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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:44

COMMENTAIRE : A l'heure où les Américains campent depuis au moins un mois devant Wall Street pour protester contre les méfaits de la Bourse américaine, lieu de spéculation par essence reliée à toutes les économies du monde, Denis Sassou Nguesso s'apprête à autoriser le 21 novembre 2011 l'ouverture d'une Bourse dans notre pays, Bourse qui sera forcément connectée à Wall Street et aux autres Bourses sinon comment expliquez-vous que lorsque Wall Street baisse, ailleurs dans les autres Bourses, ça baisse aussi ?

Il n'y a qu'à voir ce qui se passe dans le monde, tous ces pays qui protestent partout contre la cupidité des financiers qui estiment qu'on ne gagne pas d'argent assez vite par l'économie réelle et qu'il faille passer par la spéculation pour gagner plus vite. Mais là où vous gagnez, il y a forcément quelqu'un qui perd !

Et vous ne savez même pas ce que devient réellement votre argent, votre argent réel ! De nombreux Juifs en affaires n'ont jamais coté leurs entreprises en Bourse car ils savent que c'est une arnaque dangereuse qui fait semblant de marcher un moment mais au final, on finit par perdre son argent...

Les spécialistes de l'économie sont formels : lorsqu'une entreprise est entre les mains de la finance bousière, vous pouvez être sûrs qu'elle court à sa perte. Ceux qui gèrent l'argent de votre entreprise n'ont pas le même souci que vous mais veulent travailler vite et souvent, ils vous conduisent à la catastrophe. Qu'on se souvienne du scandale Madoff avec plus de 50 milliards de dollars volatilisés. Tout cela n'aurait pas été possible sans Wall Street. Combien d'entreprises, de banques, ont déposé le bilan à cause de la Bourse ?

Le Lion de Makanda s'oppose farouchement à l'idée d'une société boursière dans son pays - au regard du mal que la bourse cause aux économies des pays dits développés. Les placements boursiers sont des placements très risqués - avec au final l'augmentation de l'inflation et une augmentation du coût de la vie. Lorsqu'une société qui vend des tomates est cotée à la Bourse, c'est au final la Bourse qui détermine le prix de la tomate !

Comme je vous le dis, vous aurez bien compris qu'une Bourse comme Wall Street est une société privée sur laquelle les Etats n'ont aucun pouvoir - alors qu'elle décide du prix de la vie réelle en estimant que désormais le pain vaut tant  sans se préoccuper du coût réel des choses.

 

Pour un petit milliard de francs cfa, le Congo aurait pu créer une bourse publique car le recours aux investisseurs ne se justifie pas mais cela ne veut pas dire que je suis pour l'existence de la Bourse car dans cinq ans, vous me donnerez raison quand vous constaterez l'appauvrissement général de notre pays et l'augmentation dramatique du coût de la vie. Si Denis Sassou Nguesso voulait vraiment nous impressionner, il aurait pu décider de créer une monnaie purement congolaise. Là, il aurait pris une initiative allant vers l'indépendance monétaire du pays mais avec la Bourse, c'est le Congo qu'on enchaîne et qu'on a décidé de détruire une fois pour toute.

Essayez de créer une société au Congo et vous verrez tous les obstacles que le clan Sassou&Nguesso va mettre sur votre chemin pour vous empêcher de mener à bout votre projet !  Et ce que je vous dis, c'est un membre de la famille Sassou&Nguesso qui me l'a dit pour justifier la création d'une structure...

Une société boursière pourrait s'expliquer dans le cadre d'un tissu économie solide, important. Or, le Congo n'a rien de tout cela puisque notre tissu industriel est embryonnaire. Alors, quelles sont les sociétés qui vont être cotées dans cette bourse ? Si vous la réponse à cette question, vous aurez réellement la réponse à l'identité de ceux qui veulent l'existence de ce "machin". C'est le clan Sassou&Nguesso qui contrôle le faible tissu économique du pays - ils sont certainement les représentants de la partie congolaise dans cette magouille boursière.

Imaginez un système dans lequel, vous déposez trois billets bien physiques de 1000 francs cfa, soit 3000 francs cfa, des billets qui ne peuvent se volatiliser et que demain on vous dise : " Monsieur Zoba, il ne vous reste que 100 francs cfa !". - Où sont passés mes 2900 francs cfa ? - Nous l'ignorons, monsieur. Et le problème avec tout ça, c'est que lorsque ça pète, vous le voyez en Europe, ces banques, ces bourses, demandent l'aide de l'argent public !

 Pour ma part, je n'y vois qu'un intérêt : le blanchiment de l'argent volé par la caste Sassou&Nguesso au pouvoir car une Bourse est le moyen le plus facile de faire voyager des capitaux à l'étranger en toute légalité et hors du contrôle des institutions qui surveillent les marchés financiers. Ils ont trop de milliards sous le matelas et ils craignent que tout cet argent soit récupéré un jour. Comme la Bourse fait voyager l'argent pour l'enrichir plus vite que cela n'est possible grâce à la cupidité humaine, c'est l'instrument idéal pour blanchir de l'argent mal acquis (AMA).

Denis Sassou Nguesso, je vous soupçonne d'être actionnaire de cette mascarade boursière ; autrement, vous n'aurez pas autorisé cette création qui ne se justifie pas au vu du tissu économique local qui va encore moins profiter aux Congolais... Pauvre, Congo !

 Bientôt l’implantation d’une société de bourse en République du Congo


Lundi 24 Octobre 2011 - 08:26

Une société boursière, dénommée La Financière, ouvrira ses portes dans les prochains jours à Brazzaville, a annoncé le 23 octobre dans la capitale congolaise son directeur général Innocent Dimi, au cours d’un échange avec la presse.


Bientôt l’implantation d’une société de bourse en République du Congo

Cette société boursière dont l’ouverture officielle est prévue le 21 novembre prochain, dispose d’un capital d’un milliard de francs CFA. Il s’agit d’une société anonyme à actionnariat multiple (congolais, français et ivoirien). 

«Il est légitime que le Congo ait sa bourse. Le Congo est un petit pays, mais il regorge d'importantes ressources. Le Congo est en passe de devenir une place économique forte», a indiqué Innocent Dimi. 

Selon lui, la Financière bénéficiera de l’expérience en matière de bourse de ses partenaires, notamment Maréchal Associé de France, la société Du Bus SA de Lille (France) et BN Finances de Côte d'Ivoire. 

Elle réalisera les métiers de la bourse tels l’ingénierie financière, la compensation multiple, la négociation et placement, les études et analyse financière, la conservation de titres (dépositaire), la gestion sous mandat de portefeuille, l’animation de certaines valeurs (liquidity provider). La partie technique sera basée à Lille, en France. 

«La création de notre société de bourse s'inscrit dans un contexte de marché naissant qu'il importe de développer. La faiblesse de la culture boursière au sein de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), rend l'approche commerciale spécifique centrée sur l'accompagnement des potentiels acteurs», a souligné M. Dimi 

La Financière fait son entrée sur le marché national ou régional marqué par une situation de surliquidité bancaire. Innocent Dimi se dit optimiste quant à persuader les banques et les entreprises de la place à recouvrir à La Financière. 

Il a rassuré que La Financière a reçu l’agrément de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF) et qu’elle travaillera en accord avec la Bourse de valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). 

Innocent Dimi a en outre signifié que La Financière était une alternative aux côtés des crédits classiques, un autre mode de financement de l’économie nationale en procédant par Appel public à l’épargne (APE), négociation de titres de propriété (actions) et de dettes à long terme (obligation).

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 18:44

 

COMMENTAIRE : C'est la dernière vidéo dans laquelle on voit Mouammar Kadhafi vivant. Nous ne nous réjouissons pas de sa mort mais il faut bien  de l'histoire tirer les leçons, dans un contexte d'incertitude de l'avenir de la Lybie.
Ils ont intérêt à bien se comporter car s'ils ont stoppé un dictateur par le sang, demain par le sang ils risquent de périr. Les haines de sang sont tenaces comme les plaies infligées par l'humiliation. Ils prétendent venir au nom de Junon, la justice, eh bien, que justice et démocratie soient faites ! A vos promesses, vous serez jugés comme à vos promesses, tenus vous serez. L'histoire a des coups d'accélération comme des coups de sang et parfois, il faut que le sang coule pour que liberté soit de nouveau un rêve. Faisons la paix pour ne pas faire la guerre. Semons l'amour pour ne pas semer la haine. Il n'y a pas qu'Oyo qui a besoin d'eau et d"électricité. Tous les fils de KONGO ont faim et soif de la même faim et de la même soif. Désert pour tous, fertilité pour tous ! Vie pour tous ! VIE POUR TOUS  SANS PARTIALITE ! A vie égale, traitement égal. Il n'est aucune partie du peuple supérieure à une autre car celui qui s'élèvera, celui-là sera abaissé. Les hommes ne sont grands en politique que du rôle qu'ils reçoivent du peuple et de rien d'autre. Le reste, les privilèges, etc, ça ne ne fait pas de vous une divinité ou un surhomme. Kadhafi est redevenu un homme à la hauteur des autres car ceux qui lui concédaient la grandeur la lui ont retirée.
Kadhafi a fait la même erreur que Sassou vis-à-vis d'Oyo en privilégiant Syrte, sa ville natale. Que demain, Seigneur, qu'Oyo ne soit pas la nouvelle Syrte ! Il n'y a pas de petite injustice dès lors qu'elle concerne tout un peuple.
Mes frères du nord, ne suivez pas le mal. Amenez la Folie à plus de justice pour engranger demain la paix. Qui sait d'où vient la force tumultueuse, le volcan destructeur qui conduit les peuples à se libérer des tyrans ? Nulle part, nul lieu, nul pays, il n'y a eu une dictature ad aeternam. NOUS ATTENDONS QU'IL COMMETTE L'ERREUR DE CHANGER SA PROPRE CONSTITUTION. Même Eblis ne ravale son propre vomi.
Vous avez perdu le sens de la réalité comme vous vous avez perdu votre humanité. Le courage a son temps, court, bref, véloce comme l'éclair et ce jour-là, celui qui semait la peur aura peur et fuira loin du flambeau de ceux qui combattent pour un idéal supérieur qui ne saurait jamais être le MAL.
Nous espérons que les dictateurs encore en exercice vont la visionner encore et encore. Il y a un pouvoir de se faire obéir aveuglément par les foules mais il vous revient, mes frères, le courage de dire NON, comme quand la mère dans la douleur de la gésine vie nous donne en risquant la sienne. Nous vivons parce qu'une femme a eu le courage de nous donner la vie - dans la douleur de la déchirure de sa propre chair. Alors, n'hésitez pas à vous battre pour LA VIE car c'est le plus noble combat qui soit. A quoi sert-il d'accumuler des milliards si on regarde des semblables mourir devant votre palais ? La vraie richesse est-elle dans une thésaurisation égoïste ou dans le partage infini ? Imaginez qu'un éléphant se débrouille à accumuler toute la nourriture pour lui et à laisser les autres animaux - y compris les éléphants dans la famine - alors qu'il n'a pas besoin de toutes ces victuailles pour vivre. Il n'y a que chez l'homme que l'on retrouve une telle absurdité. L'HOMME EST LA SEULE ESPECE QUI VEND UNE CACAHUETE A SON VOISIN CAR LE COMMERCE N'EXISTE NULLE AUTRE PART QUE CHEZ LES HUMAINS  DANS LA NATURE... JE SUIS NE A BOUNGOTO, A L'ABRI DE LA SYLVE, LOIN DU TUMULTE DE LA VILLE, ET LA-BAS, L'ARGENT N'AVAIT AUCUNE IMPORTANCE. NOUS VIVIONS LOIN DE LA MISERE ETABLIE DES MILIEUX ARTIFICIELS URBAINS ET JE REVE Y FINIR MES JOURS POUR RETROUVER MA FORET NATALE...

Observez de Kadhafi son air hagard, perdu ! Certes il aurait été préférable de le traiter avec humanité mais comme nous le disons toujours, lorsque le peuple se libère après de dizaines d'années de mutisme et de terrorisme politique, sa réaction est hystérique, proche de la démence collective et le pire peut arriver.
Des scènes violentes, difficilement supportables comme si à la perte d'humanité de Kadhafi correspondait en réaction la perte d'humanité du peuple. Ames sensibles, s'abstenir mais dictateurs, observez bien ce qui se passe lorsque la volonté collective l'emporte sur la volonté d'un homme. Par la violence avez-vous pris le pouvoir, il se peut qu'on vous le reprenne par la même voie. Des vies avez-vous prises ; on risque de vous prendre la vôtre et même celle de vos proches. MALUS MALUM INVOCAT. Mon latin est rudimentaire mais vous aurez compris que je veux dire : "LE MAL APPELLE LE MAL"...
Ce qui nous permet d'affirmer : " DICTATEURS DE TOUTES LES REPUBLIQUES ROYALES BANANIERES, LE PEUPLE RISQUE DE VOUS RENDRE LA MONNAIE DE VOTRE INHUMANITE !"
 .




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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 21:44

C'est certain, son ventre va encore prendre du grade et des rondeurs, son ventre qui entre dans son palace avant tout le reste, son ventre qui annonce sa présence avant le reste : désormais Jean Jacques Bouya n'est plus seulement à la tête de la direction des Grands et des Petits Travaux mais aussi à la tête du gouvernement. Et ce n'est pas l'étonnement de Pierre Moussa ou de Jules Ondongo qui va changer quelque chose. Le roi Sassou a parlé, vive le roi ! C'est l'homme qui semble avoir la confiance aveugle du grand éléphant - alors qu'il doit rendre des comptes dans toutes les affaires des marchés publics dont il distribue les appels d'offre de gré à gré. Depuis douze ans, que de milliards de francs cfa détournés !

Bouya devient l'homme exceptionnel à qui Sassou confie la gestion du pays - notamment depuis la descente de Jules Ondongo, ministre des finances dans le baromètre de l'estime du roi Sassou premier. Il ne restera plus qu'à lui confier tout l'argent de la république si ce n'est déjà le cas puisque TOUT passe par la Direction des Grands Travaux. Même la SNPC reçoit de lui la clé de son nouveau bâtiment refait à neuf.

 

Jean Jacques Bouya est au coeur du système "pourritique" congolais et il y a autant de milliards dans son compte bancaire que d'ascaris dans son ventre de boulimique du ngoki au foufou arrosé au Champagne. C'est l'un des hommes les plus puissants du pays qui profite de la dérive du système depuis le retour de Denis Sassou Nguesso aux affaires louches de la république royale bananière. L'armée, la police et la sécurité lui échappent ? Sassou va finir par tout lui donner et à ce moment-là, il se retrouvera dans la position de Brutus et il suffira de trouver des conspirateurs et un poignard. Il se peut qu'il ait déjà la dague. L'assassin comme le traître est souvent l'homme qui nous est proche, celui qui mange et partage notre morceau de ngoki fumé. Cela, Marien Ngouabi le savait...


A l'heure où Obama siffle la fin de la partie pour les "régimes à poigne"; le jour même où meurt Mouammar Kadhafi, à Brazzaville, rien ne bouge sur l'échiquier congolais : CE SONT TOUJOURS LES MÊMES QUI FONT LA LOI car on ne change pas une équipe qui vole et pille si bien son propre pays. Même Jules Ondongo gardera son poste de ministre des finances car Denis Sassou Nguesso ne veut pas le laisser partir : il en sait trop. Le choix est clair ou le garder ou voir s'il ne reste pas une assiette roumaine...


Il y a un plan au niveau des illuminatis, je vous assure, et TOUS les régimes autoritaires vont disparaître. Pourquoi ? Parce qu'ils ont compris que la dictature était un frein à leur gouvernement mondial plus facilement toléré par des "démocraties" dirigées par des pions locaux.


Laissons à Denis Sassou Nguesso le temps de sècher ses larmes de crocodile de l'Alima car il doit pleurer la mort de son mentor Kadhafi - encore que lui aimait l'Afrique et laissera une image mitigée dans le coeur des Africains. Au fond des coeurs de tout un pays, un seul rêve caressé, une seule prière matitunale tous les jours : "Seigneur, délivre-nous du MAL devenu CHAIR mi éléphant, mi crocodile dans un corps de souris..."

ondongo-demission.JPG

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 14:35

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COMMENTAIRE : Kadhafi est mort. Est-il tombé sous les bombes de l'OTAN ou sous les balles de la soldatesque du CNT ? Nous ne savons toujours pas entre les mains de qui est tombée la Lybie. L'Afrique reste le continent de la démesure où les excès et les manques sont légions. La révolution lybienne risque d'être comme toute révolution une révolution trahie ; il suffit de voir ce qui se passe en Egypte et en Tunisie. Ceux qui vont avoir le destin de la Lybie en main sont obligés de faire mieux que lui et nous attendons de voir si la démocratie va venir après les bombes. On va certainement regretter le grand défenseur de l'Afrique véritablement indépendante en même temps que ses détracteurs fustigeront le dictateur. La Lybie entre dans une zone de turbulence avec des armes à foison. La France a vendu pour 75 millions d'euros d'armes à Kadhafi et elle a aussi livré des armes à la rébellion. Il s'agit de savoir si celles-ci vont se taire avec la mort de Kadhafi ou continuer à parler la langue du sang avec ses fidèles. Cela fait un moment que les appétits occidentaux ont jeté leur dévolu sur les richesses du sous-sol lybien et l'heure du partage du gibier arrive car la récompense des alliés du CNT ne peut être qu'à la hauteur de leur gourmandise....

 

L'ancien "guide" libyen avait été blessé à la tête et aux jambes alors qu'il tentait de fuir Syrte, prise dans la journée par les forces du Conseil national de transition (CNT).

D'après le ministre de l'Information du gouvernement provisoire, Kadhafi a été mortellement blessé dans une attaque menée par les forces du CNT.

Mais selon Abdel Madjid Mlegta, responsable militaire du CNT, l'ex-dirigeant libyen a été touché dans un raid aérien mené à l'aube par l'Otan.

A Bruxelles, le porte-parole militaire de l'Alliance atlantique a confirmé que l'aviation alliée était entrée en action dans le secteur mais n'a pas dit si Kadhafi avait été visé par ces bombardements.

"Des avions alliés ont frappé vers 08h30 (06h30 GMT) deux véhicules des forces pro-Kadhafi qui faisaient partie d'un convoi plus large dans le secteur de Syrte", a dit le colonel Roland Lavoie.

Le porte-parole de l'Otan a assuré que l'Alliance avait respecté les conditions de son mandat: "Ces véhicules armés menaient des opérations militaires et représentaient un danger évident pour les civils", a-t-il dit.

SA DÉPOUILLE TRANSPORTÉE EN UN LIEU TENU SECRET

Mouammar Kadhafi était en fuite depuis la prise de Tripoli par les forces du CNT, le 23 août.

"Il y a eu des tirs nourris contre son groupe, et il est mort", a dit Abdel Madjid Mlegta.

Son corps a été transféré dans un lieu tenu secret pour des raisons de sécurité, a précisé à Reuters un dirigeant du conseil de transition, Mohamed Abdel Kafi.

Le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, devait s'adresser rapidement à la nation libyenne, a annoncé la chaîne de télévision Libye Libre.

Plusieurs chaînes de télévision ont diffusé une photographie de Mouammar Kadhafi, le visage ensanglanté, présentée comme un cliché pris après sa mort, ce qu'a confirmé un responsable militaire du CNT.

A Washington, le département américain d'Etat s'est dit dans l'incapacité de confirmer l'annonce de la mort de l'ex-leader libyen. "Nous travaillons sur le sujet", a simplement déclaré un haut responsable de l'administration de Barack Obama.

Début octobre, le Premier ministre du "gouvernement" du CNT, Mahmoud Djibril, avait indiqué que le colonel en fuite se cachait dans le sud de la Libye. Sa présence avait également été évoquée fin septembre près de l'oasis saharienne de Ghadamès.

Kadhafi se trouvait en fait dans sa région natale de Syrte, sur la côte méditerranéenne, tombée dans la journée après deux mois de siège par les forces du CNT.

Le pouvoir intérimaire libyen a également annoncé la capture de son ancien porte-parole, Moussa Ibrahim. Son ministre de la Défense, Aboubaker Younès, aurait lui aussi péri dans l'opération.

Né en 1942, l'ex-Guide avait accédé au pouvoir en septembre 1969. Il a été emporté par le "printemps arabe" à la suite du Tunisien Zine ben Ali et de l'Egyptien Hosni Moubarak. (source Reuters)

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 20:19

COMMENTAIRE : Nous lisons sur le site officiel du pouvoir que 82 milliards de francs cfa ont été détournés au travers de marchés publics souvent truqués car inexistants et le chiffre est minoré. C'est un chiffre qu'il faut en vérité multiplier par 5 ou par 10, vu que l'économie congolaise est en majorité souterraine aux dires d'un membre de la présidence de la république. Nous connaissons ceux qui profitent de ces marchés surestimés, nous savons que personne ne sera puni parce que les détourneurs appartiennent ou à la famille la plus puissante du Congo (Sassou&Nguesso)  ou au clan au pouvoir. Cet aveu montre l'impuissance de la Commission Nationale de Lutte contre la corruption car lutter contre la corruption ce n'est pas constater des faits mais sévir contre les contrevenants à la  loi du pays. Or, qu'a-t-elle comme véritable action de lutte contre la corruption à son actif depuis sa création ? Rien ! Nada ! A quoi joue Denis Sassou Nguesso en créant une telle commission si son rôle consiste juste à dire que les détournements continuent ? Voici un article qui indique que nous avons ouvert une brèche dans la dénonciation pour que même les griots du pouvoir puissent nous emboîter le pas. Nous constatons ce qui suit :

1) L'Etat connaît toutes les entreprises qui ont bénéficiées des marchés publics puisque c'est lui qui les a attribués avec ou sans appel d'offres ou marchés de gré à gré ; il est donc en mesure de sévir par la loi ou manu militari si c'est nécessaire mais c'est plus facile de traverser la méditerranée et de venir faire un procès au Lion de Makanda que de traduire ses propres parents en justice ! Ce n'est pas pas possible puisque la justice n'est pas indépendante et d'ailleurs, elle est tenue par les parents de Denis Sassou Nguesso ainsi que la police et l'armée. Dès qu'un Mbochi ou un nordiste est en cause, les parents se retrouvent à Oyo ou à Owando pour faire en sorte qu'il n'y ait aucune poursuite. Nous le savons car des amis nous font souvent état de palabres familiales sous le manguier de la souris à Oyo pour adoucir le coeur du président qui est en fait déjà très tendre pour sa famille et son clan et très cruel pour le reste du peuple. Cela ne vous étonne pas qu'aucun délinquant financier ne soit arrêté au Congo - alors que les petites gens pullulent dans les geôles obscures du pouvoir ?

2) Pourtant, il n'y aura aucune poursuite, aucune plainte, aucune mesure coercitive - alors que l'Etat, je parle d'un Etat qui veut dire qu'il existe une autorité centrale, une autorité coercitive, une autorité administrative, une autorité exécutive, une autorité judiciaire, a les moyens d'imposer la volonté publique.  L'Etat peut saisir des comptes d'entreprises, poursuivre les patrons voyous, les foutre en prison, démanteler les entreprises, etc. Hélas, rien n'est fait car l'ordre est de ne rien faire et cela ne peut venir que de Denis Sassou Nguesso lui-même. J'ai toujours pensé que ce n'était pas pour rien qu'Emmanuel YOKA, l'oncle de Sassou, était ministre de la justice : il est là juste pour protéger la famille et le clan au cas où la justice ferait du zèle mais nous savons que tout est sous contrôle. Maître Emmanuel Yoka est le genre de ministre à vie parce que ministre de sang royal. Et vous verrez, Sassou n'est pas prêt de remanier son gouvernement d'après un membre de sa famille  : il estime que les Congolais sont tous les mêmes !

3) En fait, derrière tous ces marchés truqués se cache Denis Sassou Nguesso lui-même sinon pourquoi n'autorise-t-il pas des poursuites ? Il a peur qu'on remonte jusqu'à lui.  Beaucoup d'entreprises qui obtiennent des marchés au Congo ont un rapport avec lui ou sa famille et c'est une collusion d'intérêts illicite punissable par la loi mais la loi existe-t-elle au Congo ? En fait, la loi, dans ce pays, c'est Sassou. La loi, c'est le gangstérisme des antivaleurs et rien d'autre en matière d'affairisme - ce qui fait du Congo un pays passoire où tous les grédins économiques sont comme des poissons-chats dans les étangs de Denis Sassou Nguesso.

4) Depuis qu'elle a été instituée en 2007, la commission anticorruption ne compte aucune action décisive à son actif. Quatre ans à se tourner les pouces et à se faire des bourses et des scrotums en or... C'est donc un faux-semblant que de dire qu'elle prend quelques préconisations qui n'ont jamais abouti à quelque décision judiciaire sérieuse ! Si c'était le cas, en quatre ans, cela se saurait !


Nous faisons la preuve chaque jour que Dieu fait qu'il y a assez d'argent pour que quatre petits millions de Congolais (si on ne compte pas les étrangers, nous pouvons estimer la population congolaise à 3 millions d'habitants) vivent heureux chez eux mais avec ces rapaces reptiliens venus du bord de l'Alima qui se font une compétition à qui plumera plus l'Etat que l'autre, le Congo et les Congolais ne seront jamais heureux. N'oubliez jamais que 90% de l'économie congolaise est souterraine - c'est-à-dire que 90% de la richesse nationale n'apparaît pas dans les statistiques officielles de l'Etat congolais.

Monsieur Denis Sassou Nguesso, je vous défie de faire la preuve que vous dirigez encore ce pays, que vous avez encore une quelconque autorité en poursuivant les entreprises concernées. VRAIMENT. Si vous ne faites rien, les Congolais pourront se dire que c'est en fait VOUS le détourneur. En fait, vous ne vous préoccupez que d'affairisme et non de politique ou des Congolais. Hier, lors de votre investiture, vous parliez d'éthique mais en fait, je me rends compte que vous ne savez pas ce que veut dire ce mot. Votre neveu Jean-Jacques Bouya semble empêtré dans des magouilles qui ont votre signature puisqu'il  prend ses ordres directement auprès de vous. En effet, TOUT CET ARGENT DETOURNE PASSE PAR LE MINISTERE DES GRANDS TRAVAUX. NOUS ALLONS VOIR SI MONSIEUR DENIS SASSOU NGUESSO VA DEMANDER DES COMPTES A SON POULAIN AU VENTRE TURGESCENT...

 

 Marchés publics : Plus de 82 milliards francs CFA détournés


Lundi 17 Octobre 2011 - 10:50


Le secrétaire permanent de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude (CNCCF), Laurent Tengo, a indiqué le 15 octobre à Brazzaville que 82.853.948.834 francs CFA ont été détournés pour des marchés publics non exécutés par des opérateurs économiques.


Marchés publics : Plus de 82 milliards francs CFA détournés
S’exprimant face aux médias, il a fait savoir que la plupart de ces marchés étaient inexistants, d'autres embryonnaires, d'autres encore partiellement ou totalement abandonnés, en ruine, parfois achevés mais non réceptionnés. 

«Le niveau de paiement ou de décaissement pour l'ensemble de ces marchés est estimé à 74,83% tandis que le niveau de réalisation des travaux reste relativement faible à 43,67%», a déclaré Laurent Tengo. Il a ajouté que la commission a sommé les entreprises soit à reverser au trésor public les sommes indûment perçues, soit à achever les travaux dans un délai de trois mois. Les entreprises qui ne respecteront pas cette instruction, verront leurs dossiers transmis, selon les cas, au Président de la République ou aux juridictions qui trancheront en dernier ressort. 

Selon Laurent Tengo, les enquêtes menées en 2003, 2009 et 2010 révèlent que tous les secteurs d'activités (public et privé) en République du Congo sont touchés par le phénomène de corruption. Le pays a été classé successivement au rang de 158ème en 2008 et de 162ème en 2009 sur 180 Etats, avec un indice de perception de la corruption de 1,9. Les standards internationaux fixent l'indice de perception de corruption de 0 à 10. Un indice inférieur à 3, indique une corruption endémique. 

Le secrétaire permanent de la CNCCF a estimé que les campagnes de sensibilisation menées par la commission ont produit des effets, puisque l'indice de perception de la corruption est passé de 1,9 en 2008 et 2009 à 2,1 en 2010. Le Congo a gagné 24 places par rapport à son rang de 2009, soit 154ème sur 178 pays en 2010. 

Par ailleurs, la CNCCF a formulé des recommandations à l'endroit du Gouvernement, parmi lesquelles figurent la régularité des missions de contrôle ; le renforcement des capacités des agents de services d’assiettes ; la gestion exclusive des carnets de déclarations des recettes par les directions départementales du Trésor ; la régularité du contrôle des recettes fiscales (chèques et espèces) du recouvrement par les services d’assiette au reversement au Trésor public. 

Elle a également recommandé au Gouvernement d'interdire à tous les organes de contrôle interne et externe ainsi qu'à toute autre structure de procéder au recouvrement des recettes de l’Etat, car cette activité n'est réservée qu'au Trésor public ; de rentabiliser l’audit de la chaîne de la recette publique pour mieux rentabiliser les recettes de l’Etat ; de prendre les textes réglementaires sur la sécurisation des imprimés du trésor, des impôts et de la douane. 

Instituée en 2007, la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, est un organe technique qui assiste le gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique de lutte contre ce phénomène.


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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 09:19
COMMENTAIRE : Voici encore un texte qui démontre qu'en dépit de la plainte sur les biens mal acquis, la décadence des moeurs politiques africaines se poursuit avec en prime des informations non transmises à la justice, à ce qu'il paraît. Et en France, s'il vous plaît - ce qui montre que la classe politique est en confiance en dépit des voitures du fils Obiang mises à la fourrière (pour combien de temps ?). L'article nous a été envoyé par un frère ; vous avez le lien pour le lire sur le site de in-ven-terre qui lui-même l'aurait trouvé sur le site de Charlie Hebdo.
 
CHARLIE HEBDO: POUR LES POTENTATS AFRICAINS, PARIS EST TOUJOURS UNE FETE
 
Charlie Hebdo – 12 octobre 2011 – Laurent Léger
En dépit des plaintes contre le pillage organisé de leurs pays, les dictateurs africains continuent de dépenser sans compter en France : immobilier, fringues de luxe, bijoux… Et pendant ce temps, le parquet de Paris veille à ce qu’ils ne soient pas trop embêtés par de méchants juges indépendants…
Il en a fallu, de l’énergie et de la bagarre, pour que l’enquête sur les « biens mal acquis » des dictateurs et autres potentats démarre en France et prenne sa vitesse de croisière. Et, une fois n’est pas coutume, les juges d’instructions saisis par les plaintes des ONG anti-corruption Transparency international et Sherpa ont déniché une trace de l’interventionnisme forcené du parquet de Paris. Une trace écrite, s’il vous plaît. Agacé par le peu d’infos remontant jusqu’à lui des services chargés de traquer le blanchiment d’argent, le juge Le Loire a fini par prendre sa plume le 2 février et « requérir », puisqu’il faut bien finir par taper du poing sur la table, que lui soient transmis tous les dossiers sur ceux qui pillent l’Afrique, les Bongo (Gabon), Sassou Nguesso (Congo-Brazza) et autres Obiang (Guinée équatoriale).
Et là, quelle ne fut pas sa surprise, en recevant, le 20 juin, la réponse de Tracfin, le service spécialisé de Bercy : dans une longue lettre, son directeur listait 11 notes déjà transmises par son service au parquet, datées de mars 2000 à décembre 2010, et concernant les turpitudes de ces potentats en France. Le hic, c’est qu’aucun de ces documents n’avait été remis au juge. Comme c’est bête : le procureur, l’habile Jean-Claude Marin, avait dû les oublier dans un tiroir. Charlie ne l’a pas surnommé Bob l’éponge par hasard, du fait de sa propension à effacer les affaires sensibles. En réalité, il s’était gentiment assis dessus. Il ne faut pas déplaire aux amis du pouvoir.
 
Costards en cash
Le juge d’instruction a désormais la preuve que l’argent du peuple gabonais, congolais et guinéen continue aujourd’hui à gonfler les poches des dictateurs. En voici quelques exemples croustillants et ultra-récents. Bon, il faut bien reconnaître que les intéressés hésitent à sortir les grosses valises de cash, contrairement à papa Omar Bongo, qui règle, en octobre 2007, une facture de 344 000 euros chez Smalto, le couturier ringard, en billets tout neufs.
Le vieux n’est plus là. Ali Bongo est désormais le chef de l’Etat. Ce dernier se fait verser, sur ses comptes personnels à la banque Martin Maurel, à Paris, des centaines de milliers d’euros, a relevé Tracfin. Sa femme Sylvia tire allègrement dessus avec ses cartes American express : entre avril 2010 et avril 2011, 926 000 euros se sont envolés, dont 132 000 chez Van Cleef et 144 000 chez Hermès. D’où vient l’argent ? Mystère. Mais il est dépensé sans scrupules alors que des enquêtes judiciaires prospèrent. Comme quoi les juges d’instruction, quand le parquet veille, ne font pas bien peur aux délinquants potentiels… C’est sûrement pour ça que Sarkozy tenait tant à les supprimer…
Si le tailleur de ces messieurs Bongo et Sassou, Pape Hackett, a reçu 50 000 euros en liquide en règlement de 20 costumes destinés au potentat congolais en novembre 2009, on paie désormais par virement. L’argent arrive de Brazzaville, de Libreville ou même … de San-Marin. Cet état microscopique au cœur de l’Italie bénéficiait jusqu’à peu du secret bancaire absolu…
Tout récemment encore, le neveu du potentat congolais, Wilfrid Nguesso, patron d’une société publique dans son pays, s’est fait verser par sa boîte nombre de virements, jusqu’à plusieurs fois par mois, sur son compte perso à la Société générale à Paris. Plus de 600 000 euros sont repartis fin 2010 au Luxembourg pour des produits d’assurance-vie. Quant à Flore Baloche, demi-sœur du président gabonais, elle ne s’est pas gênée pour dépenser entre avril 2010 et avril 2011 plus de 1 million d’euros en haute couture, bijoux et billets d’avion. Christian Claude Bongo, un banquier membre de la famille au pouvoir, a acheté fin 2010, via une SCI, un appartement dans le triangle d’or de Paris, rue de Ponthieu, pour près de 2 millions. Sur ses comptes arrivent des fonds en provenance de sociétés publiques gabonaises, voire d’ambassades du Gabon à l’étranger.
Il ne faut pas oublier les innombrables bagnoles de luxe (Seize berlines de luxe du fils du président de la Guinée-Equatoriale ont été saisies le 1er octobre à Paris : Bugatti Veyron, Porsche Carrera, Mercedes Maybach, Aston Martin, Maserati, Ferrari…) et les objets d’art – le fils du président guinéen en a raflé pour 18 millions d’euros à la vente Bergé-Saint Laurent -, également très prisés des satrapes.
Mais rien à faire des ONG, rien à faire des juges : ils continuent à se goberger jusqu’à plus soif. Avec l’appui du pouvoir français.



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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 15:55

Depuis mon arrivée en France, il est toujours question de crise, quel que soit le gouvernement, de crise et encore de crise et cela, dans la plupart des pays européens, Or, cette crise ne signifie qu'une chose : "pas assez d'argent dans les caisses des Etats" tandis que les caisses sont pleines ailleurs dans les grandes entreprises multinationales. Pour ne prendre qu'un exemple, aux Etats-Unis, au moment où j'écris cet article, Apple a plus de liquidités que l'Etat américain et de nombreuses sociétés pèsent plus que des pays entiers. Les économies semblent toutes souffrir des mêmes maux comme si le mal était identique. Nous avons connu une grave crise financière aux conséquences mondiales et ce n'est pas fini. L'Europe souffre et ne cesse de s'endetter... pour payer ses dettes ! Une dette pour payer sa dette, c'est une dette qui grossit encore plus.

 En fait, mes recherches me mènent à une découverte effroyable : les Etats souffrent à cause de l'évasion fiscale et de la corruption. Nous allons en faire la démonstration.

La Grèce est le pays le plus endetté d'Europe mais c'est aussi le pays où la fiscalité est la plus poreuse de toute l'Europe. Nous allons donc regarder ce qu'il en est de la fiscalité dans le monde car si la fiscalité est faussée, c'est de l'argent en moins dans les caisses de l'Etat.

Que n'avons-nous pas été plusieurs à être choqués lorsque nous avons appris que Total-ELF FINA, la plus grosse entreprise de France ne payait pas d'impôts ! Des dizaines de milliards d'euros de bénéficies et zéro pointé aux impôts. Incroyable ! Mais tout ne s'arrête pas là. Si en France, le taux standard  de l'impôt sur les sociétés est de 35%, il est curieux de constater que seules les PME payent à peu près 25% tandis que les grosses entreprises du CAC40 ne sont imposées qu'à hauteur de ... 8% ! Si elles payent ! TOTAL et LAFARGE ne paient toujours pas d'impôt sur les sociétés en France. Et on peut bien se demander pourquoi. En 2010, Eric Woerth, l'ancien ministre de l'économie, avait chiffré à 20 millards d'euros le coût de l'évasion fiscale en France.   En Allemagne, il avoisine les 30 milliards d'euros - même si l'Allemagne a un excédent commercial de 150 milliards d'euros.

Les pays en voie de développement ne sont pas du reste : l'ONG Global Financial Integrity estime à 400 milliards de dollars l'évasion fiscale dans ces zones où la justice et la fiscalité font largement défaut. Ce qui représente plus de deux fois le montant de l'aide publique au développement, soit environ 150 milliards de dollars que leur accordent les pays riches. Une société comme Glencore ne paierait pas d'impôt à la Zambie et je me demande si TOTAL verse un petit franc cfa d'impôt au Congo.

L'évasion fiscale n'est qu'une partie de l'évaporation des recettes des Etats. Pour la petite anecdote, les fortunes privées de l'Afrique et du Moyen-Orient sont évaluées à 1500 milliards de dollars, déclaration confidentielle des financiers de la City à Londres (MyPrivateBanking Brif) qui gère une partie de ces fonds où pourrait se trouver une partie de la fortune de monsieur Denis Sassou Nguesso. Qui sait ?

Même en France où le pays ratifie des conventions internationales comme celle des Nations unies contre la corruption, on constate que la justice est mal outillée contre la délinquance financière et qui plus est le pouvoir politique n'hésite pas à intervenir dans les dossiers sensibles en évoquant le secret-défense. Par ailleurs, à ce qu'il paraîtn, certains hommes politiques de premier plan au pays de Molière et de Montesquieu ne paieraient même pas un centime d'impôts !

Il n'y a pas pour l'Afrique qu'un seul combat mais plusieurs dont celui de réduire l'évasion fiscale mais si celui de la démocratie n'est pas gagné, tous les autres sont perdus d'avance puisque même dans des pays dits de vieille démocratie, certains combats semblent titanesques, l'esprit humain étant facilement  corrompu par les pesanteurs de l'argent.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:02

COMMENTAIRE : Kabila, à ce qu'il paraît, veut donner le gîte et le couvert à un opposant congolais au pouvoir de Denis Sassou Nguesso pour qu'il s'installe à Kinshasa et déstabilise le régime de Brazzaville à partir de la rive gauche du fleuve Congo. Le site kongotimes.info semble être sûr de son affaire. Reste à savoir si le fameux opposant va préférer les moustiques de Kinshasa à ceux de Brazzaville - d'autant qu'il y a une élection présidentielle qui se rapproche, élection dont les résultats ne garantissent pas forcément la reconduction du cheval de Troie rwandais. Cela suppose que Kanambe a fait l'hypothèse suivante : Denis Sassou Nguesso le déstablise via le Général Munene et lui aimerait bien lui rendrait la monnaie de sa mangue pourrie par l'intermédiaire d'un opposant dont je suis curieux de connaître le nom ! Démêler le faux du vrai est souvent très difficile en politique mais en Afrique, quand on voit une fumée, on se dit qu'il y a le feu quelque part mais cela ne vous garantit en rien sur l'identité du pyromane. Attendons voir si la bêtise aura grandi dans les cerveaux miniatures des uns et des autres...

 

"Kabila" fait appel à un opposant de Sassou à Brazzaville et lui offre d’aller s’établir à Kinshasa

Mais l’on peut désormais se demander jusqu’où la folie et la haine conduiront-elles le proconsul de Paul Kagamé à Kinshasa ? Seul Dieu le sait. Le simulacre de l’attaque de Lukolela aura mis à nu les pratiques d’une autre époque, mais qui sous-tendent malheureusement l’action politique de «Joseph Kabila» et tout son système de pouvoir. Pour détourner l’attention du peuple congolais sur le processus d’occupation qui peine à gagner tout le territoire de la RDC, l’imposteur rwandais a besoin de provoquer et d’entretenir des tensions avec certains pays voisins. 

Ainsi, au lendemain de la mise en scène de l’attaque de Lukolela, «Kabila» a chargé deux de ses proches  de prendre contact avec un leader de l’opposition politique à Brazzaville dont nous taisons le nom pour l’instant, en vue de l’inviter à venir installer le siège de son parti politique à Kinshasa. Une maison meublée dans la Commune de Kasa-Vubu lui serait même offerte à cet effet, ainsi qu’une importante logistique pour lui permettre d’organiser des activités politiques et militaires visant à déstabiliser le pouvoir au Congo-Brazzaville! Mais jusqu’au moment où nous couchons ces lignes, L’œil du Patriote n’a pas encore enregistré la réponse du leader politique brazzavillois. 

En attendant, L’œil du Patriote qui suit de très près l’évolution de la crise provoquée par la grossière mise en scène de l’attaque de Lukolela ne manquera pas de tenir ses lecteurs de la suite de cette scandaleuse affaire. Le ciel ne cesse de s’assombrir sur la tête de l’imposteur rwandais Hyppolite Kanambe alias « Joseph Kabila »..

Paris, le 10 Octobre 2011

Candide OKEKE

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 09:03

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COMMENTAIRE : Le site  www.notreafrik.com a interviewé Arnaud Montebourg sur les liens entre la France et son précarré africain plus connus sous le concept de "Françafrique". Pour ceux qui connaissent l'homme, c'est certainement le futur visage de la Gauche car il est jeune et ses idées se font doucement un chemin dans l'univers de gauche et dans tout le paysage politique français. Il est consternant que lors du débat socialiste, les rapports avec l'Afrique n'aient pas été évoqués. Il faut craindre que rien ne change - même si Hollande ou Aubry accédait au pouvoir. Il y a trop d'intérêts, trop de lobbies puissants et puis les mauvaises habitudes ont la vie dure. La Françafrique est plus qu'un phénix puisqu'elle refuse de mourir. D'ailleurs, elle refuse même de dormir. Certes, il s'agit d'abord de convaincre les citoyens français puisque le vote est ouvert à tous mais ne pas aborder cette dimension importante de la diplomatie française nous renvoie un très mauvais signe.  Néanmoins, face à Nicolas Sarkozy ou un autre représentant de la droite, le sujet ne pourra pas être éludé. Les affaires africaines ne doivent pas continuer à demeurer dans l'enclave régalienne des curies élyséennes. Il faut qu'elles soient traitées à l'Assemblée Nationale, en toute clarté, en toute humanité - sinon, nous risquons de croire que les relents de l'esclavagisme continuent puisque cela reviendrait à traiter les Africains comme une catégorie inférieure. La Françafrique cultive la culture du secret depuis plus de  cinquante ans ; cela ne peut plus durer. Est-il normal que Sarkozy décide seul d'intervenir en Côte-d'Ivoire ? Nous estimons qu'il faut que les choses changent parce que l'on ne peut d'un côté revendiquer d'être le pays des droits de l'Homme et de l'autre continuer à considérer les Noirs comme des primates évolués.

Bref, Montebourg parle de la Françafrique, de la corruption, des biens mal acquis et de la nécessité que la loi internationale soit plus forte que la loi nationale. Montebourg parle de connivence entre l'Europe et les dictateurs africains pour le pillage de nos richesses par le flux de l'argent qui transite de l'Afrique à l'Europe. Nous espérons seulement que si Montebourg entre dans un futur gouvernement Hollande ou Aubry car nous ne seront fixés que dimanche prochain, qu'il se souvienne de cet entretien et qu'il fasse en sorte de changer les choses car il n'est pas certain que la Gauche soit prête à se couper de sa vache à lait africaine...

Pour vous, quand on parle de françafrique, est-ce caricatural ?

Non, parce que la réalité a dépassé la caricature.

Ces mallettes africaines qui financeraient les campagnes électorales en France, cela relève-t-il du mythe ou de la réalité?

Une réalité bien triste, d’ailleurs insuffisamment réprimée, ce que je regrette. C’est l’une des raisons pour lesquelles lorsqu’un peuple africain ou du Maghreb prend le pouvoir, nous souhaitons qu’il ouvre des informations judiciaires, qu’il ouvre des enquêtes pour aller chercher y compris des complices occidentaux du vol de la richesse de ces peuples. La lutte contre la corruption est une lutte universelle contre les oligarchies qui ont dépouillé leur propre peuple.

Dans l’affaire des biens mal acquis, vous avez estimé que la décision de la Cour de cassation française est une grande victoire…

Oui. Elle a permis pour la première fois à des associations de briser le mur de silence. J’ai félicité personnellement les avocats qui avaient réussi cette performance. Les magistrats se sont montrés à la hauteur de la tradition universelle de la France.

Que répondez-vous par exemple au président congolais, Denis Sassou Nguesso, qui estime que les juges français n’ont pas à s’immiscer dans les affaires de son pays? 

Je dirai que dans de nombreux domaines, la loi internationale est désormais plus forte que la loi nationale derrière laquelle un certain nombre de dirigeants abusifs cherche à s’abriter. Et il faudra qu’ils s’y fassent.

En Afrique, on estime que malgré les fortes présomptions d’abus de biens sociaux qui pèsent sur l’ancien président Jacques Chirac, la justice française a mis du temps ou n’a pas du tout réagi aussi promptement…

Je fais partie de ceux qui ont défendu la mise en accusation du président Jacques Chirac à l’époque, car je considérais que c’était au moment où il exerçait ses responsabilités de président de la République qu’il devait assumer ses responsabilités et son destin judiciaires. A l’époque, les socialistes ont plutôt désavoué mon initiative et protégé Jacques Chirac; ils s’en sont mordus les doigts. Mais aujourd’hui, la justice suit son cours et Jacques Chirac comparaîtra devant les tribunaux français. Il n y a aura donc pas d’exception à loi.

Les puissances occidentales voient très bien les flux d’argent entre l’Afrique et l’Europe, mais ne les arrêtent jamais, ne les stigmatisent pas. Et c’est à la chute des dirigeants africains qu’ils s’en indignent. Pourquoi?

Cela démontre la connivence, pour ne pas dire la complicité d’oligarques entre eux ou des dirigeants politiques entre eux. J’ai mené de longues enquêtes parlementaires sur le blanchiment d’argent sale impliquant notamment des personnes politiquement exposées, des hommes politiques de premier plan. J’ai bien vu que dans les paradis fiscaux comme dans le système de grandes économies, les moyens de détection et de répression des actes de corruption ne sont pas suffisamment performants dès que des personnes de premier plan sont impliquées.

Quels types de mécanisme faut-il mettre en place pour s’assurer que l’argent des dictateurs comme Ben Ali, Moubarak et bien d’autres puisse revenir en Afrique et servir à leurs peuples?

Il y a toujours des mécanismes qui existent et qui ont toujours été appliqués. C’est le gel des avoirs jusqu’à ce que l’initiative des procédures des demandes de restitution par les Etats ait abouti. Ce qui permettra ainsi que ces avoirs, comme dans l’affaire Abacha, puissent être restitués assainis à l’Etat qui aura réclamé des comptes. Donc, les mécanismes provisoires existent. Simplement, il faut que les procédures soient ouvertes dans les pays concernés, sinon la procédure du gel des avoirs tomberait.

Le débat sur la limitation des mandats présidentiels a cours dans de nombreux pays africains. Cela vous inspire t-il un commentaire?

Oui, tout dirigeant politique qui sentirait que le pouvoir peut être prolongé entre ses mains indéfiniment est porté à en abuser. La limitation des mandats présidentiels est une mesure nécessaire. Les Américains y sont venus il y a 50 ans, les Français également, les Européens le font tous. Une Afrique démocratique est une Afrique qui assumerait l’idée que la limitation du pouvoir est nécessaire.

Certains affirment que cette limitation est anti-démocratique.

Elle est nécessaire. La démocratie suppose d’organiser la limitation du pouvoir. La démocratie, ce n’est pas l’absence des limites, c’est toujours buter sur des limites. C’est la séparation des pouvoirs. Ce sont là des mécanismes issus de ce qu’on appelle l’Etat de droit.


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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:34

COMMENTAIRE  : La France veut vendre ses armes. Dassault est souvent battu sur le fil par les Américains. Aussi, la nouvelle politique de la France se cherche de nouveaux marchés. L'Afrique est un bon terreau où les guerres poussent bien. Demandez aux Ivoiriens, ils le savent.

 Un séminaire sur les armes cache le souci de vouloir acheter des armes - pour les utiliser, bien sûr ! (Les industriels français ne font pas le voyage pour rien). Si le Congo s'intéresse aux nouveaux matériels militaires, c'est que Sassou veut moderniser son armement. En vue de tuer, of course. C'est le premier séminaire du genre en Afrique. Quand Sassou innove, c'est toujours en mal.

 Et dire que le Congo est en paix avec ses voisins. Du moins, officiellement - car le reste, c'est des affaires de moeurs qui enjambent le monde politique où elles expriment des animosités inter-individuelles avec de l'agitation parfois militaire. Il n'y aucune guerre en vue. Donc, le souci est de préparer la matraque électronique au cas où me peuple congolais ferait du zèle. Alliot Marie, souvenez-vous, voulait vendre des armes françaises à la Tunisie juste au début de la révolution de Jasmin. Les industriels français ne viennent pas pour vendre des tomates mais les dernières avancées technologiques à un pays comme le Congo où le peuple n'a même pas de l'eau à boire.

Brazzaville va abriter un séminaire sur l’industrie de défense  11/10/2011

Le ministère de la défense nationale, en partenariat avec le ministère français de la défense organise du 11 au 13 octobre à Brazzaville, un séminaire sur l’industrie de défense, en vue de sensibiliser les personnels de la force publique sur les nouveaux matériels et les avancées technologiques de l’industrie de défense française. Ce séminaire est le 1er du genre en Afrique subsaharienne, il sera animé par 17 industriels français. Les conférences et les expositions porteront sur l’armement et divers équipements dans les domaines terrestre, naval et aérien.

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