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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 16:18

Nous avons reçu une information qui nous annonçait qu'André Okombi Salissa était en France. Nous sommes désormais passés de la rumeur à l'information puisque la Lettre du Continent annonce que l'ancien ministre est en France pour des raisons de santé depuis la mi-octobre. Nous espérons qu'il se porte mieux car même si dans la haute classe congolaise, on vient se faire soigner en France pour un petit rhume, généralement si l'on vient chez les toubabs, c'est que ça va mal, très mal. Tout ceci, c'est la faute au manque d'hôpitaux dignes de ce nom - ce qui fait que nombreuses sont les personnalités congolaises. On espère qu'il s'agit d'un cas de santé ordinaire.En effet, André Okombi Salissa est un homme très apprécié de nombreux Congolais qui doivent espérer qu'il reviendra bientôt au pays - SANS PASSER PAR LE GABON...

Il y a un proverbe qui dit : "Quand vous mangez dans l'assiette d'un serpent, vous vous demandez si vous n'avez pas goûté à un peu de son venin dès que vous avez un peu mal au coeur ou simplement à l'orteil"...

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 22:13

Nos correspondants font état de pluies diluviennes à Pointe-Noire et on parle même de morts. Voici la correspondance que nous avons reçue d'une compatriote :

"Il pleut beaucoup à Pointe-Noire et la majorité des maisons qui sont aux alentours des cours d’eau sont inondées, plus précisément le secteur du pont de SONGHOLO, le quartier KM4, le pont de KABADILA, etc…  Il y a même des morts…"

Le gouvernement ne fait toujours rien pour mieux canaliser les eaux de pluie dans la capitale économique du Congo avec les conséquences que l'on sait. Certaines rivières ont vu leur lit être réduit parce que les populations construisent trop près des berges - en gagnant parfois sur le lit naturel des cours d'eau et d'autre part, les rivières elles-mêmes sont utilisées comme dépotoirs et s'ensablent très vite. Il y va de la responsabilité du ministre de l'habitat et du domaine public car certaines normes de construction et d'occupation de l'espace ne sont pas respectées. Ajoutons aussi que les canalisations de la capitale économique doivent être desaffectées pour permettre un meilleur écoulement des eaux. Attendez, il s'agit de constructions  qui datent parfois de l'époque coloniale. Avec le phénomène du changement climatique, il faut redouter que ce phénomène prenne de l'ampleur et devienne de plus en plus dramatique...

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 14:51

Les forces qui détruisent notre pays sont de plusieurs ordres : l'ethnie, la politique, la franc-maçonnerie, la sorcellerie, l'extraversion, la mainmise des étrangers sur notre économie, l'incompétence, le manque de patriotisme, les antivaleurs comme la corruption, le détournement de denier public, la haute trahison, etc. IL NE SERA PAS POSSIBLE DE TRANSFORMER DEMAIN LE CONGO SI L'ON NE PREND PAS LA MESURE DE LA GANGRENE AUJOURD'HUI...


C'est un ami qui a fait un tour au Congo avec toute sa famille qui m'a inspiré cet article afin que les Congolais comprennent quelle est la force principale qui tient le pays en servitude. La tâche qui nous attend demain pour purifier le pays est grande : il faudra une grande rigueur et une force d'esprit pour que le Congo guérisse de toutes les forces qui le retiennent captif.

 

De façon visible, le Congo donne l'impression d'être une "démocratie plurialiste" avec la tolérance de plusieurs partis politiques et l'existence d'une pseudo-opposition qui n'a d'ailleurs plus voix au chapitre puisqu'aucun parti d'opposition ne peut former un groupe à l'assemblée nationale pour s'exprimer créant ainsi une inédite situation de monologue politique. En réalité, de façon souterraine et insidieuse, Denis Sassou Nguesso a trouvé le moyen de restaurer le monopartisme au travers d'une "franc-maçonnerie" à laquelle se sont ajoutées des pratiques occultes relevant de la sorcellerie - avec obligation de sacrifices humains pour les néophytes. TOUS CEUX QUI GRAVITENT AUTOUR DE LA SPHERE POLITIQUE ET QUI EN VIVENT D'UNE CERTAINE MANIERE, DE QUELQUE BORD QU'ILS PROVIENNENT, SONT FORCES A DEVENIR FRANCS-MACONS AFIN D'ETRE DOMINES PAR DENIS SASSOU NGUESSO, LE CHEF DES ENFERS.


Cela dit, nous n'affirmons pas que la franc-maçonnerie est dénuée de toute recherche de "LUMIERE" (si ce mot a un quelconque sens ésotérique véritable chez les adorateurs d'EBLIS) mais à regarder de près comment elle fonctionne au Congo où tout semble inversé, la recherche de la lumière se confond avec celle des TENEBRES. SI LA SPHERE MACONNE INFLUE NEGATIVEMENT SUR LES AFFAIRES DE LA NATION, LE CHOIX EST CLAIR...


Toute l'élite politique actuelle congolaise à l'intérieur du pays est franc-maçonne et, dans cet univers qui ôte à l'individu son libre arbitre, l'obéissance absolue est de mise. Ceux qui parlent aujourd'hui d'Etats généraux de la nation sont neutralisés en loges - au point où cette idée ne passera pas. Bienvenu Okiemy l'a fait comprendre et lorsque le ministre philosophe Zacharie Bowao parle de "servitude volontaire", vous pouvez vous imaginer que celle-ci s'obtient au travers de rituels maçons totalement tournés et détournés vers le satanisme et le mal par la destruction de la volonté humaine pour la continuation du saccage du pays - au point où nos infrastructures ne réflètent pas les richesses produites par notre riche Congo  sans que cela n'offusque vraiment personne parmi les nantis puisqu'ils tirent TOUS profit de cette destruction programmée de la nation tout en ayant vendu leur libre arbitre au diable dans les loges de Satan.

Pour la petite parenthèse à propos des Etats généraux de la Nation, je tiens à faire remarquer certaines choses :

1) son origine : il s'agit d'aigris ayant été éjectés du système de prédation instauré par les Sassou & Nguesso qui les réclament ;

2) pourquoi ont-ils attendu si tard car la situation du pays péréclite depuis le retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir. Alors, ils perdent la députation, espèrent des postes de ministres qui ne viennent pas - alors ils s'agitent pour faire peur aupouvoir afin qu'on leur serve un peu d'argent facile pour qu'ils se taisent - jusqu'à la prochaine famine.

3) Ceux-là mêmes qui ont lancé cette idée, pourquoi ne parviennent-ils pas déjà à s'entendre au sein de l'UPADS, par exemple ? Comme ça, ils s'entre-déchirent et prétendent en même temps exiger des Etats Généraux de la nation ? Tous ces traîtres qui travaillent en sous-main pour Sassou ne doivent pas être les instigateurs d'un tel projet car il n'y a pas de sincérité en eux - ils ne peuvent être associés à un projet de cette envergure. Certains parmi eux gagneraient à se taire tant ils se font soigner tranquillement aux frais de l'Etat congolais comme G...

Demain, nous n'instaurerons pas un nouveau Congo-Brazzaville sans lutter contre de telles sphères d'influence - non pas que la spiritualité soit avilissante en soi mais parce que le but poursuivi par les sectes francs-maçonnes au Congo est politique et consiste à annihiler toute volonté de révolte en ôtant à l'homme son libre arbitre au point de faire manger des fèces à certains !!! Et  comme personnes à sacrifier sur l'autel du mal, ils vous demandent de vouer à la mort femme ou enfants - ce qui amène certains à prendre plusieurs épouses, à faire plusieurs enfants pour sacrifier les "deuxièmes bureaux", les seconds foyers...


Tout domaine qui se revendique spirituel se souille dès lors que la matérialité prend le pas sur la spiritualité. C'est d'ailleurs le drame de notre monde, le drame qui tue doucement notre planète à cause de la convoitise et de la cupidité de quelques-uns.

Nous apprenons chaque jour des choses avilissantes auxquelles seraient soumis nombre de nos compatriotes qui pour aspirer à une réussite matérielle rejoignent la franc-maçonnerie- sorcellerie congolaise : ils sont détruits dans leur humanité et le NOUVEAU CONGO COMMANDE L'EMERGENCE D'UNE NOUVELLE ENGEANCE, PLUS EXIGEANTE, PLUS KIMUNTIENNE. Il est question de renaissance, de réappropriation, d'Excellence, de Grandeur d'âme. IL N'Y AURA PAS DE GRAND CONGO AVEC DES PETITS HOMMES...

Au Congo, la compétence a très peu droit de cité car la qualité de franc-maçon lui passe devant et, même lorsque l'on vous nomme à un poste de directeur quelque part dans un ministère parce qu'on vous reconnaît quelque mérite, il n'est pas rare que votre ministre vous demande de rejoindre le PCT et la franc-maçonnerie car les deux instances sont devenues deux faces d'un même Janus machiavélique...

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 18:37

 

Limitation des mandats présidentiels: premier facteur-clé de succès des démocraties naissantes en Afrique

 

Mahouckous.jpgVendredi, 09 Novembre 2012 09:45

Par Diop Mahouckous

Pas de lendemains qui chantent pour la démocratie en Afrique aussi longtemps que les mandats politiques ne connaîtront pas une limitation stricte et irrévocable, à deux mandats au plus, comme dans les plus grandes démocraties planétaires : Etats-Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne, etc. Si les dirigeants africains ne s’attèlent pas à la tâche tout de suite, après leur arrivée au pouvoir, en déroulant les projets de société pour lesquels ils auraient été portés au pouvoir ; s’ils ne mettent pas le chrono en marche dès leur prise de fonction, c’est parce qu’ils pensent avoir toute la vie pour le faire, avec des mandats extensibles, après tripatouillage des constitutions.

A l’inverse, les premiers dirigeants africains de l’époque post-coloniale, les pères des indépendances, avec des moyens pourtant limités, avec très peu de marge de manœuvre en termes de benchmark, firent nettement mieux, en très peu de temps, que ceux d’aujourd’hui qui s’accrochent au pouvoir, avec des moyens colossaux, pour des réalisations pitoyables.
L’idée de rester à tout prix au pouvoir les détourne de la vraie trajectoire qui conduit au salut des populations. Cette idée les pousse à des égocentrismes qui mettent à mal l’idée même de nation. Ils restent obnubilés par la conservation du pouvoir et, donc, par l’omniprésence, à tous les niveaux, dans tous les secteurs d’activités nationales, des proches parents ou des ressortissants de la même région ou du même groupe linguistique ou ethnique, gage, pour eux, d’un meilleur contrôle et d’une meilleure veille contre d’éventuels prédateurs de «leur pouvoir».
Quand on voit avec quel allant, sous d’autres cieux, les détenteurs du pouvoir déroulent les projets ou se mettent à réaliser les promesses de campagne, on est à l’inverse ahuri de constater, en Afrique, qu’il faut des décennies au pouvoir pour des résultats très souvent compromettants pour le pays: mauvaise gouvernance, corruption accrue et généralisée, montée forte de l’incivisme et des antivaleurs, fonction publique pléthorique avec un personnel insuffisamment formé, des armées pléthoriques et inadaptées qui resteront, pendant longtemps, un épineux problème pour les futurs dirigeants, parce que, mises en place non pas pour la sûreté républicaine, mais pour répondre aux besoins de conquête et de sécurisation du pouvoir.

L’alternance démocratique, une forme d’émulation aux bienfaits insoupçonnés

Lorsque les dirigeants s’alternent au pouvoir après l’accomplissement d’un mandat ou des deux mandats requis, comme nous le voyons dans certains pays africains sub-sahariens tels que le Ghana ou le Bénin, ou le Sénégal tout récemment avec l’élection de Macky Sall (ayant même milité pour le retour du quinquennat plutôt qu’au maintien du septennat), il y a un renouvellement de la classe politique qui s’opère dans le pays, engendrant des bienfaits insoupçonnés pour l’ancrage de la démocratie.
Lorsque, pour la durée impartie de la mandature, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, la sanction doit s’ensuivre dans les urnes, par le peuple souverain, détenteur du pouvoir en démocratie, qui le donnera, par le biais du suffrage universel, à un autre fils ou une autre fille du pays, pour présider aux destinés de la République. Voilà ce qui peut élever une classe politique, et qui peut consolider une démocratie, et la nation ne peut que s’en trouver renforcée.
Avec une vraie limitation de la durée d’exercice du pouvoir, point de temps aux calculs politiciens, aux manigances, aux projets qui ne tirent le pays que vers le bas, etc. Place sera alors donnée au travail, aux réformes et aux grandes avancées, par ce que l’on est attendu pour rendre sa «copie» au peuple souverain.
Or, l’état actuel des choses n’est que source d’exaspération du peuple, de la montée lente mais sûre des intégrismes en Afrique, par ce qu’une frange de la classe politique ou de la société civile pense être exclue dans l’exercice du pouvoir, par ceux qui le gardent sans partage, et de mains de fer, aussi longtemps que possible.
Ce sont, là, les vraies causes du recul de l’Afrique, les raisons du mépris du monde occidental pour l’Afrique, du décalage entre le monde émergent et l’Afrique sub-saharienne.
Tous les abus dans l’exercice du pouvoir que l’on peut constater en Afrique sub-saharienne, trouvent leur justification dans l’absence d’une réelle alternance démocratique au pouvoir : l’épineux problème de la séparation des pouvoirs; la mauvaise gouvernance; la corruption; la gabegie financière; l’impunité; les atteintes à la liberté d’expression; le favoritisme; l’enrichissement illicite; le népotisme, etc.
Les conférences nationales souveraines organisées dans certains pays d’Afrique sub-saharienne ont suscité beaucoup d’espoir, espoir du reste justifié, tant elles ont dépeint la situation générale des gouvernances, des dérives autocratiques et de l’intolérance politique, et ont essayé de baliser le chemin pour des meilleurs lendemains, donné des orientations pour un vrai engagement démocratique, afin de ne plus retomber dans les travers longtemps fustigés. Aujourd’hui, deux décennies après ces grands forums nationaux, où en sommes-nous ?

L’absence d’alternance, cause majeure de la fragilité des Etats africains

Tout semble à l’évidence fragile, bâti sur le sable : les économies sont gérées dans une certaine forme d’opacité ; certaines opérations, même de très grande envergure, manquent de traçabilité, tout étant concentré entre les mains d’un seul individu. Cela fait que d’un régime à l’autre, l’on assiste à un éternel recommencement.
Les mouvements de revendication populaire tout autour de nous dans la sous-région ne trouvent-ils pas leur justification dans l’absence d’une réelle alternance démocratique dans ces pays ? Le mouvement «Y-en-a-marre» au Sénégal, le collectif «Sauvons le Togo», celui du Gabon avec l’opposant Mba-Obame, celui de la RDC conduit par Etienne Tshisekedi, etc, sont révélateurs du malaise qui gangrène les jeunes démocraties africaines. Voilà quelques preuves suffisantes que l’alternance démocratique est non seulement la clé du succès pour un vrai ancrage démocratique, mais en plus, un levier fort pour asseoir une vraie dynamique républicaine.


                                   Diop MAHOUCKOUS

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 13:34

okombi.jpgC'est une toute petite information que nous avons reçue de notre frère M.J. qui pour le moment n'est encore qu'au stade de la rumeur mais nous le savons tous, chez nous, au Congo,  la  rumeur est pour l'information ce que la fumée est au feu.

ANDRE OKOMBI SALISSA SERAIT A PARIS VIA LIBREVILLE OU IL AURAIT EMBARQUE.

Certes, Okombi Salissa fut entendu dans l'affaire du 4 mars 2012 par l'injustice qui nous tient lieu de justice mais il n'est pas inculpé le moins du monde.  Il peut donc librement se déplacer sans rendre de compte à personne puisqu'il n'est plus au gouvernement (la mangeoire nationale). Mais si cela s'avère juste qu'il a pris un vol pour Paris à partir de Libreville ou du Gabon, c'est qu'il ne le pouvait au Congo - cela signerait le fait qu'il se savait surveillé, sur une liste noire de personne à ne pas laisser sortir du pays, filé - et cela ne date pas d'hier par la police politique du régime mais surtout, on se demande si à Maya-Maya, il aurait été autorisé d'embarquer. Pire, on aurait pu lui ravir son passeport...

Nous savons que le contexte s'y prête puisque Denis Sassou Nguesso est en Russie avec Jean Dominique Okemba, Kiki, Claudia et même certains petits-enfants. Cela pourrait être le moment de sortir en douce du pays en commençant par un autre pays africain très favorable à la tékité : le Gabon de feu Omar Bongo...

Depuis le 4 mars 2012, le pouvoir de Brazzaville est frileux à laisser sortir les cadres du régime - Bowao en aurait fait les frais, lui qui se trouverait en prison pour avoir juste osé se déplacer sans le signaler. Vous l'aurez compris, au sein du PCT, la confiance et la suspicion règnent côte-à-côte comme des frères siamois...

Quoi qu'il en soit, Okombi Salissa peut venir à Paris pour des tas de raisons mais le fait qu'il n'embarque pas d'un aéroport congolais est un signe de tension et nous demandons à nos frères de Paris de nous informer si cette rumeur tournait à l'information : il est impossible qu'André Okombi Salissa soit à Paris et qu'il passe totalement inaperçu...

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 22:19

Sassou-Russie.jpgCOMMENTAIRE : Vous devez savoir que Sassou est en Russie depuis le 12 novembre 2012. Nous l'avons annoncé avant que cela ne soit proclamé officiellement. Pour signer des contrats afin de tout draîner à Oyo qui est en fait LA VRAIE CAPITALE DU CONGO. AU CONGO, IL N'Y A QU'UNE SEULE REPUBLIQUE, LA REPUBLIQUE DU NORD AVEC OYO POUR CAPITALE, LE RESTE NE COMPTE PAS... TOUT POUR OYO RIEN QUE POUR OYO !


Un ami vient de nous envoyer un article sur un des contrats signés par l'incontournable ministre délégué des Grands et des tout petits travaux, Jean-Jacques Bouya, en Russie, en fait, le seul ministre qui gère tout l'investissement du Congo mettant à la touche les autres ministères de tutelle court-circuités - comme si les autres ministres comptaient pour du beurre. En fait, Sassou est seul derrière cet échiquier national puisque Jean-Jacques Bouya n'est que ministre délégué des Grands et des tout petits petits travaux. Même la distribution d'une bicyclette passe par lui...


Donc si je résume, Sassou est président de la république, premier ministre chef du gouvernement, ministre de la Défense, ministre des Grands et petits travaux et enfin seul Général d'Armée émérite  du Congo - comme si personne d'autre que lui ne méritait ce grade devant l'Eternel !


Et vous constaterez que tout projet concocté par Denis Sassou Nguesso, sans vergogne, puisqu'il a assassiné la honte,  mène et s'achève à Oyo. Franchement, ça devient d'un ridicule - même si le ridicule ne tue pas... Qu'y a-t-il donc de si important à Oyo pour que tous les projets y échouent ? LE DIEU SASSOU, DIVIN SEIGNEUR D'UN PEUPLE A L'AGONIE - POUR LA GLOIRE D'UN PETIT VILLAGE DE PECHEUR : OYO  ! Chouettissime ! Voici le mail  :

 

MOSCOU, 15 novembre - RIA Novosti


Voici l'un des contrats signés :

La société russe Stroïtransgaz pourrait concevoir, construire et mettre en exploitation en République du Congo un gazoduc long d'environ 897 km entre Pointe-Noire, Brazzaville et Oyo, indique un communiqué du ministère russe de l'Energie.

Un protocole d'intention pour la réalisation de ce projet a été signé le 13 novembre à Moscou par le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak et le ministre congolais chargé de l'Aménagement du territoire et des Grands travaux, Jean Jacques Bouya.

"La signature de ce protocole constitue une démarche logique permettant aux entreprises intéressées d'effectuer la phase pratique du projet", lit-on dans le communiqué.

Le consortium Stroïtransgaz regroupe des entreprises industrielles, des sociétés de construction et d'ingénierie, des compagnies pétrolières et gazières, ainsi que des institutions financières. Les structures appartenant à l'homme d'affaires russe Guennadi Timtchenko détiennent 80% du consortium.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 17:00

Chère M.A.,

bonjour.

Le but de notre site est dans son logo  :

"Construire un avenir qui regarde le peuple congolais en face" (au lieu de lui tourner le dos comme la politique actuelle du gouvernement qui donne peu et qui prend beaucoup pour satisfaire l'appétit de quelques-uns).

Constatant l'absence d'une véritable critique sociale, nous avons voulu par ce site conscientiser et le pouvoir et le peuple pour montrer du doigt ce qui ne marche pas. On ne peut en effet avancer si on ne déblaie pas les écueils et c'est le rôle d'une véritable opposition. OR, AU CONGO, SUR LE PLAN INTERNE, IL N'Y A D'OPPOSITION VERITABLE : ILS ONT TOUS ETE AVEC LE SYSTEME QUI LES A FAITS : DZON, MOUKOUEKE ET LES AUTRES ! SURTOUT, ILS ASPIRENT A FAIRE DEMAIN LA MEME CHOSE QUE LE CLAN AU POUVOIR QU'ILS ONT SERVI S'ILS PARVENAIENT AUX AFFAIRES LOUCHES DE LA REPUBLIQUE ...

J'ai été un pionnier en la matière et je vois qu'aujourd'hui j'ai fait beaucoup d'émules. Mes idées sont reprises parfois même par le chef d'Etat lui-même.

Nous partons de l'idée qu'il n'y a pas de bonne gouvernance sans une opposition capable d'indexer les points de rupture, de fracture, de violation des droits élémentaires du peuple et ce, sans fioritures.

Nous n'attendons rien d'autre sinon que le peuple congolais se porte mieux - et que notre pays avance avec dignité sur le chemin de la modernité  : on ne peut être un pays aussi riche d'à peine 4 millions d'habitants avec nos voisins d'en-face  et manquer de tout ! SUR LE PLAN INFRASTRUCTUREL, LE CONGO DEVRAIT RESSEMBLER A UN PETIT QATAR (ET JE SIGNALE QUE LE QATAR N'EST PAS UNE DEMOCRATIE !) TOUTE CONSTRUCTION DE CULTURE, DE CIVILISATION, DE SOCIETE DEPEND DE LA PLACE QUE L'ON ACCORDE A LA VIE EN GENERAL, A L'HOMME EN PARTICULIER,  ET A SA DIGNITE.

Si nous avons une audience si constante, c'est peut-être que nous apportons un petit quelque chose qui vise à modifier la perception du peuple de ses droits et celle du pouvoir de ses devoirs : il faut apporter à TOUS, là où ils se trouvent le fruit de la mise en commun des richesses de TOUTE LA TERRE DU CONGO - EN TOUTE EQUITE. Enfant, l'école est venue à moi comme la route qui me menait à l'hôpital.

Nous avons une vision du Congo qui imprègne de plus en plus les esprits : le communisme et la  démocratie d'importation ont échoué parce que ces voies ne cadrent pas avec nos egos véritables. Il nous faut une voie originale et nous l'avons esquissée. Il vous suffit de nous lire dans certains de nos articles.

Si au niveau intérieur, la critique sociale avait une "audibilité" et une percussion, je n'aurais pas pris ma plume pour dénoncer l'inacceptable et l'ignominie.

A la face du monde, ce qui se joue, ils (nos hommes politiques) ne le voient pas, c'est notre capacité à agir comme des êtres humains et non comme des animaux. A la face du monde, c'est notre ontologie qui est en jeu : "ils ne sont pas capables de se gouverner eux-mêmes en se sublimant - donc maintenons-les dans la servitude puisqu'ils ne peuvent s'émanciper par eux-mêmes. Ils ne peuvent revendiquer le fait d'être des êtres humains comme nous sinon ils agiraient en conséquence..." Il n'y a qu'à voir ailleurs ce que les politiciens ont fait de leur pays et cela n'a rien à voir avec la démocratie à l'occidental puisque la Chine et le Japon respectivement deuxième et troisième puissances économiques mondiales ne sont pas des démocraties. Même la Tunisie, pourtant sous dictature, d'où est partie la révolution de jasmin n'a rien à voir avec le Congo et cette Tunisie-là avec métros et consorts ne produit pas de pétrole...

C'est par amour du Congo que j'écris, un amour qui m'a poussé à la révolte et je paie cher cette "écriture dénonçante" car je sais que je ne peux rentrer au Congo : j'ai déjà eu deux ans de procès en France - alors, au Congo...

Si vous pouvez nous aider, ce n'est pas nous que vous aiderez mais le CONGO que je porte en moi et que je SUIS car je me définis comme LA TERRE DU CONGO DEVENUE CHAIR AU TRAVERS DU LAIT MATERNEL QUI EST L'ESSENCE DE CELLE-CI PUISQUE LE MANIOC, LE POISSON, LE VEGETAL, LA VIANDE QU'ELLE MANGEAIT ETAIT CETTE TERRE DEVENUE CARNEE, DEVENUE VIE SUBTILE.

Je suis un idéaliste totalement dépourvu de toute ambition personnelle car mon seul but est que les enfants ne meurent plus de faim dans mon pays, que le peuple soit heureux au lieu de pâtir de l'égoïsme absurde de quelques-uns.

Je rêve d'aller mourir Demain dans un Nouveau Congo-Brazzaville qui aura retrouvé son kimuntu, un vocable que j'ai replacé au coeur de notre vision de l'être pour dire que nous avions avant la rencontre avec les Blancs le système qui respectait le mieux l'homme car nul n'exploitait son prochain et ne le laissait démuni de tout - même pas les rois dans nos royaumes d'antan. Pourquoi ? PARCE QUE L'HOMME, LE MUNTU, ETAIT AU PIEDESTAL DE L'IMPORTANCE...

 
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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 19:48

Nous vivons à l'heure de la mondialisation des investissements : les Chinois investissent partout, notamment en Grèce, en Afrique où ils achètent des terres, exploitent le bois, les minérais, et même les Africains pensent désormais à investir en Europe - non pas seulement à acheter des biens mal acquis mais à investir sur le plan économique : rachat des industries, des banques, de la presse, des télécommunications, de l'énergie, etc. Au lieu que ces investissements se fassent avec des fonds souverains comme le fait le Qatar, ce sont des individus, membres de clans au pouvoir en Afrique qui investissent à titre privé.

De toutes les façons l'argent ne dort jamais dans les banques ; il est réinvesti ou prêté - et ce, quelle que soit sa provenance. Il n'est donc pas étonnant que de nombreuses banques font d'énormes bénéfices - alors qu'au niveau des Etats, on parle beaucoup de crise - notamment en Europe.

Le spectre de la crise hante l'Europe, surtout l'Europe du sud qui cherche des capitaux de partout pour sauver son économie. Espagne, Italie, Portugal, autant d'économies sur la scellette. Néanmoins, un phénomène curieux s'observe au Portugal, comme qui dirait une colonisation à l'envers par l'économie. Une ex-colonie portugaise investit énormément dans ce pays et cela à fini par attirer l'attention des médias occidentaux qui désormais en parlent.

Le Portugal a colonisé l'Angola, l'une de ses rares colonies. Ils ont eu du mal à quitter ce pays puisque l'indépendance de l'Angola n'a été déclarée qu'au milieu des années 70 et il a fallu une lutte féroce menée par le MPLA. Enfin, c'est de l'histoire ancienne que les Portugais ne veulent même plus évoquer car après avoir compris que les richesses ne se trouvaient pas chez eux mais en Afrique, les Portugais ont commencé par revenir en masse en Angola (nous y avons consacré un article) et comme si cela ne suffisat pas, voilà que le clan présidentiel Dos Santos vient au secours de l'économie portugaise en rachetant les industries, les commerces, l'immobilier et même certaines banques publiques portugaises.

Au cours d'un reportage sur la chaîne français 2, on a découvert les investissements du gendre du président Do Santos et il n'est pas le seul puisqu'on parle beaucoup de la fille de José Eduardo Dos Santos, Isabel Dos Santos. Nous savons que l'Angola a du pétrole et des diamants entre autres richesses : c'est donc un pays très riche mais comme au Congo, seule une minorité profite de ce pactole et le clan Dos Santos en tire la plus grande partie.

Voici ce que nous avons pu lire à propos de cette dame dont la richesse est estimé à 170 millions de dollars :


"Isabel dos Santos a des intérêts dans les télécommunications, les médias, la vente au détail, le ciment  et dans l’industrie de l’énergie, à la fois en Angola et au Portugal. En plus de son intérêt commercial dans le pétrole et les diamants.

Par la holding Kento basée à Malte, qu’elle possède à près de 100%, Isabel dos Santos est l’actionnaire majoritaire de ZON Multimédia1 et Portugal Telecom. Elle détient également des participations dans le Banco Português de Investimento, le Banco Espírito Santo , Energias de Portugal, Galp Energia, la société pétrolière Sonangol, la Caixa General de Depósitos, le Banco Santander, le Banco Português de Negócios , etc.

Avec son père, elle a créé la société Geni qui héberge une bonne partie de leurs investissements portugais. La société est active dans le secteur bancaire, le pétrole, les diamants et la construction.

Et, dernier détail qui ne manque pas de charme : la banque qu’Isabel dos Santos possède à 19 %, le Banco Português de Investimento, est sur le point d’obtenir un plan de sauvetage de 1,5 milliards d’euros du contribuable portugais… "

 

Il n'est à point douter que le président José Eduardo Dos Santos n'est pas du reste. Nous espérons que cela ne fera pas tache d'huile dans l'esprit des autres ex-colonies. Imaginez que le clan Sassou & Nguesso se lance à l'assaut des industries françaises - ce qui ne saurait déplaire aux capitalistes de ce pays, que deviendrait l'affaire des biens mal acquis  déjà en mauvaise posture puisqu'elle n'avance déjà  pas ?

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 20:28

3petitspaons.jpgC'est une histoire qui pourrait commencer dans le genre : "il était une fois, trois petits paons qui furent déportés d'un si lointain continent pour vivre auprès d'un dictateur noir né au bord de l'Alima. Ils vinrent petits et grandir ensemble comme des frères qu'un dictateur ne voulut séparer..."  Et si on veut poursuivre l'histoire, on pourrait ajouter : "lls étaient la joie de vivre du grand éléphant dictateur qui s'apaisait en les regardant faire leur belle roue ; ils étaient ce qui lui soufflait à l'oreille que sa vie ressemblait à celle d'un sultan des mille et une nuits. Ils entendaient tout, étaient au courant de tout, des affaires d'adultère, des détournements et ils survécurent même au bombardement de ce palais brazzavillois du dictateur en 1997 par les cocoyes de Pascal Lissouba lors du coup d'Etat qui le ramena au pouvoir avec l'aide des mercenaires angolais." Ils grandissaient en même temps que les Kiki,  Claudia, etc.

Aujourd'hui, les trois paons de monsieur Denis Sassou Nguesso sont morts et à la villa Cristal, la villa de Sassou à Mpila, on ne parle que de ça. Oh, les pauvres petits paons, de quoi sont-ils morts ?  Pourtant, ils avaient toutes les cacahuètes et toutes les graines qu'il leur fallait. Attendez, le chef, il nourrit bien plus de sept mille vaches, des tas de chèvres et de moutons, des autruches, des millions de poissons-chats, alors, ce n'est pas trois petits paons venus d'Inde ou de je ne sais où qu'il n'aurait pas pu nourrir ! Et avec ça, ils n'ont pas laissé des petits pour consoler le grand éléphant ! Ils sont tous morts comme s'ils l'avaient comploté, comme si ça n'était pas si naturel. En effet, et si c'était un assassinat de paons ? Un empoisonnement de pauvres petits oiseauxs ? Certains y voient un signe prémonitoire. Et si c'était autre chose ?

La vérité est que les paons sont des oiseaux très sensibles : ils n'ont pas pu supporter la souffrance trop grande du peuple qui les avait accueillis avec amour et sont morts de chagrin car ils ne comprenaient pas que leur maître soit devenu si méchant au point de laisser mourir des enfants de faim et de soif. Les paons ont entendu leur maître proférer des imprécations, des méchancetés du genre : "ils n'auront pas d'eau potable et vont mourir de soif dans le noir, déjà qu'ils n'ont rien à manger !" Les trois frères ont préféré sans aller tous ensemble car l'homme qui les avait enlevés de leur terre natale, cet hybride tiers éléphant, tiers cobra et tiers souris, est devenu un monstre qui tue tout un peuple...

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 11:46

birdCOMMENTAIRE : IL EST BON ET GRATIFIANT DE VOIR QUE DE NOMBREUX AFRICAINS PARTAGENT LES IDEES DE L'UPIERAD. NOUS AVONS TOUJOURS ESTIME QUE LE FRANC CFA N'A PLUS AUCUNE RAISON D'ETRE ARRIME A L'EURO - CE QUI EST UNE CONTRADICTION FLAGRANTE A LA PRETENTION D'INDEPENDANCE DES EX-(TOUJOURS)COLONIES FRANCAISES. LE FRANC CFA APPARAIT MEME COMME UN FACTEUR DE BLOCAGE AU NIVEAU DU DEVELOPPEMENT DES PAYS QUI ONT CETTE MONNAIE EN COMMUN. IL FAUT DONC LE LIBERER DE SON SERVAGE VIS-A-VIS DE LA FRANCE ET DE L'EURO.

NOUS VOUS INVITONS DONC A SIGNER CETTE PETITION SUR LE SITE AD HOC DONT VOUS TROUVEREZ LE LIEN EN FIN D'ARTICLE. MERCI.

 

Pétition pour une monnaie africaine au service des économies et populations africaines en zone franc et ailleurs

Créé le 25 décembre 1945 pour consolider le joug colonial français, le franc des colonies françaises d'Afrique (CFA), devenu plus tard franc de la communauté financière africaine, par sa durabilité extrême et sa rigidité anachronique, est au centre de vives et ô combien légitimes critiques depuis plusieurs décennies. Instrument importé et imposé par la France, comptable en partie d'un non-développement chronique de sa zone d'influence, il prive les pays africains d'immenses ressources monétaires indispensables à leur développement économique et social. Simultanément, du fait de la libre transférabilité des capitaux et des réseaux au sein desquels il perdure, le franc CFA est bien un pilier de la Francafrique, vaste marché ayant pour vocation historique la prédation des richesses africaines au profit de l'ancienne puissance tutélaire. Longtemps il aura freiné la décolonisation économique en renforçant les effets d'une spécialisation productive dépassée assignant les pays africains au rôle exclusif de fournisseur de matières premières au marché mondial.

Alors que tous les pays et ensembles économiques du monde, notamment l'Europe, les Etats-Unis, la Chine et le Japon, en proie à la récurrence de crises systémiques brutales et aveugles du capitalisme mondialisé, sont engagés dans des politiques monétaires actives pour sortir leurs économies de la récession, la zone franc rajoute à la damnation géologique des matières premières, la tragédie monétaire du blocage des réserves des pays africains au Trésor public français.

Au nom d'une prétendue « garantie de convertibilité » de la monnaie en usage dans 14 pays, plus de 3000 milliards de francs CFA de la zone d'émission de la BCEAO étaient déposés auprès du Trésor français fin 2011, soit près de deux fois la richesse créée au Togo en 2010, plus de quatre fois l'ensemble des salaires et traitements versés par l'Etat ivoirien en 2011 ! Pour la zone d'émission de la BCEAC, les réserves logées au «Compte d'opérations» du Trésor public de l'ancienne puissance coloniale excédaient les 6 100 milliards de francs CFA, ce qui équivaut globalement à dix fois les salaires versés par la fonction publique camerounaise!

Les deux zones d'émission de la BCEAO et de la BCEAC totalisaient en 2011 près de 14000 milliards de francs CFA de réserves de change indisponibles pour les besoins des économies africaines. Ces détentions oisives représentent pour la BCEAO un taux de couverture de l'émission monétaire de 109 % contre 20% requis et 98,7% pour la BEAC. Notons que ces sommes surpassent ce qui est officiellement désigné par le vocable «aide publique au développement» de la France aux grands récipiendaires africains que sont la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Sénégal, le Congo, le Mali et le Burkina Faso réunis ! De quoi alimenter bien des interrogations...

Pour apprécier le coût exorbitant des contraintes liées au franc CFA et illustrer cette destruction massive de richesses en termes de financement des infrastructures, - une urgence quasi absolue- il faut garder à l'esprit par exemple les 40 milliards de coûts estimés du projet routier de désenclavement du Sahel, les 300 milliards de francs CFA indispensables à l'assainissement urbain de la ville de Cotonou menacée par les eaux ou les près de 50 milliards nécessaires à la construction du pont devant relier Kinshasa à Brazzaville.

La confiscation des réserves africaines arrachées au financement du développement et des activités locales confine donc à une forme de crime économique. Comme pour en témoigner, le président français, Monsieur François Hollande en visite à Dakar le 12 octobre 2012, n'affirmait-il pas : « [...] je suis convaincu que les pays de la zone franc doivent pouvoir assurer de manière active la gestion de leurs monnaies et mobiliser davantage leurs réserves pour la croissance et l'emploi» ? C'est l'occasion de relever que peu de responsables politiques africains de premier plan, dirigeants ou opposants, ont posé directement la question des réserves de change et plus généralement celle de la gestion monétaire scandaleuse de la Zone franc. Ce qui dénote le peu de souci que les dirigeants et élites se font au sujet du bien-être des peuples africains. Si les mécanismes de la Zone franc ont un évident tropisme néocolonial les excédents de réserves par rapport aux ratios exigés sont largement imputables aux décisions africaines incompréhensibles à l'aune des enjeux de développement économique et social.

Le bon sens et l'intérêt bien compris des Africains commandent donc, sans délai, de libérer les réserves de change bloquées à Paris, fruit du travail et des sueurs des Africains, aux fins d'investissements à long terme en vue de promouvoir le développement économique et social des pays africains afin d'améliorer les conditions de vie de leurs peuples.

La Zone franc et ses banques centrales, aujourd'hui cinquantenaires, incarnent un véritable anachronisme historique et économique. Voilà une zone monétaire née comme une variante coloniale du Franc français, qui survit à ce dernier désormais fondu dans l'euro. Voilà une monnaie qui, après avoir servi les desseins d'un empire colonial, prétend servir les destinées d'Etats indépendants. Voilà une monnaie utilisée par des pays économiquement faibles, appelés « pays les moins avancés ou pays pauvres très endettés », arrimée à l'une des monnaies les plus fortes du monde, pénalisant ainsi leurs exportations et subventionnant leurs importations, ce qui aboutit à creuser leur déficit commercial. Voilà une monnaie semi-coloniale utilisée par des pays « indépendants », affirmant l'objectif d'être à terme des « pays émergents » là où tous les pays dits émergents disposent d'une souveraineté monétaire totale, la Chine avec le yuan, l'Afrique du Sud avec le rand, le Brésil avec le real, la Corée du Sud avec le won et l'Inde avec la roupie. Que d'incohérences et que de misères générées !

Ajoutons à ces incohérences le panurgisme ou l'extraversion intellectuelle, qui fait des politiques des banques centrales de la zone franc des copies sans génie des orthodoxies libérales, que même les maîtres à penser de Washington, Paris ou Bruxelles ont abandonnées sur l'autel du pragmatisme et de l'impératif de relance économique. Malgré les piètres résultats d'une croissance atone, à peine positive une fois pris en compte l'accroissement démographique et l'inflation, rien ne parvient à changer les orientations fondamentales de la politique monétaire, pas plus l'expansion de la pauvreté que les écarts de développement explosifs avec d'autres parties du monde. Cette dimension de dépendance intellectuelle et culturelle du CFA rappelle l'enjeu de libération des modèles exogènes qui nourrit à juste titre depuis les années 60 la longue fronde des patriotes et alternatifs africains.

Enfin, la plupart des pays africains de la zone franc se sont déclarés favorables à la création d'une monnaie commune panafricaine dans le cadre de la construction de l'Etat fédéral africain. Il est impensable qu'un tel horizon, depuis longtemps plébiscité par les peuples africains à la suite de leurs leaders charismatiques et visionnaires, soit dégagé par une monnaie d'origine coloniale. C'est bien d'un système monétaire actif au service des économies locales et africaines, porté par des signes monétaires en phase avec les attentes socio-culturelles des utilisateurs que les économies africaines ont besoin. Un système monétaire adossé à une vision et une perspective endogènes rompant avec les vieux schémas extravertis.

Au vu de tout ce qui précède, les signataires de cette pétition exigent :

  • Le déblocage immédiat des réserves africaines, leur rapatriement et leur mobilisation dans le financement des économies africaines, dans un environnement transparent et démocratique à clarifier,
  • La fin de l'arrimage fixe et exclusif des monnaies de la zone franc à l'euro et l'instauration de contrôles sur la transférabilité des capitaux dans cette zone,
  • L'adoption d'une politique monétaire souveraine au service du développement économique et social des pays africains,
  • La levée immédiate des obstacles politiques à la création de la monnaie unique dans la CEDEAO, ou au sein d'autres dispositifs à envisager en Afrique centrale, comme étape majeure vers la création d'une monnaie continentale,
  • Le soutien au projet de l'Union africaine de créer des institutions de gouvernance économique et monétaire souveraines au service du continent.


Signez la pétition à cette adresse : http://www.zone-franc-libre.org/


                                                                      MERCI

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