Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 19:35
Depuis que monsieur Denis Sassou Nguesso s'est autoproclamé illégitimement "reptile royal" derechef, aucun chef d'Etat européen n'a officiellement reconnu ce pouvoir. C'est qu'il y a de la gêne dans cette affaire. De l'agacement aussi. C'est que les frasques du clan Denis Sassou Nguesso apparaissent au grand jour et il devient de plus en plus difficile de soutenir - même pour des raisons financières un régime criminel et criminogène, un régime corrompu et corrupteur qui fait la honte de la gent humaine. Certes, face aux pesanteurs de l'argent, le droit se fait muet ou aveugle mais l'occident semble être à la croisée des chemins car il y va de la survie du modèle civilisationnel qu'il vante comme être le meilleur  déjà mis à mal par le saccage de la planète dont le climat se dérègle. Ce modèle semble poursuivre une logique suicidaire pour des intérêts pécuniaires ;  d'où son soutien à des énergumènes comme Denis Sassou Nguesso qui n'ont aucune considération pour la vie humaine. Hier, ce sont les Français qui n'avaient aucune considération pour les autochtones des colonies, aujourd'hui, c'est un nègre en chef qui n'a aucune considération pour ses propres compatriotes. Au nom de la grandeur : en effet, le chef des esclaves est un chef tout de même et il a pour lui toutes les miettes de richesses que lui laisse le maître. Ce comportement risque de provoquer un jour la fin de la puissance française car un nouvel esprit africain éclot doucement et il est prévisible que le règne de la France sur ses ex-colonies au travers d'Etats faibles, corrompus et totalement à la solde des puissances de l'argent est sur le point de prendre fin.  D'aucuns diront la françafrique a  des ressources mais l'histoire aussi. Hélas, tout a une fin et la françafrique doit se résoudre à mourir à son tour. Elle ne peut perdurer indéfiniment.
Le problème de Sarkozy est simple : il faut sauver la face d'un système monstrueux qui la sert si bien et la France est prête à tout - d'abord à exiger à Sassou une modification de sa Constitution pour créer un poste de vice-président qui accéderait automatiquement au pouvoir s'il venait à décéder et ensuite mettre en place un gouvernement d'union nationale car Sarkozy sait très bien que Denis Sassou Nguesso salit l'image de la France qui l'a ramené au pouvoir en  gérant le pouvoir comme un bien privé. L'homme de la rupture verbale, Nicolas Sarkozy, chercherait, selon la rumeur qui m'est parvenue lors de mon séjour à Paris, un moyen pour donner un semblant de "légitimité
" à son valet Denis Sassou Nguesso. Et le moyen qu'il aurait trouvé pour divertir les Congolais serait de boutiquer un gouvernement d'union nationale, véritable raison, paraît-il pour laquelle certains membres du "Front" seraient à Paris.
Sassou Nguesso, Sarkozy le sait, eu égard à tous les éléments dont il dispose, n'est plus président de la république car il ne peut fonder une légitimité sur la tricherie, la violation de toutes les lois électorales. La présence de Sarkozy à Brazzaville pour redorer l'image de monsieur Sassou nguesso n'a pas suffi à redorer son image et la France redoute que l'affaire lui échappe car il y a une tension sourde au Congo qui pourrait trouver une fissure un jour et exploser au visage de la puissance qui tire toujours les ficelles au Congo. Il y a trop d'enjeux, trop d'argent à perdre pour la folie d'un seul.  La France, pour les intérêts d'un Bolloré et de Total-Elf-Fina, est prête à tout et nous devons continuer à la pousser dans ses retranchements car Sarkozy, en ce qui concerne ses promesses africaines, a déjà échoué. Il a été forcé de soutenir Denis Sassou Nguesso sous le conseil de Claude Guéant.
Samedi, les Congolais ont organisé une marche et nous n'avons pas vu un seul membre du "Front" dont j'ai du mal à qualifier comme "Front de l'opposition" car ils semblent tous, pour ce qui est de ses membres, rechercher à entrer dans le cercle des positions dominantes qui fait que pour l'instant, notre pays est victime de trahison perpétuelle. La marche était pourtant prévue pour demander un dialogue national inclusif mais on voit très bien que ceux qui se mettent aux avan-postes veulent directement prendre leurs ordres auprès de monsieur Sarkozy en personne. Ils  ont beau dire : "Vous ne savez pas ce que nous endurons au pays ; vous êtes ici, en France, etc" , leur crédibilité est petit à petit entamée. En fait, en jouant le rôle d'une fausse opposition qui ne s'oppose en rien et qui a juste profité de l'opportunité de l'élection présidentielle pour jouer les premiers rôles, cette opposition donne un peu de crédibilité démocratique à monsieur Denis Sassou Nguesso comme pour dire : "Vous voyez ? Au Congo, il y a une opposition !" Il y a ceux qui pensent qu'il vaut mieux une opposition que rien, même une opposition de façade. En se présentant à l'élection présidentielle tous ensemble au lieu de ne présenter qu'un seul candidat pour enfin demander à la population de ne plus aller voter, cette fausse opposition trouble a perturbé le peuple et a  ainsi fait le jeu de monsieur Denis Sassou Nguesso.
 Non, il nous revient de mettre en place une véritable opposition qui saura elle affonter le  pouvoir de Brazzaville et l'obliger à nous restituer la chose la plus précieuse qu'elle ait volée au peuple congolais : LA DEMOCRATIE. Nous devons résister à toutes les tentations et le spectre qui recherche des serviteurs pour avilir notre dignité, nous y sommes dedans, en plein ! Si Christ, fils de Dieu, a été trahi, la divinité crucifiée à Golgotha, c'est que nous ne sommes pas à l'abri de bonimenteurs qui parlent pour tous avec leur bouche à eux, avec leurs mots mais parce qu'ils ont reçu l'ordre de le faire.
Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 18:38


L’affaire à forte odeur de corruption et de détournements de fonds publics faisait depuis quelques semaines le tour des coulisses des milieux diplomatiques américains et notamment au Département d’État. Le célèbre New York Times dans son édition du 17 Novembre 2009, vient de la révéler au grand public. Un vrai scandale, équato-guinéen celui-là, qui vient ainsi s’ajouter à d’autres dénoncés dans d’autres pays africains. Teodoro Nguema Obiang, ministre des forêts et de l’agriculture de Guinée Équatoriale principal mis en cause voit peser sur lui des accusations de corruption et de détournements de fonds publics. Ce qui choque les auteurs de l’enquête c’est non seulement que ces faits sont avérés - du moins si l’on en juge par les fonds détenus par le fils du président de Guinée Équatoriale-  mais le plus grave c’est qu’il réussit toujours à se voir délivrer un visa d’entrée aux États-Unis malgré les restrictions qui sont en principe sensées être appliquées à tous ceux qui auraient des liens directs ou indirects avec la corruption, ceci conformément à une loi signée en 2004 par le président George W. Bush et renforcée par une autre votée par le Congrès américain en 2007.

 

La villa de Nguema Obiang a Malibu



Car c’est bien de corruption qu’il est question ici, sinon par quels moyens Teodoro Nguema Obiang a-t-il pu s’offrir une villa de 35 millions de dollars à Malibu dans l’État de Californie, un jet privé de 38 millions de dollars, quatre Ferraris d’une valeur de 1 million de dollars à raison de 250.000 dollars chacune, 2 Rolls – Royce de 700.000 dollars à raison de 350.000 dollars chacune, une bentley de 240.000 dollars, 2 maybachs de 700.000 dollars à raison de 350.000 dollars chacune ?

Ces chiffres ne sont en aucun cas des estimations de journalistes, mais bien des données produites et rendues publiques par une agence spécialisée américaine à savoir l’United States Immigration and Customs Enforcement qui dépend en réalité du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (United States Department of Homeland Security) un département de l'administration fédérale américaine créé en novembre 2002 à l'initiative du président George W. Bush, en réponse aux attentats du 11 septembre 2001. Son objectif est d'organiser et d'assurer la sécurité intérieure du pays. C’est donc une agence dont la crédibilité ne fait l’ombre d’aucun doute puisqu’elle est chargée entre autres du contre-espionnage au sein du territoire américain.

Teodorino Nguema Obiang


Ainsi les allées et venues de Teodorino Nguema Obiang, comme celles de beaucoup d’autres leaders et personnalités africaines et du monde n’échappent pas à l’Etat américain. Mais la grande question que beaucoup se posent est celle de savoir comment une personnalité dont les soupçons de corruption n’échappent pas aux autorités américaines continuent de bénéficier d’un visa d’entrée aux États-Unis en violation des règles, lois et autres bonnes intentions visant à interdire l’entrée sur le sol américain de tous ceux-la qui pillent l’Afrique, ses biens et fonds publics ?


Odeur de pétrole

Depuis 1996 la Guinée Équatoriale a inscrit son nom en lettres d’or sur la liste des pays producteurs de pétrole, se classant au passage troisième pays d’Afrique Subsaharienne après le Nigeria et l’Angola. En 2007 le pétrole a rapporté environ 4.8 milliards de dollars à la Guinée Équatoriale. Des langues au Département d’État américain se délient. Pour certains officiels en poste, les liens serrés que la Guinée Équatoriale entretient avec l’industrie pétrolière américaine seraient pour beaucoup dans le non renforcement de la loi sur la délivrance des visas. John Bennet Ambassadeur des États-Unis en Guinée Équatoriale de 1991 à 1994 est affirmatif à ce propos en déclarant qu’effectivement c’est grâce à son pétrole que la Guinée Équatoriale bénéficie de ces « faveurs » alors que les officiels du Zimbabwe pour ne prendre que eux sont interdits d’entrée aux États-Unis. Ces deux États sont presque pareils et si le Zimbabwe avait des ressources pétrolières poursuit John Bennet, ces officiels ne continueraient pas à être bloqués aux portes des États-Unis. On apprend d’autre part que les quelques 400.000 barils de pétrole produits par jour en Guinée Équatoriale sont majoritairement exploités par des compagnies américaine comme Exxon mobil, Hess ou encore Marathon. Tout ceci provoque bien entendu des mécontentements, des frustrations et de la colère chez certains Sénateurs. C’est le cas chez Patrick J Leahy , Sénateur Démocrate du Vermont à l’origine de la loi sur la restriction des visas et qui est convaincu que Teodorino Nguema Obiang est un corrompu. Alors dit-il "Le fait que quelqu’un comme Teodorino Nguema Obiang continue de voyager librement entre son pays et les États-Unis montre bien que le Département d’État n’applique pas vigoureusement la loi comme l’aurait voulu le Congrès". « Il y a de nombreux officiels de certains pays étrangers qui exploitent les ressources du pays pour leurs intérêts personnels et la loi est claire là-dessus, si vous le faites, vous n’êtes pas  le bienvenu aux États-Unis ».


Transfert de fonds

Un rapport du département de la justice datant du 4 septembre 2007 révèle que le Gouvernement américain croit savoir que la richesse de Teodoro Nguema Obiang provient de l’extorsion et du détournement des fonds publics. Ainsi entre avril 2005 et avril 2006 Teodoro Nguema Obiang a fait transférer pas moins de 73 millions de dollars aux Etat-Unis à travers les comptes de certaines entreprises pétrolières opérant en Guinée Équatoriale. Toujours suivant le même rapport, de 2005 à 2006 le fils du président équato-guinéen a transféré d’importantes sommes d’argent entre son pays et l’étranger. De nombreux mouvements de fonds sont ainsi partis d’une banque en Guinée Équatoriale, ont transité par la Banque Centrale de France avant d’atterrir aux États-Unis dans des comptes de certaines banques comme Wachovia, Bank of America ou encore UBS. Pas moins 33.799.799.99 dollars ont par exemple été transférés en six semaines. Il n’est pas exclu que cet argent soit parti dans l’achat du jet privé de Teodoro Nguema Obiang. Ce dernier aurait notamment mis en place en Guinée Équatoriale une taxe dont les fonds provenant de l’exploitation du bois étaient versés non pas dans les caisses du trésor public, mais plutôt directement dans le compte de Teodorino Nguema Obiang qui de l’avis de certains observateurs pourrait remplacer son père au pouvoir. Un autre rapport du département de la sécurité intérieure américain révèle que Teodorino Nguema Obiang voyage régulièrement avec plus de 1 million de dollars liquide et qu’il ne déclare pas. En temps normal, une telle faute lui vaudrait jusqu'à cinq ans de prison aux États-Unis. On apprend également que Teodoro Nguema Obiang voyage avec un passeport diplomatique bien que ses voyages aux États-Unis n’aient rien à voir avec des missions diplomatiques.

Eve, la célèbre rappeuse américaine
et ex de Nguema Obiang

 

Aux Etats-Unis justement, Teodorino a étudié l'Anglais à la Pepperdine University à Malibu, en Californie. Il y est cependant plus connu pour son côté "playboy", sauvagement riche, dépensier et extravagant. Des sources lui attribuent des dépenses quotidiennes aux montants faramineux (avoisinant les 200.000 dollars) dans les magasins de la place. Monsieur le Ministre y est aussi connu pour des vagues créées autour de sa relation avec la célèbre rappeuse et actrice americaine "Eve". En 2006, Teodorino a mis les gros moyens pour séduire la belle américaine qui, finalement, n'a pas pu résister face à une telle démonstration de force financière: 75.000 dollars en une soirée pour un dîner ; 700.000 dollars pour la location du yacht du milliardaire de Microsoft Paul Allen pour une petite croisière intime à Noël avec la chanteuse ; 25 millions de dollars sur un album de Eve sous le label "Detroit's TNO (Teodorino Nguema Obiang) Entertainment", etc... Sous la pression incessante de son entourage et progressivement mise au fait des réalités du régime équato-guinéen, l'américaine par ailleurs engagée dans quelques oeuvres à caractère social, a fini par ne plus se sentir très à l'aise aux côtés de son "dépensier-ministre-potentiel-futur-président" de boyfriend. Ils ont break up, comme on dit ici.


Accusations rejetées en bloc

Que répond donc le fils du président équato-guinéen de toutes ces accusations de corruption dont il fait l’objet ? En tout cas Teodoro Nguema Obiang n’entend pas se prononcer sur cette question, apprend-t-on du porte parole de Qorvis Communications, un cabinet de relations publiques basé à Washington DC et travaillant pour le compte de la Guinée Équatoriale. En revanche, Gabriel Mbega Obiang Lima , frère de Teodoro Nguema Obiang et par ailleurs ministre des mines, de l’énergie et de l’industrie lui trouve tout simplement que tout ceci arrive parce que son pays est en train de réussir. Il nous apprend ainsi que son pays s’est engagé dans la lutte contre la corruption.

En attendant de voir plus clair dans cette affaire, la Guinée Équatoriale continuera de pomper tranquillement son pétrole et la famille Obiang s’enrichira encore et encore au détriment de la population dont trois quart vivent en dessous du seuil de pauvreté suivant le rapport 2009 du Fonds Monétaire International. Pire encore la mortalité infantile est passée de 10 à 12% selon le rapport 2009 de l’Unicef.

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 17:59
L'affaire du Beach fait à nouveau parler d'elle. Ce week-end, à Paris, j'ai appris que Norbert Dabira, sous le coup d'un mandat d'arrêt international (ce qui explique qu'il ne quitte plus jamais le Congo) s'était plaint d'avoir été lâché par monsieur Denis Sassou Nguesso et qu'il ne voulait pas payer seul. Certes, il peut se planquer dans sa DRTV mais un jour, il n'échapper pas à la justice qui est comme un serpent capable d'attendre des décennies devant votre petit trou que vous sortiez pour respirer avant de vous jeter en prison.
Voici ce que l'on peut lire sur le site mediapart. fr :
"
Les fantômes de l'affaire des «disparus du Beach» frappent à l'Elysée. Dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy et que Mediapart révèle, l'avocat des parties civiles de ce dossier instruit depuis 2002 en France pour «crimes contre l'humanité», demande au président de la République «d'intervenir afin qu'hors de toute entrave ou pression, la procédure [...] puisse reprendre et poursuivre sereinement son cours normal». Cette requête intervient après cinq années d'imbroglios judiciaires."
La justice va devoir se montrer plus juste qu'elle ne l'est déjà et pour cela, il ne faudra pas qu'elle regarde au portefeuille ou au rang social car une vie en vaut une autre. Quand on voit le gouvernement de Brazzaville garder le Général Mbaou en prison sans aucun motif, - alors que sa femme est malade et qu'elle voudrait passer les fêtes avec son époux,  on se demande comment des individus comme Denis Sassou Nguesso peuvent faire l'objet d'atermoiement de la part de la justice - notamment française. Sarkozy est devant un dilemme : s'il ne fait rien, le monde entier saura qu'il soutient un dictateur, un assassin comme monsieur Denis Sassou Nguesso mais s'il laisse la justice de son pays suivre son cours, il confirmera que dans ce pays l'indépendance de la justice a encore un sens.
Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 15:49

   COMMENTAIRE : Une excellente plaidoierie de maître Brice Dzamba qui fait que plus jamais je ne considérerai que monsieur Denis Sassou Nguesso est président du Congo. Ce n'est qu'un imposteur et cette démarche du cercle doit être appuyé par tous les démocrates congolais en ne désignant plus monsieur Denis Sassou Nguesso par le vocable de "PRESIDENT" CAR IL N'EST POINT PRESIDENT DU CONGO. Appelez-le dans vos écrits par "monsieur Denis Sassou Nguesso" et non plus par "président" Denis Sassou Nguesso. Sassou est un chef de junte et non un président de la république car il n'en a point l'étoffe...

 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 




                                        CERCLE DE REFLEXION LA RUPTURE

                                                                  

 

 

                     CONCLUSIONS TENDANT  À DEMONTRER LA NON

                     TRANSPARENCE DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE

                     DU 12  JUILLET 2009 AU CONGO-BRAZZAVILLE



I- LE RAPPEL DES FAITS:

 

Le 12 juillet 2009, il s’est tenu au Congo-Brazzaville une élection présidentielle  qui a suscité une vive polémique aussi bien entre les acteurs politiques de ce pays qu’entre les quelques observateurs qui ont cru devoir veiller au bon déroulement de cette échéance.

 

Cette polémique, portant  aussi bien sur les conditions d’organisation de ce scrutin capital  que sur le taux d’abstention qui en est résulté doit être éclaircie au plus vite car il y va de la stabilité politique du Congo-Brazzaville.

 

Il va sans dire, que le peuple Congolais tout entier souhaitait l’organisation au Congo d’une élection présidentielle libre, démocratique, transparente et régulière.

 

Toutefois, le débat sur l’organisation de cette élection présidentielle a longtemps suscité des divergences accrues entre les opposants et le pouvoir en place.

 

En effet, Pour l’opposition, au regard de l’histoire récente du Congo et des engagements internationaux pris par le Gouvernement sur l’organisation des élections, la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes devait passer par la mise en place d’une commission électorale indépendante.

 

Du côté du pouvoir, l’organisation de cette élection était de la seule compétence du ministère de l’intérieur et n’impliquait donc pas que les partis de l’opposition soient nécessairement associés à toutes les étapes d’organisation de cette élection.

 

 Le scrutin présidentiel a été finalement organisé sous le contrôle du pouvoir de tout le processus électoral.

 

C’est dans ces conditions que des irrégularités graves ont étés constatées tout le long de l’organisation de cette élection présidentielle, aboutissant à  une abstention massive du peuple Congolais.

 

Dès lors, il vous plaira de constater que cette élection présidentielle n’a été ni transparente, ni régulière, par conséquent non démocratique.

 

 

II- DESCRIPTION DES GRIEFS ATTESTANT DE L’ABSENCE DE TRANSPARENCE ET DU CARACTÈRE NON DÉMOCRATIQUE DE L’ÉLECTION DU 12 JUILLET 2009 :

 

L’élection présidentielle du 12 juillet 2009 peut être qualifiée de non libre et non démocratique pour des raisons relatives à la fiabilité du fichier électoral ( A),  pour des  raisons liées à l’organisation de ce scrutin ( B), et sur le taux d’abstention relatif à celle-ci (C).

 

A- Griefs relatifs à la fiabilité du fichier électoral :

 

Attendu qu’aux termes du troisième point de la déclaration de principes relative à l’observation internationale d’élections, souscrite par l’union africaine et commémorée à l’organisation des nations unies le 27 octobre 2005 :

« La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics. Cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. Ces élections doivent garantir le droit et la possibilité de voter librement et d’être élu à l’issue d’un scrutin régulier, et leurs résultats doivent être rigoureusement établis, annoncés et respectés. La tenue d’élections honnêtes et démocratiques implique donc le respect d’un nombre considérable de droits, de libertés, de procédures et de lois, ainsi que l’intervention de certaines institutions. »

 

Que ce faisant,  le respect de certaines procédures et des textes qui les instituent dans le cadre de l’organisation d’un scrutin régulier est une donnée fondamentale pour la transparence et le caractère démocratique d’un scrutin électoral.

 

Que parmi ces procédures, celle relative au recensement de la population afin d’établir un fichier électoral fiable, occupe une place importante.

 

Que le Congo-Brazzaville a connu trois recensements généraux de la population et de l’habitation respectivement en 1974, 1984 et 1996.

 

Que toutefois, le recensement de 1996, dont la collecte des données a été réalisée en juillet 1996, a été interrompue, en phase d’exploitation informatique, par les guerres civiles qui ont secoué le pays de 1997 à 1999.

 

Que le régime politique succédant à la guerre civile du 5 juin 1997, a invalidé les résultats provisoires de cette opération au motif qu’ils étaient trop parcellaires.

 

Qu’ainsi, le décret n° 2003-108 du 7 juillet 2003 décrivant les attributions du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, prévoyait que celui-ci était chargé entre autres de la préparation et de l’exécution du recensement administratif annuel.

 

Que dans le même sens, le décret n°2004-242 du 24 mai 2004 portant organisation du recensement général de la population et de l’habitat prévoyait l’organisation sur toute l’étendue du territoire national de cette opération en 2005.

 

Que contre toute attente, ces opérations ne se sont pas déroulées comme prévues, générant de ce fait le doute sur la volonté réelle du pouvoir de Brazzaville, à organiser un recensement reflétant le taux réel de la population congolaise, et de tenir un fichier électoral fiable.

 

Que  dans ce contexte que le gouvernement congolais organisera en 2007 un recensement de la population dans le but d’établir un fichier pour les élections législative, locale et présidentielle.

 

Que ce recensement détermina que la population congolaise s’élevait à 3 695 579 habitants  avec un taux de croissance démographique annuel de 2, 41%.

 

Que par extraordinaire, les chiffres communiqués par le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, le fichier électoral s’élevait en juin 2008, lors des élections locales, à 2.277.144 pour une population estimée à 3.784.670  d’habitants.

 

Qu’il est constant qu’au regard de la structure de la population congolaise, ce fichier électoral correspond à une projection de la population de 4.712.632 habitants.

 

Qu’au demeurant, les inexactitudes sur le fichier électoral transparaissent dans les différentes communications des ministres du gouvernement congolais.

 

Qu’en effet, le 9 juillet 2009, le ministre du territoire et de la décentralisation indiquait que le corps électoral pour l’élection présidentielle s’élevait à 2.200.000 alors que le 11 juillet, ce chiffre a été contredit par le président de la commission nationale d’organisation de l’élection présidentielle qui avançait un corps électoral de 1.800.000 électeurs, et le 15 juillet lors de la proclamation des résultats, le fichier électoral est finalement estimé à 2.078.802 électeurs.

 

 

Que ces différentes contradictions du gouvernement sur le nombre d’électeurs contenus dans le fichier électoral utilisé pour l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 sont significatives du caractère non transparent de celle-ci.

 

Que ces irrégularités et contradictions sont contraires à la déclaration de Bamako qui prévoit dans son titre relatif à la  « tenue d’élections libres, fiables et transparentes », la nécessité de mettre l’accent sur l’établissement d’un Etat civil et de listes électorales fiables, seule garantie de la pleine participation des citoyens au scrutin.

 

Que dans ces conditions, il apparaît clairement que le gouvernement congolais a méconnu aussi bien les principes directeurs d’organisation d’élections édictés par les nations unies que les principes relatifs à la tenue d’élections libres, fiables et transparentes, émanant de la déclaration de Bamako.

 

Qu’ainsi, les résultats de l’élection présidentielle du 12 juillet 2009, n’expriment pas la volonté du peuple Congolais, seul habilité à conférer la légitimité politique du chef de l’Etat.

 

Que par conséquent, Monsieur Denis Sassou Nguesso ne jouit d’aucune légitimité de chef d’Etat car son élection a été faite avec un fichier électoral non fiable.

 

 

B- Grief relatif aux conditions d’organisation du scrutin :

 

Attendu qu’aux termes du point 8 de la déclaration de Bamako relative à la tenue d’élections libres, fiables et transparentes, le gouvernement doit : « Impliquer l’ensemble des partis politiques légalement constitués, tant de la majorité que de l’opposition, à toutes les étapes du processus électoral, dans le respect des principes démocratiques consacrés par les textes fondamentaux et les institutions, et leur permettre de bénéficier de financements du budget de l’Etat »

 

Que l’obligation faite à tous les Etats membres de la Francophonie, signataires de la déclaration de Bamako, tous membres de l’union Africaine, de faire participer tous les partis de l’opposition à toutes les étapes du processus électoral et de les financer, est un gage de la pérennité de la démocratie et du renforcement de l’Etat de droit.

 

Que cette exigence qui participe à la consolidation de l’Etat de droit dans le cadre même  de la convention internationale de la protection des droits civils et politiques, est loin d’être la préoccupation du régime de Brazzaville.

 

Qu’en effet, tous les partis de l’opposition n’ont pas été associés à toutes les étapes du processus électoral, de l’établissement du fichier électoral à la composition de la commission nationale chargée de l’organisation de l’élection du 12 juillet 2009.

 

Qu’au contraire, le régime de Brazzaville, en totale méconnaissance des dispositions précitées, n’a jugé bon, ni d’associer l’opposition à tout le processus électoral, ni encore d’assurer le financement des partis politiques.

 

Que pour contourner ces dispositions, il a trié sur le  volet une infime partie de l’opposition, marginalisant les plus grands partis de celle-ci.

 

Que ce faisant, le régime de Brazzaville a méconnu les dispositions de la loi électorale du 24 novembre 2001 qui prévoit dans son article 18  que « La commission nationale d’organisation des élections est composée des représentants de l’Etat, des partis politiques et de la société civile. »

 

Que l’organisation de l’élection présidentielle exigeant pour sa transparence, la présence des représentants des partis politiques, il est certain que l’absence des représentants des partis de constituants le front de l’opposition, est un élément significatif de la non transparence de l’élection du 12 juillet 2009.

 

Qu’enfin, l’article 17 de la même loi attribue à la commission nationale d’organisation des élections les prérogatives de :

-Vérifier les listes électorales ;

-Veiller au bon déroulement de la campagne électorale ;

-Assurer le suivi des opérations électorales ;

-Proposer à l’administration toute mesure susceptible de contribuer à la bonne tenue des élections ;

-Centraliser les résultats électoraux en provenance des commissions locales ;

-Transmettre les résultats au ministre de l’intérieur et au juge constitutionnel.

 

Qu’il est constant que cette commission nationale n’a pas vérifier la fiabilité des listes électorales en ne décelant pas les anomalies qu’elles contenaient, elle n’a pas assurer le bon déroulement de la campagne électorale en ne permettant pas aux leaders de l’opposition d’intervenir dans les médias pour y faire campagne.

 

Qu’au demeurant, cette commission n’a fait aucune proposition à l’administration susceptible de contribuer à la bonne tenue de l’élection présidentielle du 12 juillet 2009.

 

Qu’ainsi, les conditions d’organisation de l’élection présidentielle du 12 juillet sont entachées de plusieurs atteintes aux principes d’une élection libre et transparente.

 

Que par conséquent, l’élection du 12 juillet 2009 doit être déclarée nulle et non avenue car elle s’est déroulée dans des conditions d’organisation contraires, aussi bien aux principes issus de la déclaration de Bamako, de la convention internationales des droits civils et politiques, qu’aux principes issus de la loi électorale du 24 novembre 2009.

 

 

C- GRIEFS RELATIFS AU TAUX D’ABSTENTION :

 

Attendu qu’aux termes du préambule de la déclaration de principes relative à l’observation internationale d’élections :  « L’observation internationale d’élections est l’expression de l’intérêt que la communauté internationale porte à la tenue d’élections démocratiques s’insérant dans le cadre du développement démocratique, notamment le respect des droits de l’homme et de la primauté du droit visant à garantir le respect des droits civils et politiques,  l’observation internationale des élections est un élément de la surveillance internationale du respect des droits de l’homme et, à ce titre, doit répondre aux plus hautes exigences d’impartialité concernant les forces politiques nationales et ne tenir compte d’aucune considération bilatérale ou multilatérale contraire à ces exigences. Elle consiste à évaluer les processus électoraux conformément aux principes internationaux qui gouvernent les élections honnêtes et démocratiques et au système juridique du pays où ils se déroulent,étant entendu que, en dernière instance, ce sont les citoyens qui déterminent la crédibilité et la légitimité d’un processus électoral. »

 

Que ce faisant, l’intérêt porté par la communauté internationale à la tenue d’élections libres et transparentes, se manifeste à travers la présence d’observateurs internationaux sur les lieux où se déroulent les élections.

 

Que le fait que l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 n’ait pas suscité l’engouement des observateurs internationaux en dehors de ceux de l’union africaine, triés au volet, est significatif de la volonté de la communauté internationale à ne pas apporter de caution à un scrutin dont l’organisation laissait à désirer.

 

Que pour s’en convaincre, l’union européenne qui est le premier partenaire du Congo-Brazzaville n’a pas jugé pertinent d’envoyer ses observateurs à ce scrutin dont les irrégularités d’organisation étaient patentes.

 

Que les observateurs internationaux présents sur les lieux de l’élection ont tous rendu des rapports attestant le fort taux d’abstention de la population Congolaise à cette élection.

 

Qu’il en est ainsi de l’observatoire congolais des droits de l’homme qui a déployé 47 observateurs dont 10 répartis dans différents départements, et les autres à Brazzaville.

 

Que l’observatoire congolais des droits de l’homme, au terme de sa mission d’observation,  a conclu que l’élection présidentielle du 12 juillet 2009, au vu du faible taux de participation, des fraudes et irrégularités, n’a été ni juste, ni transparente et équitable et n’a pas exprimé la volonté du peuple Congolais.

 

Que ce faible taux de participation ne permet en aucun, au regard des conventions internationales, de considérer monsieur Sassou Nguesso comme étant investi de la souveraineté du peuple Congolais.

 

Qu’ainsi, monsieur Sassou Nguesso n’est pas au regard du droit international qui fonde toute légitimité sur l’expression de la volonté de la majorité du peuple à travers des élections libres et transparentes, le chef de l’Etat de la république du Congo.

 

Que son maintien au pouvoir ne peut se justifier que par la peur qu’il distille au peuple congolais dont il a fait souffrir par ces miliciens et autres mercenaires.

 

Que par conséquent, le peuple congolais, à travers sa société civile, les partis d’opposition et toutes les personnes éprises de la démocratie et des droits de l’homme vous invite à l’aider en reconnaissant que le pouvoir de Sassou Nguesso n’est pas l’expression de la volonté populaire comme le souligne l’observatoire des droits de l’homme.

 

 

PAR CES MOTIFS,

 

-         DIRE ET PUBLIER QUE L’ELECTION PRÉSIDENTIELLE DU 12 JUILLET 2009 N’A ETE NI LIBRE, NI TRANSPARENTE, ET NI DÉMOCRATIQUE ;

-         DIRE QUE MONSIEUR SASSOU NGUESSO NE JOUIT D’AUCUNE LEGITIMITÉ ;

-         INCITER MONSIEUR SASSOU NGUESSO A ACCEPTER L’ORGANISATION D’UNE CONFERENCE NATIONALE AVEC TOUTES LES FORCES VIVES DE LA NATION POUR RELANCER LE PROCESSUS DEMOCRATIQUE.

 

 

             ET CE SERA RENDRE JUSTICE AU PEUPLE CONGOLAIS

        ET PARTICIPER A LA VICTOIRE DE LA DÉMOCRATIE AU CONGO  

 

 

PIECES JOINTES :

 

1- La déclaration des principes pour l’observation internationale d’élections.

2- Déclaration de Bamako.

3- Loi électorale du Congo-Brazzaville en date du 24 novembre 2001

4- Communiqué de l’observatoire congolais des droits de l’homme

5- Analyse statistique sur le corps électoral Congolais.

 

 

DOCUMENTS :

 

Articles des journaux Français sur l’élection présidentielle du 12 juillet 2009 au Congo-Brazzaville.

 

 

 

BRICE DZAMBA

Membre du Cercle la RUPTURE

 

                          

Repost 0
Published by BRICE DZAMBA DU CERCLE LA RUPTURE - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 15:03
COMMENTAIRE : Les choses bougent doucement dans le domaine des relations entre la politique internationale, la justice occidentale et les dictatures au pouvoir en Afrique. Une nouvelle ère s'ouvre doucement où des poursuites judiciaires ne sont plus exclues. Le xxi ième siècle sera le siècle de la justice triomphante ou celui de la fin de l'humanité car nous devons insuffler une dose d'humanisme dans ce monde d'airain où les coeurs des hommes ont été désséchés par la cupidité. La planète elle-même supplie l'homme à refréner ses ardeurs massacrantes car bientôt nous aurons épuisé les richesses de l'océan, notre plus grand garde-manger et dans cinquante ans, le désert aura atteint l'Afrique centrale.  Entend-on cette compainte de la nature dénommée " Changement climatique " ? Le monde se trouve à un tournant et il va bientôt arriver l'époque où on ne laissera plus quelques hommes d'affaires fous et quelques dictateurs mettre la planète à feu et à sang.
Qui pouvait l'imaginer ? Aux Etats-Unis le fils du président équato-guinéen, ministre de son Etat,  est dans le collimateur de la justice pour délit de détournement. - et aux Etats-Unis, nous savons que lorsque la justice s'en mêle, ça peut aller vite (ce n'est pas comme en France) ! Tout ceci semble voir le jour parce que quelques citoyens courageux ont ouvert le chemin des procès des Biens Mal Acquis et nos compatriotes sont du lot. Et tous ceux qui comme nous font le travail harassant de changer les choses apportent chaque un petit grain de sable qui raye la mécanique.
Reste un problème majeur à résoudre : à qui va-t-on restituer l'argent ou la valeur financière de l'argent ainsi récupéré ? Aux Etats ? A ces dictatures qui vont le détourner encore une fois ?  Ne faille-t-il d'abord déloger ces clans du pouvoir, s'il en est  et nous aider à entrer en démocratie ? En effet, restituer cet argent aux Etats risque de se résumer à un retour à l'envoyeur et cela rendrait totalement inutile de tels efforts si une nouvelle dictature a remplacé la précédente comme c'est le cas souvent en Afrique. Il faut peut-être à défaut de chasser de tels clans comme le clan Sassou & Nguesso au pouvoir, directement transformer - avec le concours de l'ONU - cet argent détourné en écoles, universités, hôpitaux, etc. En effet, va-t-on se contenter d'attendre que de tels clans perdent le pouvoir pour enfin les poursuivre ? N'est-il pas temps de lever l'immunité présidentielle qui affaiblirait de tels dictateurs qui se sentiraient vulnérables devant la justice ? La justice à titre posthume, est-ce le seul morceau d'os que la justice internationale donnerait à ronger aux peuples africains, entre autres ? Non, au XXI ième siècle, il faut que les puissances du monde ressuscite le peu d'humanisme qui leur reste si elles ne veulent pas que se confondent puissance et animalité... Non, chers Occidentaux, je m'adresse au peu d'humanisme qui vous reste : vous allez nous aider à entrer en démocratie car c'est vous qui nous imposez des dictateurs et cet état d'esprit esclavagiste justifié par l'enrichissement illicite doit prendre fin. Pour un homme digne de ce nom, un homme à qui il reste 100% de son humanisme (en effet, il y a comme une sorte d'humanisme à point qu'on perd chaque fois qu'on recule vers l'animalité), jamais un billet de banque ne vaudra plus qu'un homme, jamais la créature ne vaudra plus que le créateur...

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Source : NouvelObs.com

AP | 20.11.2009 | 17:55

Un juge d'instruction suisse a ordonné la confiscation de 350 millions de dollars au Luxembourg et aux Bahamas appartenant au clan du défunt dictateur nigérian Sani Abacha, mort en 1998.

Cette demande de saisie est liée à la condamnation d'Abba Abacha, l'un des fils du dictateur, pour participation à une organisation criminelle.

Les deux ordonnances de condamnation et de confiscation ont été rendues jeudi par le juge d'instruction genevois Yves Aeschlimann, a communiqué vendredi ce dernier. Les personnes condamnées peuvent faire opposition dans un délai de deux semaines.

Abba Abacha, 41 ans, a été condamné à une peine privative de liberté avec sursis dont la quotité n'a pas été précisée. Elle ne peut pas excéder un an. Le juge a aussi ordonné la confiscation de valeurs patrimoniales appartenant à l'organisation criminelle de l'intéressé, saisies par l'entraide pénale internationale au Luxembourg et aux Bahamas, pour un montant de quelque 350 millions de dollars.

Le juge Aeschlimann relève que ces deux ordonnances mettent un terme à l'instruction préparatoire diligentée à Genève depuis dix ans dans la procédure dite "Abacha". Elle avait été ouverte en 1999 par le procureur général Bernard Bertossa suite à l'envoi, par la République fédérale du Nigeria aux autorités suisses, d'une commission rogatoire internationale visant à récupérer les milliards de dollars que le général Sani Abacha, décédé en juin 1998, était accusé d'avoir détourné des caisses de l'Etat.

Les fonds Abacha bloqués en Suisse ont déjà été restitués au Nigeria. AP

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 21:36

 Le Lion de Makanda s'est déplacé de Lyon à Paris  aujourd'hui samedi 21 novembre 2009 pour participer à la marche organisée par la diaspora congolaise  à Paris, place de la Bastille.

Il y a eu le temps congolais, le meeting en salle (le 14/ 11/ 09): ni CRS, ni gendarmes, ni préoccupation politique de la part de l’Elysée. Ensuite, il y a eu le temps français par la marche du 21/ 11/ 09, notre but étant de mobiliser l’autorité française aux différentes violations des droits fondamentaux au Congo Brazzaville.

Nous avons sur ce, joué le jeu jusqu’à la fin. Dans le cas d’espèce, le nombre de « marcheurs » n’était qu’une amplification de l’évènement. Il était prévu d’avance que la foule n’y serait pas ; c’est pour cette raison que nous avions focalisé notre attention sur le meeting en salle (le focus) afin de permettre aux Congolais de s’approprier leur combat politique : l’abrogation du régime congolais actuel soutenu par l’Elysée. La forme efficace du renversement de ce régime n’est pas la marche qui est le point faible des Congolais mais  il s’est agi de les rassembler pour leur permettre de trouver une forme d’organisation efficace afin de renverser le pouvoir de Brazzaville au lieu de réfléchir et d’agir  en solo.

 

Nous avions à dessein voulu conscientiser la classe politique française à travers cette « marche ».  Nous avions même été amusés de constater que certains manifestants (et même certains Français) qui étaient en dehors de la conception de cette stratégie, s’offusquer du nombre réduit de manifestants.

Notre objectif était de sensibiliser des Français et non les Congolais et l’objectif  été atteint :

La classe politique française, par l’entremise de son ministère de l’intérieur, a mobilisé 3 bus de CRS, 2 motards (une femme et un homme), des agents de renseignements généraux et des policiers en civil munis d’oreillettes pour communiquer avec un standard afin de renseigner du déroulement des évènements toutes les 30  minutes les CRS dans le bus, des bus nécessitant un plein de carburant notamment pour un chauffage au fuel à cause du froid, des CRS mobilisés pour une poignée de ressortissants congolais alors qu’ils auraient pu rester  avec leurs proches. Ces salariés comme vous et nous, qui au lieu de profiter agréablement de leur week-end, ont été consignés  pour la cause ; certains ont même du être d’astreinte (conducteurs de bus…) au lieu de profiter de leur jour de repos.

 

CONCLUSION :

 

Croyez nous , il n y a rien de plus « chiant » à rester debout pour regarder une vingtaine de personnes qui n’ont rien  à cirer de vous, rien de plus « chiant » et même emmerdant de mobiliser tout un arsenal pour une vingtaine d’individus. Maintenant vous comprendrez pour nous qu’il n’ y a rien de plus «merdique » qu’il y ait des Français qui n’ont rien à faire du malheur  des Congolais mais qui sont tout de même obligés de fournir à M. Hortefeux un rapport de la manifestation où il y a eu plus de CRS que de manifestants.

 

Nous avons ainsi atteint notre objectif

 

Gertrude Bienvenue Malalou-Koumba et Le Lion de Makanda

 

 

 

 

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) et Gertrude Bienvenue Malalou-Koumba - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 13:49

Ceci est un article écrit à la suite d’un commentaire laissé sur le blog de Lionel Gamba.


Lionel Gamba, bonjour.

Dans cette affaire qui semble avoir été déclenchée par le discours de Kovalin, il faut distinguer deux choses : la secte "MBOCHI" et l'ethnie "MBOCHI". La secte MBOCHI suit le reptile et son idéologie néfaste de conservation du pouvoir au nord en jouant sur l'appartenance ethnique comme moyen de conservation du pouvoir et seulement à cette fin. La secte  MBOCHI, en mettant un des siens au sommet de l’Etat, s’assure de la distribution des privilèges à ses membres en négligeant les droits de tous les citoyens. - y compris les Mbochis qui ne font pas partie de la secte qui est avant tout un clan avec quelques individus autour. Cependant, l'ethnie MBOCHI n'est pas du tout d'accord avec la secte  MBOCHI et de nombreux membres de celle-ci ne profitent même pas des bienfaits et des privilèges du pouvoir réservés aux membres de la secte MBOCHI. Qu'on se souvienne que les Mbochis de Talangaï ont protégé leurs frères de Bacongo qui sont venus se cacher auprès d'eux. Les Mbochis (l'ethnie) ont arrêté les tueurs de la secte MBOCHI. A Oyo, on m'a fait remarquer qu'il y a des cases et des pauvres ; ce sont pourtant des Mbochis qui n'ont pas la chance de faire partie de la secte. La secte MBOCHI se décline aussi en sectes de tous genres comme la franc-maçonnerie, le fétichisme, la sorcellerie, la magie noire, le satanisme, etc.

Qu'on se le dise la détermination d'une secte MBOCHI au sain de l'ethnie MBOCHI n'est pas une pure vue de l'esprit mais le fruit d'une analyse. Par secte, on entend un groupe ou groupuscule qui suit un gourou, un leader en vue de jouer un rôle prédominant dans la société au profit de ses propres membres. Dans les actes des apôtres, des Juifs ont qualifié le christianisme naissant de "secte". En devenant religion, le christianisme ou les suiveurs de la doctrine religieuse de Christ ont tout simplement réussi puisque le christianisme est devenu la religion dominante de l'empire romain et plus tard, une religion  universelle  tandis que le judaïsme est resté à l'état de secte. Le Christ ne promet pas le paradis à tous mais seulement à ceux qui croient en lui et en son Père... De même, les francs-maçons qui jouent au secret se réservent d'abord des privilèges entre frères, écartant le reste des hommes qu'ils considèrent comme des "profanes"... La secte a tendance à se diviser, à faire des courants selon le principe que les hommes n'aiment pas que le pouvoir soit entre les mains d'un seul gourou. Déjà chez les Juifs que je considère comme les membres d'une secte, il y a  eu des courants : sadducéens, pharisiens, esséniens, chrétiens, il y a eu des divisions et le christianisme s'est divisé en plusieurs mouvements sectaires : catholiques, protestants, témoins de Jéhovah, mormons, baptistes, etc. Chaque portion déclare posséder la vérité et les autres sont dans l'erreur. Le judaïsme est une secte de sang puisqu'au départ, ne sont concernés que les membres des douze tribus d'Israël qui sont tous issus de Jacob-Israël - avec endogamie autorisée puisqu'un juif ne pouvait prendre femme que dans l'ethnie de son père à laquelle il appartenait lui-même. A l'image de ce qui suit, la secte MBOCHI utilise aussi le principe de consanguinité pour faire aveuglément confiance - ensuite, il y a les liens d'alliance. Il y a des sectes dans la secte et on peut faire ce schéma circulaire selon la taille de la secte originelle est importante de façon à démultiplier les sectes dans la secte ... Le gourou ici, pour ce qui est de la secte MBOCHI,  c'est Denis Sassou Nguesso ; sa parole vaut évangile et sa volonté, précepte divin pour les membres de la secte qui récoltent les privilèges qui vont avec cette sectarisation. Il faut essayer d'entrer dans la secte et ce n'est pas facile ! il faut commencer par avoir un parrain comme dans la franc-maçonnerie et ils ne font pas facilement confiance !

Par contre, je crois qu'il faut réconcilier le sud avec le sud pour ensuite réconcilier le nord et le sud. L'union des Congolais du nord n'est pas mauvaise si on la retourne contre monsieur Denis Sassou Nguesso. Il y a plus de propension à la division au sud qu'au nord. C’est peut-être qu’il y a une plus grande  diversité au sud. Nous devons nous rassembler pour ensuite nous unir à nos frères du nord pour renverser le reptile. Toute action qui marginaliserait le nord aurait peu de chance de réussir ; d’ailleurs, nous ne pouvons pas, dans le contexte actuel, réussir à ramener la démocratie sans la participation de nos compatriotes et frères du nord. Si nous rassurons nos frères du nord que la démocratie nouvelle qui s’installera ne sera pas une forme de « démocratie ethnisée » et que tous les Congolais y trouveront leur compte, et qu’il est possible de réussir à devenir président juste par son projet social et non par le fait d’être accidentellement de telle ou telle ethnie, nous serons sur le bon chemin de la restauration de la démocratie.

Enfin, il faut faire de l'ethnie une force politique active et non subconsciente en mettant en place un Conseil National Ethnique qui est, à mon humble avis, le symbole de l'unité nationale. car notre nation est avant tout un ensemble d'ethnies. Si on mettait en place le Conseil National Ethnique qui regrouperait tous les chefs traditionnels, il serait impossible à monsieur Denis Sassou Nguesso de déclencher une guerre.  J'imagine un travail qui incomberait à ce Conseil : l'enseignement des langues nationales ethniques. Si un Kongo est capable de parler le mbochi et inversement, imaginez les conséquences : il y aurait une plus grande cohésion nationale car la langue est un facteur de cohésion sociale. Ce Conseil veillerait à ce que tous les enfants du pays soient représentés à tous les niveaux de la nation. Par ailleurs, cette institution n’est-elle pas appropriée à régler nos différends ? L’ethnie est la réalité la plus efficiente au Congo et on fait comme si elle n’existait pas et on a tort. Il faut faire avec elle et non contre elle. Contrôler les ethnies, c'est rendre possible une vraie démocratie originale à la Congolaise qui neutraliserait la division et qui rendrait possible qu'on regarde au projet et non à l'individu. Voilà, ma petite contribution, Lionel.


P.S. Il ne faut pas avoir peur de parler de "Mbochi" quand l'analyse nous y oblige. Par ailleurs, le nord ne se réduit pas aux Mbochis, il y a aussi les Tékés, les Ngalas, etc...

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 12:49
Voilà toute une nation qui est heureuse d'aller en Afrique du sud au Mondial du football grâce à un but volé à l'Irlande hier par Thierry Henry qui a reconnu avoir triché en poussant le ballon deux fois avec la  main avant de faire une passe à William Gallas qui a marqué le but égalisateur de la France, anéantissant tous les efforts fournis par l'Irlande qui a joué un football rigoureux et qui méritait de l'emporter - pour passer à l'épreuve des tirs au but.  Henry a inventé une nouvelle discipline sportive : le foot-hand-ball. Comme au catch, quand l'arbitre ne voit pas, un coup inopiné peut faire gagner un match. C'est vrai que ce n'est que le foot ! Cependant, ce joueur nous montre un état d'esprit qui est bien français et que les hommes politiques reproduisent contre les Africains depuis des lustres. La France triche avec nos richesses en les volant, les pillant, triche avec notre souveraineté en nous imposant des dictateurs, triche déjà en sport en nous piquant nos joueurs blacks, a triché hier avec notre identité en nous imposant des prénoms français chrétiens. On constate que lorsqu'on triche et que l'on fait gagner toute une nation, la tricherie n'émeut personne dans la nation tricheuse ; on jubile, on est heureux d'un bien ou d'une position imméritée et, pire, quand on est l'un des arbitres du monde à l'ONU comme la France et que l'on joue aussi dans la cour des nations à la course aux richesses et à l'enrichissement, il faut se dire que tricher est autorisé.
Les Irlandais regarderont le premier mondial de Foot africain à la maison, un litre de bière à la main et Thierry Henry pourra jouer son quatrième tournoi. La France triche même avec nos identités pour gagner. Thyerry Henry aurait pu jouer dans l'équipe des Antilles si celles-ci étaient une nation libre ou une fédération d'îles. Ah, France, quand tu nous triches, tu nous gagnes !
Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 01:49

La justice française fait preuve de complaisance à l’égard du Président tchadien Idriss Déby. Spécialement la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui juge depuis lundi 16 la protéiforme affaire des vrais-faux dinars de Bahrein.

Dés l’ouverture de l’audience, Madame Quantin, la présidente de la 11e chambre, a constaté l’absence des deux prévenus tchadiens, Pedro Lazare, l’apporteur de l’affaire au palais présidentiel de N’djamena, et Hassan Fadoul Kitir, nommé conseiller spécial du président par Idriss Déby pour superviser l’impression en Argentine des coupures de 20 dinars de Bahrein et leur acheminement au Tchad.

Un ex-conseiller spécial du président tchadien trop bavard ?

Curieusement, Mme Quantin a disjoint le cas de Pedro Lazare du procès en cours, mais a décidé de juger Hassan Fadoul en son absence. Réfugié politique au Togo, Hassan Fadoul y réside depuis 9 ans. Pourtant Hassan Fadoul, sera, lui, jugé in absentia. Tant mieux pour Déby. La cour n’entendra pas la version de Hassan Fadoul, qui a pourtant donné à Bakchich moult détails précis sur l’implication personnelle et directe de son président .

Très difficile de comprendre pourquoi l’huissier chargé de signifier à Pedro Lazare sa comparution devant la 11 ème chambre ayant échoué dans sa mission, cela aboutit à ce que Pedro Lazare ne soit pas jugé maintenant, alors que celui dépêché à Creteil pour prévenir Hassan Fadoul, aboutit à un fiasco similaire, puisque l’intéressé, est de notoriété publique résident au Togo, sous le statut de réfugié politique.

Hassan Fadoul tente néanmoins de se faire entendre. Mardi 17 novembre, la présidente de la 11e chambre donne lecture d’un fax reçu le jour même du Togo, dans lequel Hassan Fadoul réitère sa demande de comparaitre, et souligne le refus opposé par le consulat de France à Lomé à sa demande de visa. Mme Quantin se borne à rappeler qu’en France il y a séparation des pouvoirs, et que la délivrance d’un visa ne relève pas de la justice. Elle ne voit donc aucune raison de ne pas le juger en son absence…

Un prince flou

Deux jours de débat ont fait émerger les contours passablement flous d’un prince appartenant à la famille royale d’Arabie Saoudite, son altesse royale Fayçal. Selon la présidente, il s’agit de l’un des 5 ou 7000 membres de cette vaste famille, n’exerçant aucune fonction officielle, et inconnu de l’ambassade de France à Ryadh. Pour deux prévenus interrogés, qui ont été à son service, il s’agit au contraire de l’un des fils de feu le roi Fayçal.

 

Idriss Déby

Dessin de Mor’

La relation d’une visite à son palais des environs de la capitale saoudienne effectuée en avril 1998 par Jean-Pierre Charrioux laisse rêveur : venu proposer au prince une affaire immobilière à St Tropez, il se retrouve dans une vaste salle dont les murs sont tapissés de cartons débordants de billets de banque de toutes origines. Francs suisses, luxembourgeois, livres sterling, dollars australiens, néozélandais, canadiens, américains ryals saoudiens, etc etc.

Jean-Pierre Charrioux comprend à cette occasion que l’éventuelle participation du prince à son projet immobilier sur la côte d’azur se fera en liquide et nécessitera une opération de change préalable à l’ouverture de comptes bancaires en France.

Autre collaborateur du prince flou, Jean-Pierre Kimbangala, un ressortissant congolais titulaire d’un passeport sud-africain et résidant en France. Pressé sur sa relation avec Fayçal, Jean-Pierre Kimbangala finit par lâcher que celui-ci lui faisait sans doute "confiance à 50%".

De l’ordinateur de ses enfants, la justice a fini par extraire une foule de documents censés émaner du prince Fayçal, qui semble jouir de dons multiples, puisque 11 documents qui lui sont attribués sont tous d’une écriture différente. Pour JPK, qui n’a pas la moindre difficulté pour se contredire à chacun de ses interrogatoires, devant la 11 ème chambre, tout est simple : le prince Fayçal, pour des raisons qu’il ignore, avait entreposé chez Ciccone, l’imprimeur argentin des Dinars bahreinis qui lui appartiennent, et qu’il souhaitait acheminer vers l’Europe. Il y eut donc, en mai 1998 3 rotations avec Comme destination initiale Nyamey (Niger) 1 vol, et N’djamena (Tchad) 2 vols.

La présidente précise qu’en tout état de cause, la Commission rogatoire envoyée en Arabie saoudite pour en savoir plus sur les activités du prince est restée sans réponse. Tout comme celle adressée au Tchad.

Il s’agit toujours de vrais-faux dinars

En revanche, malgré l’insistance de la partie civile (l’état du Bahrein et son autorité monétaire) une étonnante contradiction subsiste dans le dossier : les experts du Crédit Suisse à Zürich considèrent toujours les coupures de 20 Dinars de Bahrein pour un montant de 10 millions de dollars qu’ils ont eu à expertiser en mai 1998 comme authentiques, ce qui n’est ni le cas des experts français de contrefaçon monétaire, ni de ceux de l’entreprise britannique Delarue, officiellement en charge de l’impression de la devise bahreinie.

Les 10 millions de $ avaient été changés par le marocain Hicham Mandari, absent au procès pour cause d’assassinat, en Espagne en 2004. Il est le seul à avoir changé sans encombre un volume appréciable de la devise bahreinie printed in Argentina.

Bakchich, depuis deux ans et demi s’en est toujours tenu à cette qualification, car changer pour 10 millions de dollars une devise à circulation aussi restreinte que le dinar de Bahrein , après 5 jours d’expertise par les spécialistes du crédit suisse de Zurich, implique nécessairement qu’au moment de la transaction, fin mai 1998, ces billets de 20 dinars étaient encore vrais. 10 jours plus tard ils étaient devenus faux. Ce lot imprimé à Buenos Aires par Ciccone calcografica a par conséquent toutes les caractéristiques du vrai-faux.

A lire sur Bakchich.info :

 

La saga des vrais-faux dinars de Bahreïn (I)

Bakchich relate en cinq épisodes la saga des vrais-faux dinars de Bahreïn, qui constitue à ce jour la plus grosse affaire de contrefaçon monétaire du XXe siècle. Premier épisode aujourd’hui avec l’ex-conseiller spécial du président (…)


source : bakchich.info

 

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 01:43




Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
  • Contact

STATISTIQUES

 

D.N.C.B. : PLUS DE 15.000.000 DE PAGES LUES ***, PLUS DE 10.000.000 VISITEURS DE UNIQUES, *** PLUS DE 3000 ARTICLES, *** 517 ABONNES A LA NEWSLETTER, *** PLUS DE 2500 COMMENTAIRES... 

Recherche

MESSAGE&RADIO&TV DU JOUR

LDM_SWING.gif

                                               

VIDEO DU JOUR

 

 



Articles Récents

IMAGES

SassouKadhafi.jpgBonobo-copie-1.jpgBedieOuattara.jpg4lions-drinking.jpgBernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpgchemindefer-1-.jpgbrazza_la_poubelle.jpgChristel-Sassou.JPGchiracsassou3.jpgedouoyo1.jpglisb1-1.jpgbrazza-la-poubelle-1.jpgplissouba3.jpgdebrazza.jpg