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7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 23:28

 Nous vous serons très reconnaissants de lire l'article suivant sur le site : http://www.laconscience.com/article.php?id_article=1235

 Attention ! Il ne s'agit que de la partie visible de l'iceberg. En effet, Edith a une clinique à Libreville et s'est même offerte la meilleure boîte de nuit de la capitale gabonaise. N'apparaissent pas tous les biens acquis à l'étranger : en France, en Suisse, etc.

Vous comprendrez combien l'épouse du président gabonais en la personne d'Edith Lucie Bongo est riche. Nous nous permettons de recopier sur notre blog l'ensemble de l'article car le sens est d'éclairer le peuple congolais :


Comment Madame Edith Bongo, fille du Président Sassou pille le Gabon (seulement le Gabon ? Il faut ajouter le Congo pour le compte de papa Sassou)...
La liste des biens acquis par le Président Sassou--Nguesso et sa famille depuis seulement octobre 1997

Sassou Gestion familiale du Congo pour « FETER » le 15 août 2004 à Pointe-Noire dans la transparence.

Le samedi 26 février 2005

Ce que le Président Sassou-Nguesso ne dire pas dans son discours à la Nation.

1°/ SHELTER-AFRIQUE SACOGI : Société chargée de gérer tous les biens de Mme Edith Lucie BONGO, fille du Président SASSOU.

LA société est composée d' Experts comptables et de Financiers Expatriés. Son siège est à Brazzaville (zone industrielle de MPILA ).

2°/ SCLOG - Société Commune de Logistique : Dépôt de carburant situé à Mpila .C'est la propriété de Madame Edith Lucie BONGO , fille du Président SASSOU

3°/ ABS - Agriculture Bâtiment Services : Société de Construction de 125 logements (habitations) entre OYO et EDOU. Elle appartient à Madame Edith Lucie BONGO, fille du Président SASSOU.

4°/ SOGECO - Société d'Electricité du Congo, chargée d'électrifier, (dans un premier temps) BRAZZAVILLE , POINTE- NOIRE, OWANDO, OUESSO, IMPFONDO, OYO et DOLISIE. Le siège se trouve à MPILA dans la zone industrielle. Cette société appartient à Madame Edith Lucie BONGO, fille du Président SASSOU.

5°/ SOGEA - Société chargée de la construction de la route LEKONI (GABON) - LEKETY (CONGO). Cette Société est composée en majorité de travailleurs gabonais. Elle appartient à Monsieur et Madame BONGO, gendre et fille du Président SASSOU.

6°/ ENTREPRISE « NG » : Transformation de la farine de manioc « foufou », propriété de Madame Edith BONGO, fille du Président SASSOU.

7°/ SADEC - Société Agricole pour le Développement de la Cuvette : Fabrication de jus d'ananas. Propriété de Madame Edith BONGO, fille du Président SASSOU.

8°/ SGEC - Société chargée de la Construction de la route OBOUYA - OWANDO et du port de LEKETY ; elle appartient à Madame de Edith BONGO, fille du Président SASSOU.

9°/ SNPC - Société Nationale des Pétroles du Congo (avec comme filiales : SNPC -services, Sonarep, Gazco, Finico, Contrade), a, en réalité pour vrais actionnaires, le Président SASSOU- NGUESSO et sa fille, Mme Edith Lucie BONGO. Cette société a comme PDG Mr Bruno ITOUA, neveu du Président SASSOU et par ailleurs Président du Conseil d'administration de nombreuses entreprises dont la SNDE, la SNE...

10°/ LABO-CITY-CENTER : Laboratoire de Chimie situé dans l'immeuble CITY CENTER, au centre ville à Brazzaville. C'est en réalité un lieu qui sert à la fabrication de la fausse monnaie et au blanchiment de l'argent sale. Le laboratoire appartient à Madame Edith BONGO et Mr Edgar NGUESSO (fille et neveu du Président SASSOU).

11°/ Usine de Fabrication d'Eau Minérale. Installée à Makabadilou au quartier Talanguaï. C'est la propriété du Président SASSOU-NGUESSO et de sa fille, Mme Edith Lucie BONGO.

12°/ Compagnies Aériennes AVIATRADE et CONGO AIR WAYS (en restructuration). Elles appartiennent à deux filles du Président SASSOU : Madame EDITH LUCIE BONGO et sa sœur cadette Madame NGOUELONDELE Ninelle.

13°/ La Société X-OIL CONGO dont le Directeur Général est Monsieur RIBAULS, et le Directeur Commercial Monsieur MOUNGONDO Albert. Appartient à 50 % à la famille SASSOU.

14°/ La Société PUMA CONGO (filiale de TRAFIGURA, basée à LONDRES), présidée par Monsieur DAUPHIN, représentée au CONGO par Monsieur Thierry PLONJOUX et Yves , un belge. Cette société commercialise le brut de souveraineté pour le compte de la SNPC. Le Capital de PUMA CONGO est détenu à 50 % par Monsieur Bruno ITOUA, neveu du Président SASSOU et par la sœur de Madame SASSOU Antoinette.

15°/ Société « AFRICA VISION COMPAGNIE » située dans l'avenue NELSON MANDELA à BRAZZAVILLE, dans l'enceinte de l'ex Banque des Kibanguistes. Elle a pour objet la construction de 12.000 logements (habitations) à Brazzaville, Pointe- Noire, Ollombo, Ouesso, Dolisie, Nkayi, Impfongo, Oyo, Boundji, Lékana, Kinkala, Sibiti, etc…

Cette société appartient à Madame Edtih BONGO , fille du Président SASSOU.

16-°/ SOCOFRAN - Société chargée de la construction des routes et des grands travaux publics : SOCOFRAN est la propriété de M. SASSOU et de sa fille, Madame Edith BONGO.

Cette société est dirigée par un français Mr.Hubert PEINDUNO appelé « Vice-Président » du CONGO par tous les observateurs étrangers à cause de son influence déterminante auprès du Président SASSOU et de sa place envahissante dans l'attribution de marchés de travaux publics et aussi son rôle dans des missions occultes de placement d'argent sale.

17°/ ESCOM - Société chargée de la construction de l'Aéroport d'Ollombo. Madame Edith BONGO, fille du Président SASSOU,est la principale actionnaire.

18°/ SDR - Société de Développement Régional, chargée du traitement de la pierre pour la construction des routes. Propriété de Madame Edith BONGO, fille de SASSOU. Elle est dirigée par Monsieur STRAGET , un sergent belge d'origine hollandaise.

19°/ SOM - Société de Construction des Bâtiments. Elle a en charge la construction de la maison de la Radio et Télé à OYO ainsi que l'Hôtel de la Préfecture d'EWO. Elle appartient à Monsieur SASSOU et sa fille Madame Edith BONGO. Le gestionnaire en est Mr OKONGO Marcel.

20°/ LIBERTIS TELECOM - Société de Télécommunications (Cellulaires), propriété de Madame Edith BONGO, fille de SASSOU, qui vient d'imposer à son beau frère-maire de Brazzaville, Mr HUGUES NGOULONDELE, une publicité gratuite de sa société sur tous les véhicules de transport en commun de personnes et de marchandises , y compris les pousse-pousse et les brouettes « koro-koro »

21°/ SOTELCO - Société de Télécommunications du Congo, dotée de trois Stations Terriennes nodales : à OYO, BRAZZAVILLE, POINTE- NOIRE. Elle appartient au Président SASSOU et à sa fille, Madame Edith BONGO ; qui se sont accaparés, sans contre partie financière, du patrimoine des PTT pourtant privatisé et qui ont supprimé l'appel sur les lignes internationales de téléphone des structures de l'Etat, y compris des hopitaux.

22°/ BGFI - Banque Commerciale gabono-congolaise, où les gros actionnaires sont Monsieur SASSOU -NGUESSO Denis, sa fille, Madame Edith BONGO et le Président OMAR BONGO. Cette Banque est gérée par un gabonais. La BGFI a acquit le siège commercial d'HYDRO CONGO pour une somme modique. A noter que dans cette banque, les comptes de la famille SASSOU sont gérés par le Colonel Jean Dominique OKEMBA, Président du conseil d'administration de BGFI, neveu de SASSOU, qui se passe pour le « vice-Président » du CONGO.

23°/ Usine de Construction d'une ferme industrielle qui sera située à KINTELE. Elle est encore en projet, son objet est de fabriquer les boîtes de conserves. Les chinois sont associés à ce projet. Madame Edith BONGO, fille de SASSOU et Willy NGUESSO, neveu de SASSOU en sont les promoteurs. Les travaux de construction de cette ferme et de l'usine débuteront en septembre 2004.

24°/ CFCO - Compagnie Ferroviaire Congo Océan où Madame Edith BONGO, fille de SASSOU est associée avec des Français. L'objet est la gestion des activités ferroviaires.

25°/ CTB - Compagnie de transport de Brazzaville. Elle se prépare à lancer ses activités. Appartient à Madame Edith BONGO fille du Président SASSOU.

26°/ SOCOTRANS - Société Congolaise de Transit. Appartient à Willy NGUESSO, neveu de SASSOU. Elle s'occupe du transport du brut de souveraineté et assiste au comité de prix qui réunit les représentants de l'Etat congolais et des compagnies pétrolières.

27°/ HOTEL ATLANTIC , en reconstruction à très grands frais à POINTE-NOIRE au centre ville. Appartient à Madame Edith BONGO, fille de SASSOU et son père Président Mr SASSOU-NGUESSO.

28°/ HOTEL OLYMPIC PALACE à BRAZZAVILLE, géré par un libanais, est la propriété du Général Président SASSOU et de sa fille, SASSOU Claudia LEMBOUMBA.

29°/ HOTEL COSMOS à BRAZZAVILLE appartient à l'épouse du Président, Madame Antoinette SASSOU - NGUESSO.

30°/ Les anciens bâtiments de la CNSS à OUENZE sont en cours de réhabilitation, pour la construction d'une clinique de prestige appartenant à Madame Edith BONGO, fille de SASSOU.

31°/ Domaine situé à Etatolo-Brazzaville, d'une superficie de 450.000m2 . Destiné à la construction de 75 logements (habitations) : Autorisation de Construction n° 026 DIGEFUR 2003, appartenant à Madame BONGO Edith BONGO, fille de SASSOU.

32°/ Domaine avec quatre bâtiments à l'ancien emplacement de STUB à Brazzaville. Abattoir situé au centre industriel de MPILA ; Propriété de Madame BONGO Edith, fille du Président SASSOU.

33°/ Domaine OCER, avec immeuble à un niveau et sept grands bâtiments. Situé en face du Camp du régiment des blindés à MPILA -Brazzaville. Est la propriété de Madame Edith BONGO, fille de SASSOU.

34°/ Grand Hôtel - Appartements « la MERIDIENNE », en face de l' hôtel Méridien au centre ville à Brazzaville. C'est la propriété de Madame Edith BONGO, fille de SASSOU.

35°/ Grand Immeuble ex HYDRO CONGO en face de la SNE à Brazzaville. Est devenu la propriété de Mme Edith BONGO, fille de SASSOU.

36°/ Immeuble ex Direction Régionale HYDRO CONGO en face du Crédit Lyonnais Brazzaville, futur siège de la BGFI. C'est la propriété Mme Edith BONGO, fille de SASSOU.

37°/ Immeuble ARC, situé en face de City Center à Brazzaville, siège du Club 2002. Officine politique du Président SASSOU, est la propriété de Mr Willy NGUESSO, neveu du Président SASSOU-NGUESSO.

38°/ Domaine en face du CEG Agostino-NETO, d'une superficie de 8000m2, est la propriété de Edith BONGO, fille de SASSOU.

39°/ Domaine et Immeuble situés dans la zone de la prison de Brazzaville, propriété de Monsieur Edgar NGUESSO, neveu du Général SASSOU-NGUESSO.

40°/ Domaine et Immeuble situé en face de la Faculté des Lettres (BAYARDELLE), siège de SOCOTRANS, est la propriété de Mr Willy NGUESSO, neveu du Général SASSOU- NGUESSO.

41°/ Domaine ex PTT, au quartier Camp Clairon, de plus de 70000m2. C'est la propriété de Mme LEMBOUMBA - SASSOU Claudia, fille du Général SASSOU-NGUESSO.

42°/ Domaine AIR AFRIQUE (15 villas), quartier Air Afrique vers le parquet à Brazzaville. Reconstruite à grands frais avec de tonnes de matériaux importés d'Europe par avion. C'est la propriété de Mr SASSOU-NGUESSO Kiki, fils du Général SASSOU-NGUESSO.

43°/ Immeuble City Center ,est la propriété de Mme Edith BONGO, fille de SASSOU.

44°/ AOGC - Société de transport des carburants. C'est la propriété du Président SASSOU-NGUESSO.

45°/ SOMAC - Société de Gardiennage composée de 840 éléments à Brazzaville et 512 éléments à Pointe-Noire, armés et habillés comme des éléments de la force publique. Cette Société appartient à Mr NGUESSO Maurice, frère du Président ; elle est dirigée par un Colonel angolais qui a comme adjoint un congolais au nom de Moïse KONAMI.

46°/ Vaste Domaine conquis de force à des particuliers. Situé derrière la résidence privée du Président SASSOU à Mpila, il compte 114 terrains. Ce domaine est la propriété de Monsieur SASSOU NGUESSO Denis.

47°/ ATC Fluvial - Société de Transport Fluvial. Elle a la double mission de construire des bateaux et de desservir la zone Nord jusqu'au Centrafrique. Elle est dirigée par un Chinois, et appartient à Jean Dominique OKEMBA, neveu du Président SASSOU-NGUESSO.

48°/ Usine Textile de KINTSOUNDI, appartient à Madame Antoinette SASSOU- NGUESSO qui a signé des accords de partenariat avec des Chinois.

49°/ Palmeraies d'ETOUMBI, OWANDO et SANGHA PALM appartiennent à Mr WAMBA SASSOU-NGUESSO, fils nouvellement reconnu du Président SASSOU.

50°/ Domaine ex OFNACOM à Brazzaville avec 8 grands bâtiments, appartient à Mme Coco SASSOU-NGUESSO, fille du Président SASSOU.

51°/ Ancien Centre Médico Social d'AIR AFRIQUE à l'extrémité de la rue Mbochi après les rails du chemin de fer, est la propriété de Mme Edith BONGO fille de SASSOU, qui projette d'y installer une clinique.

52°/ SCAC - Ancien Immeuble SEACO au centre ville. Magasin de vente en gros des produits surgelés, propriété Mme Edith BONGO fille de SASSOU.

53°/ Usine de Glucosés dans l'immeuble situé à côté du garage municipal à Brazzaville. C'est la propriété de Mme Edith BONGO, fille de SASSOU.

54°/ CCD - Comptoir Congolais du Diamant. C'est une société de vente de diamants en provenance de la RDC via OYO. Son siège est à MPILA dans l'enceinte du domicile privé de Mme Edith BONGO, fille de SASSOU, non loin de l'ancien siège de CODILOU. Cette société est la propriété du Président SASSOU-NGUESSO Denis, de sa fille Mme BONGO Edith et de Mr Jean Pierre BEMBA, vice-Président de la RDC et Mr Jean-Yves Olivier, homme de missions occultes.

Un certain Christian, cousin germain de Jean Pierre BEMBA logé à l'hôtel OLYMPIC PALACE représente le vice-Président de la RDC dans cette société à Brazzaville. A noter que le transport des diamants entre la RDC et OYO est effectué à bord de trois hélicoptères, propriété de Mr BEMBA, basés au camp TSAMBITSO à 20 km d'OYO (camp de formation et d'entrainement du corps d'élites du Président SASSOU).

55°/ LA FAMILLE SASSOU, par l'intermédiaire de SOCOFRAN (de Mr.Hubert PEINDUNO) et de Mr. BERTRANDO et de Mr. TOUNKARA, est propriétaire de 60% du capital de toutes les Banques privatisées après le mois d'octobre 1997 (COFIPA-CAIC...)

56°/ La société des assurances NCA CONGO, filiale de ACTIVA est la propriété du général SASSOU (plus de75%).

57°/ Dans la filière bois, la famille SASSOU sous couvert et avec le concours d'hommes de main , détient plus de 50% du capital des sociétés, notamment la CIB (SANGHA)et MANFHANTHAN (NIARI).

58°/ Tous les champs marginaux de pétrole sont gérés par le général SASSOU et ses amis (Jean François HENIN, DOSSOU, PERODOU, GAVALDA, ABILIO , LE FLOCK PRIGENT, BAKOU ...)

59°/ LIKOUALA S.A. (Société Pétrolière basée à Pointe-Noire gérée par un homme de paille Mr. BAHOUMINA André). Cette société a été créée avec la part cédée au gouvernement congolais par la compagnie Total ex ELF sur son champ de pétrole Likouala. Et au lieu que cette cession atterrisse à la société officielle, quoi que déjà familiale, la SNPC, le Président SASSOU, a crée sa société privée de gestion de réserves de pétrole, Likouala S.A., « véritable véhicule commercial pour le partage des revenus du champ de pétrole Likouala ».

Likouala S.A. a reçu 65% du champ Likouala de Total, évaluée à 160 MILLIONS de dollars us.

60°/ Hôtel Georges à Pointe-Noire, sur l'avenue de l'aéroport. Hôtel de luxe propriété de Mme SASSOU Antoinette

61°/Concession ex Monoprix à Bazzaville. C'est la propriété de Madame Bongo Edith, fille du Président SASSOU .Un immense immeuble est en construction.

62°/ Immeuble de commerce général, de boissons haut de gamme, situé au Beach de Brazzaville en face de l'hôtel Cosmos. Propriété de Madame Antoinette SASSOU.

63°/ SCAC-Pointe-Noire.Situé dans un vaste bâtiment nouvellement construit dans l'avenue DE GAULLE, devant l'hôpital A.SICE. Vente en gros de produits surgelés. C'est la propriété de Madame BONGO, fille du Président SASSOU, dirigée par un libanais.

64°/ Imposant immeuble, ancien siège Air Afrique au centre ville : acheté officiellement par la SNPC et qui va le revendre au Président Sassou et sa fille Edith Bongo.

CONSTAT : TOUS CES BIENS ONT ETE ACQUIS DEPUIS SEULEMENT OCTOBRE 1997.

QUESTION : QUELLE EST L'ORIGINE DE CETTE FORTUNE COLOSSALE ET TOUS CES IMMEUBLES QUI FONT DU PRESIDENT SASSOU ET ET DE SA FAMILLE, LES PLUS RICHES DES CONGOLAIS DE TOUS LES TEMPS ET LES PROPRIETAIRES DU CONGO ? (Source : Africatime)


 
Sassou entre son épouse à gauche et sa fille Edith Lucie Ondimba Sassou, à droite.


 

   Pour compléter la série d'informations sur les biens des hommes politiques congolais, il existe un blog qui parle des biens acquis par les   politiques. Nous mettons le lien en ligne. Bonne lecture !

http://congo-biensmalacquis.over-blog.com/


  Si en dépit de tout ceci, le peuple congolais ne prenait pas conscience  de la prédation que connaît le pays en élisant à nouveau Sassou Nguesso, il faudra dire qu'il s'agit d'un peuple qui aime se faire mal...

 

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7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 22:48

Il n'est pas facile de faire une lecture politique claire de la situation politique africaine sans y faire faire intervenir les anciennes puissances tutélaires coloniales. Parlant du Congo-Brazzaville, vous avez compris que nous parlons de la France, cette puissance qui a du mal à laisser ses anciennes (pas si anciennes que ça) colonies vivre en se départissant de son influence. A tous les stades de notre vie politique depuis la soi-disant indépendance, la France intrigue, fomente, renverse des présidents, soutient ou combat ceux qui ne font pas ses quatre volontés, met en valeur certains pions qu'elle veut pousser, etc.

  Nous savons que Sassou a été soutenu par la France à la promesse de ramener la part du Congo dans le pétrole à 17% au lieu de 33%. Ce contrat profit-oil a été exposé sur le site officiel du Congo pour donner un petit parfum de transparence. Or, l'homme des masses affamées ne l'aurait pas fait ! Et ce contrat "profit-oil" signé sous Lissouba, semble-t-il, court toujours, voilà plus d'une dizaine d'années et ça fait trop pour la grande France. Vous comprenez que madame France ne soit pas contente et que si diplomatie oblige, elle sert la main à Sassou, elle surveille les événements qui se déroule au Congo-Brazzaville avec intérêt. Car elle pourrait trouver intérêt à faire partir Sassou mais il lui faut l'homme de la situation, celui qui pourra leur garantir leurs intérêts particuliers. Tout ceci se trame en haut lieu puisque la politique africaine de la France ressort du droit régalien de la présidence de la République.

  

L'idée serait de faire partir Sassou en douceur, sans effusion de sang pour qu'il puisse "boukouter" ses milliards volés en toute quiétude si ce dernier n'a plus les faveurs du peuple congolais, ce qui semble être le cas.

 Pour cela, il faut préparer sa succession en mettant en orbite une personnalité qui voudrait bien faire ses quatre volontés mais qui aurait l'avantage d'en imposer pour que les choses ne dégénèrent pas en guerre civile. Mais Sassou pourrait aussi conserver le pouvoir, voir une nouvelle guerre surgir. La France travaille pour faire qu'il n'y ait plus de guerre mais dans l'idéal, pour elle, Sassou devrait laisser le tabernacle du pouvoir à quelqu'un d'autre. On organiserait une sorte de coup d'Etat de palais et l'homme des masses affamées s'en irait dans un exil doré sans jamais être jugé ; ce qui risque d'arriver si la véritable démocratie congolaise ne refaisait pas surface. Ni Sassou, ni la France n'ont intérêt à une nouvelle démocratie véritable au Congo cependant pour des raisons différentes :

Sassou y voit la perte de son pouvoir, la possibilité d'un jugement pour crime de guerre, la récupération par les Congolais de tous les biens volés par lui et les siens, la France pourrait y perdre son influence et le pétrole.

 C'est dans ces eaux troubles qu'on entend émerger telle ou telle voix, les puissances du monde ne se préoccupant avant tout que de leurs propres intérêts et ceux de la France ont quelque chose à voir avec notre or noir, notre pétrole dont le prix du baril est si haut (actuellement 78 dollars). Comme quoi, politique et gros sous restent liés.

 

Or, dans cette stratégie politique, il n'y a aucune place pour les intérêts du peuple congolais, ce pourquoi nous attirons votre attention...

 

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3 août 2006 4 03 /08 /août /2006 12:12

Un parti n'existe que pour participer à des échéances politiques : législatives, présidentielles, sénatoriales, etc. Il est soit au pouvoir, dans la mouvance présidentielle, la majorité présidentielle ou dans l'opposition. L'UPADS est clairement dans l'opposition mais ne joue absolument pas son rôle d'opposant au PCT au si l'on veut au Club2000, le nouveau parti de Sassou ; ce qui rend suspect le comportement des uns et des autres de ses dirigeants. 

   Pour cela, il doit présenter une unité, une stabilité dans ses instances et porter un meilleur projet que ses concurrents afin d'envoyer un message clair à ses électeurs. Or, il n'y a pas d'unité car le parti est divisé : une branche du Niari, une branche de la Bouenza, une branche nzabie (qui n'est pourtant pas représentée par un palmier !) et, si rien n'est fait les deux autres palmiers se constitueront en branches du parti.  Le message que l'UPADS envoie à ses militants est celui de la division, de l'incapacité à se gouverner avec une ligne hiérarchique bien définie, de l'absence de démocratie interne, d'une incapacité à mobiliser les forces politiques, à rassembler, à travailler pour un intérêt supérieur : la nation, le pays, le ntsi. Et un tel message n'est pas fait pour gagner des élections !

   Quant à la stabilité, elle n'existe pas non plus (la stabilité suppose en politique un pouvoir affermi, unique, reconnu par tous les militants, un parti qui parle d'une même voix face à l'extérieur) : il y a deux présidents dont un par intérim, deux secrétaires généraux dont un par intérim, deux conseils nationaux, etc. Tout ceci n'est pas fait pour l'émergence d'une ligne hiérarchique claire. Aussi, les militants ne savent plus sur quel pied danser. La guerre de positionnement a supplanté le projet ou la stratégie du parti. On se bat en interne et le combat externe ne compte plus, à l'heure où Sassou accumule les erreurs, à l'heure où le pays va mal, à l'heure où le pays agonise, sans eau, sans électricité, à l'heure où les Congolais meurent de faim, alors même que le pays n'a jamais été aussi riche : plus de 1000 milliards de francs cfa de budget.

    Question projet, on entend dire : "il y a le projet du vieux (Lissouba)". Il suffirait donc de le dépoussiérer. Mais, pas si vite !

Ce projet a-t-il été appliqué lors de  l'exercice du pouvoir ? Si non, pourquoi ? A-t-on étudié sa faisabilité ? Ce qu'il exigeait en ressources, en coût ? Etait-il adapté à l'environnement politique congolais ? L'est-il encore ? Un projet ne doit-il pas s'adapter à la situation politique au lieu de l'inverse ?

    Pourtant, nous avons au sein de ce parti de nombreuses intelligences capables de concevoir, et surtout de réaliser un projet plaçant l'intérêt des Congolais au centre. un projet est un idéal d'actions qu'on pourrait améliorer mais qu'on a envie ou qu'on veut tester.

    Pourtant, nous avons au sein de ce parti de nombreuses intelligences capables de concevoir, et surtout de réaliser un projet plaçant l'intérêt des Congolais au centre. un projet est un idéal d'actions qu'on pourrait améliorer mais qu'on a envie ou qu'on veut tester.
C'est par projet qu'un parti envoie des outputs à l'endroit du peuple lorsque ce parti est au pouvoir. Ce projet doit donc tenir compte des inputs venus de la base populaire car elle représente tout bonnement l'électorat que l'on veut séduire...

   Vu qu'il va y avoir des élections en 2007 et 2009, il va falloir aller au Congrès au plus vite pour qu'il en sorte des instances stables capables de rassurer l'électorat. Il s'agira de porter un projet et de le réaliser, au lieu de se contenter de belles déclarations d'intention. Pour une fois, nous en appelons à l'unité car l'UPADS doit parler d'une seule voix. Il faut que les ambitions portées par les uns et les autres soient à la hauteur des attentes. La politique n'est pas un jeu mais un enjeu car sur la balance, il y a le bien-être ou le mal-être de millions de gens.

    Pourtant, nous avons au sein de ce parti de nombreuses intelligences capables de concevoir, et surtout de réaliser un projet plaçant l'intérêt des Congolais au centre. un projet est un idéal d'actions qu'on pourrait améliorer mais qu'on a envie ou qu'on veut tester.

 

   Ceci doit vite se faire car ensuite, il y aura la phase des campagnes ; ce qui est une autre paire de manche.

Si l'UPADS se maintenait dans ce statu quo incompréhensible, elle ne serait plus qu'un parti politique de paille et ceux qui disent :"L'UPADS, C'EST FINI", auront raison. Et l'idée qu'il serait manipulée par Sassou finirait par prendre corps dans l'esprit déjà suspicieux des Congolais.

  Il s'agit à présent aux uns et aux autres de faire de la politique car pour l'instant, vous faites de l'impolitique. L'impolitique ici peut s'assimiler à de la démagogie. Il y a d'une part les caciques de la politique qui ne savent que faire cela, par intrigues, par manigances et d'autre part la nouvelle classe politique upadsienne qui à mon avis n'apprend ni de ses propres erreurs, ni de celles de ses aînés politiques. L'espace politique est perçu comme un lieu d'enrichissement facile et non un espace où se joue véritablement le sort des Congolais dans le sens de l'amélioration de son quotidien. L'intérêt individuel prime sur l'intérêt collectif. Or, en politique véritable, c'est plutôt la logique inverse qui devrait exister.

   L'on entend dire que les autres partis congolais ne sont pas au beau fixe mais ce n'est pas une raison d'imiter la pagaille alentour ! On devrait au contraire profiter de  ces divisions pour consolider les instances du parti et arriver en rang serré aux élections? La grande question qui se pose aujourd'hui est la suivante : L'UPADS (L'Union) peut-elle survivre à Lissouba ? Nous vous défions de nous donner vos réponses argumentées...

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26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 12:16

Samedi 22 juillet 2006, au C.C.O, à Villeurbanne, les lyonnais ont été conviés à une réunion organisée par le Conclave, une association loi 1901 permettant au Général Emmanuel Ngouélondélé de porter son message sur la nécessité urgente d'un nouvel ordre national au Congo-Brazzaville. Prévue à 14 heures, la réunion a commencé avec un peu de retard car on attendait les Congolais qui une fois de plus, se sont présentés à la fin ; ce qui ne leur a pas empêché de décocher les flèches critiques à l'égard du Général.

  L'homme est arrivé avec la prestance d'un militaire charismatique ayant occupé la hiérarchie de commandant de l'armée. Il a été étonné que les Congolais de Lyon n'aient pas répondu nombreux à son appel et s'est exclamé :"Dites à ceux qui ne sont pas venus qu'ils ne se plaignent plus ! J'ai laissé ma femme seule pour venir à Lyon et je ne trouve qu'une quinzaine de personnes dans cette salle à moitié vide ! Elle a besoin de moi et j'ai besoin d'elle..."

   On a appris que le général de soixante-neuf désormais à la retraite était en France pour des soins médicaux. Il a nous a appris qu'il avait miraculeusement survécu à un accident de la route. Il a reconnu avoir servi douze ans sous Sassou1 et avoir été chef de camp du Président Marien Ngouabi. Chef d'Etat Major sous lissouba, l'homme n'a pas hésité à démissionner au vu du désordre qui règnait au sommet de l'Etat, outré, entre autres, de voir combien l'on tremblait devant une femme de peu de vertu comme Mounari.

   En substance, son message pourrait se résumer en ceci : "Le Congo se meurt, géré par Sassou et son clan comme une épicérie familiale..." Il fallait que les Congolais se levassent pour enrayer la situation. L'eau qu'il a qualifié de premier médicament que Dieu nous a donné, manque au Congo, alors que l'hydrographie de ce pays est un scandale. Tout comme l'électricité. Le pays semble ne plus être dirigé car l'Etat s'est affaibli, la justice a disparu, les Congolais voyant des étrangers l'emporter dans les tribunaux devant des nationaux en corrompant les juges.

  Il a parlé du Conclave qui n'avait pas pour but d'élire un nouveau pape mais d'oeuvrer à un nouvel ordre national, non pas par les armes car les Congolais ayant voulu de la démocratie devait l'assumer jusqu'au bout. Pour sa part, si le peuple congolais le soutenait, il pourrait avoir un rôle à jouer dans la reconstruction d'un Etat fort, la mise en place d'une justice sociale car le spectacle des "vautours" qui se goinfraient autour du Président Sassou l'écoeurait : en effet, lors de sa traversée du désert, seuls quelques membres de sa famille l'avaient suivi. Aujourd'hui, ceux qui pratiquent la politique du ventre l'entourent et pillent les richesses du peuple congolais. En effet, personne n'est poursuivi pour détournement et tout se passe au su et au vu de tout le monde. Il a décrit le fonctionnement de l'Etat à une certaine époque où les agents de l'Etat étaient bien reçus car les rouages de l'Etat fonctionnaient bien : celui qui allait travailler par exemple à Gamboma était bien reçu car les autorités étaient averties de son arrivée. Aujourd'hui, plus rien de tout ça : les sociétés publiques sont coulées puis bradées à des proches du pouvoir, les appartements de l'Etat sont vendus avec eau et électricité à 2 millions de francs cfa, des petits jeunes roulent dans de grosses voitures, tandis que des ministres ou des officiers font du commerce (alors qu'à son époque, on devait choisir entre l'armée et la politique et certains étaient révoqués de l'armée pour avoir possédé un petit taxi) et les maisons à étages étaient contruites à un rythme effréné. Et on voulait qu'il cautionne ce genre de pratiques ? Le Général répond :"Non ! Ngaï té !"

  Le Général a tenu à dire qu'il n'avait rien contre le Président Sassou Nguesso qu'il avait servi comme responsable de la sécurité car il avait avec lui des liens de famille et qu'il n'était pas nécessaire de téléphoner à ce dernier pour lui parler de la réunion : il suffisait de lui prendre rendez-vous avec ce dernier ; il irait lui dire en face ce qu'il disait maintenant.

   Le Congo, a-t-il dit, et nous le savons tous, est un pays immensément riche : bois (il ne comprend pas comment dans un pays producteur de bois, les élèves peuvent suivre les cours assis par terre), pétrole, etc. Si le pays avait été bien géré, on aurait pu utiliser l'argent du pétrole aux investissements économiques. Il a critiqué le projet de l'aéroport d'Olombo, projet qui initialement prévu pour 35 milliards de francs cfa avait déjà dépassé les 100 milliards, des sommes qui auraient pu servir à la construction de deux usines et donner du travail aux Congolais.

   Eu égard à ce constat aberrant, il a écrit à Sassou et a été surpris de voir que sa lettre était sur internet avant d'avoir été lue par le Président Sassou Nguesso. Peut-on encore parler d'Etat dans ces conditions ? " A notre époque, on allait tout faire pour savoir qui avait fait ça..." Il a proposé dans sa lettre deux portes de sortie au Président Sassou Nguesso : ou bien la démission pour aller "boukouter" en paix ce que lui et sa famille avaient amassé, ou bien des élections anticipées. L'entourage du pouvoir s'est dit :"Mais que veut le Général Ngouélondélé ? Il veut embêter Sassou ? " En effet, une petite recherche sur internet montre que de nombreuses voix essaient de défendre l'indéfendable, en prétendant que Sassou a une tâche difficile. Tout de même, il a bien un budget de plus de 1000 milliards de francs cfa  là où Youlou n'avait que 5 milliards !

   Sassou ayant été élu à plus de 80 % des suffrages à la Présidence de la République (plus parce que les Congolais ne voulaient pas d'une autre guerre qu'autre chose : de toute façon, Sassou avait déjà le pouvoir et n'aurait pas pu le lâcher après tant de morts !) n'honorait pas son pays car il n'y avait plus d'Etat et les richesses du pays étaient dilapidées, pillées, détournées sans que personne ne dise mot. Par ailleurs, l'argent détourné, une fois le pouvoir perdu, les banques qui savent que c'est de l'argent volé, ne le rendent pas ! Il a créé le Conclave pour se donner un espace de prédication, un cadre de parole et d'échanges.

  Il a dit que ceux qui avaient quelque chose à lui reprocher n'avaient qu'à le faire. Il vivait de sa pension qui n'atteignait pas le million de francs cfa, dont celle de juin n'était pas encore payée, possédait un appartement loué par un expatrié ; ce qui lui permettait de voyager à l'étranger, notamment en France où il avait deux enfants.

   Parlant de Kolélas, il a dit qu'on l'avait vu esquisser des pas de danse mbochie tout en donnant des billets de 5000 francs cfa aux danseurs. Où avait-il eu cet argent, lui qui venait d'enterrer sa femme ? Pour le Général, l'argent du Congo a un propriétaire :"le peuple congolais" ; or, cet argent est utilisé pour corrompre ce même peuple et celui-ci l'accepte ! Qu'est-ce qui empêchait quelqu'un de prendre l'argent et de ne pas voter Sassou par exemple ? Rien ! Il n'y avait plus d'éthique, de morale dans la conduite des affaires de l'Etat et plus personne ne redoutait de détourner le dénier public tellement règne l'impunité. En effet, comment expliquer l'enrichissement soudain de fils de paysans  à coût de milliards dans leurs comptes à l'étranger ? Tandis qu'il s'émouvait de voir que les fils du Congo, les vrais propriétaires de la richesse, mourir de faim, il a conseillé au Président Sassou de s'en aller en paix avant que cette affaire ne dégénère.

  Quant à l'assistance, il a déploré que tant de gens instruits, docteurs, ingénieurs, entre autres, contraints à faire des petits boulots en France, alors qu'ils auraient mieux à faire chez eux, au Congo !

  Il a parlé d'une forme de démocratie qui existait dans nos traditions quand les anciens se réunissaient et délibéraient ensemble pour le bien de tous. C'est une idée que nous avons aussi car la gestion des ocntentieux dans la tradition avait ceci de fantastique qu'elle résolvait les litiges et ne s'arrêtaient pas là, allant jusqu'à raccommoder le lien social endommagé. La chose collective était respectée et préservée. Nous aurions pu puiser dans nos propres traditions pour créer une démocratie qui aurait eu en plus notre atavique sagesse africaine...

  Il y a eu ensuite la séance de questions. Certains ont marqué leur étonnement vu les accointances du Général avec Sassou : son fils, Hugues est maire de Brazzaville et a pris femme dans la famille Sassou tandis qu'Edgar Nguesso est marié à sa fille. J.M.M. s'est même demandé si ce n'était pas Sassou qui l'envoyait... A cela il a rétorqué que ses enfants étaient libres de faire ce qu'ils voulaient et que les unions en questions étaient scellées avant que Sassou ne devienne Président. D'autres ont affirmé que les problèmes d'eau et d'électricité, entre autres n'étaient pas nouveaux et qu'ils existaient déjà en son temps. Le Général Ngouélondélé a affirmé que les choses ne sont pas comparables car il y a une différence dans la fréquence des coupures et quand l'eau arrive dans le robinet, elle n'est même plus potable. Quelqu'un s'est demandé comment la paix était possible au Congo, alors qu'on ne savait même pas où était enterré le Président Massambat Débat et que lui qui était à la sécurité pouvait-il ignorer ce qui se passait ? Le Général Ngouélondélé a évoqué son passage à la Conférence Nationale dont les résolutions n'ont pas été respectées et a admis que le Président Massamba Débat devait avoir une vraie tombe même si le plus grand stade de Brazzaville porte son nom...

  Il y a ceux qui ont parlé de projet et lui a répondu que les projets, on pouvait en rédiger de très beaux mais souvent, ils restaient lettre morte. Sassou n'avait-il pas sa "Nouvelle Espérance ?" Lui, au contraire pense que l'eau est en soi un projet car donner de l'eau potable à tous les congolais est déjà un grand projet ; ce qui par ailleurs existait à une époque sous forme de fontaines publiques jusqu'à la SNDE vienne vendre l'eau.

   A la question :"Si vous devenez président de la République, jugerez-vous Sassou ?", le général n'a pas directement répondu mais a évoqué ce que Rawlings avait fait au Ghana...

  A l'heure où le Congo se cherche un champion comme à l'époque médiévale pour battre Sassou, le courage de l'homme doit être souligné car rien ne l'oblige à s'insurger contre ceux qui détruisent notre pays.Il peut se contenter de continuer à vivre sa vie paisiblement jusqu'à ce que Dieu le rappelle à lui. L'homme dit que s'il voulait être ministre, il aurait pu le devenir mais que cela ne l'intéresse pas. Il y a comme un cri du coeur de cet homme qui connaît si bien les rouages et les tentations du pouvoir auxquelles il dit ne pas avoir cédé (il a dit qu'il avait eu l'occasion de faire un coup d'Etat mais ne l'avait pas fait).

  Sa démarche est éminemment politique et comme Sassou ne peut démissionner ou organiser des élections anticipées, il ne lui reste plus qu'à se présenter contre Sassou aux élections présidentielles. Il faut qu'il aille jusqu'au bout de sa démarche ! Peut-être est-il celui qui peut nous débarrasser de la vermine Sassou à l'heure où Kolélas lui mange dans la main et où Lissouba n'est plus que l'ombre de lui-même. Seulement, il a 69 ans et en 2009, il aura plus de soixante-dix ans. Or, Sassou, voulant écarter certains adversaires, a limité l'âge de la candidature aux élections présidentielles à moins de 70 ans ! Ce qu'on ne voit nulle part ailleurs. Mais bon, tout est possible...

Nous lui avons dit cette phrase en hébreu : "HaShem yiré Lalevav" (Dieu regarde le coeur). Il y a dans cet homme l'amour de la terre du Congo plus que chez beaucoup de politiques de profession ; ce qu'il n'a pas l'intention de devenir, car lui a été un militaire de carrière, une longue carrière de quarante-un ans... 

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 19:21

 Des rumeurs font état de l'hospitalisation à Paris de Lucie Edith Sassou Ondimba Bongo pour cause de maraboutage outré d'une nouvelle rivale plus fortiche en fétiches ! Omar, Docteur Es Jupon s'est épris d'une nouvelle femme qui manierait aussi bien le coup de rein que l'art de l'envoûtement. Résultat, Edith Lucie, épouse et fille de Président serait hospitalisée à Paris.

   La rumeur dans l'espace politique africain est comme la fumée dont le feu générateur de la vérité brûle si proche, si proche. Edith est malade ; ça pourrait être ça la nouvelle. La cause est jugée mystique. A vrai dire, la fille de Sassou est bien la fille de son père car elle adore les fétiches. L'ex-épouse de Bongo devenue musicienne s'en plaignait souvent. Dans ce genre de guerre, il faut croire que la nouvelle conquête de Bongo est une amazone du fétiche, une samouraï de l'envoûtement.

   Il paraîtrait à ce qu'il paraît que le torchon brûlerait entre Bongo et son jeune beau-père Sassou (n'exagérons rien : le beau-fils peut être plus vieux que le beau-père ; ce n'est pas gravissime !). Il se sait que la fille a défendu son père pendant les moments de traversée du désert (encore qu'à Oyo, il n'y a pas de désert) et lors des événments de 1997. Chez les Sassou, on a le sens de la famille et les membres se soutiennent en cas d'adversité. Sassou doit reprocher à Bongo de ne pas avoir protégé son épouse légitime contre une rivale du dehors. Et la colère doit être à la hauteur du tracas fétichiste causée par la rivale (gabonaise?). Omar, celui qu'on avait surpris dans un hôtel parisien en quête de femmes de joie s'est peut-être lassé de sa jeune épouse mais ça ce n'est que des potins.

  Edith a épousé Omar (un musulman qui adore le dry gin) Ondimba Bongo pour donner à sa mère ce que son père donne à Antoinette Tchibota Sassou. Il paraît qu'elle est arrivée déjà enceinte d'un autre dans le palais de Bongo ! En matière de coucherie, la fille Sassou est bien la fille de son père qui fait des enfants hors mariage, même à des femmes mariées et qui reconnaît quand même les mômes ! Mais dans les palais, cela est d'une banalité, le sexe n'est qu'une forme de pouvoir sans plus et les enfants ne sont pas un problème. Bongo a par ailleurs, et c'est là tout son mérite, de nombreux fils adoptifs...

   Les Gabonaises n'ont jamais apprécié celle qui venue d'ailleurs leur a volé leur "Yaya Bongo". L'heure de la revanche aurait-elle sonné ? Dans la cour des grands, la conquête des grands de ce monde est parfois une affaire de mysticisme : quand le charme de la nature ne suffit pas, il faut passer à une séduction moins naturelle, un peu forcée. Madame Lissouba en sait quelque chose car on lui aurait jeté le mwandza pour avoir arraché le professeur au coeur des Congolaises...

  Nous avons appris que cette guéguerre sentimentale aurait été déclenchée par madame Bongo elle-même qui serait sortie avec un ministre de son père (Sassou), en la personne d'un certain monsieur Okombé. Les gardes du corps gabonais ont vite fait d'informer maître Omar.  Bongo n'aurait fait que de lui rendre la monnaie de son infidélité...

   Dans cette guerre des étoiles, genre forces obscures contre forces obscures, nous attendons les suites avec délectation dans la radio trottoir car il semblerait que le Gabon mène un à zéro mais Darvador Edith n'a pas dit son dernier mot ! Affaire à suivre !

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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 21:56

  Nous avons analysé la fameuse vidéo de la mise en place de la Commission nationale Ad Hoc et de son président par le professeur Lissouba. C'est en effet, la rare fois où il est possible d'étudier le comportement du professeur président car il n'est certainement pas possible de le voir dans son habitacle du XVII ième arrondissement de Paris où Jocelyne et le reste de la famille filtrent les entrées. Nous sommes arrivés à la conclusion que la succession de Lissouba doit être ouverte car l'homme est bel et bien malade et cela se voit dans son comportement.

   Toute analyse sérieuse suppose une base de critères d'appréciation. Les nôtres sont les suivants :

- la vidéo en elle-même (elle n'est pas fameuse, la qualité du son étant par moment mauvaise. Par ailleurs, les propos en nzabi lui donnent plus une connotation familiale qu'une connotation politique. Or, il s'agit de l'avenir d'un parti !);

- l'environnement (familial et non politique car les instances du parti ne sont pas représentées) ;

- le comportement physique de Lissouba (gestes, mouvements, paroles);

- le comportement mental du professeur Lissouba (tout élément permettant d'apprécier la cohérence de sa pensée);

- sa capacité de décision (à décider par lui-même, en toute liberté pour que ses actes soient valables) ;

- sa capacité de computation (capacité à manier des symboles abstraits, notamment l'écriture);

- son degré de lucidité (s'il perçoit bien les enjeux de ses actes ou s'il ne fait qu'exécuter, alors que lui devrait ordonner et les autres obéir. Or, on ne le voit pas donner un ordre de nature politique...);

- l'univers de ses représentations mentales (son monde mental, son imaginaire pour voir si le système politique y a encore une place);

- la cohérence de ses propos (c'est le meilleur signe de la santé mentale, du moins, le premier niveau d'observation).

   Quelle est notre source pour l'obtention de la vidéo ? Nous l'avons téléchargée sur le site www.upads.org . Il s'agit d'essayer d'être le plus objectif possible, de séparer nos émotions des faits, de se tenir aux données que n'importe qui pourrait vérifier.

1. LA VIDEO EN ELLE-MÊME

  • Elle a une durée de treize minutes que nous avons subdivisée en neuf scènes principales (d'autres découpages sont possibles):
  • Scène 1 : Jocelyne Lissouba faisant signer des documents  : elle y apparaît autoritaire, péremptoire car Lissouba n'a que le choix de la signature ;
  • Scène 2 : Mireille Lissouba faisant à son tour signer des documents (on peut se demander pourquoi l'épouse du président n'a pas fait signer tous les papiers ; peut-être une simple procédure de mise en scène ou faut-il y avoir deux préoccupations différentes présentées au président de l'UPADS). Elle apparaît plus douce, plus tendre avec son  père, alors que les signes de tendresse chez Jocelyne n'apparaîtront que lorsque le professeur aura signé les documents qu'elle lui a présentés ;
  • Scène 3 : Gamassa et Lissouba assis (le premier apparaît sans charisme, comme sans grande énergie, or il en faut pour diriger un parti comme l'UPADS tandis que le second est calme ne disant rien) ;
  • Scène 4 : L'apparition du chat : un autre moment de tendresse comme pour empêcher des propos incohérents (qui ont par ailleurs été coupés à plusieurs endroits);
  • Scène 5 : La poignée de main (elle n'est pas spontanée plutôt prise du côté de Lissouba dans le cadre de l'ambiance familiale  où il faille sourire pour l'ambiance);
  • Scène 6 : Devant la télévision dans cette scène de la vie courante, Lissouba est calme);
  • Scène 7 : Lissouba debout (la preuve qu'il peut marcher tout seul et que sa maladie ne serait pas d'ordre physique);
  • Scène 8 : Dehors (la visite du parc) ;
  • Scène 9 : Apparition du préposé à la sécurité (on se demande où il était tout ce temps...).

  En somme, cette vidéo vise à mettre en scène la légalité de la mise en place de la Commission Nationale Ad Hoc qui préparerait le congrès et son président Pascal Gamassa. On ne peut par contre pas  déduire les faits suivants :

1) que l'idée de la commission soit de Lissouba lui-même (or ça fait une grande différence si elle n'est pas de lui ; on peut véritablement parler de manipulation) ;

2) que les documents aient été rédigés par la main même de Lissouba ;

3) que Lissouba ait perçu toute l'importance de la situation.

  Il y a cinq acteurs principaux dans cette mise en scène :

1. Lissouba lui-même (la caution juridique pour donner un semblant de légalité à l'événement);

2. Jocelyne Lissouba (nous apparaît comme l'élément déterminant du système familial, en fait, la personne qui exerce véritablement le pouvoir à la tête du parti ; ce qui est dangereusement illégal, dangereux car elle n'est pas Congolaise et pourrait prendre des décisions qui ne sont pas de l'intérêt du Congo, illégal car elle ne fait pas partie des instances dirigeantes du parti);

3. Mireille Lissouba (elle est très proche de son père et sa qualité de première fille est déterminante dans le système familial de prise de décision );

4. Pascal Gamassa (l'héritier du parti qui je le pense recevra ses ordres de Jocelyne Lissouba. Son choix n'est certainement pas le fait du hasard : Jocelyne et Mireille doivent considérer l'homme comme malléable, influençable);

5. Le "journaliste" qui essaie de donner un sens politique à l'événement qui est somme toute d'ordre familial).

 

2. L'ENVIRONNEMENT

  Il est double : d'abord le salon (qui donne une dimension privative à l'événement) du Président puis l'extérieur, une promenade au parc qui a été présentée comme un au revoir de Lissouba au président de la Commission Nationale Ad Hoc, Pascal Gamassa. Il ne met en scène que des membres de la famille de Lissouba ; ce qui se traduit par des mots en nzabi. Ce n'est donc pas un environnement politique car le parti qui ne saurait se réduire à Lissouba n'y est pas présent, notamment le secrétaire général par intérim, entre autres.  L'illégalité de la mise en place de la Commission Nationale Ad Hoc est manifeste et n'est pas statutaire.

    Quant à l'ambiance, elle est quelque peu tendue au début (on ne peut apprécier tout le processus : mise en place de la stratégie, élaboration de documents...) : Jocelyne apparaît autoritaire (retrait du stylo, petite tape de satisfaction) puis se débride un peu quand Lissouba a signé la deuxième salve de documents présentés par Mireille Lissouba. On théâtralise la poignée de main comme pour symboliser un passage de flambeau, une bénédiction. (Par ailleurs, en Nzabi, Gamassa parlera de "moula", bénédiction...).

    La visite au parc nous montre un Lissouba débarrassé du costume, affublé d'un bonnet car en février, il fait un peu frisquet. Pour rehausser la stature du président, on met en scène le garde du corps qu'on n'avait pas aperçu jusque-là (scène 9).

   La vidéo montre au début un Lissouba qui a vieilli et qui semble sous le poids de médicaments. On constatera qu'au parc Monceau, il sera un peu plus alerte.

3. LE COMPORTEMENT PHYSIQUE DE LISSOUBA

 Physiquement, Lissouba tient debout, parle, signe des documents. Nous avons comparé des documents pour voir si sa signature a évolué ; c'est en effet le cas : la signature présente sur les documents mis en ligne par Sassou ( http://www.congo-site.com/pub/fr/index.php?pageid=homecg.html) sur les contrats proft-oil (qui ont par ailleurs été retirés). Lissouba semble maintenant signer son nom, alors que ce n'était pas le cas quand il était président de la République.

   Au parc, on voit un Lissouba qui marche, fait des gestes de la main, même si son allure montre quelque peu des signes de fatigue. Il se pourrait que ses médecins lui aient recommandé une marche quotidienne. Nous n'avons pas noté de signe de tremblotement.

4. LE COMPORTEMENT MENTAL DU PROFESSEUR LISSOUBA

  C'est à ce niveau qu'il faut tirer le plus d'informations : même si un homme est physiquement diminué, si son mental est sain, cela se ressent sur sa prise de décision, sur sa capacité computationnelle, sur la cohérence de son discours.

  Le fait que Jocelyne et Mireille Lissouba indiquent à Lissouba où il doit apposer sa signature montre que l'homme n'a peut-être pas lu les documents qu'on lui a présentés ou qu'il y a une diminution de sa concentration mentale. Le professeur semble présenter comme des moments d'absence. Il est à noter qu'aucune référence aux documents en question, à l'UPADS ou à la politique du Congo n'est faite par le président Lissouba, lui qui adorait les discours.

   A la fin de la signature des documents que lui présente sa femme apparaît la première incohérence quand il dit à Jocelyne :"Quand tu vas sortir..." On ne comprend pas le sens de ses paroles. Au début de la scène 7, apparaît ce qu'on pourrait peut-être classer comme une autre incohérence quand il parle de la tour Eiffel ; pour plus d'analyse, il eût fallu que le caméraman nous montrât ce qu'il désignait par "tour Eiffel" pour qu'on donne une véritable appréciation. Pour poursuivre dans le sens des incohérences, on peut rapporter dans la scène 6 (devant la télévision), le cas où  Lissouba dit voir quatre personnes alors que l'acteur (ou l'actrice) en verrait trois (hélas, on ne voit pas ce à quoi il fait allusion). Au parc, il fera une référence à Tsingidi, son village natal. Nous passons sur l'allusion à "l'ensemble des gens" que Gamassa a rebaptisé "touristes" qui prendraient leur douche au parc selon le professeur...

  En comparant ses propos avec ceux qu'il avait faits lors des émissions sur le Congo qui furent diffusées sur la Cinq (ARTE), on notera une régression mentale qui ne peut s'expliquer par l'âge mais plutôt par le fait de la maladie ou des effets secondaires des traitements qui lui sont administrés. Il faut un repère de normalité pour juger d'un glissement mental. Cette émission montre un Lissouba qui défend ses positions, argumente, parle de la politique du Congo, de la gestion du pays dans une logique de guerre, etc. On notera par ailleurs que le fameux "journaliste" que le président appellera au parc "fiston" n'interviewe pas le président...

5. SA CAPACITE DE DECISION

  Lissouba dans  la vidéo ne décide pas tout seul : Jocelyne et Mireille Lissouba lui disent quoi faire et où le faire. Dans des circonstances notmales, il n'aurait pas besoin de leur aide ; ce qui traduit un affaiblissement de la capacité à prendre des décisions. Nous en déduisons que Lissouba ne peut plus être à la tête du parti qu'il a créé néanmoins, nous désapprouvons comme de nombreux Congolais le comportement de Gamassa et de la famille Lissouba. Quoi qu'il en soit, Gamassa aura tout le mal du monde à s'imposer à la tête de l'UPADS où la guerre pour le contrôle du parti fait rage. Ce parti renferme tant de fortes personnalités qu'il ne lui sera pas facile de s'imposer sans un réseau de soutien fort.

6. SA CAPACITE DE COMPUTATION

  Nous émettons l'hypothèse que le professeur Lissouba n'a plus la capacité de computation qu'il possédait avant sa maladie ; nous le repérons à partir de la mutation de sa signature et de son écriture granuleuse semblable à celle d'un enfant. Nous estimons que Lissouba n'est pas l'auteur de documents qu'on lui a demandé de signer. En confondant les nombres (il voit 4 là il y a 3), Lissouba montre qu'il connaît bel et bien une régression computationnelle, un autre élément qui doit pousser les cadres de l'UPADS à aller au congrès et à doter le parti d'institutions indiscutables.

7. SON DEGRE DE LUCIDITE

  Si la famille (la femme et la fille Lissouba) ont tenu à remettre le pouvoir du parti à Pascal Gamassa, il faut y voir un aveu de la perte de lucidité (certainement pas totale) du professeur Lissouba. L'épouse Lissouba ayant apparu plus autoritaire que la fille, on pourrait penser que c'est en fait elle qui tient l'UPADS en lieu et place de son époux. Et on peut se demander où elle conduirait le Congo si Lissouba était encore au pouvoir !

8. L'UNIVERS DE SES REPRESENTATIONS MENTALES

 

   Sur une vidéo de treize minutes, il est difficile de tirer quelque enseignement rigoureux mais il nous semble que la politique a été réfoulée de son univers mental car il n'en parle même pas. On notera juste une phrase : "Ils viennent ici, je les ai vus, entendus, je dis bravo, etc." qu'on peut renvoyer à un discours généraliste et non politique.

9. LA COHERENCE DE SES PROPOS

  Son français parlé est correct ; seul fluctue le mouvement de sa pensée qui passe d'une signature de documents à des éléments flous ou du parc à Tsingidi. Il a  conscience de sa maladie puisqu'il affirme : " ...pour l'instant, ça va." Cependant, il n'y a aucun discours soutenu ou d'une abstraction élevée.

 

   Nous affirmons apprécier l'homme et nous déplorons qu'il soit tombé malade alors que son parti aurait pu encore profiter de lui. Il faut se résoudre à penser désormais l'UPADS sans Lissouba à sa tête car l'homme n'est plus que l'ombre de lui-même. Ce qui nous a amené à ne considérer comme viable que les décisions qu'il avait prises quand il était encore sain d'esprit. Pour le reste, allons au Congrès du parti et dotons l'UPADS d'institutions légitimes et durables.

 

L'hôtel particulier du professeur Lissouba, à Paris.

Ceux qui veulent la vidéo peuvent nous en faire la demande...

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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 10:43

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE REPUBLIQUE DU CONGO

SECRETARIAT GENERAL Unite * Travail * Progres

 DU GOUVERNEMENT LOI N __________________ DU ________________________ SUR LES PARTIS POLITIQUES L’ASSEMBLEE NATIONALE ET LE SENAT ONT DELIBERE ET ADOPTE ; LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE PROMULGUE LA LOI DONT LA TENEUR SUIT :

TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES

Article premier : Le parti politique est une association dotée de la personnalité morale qui rassemble des citoyens pour la conquête et la gestion pacifiques du pouvoir autour d’un projet de société démocratique dicté par le souci de réaliser l’intérêt général. Les partis politiques peuvent se constituer en groupements politiques. Au sens de la présente loi, on entend par groupement politique, toute union constituée de plusieurs partis politiques.

Article 2 : Tous les partis politiques doivent, par leurs objectifs, leur programme et leurs pratiques concourir :

    o à la défense de la souveraineté nationale ;

    o à la consolidation de l’indépendance nationale ;

    o à la protection de la forme républicaine et du caractère laïc de l’Etat ;

     o à la défense de la démocratie ;

    o à la protection des libertés fondamentales et des droits de l’homme ;

    o à la sauvegarde de l’unité de l’intégration régionale et sous-régionale qui ne porterait pas atteinte aux intérêts nationaux.

 Article 3 : Les partis politiques doivent , dans leur programme et dans leurs activités, proscrire l’intolérance, l’ethnocentrisme, le fanatisme, le racisme, la xénophobie, l’incitation et le recours à la violence sous toutes ses formes. Aucun parti politique ne peut fonder sa création et son action sur une base et des objectifs comportant : o le sectarisme ;

     o le népotisme ;

    o l’érection d’une confession religieuse en parti politique ; o l’appartenance exclusive à une confession, à un groupe linguistique.

 TITRE II : DE LA CREATION, DE L’ORGANISATION ET DE LA DISSOLUTION

 Article 4 : Les partis politiques se créent librement et exercent leurs activités dns le strict respect de la Constitution et des lois en vigueur.

Cet article 4 est en contradiction avec l'article 6 car s'il affirme la liberté de créer un parti politique, cette liberté est restreinte par la conditionalité de cinq départements de provenance des fondateurs de l'article 6. La loi ne peut affirmer une liberté et l'empêcher de s'exprimer ! En effet, l'article 6 dans son exécution pose deux problèmes :

1) une personne seule ne peut plus être à l'initiative de la création d'un parti. En effet, il en faut au moins 15 ;

2) le caractère multirégional passe avant le consensus par les idées, consensus qui est la vraie base de la création d'un parti !

Article 5 : Tout citoyen, jouissant de ses droits civils et politiques, est libre d’adhérer au parti politique de son choix, à l’exception des membres de la force publique et des magistrats qui doivent dans ce cas se faire mettre en position d’inactivité ou de disponibilité. Les hauts fonctionnaires dirigeants de partis politiques doivent se mettre en position de disponibilité. La liste des hauts fonctionnaires visés à l’alinéa ci-dessus est fixée par décret en Conseil des ministres.

Article 6 : Les membres fondateurs d’un parti politique doivent être originaires d’au moins cinq départements différents à raison de trois membres, au moins, par département.

Cet article est une violation criarde de la démocratie et des libertés fondamentales : la base de la création du parti devient un conglomérat d'au moins 15 personnes issues de cinq départements ! Ce n'est pas ainsi que Sassou évitera le tribalisme et l'ethnocentricisme ; en effet, on se demande si les partis existants sont concernés par ladite loi. Cet article n'aura pour conséquence que de rendre plus difficile la naissance de nouveaux partis. L'article 6 est en contradiction avec l'article premier (principe de création du parti sur la base d'un projet de société) et l'article 2 qui prétend défendre la démocratie et protéger les libertés fondamentales (dont celle de se regrouper librement sur la base des idées fait partie...).

Article 7 : La déclaration de création d’un parti politique s’effectue par le dépot d’un dossier auprès du ministre chargé de l’administration du territoire ou de son représentant qui le lui transmet sans délai. Un délai d’enregistrement est immédiatement communiqué au déposant. Sous réserve des dispositions de l’article 13 de la présente loi, le parti politique acquiert dès lors, la personnalité morale. Elle donne lieu à la perception des frais d’enregistrement. Les groupements politiques, constitués, se créent sur simple déclaration déposée au ministère de l’administration du territoire. La déclaration doit mentionner les partis politiques ainsi regroupés. Elle ne donne pas lieu à perception de frais d’enregistrement.

Article 8 : Le dossier mentionné à l’article ci-dessus comprend :

  o une demande signée et présentée par l’un des membres fondateurs ;

  o le procès-verbal de la réunion constitutive du parti politique. Ledit procès-verbal devra comporter les noms, prénoms, dates et lieux de naissance, le départemnt d’origine et la profession des fondateurs de même que les noms et prénom des dirigeants au niveau national ;

    o quatre exemplaires des statuts ; o les extraits d’acte de naissance des membres fondateurs et des dirigeants ;

    o les casiers judiciaires des membres fondateurs et des dirigeants ;  

    o le certificat de moralité fiscale et le quitus, selon le cas, établi et délivré à chaque membre fondateur ;

    o la dénomination du parti et l’adresse complète de son siège.

Article 9 : Les statuts, prévus à l’article 8 ci-dessus, doivent comporter les indications ci-après :

   o les fondements et les objectifs précis du parti politique ;

   o la composition, les modalités d’élection et de renouvellement, ainsi que la durée du mandat de l’organe exécutif ;

   o l’organisation interne ;

   o les dispositions financières ;

   o le siège national ;

   o les prescriptions des articles 3, 4 et 5 de la présente loi ;

   o la procédure de dévolution des biens en cas de dissolution volontaire.

Article 10 : Après contrôle de conformité, le ministre chargé de l’administration du territoire assure la publication au Journal officiel ou dans tout organe de presse qualifié du récépissé mentionnant le siège du parti, les noms, prénoms, dates et lieux de naissance, adresse, département d’origine, profession et fonction au sein du parti politique des membres fondateurs et des dirigeants. La publication doit intervenir dans les trois mois qui suivent la date de dépôt du dossier.

Article 11 : Le ministre chargé de l’administration du territoire fait procéder, durant le délai visé à l’article 10 ci-dessus, à toute étude, recherche, enquêtes nécessaires au contrôle de la véracité du contenu de la déclaration. Il peut, en outre, obtenir un complément d’information auprès de tout membre fondateur et demander le remplacement de tout membre fondateur ou dirigeant ne remplissant pas les conditions requises par la loi.

Article 12 : Dans le cas où le récépissé n’est pas publié dans le délai de trois mois prévu à l’article 11 ci-dessus pour non conformité à la loi, le ministre chargé de l’administration du territoire est tenu de procéder à une notification motivée au parti politique concerné au plus tard huit jours avant l’expiration du délai de trois mois. Le parti politique concerné peut saisir la chambre administrative de la Cour suprême dans les quinze jours de la notification. La Cour statue dans un délai de soixante à quatre-vingt dix jours. Si à l’expiration du délai de trois mois aucune notification n’est intervenue le dossier de déclaration est réputé conforme à la loi. En cas de saisine de la Cour suprême, le parti politique poursuit normalement ses activités jusqu’à la décision définitive de la Cour.

Article 13 : Tout changement, survenu dans la direction ou dans l’administration d’un parti politique, toute modification apportée aux statuts doivent, dans le mois qui suit la décision de l’organe concerné, faire l’objet d’une déclaration dans les mêmes formes et conditions que celles prévues aux articles 8 et 9 ci-dessus. Toute nouvelle installation de représentations locales doit faire l’objet d’une simple déclaration écrite à l’autorité de la circonscription administrative concernée.

Article 14 : Les dirigeants des partis ne peuvent être inquiétés pour leurs opinions et leurs activités se rapportant à l’exercice de leurs fonctins politiques.

Article 15 (celui qui met Lissouba, Makita, Moukouéké et Gamassa hors jeu)

: Nul ne peut être fondateur ou dirigeant d’un parti politique :

  o s’il n’est de nationalité congolaise ;

   o s’il n’est âgé de 25 ans au moins ;

   o s’il ne jouit de ses droits civils et politiques et s’il n’a été condamné à une peine infamante ;

   o s’il n’a, en ce qui concerne les dirigeants, son domicile ou sa résidence sur le territoire national.

Article 16 : En cas de violation des lois en vigueur par tout parti politique, en cas d’urgence ou de trouble à l’ordre public, le ministre chargé de l’administration du territoire peut prendred la décision, immédiatement exécutoire, de suspension de toutes les activités du parti concerné et ordonner la fermeture, à titre provisoire, de touts les locaux dudit parti. La décision de suspension est motivée et doit comporter la durée de la suspension. Elle est notifiée immédiatement au représentant légal du parti et au Procureur de la République. Aucune mesure de suspension ne doit excéder une durée de trois mois.

Article 17 : Le ministre chargé de l’administration du territoire saisit, dans les 48 heures qui suivent la décision de suspension ou de fermeture, la chambre administrative de la Cour suprême qui statue dans les trentes jours qui suivent sa saisine. Le parti politique concerné peut également saisir la Cour suprême dans les quinze jours de la notification ; la Cour devra statuer dans le mëme délai que ci-dessus. Au cas où les délais fixés aux alinéas 1 et 2 du présent article ne sont pas respectés par le ministre chargé de l’administration du territoire ou par la Cour suprême, la décision de suspension devient caduque.

Article 18 : Le ministre chargé de l’administration du territoire peut demander la dissolution par voie judiciaire de tout parti politique. La chambre administrative de la Cour suprême statue sur la demande de dissolution dans les trente jours qui suivent sa saisine.

TITRE III : DES RESSOURCES ET DU PATRIMOINE

Article 19 : Les activités des partis politiques et des groupements politiques sont financées au moyen des ressources ci-après : o les cotisations des membres ;

     o les dons et legs ;

     o les revenus liés à leurs activités y compris des activités lucratives ;

     o les subventions de l’Etat.

Article 20 : Les partis politiques et les groupements politiques peuvent acquérir, à titre gracieux ou onéreux et administrer :

  o des locaux et matériels destinés à leurs administrations et aux réunions de leurs membres ;

  o des biens nécessaires à leurs activités. Ils peuvent éditer tous les documents ou périodiques dans le strict respect des lois et règlements en vigueur.

Article 21 : Le patrimoine des partis politiques et des groupements politiques est utilisé exclusivement dans le but de réaliser les tâches et les objectifs prévus par leurs statuts et leurs programmes.

Article 22 : Les partis politiques et les groupements politiques bénéficient d’un financement public et d’un financement privé.

 

TITRE IV : DU FINANCEMENT

Chapitre I : Du financement public

Article 23 : Les partis politiques ont droit à un financement de l’Etat. La subvention allouée aux partis politiques et aux groupements politiques est inscrite au budget de l’Etat.

Article 24 : L’Etat apporte, d’une manière équitable, son concours financier aux partis politiques et groupements politiques représentés au Parlement, ainsi qu’aux formations politiques représentant une partie significative duc corps électoral et ayant obtenu, à l’occasion de l’élection présidentielle, au moins 15% des suffrages exprimés.

Article 25 : Les subventions de l’Etat sont allouées aux partis politiques qui participent aux élections législatives et sénatoriales, selon les critères basés sur le nombre de sièges au Parlement et les résultats obtenus aux élections locales et présidentielles.

Article 26 : L’Etat participe au financement des campagnes présidentielles, législatives, sénatoriales et locales par :

  o la prise en charge des dépenses des partis politiques relatives notamment à la confection, l’édition et límpression des bulletins de vote, à la réalisation et à la diffusion d’émissions sur les antennes du secteur public, au remboursement des frais de campagne déboursés par les candidats à l’élection présidentielle ayant obtenu quinze pour cent des suffrages exprimés ;

  o le remboursement de frais de campagne présidentielle pour les partis et les groupements politiques ayant obtenus 15% des suffrages à l’élection présidentielle.

Chapitre II : Du financement privé

Article 27 : Les partis politiques et les groupements politiques sont financés à titre privé par :

  o les cotisations des membres ;

  o les dons et legs ;

  o les revenus liés à leurs activités.

Article 28 : Le montant des cotisations des membres du parti politique et du groupement politique est fixé librement par ceux-ci.

Article 29 : Les partis politiques peuvent recevoir des dons, des legs et des libéralités qui doivent faire l’objet d’une déclaration au ministère chargé de l’administration du territoire, en mentionnant les auteurs, la nature et la valeur des dons, des legs et des libéralités.

Article 30 : Il est interdit aux partis politiques et groupements politiques de recevoir des entreprises industrielles et commerciales, des églises ou des confessions religieuses, des dons, des legs et des libéralités. Les dons, les legs et les libéralités ne peuvent provenir que des personnes physiques ou morales identifiées. Les dons, les legs et les libéralités d’origine nationale ne peuvent excéder cent fois le salaire national minimum garanti, par donation par an et par personne physique ou morale. Les dons, les legs et les libéralités d’origine extérieure ne doivent en aucun cas dépasser 25% du montant total des ressouces annuelles propres au parti politique. En cas d’irrégularité ou de contestation, le ministre chargé de l’administration du territoire saisit la chambre administrative de la Cour suprême pour obtenir la saisie et la confiscation au profit du trésor public, des dons, legs et libéralités irréguliers.

TITRE V : DES DISPOSITIONS CONSERVATOIRES ET PENALES

Article 31 : Sans préjudice des autres dispositions en vigueur, quiconque, en violation de la présente loi fonde, dirige ou administre un parti politique sous quelque forme ou quelque dénomination que ce soit, encourt une peine d’emprisonnement de trois mois à douze mois et une amende de 500.000 francs CFA à 1.000.000 de francs CFA ou l’une de ces deux peines seulement. Quiconque, sciemment, administre ou fait partie d’un parti qui se serait maintenu pendant sa suspension ou reconstitué après sa dissolution, encourt les mêmes peines prévues à l’alinéa précédent.

Article 32 : Tout dirigeant ou membre de parti politique qui, par ses écrits, déclarations publiques, démarches, incite au trouble à l’ordre public ou trouble l’ordre public et cherche à s’emparer du pouvoir d’Etat de manière illégale, encourt la peine de deux ans à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 1.000.000 à 2.000.000 de francs CFA sans préjudice de dissolution du parti concerné.

Article 33 : Tout dirigeant d’un parti politique ou d’un groupement politique, qui crée une milice (c'est normal : la milice de Sassou, les Cobras, est l'actuelle simulacre d'armée !) ou l’entretien, est traduit en justice et encourt la peine de réclusion de cinq à dix ans et une amende de 1.000.000 à 5.000.000 de francs CFA, sans préjudice de dissolution du parti concerné.

 

TITRE VI : DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES

Article 34 : Les partis ou les groupements politiques peuvent s’associer librement dans le cadre de la coopération inter-partis sur le plan national et intenational dans le stict respect des dispositions de la présente loi. Article 35 : Les partis politiques peuvent créer, en leur sein, des associations régies par la loi de 1901.

Article 36 : Une confession religieuse ne peut s’ériger en parti politique.

Article 37 : Les partis politiques légalement créés avant la promulgation de la présente loi demeurent, et doivent se conformer dans l’exercice de leurs activités, aux dispositions de la présente loi dans un délai de six mois.

Article 38 : Les activités des partis politiques, à l’occasion des réunions publiques d’information et des opérations électorales, sont régies par les dispositions des lois en vigueur.

Article 39 : La présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, sera publiée au Journal officiel et exécutée comme loi de l’Etat :

   Fait à Brazzaville, le Par le Président de la République Denis SASSOU N’GUESSO,

    Le ministre de l’administration du Le ministre de l’économie, territoire et de la décentralisation des finances et du budget François IBOVI,

 Pacifique ISSOIBEKA, Le garde des sceaux,

 le ministre de la justice et des droits humains Gabriel ENTCHIA - EBIA

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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 21:53

   Le Congo-Brazzaville connaît une grève qui dure depuis quelques jours. Nous l'avons appris en téléphonant ce matin à Pointe-Noire. Entre coupures intempestives d'électricité (alors que les turbines du barrage de Moukoukoulou tournent au rabais) et d'eau, ceux qui travaillent dans les transports en ont assez d'une augmentation des carburants dans un soi-disant pays producteur de pétrole. Même en France, quand les carburants augmentent trop, on voit les pêcheurs et les routiers protester. Si ce n'était que ça ! Hélas, on déplore une augmentation généralisée du coût de la vie de la cacahuète à la parcelle dont le prix fait l'objet d'une spéculation éhontée et injustifiée dans un pays où l'espace n'est pas un problème. Il n'y a aucune politique de contrôle ou de maîtrise de l'inflation et des prix. 

   Cette grève a forcément d'énormes répercussions sur toute l'activité socio-économique du Congo car de nombreuses activités dépendent du bon fonctionnement du transport des hommes et des biens. Cependant, si c'est la seule façon de protester contre le tyran, alors, il faut le faire, en restant tranquille chez soi (Sassou est capable néanmoins de venir vous chercher chez vous manu militari pour vous obliger à travailler). Sassou et son système mafieux n'auront aucun problème pour se rendre à leurs lieux de pillage car ils ont de quoi payer le carburant en puisant dans les caisses de l'Etat.

   De notre avis, Sassou s'en moquera à moins que cette grève limitée se transforme en grève générale paralysant tout le pays. Il en a été ainsi de la grève des enseignants. Congolais, levez-vous comme un seul homme contre la tyrannie ! Il n'y a de dictateur que lorsque le peuple est faible. Un seul homme ne vaut pas plus que tout un peuple, alors, battez-vous, revendiquez vos droits, bougez le léviathan ! Encore faut-il que les syndicats soient capables de mobiliser mais chacun sait qu'ils sont tous corrompus ou ont peur. La peur d'un peuple a pour conséquence la mort de ce même peuple à petit feu...

   Encore une fois, ceux qui trinquent ce sont les petites gens qui essaient de joindre difficilement les deux bouts sans y parvenir, alors que dans le même temps, les pétrodollars coulent à flot juste pour le bon plaisir du clan Sassou qui construit ou achète maison sur maison, hôtel sur hôtel (Sassou aurait même chassé ses frères pêcheurs béninois, en prétextant d'une course de voiliers, pour permettre à l'une de ses filles de se contruire un complexe hôtelier au bord de l'océan atlantique, comme quoi, la famille passe avant le reste).

   Il faut que les Congolais réclament une autre conférence nationale souveraine car c'est le seul moyen de redonner un sens à la politique dans notre pays. Nous devons nous débarrasser de Sassou Nguesso, une fois pour toutes. Rien n'est impossible : il suffit de le vouloir tous car Sassou ne peut pas tuer tout un peuple pour sa soif infinie de pouvoir. Il faut paralyser tout le pays, dénoncer les magouilles par tous les moyens ; vous avez internet pour ça, le téléphone, les journaux, les médias. Alors, faites vôtre la maxime de De Gaulle lors de la seconde guerre mondiale : " Se taire, c'est déjà perdre..." et parlez ! (Vous comprenez pourquoi, nous ne pouvons nous taire).

   Les grandes villes du Congo sont devenues des dépotoirs où le typhus, alors que la malaria seule faisait déjà d'énormes ravages, est de retour car les services de voirie sont inexistants et l'eau n'est pas potable puisque le système d'adduction d'eau date de la colonisation. Je ne parle pas de la faim qui poussent de nombreux enfants à la mendicité tandis que les rétraités n'ont leurs pensions qu'au bon plaisir du roi Sassou (là encore il faut être du nord sinon on s'entend dire :" Allez voir Lissouba pour qu'il vous paye vos pensions...").

   Vous comprenez pourquoi nous exhortons la classe politique à se concentrer sur la source du mal, le diable en personne, Sassou, au lieu de regarder leur nombril et de se contenter de combats de coqs pour le contrôle de partis dont les militants semblent de plus en plus déçus par le comportement de ces vieux requins prêts à s'entre-dévorer pour jouer les premiers rôles. Le peuple a besoin d'un classe politique qui sait laisser ses différends de côté pour défendre des causes dignes d'intérêt. Et au Congo, ce n'est pas ce qui manque. Or, on assiste à des mascarades de réunions de ville en ville en France dont les cassettes vidéos atterrissent curieusement sur la table de Sassou car pour exister politiquement, notamment à l'étranger, il faut continuer à secouer les casseroles. Sassou prouve qu'il a infiltré nos partis et se débrouille pour qu'ils ne puissent pas fonctionner car "quand les coqs se battent, le cafard peut être tranquille", dit un proverbe de chez nous...

   Sans le savoir, Sassou est en train de créer les conditions qui pousseront les Congolais à se soulever : en effet, il arrive que la douleur et la souffrance sont telles que l'on se risque à braver la mort puisque de toute façon, la faim et la misère vous disent :"Si vous ne faites rien, vous allez mourir quand même !" La gangrène n'a pas encore atteint l'os. Cependant, le combat politique est le combat de tous et ne peut aboutir qui si les organisations politiques, à savoir, les partis, sont capables de porter des projets utiles, de mobiliser et d'encadrer les forces populaires.

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2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 21:38

Chers compatriotes,

                         chers amis,

                         chers blogueurs,

   voici enfin le texte du projet (ce qui au Congo, au vu de la paresse intellectuelle, peut déjà passer pour la loi elle-même) de la loi sur les partis concoctée par le président Sassou Nguesso. Vous lirez avec intérêt l'article 15 qui met hors jeu Lissouba, Makita, Gamassa et Moukouéké car ils résident ou ont leur domicile en France. Le "ou" est très important car on peut avoir son domicile au Congo et résider en France. Si Sassou n'avait retenu que la domiciliation, les leaders auraient pu déclarer qu'ils sont domiciliés au Congo tout en résidant en France ou ailleurs. Les conséquences juridiques de l'article 15 ont été étudiées pour qu'il ait un caractère excluant dans tous les cas de figures (seule domiciliation, seule résidence, domiciliation et résidence, selon la règle du ou logique).

   Nous apporterons une appréciation très bientôt sur le site et vous pourrez comprendre les enjeux politiques (non démocratiques) de cette loi.

   Si vous ajoutez le texte de la Constitution sassouienne que nous mettrons bientôt en ligne qui exclut une candidature à la présidente au-delà de soixante-dix (ce qui empêcherait même un Lissouba valide de se présenter contre Sassou dans la conjoncture actuelle) ans, et impose d'avoir vécu trois ans au Congo (résidence), vous comprendrez pourquoi, nous nous demandions si Kolélas n'a pas déjà été mis hors jeu pour la prochaine élection.... Le but final pour Sassou est de n'avoir que des adversaires politiques de faible envergure et c'est tout le contraire de la démocratie.

Nous essayons de vous apporter, chers compatriotes, une meilleure compréhension de la vie politique de notre pays.

Il est à noter que nous voulons que la critique amène Sassou à changer, à comprendre que l'argent public n'est pas le sien mais celui de tout le peuple congolais et que l'utiliser à des fins privées et familiales est un délit grave.

   Nous attendons qu'il (monsieur Sassou)  mette en place une loi de la gestion de l'argent public pour qu'une certaine éthique guide l'utilisation du denier public, avec interdiction de donner des marchés d'Etat à la famille mais de procéder par appel d'offres afin de retenir les meilleures candidatures.

 


 

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24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 10:29

Depuis 1960, une constante caractérise la culture politique congolaise : elle est à la fois faite de contestations, de rivalités, d'exclusion sur la base des passions, des valeurs aléatoires de l'ethnie qui reste la base fondamentale de ralliement politique. L'ethnie, champ de privilèges sociaux, est un pendant de la colonisation qui était un espace de privilèges pour le colon français excluant l'autochtone dans l'accès à ses propres richesses. En somme, on a perpétué les valeurs de la société coloniale excluante, divisante, plaçant une minorité au-dessus du tout social qui n'a que des droits primaires au travers de la bureaucratie administrative d'Etat. Ce parralélisme de la société coloniale et de la nation congolaise dite indépendante montre que les schèmes de construction sociale restent ceux de la colonisation qui par ailleurs a institué une économie extravertie tournée vers l'extérieur, vers l'intérêt de la France.

   Ces valeurs charnelles fondées sur les particularismes comme mode de cooptation politique et administrative (une ethnie est la superclasse classe nationale exerçant le pouvoir pour son propre intérêt...) exacerbent les passions qui ont tendance à se reproduire à l'infini,chaque voulant à son tour exclure les autres, ainsi de suite. Or, il n'y a pas un seul Congolais qui ne soit pas membre d'une ethnie ! Et celles-ci ne sont pas prêtes à disparaître ! L'art machiavélique de diviser pour régner est l'antithèse même de la nation qui fait de la totalité sociale le principe cardinal organisationnel, de sorte que chacun, au titre suffisant de membre du tout, a déjà des droits égalitaires fondamentaux aux autres, indépendamment du lieu de naissance, de l'origine ethnique, de la famille, qui sont autant d'aléas de dame nature. Ces différentialités ont des valeurs communes issues des traditions bantoues millénaires, traditions qui plaçaient l'homme au piedestal de l'importance. En effet, il n'y avait aucun bien de prestige supérieur à l'homme dans toutes les communautés traditionnelles bantoues.

   L'on comprend la rupture mentale quand se greffe l'idéologie marchande qui considère que l'homme ne vaut plus pour ce qu'il est mais pour ce qu'il a (le pauvre en dollars ne vaut plus rien alors que rien ne peut être plus grand que sa nature d'être humain ! Vous comprendrez que cette logique tue, fait tuer des petites gens en dollars car quand on quantifie, on fait apparaître de manière quantitative une différence d'importance qui ne se justifie pas dans l'ordre de la nature). Et, à cela s'ajoute, une répartition injuste du revenu national perçu au nom du tout pour la simple satisfaction de quelques appétits goulus agitant les ressemblances ethno-régionales.   Indira Ghandi estimait que la terre avait assez de richesses pour nourrir toute l'humanité mais qu'elle n'en avait pas assez pour satisfaire la gloutonnerie maladive de quelques individus ! A méditer !

    Le Congo comme nation est à faire et reste à faire, tout comme son indépendance politique : et ce faisant, on inoculerait déjà les prémisses d'une démocratie politique au travers d'une justice sociale qui a été réalisée en Europe par une organisation spécifique en l'entreprise capitaliste basée sur les compétences, l'acquisition d'un savoir et non plus simplement par les liens de sang : si le fils du patron ne sait pas créer des logiciels, on ne peut lui donner ce travail au simple titre de fils du patron ! C'est tout bonnement contre productif. Le capitalisme introduit une dimension objective dans l'employabilité des hommes et la démocratie n'est que son mode de régualtion sociale. L'on constatera donc qu'il est possible de faire l'hypothèse selon laquelle la démocratie est fille du capitalisme car la recherche de la performance libérale appelle l'optimisation des facultés humaines qui ne sont plus reconnues comme des privilèges mais des propriétés intrinsèques aux personnes.

   Au Congo-Brazzaville, les événements qui sévissent dans les partis montrent que la boucle des valeurs excluantes persiste et si l'on ne fait rien, rien ne changera car il y aura juste substitution d'un acteur collectif (le groupe au pouvoir = l'ethnie au pouvoir) à un autre, tandis que les mêmes contradictions sociales perdureront.

   L'UPADS a été une manifestation politique accidentelle qui aurait pu entraîner l'amorce d'un mouvement conduisant véritablement à la démocratie sociale car dans le cadre d'un multipartisme, ses objectifs n'étaient la satisfaction d'une ethnie sur les autres. L'UPADS, du nord au sud, est apparu comme un parti non nzabi, un parti national, alors que le PCT qui n'avait d'attrait que son monopartisme, le RDPS, le MCCDI étaient tous des partis à caractère ethnique. Sans le vent de la perestroïka, nous n'aurions jamais entendu parler de démocratie au Congo. (Je pense d'ailleurs qu'il nous faut une autre Conférence Nationale Souveraine, faites circuler l'idée !!).

    Cependant, les forces du statu quo en oeuvre par la personne de Sassou Nguesso sont en train de ramener les choses qui sortaient du cycle corrompu vers ce dernier. Les Nzabis autour de Gamassa (ils oublient que Lissouba n'aurait jamais été élu président du Congo si seuls les Nzabis l'avaient élu), les Bembés autour de Moukouéké (il n'y a qu'à voir son entourage, son secrétariat...), les gens du Niari autour de Paulin Makita font que quel que soit le groupe qui prendra le pouvoir après le congrès du parti, celui-ci retombera dans les vapeurs obscures de la logique du clivage ethnique garantissant une rédistribution asymétrique des richesses nationales pour une ethnie, et, à ce jeu-là, Sassou sera toujours gagnant. Il y  a un pacte ethnique tacite pressenti par ceux qui soutiennent les leaders politiques à ce titre : "notre appartenance commune à l'ethnie X est notre projet. Quand tu deviendras président de la république, tu devras t'en souvenir et donner à l'ethnie ce qu'elle attend de toi". La conséquence en est que le pouvoir n'est plus une affaire d'idées et de projet global national mais d'appartenanc ethnique : il faut coûte que coûte soutenir son leader ethnique sur la simple base de l'ethnie, de la différence ethnique, alors qu'ailleurs, dans les vraies démocraties, ce qui prévaut, ce sont les idées, le projet politique... Jugeons les hommes par les projets qu'ils portent et non parce qu'ils sont de notre ethnie ! On n'est pas maire de Paris parce qu'on est né à Paris...

    Il faut donc réfléchir à la façon de changer cet état de choses injustes par une révolution sociale qui pour une fois placerait des valeurs nationales au-dessus des valeurs ethniques favorables à la poursuite du projet colonial français.

    On ne pense pas avec son coeur sinon Dieu se serait passé de la création du cerveau et nous aurions ressemblé à des hydres monocellulaires ! Sur certains sites, la lutte tribale, les insultes, les états d'âme vont bon train. Cela ne préjuge rien de bon car ceux qui nous dominent ne sont pas nés avec un couteau à la main ; ils ont tout simplement admis que le principe de raison était le principe le plus important et ils l'utilisent à merveille pour que nous restions leurs esclaves pour l'éternité (en effet, seule l'appelation change : esclaves, colonisés, affranchis, néo-colonisés, le rapport à la base est le même : " dominer ces abrutis de nègres qui n'ont pu goûter à la modernité que grâce à nous et continuer à faire que leurs pays, leur continent, leurs richesses ne leur appartiennent toujours pas comme au temps de l'esclavage...")...

Mouvimat IBOUANGA LOUNDOU

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