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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 11:04

COMMENTAIRE : Avant, les sociétés occidentales et les puissances du monde se sont surtout intéressées aux ressources du sous-sol africain mais les choses ont changé depuis que Wall Street spéculent même sur les produits alimentaires : avec le changement climatique, les valeurs des produits agricoles vont grimper au point de susciter des émeutes de la faim. Les terres arables sont devenues un vaste enjeu économique. Vous constaterez dans cette étude qui ne concerne malheureusement que l'Afrique australe que les grandes universités africaines ne sont pas du reste : les terres d'Afrique, les terres de nos ancêtres, par la faute de nos gouvernements crédules et corrompus passent légalement entre les mains d'étrangers.

Au Congo, le danger est représenté par les Chinois entre autres (Namibiens, sud-Africains, etc.) qui sous le couvert d'une académie agricole, par exemple,  s'accaparent habilement de nos terres pour fournir des produits agricoles au peuple chinois et non aux Congolais. SI CETTE MENACE JAUNE N'EST PAS ARRETEE A TEMPS, NOS PAYSANS VONT FINIR PAR ETRE CHASSES DES TERRES DE NOS ANCETRES A CAUSE DE l'ESPRIT CORROMPU DE DENIS SASSOU NGUESSO ET DE SON CLAN. Les Congolais doivent rester vigilants et ne pas se laisser abuser par les déclarations politiques qui font croire que toutes ces terres vendues le sont pour le bien des Congolais : les légumes produits par les Chinois ne sont pas vendus sur nos marchés car ils sont destinés au marché chinois. Il n'y a qu'à voir comment certains pays africains se révoltent désormais contre les Chinois entre autres parce qu'ils leur volent leurs terres. LA TERRE EST L'ENJEU DES ENJEUX ET DESORMAIS C'EST A ELLE QUE S'EN PRENNENT LES PREDATEURS AVEC LA COMPLICITE DES ETATS AFRICAINS. Les Etats africains doivent protéger les terres d'Afrique sinon la politique de Ghettos risquent de revenir en force car nous risquons tout simplement d'être dépossédés de nos terres, c'est-à-dire, de la seule chose qui nous reste et nous définit . BENO KEBA NA BA CHINOIS ! ils ne se contentent plus de construire des infrastructures ; ils veulent désormais prendre ce qui nous définit, ce qui nourrit le paysan : la terre du Congo.

 

Une Colonisation Bis: Les universités américaines s’offrent des terres

Publié le Juin 25, 2011   
23.06.2011 | John Vidal, Claire Provost | Mail & Guardian  via Courrier International
Après les Etats et les entreprises étrangères, les grandes facultés d’outre-Atlantique investissent massivement sur le continent noir. Et les paysans locaux n’en bénéficient guère.
De grandes universités américaines comme Harvard (Boston, Massachusetts) etVanderbilt (Nashville, Tennessee) font l’acquisition de vastes superficies de terres agricoles en Afrique. C’est ce qui ressort d’une nouvelle enquête réalisée par l’Oakland Institute, un institut de recherche militant situé en Californie. Selon ses auteurs, ces contrats d’achat ou baux de location, négociés par l’intermédiaire de fonds spéculatifs britanniques ou européens, risquent de chasser de leurs terres des milliers de personnes. Les investisseurs étrangers profitent d’accaparements de terres qui souvent n’apportent pas les bénéfices promis en matière d’emplois et de développement économique, et en plus portent en germe des problèmes sociaux et environnementaux dans ces pays les plus pauvres de la planète.
D’après ce rapport qui couvre sept pays africains, Harvard, Vanderbilt et de nombreuses autres universités américaines ont beaucoup investi dans les terres du continent ces dernières années. L’essentiel des capitaux transite par Emergent, une société de gestion d’actifs londonienne qui gère l’un des principaux fonds d’acquisition de terres africaines. Elle est dirigée par d’anciens cambistes des banques américaines JP Morgan et Goldman Sachs. Les clients d’Emergent aux Etats-Unis auraient investi jusqu’à 500 millions de dollars [350 millions d’euros] dans les terres les plus fertiles du continent noir, dans l’espoir d’obtenir un rendement de 25 %. Emergent assure avoir traité les contrats de manière responsable. “Les fonds de dotation universitaires et les fonds de pension sont évidemment des investisseurs privilégiant le long terme, affirme un porte-parole de la firme. Nous investissons dans l’agriculture en Afrique, nous y créons des entreprises et des emplois. Nous le faisons avec un grand sens des responsabilités… Les sommes engagées sont élevées, pouvant atteindre des centaines de millions de dollars. Il n’y a aucune spoliation. Nous voulons augmenter la valeur des terres. La taille est un facteur important, car les économies d’échelle permettent d’accroître la productivité.”
Superficies énormes
Des entreprises chinoises et moyen-orientales ont déjà été pointées du doigt pour avoir accaparé de vastes terrains dans des pays en développement en vue d’y effectuer à bon compte des cultures alimentaires destinées aux populations de leurs pays d’origine. Pourtant, les fonds occidentaux sont les instigateurs de nombreux gros contrats, souligne l’Oakland Institute. La firme qui gère le fonds d’investissement de Harvard a décliné tout commentaire. La société de gestion de Harvard a pour politique de ne pas discuter des investissements ou de la stratégie d’investissement, et je ne peux donc ni confirmer ni infirmer les allégations contenues dans le rapport”, répond un porte-parole. Vanderbilt préfère également garder le silence.
A en croire l’Oakland Institute, les investisseurs ont vanté exagérément aux communautés intéressées les avantages des accords. “Les entreprises ont été en mesure de créer des niveaux complexes de sociétés et de filiales afin d’éviter d’attirer l’attention des autorités de tutelle, par ailleurs mal armées. A bien analyser les contrats, on s’aperçoit que nombre d’entre eux créeront peu d’emplois et évinceront des milliers et des milliers d’occupants de ces terres”, dénonce Anuradha Mittal, directrice de l’Oakland Institute. En Tanzanie, aux termes du protocole d’accord signé entre le gouvernement local et Agrisol Energy, le groupe d’exploitation agricole américain représentant l’université de l’Iowa, les deux principaux emplacements retenus pour le projet sont Katumba et Mishamo. Or c’est précisément là que sont installés des camps abritant jusqu’à 162 000 personnes déplacées. Leur fermeture est prévue avant le démarrage du projet de 700 millions de dollars. Les réfugiés travaillent cette terre depuis quarante ans.
Paysans délaissés
En Ethiopie, la politique dite de “villagisation” menée par le gouvernement pour fixer les populations et éviter une urbanisation incontrôlée a entraîné l’expulsion de dizaines de milliers de personnes de leurs terres ancestrales et leur relogement dans de nouveaux centres. Parallèlement, d’énormes contrats sont conclus avec des sociétés étrangères. Le plus important est celui signé au Sud-Soudan, où jusqu’à 9 % des terres auraient été cédées ces dernières années. C’est une société texane, Nile Trading and Development, qui a négocié la transaction avec une coopérative locale. Le bail de quarante-neuf ans, portant sur la location de 400 000 hectares dans l’Equatoria-Central pour environ 25 000 dollars, autorise l’entreprise à exploiter toutes les ressources naturelles, y compris le pétrole et le bois. La société, avec à sa tête l’ancien ambassadeur des Etats-Unis Howard Eugene Douglas, entend demander à bénéficier des crédits carbone soutenus par les Nations unies, qui lui rapporteraient des millions de livres de revenus par an.
Au Mozambique, où les investisseurs pourraient mettre la main sur 7 millions d’hectares, des fonds spéculatifs occidentaux travailleraient avec des entreprises sud-africaines pour acheter de grandes superficies de forêts et de terres agricoles pour le compte d’investisseurs en Europe et aux Etats-Unis. Les contrats stipulent que l’Etat mozambicain acceptera jusqu’à vingt-cinq années d’exonération d’impôts, sans qu’il y ait beaucoup d’emplois créés en contrepartie. “Personne ne peut croire que ces investisseurs soient motivés par le désir de nourrir les Africains, de créer des emplois ou d’améliorer la sécurité alimentaire”, martèle Obang Metho, du Mouvement de solidarité pour une nouvelle Ethiopie. “Ces accords, qui pour beaucoup resteront en vigueur pendant quatre-vingt-dix-neuf ans, n’apporteront pas le progrès aux populations locales et ne leur donneront pas de quoi manger. Ils permettent seulement aux dirigeants corrompus et aux investisseurs étrangers de s’en mettre plein les poches.”
Opacité
“Ce sont des contrats énormes, ce qui les rend d’autant plus scandaleux. Le sacrifice de petites fermes et de forêts africaines sur l’autel d’une stratégie d’investissement hautement rentable, fondée sur des ressources naturelles, risque de pousser les prix alimentaires à la hausse et d’aggraver les changements climatiques”, s’insurge Anuradha Mittal“D’après des études effectuées par la Banque mondiale et d’autres institutions, les entreprises étrangères ont acheté ou loué ces trois dernières années près de 60 millions d’hectares de terres africaines, soit la superficie d’un pays grand comme la France”,soulignent quant à eux les auteurs du rapport. “La plupart de ces accords se caractérisent par leur opacité, et ce en dépit des profondes répercussions du renforcement du contrôle sur les marchés alimentaires mondiaux et les ressources agricoles par les sociétés financières”, poursuivent-ils.
“Nous avons relevé des cas de spéculateurs s’emparant de terres agricoles alors que de petits paysans, considérés comme les occupants illégitimes, sont expropriés par la force, sans aucune indemnisation”, s’indigne Frédéric Mousseau, directeur politique de l’Oakland Institute. “Cela déstabilise la filière alimentaire dans le monde et cette instabilité représente une menace bien plus grande que le terrorisme pour la sécurité du monde. Plus d’un milliard d’habitants de la planète ont faim. La majorité des pauvres dépendent toujours des petites exploitations agricoles pour leur survie, et les spéculateurs les dépouillent de leur moyen d’existence en leur faisant miroiter des progrès qui ne se réaliseront jamais.”
____________________________________________________________________
Repères: Convoitises
Depuis 2004, le continent a cédé au moins 30 millions d’hectares de terres agricoles, relate l’hebdomadaire économique Les Afriques. Avec 10,28 millions d’hectares (environ la superficie du Bénin), le Mozambique arrive en tête des pays les plus ciblés par les investisseurs étrangers. Arrivent ensuite le Zimbabwe,
talonné par la république démocratique du Congo (3,04 millions d’hectares), le Soudan (2,24 millions), la Zambie (2,04 millions), Madagascar (1,8 million d’hectares, sans compter la transaction annulée avec le groupe sud-coréen Daewoo) et l’Ouganda (888 500 hectares).
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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 23:21

 

COMMENTAIRE : Ce texte secret date de 2000 et a 12 ans d'âge. Il est d'une insolent actualité et met en lumière le logiciel qui détermine toute l'action du pouvoir actuel dans le but de rassembler le nord et d'élaborer une stratégie visant la conservation du pouvoir. Ce qu'il préconise ressemble en vrai à la politique actuelle menée par Denis Sassou Nguesso. Il nous a été transmis par Kovalin Tchibinda. Prenez le temps de le lire et analysez la réalité sociopolitique congolaise au prisme de sa posture de domination du sud par le nord afin de garder éternellement le pouvoir dans tout type d'hypothèse électorale ou militaire. Ce texte date du 15 juillet 2000. Voilà près de trois ans que Sassou a abrogé la Constitution de 1991 et mis en place son Patriot Act. Il s'apprête à sortir sa nouvelle Constitution taillée sur mesure et à organiser un semblant d'élection présidentielle dans un contexte où le désarmement n'est pas encore total. D'ailleurs, Sassou n'a jamais désarmé ses propres milices ; les armes pour certaines ont sauté avec l'explosion du 4 mars 2012 mais certaines dorment encore sous les matelas en attendant de servir contre l'ennemi de l'intérieur : le mokongo.

Ce texte-complot décrit une stratégie politique à partir d'une analyse froide et totalement cynique de la réalité politique congolaise. La seule question que vous devez vous poser est la suivante : DEPUIS LE 15 JUILLET 2000, DENIS SASSOU NGUESSO APPLIQUE-T-IL CETTE POLITIQUE OU PAS ?

 

 

CONSEILS DE DABIRA A SASSOU NGUESSO

 

République du Congo

Présidence de la République

Commission d'Analyse et de Statistiques Générales


NOTE SYNTHÈSE

INTRODUCTION GÉNÉRALE

 

Dabira

L'histoire tumultueuse de notre pays nous enseigne que depuis 1958 à nos jours, les partis politiques, les alliances politiques sont essentiellement basées sur la tribu, la région et surtout sur la base des intérêts plus ou moins égoïstes des protagonistes. Ce qui du reste ne permet pas au peuple de comprendre le sens réel de la politique qui est en réalité une science de développement. Aussi, ce que nous nous étions promis de faire il y a trois ans au sortir du forum, nous ne l'avons pas fait, et l'environnement politique du pays a subi de nouvelles dégradations.

Le grand problème qui se pose à nous est de savoir si nous sommes prêts à prendre les difficiles décisions propres pour modifier rapidement et radicalement nos habitudes en matière de gestion de la chose politique, de sécurisation des populations, de la liberté de circulation ?

Sommes-nous capables de ramasser les armes qui se trouvent entre les mains de nos propres guerriers ?

Si oui, que leur donner en échange ?

 

Comment réparer le déséquilibre du recrutement dans nos districts ?

Sommes-nous capables de faire des réalisations susceptibles d'amener notre propre électorat à voter positivement ?

Sommes-nous capables de contenir la furie de l'opinion nationale et internationale ?

 

C'est donc ici, l'occasion de proposer au Président de la République des solutions susceptibles de nous sortir de l'impasse.

 

Au vu de la lecture de ce tableau de sondage réalisé à notre pays propre demandé par le groupe français IBM, il nous est impossible de remporter la moindre élection quelle que soit notre manière de battre campagne.

Dans notre fief du Nord, où nous croyons avoir la majorité sinon la totalité des voix, notre propre électorat nous lâche et nous ne possédons la majorité que dans le Plateau-Nord, alors que le Général Yhombi-Opango reste majoritaire largement dans le restant de toutes les régions Nord. En conséquence, il n'y a rien à attendre des régions Sud du pays qui nous sont traditionnellement hostiles et les populations qui ont subi les pires humiliations resteront toujours attachées à Lissouba et Kolélas.

 

QUE FAIRE ?

1° AU NORD

 

a)- faire des réalisations urgentes (micro-barrages, routes, écoles, dispensaires) pour amener les populations à voter positivement.

b)- Il nous faut réussir une réconciliation avec Yhombi, Ganao, Galibali, Bokamba et autres...

Pour cela, notre discours envers ces frères doit être modéré ; nous devons arrêter de les traquer et préparer leurs indemnisations, et mettre leurs Partis dans les meilleures conditions de travail. Le grand travail, c'est savoir comment renouer le contact avec des personnes qui ont perdu parents et biens. Le travail commencé avec Ganao, Tsomabet et Mouambenga doit se poursuivre et s'intensifier. Il faut créer les conditions du retour du vieux BAZINGA à Impfondo.

 

2° AU SUD

 

Nous avons dit plus haut que le travail politique au Sud du pays ne nous apportera pas grand chose. Cela ne peut nous empêcher à faire le travail que nous avons commencé en direction de Jean Pierre Thystère TCHIKAYA, Benjamin BOUNKOULOU, MAMPOUYA, Hervé DIATA.

Cependant, il est plus qu'impérieux d'aider des jeunes comme NZOMONO Macaire, les NGUIMBI, à organiser des associations de soutien au Président de la République en leur apportant la logistique nécessaire pour leur permettre de réaliser certains projets en milieu jeune.

 

COMMENT CONSERVER LE POUVOIR

 

Depuis la fin de la guerre du 5 juin 1997, notre gros problème, celui qui nous préoccupe le plus, c'est la conservation du pouvoir. Ainsi, nous n'avons devant vous que deux schémas.

1. Le schéma militaire

2. Le schéma électoral

1- Par les moyens militaires

Malgré les accords de cessez-le feu et de cessation des hostilités de Pointe-Noire et de Brazzaville, notre première analyse de juillet 1999 reste valable, car nous sommes convaincus que des hommes rusés comme nos frères du Sud, ne nous pardonneront jamais la perte du pouvoir de 1997 ; ils se vengeront sûrement.

C'est pourquoi nous devons nous préparer à une action militaire forte pour imposer la paix, en formant avec l'aide des Français des troupes de réserve dans nos villages, en commandant des armes de guerre pouvant nous permettre de résister pendant cinq ans. Pour cela, les zones militaires du Nord doivent être commandées par des personnes que nous contrôlons réellement en poussant les autres à l'énervement pour ainsi nous permettre de reprendre les hostilités et aller jusqu'au bout.

2- Par les élections

Comment remporter les élections dans un pays où la carte électorale nous donne battus avant le vote ?

a) - Il faut préparer des électeurs fictifs Ce travail nous l'avons expérimenté pendant les élections législatives passées. Il suffit de le perfectionner, en recrutant au Gabon, au Cameroun et surtout en RDC, moyennant des cartes nationales d'identité et des petites sommes d'argent. Les intimidations et les menaces de reprise de guerre peuvent provoquer beaucoup d'abstention dans leur camp.

b) - Il faut fausser les listes électorales. Cela demande un travail méthodique, suivi et bien coordonné. Le ministère de l'intérieur nous aidera à le faire.

c)- Il faut maintenir l'embargo sur les autres Partis à l'intérieur du pays.

d)- Mettre beaucoup de moyens pour acheter des voix.

e)- Remanier l'équipe gouvernementale, pour amener au gouvernement des hommes capables.

 

Brazzaville, le 15 juillet 2000

Le Président de la Commission

Le Général Norbert DABIRA

Inspecteur Général des Forces Armées Congolaises 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 13:59

Eleves_Par_Terre.jpgLe site d'AVAAZ nous permet désormais de mettre des pétitions en ligne. La mienne ne va pas tarder mais pour l'instant, je vous invite à signer la pétition de Marcel M. dont le but est d'alerter la communauté européenne, les Etats-Unis à propos du détournement de l'aide publique au développement. Marcel M. est un contribuable qui paye ses impôts comme tout le monde et en vertu de cela, il a le plein droit d'interpeller les autorités de l'union européenne, des Etats-Unis, entre autres pour attirer leur attention sur le fait que l'aide publique au développement est détourné car il n'est pas alloué à la réduction de la pauvreté ou au profit des populations auxquelles elle est destinée. Cet argent revient en Europe comme argent mal acquis qui devient très vite biens mal acquis.

Regardez cette image d'une salle de classe au Congo. Les enfants sont assis par terre - alors que le Congo est un pays producteur de pétrole et exportateur de bois. L'aide publique au développemment est censée aider à la construction d'école, d'hôpitaux, etc. Qu'il vous souvienne que dans un récent article, je fustigeais le fait que Denis Sassou Nguesso ne construise des écoles modernes qu'au nord - notamment celle d'Edou - alors que les écoles de Pointe-Noire sont inachevées et que nous sommes proches de la rentrée : il n'y a pas d'équité dans la politique de cet homme qui est discriminatoire à l'égard des populations du sud.

La communauté européenne, par exemple,  devrait venir elle-même sur le terrain pour s'assurer que l'aide au développement est bien allouée à sa destination finale, une aide qui par ailleurs est inférieure à l'argent (flux financiers) détourné de Afrique vers l'Occident. Quant à l'affaire des Biens Mal Acquis, nous attendons toujours le fameux procès et nous savons que nous allons attendre longtemps puisque nous n'en sommes encore qu'à la phase d'instruction et c'est loin d'être terminé...

Il vous suffira de cliquer sur le lien pour ouvrir la page de la pétition. Il faudrait soutenir la pétition de Marcel M. afin de montrer que l'Europe peut et doit exiger plus aux dictatures - notamment africaines - surtout quand il s'agit de l'argent des contribuables européens et nous savons que nombreux des lecteurs de DNCB sont des contribuables européens. Cliquez sur le lien ci-dessous :


http://www.avaaz.org/fr/petition/Lutter_contre_les_detournements_operes_sur_les_aides_au_developpement_par_les_gouvernants_des_pays_en_developpement/?eldoddb

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 20:04

COMMENTAIRE : Depuis l'annonce de la gratuité des documents civils, j'ai attiré l'attention des populations sur le fait qu'il y avait là un risque d'anarchie qui laisserait le citoyen sans moyen de recours. Quand on paye pour un service administratif, on peut au moins avoir une voie de recours ; l'argent vous donne un droit : celui du créditeur sur le débiteur. Or, lorsqu'on vous dit que c'est gratuit, vous êtes la proie du distributeur qui agit à sa guise, selon son bon vouloir. Celui qui attend la gratuité d'un service est comme un mendiant qui attend la générosité publique. Celui qui devait être dans la force du droit devient la victime de celui qui exerce le droit et au Congo, le faiseur de loi, l'exécuteur de la loi est toujours au-dessus, sinon hors-la loi.

A Paris, au consulat du Congo, nous apprenons qu'on exige trente (30) euros pour la délivrance d'un passeport supposé gratuit.  Sachant que les vieilles habitudes sont coriaces, nous venons dénoncer au travers d'une correspondance des pratiques qui démontrent qu'il y a toujours moyen de soutirer de l'argent au peuple au nom de charges imaginaires pourtant déjà payés par l'Etat. La vénalité est d'une telle créativité...

Le chef de l'Etat avait demandé que l'on dénonce si jamais quelqu'un daignait escroquer le peuple s'agissant de la gratuité des documents civils. Eh bien, monsieur Denis Sassou, que pensez-vous de ce texte ? Allez-vous essayer de redresser les choses pour qu'une fausse gratuité payante du passeport ne se mette pas en place ? Certes, le peuple doit résister mais celui qui détient le pouvoir de délivrer ou non le document, qu'est-ce qui le contraint à respecter la loi ? Après tout, s'il dit qu'il n'y a plus de passeports à ceux qui ne veulent pas débourser les 30  euros, que risque-t-il ?  Rien...

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 19:17
COMMENTAIRE : Voici deux jours que je me suis allé me reposer à la campagne sans le moindre contact internet pour étudier un livre en anglais sur l'apprentissage holistique (holistic learning). A mon retour, nous avons dépassé les 901.000 visiteurs uniques. 

Je viens de recevoir une correspondance dans laquelle j'apprends qu'un journaliste a encore été arrêté. Vous avez compris que nous sommes dans la continuité de l'arbitraire puisque le même ministre de l'injustice, Aimé Emmanuel Yoka a gardé son poste et le criminel peut continuer à danser le muhirika tandis que l'innocent est arrêté arbitrairement. De toute façon, une dictature s'accompagne de l'arbitraire et de l'ignoble car la terreur est la seule politique qu'une dictateur puisse pratiquer.

Quand Sassou fait arrêter un journaliste, c'est une tentative d'intimidation de toute la presse car il envoie un message : "Je peux vous arrêter tous autant que vous êtes ici, au Congo, quand je le veux". Denis Sassou Nguesso ne peut plus dire qu'au Congo personne n'est arrêté à cause de ses opinions. La liberté d'expression est sans cesse étouffée car le pouvoir a peur de ceux qui disent la vérité sur le véritable état de la nation : népotisme, tribalisme, détournements, arrestations arbitraires, violation des lois élémentaires, discriminations de toutes sortes.

Il devient difficile d'exercer librement le métier de journaliste au Congo et nous admirons tous ceux qui se risquent à évoquer les dérives du système - même s'ils ne sont pas nombreux car la presse locale congolaise est surtout entre les mains du pouvoir. Hélas, quoi qu'on fasse, nous  serons du parti du peuple qui souffre, jamais du camp de ceux qui affament et laissent mourir les enfants sans soins.

Comme , je l'ai dit : on ne change pas une équipe qui agit si mal quand le travail de démolition n'est pas terminé et il y a encore trop de richesses à détourner et une bonne partie du pays à livrer aux étrangers. De notre côté, nous restons dans notre constance car rien n'a changé au Congo sur le plan des libertés individuelles.

C'est un court texte de Diaf Le Kweta que nous avons quelque peu retouché qui est à la mesure de l'indignation :

"Le régime dictatorial de sassou Nguesso vient de franchir une ultime étape dans le déni de liberté en procédant à l'arrestation d'un journaliste de la voix du peuple, Guy Milex.
Cet matin 28 septembre à 9 h 00, sans mandat ni motif juridiquement valable, Guy Milex été interpellé par la police politique de sassou. On ne peut plus tolérer l’acharnement répressif et meurtrier du régime moribond et nous mettons en garde Sassou contre ses agissements irresponsables au risque de voir une radicalisation de nos actions jusque-là pacifiques. L’opposition ne peut plus continuer à respecter la Loi quand le Pouvoir lui-même la foule aux pieds. Cette cruauté sans limites contre les journalistes et la population démontre sans aucun doute que Sassou est saisi d’une paranoïa répressive avec pour seul objectif le passage en force en 2016..."
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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 11:28

Pour ceux qui ne peuvent ouvrir des vidéos parce que la connexion est trop faible, voici la liste des ministres du nouveau gouvernement. Il y a  très peu de changement et surtout, il tourne autour des mêmes personnalités. Toujours les mêmes. Le noyau dur du système perdure et nous pouvons imaginer que ceux-ci vont poursuivre la même politique : LE CHEMIN SANS AVENIR POLITIQUE (POUR LE SUD).

P.S. Pour le 18, lire innovation technologique au lieu d'innovation technogique.

 

LISTE DES MINISTRES

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 20:51

COMMENTAIRE : Nous l'avons dit, nous l'avons prédit, il n'y aura pas de grands changements à attendre de Denis Sassou Nguesso à propos du remaniement ministériel promis après les législatives car il prend les mêmes, à quelques exceptions près et recommence et nombreux ont gardé leurs anciens portefeuilles ministériels. Nous constatons juste les sorties de  Zacharie Bowao et d'André Okombi Salissa entre autres : c'était prévisible pour les deux, le premier en conséquence du drame du 4 mars 2012 et le second pour freiner ses ambitions et envoyer un message à tous ceux qui voudraient faire du zèle tout en profitant d'affaiblir un peu plus l'axe téké. Okombi était pourtant un ministre très apprécié des populations mais en la matière, le seul à qui il faut plaire, c'est le grand éléphant himself. Ondongo devient un superministre d'Etat en récupérant au passage le ministère du plan et Jean-Jacques Bouya hérite de l'aménagement du territoire. Tout va bien dans un monde où l'on préfère la continuité à la surprise du renouveau. Nous souhaitons bon vent aux nouveaux anciens ministres et aux petits nouveaux comme Mondjo ou Mokoki. Voici une vidéo qui vous donne la liste des 38 "élus" du Cobra royal :

 

 

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 19:29

COMMENTAIRE : Voici un autre texte reçu du Congo qui nous apprend un peu plus dans la dramaturgie montée par Denis Sassou Nguesso pour se décharger sur le colonel Marcel Tsourou de ses responsabilités dans l'affaire du 4 mars 2012. Nous voyons apparaître à côté du procureur NGASTSE et du juge OKO-NGAKALA  un autre personnage clé, un officier qui aurait été amené insidieusement à accuser le colonel Marcel Tsourou : le colonel INGANI. Le colonel Ingani travaille à la garde présidentielle où il est chargé de l'armement cumulativement avec un autre emploi à la Direction générale de l'équipement tout en étant chef de l'ECCRAMU où se sont produites les explosions provoquant le petit Hiroshima du 4 mars 2012.

L'ayant reçu au format image, il  ne nous a pas été possible de faire la moindre correction. Le texte est vraisemblablement dactylographié sur une machine à écrire puis scanné avant de nous être envoyé. La forme étant plus importante que le fond, nous le publions en l'état. C'est un long réquisitoire de quatre pages avec force détails qui nous permet de mieux  comprendre le complot qui se joue et se noue autour du colonel Marcel Tsourou dans le but de dédouaner Denis Sassou Nguesso de ses responsabilités dans l'affaire du 4 mars 2012 sur un innocent : le bouc émissaire Marcel Tsourou.

Le colonel Ingani a été arrêté comme un certains nombre de militaires. Mais tous les séjours en prison ne se valent pas - même s'il est incarcéré dans la même maison d'arrêts que Tsourou.

Cette correspondance confirme aussi le stockage des explosifs civils appartenant à des sociétés privées comme ESCOM, SOCOFRAN  ou SGEC à l'ECCRAMU - ce qui pourrait relancer la thèse que le feu se serait déclenché à partir de ces explosifs civils, suite à des réactions chimiques et, n'oublions pas, dès sa première intervention aux médias, Denis Sassou Nguesso affirmait qu'il s'agissait d'un accident - ce n'est que plus tard que l'on verra apparaître la thèse du complot qui a l'avantage de victimiser Sassou tout en lui permettant de règler ses comptes avec des officiers comme Tsourou.

Le combat pour la liberté et la démocratie nous incombe à tous. Et nous ne pouvons accepter l'arbitraire qui est la seule constante de la politique de Denis Sassou Nguesso depuis plus de trente ans. Nous avons l'obligation de défendre tous les Tsourous du Congo et de la terre. Au nom du kimuntu, principe sacré qui sacralise l'homme, la justice et la vérité.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 17:13

REPARTITIONImaginez un homme qui vit très bien parce qu'il finance illicitement ses sociétés avec l'argent public de votre pays et qui parle de répartition - un homme qui reçoit plus de 152.000 euros par trimestre dans les comptes de sa société Géopolitique Africaine, une société privée qui ne fait pas officiellement affaire avec le Congo mais que la SNPC finance en secret au travers de la BGFI BANK. Jean-Paul Pigasse sait qu'il n'y  a pas une répartition équitable des miettes qui reviennent aux caisses de l'Etat lorsque Total a pris le plus gros des revenus du pétrole. On pourrait croire qu'il se sent concerné par la répartition actuelle, au présent des richesses nationales au Congo. Cependant, lui ne se préoccupe que de la répartition dans les cinq ou dix ans à venir puisqu'il sait qu'au présent, il faut d'abord que le système inique qui favorise le nord et les amis du grand éléphant comme lui perdure encore cinq ou dix ans.

Monsieur Pigasse, nous savons qu'aux Dépêches de Brazzaville travaillent des militaires que Sassou vous a imposés - juste pour qu'ils "mangent" mais croyez-moi, nous règlerons les comptes en temps et en heure : cette situation inique aura bien une fin un jour...

Pour l'instant, citons Sassou, l'éditorialiste de Jean-Paul Pigasse :

"Remarquons, avant d'aller plus loin, que cette question ne se pose pas seulement au plan des individus, mais qu'elle concerne également les rapports entre les départements, les villes et les villages, bref les mille et une collctivités qui structurent notre nation".

Une telle phrase peut donner l'illusion que va suivre un développement dans le sens de notre dernier article sur le favoritisme pratiqué par monsieur Denis Sassou Nguesso au bénéfice de ses enfants, de sa famille, de son clan, d'Oyo et ses environs car elle a largement le mérite d'être illustrée par des exemples. Sassou et son griot blanc vont juste se contenter de dire que la société congolaise d'il y a trente ans était plus égalitaire - alors que moins riche que celle d'aujourd'hui où l'argent public est détourné par tous les moyens.

Non, monsieur Pigasse, vous dissertez mal et il vous faut réviser vos classiques : lorsque l'on parle de répartition, l'on doit partir d'un modèle qui ne peut être que la répartition équitable et non égalitaire (Oyo ne peut logiquement pas recevoir plus d'argent que Brazzaville ou Pointe-Noire), celle qui profite à tous où qu'ils vivent en matière de besoins primaires : habitat, santé, éducation, emploi, assistance publique, distribution équitable de l'énergie de l'eau potable, des infrastructures comme les routes, les bâtiments publics, les écoles, les hôpitaux, etc. Et il ne peut y avoir d'équité que si la variable Démographie et la variable Environnement sont les variables essentielles d'ajustement.

Au Congo, il y a des routes en vue pour aller au Cameroun et au Gabon - alors qu'il n'y a pas une route sécurisée pour aller de Dolisie à Mossendjo pour ne prendre que cet exemple. La question essentielle  qui sous-tend une répartition est celle de savoir quelle logique se cache derrière la politique qui anime celle-ci, c'est-à-dire, la distribution des richesses nationales entre les composants d'un pays et nous savons qu'il n'est pas nécessaire de sortir de l'ENA pour comprendre que Denis Sassou Nguesso pratique la politique nazie d'ethnodiscrimination du nord sur  le sud  parce que son objectif est d'instaurer une domination politique. Et le fait de le souligner ne signifie pas que l'on analyse le sujet sous le prisme d'une idéologie passée. En la matière, c'est Denis Sassou Nguesso qui est esclave d'une idéologie passée influencée par sa position de "KANI".  La science s'appuie sur les faits et les faits sont têtus comme Sassou est un fieffé tribal qui préfère donner un milliard de francs pour construire une école en Chine que construire des écoles dans le Pool ou achever des écoles à Pointe-Noire.

La répartition des ressources d'une nation n'est pas le fait du hasard car ce n'est pas la nature qui distribue le travail ou décide de construire une école moderne à Oyo mais la politique et si cette politique est mauvaise, elle ne peut être que l'oeuvre d'un méchant, d'un homme ne méritant pas la position qu'il occupe : celle d'assurer à tous les Congolais les mêmes conditions d'existence avec le denier public. Le drame n'est pas qu'Oyo, Ollombo, Owando reçoivent de l'électricité et de l'eau potable ou des écoles modernes mais le fait que volontairement, Denis Sassou Nguesso ne veuille pas doter le sud, là où vit largement la majorité des populations des mêmes infrastructures modernes. Et Jean-Paul Pigasse qui voit Sassou souvent devrait lui poser la question !

Sassou et son griot blanc Pigasse parlent de l'emploi et de décentralisation comme de deux claviers essentiels de la répartition. Nous les invitons à lire notre article sur la localisation de l'emploi (si ce n'est déjà fait) car la décentralisation suppose que les décisions soient prises au niveau local mais cela ne garantit en rien le fait que les locaux soient employés parce que ceux qui attribuent le travail sont des nordistes qui privilégieront leurs frères nordistes puisque les nordistes occupent TOUS les postes de décision.

Quand vous devenez une république, vous mettez en commun les tsis (Ngalas, Tékés, Kongos), donc les ressources, les richesses et lorsque vous mettez tout cela ensemble, c'est pour que TOUS reçoivent pas seulement des emplois mais aussi des infrastructures nécessaires à susciter l'emploi.

Si Pigasse n'a rien à dire sur la répartition, il peut choisir un autre sujet où il pourrait distraire Sassou car nous ne sommes pas dupes. Ce n'est pas parce qu'il vit illicitement aux frais de l'Etat congolais qu'il peut se moquer de ceux qui ne reçoivent rien - même pas de l'eau potable de la part d'un Etat qui ne devrait pas gaspiller l'argent public dans des torchons comme les Dépêches de Brazzaville.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 18:47

Dans un texte récent à propos de la supériorité des flux financiers illicites provenant de l'Afrique sur l'aide publique au développement que les pays occidentaux octroient à l'Afrique, nous tiré la conséquence suivante : si l'Europe le désirait vraiment, elle pouvait faciliter la lutte contre la corruption en Afrique en commençant par

1) la mise en place de dispositifs juridiques légiférant de façon plus sévère les flux financiers illégaux en provenance de pays soumis à des dictatures - nonobstant le fait que cet argent sale profitent aux banques occidentales entre autres et à l'Europe en général d'une façon ou d'une autre la rendant ainsi complice de ces dictateurs ;

2) renforcer le dispositif de lutte contre les biens mal acquis dans les pays membres comme la France en exigeant la création d'équipes judiciaires ad hoc avec les ressources nécessaires - ce qui permettrait l'accélération et de l'instruction et du passage devant les juridictions assermentées de personnes - qui qu'elles soient - détournant le denier public dans leur pays à des fins pers personnelles ;

3) la sanction de TOUTES les multinationales et de TOUS les grands groupes dont toute ou partie du chiffre d'affaires proviendrait de l'étranger - notamment de l'Afrique noire qui ne font pas la lumière sur toutes les sommes qu'ils versent à des gouvernements africains comme celui de Denis Sassou Nguesso au Congo, en ce qui nous concerne.

Certes, nous le voyons tous les jours, que l'argent et la probité morale ou éthique ne font pas bon ménage mais, en vue au moins de limiter l'impact de l'immigration économique, l'Europe devrait prouver au monde entier que certains pays africains comme ceux du Golfe de Guinée riches en ressources - notamment pétrolifères - ont les moyens d'une politique de développement économique sans trop céder aux prêts et aux dons.

En découvrant que Bruxelles, siège de l'Union Européenne, se montre plus pressante en matière de transparence financière, sommant les groupes comme Total ou Areva de faire oeuvre de déclaration publique des sommes versées à des gouvernements africains, nous ne pouvons que nous réjouir. Cela pourrait aider un un organisme comme "Publiez ce que vous payez" dans sa lutte anticorruption au Congo-Brazzaville.

En matière de politique extérieure, l'Europe doit changer et Bruxelles a certainement un rôle à jouer : elle ne peut plus se contenter d'affirmer des valeurs de justice, d'équité, de transparence tout en donnant des leçons de savoir-vivre au monde entier - sans les illustrer face aux pesanteurs de l'argent. L'Europe se veut mère de la démocratie et porte-étendard des valeurs universelles. Aussi, une seule question : pourquoi semble-t-elle l'oublier quand il s'agit de l'Afrique ?  Dites-moi, les droits de l'homme ne traversent-ils donc pas la Méditerranée ? Oups, ils doivent avoir peur de prendre un  peu de couleur basanée...


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