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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 11:04

Jan de Bryune est le célèbre ambassadeur de Belgique au Congo qui a osé dépoussiérer le code diplomatique avec un peu de vérité irritant par l'occasion tout les corps diplomatiques du monde qui tournent à l'hypocrisie et à la brosse à reluire. C'est l'homme qui a critiqué le régime hôte (et non le pays hôte qu'il a honoré en ne disant que la stricte vérité) devant un parterre d'hommes d'affaires belges se croyant à l'abri de l'indiscrétion derrière la langue flamande. L'affaire a été éventée et Sassou a vu rouge, surtout que les critiques auraient aussi écorné sa chérie Antoinette. Nous apprenons qu'il ne veut plus de la présence de Jan de Bryune au Congo en le déclarant persona non grata. Ca ne lui ressemble pas, Sassou étant souvent très peu sensible aux propos nocifs à son encontre. N'est-il pas l'homme qui a déclaré : "Le ridicule ne tue pas" ?

En tout cas, rien d'officiel pour le moment mais chez nous, au Congo, la rumeur - cette fumée dont le mensonge ou la vérité peuvent être le feu -  est toujours plus rapide que la vérité - même si nous savons qu'elle finit toujours par être rattrapée par cette dernière. Après tout, même si le brave De Bryune quitte son poste, le mal est fait. Et pour une fois, le mal est bien fait ! (Jamais je n'aurai cru être capable d'écrire une telle phrase qui tombe à propos).

Un diplomate serait-il professionnellement exempté de dire la vérité ? Un diplomate doit-il se transformer en menteur professionnel ? That is the question, the big question to solve. La Belgique est déjà assez embarrassée pour ne pas accorder à Sassou ce qu'il désire car nous ne voyons pas comment cet homme peut encore se présenter devant monsieur Denis Sassou Nguesso et prendre un thé avec lui (que nous lui déconseillons par ailleurs - même un thé d'adieu...).

Qu'on lui retire ses lettres de créances mais qu'on ne l'envoie plus dans une autre dictature car désormais à son sujet, la suspicion règne. Et si la Belgique décidait de le garder à son poste après tout ? Ce n'est pas à un dictateur  comme monsieur le gros éléphant d'imposer à une nation démocratique son ambassadeur ! Le code démocratique ne doit pas non plus céder aux caprices d'un dictateur sanguinaire. Ca serait un comble !

En tout cas, si les choses se passent mal entre Denis Sassou Nguesso et Jan De Bryune, tout va bien entre le peuple belge et le peuple congolais. Show must go on, King !


 

INFO : LE MINISTRE BELGE DES AFFAIRES ETRANGERES DIDIER REYNDERS A BIEN RAPPELE EN BELGIQUE L'AMBASSADEUR JAN DE BRYUNE QUI REPRESENTAIT LA BELGIQUE AU CONGO. COMME QUOI, MEME EN FLAMAND, UNE ENTORSE AU CODE DIPLOMATIQUE NE PEUT ETRE ENTENDUE...

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 17:18

SélékaCOMMENTAIRE : Dans cette interview recueillie sur le blog d'afrikarabia, on peut aisément se rendre compte que Denis Sassou Nguesso est un homme qui joue avec le destin politique de François Bozizé. En effet, officiellement, il affirme vouloir aider Bozizé en y envoyant notamment des soldats (120) mais officieusement voire insidieusement, nous apprenons qu'il aurait demandé au président tchadien Idriss Déby de ne pas attaquer la rébellion - ce qui est manifestement une marque de soutien aux ennemis du président centrafricain. François Bozizé  apprend à ses dépens que l'on ne peut faire confiance à une langue fourchue...

SASSOU NGUESSO CONTRE BOZIZÉ

 EXTRAIT DE L' INTERVIEW

CENTRAFRIQUE (RCA) : L' AGENDA SECRET DE LA REBELLION

- Afrikarabia : Qui dirige ce mouvement ?

- Nous avons une stratégie au niveau de notre président. Pour l'instant, nous ne voulons pas que son nom soit connu. Nous n'avons pas voulu qu'il s'affiche tout de suite comme le porte-parole ou le coordinateur du mouvement. C'est donc pour cela que nous avons choisi, en accord avec le commandement militaire sur place, Eric Massi ( qui entretient de très bonnes relations avec Nguesso) comme porte-parole de la coalition. Notre président sera connu une fois que le pouvoir sera tombé à Bangui. Je peux juste vous dire qu'il est très réservé et c'est un sage. La discipline, le respect des droits de l'homme et des populations civiles dans les rangs de nos militaires sont, par exemple, une stratégie mise en place par lui. Nous devons éviter toutes les erreurs commises par les autres mouvements rebelles en Afrique.

- Afrikarabia : Avez-vous le soutien d'autres pays ? On parle duTchad évidemment, mais aussi du Congo Brazzaville et du Soudan ?

- Nous avons le soutien politique de proches d'Idriss Déby, mais cela ne veut pas dire qu'on a le soutien personnel du président Déby. Concernant Sassou Nguesso, cela fait longtemps qu'il ne s'entendait plus avec Bozizé. Il a joué un rôle important, notamment pour demander au président Déby de ne pas intervenir militairement contre la rébellion. Quant au Soudan, c'est très clair, il n'y a aucun élément soudanais dans notre mouvement. D'ailleurs vous savez très bien que les relations ne sont pas bonnes entre le Tchad et le Soudan, ce serait donc contradictoire.


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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 11:51
makokoiloo.jpgD'entrée de jeu, rappelons que le problème du tribalisme, de la tribalité, de la tribalisation, peu importe le concept, n'est pas propre au Congo puisqu'il met en feu et en sang une grande partie de l'Afrique. Et surtout, ailleurs, les choses sont compliquées car on peut ajouter par exemple le tribalisme religieux comme au Soudan. Il faut donc que l'analyse soit transposable ailleurs sinon, elle n'est pas pertinente.

Il importe ici d’analyser d’abord correctement le problème avant d’envisager la moindre solution car si l’on fausse le diagnostic d’une maladie, la panacée ne peut être appropriée.


La politique est comme un Janus à deux faces. Pile : le glaive de la division ou la mort sociale. Face : la paix. A manier avec discernement et beaucoup de précaution. Le débat sur ladite tribalité associe cette dernière au développement. Or, on ne peut se développer dans la haine ou dans la division. Et surtout, la solution ne peut apparaître clairement que si le problème est perçu correctement. Nous nous contentons ici de décrire le phénomène. Nos solutions pour enrayer le tribalisme politique existent mais ce n'est pas ici le propos. La politique doit donc être comme un arc tendu vers un équilibre qui ne doit être rompu pour que la cible ne soit manquée. Certes, le glaive prépare souvent la paix mais faire de la politique, n'est-ce pas l'art d'éviter le versant pile du Janus ? Le glaive doit être le dernier recours si la paix s'avère impossible autrement.
Tribalisme. Un concept en "isme" qui renvoie à une doctrine. Or, une doctrine est toujours le fait des élucubrations d'une élite. Ici, le tribalisme ne peut être envisagé que par son lien à la politique dans un contexte de multi-ethnisme. S'il n'existait qu'une ethnie au Congo, on parlerait certainement de "clanisme" ou favoritisme d'un clan par rapport à tout le reste  des clans au sein d'une même ethnie  comme le tribalisme serait le favoritisme d'une ethnie par rapport à toutes les autres ethnies par un souverain.
Partons d'une période avant  la colonisation et avant l'indépendance. La complexité de nos sociétés avait atteint le niveau de royaume avec la connexion de plusieurs pays (tsis regroupés). Un pays, c'était plusieurs tribus avec une reconnaissance linguistique, spatiale et culturelle bien déterminées  avec une chefferie et des notables. Deux tribus pouvaient juste se distinguer par l'espace, la langue et la culture étant à peu  près la même. A l'intérieur des tribus, on trouvait des clans, à l'intérieur des clans, des lignages, des lignages, des familles et des familles, des individus. Voilà, le décor planté. Vivant en autarcie, les tribus ont souvent des contingences frontalières sujettes à des conflits mais dans l'ensemble, ils vivent en harmonie, s'échangeant sel contre ivoire ou viande contre poisson ou manioc, etc.
Nul chercheur, nul historien n'a jamais évoqué de tribalisme à cette époque et d'ailleurs, cela eût été impossible car le tribalisme ne peut apparaître que dans le contexte d'une république, d'une nation forgée volontairement où il y a mise en commun d'un destin de plusieurs ethnies qui ont décidé de tout partager, d'avoir un même destin.
Les problèmes de frontières sont assez simples à comprendre : comme les terres sont vitales, chaque tribu essaie d'avoir des frontières un peu plus grandes que sa voisine en empiétant sur les territoires les plus giboyeux ou les plus fertiles. La royauté a permis de dépasser ce contexte. Et comme l'appréciation de l'espace et des frontières est plus ou moins aléatoire, il arrive qu'un conflit éclate.
A l'époque de la tribu, l'identité est clanique puisque chaque tribu évolue dans un espace territoriale et culturel qui lui est propre et on parle à juste titre de "pays téké", de "pays kongo", ngala, nsoundi, et, à l'intérieur de ces tsis ethnisés, l'idenité est clanolignagère - même si cela ne déroge pas à une solidarité globale plus grégaire.
La question de l'identité est capitale dans l'analyse du phénomène car on a affaire à plusieurs identités : identité clanique, tribale ou nationale après les indépendances. On est comme moi moussi Makanda mwana Minzoumba dans un régime matrilinéaire. Si la mère est Makanda, on est Makanda et fils de l'ethnie du père (mwana X). Ainsi, le professeur Lissouba dont la mère est Makanda est un Makanda comme moi. Entre membres d'un même clan, on se doit systématiquement assistance. Entre membres d'une même tribu, on se doit aussi assistance, ainsi de suite.
Pour illustration, lors des événements tragiques de 1997, ma soeur s'enfuit au Gabon avec sa famille. Quand elle arriva au Gabon, elle rencontra des Punus, des Tsanguis, des Nzébis (ici, il faut comprendre que le clan ne s'apparente pas à une seule langue : il arrive qu'une Makanda parle nzébi parce qu'elle est mariée à un nzébi et qu'elle vit en territoire nzébi - alors qu'elle est Punue). Dès qu'elle disait qu'elle était Makanda, les membres du clan Makanda la recevaient à bras ouverts, lui apportant le gîte et le couvert à elle et à toute la famille. Certains pleuraient car on leur contait que les Punus s'étaient séparés à Divénié au Congo et qu'une partie des membres de tous les clans était restée en terre congolaise, la terre d'origine  des Punus, tandis que l'autre était allée au Gabon. C'était comme si l'histoire venait à eux dans un élan certes tragique mais combien édifiant. Cependant, il faut reconnaître que la solidarité humaine est inversement proportionnelle à la taille des cercles concentriques : plus le cercle est grand moins la solidarité est grande.
Il y a plus de solidarité au sein d'une famille qu'au sein d'un lignage composé de plusieurs familles et il y a plus de solidarité au sein d'un même lignage qu'au sein du clan composé de plusieurs lignages. Ainsi de suite. Ici, c'est simplement une loi naturelle. Les chefs de tribus ont la lourde tâche de veiller à ce qu'on n'oublie pas la forme de solidarité la plus large en évoquant sempiternellement les ancêtres et l'immuabilité de leurs valeurs traditionnelles.
Certains s'émerveillent devant les pyramides d'Egypte, moi, je m'émerveille devant l'ingéniosité du fonctionnement du lignage qui factorise les catégories : il y a une classe des mères composées de toutes les cousines matrilinéaires, une classe des fils, des pères, de sorte que la disparition de son père n'est pas la disparition de la classe des pères qui reprend le rôle du disparu. Idem pour la disparition d'une mère. Certaines tribus pratiquaient le lévirat ou le sororat en prolongement de cette doctrine des classes : comme l'époux est mort mais que la classe des époux demeure, il suffit de remplacer l'époux par un de ses frères.
Dans les langues bantoues, le mot cousin n'existe pas. Vous pouvez vérifier. Idem pour le mot oncle qui est traduit ou  par "père" ou par "mère mâle". C'est la puissance de la relation sociale qui fait la vitalité de ces types de société. En effet, ce ne sont pas des sociétés qui privilégient le développement par le travail. Le produit du travail est retranscrit dans une symbolique relationnelle : quand j'apportais quelques denrées alimentaires à ma grand-mère, elle les divisait en autant de maisons dans le lignage. Comme le lignage est basé sur la reconnaissance d'un ancêtre commun et le clan sur un ancêtre imaginaire, elle ne se préoccupait pas du clan qui était souvent trop important en taille. C'est elle qui me fit comprendre la prééminence de la relation sur la consanguinité directe. Tout se passait comme si on essayait tout le temps de lutter contre la distance consanguinitaire qui est source du "bourandou" qui est ici une sorte de "tribalisme lignager". Entendons bien que cette non traduction du lignage dans les actes de partage ou bourandou chez les tsanguis est le fait de l'individu seul et non de la société et la société lutte sans cesse contre ce phénomène.
Arrive la colonisation qui amène les individus à avoir une personnalité moins grégaire, moins appuyée sur le lignage ou le clan mais plutôt sur le travail qui met en rapport gain et individu : le salaire est versé à titre individuel dans la société coloniale et postcoloniale.  C'est le début de l'affirmation de l'individualisme.
Différentes tribus cohabitent à Brazzaville - se regroupant sur une affinité  spatiale tribale certes mais en parfaite cohabitation avec compénétration de ces espaces de sorte qu'un Mbochi pouvait vivre à Bacongo et un Lari à Ouenzé sans problème. Il n'y a pas à ce niveau de tribalisme car le tribalisme est un favoritisme qui transforme les droits de tous en privilèges au profit de son ethnie personnelle et si vous appliquez cette définition correctement à tous les présidents de la république, tous ont pratiqué le tribalisme : Youlou était tribaliste politique, Massambat-Débat aussi à un degré moindre, Ngouabi l'était aussi, lui qui consacra la doctrine, Yhombi, Sassou, Lissouba, tous sans exception !
Ce comportement n'apparaîtra qu'avec les hommes politiques qui exploiteront le sentiment d'appartenance ethnique à des fins de conservation du pouvoir. Quand surgissent de la nuit des concepts les premiers partis, l'inconscient collectif les assimile aux ethnies et des regroupements naturels se font comme lors des guerres d'autrefois où une ethnie se réunissait pour se liguer contre une autre. Comment ne pas choisir un membre de sa tribu devant un membre d'une autre tribu ?  La chose est incompréhensible au début des indépendances. L'homme n'est pas encore identifié à son projet social en politique mais plutôt à son identité primaire ethnique et c'est un phénomène purement sociologique. 
Ici, vous allez comprendre que les hommes politiques vont exploiter un élément de notre kimuntu, de notre humanisme, de notre personnalité. Avant l'arrivée du colon français, la personnalité individuelle devait se diluer dans la personnalité collective, qu'elle soit lignagère, clanique ou tribale. La personnalité collective ou ethnique que le colon avait contenue en individualisant la personnalité par le salaire, revient à la surface. C'est du domaine de la politique et non du social car dans les cités, les Mbochis épousent les Laris, les Kongos épousent des Vilis, etc. Le mariage lui-même se modifie en faisant germer la notion du mariage d'amour.
Le sentiment d'appartenance ethnique est plus fort que le sentiment d'appartenance nationale car d'un côté, il y a un sentiment qui s'appuie sur des valeurs ataviques, de l'autre, il y a une construction abstraite qui vient de voir le jour parce que le colon a décidé de laisser un membre de l'ensemble des individus devenus citoyens régir le destin de tous. C'est là qu'on lui rappelle à l'appartenance ethnique et à ses codes de solidarité mais ici, la mise en commun des destins, des terres, des avantages sociaux, est nouvelle et à la fragilité du citoyen nouveau-né vient se greffer une personnalité qui va fausser le jeu de la constitution nationale sur le plan politique.
C'est ici qu'apparaît le tribalisme politique car les politiciens pensent qu'en jouant sur le sentiment grégaire tribal, ils peuvent conserver le pouvoir indéfiniment sur le principe du diviser pour mieux règner mais cela à un prix : la transformation des droits sociaux à peine nés de l'indépendance nationale en privilèges ethniques et comme la conservation du pouvoir se fait par le contrôle des fonctions de décision hautement entourées de privilèges, dans la logique, le sommet social est tribalisé : d'abord l'armée puis la police, ensuite l'administration, enfin tous les postes importants. Vous verrez que pour les postes subalternes ou techniques, il est peu importe que l'on soit du sud ou du nord. On s'en sert pour pourvoir l'armée, la police, l'administration, etc. Hélas, un tel système ne peut que conduire aux coups de force, aux coups d'Etat.
Le tribalisme n'est donc pas sociétal car il ne naît pas dans la société  civile qui elle en se parant de modernité continue à vivre sur le modèle de l'individualité un peu plus âgé que la citoyenneté sur fond de solidarité ethno-lignagère normale puisqu'elle se base sur le travail de l'individu et non sur le patrimoine commun.
J'espère que ce texte ne sera pas d'une intelligence trop difficile car il ne m'est pas possible de simplifier un peu plus. J'essaie d'écrire pour tous mais contenter toutes les cibles, c'est  parfois difficile. Le tribalisme politique détourne le patrimoine commun au profit d'une ethnie pour renforcer le sentiment d'appartenance ethnique et créer une adhésion de fait, une adhésion de groupe à un projet inique. Cette solidarité restreinte crée évidemment selon la loi de la solidarité humaine évoquée supra une très forte solidarité, un soutien indéfectible du président de la république par les membres de son ethnie ; ce qui amène les autres ethnies à espérer qu'un des leurs arrivera à son tour au pouvoir pour qu'enfin ils jouissent aussi des droits de tous devenus privilèges ethniques. "C'est notre tour, c'est notre pouvoir", s'écria un ministre, quand Lissouba arriva au pouvoir.
Souvenez-vous ce que j'ai dit sur le symbolisme du matériel face à la puissance de la relation. Les privilèges  accordés aux membres de son ethnie par un chef d'Etat renforcent symboliquement le sentiment d'appartenance ethnique tout en affaiblissant le sentiment d'appartenance nationale à cause de la mise en commun du patrimoine national par des Constitutions nationales jamais respectées. Ce qui fait du tribalisme politique un phénomène cyclique.
Pour triompher du tribalisme politique, il faut regarder la voie suivie par les peuples aujourd'hui démocratiques : "La justice sociale sous un puissant contrôle sociojudiciaire". On oublie bien vite qu'en France, il y avait des "tribus" : Gaulois, Arvernes, Celtes, Normands, Mérovingiens, Bourbons, Bretons, Corses, Alsaciens, etc. Comment est-on parvenu à faire de toutes ces "tribus" une nation démocratique ?
En étudiant le fonctionnement des sociétés démocratiques, vous ferez comme moi la même observation : "Quand les droits et les devoirs de tous sont fermement garantis par la loi qui assure leur inviolabilité, peu importe l'origine de celui qui prendra le pouvoir". Il ne nous reste qu'à réfléchir - surtout après cette analyse qui met en lumière nos relations et nos représentations - comment faire pour instaurer une justice sociale qui garantisse les droits et les devoirs de tous - quel que soit l'individu qui arrive au pouvoir. Quand la force juridique développe toutes ses potentialités dans l'intérêt de tous, une société se dirge - à coup sûr - vers la démocratie. Et de quoi s'agit-il ? Il s'agit du fait que tout acte posé - notamment en politique - devient conforme à son ossature juridique qui le sous-tend.
Pour faire simple, la démocratie est aussi une dictature mais une dictature de la loi dans l'intérêt de TOUS et pour les intérêts de TOUS. C’est cette bonne dictature qu’il nous faut. On peut – tout en restant originaux, s’inspirer des solutions qui ont marché chez les autres. N’oublions pas que même en Europe, la démocratie n’est pas si vieille que cela et que l’histoire de ce continent a connu avant un long passage tumultueux parce que belliqueux. La démocratie a depuis le départ été bâtie sous l’ombre de royaumes conquérants et belliqueux comme Sparte ou Rome. Nous n’avons pas à rougir de notre histoire ; il faut simplement trouver les bonnes méthodes pour arriver à la JUSTICE SOCIALE et à la DICTATURE DE LA DEMOCRATIE.
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 12:18

Ali Bongo Ondimba s'est fixé pour objectif de faire du Gabon un pays émergent ; ce qui implique d'avoir les moyens de l'émergence. Or, comme nous l'avons dit dans nos textes, la meilleure manière d'y parvenir est d'écarter tout intermédiaire entre nos richesses et le marché. Cela est possible, et pour cela, il suffit de prendre les mesures juridiques nécessaires : tout est question d'un système judiciaire solide pour parvenir à réaliser l'impossible.

Le Gabon a décidé de commercialiser son pétrole à travers sa propre société nationale "Gabon Oil Compagny". Avant, il le faisait à travers une société privée Suisse dénommée Pétroline qui, on l'imagine, prenait l'essentiel des bénéfices. La preuve est faite que ce pays pouvait s'en passer. Et, Ali ne devrait pas s'arrêter là car rien ne lui empêche d'appliquer le même principe à toutes les ressources stratégiques du pays.

Nous avons déjà salué le fait qu'il ait décidé de transformer tout le bois gabonais localement - ce qui a généré plus d'emplois dans le secteur ; il a dû résister à toutes les sirènes de l'occident qui voulait le décourager : "il n'y a pas tout ce qu'il faut pour tout transformer sur place, etc..."

On peut donc être mal élu et aimer son pays en prenant les bonnes décisions qui devraient s'imposer à tout homme d'Etat qui a à coeur de sortir son pays de la misère établie. Oui, nous pouvons sortir de la misère par une justice irrésistible et implacable et par des institutions politiques solides qui garantissent la démocratie, la défense des intérêts de la nation contre des prédateurs étrangers car si des pays comme le Congo sont pauvres en dépit de grosses richesses, c'est simplement à cause de la corruption, de l'absence d'une justice équitable, de la destruction du système éducatif provoquant la perte du génie d'un peuple - ce qui n'a rien à voir avec la géographie ou la culture.

En ce moment, je lis un livre en anglais écrit par Daron ACEMOGLU et James A. ROBINSON intitulé "WHY NATIONS FAIL" qui s'efforce de répondre à une question toute simple : "Pourquoi certaines nations sont riches tandis que d'autres sont pauvres ?" Ils ont passé l'histoire au peigne fin et toutes les thèses soutenues par les chercheurs pour en déduire que toute la différence se trouve dans la différence des institutions politiques qui autorisent une compétition saine, promeuvent un système éducatif efficace et encouragent la créativité.

Un ami qui s'est rendu récemment au Cameroun m'a affirmé avoir constaté un changement : le Cameroun lui semblait être devenu un vaste chantier. Et vous savez pourquoi ? Le président Biya n'hésite plus à emprisonner des ministres et des hommes politiques convaincus de détournements du denier public - ce qui pousse les nouveaux promus à faire oeuvre de diligence.

Denis Sassou Nguesso devrait s'inspirer de l'exemple gabonais car le  fait d'être dictateur n'empêche pas d'aimer son pays. Or, aimer son pays, c'est avant tout défendre ses intérêts et ceux de ses compatriotes - même à son corps défendant au lieu de détourner des cargaisons de brut comme nous l'a révélé l'affaire Gunvor. NOUS DEVONS ASPIRER A NE PLUS AVOIR D'INTERMEDIAIRES ENTRE NOS RESSOURCES ET LE MARCHE...

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 10:17

Dans son discours de fin d'année à la nation, Denis Sassou Nguesso a prétendu que le Congo était le pays du dialogue permanent. Permanent ? Entre qui et qui ? Néanmoins, le dire ne suffit pas : il faut apporter des preuves. Si Sassou se contente de dialoguer avec Denis, c'est un monologue. On aura compris que c'est une esquive face à ceux qui demandent les Etats Généraux de la nation.

Dialoguer suppose un avis contraire et non juste des personnes qui acquiessent à tout ce que dit monsieur Denis Sassou Nguesso.  Si vraiment le Congo avait engagé un dialogue constructif, on ne vivrait pas à répétition, chaque année, les mêmes problèmes : inondations, crash d'avions, détournements des ressources du pays, l'emploi exclusif de ressortissants du nord dans la fonction publique et l'armée - même la télévision est remplie de faux journalistes nordistes.

Y a-t-il eu un dialogue à propos d'une commission électorale indépendante ? Non. Dialoguer pour Denis Sassou Nguesso, c'est vous voir accepter son diktat. Point ! Et cela, c'est de la dictature. Nous savons tous qu'à l'intérieur du pays, il n'y a vraiment pas d'opposition. Or, c'est avec une opposition qu'un pouvoir doit dialoguer.

Les Congolais de l'étranger ne votent pas ; leurs droits civiques sont bafoués par le régime de Brazzaville. Avec qui Sassou a-t-il dialogué pour le décider ? J'ai été parmi les premiers à dénoncer cette situation. Nous n'avons même pas reçu une quelconque réponse de la part du gouvernement. Et on ose nous dire que le Congo est le pays du dialogue permanent ?

Sassou engage seul le budget de l'Etat, parfois dans des dons à des puissances comme la Chine ou des prêts. Avec qui a-t-il dialogué quand il a donné un milliard de francs cfa pour la reconstruction d'une école chinoise détruite par un  tremblement de terre ? A-t-il dialogué quand il a envoyé 120 soldats pour sauver le soldat Bozizé ? Avec qui dialogue-t-il quand il décide de tout centrer autour de la bourgade d'Oyo  ?

Nous savons qu'au Congo les syndicats sont inexistants et le droit de grève n'existe pas. Le peuple est réduit au silence ; seule la diaspora fait entendre la voix du Congo - aussi, si Sassou veut dialoguer, qu'il le fasse avec la diaspora. Y a-t-il eu un dialogue sur la qualité des aéronefs qui volent au-dessus de la tête des Congolais ? Non. En fait, Denis Sassou Nguesso décide TOUT tout seul - ses ministres se retrouvant comme l'avait dit Bowao dans une "servitude volontaire".

Sassou projette de modifier la constitution du 20 janvier 2002. A-t-il engagé un dialogue ou le fait-il en douce ? En conclusion, Denis Sassou Nguesso ne sait pas ce que veut dire le mot dialogue et il n'est pas homme de dialogue puisqu'il décide seul de tout, tout le temps et partout.

S'il veut un  dialogue, qu'il accepte les Etats Généraux de la nation car nous aimerions dialoguer sur la gestion des ressources, à savoir la comptabilité de tous les revenus de la république et leur utilisation équitable, sur les objectifs de développement car nous constatons que Denis Sassou Nguesso se contente juste de développer la bourgade d'Oyo, sur le tribalisme exacerbé du régime en matière de distribution de l'emploi - notamment les postes de direction, sur la santé, l'école, l'administration du territoire, sur la justice du fait de l'inexistence de la présomption d'innocence remplacée par la présomption de culpabilité avec pour conséquence l'arrestation d'innocents comme le colonel Marcel Ntsourou.

Il faut être au moins deux et tous deux libres pour dialoguer. Alors avec qui dialogue Sassou ? Avec lui-même. C'est donc un monologue comme c'est le cas dans une dictature...

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 21:53

COMMENTAIRE : Le Congo est un marché très convoité car on s'y enrichit très vite et ceux qui se sont implantés les premiers ne veulent pas faire la courte échelle aux autres - même au nom de la solidarité patriotique. Les Français installés au Congo ne font pas exception à cette règle...

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 21:27

COMMENTAIRE : Nous savons tous que François Bozizé est aux abois face à une rébellion qui s'approche dangereusement de Bangui (où il projette de livrer la bataille de sa vie) mais en parfait filou, d'un côté, il tend la main aux rebelles du Séléka et de l'autre, il s'emploie à acquérir des armes (68 tonnes d'équipement) en passant par le filon de sociétés gérant des déchets. Or, nous voyons mal pendant que son pouvoir est en péril, François Bozizé demander à son fils qui est ministre de la défense de s'approvisionner en déchets nucléaires. Nous l'avons dit que la lecture des luttes intestines africaines est complexe à cause des intérêts connexes de multinationales dont celles qui vendent des armes, c'est-à-dire, la mort. Il y a toujours moyen de contourner les embargos de toutes sortes.

Nous suivons de près cette affaire. Les Français tiennent l'aéroport de Bangui-Poko mais ils n'ont pas l'intention d'intervenir dans une affaire centrafricano-centrafricaine en bloquant ladite cargaison dès qu'elle atterrira sur le sol centrafricain.

Sur le plan de la soldatesque, François Bozizé reçoit de l'aide de ses amis dictateurs : le Congo lui a déjà envoyé 120 soldats, nous savons qu'il a l'appui de certains Rwandais et des Angolais. S'il parvenait au dernier moment à se doter d'une supériorité sur le plan de l'armement, voilà qui pourrait changer la donne...

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 20:17

Mes chers compatriotes,

chers abonnés à la NewsLetter,

chers lecteurs assidus,

chers internautes,

                                     colombe.gif                 bird

en dépit de toutes les péripéties qui ont frappé le pays cette année, même si je suis conscient que nombre d'entre vous avez de gros problèmes existenciels, nonobstant la maladie, la faim, la soif, le chômage, l'arbitraire, la privation des libertés,  je viens vous présenter mes meilleurs voeux de l'année 2013.

Gardez espoir car tout a une fin. La délivrance tarde à venir. Elle viendra. Gardons la foi active qui est la nôtre et tendons vers l'union. Les forces qui tiennent le Congo la tête plongée dans les ténèbres sont immenses mais elles ont des pieds en argile comme le colosse de Nabuchodonosor. Plus le règne dure, plus la chute sera brutale car le système tombera de très haut.

Semblables à des fourmis, nous agissons de façon visible mais surtout dans l'ombre. Notre cause est celle du peuple et nous la savons juste. Son triomphe comme la maturation d'un fruit à l'arome rare se fera attendre mais nous y parviendrons.

Il est tombé le grand Kadhafi ! Où est donc le monstre Ben Ali ? La lutte entre le bien et le mal est aussi vieille que le monde. Nous vous demandons de vaincre vos peurs, de prendre une dose de courage, une pincée d'audace et un grand coup de volonté farouche pour arriver à casser les fers qui tiennent votre liberté captive.

Nous croyons en nous, nous croyons en vous, nous croyons que les forces de justice sont immortelles, nous croyons en Dieu, le nôtre, celui de nos ancêtres et nous ne doutons pas car "victoria e certa".

Nous ne renoncerons jamais, nous ne trahirons jamais, nous lutterons jusqu'au dernier souffle car ce combat est celui de toute une vie. Vive la république, vive le Congo ! Bonne et heureuse année 2013 !

                                          LION DE MAKANDA

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 13:42

Conscient d'un rapport de force au bénéfice de ses adversaires et face à l'avancée des rebelles du Séléka qui se rapprochent dangereusement de Bangui, la capitale centrafricaine, (nous estimons qu'ils vont laisser le peuple passer le réveillon et le nouvel an sans rien tenter mais ensuite...), François Bozizé, président de la république centrafricaine a fait deux propositions : un gouvernement de transition qui n'arrange certainement pas l'alliance des rebelles du Séléka forte de leur supériorité militaire qui y verront une manoeuvre dilatoire permettant à Bozizé de sauver son régime - d'ailleurs, ils viennent de la décliner -  et secondo - , il prétend ne plus se représenter à l'élection présidentielle en 2016. Une promesse qui n'engage que ceux qui y croient et nous espérons que François Bozizé en fait partie...

Comme, nous le disons toujours, la diplomatie est l'art de ne présenter à son protagoniste que ses propres intérêts, les vôtres étant masqués. Personne n'empêchera François Bozizé de se renier aux yeux du monde entier et il ne sera pas le premier mais il l'a dit ! Maintenant que le divorce avec le régime de François Hollande est consommé, François Bozizé redoute de perdre le pouvoir et pourrait facilement modifier la constitution pour briguer un mandat de plus ou simplement se maintenir au pouvoir...

Selon la constitution congolaise, Denis Sassou Nguesso ne pourra plus être candidat à la fin de son second mandat en 2016 en raison du dépassement de l'âge de 70 ans et du fait de l'impossibilité de briguer un troisième mandat.

Nous lui avons demandé de dire ouvertement au peuple congolais qu'il ne bafouera pas sa propre constitution en ne se représentant pas en 2016 - ce qui implique qu'il ne tente pas de modifier la constitution du 20 janvier 2002. Monsieur Denis Sassou Nguesso détient le record de longévité politique dans notre pays : il squatte les hautes sphères politiques depuis près de trente ans si on cumule toutes ses expériences politiques.

Il faut savoir quitter les choses avant qu'elle ne vous quitte. NOUS ESTIMONS QU'UNE TELLE DECLARATION PERMETTRA A LA NATION D'ENVISAGER UN AUTRE AVENIR QUI REGARDE LE PEUPLE CONGOLAIS EN FACE AU LIEU DE LUI TOURNER LE DOS.

Signez s'il vous plaît, notre pétition en ligne sous un pseudo : vous n'avez rien à craindre car vous ne pouvez être poursuivi de quelque façon puisque vous ne faites que réclamer l'application stricte de la propre constitution sassouienne de 2002. N'AYEZ PLUS PEUR  CAR TOUTES LES BETES FEROCES S'ALIMENTENT DE LA CRAINTE QU'ELLES INSPIRENT A LEURS PROIES POUR LES DEVORER...

 

http://www.avaaz.org/fr/petition/SASSOU_DOIT_DIRE_QUIL_NE_SERA_PAS_CANDIDAT_APRES_2016_ET_RESTAURER_LA_VRAIE_DEMOCRATIE/?cPGltdb%20%EF%BB%BF

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 12:51

Le Congo est le pays des ministres inamovibles pour la plupart (Djombo, Yoka, Mvouba, Bouya, etc.) ; certains sont aux affaires depuis 1997 et bien au-delà sous Sassou I. Au rythme où ils détournent l'argent public, vous pouvez déduire l'étendue de leur enrichissement. Et ils sont aussi pour la grande majorité députés et hommes d'affaires. Nombreux possèdent des hôtels de luxe, des biens immobiliers en Europe et dans le monde. En somme, ils  croulent sous des fortunes colossales mal acquises. Pourtant, ils en veulent toujours plus. Tant que l'on peut mettre des zéros devant un chiffre, pourquoi s'arrêter ?  Le Congo compte un nombre indécent de milliardaires en francs cfa...

Ceux qui nous lisent fréquemment savent qu'il nous arrive d'être au courant d'informations avant que celles-ci ne deviennent officielles grâce au travail de notre réseau. Nous venons d'apprendre que les émoluments des ministres vont passer à dix millions de francs cfa (plus de 15000 euros) par mois en 2013 - faisant de ceux-ci des super privilégiés de la république, déjà qu'ils ont d'énormes avantages de toutes sortes. Pendant ce temps les salaires des médecins, des fonctionnaires, des enseignants stagnent et ne suivent pas l'inflation et le coût de la vie que le pouvoir ne parvient pas à maîtriser.

Le bugdet du Congo en 2013 sera de plus de 4000 milliards de francs cfa, l'un des plus importants de la CEMAC. Il est normal que les ministres réclament un peu plus : la logique est qu'ils soient tous polygames avec une ribambelle de rejetons. Leur train de vie avec frasques et désinvolture les amène à toujours plus d'excès.

Si les ministres vont percevoir 10 millions de francs cfa, on peut imaginer que monsieur Denis Sassou Nguesso n'est pas du reste : il en a sûrement profité pour réviser son salaire à la hausse, déjà qu'on ignore combien il coûte vraiment à la nation avec ses incessants voyages à l'étranger qui en font un vrai pigeon voyageur, sa boulimie d'acquisitions immobilières, son affairisme éhonté et le gaspillage de l'argent de la république en dons de toutes sortes - parfois à des pays comme la Chine qui n'en ont pas besoin comme ce milliard de francs cfa pour la reconstruction d'une école chinoise au moment où nos écoliers sont assis par terre dans les salles de classe insalubres.

Par ailleurs, nous ignorons tout du budget de la présidence de la république - juste le budget des Grands Travaux rattaché à celle-ci (300 milliards de francs cfa).

Augmenter les salaires des ministres n'est pas une urgence ; ils vivent déjà trop bien pour un rendement médiocre à quelques exceptions près. Il y a des catégories socioprofessionnelles qui ont besoin d'être motivés pour qu'ils se sentent récompensés à la hauteur des services qu'ils rendent à la nation au quotidien : je pense aux médecins, aux professeurs, enseignants, fonctionnaires qui sont obligés de monnayer des services gratuits comme le passeport dont on dit qu'il n'y a plus d'imprimés - alors que ceux qui graissent la patte le reçoivent en deux jours, aux étudiants qui survivent avec une maigre bourse. Et s'il y a de l'argent à gaspiller autant nourrir les orphelins, soigner les populations, construire des écoles, des hôpitaux et les projets ne manquent pas.

Il y a des ministres dans d'autres pays qui gagnent moins que les ministres congolais mais qui fournissent un travail dix fois supérieur. Il n'y a aucun rapport entre le salaire et le rendement effectif si la médiocrité et la paresse sont inscrites dans les moeurs d'un Etat comme c'est le cas au Congo - sinon comment expliquer cet état de délabrement, ce marasme d'un pays pourtant si prospère ? La bêtise et l'incompétence sont en poste au sommet de l'Etat, dans tous les postes clés de la république. Et comme tous les parasites, ils sont gloutons...

Le Congo en accédant à l'initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) avait promis de lutter contre la pauvreté mais il n'en est rien. En fait, cette purge imméritée de la dette publique obtenue par le truchement de puissants lobbies n'a en fait profité qu'à un seul homme : Denis Sassou Nguesso qui s'endette au nom du Congo pour assouvir des projets personnels, déjà qu'il détourne des milliards chaque année en connivence avec les membres de son clan. Son fils Denis Christel Sassou Nguesso dit Kiki qui dirige officieusement la SNPC détourne entre 300 et 500 milliards de francs cfa par mois selon les dires de certains et nous savons que cet argent est redistribué par papa aux autres membres du clan: Kiki agit pour papa en véritable percepteur ; il en profite pour se servir au passage.

Les Congolais ont eu une année 2012 difficile : drame du 4 mars 2012, accidents aériens, accidents ferroviaires, inondations polluant les nappes phréatiques provoquant la résurgence des pandémies comme le choléra, une poussée de la malnutrition et de la mortalité infantile, le coût de la vie qui a pris une vitesse exponentielle, des élections truquées, pollution aux hydrocarbures de la côte maritime, et j'en passe. Pendant ce temps, sans qu'ils aient fait la preuve d'avoir résolu les problèmes du peuple, les ministres se voient augmenter leur salaire comme si en le faisant, cela permettrait de mieux résoudre les épineux problèmes que Denis Sassou Nguesso traîne derrière lui depuis quinze ans déjà.

Et que penser de ce chef d'Etat qui s'empresse de chercher à résoudre les problèmes des autres quand il ne parvient pas à solutionner ceux de son propre pays ? Croit-il qu'il ne réussit pas parce que ses ministres sont sous-payés ? D'ailleurs, Sassou échoue partout : échec dans sa mission en RDC, échec en Centrafrique où il ne parvient pas à tirer d'affaire son disciple François Bozizé, échec dans sa tentative de médiation au Mali. En fait, la seule réussite de Sassou est de s'enrichir et d'enrichir ses obligés...

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