumis à un concours et même là, rien n'est moins sûr mais au moins, une partie, peut-être la plus grande serait attribuée au mérite.  C'est un environnement qui ressemble de plus en plus à une jungle sociale où personne ne se préoccupe plus de la normalité qui devient :"Prenez et mangez car ceci est l'argent de la république  donc l'argent de tout le monde, 'est-à-dire de personne car le TOUT SOCIAL est un être réel qui n'a d'existence que dans la vie juridique virtuelle...

 

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Message reçu :

Mouvimat, bonsoir 
Je pense que tu as suffisamment éclairé le concept du RMV, et tu crois dur comme fer que l'état congolais épargne de l'argent pour prévenir le travail des jeunes dans l'avenir. Du pétrole congolais, il n'existe aucun fond de garantie prélévé en vue de protéger l'emploi des jeunes.
Cependant, des Directeurs véreux en charge de l'emploi et de la fonction publique engagent par anticipation leurs enfants à des âges précoces, au mépris des textes réglémentaires, dans les services publics, de préférence financiers pour garantir leur avenir. Voilà une pratique qui désolidarise et rend impopulaire quiconque voudrait mettre de l'ordre.
Comment penses-tu trouver les financements pour faire bénéficier le RMV? De même, la construction des sites nécessaires à l'habitation exige la mobilisation des fonds importants?
Je présume que les bâilleurs de fond ne financent que dans les pays riches, or le pétrole n'étant pas une ressource renouvelable finira par s'épuiser, les forêts sont dévastées sauvagement, aux yeux des organismes de protection de l'environnement , dans les pays du grand Niari. D'autres problèmes liés à cette devastation vont se créer à savoir des maladies dues au changement de climat, qui exigeront d'autres besoins financiers en matière de santé,; la faim qui va s'installer, etc... Voilà de façon embryonnaire des différents problèmes auxquels le Politique de demain sera confronté. Car, le politique actuel apprend d'épargner pour prendre l'échelle et aller vivre dans le monde futur créé par les Américains sur la Planète Mars ! A en croire la vitesse avec laquelle on pille les fonds de l'état.
Mouvimat, ton profil de formation t'oblige à côtoyer le Monde de la Politique et n'oublie pas que c'est ce même Congo qui t'a procuré le savoir que tu dois mettre au service des congolais. Pour celà, j'attends ta pierre à l'édifice. Ce savoir, tu dois le mettre au service du parrain que je te présenterai.
                                                      Labreuvoix
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Ma réponse :


Cher Labreuvoix,
je travaille ardemment pour économiser l'argent de mon arrivée. Je pousse l'enfant à terminer la construction de la maison : il a du mal à trouver les fers mais une partie a été achetée. Les maçons ont déjà été payés qui ont tracé et fini la bâche à eau. Je rencontrerai le parrain car il faut faire avancer le pays par tous les moyens.
Oui, le pétrole est une ressource fissile limitée qui pourrait se raréfier dans 20-30 ans. Cette raréfication s'est produite aux Etats-Unis, là où tout a commencé pour l'histoire du pétrole : quand on exploite outrancièrement une ressource, eh bien, elle s'épuise ; les Américains 'ont pas fait l'économie de cette vérité. Il n'y avait qu'une seule réaction : aller chercher la ressource ailleurs.  Donc, il faut agir vite puisque le pétrole n'est pas éternel et surtout planifier l'après-pétrole ! Même sans pétrole, un pays peut continuer à s'enrichir !
Où trouver l'argent ?
Il faut nationaliser l'exploitation des ressources nationales essentielles comme le pétrole ou le bois. Total a eu un bénéfice de 13 milliards d'euros dont 20% viennent de notre pétrole. Imagine qu'on nationalise le pétrole ! L'Irak l'a fait, l'Arabie saoudite l'a fait, l'Algérie a nationalisé le gaz au détriment des Français. Ce sont des milliards, pas des milliards de cfa mais de dollars ! Et ce que je t'avance deviendra possible ! L'Amérique latine avec le courant Chavez est en train de réussir parce qu'il a nationalisé le pétrole ou le gaz. Alors, on peut le faire ! La Lybie l'a fait, le Tchad a failli le faire et s'est contenté d'entrer dans le capital des sociétés pétrolières. La Russie est en train de le faire en reprenant aux privés les ressources essentielles comme le pétrole et le gaz qui ont été cédées à des particuliers sous YELTSINE. Nous devons le faire ! C'est notre pétrole, notre bois ! La terre du Congo est généreuse. Si on suit mon idée de nationalisation constitutionnelle des richesses nationales, on aura largement l'argent pour mettre en place le R.M.V. Dans un premier temps, on exigera aux sociétés étrangères établies au Congo de nous donner 80 à 90 % des bénéfices sous peine de nationalisation. Avec cet argent, on forme les cadres qui géreraient la société à la place des étrangers et ce ne sont pas les hommes qui manquent. Tout a été planifié. Ma pensée est cyclique... A la fin du pétrole, vu que le Congo aura créé un fonds d'investissement (lis mon article sur mon blog), notre pays investira en Europe ou aux Etats-Unis. Eh oui ! Si nous avons l'argent, nous pourrons le prêter aux pays riches et dégager jusqu'à la fin des temps des bénéfices : au lieu d'emprunter, imagine que nous passions de l'autre côté en prêtant de l'argent aux pays riches qui à leur tour nous enrichiraient ! Sais-tu que c'est la Chine qui prête le plus d'argent aux Américains et que si les Chinois arrêtaient de le faire, il y aurait une crise mondiale énorme ? Or, la population chinoise vieillit et les Chinois risquent d'avoir eux-mêmes besoin de cet argent... Et ce n'est pas tout ! L'Arabie saoudite détient 20% de la dette américaine qui s'élève à plus de 10000 milliards de dollars !!!!! Tant qu'il y aura un Etat pour payer, c'est la garantie de grands revenus assurés.... Je sais que tu es intelligent et que tu comprendras...

 
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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 13:23

Le second règne de Sassou Nguesso bénéficie de recettes étatiques particulièrement fournies et l'on ne tient même pas compte des recettes du bois entre autres. Sont essentiellement concernées les recettes pétrolières avec un baril de pétrole qui a culminé l'année dernière  à près de cent dollars. On a assisté à une explosion du budget national à plus de 1000 milliards de francs cfa ; ce qui est loin de réfleter la réalité des finances du Congo-Brazzaville puisque le premier ministre Mvouba a reconnu une dissimulation de certaines recettes, à peu près 1000 milliards de francs cfa également, par Sassou et ses neveux. Autrement dit, ce budget est un budget qui pourrait facilement être revu au double ou au triple. Il y a donc abondance dans le verger congolais, et, d'aucuns pourraient croire que les choses s'en sont trouvées améliorées. Erreur ! Les Congolais meurent du choléra et du typhus, preuve que l'eau est polluée et que les rats pullulent dans les villes congolaises. Il semblerait que l'eau  soit désormais polluée par des excréments humains, ce qui en soit est une abomination. Sassou, lui n'en boit pas puisqu'il a son eau minérale Okiessi que je demande aux Congolais dene plus acheter car la société qui commercialise cette eau appartient à monsieur Sassou Nguesso.

Voilà donc un peuple qui se meurt alors que ses caisses sont pleines : une contradiction que vous comprendrez si vous admettez que le tout-puissant roi Sassou n'aime pas le Congo. Par ailleurs, on notera ses frasques dans des hôtels cossus aux Etats-Unis, allant jusqu'à 400.000 dollars, en Champagne et chambres d'hôtel. Les télévisions américaines ont vite fait de pointer du doigt la contradiction entre la volonté du roi Sassou à faire reconnaître le Congo parmi les pays pauvres très endettés et son train de vie très prodigue ! De meurtrier politique par l'assassinat d'opposants politiques, Sassou qui a reproché au peuple congolais son éviction du pouvoir en 1992, s'est mué en assassin de tout un peuple ! Il faut punir le mauvais peuple congolais qui l'a éclipsé pendant cinq longues années de son pouvoir, lui, l'homme né pour commander. Le peuple l'a trahi, le peuple doit payer. Ceci est un fait unique dans les annales de l'histoire...

On nous dira : "vous avez la gâchette de la critique facile mais vous ne proposez rien !" Attendez, on n'arrête pas de faire des propositions qui restent lettres mortes car le roi n'écoute personne sinon ses neveux aussi gloutons que tonton ! En lisant le projet 2007 de Sassou portant sur la "NOUVELLE DESPERANCE DU PEUPLE CONGOLAIS", nous n'avons rien trouvé sur la rénovation du système d'adduction d'eau des villes car les canaux sont vétustes qui datent de l'époque coloniale.  Qu'aurait donc dû faire Sassou avec l'argent du peuple congolais en faveur de celui-ci ?

1) créer, avec les excédents,  un fonds d"épargne afin de prévoir les lendemains sans pétrole. En effet, il n'y aura pas du pétrole à l'infini et de nombreux pays pétroliers préparent déjà l'après-pétrole qui selon les estimations, devrait se raréfier d'ici vingt à trente ans. Ce fonds serait géré par un comité scientifique indépendant ;

2) faire un audit pour évaluer les besoins du pays en les hiérarchisant : quels sont les besoins de notre pays ? Les urgences ? Les faiblesses ? A quel coût ? Il s'agira de confier cet audit à un cabinet indépendant digne de crédibilité qui rendrait son rapport sans complaisance, un cabinet à qui l'on ouvrirait les portes des ministères publics ;

3)payer une grande partie de la dette nationale pour avoir les coudées franches pour l'investissement car le remboursement de la dette (la dette ou l'argent qu'on croit que le Congo emprunte mais en fait de l'argent qui va dans les poches de Sassou et des siens) empêche à l'Etat d'investir dans des projets porteurs. Et sachez qu'on en est encore qu'au remboursement des intérêts de la dette qui n'arrête pas d'enfler ! Ce système est totalement inique mais que voulez-vous ? Les puissances de l'argent ne respectent que l'argent et leur but est de réduire la terre entière à la servitude ;

4)renover les réseaux hydraulique et électrique au niveau de tout le pays en commençant par les grandes villes pour éviter les maladies comme le choléra et permettre une activité économique sans interruption. Sassou propose de construire des routes, surtout au nord du pays où ne vit que 10 à 15% de la population. Sait-il qu'une route, c'est du capital mort qui n'est rentable que si elle génère ou favorise de l'activité économique ? De plus, les routes, il faut prévoir de les entretenir, notamment au nord où il pleut souvent et où la nature, si on la laisse faire, n'hésite pas à reprendre ses droits. Une route coûte très cher au bitumage car le prix au mètre carré est exorbitant. On pourrait penser que ces routes permettraient de drainer le bois. Or celui-ci est écoulé par le fleuve et les exploitants forestiers n'ont pas attendu pas Sassou pour faire leurs routes ;

5) construire un système de santé moderne où le peuple congolais pourrait se soigner gratuitement, en achètant le matériel médical le plus high-tech du moment afin de permettre aux médecins d'exercer leur métier dans de meilleures conditions ;

6)commencer la mutation de l'habitat en construisant de nombreux habitats à loyer modéré : on peut facilement loger trois millions de Congolais de façon décente. Nul ne peut parler de "modernité" sans moderniser l'habitat. Par ailleurs, l'Etat devrait être le seul habilité à vendre les parcelles au lieu de laisser les propriétaires fonciers faire la loi de la jungle. Sassou s'en fiche car il spolie et s'accapare des terrains qu'il convoite. C'est ainsi qu'il a pris possession de toute la bordure côtière à Pointe-Noire en y chassant même ses parents béninois ;

7) redynamiser l'éducation nationale en lançant une refonte générale de l'enseignement et ne permettre qu'aux seuls professionnels d'enseigner car le niveau est si bas parce que de nombreux enseignants n'ont pas le niveau pour enseigner car ne possédant aucune qualification pédagogique. il s'agira d'encadrer drastiquement toutes ces écoles privées qui foisonnent sans que rien ne vienne établir des critères d'admission à l'ouverture ;

8) instituer un Revenu Minimum Vital (R.M.V.) pour les familles les plus pauvres (nous avons déjà expliqué à quels critères il serait obtenu) et mettre en place des allocations pour favoriser le bien-être social ;

9)informatiser l'Etat et non seulement la présidence en créant un réseau informatique qui permettrait de contrôler :

-les naissances : ainsi, on faciliterait les recensements, les statistiques, la prévision de la taille de certaines structures sociales comme les écoles, les maternités ;

-les décès : il y a des morts qui touchent encore leur salaire ou leur pension au Congo, et l'on ose me dire que les choses ont changé en bien ;

-les étrangers car l'immigration doit être contrôlée si l'on veut croire à la régularité des élections dans notre pays : si l'on ne sait pas qui est Congolais et qui ne l'est pas, c'est qu'il y a un grave problème dans notre pays ;

-l'armée qui par ailleurs doit redevenir une armée nationale en lieu et place de la milice privée de Sasou qui tient lieu d'armée nationale ;

-l'administration pour maîtriser les dépenses de l'Etat et la rendre moins corrompue en y instaurant un système de contrôle strict : il faut rendre l'administration efficace par un Etat rigoureux et juste ;

Pour cela, il faudrait créer un pôle NTIC au ministère des télécommunications ayant pour but de faciliter l'accession de tous aux nouvelles technologies, notamment internet. Sassou et sa fille sont les seuls à régir internet au Congo ; ce qui n'est pas une bonne chose car il n'y a pas une véritable concurrence. Il faudrait que de nombreux opérateurs s'installent au Congo pour que les prix d'accès à internet baissent;

10) industrialiser le pays en y installation des entreprises de transformation sur place (bois, pétrole, produits alimentaires, etc.) Ici, on se rendra compte qu'une électrification générale du Congo est nécessaire et apparaît comme prioritaire ;

11) préserver l'environnement au lieu les Malaysiens détruire nos forêts, en coupant de l'arbuste au limba sans reboiser. Au contraire, développer l'écotourisme en multipliant les parcs nationaux, en procédant à la réintroduction de certaines espèces en voie de disparition. Odzala ne doit pas être le seul parc national de renom. Kongouati possède des atouts qui pourraient attirer les tourismes. Il s'agit de durcir les condition d'obtention de permis d'exploitation de nos forêts où se sont installées des sociétés chassées de nombreux pays parce qu'elles ne respectaient pas l'environnement  ;

12) ramener la ressource pétrolière et les ressources essentielles (bois, minérais, etc.) dans le giron de l'Etat en nationalisant toutes les sociétés qui exploitent le pétrole congolais ou les ressources essentielles en commençant par exiger 90% des bénéfices pour pouvoir avoir les fonds nécessaires en vue de la rétrocession des exploitations pétrolières au Congo ;

13) améliorer les conditions de transport en augmentant le réseau de routes bitumées entre les grandes villes du Congo, en modernisant les transports ferroviaires et fluviaux ;

14) renforcer la préférence nationale sur le plan du développement économique car trop d'étrangers prennent nos richesses pour les envoyer à l'étranger où elles sont réinvesties sans que le Congo y gagne quelque chose ;

15 ) rehausser les salaires sur l'indice de l'inflation et du niveau de vie au lieu des augmentations hasardeuses proposées par le président Sassou;

16) introduire des valeurs d'irréprochabilité dans les affaires de l'Etat en y accentuant la transparence de la gestion des biens et de la chose publics : il s'agira de reprendre la vertu de la séparation des affaires et de l'Etat qui veut qu'un homme politique ne soit pas un homme d'affaires ;

17) désengorger les villes en créant des pôles d'incitation à l'initiative économique : il faut passer de l'exode rural à l'exode urbain au travers de la création de pôles économiques qui peuvent même prendre la forme de coopératives. Il s'agit dans un premier temps de viser l'autosuffisance alimentaire pour limiter les importations pour enfin mettre en place des activités à visée exportative.

 

 

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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 15:58

A quoi servent les réunions Afrique-France ? Sont-elles des réunions rélevant de la françafrique comme le dénonçait le défunt François Xavier Vershave ? Est-ce le lieu où la France mesure ce qui lui reste d'influence sur le continent noir ? A l'heure où la Chine a les yeux de Chimène pour l'Afrique, où la contestation gronde en Côte d'Ivoire, la France ressemble à une vieille lionne qui s'efforce encore de rugir. En fait, son véritable pouvoir est fait d'intrigues, d'exploitation économique plus de puissance continentale. A la dernière réunion de Cannes, de nombreux présidents comme Joseph Kabila ne sont pas venus. La France veut encore croire à son précarré africain, alors que les présidences noires veulent moins d'ingérance dans leurs affaires intérieures. En tout cas, force est de constater que l'Afrique francophone a répondu à l'appel. La France peut ainsi reconnaître ses bons vassaux des mauvais.

Pour Chirac, ce sommet aurait pu être interprété de sommet d'adieu mais qui sait ce qui se mijote dans le coeur amibitieux d'un homme de pouvoir ? Le pouvoir attire comme un aimant et plus on y reste, plus on s'y complaît. Chirac, vu que la Constitution a été changée, peut se représenter une dernière fois. Et ce n'est pas la tentation de mettre des bâtons dans les roues de Sarkozy qui ferait défaut à Chirac.

Pour notre part, nous trouvons ces sommets où la France a le beau rôle totalement grotesque avec quelque chose d'indécent comme si la France aurait toujours ad aeternam des leçons à donner à l'Afrique, elle qui pourtant n'a pas le monopole de l'irréprochabilité. Et à l'heure de l'Europe, c'est peut-être ce qui explique la présence de la chancellière Merkel, des sommets Europe-Afrique auraient plus de sens car comment concevoir sans s'indigner qu'un seul pays, un seul, s'octroie le droit de rencontrer à lui tout seul tout un continent ? C'est certainement cette audace qui nous choque car l'Allemagne, l'Italie, l'Angleterre,  pour ne citer que ces trois pays, ne le font pas. La France continue à se complaire dans ses vélléités coloniales comme si elle pouvait toujours en imposer aux Etats africains. L'on constatera que la politique africaine, quel que soit le parti politique au pouvoir, reste du domaine régalien de la présidence de la république, alors que le reste des affaires internationales se traitent à l'assemblée nationale. nous restons persuadés que Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy, quel que soit celui qui sera élu, personne ne dérogera à cette tradition d'un autre âge.

La France rencontre-t-elle un continent ? Non, car il n'y a pas un point de vue continental qui rendrait la réplique africaine pertinente. D'ailleurs, les résolutions qui ont été prises, dès le lendemain ont été remises en question par le Soudan ou par le Tchad. Il faut donc y rechercher autre chose comme un langage de signes dans lequel la France essaie de dire au monde qu'elle a encore de l'impact sur le continent noir. Les choses ne sont pas aussi catégoriques, même si son influence dans des pays comme le Congo-Brazzaville et le Gabon qui reçoivent encore leurs directives de Paris n'est plus à démontrer. Pétrole oblige...

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 16:39
Mon cher X, bonjour. Je suis heureux que tu t'intéresses à la politique car "les problèmes de tout le monde sont des problèmes politiques et les problèmes politiques sont des problèmes  de tout e monde."  
 Voilà pourquoi je me donne le droit de parler de notre pays, des problèmes concernant l'ensemble du pays sans distinction d'origine ethnique car la santé, l'éducation, le transport, l'économie, etc. concernent tous les Congolais. Il faut influer tant soit peu sur la politique par des bonnes idées, des bonnes propostions : c'est comme ça que tu te feras remarquer car ceux qui sont ministres n'ont pas parfois la capacité cognitive à penser large...
La critique pousse le gouvernement on ne peut mieux à bouger, à s'améliorer un peu soit-il mais néanmoins il bouge ! Nous proposons aussi des solutions comme le Revenu Minimum Vital pour les familles les plus pauvres avec des critères précis :
1) la famille ne doit pas avoir une seule personne qui travaille ou qui possède des revenus par le biais du commerce ou des affaires ; la notion de famille est assez différente de celle de l'occident : il faudra donc l'assimiler aux personnes de sang commun ou lié pas des alliances (comme le mariage) vivant ensemble dans la même parcelle ou prise en charge sur le plan de la subsistance quotidienne;
2) ces revenus doivent être proportionnels au nombre de personnes prises en charge par la personne ; il s'agira de charges directes ;
3)seront également concernés les orphelins de père et de mère qui n'ont pas de logement fixe et dont un tuteur légal n'existe pas...;
4)ce RMV doit être le prélude à l'octroi d'un travail dans l'avenir pour que les personnes ne s'y complaisent pas : j'ai toujours pensé que chez nous, l'octroi d'un poste de travail non dépendant de la compétence, du diplôme ou du concours, doit tenir compte de la contexture familiale ;
5)Ce RMV doit porter à 90% sur des populations urbaines car dans le monde rural, la vie est moins rude car le réseau familial fonctionne encore. Et dans le monde rural, le RMV pourrait aider à la construction de maisons à faible coût ou au développement d'activités économiques à faible budget notamment tournées sur l'autosubsistance et sur l'alimentation de la périphérie urbaine.

Je m'attèle à présent à répondre à ton mail :
1) Sur le développement. Il n'est pas linéaire comme une route tracée bien droite que tous prendraient pour arriver dans un port appelé développement. Il n'est pas non plus monoforme pour être partout identique, même si les Occidentaux l'ont formalisé par des indices comme le produit intérieur brut (PIB), la balance commercial, etc. Tu conviendras que si le Congo a 6% de croissance, alors que l'argent des sociétés françaises va en France, il y a un problème ! Cet argent ne sert pas à développer le Congo !
2)Nous pouvons définir d'autres formes de "cultures développées" comme l'ont fait les Japonais ou comme sont en train de le réussir les Chinois pourtant communistes ! L'essentiel est de comprendre que dans la réalité, le développement est une architecture sociale dont les bienfaits atteignent la totalité de la société : en France, tout le monde a l'électricité, l'eau potable,  vit dans des habitations en dur, va à l'école jusqu'à seize ans, est soigné s'il n'a pas la possibilité de se soigner seul, est défendu d'office par un avocat s'il n'a pas assez de revenus, etc. Et surtout, à partir de 25 ans, tout Français, même les mendiants a droit au RMI car on estime que la totalité doit prendre en charge chacun de ses membres. Chaque mois, des prélèvements sont faits sur les salaires pour alimenter les caisses de la sécurité sociale qui elle-même finance les caisses d'allocations familiales. L'URSSAF est l'organe chargé à la collecte de ces fonds.
Tu comprends ? Ce n'est pas d'abord dans une vision technologique que se trouve le développement mais d'abord dans la recherche d'un bien-être pour tous et là, il n'y a pas une seule manière d'être heureux
: prenons les moeurs culinaires. Tu dois me croire, je me sens plus heureux de manger la cuisine conglaise que la française !
3) pourquoi  le modèle des Occidentaux est à revoir ? Parce qu'il n'a été fait que dans leurs intérêts ! Il faut donc prendre ce qui est bon et rejeter le reste !  Notre culture qui place l'homme au piédestal de l'importance, a déjà en elle des prémisses de développement. Sais-tu que c'est en étudiant des types de sociétés comme les nôtres que Marx a eu l'idée du communisme ? Tu en bouches un coin, hein ? Nos sociétés dans leurs traditions profondes sont meilleures que les sociétés occidentales !!! Moins d'égoïsme, plus de solidarité, l'homme comme le bien le plus précieux... Alors, pourquoi sommes-nous dominés ? Parce que le développement n'est appréhendé que sur le plan matériel ! Mais à quoi sert-il à un pays d'être le plus riche du monde si la grande majorité croupit dans la faim, la soif, la maladie, l'ignorance ? Donc cette culture des valeurs est la première clé du développement et tu le sais, dans nos villages, nous avons toujours vécu heureux mais c'est en ville, dans l'espace urbain que les choses se compliquent ! Pourquoi ? Parce qu'il y a un autre mode de production, un autre modus vivendi, un autre mode de survie par des rapports indirects à la nature. L'espace rural ouvre à un contact, un rapport direct à la nature ; donc la survie est rudement physique mais ellle ne dépend pas forcément de l'argent qui lui est une création sociale qui peut échapper à la majorité si une catégorie d'individus le confisque ! Nul ne peut t'empêcher de faire tes pièges, de pêcher, de chasser au village, de puiser l'eau d'une source ! D'autre part, les villes sont des structures qui ne conviennent pas à l'Afrique ! C'est dans ces mégapoles urbaines que l'on est les plus pauvres : on peut donc centrer notre développement sur l'exode urbain, en créant des microvilles autour de grands espaces naturels à grosse hydrographie. Tu dois savoir que dans le fin fond des zones vilies, il y a des femmes pounues qui font de champs et fournissent du manioc à Pointe-Noire. L'Etat peut créer des espaces habitables et attirer des personnes dans ces espaces en y plaçant eau, électricité, commerce. Une société comme la Comilog l'avait fait en créant la ville de Mbinda que j'ai visitée. Toutes maisons étaient en dur ; il y avait un commerce central qui vendait la nourriture à un prix compétitif. Si une société privée l'a fait, un Etat peut le faire ! Il faut désengorger les villes où l'on ne fait rien mais où l'on y vient parce que l'on croit que l'on peut y être plus heureux, alors qu'on y meurt de faim...
Je te parlerai plus tard du socialisme bantou... mais je te démontrerai pourquoi dans notre pays l'appartenance ethnique est plus forte que l'appartenance nationale....
Pour la globalisation ou mondialisation, il faudra tout un article car la globalisation, c'est la mondialisation de la circulation du capital pour faire du profit anywhere...au profit de quelques individus !
A bientôt.
Ton frère M.I.L.
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 MAIL RECU

Merci MIL, pour ce cours motivant d'histoire
et d'économie politique.
Je suis à B/ville, ce jour, pour discuter politique à
la Congolaise; ce que tu voudras bien appeler la
politicienne.
MIL,
Je ne perds pas espoir devant les calculs des
français.
Je reviens sur ta phrase d'étudiant en année de
licence: " Le développement n'est pas linéaire", tu
aimais à le dire... Cela voulait dire qu'il existait
d'autres chemins qui pourraient permettre au Congo de
se développer en échappant aux formules élaborées par
les Occidentaux.
Est-ce que la globalisation te fait réfléchir
autrement?
Pascal dans son socialisme- bantou, vigoureusement
condamné par NDALA et NOUMAZALAYE? disait et croyait
que sur la base de l'infrastructure élaborée par le
colon, il pouvait remplacer la superstructure par le
contact entre des ethnies, le frottement des cadres
créerait ce qui manque à l'Afrique pour décoller. Il a
pris les Bembés et les a opposés aux ethnies du Niari
en vue de soutirer une élite. Erreur !!! Le Congo
s'est déchiré au sein même des ethnies; et cette
fracture se coulisse jusqu'à ce jour dans la recherche
de la remise en condition du Parti UPADS.
Le Peuple Congolais n'est pas à laisser tomber, mais à
instruire sur la base des réflexions économiques;
question de soustraire une partie du peuple de la
Politique.
Cette réponse est à chaud. Je prends mon temps pour
approfondir ma réflexion sur tes lignes.
Labreuvoix

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 08:09

A mes lecteurs, chers blogueurs, la preuve est faite que le gouvernement de Brazzaville s'intéresse à notre petit blog car le fils d'un dignitaire du pouvoir sassouien défend le système inique Sassou depuis un moment en envoyant des commentaires sur un de mes articles portant sur le discours de fin d'année de Sassou... Qui est le père d'Arnaud Ibara qui travaille à la présidence ? Peut-être est-ce le fils de Sassou lui-même car dans la logique africaine des patronymes, le fils n'est pas obligé de porter le nom du père. Sa position me semble influencée par le point de vue gouvernemental agacé par notre combat pour la liberté. Faute de temps, je pose juste la question qui dans le camp du pouvoir a une réponse affirmative : Sassou est-il le seul capable de diriger le Congo aujourd'hui et demain ? Vous avez la parole, monsieur Sassou, défendez-vous si vous êtes un homme ! Pour la petite histoire, vous vous demandez : "QUI EST SASSOU NGUESSO ?"

MONSIEUR DENIS SASSOU  NGUESSO est né au Congo-Brazzaville en 1943 à Edou ( région de la Cuvette).
En 1977 le colonel SASSOU aurait participé à l'assassinat sauvage du président Ngouabi, puis en 1979, ce dernier s'empare du pouvoir et renverse le Général Yhombi Opango.
En 1991, SASSOU est écarté du pouvoir pour l'instauration du pluralisme politique, puis quelques mois plus tard, il crée les milices cobras, et se retire à OYO.
Cet homme est l'interlocuteur numéro 1 des pétroliers, et d'Elf aquitaine. En 1993, il sème des troubles au CONGO.
Non content de cela, en 1997, il se lance à la conquête du pouvoir par les armes, et il renverse la démocratie congolaise, depuis ce jour, le lieutenant de STALINE est redevenu président du congo.
Il a instauré un régime très clanique, très despotique et très prodigue. (Source : Congoinfos)

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Avant Sassou Nguesso, mon cher Ibara, le Congo a eu d'autres présidents : Youlou, Massambat-Débat, Ngouabi, Yhombi. Après Sassou, il y a eu l'élection reconnue comme l'une des plus démocratiques de l'Afrique, celle que la France n'a pas pu manipuler : l'élection de Pascal Lissouba. Sassou dans sa finitude humaine n'est pas indispensable en tant que président de la république. Rien ne prédestinait Sassou à être le président du Congo. Son avènement au pouvoir est lié à un contexte politique : le tribalisme du président Marien Ngouabi qui s'était largement entouré de ressortissants du nord Congo qui ont fini par l'assassiner quand il a voulu restituer le pouvoir à l'ex-président Massambat-Débat. Ce brillant orateur avait prononcé une phrase célèbre qui s'est par la suite révélée prophétique et fatale à son propre égard : "Quand vous hissez un homme qui n'est rien haut, il devient très dangereux..." Au centre des intrigues qui ont conduit à sa mort, un homme,  Sassou Nguesso, le même qui intriguera plus tard pour faire tomber le président Yhombi, à l'époque du Comité Militaire du Parti (Congolais du Travail) ou C.M.P. qui n'était pas membre du comité centrel du P.C.T. par un coup d'Etat non sanglant car Yhombi et ses hommes avaient été désarmés avant la séance dudit comité central. Yhombi, selon les textes du parti, ne pouvait légitimement être président de la république puisqu'il n'était pas membre du comité central. C'est au cours de sa tentative pour en faire partie qu'il sera déposé et mis en résidence surveillé pendant de longues années. En réalité, Yhombi avait une logique assez dure à l'égard de ceux qui détournaient l'argent public. Il fallait s'en débarrasser pour reprendre la logique des détournements tant décriée à l'époque de Marien Ngouabi qui ne savait que pardonner à ceux qui s'en livraient à coeur-joie, comme on s'est débarrassé récemment d'Andely qui essayait de lutter contre les dépenses expansives du clan Sassou. A ce sujet, on notera quelque chose d'unique puisqu'un conseil des ministres a décidé pour la première fois de ne remanier qu'un seul poste ministériel !

Arnaud Ibara me demande de nommer une seule personne susceptible de succéder à Sassou tout en garantissant la "paix" sociale. Mon cher Ibara, les choses sont faciles à comprendre : Sassou est celui qui trouble la paix sociale quand il n'est pas au pouvoir ! Le pouvoir, c'est le peuple qui l'octroie à celui qui s'estime en être digne. Sassou a par exemple mis une barrière d'âge pour que certaines personnalités ne puissent pas se présenter aux élections mais dès qu'il atteindra lui-même la barrière de l'âge, il modifiera sa constitution comme un monsieur qui agrandit son pantalon quand il devient trop gros.

 Si on l'empêche de nuire, même vous pourrez diriger le Congo en paix. Tous les Congolais savent qu'il n'a pas laissé Lissouba gouverner en paix, déstabilisant le premier gouvernement dès la première session de l'assemblée nationale, s'alliant avec Kolélas pour susciter des émeutes, provoquant des tueries dans le fief de Yhombi à Owando, ce qui à la suite le conduira à mener sa guerre de reconquête de pouvoir.

Le désordre, c'est Sassou qui en est l'auteur, donc quand il est aux commandes, il terrorise tout le monde pour que plus personne n'ose s'opposer à lui et il appelle cette terreur "paix". Il a dit aux Congolais : "Si vous voulez la paix, votez-moi !" Autrement dit, si vous ne me votez pas, vous aurez la guerre ! Les Congolais évitèrent le carnage en l'élisant. Avouez que ce ne sont pas les méthodes d'un démocrate mais ceux d'un dictateur exerçant un chantage malodorant sur tout un pays ! Sassou est un terroriste politique doublé d'un criminel passible du tribunal pénal international... Si le principe du désordre arrête d'agir, il n'y a plus désordre. Sassou a bien dit que seul lui importait la conservation du pouvoir car il ne suffisait pas de l'avoir. Donc, l'objectif du pouvoir atteint, il s'agit d'en imposer à tous par la terreur, par la peur - par tous les moyens !

Imaginons qu'un illustre inconnu pétri d'ambition batte Sassou aux prochaines élections présidentielles, que fera Sassou ? Il trafiquera les résultats ou passera à l'offensive militaire juste pour rester au pouvoir. En 1992, il était prêt à déclencher une boucherie sans précédent pour empêcher la tenue de la Conférence Nationale Souveraine car ses commandes d'armes et de chars avaient été livrées. Hélas, il avait senti que personne ne voulait le suivre dans cette folie meurtrière, pas même sa propre famille car le vent de la démocratie soufflait très fort à ce moment-là. Affaibli par les coups de boutade de Bokamba Ya Ngouma, à la tête du syndicat,  Sassou était fini politiquement. Il fut contraint de tout accepter. Même ses marabouts lui avaient conseillé de laisser le pouvoir...

Qui peut diriger le Congo en dehors de Sassou, monsieur Arnaud Ibara ? Vous m'avez demandé de vous citer un nom. Vous oubliez qu'il va y avoir des élections car nous ne sommes plus à l'époque des désignations comme lors des sessions du P.C.T. où le président était choisi d'avance, la session ne faisant que simuler à main levée un vote. Sassou fait croire que la paix dépend de lui alors que c'est tout le contraire : c'est le désordre qui dépend de lui, lui le premier facteur de troubles sociaux depuis trente ans : quand il ne fait pas de désordre, il y a le calme, le statu quo, quoi, la pax romana, la paix armée, la terreur dans sa version "paix" forcée. Personne n'a autant fait de mal à ce pays que celui qui prétend être né pour être chef comme si seul lui possédait les gènes de la chefferie à vie, lui, le gamin qui prenait la tête pour montrer le chemin aux adultes, alors dans notre tradition, ce gamin n'est devant que pour débarrasser le sentier de la rosée matinale... Il suffira qu'il accepte de se retirer pour que les choses redeviennent paisibles. Sa paix n'est que peur, intimidations, assassinats, corruption. Sassou se révèle comme le plus gros obstacle au bonheur du peuple congolais. Il va bien falloir s'en débarrasser un jour et cette fois-là, définitivement pour l'empêcher de nuire à jamais...

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 15:59

Dans le discours, l'UPADS a trois secrétaires généraux depuis la nomination de Tsaty-Mabiala puisque ces deux prédécesseurs, sûrs de leur bon droit continuent à se prévaloir de cette qualité. Dans la réalité, personne ne peut le dire et on se demande même si quelqu'un dirige vraiment ce parti ! En effet, dans un parti moderne, structuré et hiérarchisé, le monopole de la parole ou du discours est la bataille primordiale. Comme je l'ai toujours dit, c'est le silence de Lissouba, celui qui devrait servir d'oracle, qui renforce que plusieurs voix se proclament légitimes pour parler au nom de l'UPADS ; ce qui n'est pas le signe de la politique mais de la business politique. Par business politique, nous entendons cette politique qui essaie de faire de la plus- value financière en usant de la politique, c'est-à-dire, de la représentation désignée ou proclamée de tous ou d'une certaine catégorie de personnes, ou simplement d'intérêts spécifiques. Cette business politique se passe des voix du peuple pour constituer ses lobbies se regroupant selon l'esprit de prédation. Se souciant peu de démocratie, sa nature consiste à intriguer pour se situer toujours et toujours au pinacle de la décision politique, là où se partage au nom de tous, c'est-à-dire de personne, le denier "public".   La business politique est un espace de mensonge, de fourberie, de dissimulation, de détournements, de coups bas, de démagogie, de criminalité de toutes sortes, un espace qui supporte mal la vérité qu'elle a du mal à regarder en face, de sexualité débridée, de fétichisme, d'opportunisme, de félonie, de traîtrise, de trahison et d'ambition démesurée. C'est la main sale de la politique propre, celle (la propre) qui essaie de se faire vraiment au nom du peuple et pour le peuple et ceux qui en sont concernés ont du mal à faire autre chose... Il est à se demander si au Congo, la politique existe, si au moins une des mains est propre ou si les deux sont sales...

  Comment comprendre que ce parti n'ait pas la possibilité de dire clairement qui parle en son nom ? Jusqu'à quand Paulin Makita va-t-il se prévaloir du titre de secrétaire général par intérim ? Et Moukouéké ? Sans blague, il faut commencer à se poser les vraies questions et s'élever au-dessus de nos petites personnes ! Les procès intentés n'ont rien donné ; du moins pour l'instant. Tsaty-Mabiala se bat actuellement pour récupérer les 500 000 francs cfa de loyer auprès des Chinois. Il ne lui suffit pas d'avoir été soi-disant élu : il y a un grand parti à diriger et c'est là que les choses se corsent ! Mais là n'est pas notre propos. Nous avons assisté à un appel de Paris lancé par Makita et Moukouéké, il y a quelques jours,  un appel qui pour l'instant semble s'apparenter à de la pure contestation car en politique quelle qu'elle soit, il ne suffit pas de protester. Encore faut-il agir en proposant mieux ou quelque chose de semblable mais là, les données ne sont pas simples :

1)Makita et Moukouéké semblent ne plus avoir les faveurs du professeur Lissouba ou du moins de son clan familial ; or, ils ont besoin de sa caution pour légitimer leurs revendications. C'est le défaut des partis non populaires, des partis bâtis autour d'un culte de la personnalité. Ils doivent donc livrer une bataille politique au nom d'une personnalité qui ne semble plus les prendre en amitié. Paulin Makita se réclamait le fils spirituel de Lissouba, et Moukouéké voyait dans l'UPADS un parti d'avenir ; ces rêves semblent mal partis mais tout n'est peut-être pas fini :

2)il leur faut répondre à une action politique - un Congrès - par une autre action politique d'envergure, or, la seule réaction tangible semble se réduire à une pétition. Mais quel effet peut donc avoir une pétition au sein d'un parti où l'élection des instances et des personnes dirigeantes ne dépendent pas des militants ? Certes le congrès qui a permis à Poungui d'avoir le beau rôle n'est  pas incontestable mais depuis le Congrès de 1995, il fallait bien un autre Congrès ! Or, Makita n'a pas eu les moyens de l'organiser quand il avait les coudées franches : il aurait pu le faire en position de force, en arguant que les instances existantes étaient hors-jeu de par leur limite temporelle d'existence ;

3)il leur faut les moyens financiers pour animer un parti avec tout ce qui va avec. On pourrait penser que Moungounga pourrait servir de portefeuille comme Koukébéné pour le clan Gamassa. Mais on n'est pas près d'assister à ce miracle car l'appel de Paris semble être un accord de circonstance et Moungounga doit y avoir quelque chose à gagner pour débourser son argent ;

4) il leur faut transformer un accord de communauté de circonstance en un véritable accord politique. Or là, il y a un grand problème : chacun des deux ne veut pas se départir du titre de secrétaire général. Makita a son site "officiel" http://www.upads.org et Moukouéké celui qui est hébergé à l'adresse http://upadscongo.org ! Les deux proposent des fiches d"adhésion ! On peut donc adhérer à l'UPADS, aile Makita et à l'UPADS aile Moukouéké. Avouez que c'est très déconcertant pour les militants ;

Dans un parti organisé, il n'y aurait qu'un seul site internet et dans un pays démocratique, le site internet serait géré par le véritable secrétaire général ! Mais comment savoir lequel ?

5) Il faudra que Makita et Moukouéké partent jouer sur le terrain national car dans la vraie politique, tout ce joue au Congo, même si l'influence du terrain français n'est pas négligeable. Or, au pays, il n'y a qu'une option : soutenir Sassou ou mourir (politiquement).

6) La seule réponse équivalente au congrès gamassien est un autre congrès ; or, là, il semble que les protagonistes de Tsaty-Mabiala ne pourront faire le poids. A moins d'un miracle. La business politique est le monde de tous les possibles...

L'accord de circonstance était prévisible : Les deux "M" Makita et Moukouéké ont été les deux grands perdants de ce Congrès dont Poungui a été le grand gagnant car il s'est positionné pour être le prochain candidat de l'UPADS à l'élection présidentielle. La ruse a consisté à laisser Lissouba à la tête du parti comme un épouvantail afin de s'adjuger les voix d'un électorat qu'on associe à la business politique que par défaut ! En effet, personne au sein des hautes cîmes du parti aux trois palmiers ne tient sa légitimité des militants. Alors, pourquoi doit-on les suivre ? Parce que hors d'un parti, il n'y a pas d'existence politique et plus un parti est âgé, plus il semble incarner une "réalité politique" dans l'esprit populaire.

 Leur rapporchement loin d'être naturel peut se comprendre. Il s'est agi de donner plus de force à un élan de protestation. Le problème avec les institutions comme les partis politiques, c'est qu'il est très difficile d'invalider les résultats d'un Congrès. Makita et Moukouéké se retrouvent à la croisée des chemins :

faille-t-il persister dans une guerre de positionnement qui sert plus à la business politique qu'à la politique elle-même ou enfin se résoudre à saisir l'opportunité qui se présente pour se démarquer comme l'a fait Chirac lorsqu'il a créé un autre parti gaulliste, alors qu'on le croyait fini parce qu'il avait soutenu Giscard ?

En s'accrochant à leur poste, il faut craindre une décrédibilisation de l'action politique menée par les deux hommes. Déjà, cet appel a montré le tour de force stratégique de Paulin qui est apparu comme le vrai secrétaire général, réléguant Moukouéké au poste de secrétaire général issu du Congrès de 1995. C'est-à-dire, dans le passé. Un véritable accord est très difficile à envisager car les deux ambitions portent sur le même objet : le même poste de premier secrétaire...

Il va falloir régler le problème de qui parle au nom de l'UPADS et en tant que qui. La scission du parti est consommée, même si dans les faits on ne se l'avoue pas : il y a l'UPADS de Tsaty-Mabiala qui est plus proche de Lissouba dans les apparences puisque c'est l'aile soutenue et reconnue par la famille Lissouba, celle de Paulin Makita et celle de Moukouéké qui est assis sur les textes du parti que chacun lit comme un exégète pour trouver ce qui l'arrange et l'accommoder comme la véritable doctrine.

La politique, chez nous et ailleurs, est le lieu où coule l'argent facile et l'argent facile justifie qu'on se complaise parfois dans un jusque-au-boutisme parce que l'on sait ce que l'on perd et ce que l'on gagnerait si on persistait dans sa posture. Or, parfois, la fierté paie et il faut savoir quitter les choses qui sont en dérive. La zizanie au sein de l'UPADS ne profite qu'à une seule personne : Sassou, même si ici et là, on en recueille des miettes !

Aucun candidat se présentant sous l'épithète upadésienne n'est prêt à engranger la totalité des voix car tous les militants ne se reconnaîtront pas en lui comme comme ce fut le cas pour le candidat Lissouba... et c'est bien là l'effet recherché par le bourreau de Mpila.

Les chances des revendications portées par les deux hommes auraient plus d'impact si le parti avait une vraie démocratie interne et si le gouvernement de Brazzaville ne s'en était pas mêlé. A ce propos, il semble avoir choisi l'UPADS de Poungui car Sassou aimerait avoir comme adversaires politiques des personnalités qui ont un lien de parenté avec lui :

 

 

 

 

 

-Kolélas a épousé la veuve Abemdet et attend la formation du grand parti de Sassou dans lequel figurera certainement Victor Tamba Tamba, toujours dans le cadre de la business politique qui elle ne croit pas aux idées mais aux choses sonnantes et trébuchantes. Même s'il se présentait à la présidence pour le compte du MCDDI, un accord est possible pour que le règne de Sassou continue;

-Poungui, premier vice-président de l'UPADS tsatyenne, probable futur candidat de l'UPADS aux prochaines élections présidentielles, est aussi un parent par alliance de Sassou et Sassou qui lui verse sa rente de premier ministre, soit 7500 euros à se tourner les pouces peut toujours le convaincre à abdiquer pour son compte ;

-le général Ngouélondélé qui semble aussi avoir des vélléités présidentielles est un parent à plus d'un titre.

Dans la business politique, toutes ces personnes sont corruptibles et en tant que parents, des terrains d'entente sont toujours possibles car les alliances humaines, physiques présagent des alliances politiques. Quoi qu'il arrive, Sassou est sûr de s'en tirer à bon compte car l'UPADS comme il l'a déclaré, il a réussi à la casser ! Nous avons démontré que l'accord de circonstance entre Makita et Moukouéké n'est en rien un accord politique : il s'agit comme chez les loups de manger le rival commun (Tsaty-Mabiala) qui possède la louve (UPADS) avant de reprendre leur petite guéguerre de positionnement...

Cela signifie-t-il que Makita et Moukouéké sont morts politiquement ? Non ! C'est à eux de transformer une situation inconfortable en victoire politique. Seulement, il faudrait qu'ils réfléchissent à l'essence même de la politique : il faut gagner les foules si l'on veut aller loin et, à ce propos, Lissouba a été celui qui a véritablement réussi à le faire car l'autre option, celle du coup d'Etat, n'est pas envisageable. Makita est un fin stratège et Moukouéké a un potentiel de mobilisation. Dommage que leur alliance soit juste une alliance virtuelle  : ne s'inspire-t-elle pas largement du pouvoir octroyé par le net ? Nous attendons le site de Tsaty-Mabiala. C'est un passage obligé !

 

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