Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 19:04

Il est des actions comme l'assassinat d'un ressortissant qui engagent l'honneur d'un pays à la face du monde et il est des réactions qui rétablissent la dignité de celui-ci comme le fait de lui pourvoir un avocat pour sa défense. Quand un citoyen français est arrêté ou en danger quelque part, vous pouvez être sûrs que la France réagira et fera tout son possible pour le sortir de la tourmente. Nous le voyons lors de troubles en Afrique : la France ne manque jamais une occasion pour évacuer ses citoyens. Pourquoi ? Il y va de son honneur, des attentes de son peuple, du devoir d'une nation à secourir le moindre de ses citoyens.

Nous avons perdu un compatriote, Eugène Boussoukou, mort à quarante-quatre ans (le constat remonte au 10 mars 2013 et l'acte de décès établi par le médecin légiste estime qu'il serait mort vingt-et-un jours plus tôt), lâchement assassiné pour avoir fait oeuvre de bonté et de générosité face à son semblable, un homme qui n'avait pas d'endroit où dormir au pays des droits de l'homme. Se posaient deux problèmes : rapatrier le corps pour que son âme repose en paix en terre de son Congo natal et lui trouver un ou des avocats pour assurer sa défense.

Depuis le passage de madame Edith Itoua à Lyon au mois de juin et notre interpellation à ce sujet, les choses sont allées plus vite : ce 06 juillet 2013, nous nous recueillerons pour la dernière fois devant la dépouille de notre frère et nous vous annonçons que le consul honoraire Pacome Mombondé du Congo en France près l'ambassade du Congo en France accompagné de son conseiller juridique sont venus remédier au défaut d'un avocat du côté de la victime pendant que son bourreau en possède déjà trois. Ils ont consacré la journée à cette mission. Un avocat est entré en contact ave le juge qui instruit l'affaire aujourd'hui avec mission de défendre le défunt.

Dans cette affaire, il y va de la dignité du Congo à défendre un de ses fils lâchement assassiné et il faut ajouter une touche de race : il fallait éviter que l'on se dise que les Noirs n'étaient même pas capables de défendre l'un des leurs lorsqu'il avait était gratuitement tué.

Historiquement, sur le plan du contact entre les nations, entre les peuples, les Noirs ont toujours eu des rapports complexes avec le principe de dignité : esclavage, colonisation, ségrégation, il a souvent fallu du temps, trop de temps pour qu'on sorte la tête hors de la boue de l'humiliation. En effet, lorsque  quelqu'un se permet de prendre une vie juste pour le plaisir ou sans raison apparente, qui plus est - une vie humaine, il y abaissement de l'homme à l'animalité, à l'infériorité car son semblable lorsqu'on le respecte, on le traite comme soi-même.

Bref, nous avons apprécié l'action quoique tardive du consul honoraire Pacome Mombondé et de son conseiller juridique  Alékaba et nous tenions à le dire. Il nous faut multiplier les occasions d'être fier de notre pays. N'est-ce pas ainsi qu'un petit pays devient grand ? La grandeur, nous n'avons jamais cessé de le clamer, est la norme qui permet de mesurer le degré de sublimation qu'une société accorde à la vie humaine en ne la laissant pas vivre dans l'indignité, dans l'ignoble.

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 16:51

SassouDevantPresse.jpg

En France, pays important pour le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou N’Guesso, tout tournait autour de Franck Export, une société basée à Orly (Val-de-Marne). Sur le papier, cette entreprise est spécialisée depuis 1996 dans le transport de marchandises entre la France et l’Afrique de l’Ouest. En coulisse, elle servait surtout de « tirelire » au président et à sa famille, pour leur constituer un patrimoine monumental et assurer leur train de vie. Voilà les résultats des investigations menées par deux juges d’instruction — Roger Le Loire et René Grouman — dans le cadre de cette enquête sur les biens mal acquis, qui cible le chef d’Etat congolais, ceux du Gabon et de la Guinée équatoriale et leurs proches, depuis 2010.

D’après les enquêteurs, 9 M€ provenant directement de la… Direction du trésor de la République du Congo auraient transité sur les comptes de Franck Export entre 2005 et 2011. Une partie de ces fonds aurait directement profité au président du Congo et à son entourage. Sur les comptes de cette société, d’autres mouvements financiers intriguent : le paiement de factures, pour plus de 2,5 M€, effectué par des entrepreneurs bien connus au Congo, Serge Mouyi et Fidèle Ondouo, toujours au profit du clan N’Guesso. Franck Export servait aussi quasiment de « guichet bancaire » pour les N’Guesso : ainsi, de 2005 à 2009, plus de 1,2 M€ ont été versés en espèces à des membres de la famille ou de proches. Interrogé en février 2013, Franco Cantafio, le patron de Franck Export, explique : « De par ma situation privilégiée avec la présidence du Congo, je suis amené à effectuer des achats dont je ne peux garantir ou attribuer le devenir. »

Les mouvements d’argent continuent après les plaintes

Les versements en liquide ? « Il s’agit d’un service que j’ai facturé sur instruction de la présidence pour transférer de l’argent à certains membres de la famille Sassou, explique encore Cantafio. Ayant des fonds appartenant à la présidence, des factures me sont envoyées, que l’on me demande de régler. Je prends une commission de 100 € par opération. » Les éléments recueillis par les juges montrent que, bien après les premières plaintes sur les biens mal acquis, en 2007, le clan Sassou a continué d’utiliser à son profit l’argent public du Congo, via la société Franck Export. Franco Cantafio, lui, ne s’est jamais interrogé sur la provenance de ces fonds : « Je reçois des fonds provenant de telle structure, c’est tout. Je ne suis pas en mesure de vérifier quoi que ce soit. » Ses explications n’ont pas convaincu les magistrats qui l’ont mis en examen pour « complicité de blanchiment de détournement de fonds publics ». Contacté, l’avocat de Denis Sassou N’Guesso en France, Me Versini-Campinchi, « n’a pas souhaité faire de commentaires ».

PatrimoineBSO.jpg 

Repost 0
30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 22:00

L’arrestation manquée de Jean-François NDenguet à Paris le 22 juin 2013

Beach.jpg

La Diaspora congolaise est connectée, active et efficace. Sa diversité et sa répartition géographique constituent sa richesse même si elle n’est pas regroupée au sein d’une seule entité représentative. Des passerelles, nombreuses, existent et elles ne manquent pas d’en renforcer ses interventions.

La perméabilité entre elles, dans l’action et dans la communication, avait notamment permis d’attirer l’attention des médias sur le fameux anniversaire à Saint Tropez. Sur ce dernier événement, il faut souligner qu’il a eu un retentissement considérable au Brésil, et il continuera à en avoir, surtout du fait des effacements de dettes récents concédés au Congo par Dilma Rousseff, de 352 millions de dollars, et celui du Président Lula, de 400 millions de dollars, en 2010.

Mais lorsque Jean-François Ndenguet pénétra sur le territoire français pour assister au mariage d’un proche parent le samedi 22 juin 2013, il ne se soucia pas un seul instant de cette Diaspora.

Jean-François Ndenguet, toujours Directeur de la police congolaise, avait été arrêté le 2 avril 2004 et incarcéré en début de soirée à la prison de la Santé à Paris, par décision du Parquet de Meaux. Son avocat Maître Jacques Vergès attendait tranquillement le lundi matin suivant, pour produire les faux ordres de mission qui, pensait-il, permettraient la libération de l’accusé de crimes contre l’humanité dans l’affaire des « Disparus du Beach ». Tous oubliaient l’entregent  de Denis Sassou N’Guesso qui décrocha à maintes reprises son téléphone pour harceler (et selon certains menacer ) Jacques Chirac et vilipender de Villepin dont Jean-François Probst avait rapporté « qu’il le tenait » ! Il  ne faut pas exclure non plus le savon passé à son « petit » Frédéric Salat-Baroux dont on ne pourrait imaginer un seul instant qu’il ait échappé à la colère mémorable du dictateur ami et membre de la famille.

A 2 heures du matin le 3 avril 2004, la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Paris, dont le Président avait été tiré de son lit (par on se sait qui d’ailleurs ?) ordonnait la libération. Vers 5h du matin, Ndenguet Jean-François, un vrai sosie dans tous les sens du terme de Denis Sassou N’Guesso, était extrait de sa cellule et immédiatement conduit à un aéroport parisien où l’attendait un jet-privé pour rejoindre Brazzaville.

«C’est un scandale d’Etat (...), l’affolement judiciaire qui a prévalu est incompréhensible, si ce n’est par la raison d’Etat», a estimé Me Patrick Baudouin, avocat des familles de victimes.

Le président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) Michel Tubiana avait dénoncé une «vassalisation de l’appareil judiciaire».

Cette libération était un camouflet, dont elle se souvient encore, infligé par une sombre dictature africaine, à la Justice d’une grande démocratie…..

Nous savons tous que ceux qui nous gouvernent sont des irresponsables et des inconscients. La noce devait se dérouler à Versailles, le 22 juin dernier. Les réseaux sociaux et les téléphones  ne connaissent pas le moindre repos.  Vers 14h 30, l’appareil mobile, de l’un des membres les plus actifs de la Diaspora, sonna.  C’était l’un des invités de la noce congolaise qui communiquait l’information suivante : «  le Général est à Paris, il assiste aujourd’hui au mariage d’un parent  à Versailles. Demain est prévue une promenade sur la Seine en bateau-mouche. » Rien de plus.  Aussitôt un proche de l’affaire des Disparus du Beach était contacté. La seule question était : « Est-on sûr de la présence de Ndenguet à ce mariage et à la fête qui suivait ? » La réponse a été : « Oui à 100% ! Cet ami ne m’a jamais raconté d’histoires ! » Immédiatement alors un des Avocats parisiens de l’affaire a été informé.

Moins d’une heure après, vers 16h30 le nom du marié était identifié, L.G., un congolais résidant à  Brazzaville et y exerçant une profession paramédicale. Un seul policier, sur les trois qui suivent normalement  cette affaire était disponible cet après-midi et éventuellement pour la soirée. Ndenguet s’était introduit sur le territoire français, très sûrement, avec un faux passeport mais cela n’excluait pas le déclenchement d’une crise avec le dictateur  de Brazzaville. D’ailleurs, n’aurait-il pas reçu auparavant des « assurances » qu’il ne serait pas inquiété durant sa petite « virée parisienne » ? Jean Paul Pigasse, encore lui, l’éditorialiste des Dépêches de Brazzaville ne se réjouissait-il pas le 21 mai 2012 de la nomination de Christiane Taubira, une bonne relation de Denis Sassou NGuesso, à la place Vendôme et de Laurent Fabius, aux connections multiples avec l’homme d’Oyo, au Quai d’Orsay ?

Il concluait ainsi : « Sa nomination, tout comme celle de Laurent Fabius mais dans des registres différents, est un signal fort adressé aux peuples africains, un signal qui témoigne du fait que la France sait ce qu’elle doit à chacun d’eux et en tirera à l’avenir toutes les conclusions ». Signé répétons-le encore : Jean-Paul Pigasse.

Durant toute la soirée et une partie de la nuit des messages étaient échangés. La présence de Ndenguet  à la noce et à la fiesta était confirmée. Les invités n’en croyaient pas leurs yeux et selon leur propre expression : « A chaque instant l’on s’attendait à voir surgir la police française pour arrêter Jean-François Ndenguet ! » Le lendemain un déjeuner était offert au domicile de l’époux à Marly-le-Roi . « L’évadé de la Santé » y était sûrement, encore une fois sans être inquiété. La promenade en bateau-mouche sur la Seine s’est déroulée sans encombre comme si la noce voguait sur l’Alima….

Lundi encore le Directeur de la police congolaise était aperçu à Paris…

Il ne s’agit pas d’incriminer qui que ce soit pour cette « promenade en liberté » d’un recherché pour l’affaire des « Disparus du Beach ». Une intervention mal préparée au milieu d’un mariage n’était pas sans danger, ni sans risque. Passons pour cette fois… !

Les membres actifs de la Diaspora ont beaucoup appris de cet échec. Ils communiqueront  davantage entre eux et ils ne manqueront pas de signaler « toute nouvelle incursion touristique ».

Ndenguet a eu chaud, très chaud. La prochaine fois, lui et les autres de la liste des recherchés par les Magistrats ne passeront plus au travers des mailles du filet. Il y auront droit à leur petite cellule à la Santé qui, en comparaison des conditions dans lesquelles sont emprisonnés nos compatriotes au Congo, aura l’air d’une chambre d’hôtel  5 étoiles… Mais ils y seront pour longtemps !

                                   Romuald Rigobert Ossebi

Repost 0
Published by Romuald Rigobert OSSEBI - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 11:46

COMMENTAIRE : Nous avons obtenu le texte du passage du ministre des affaires étrangères Basile Ikouébé à  "La Grande Interview" de MNTV sur le site officiel du pouvoir. Voici quelques extraits que nous avons décidé de commenter (nos commentaires sont en italique)...

 

«Permettez-moi d’abord de situer le débat, même si la République Centrafricaine est au cœur de notre action aujourd’hui. Je voudrais rappeler que le vrai chef de la diplomatie congolaise c’est le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso ; car c’est lui qui donne des orientations. Certes nous lui présentons des fiches, mais il peut avoir ses propres préoccupations majeures… »

Le ministre des Affaires Etrangères Basile Ikouébé reconnaît que la République Centrafricaine est au cœur de l’action du gouvernement congolais – ce qui renvoie à de l’ingérence : Premièrement, le Congo agit et réagit face à la crise centrafricaine comme si les Centrafricains étaient incapables de résoudre leurs propres problèmes. Cette attitude contraste avec la demande de non-ingérence que monsieur Denis Sassou Nguesso exigeait au gouvernement  français dans l’affaire des Biens Mal Acquis –alors même que lesdits biens se trouvent sur le sol français. Deuxièment, monsieur Ikouébé reconnaît que le vrai chef de la diplomatie congolaise est Denis Sassou Nguesso en personne. Cela signifie que tout ce qui s’y passe en mal est ordonné par cet homme comme le fait d’attribuer des passeports diplomatiques à des étrangers qui ne possèdent même pas la nationalité congolaise.

« Je voudrais aussi rappeler que lorsque le Président chinois, Xi Jinping, est arrivé au Congo, il avait parlé de l’Ecole de l’Amitié sino-congolaise que le Président Sassou N’Guesso a fait construire en Chine. Avant de quitter Pékin et pour justifier le choix de sa visite dans quelques pays africains dont le Congo, il avait déclaré que le Congo était un pays ami avec lequel la Chine a réalisé beaucoup de choses.  Mais, ce qui l’a plus marqué c’est cette école que le Président  Denis Sassou N’Guesso a fait construire au profit des enfants chinois des zones sinistrées du séisme de 2010. Parfois lorsque nous menons des actions, les gens s’interrogent sur leur intérêt. Mais là, les retombées sont bien réelles.  Je voulais donc situer l’orientation du Chef de l’Etat, pour dire que nous déployons nos actions à partir de la vision du Chef de l’Etat et de ses orientations. »


Vous avez la confirmation que Denis Sassou Nguesso, sensible au fait que les petits Chinois avaient perdu leur école suite à un séisme a construit une école d’un coût d’un milliard de francs cfa, une somme qu’il n’a jamais investi dans les écoles de son pays car une telle somme suffirait à permettre que tous les enfants de nos écoles soient  assis sur des tables-bancs au lieu d’avoir les fesses sur des morceaux de brique - à Mayoko, il y a une seule salle pour plusieurs classe - mais vous l’aurez compris, selon monsieur Ikouébé cela a eu des retombées réelles AU CONGO – juste parce que le président chinois s’est déplacé au Congo pour voir nos peaux noircies par le soleil et amaigries par la faim. Et sachez aussi que Sassou a fait venir mets, boissons et tout le reste de France pour accueillir l’hôte chinois à qui Denis Sassou Nguesso doit personnellement de l’argent – même si ces prêts ont été faits au nom de l’Etat congolais. Les Chinois dont le pays  est la deuxième puissance économique vivent au Congo et voient comment nos enfants fréquentent des écoles qui ne respectent aucune norme de bienséance. Les avez-vous vu lever le petit doigt pour nous construire des écoles  ou acheter des tables-blancs ? Pas du tout ! Mais comme Sassou est le vrai chef de la diplomatie, il fait ce qu’il veut car vous le savez bien, la Chine deuxième puissance économique du monde, n’avait pas besoin de cette aide. Voici une belle illustration d'un étrange usage du denier public puisque la décision n'est pas soumise à l'appréciation de l'assemblée nationale mais obéit uniquement au bon plaisir du roi Sassou qui s'émeut facilement pour les petits yeux bridés qui ont perdu leur école mais qui se fiche si les écoliers de Mayoko font la classe en plein air…

Concernant la situation en République Centrafricaine 

« Géographiquement et humainement, la RCA est une partie de notre territoire, de notre souveraineté et de notre ceinture de sécurité »

Voici une étrange déclaration de Basile Ikouébé qui traduit et trahit la pensée profonde du chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso qui comme Hitler qui considérait que l’Autriche était une partie de la grande Allemagne insinue que la RCA est une partie de notre territoire, de notre souveraineté – ce qui est bien entendu faux : la république centrafricaine a ses propres frontières et sa propre souveraineté en qualité d’Etat indépendant reconnu par les instances internationales et le fait d’avoir une frontière avec ce pays n’en fait pas une partie de notre territoire. Ou Basile Ikouébé a des problèmes avec le droit international ou il nous révèle sans le vouloir les intentions cachées de Denis Sassou Nguesso à l’égard de la RCA. Nous ne croyons pas qu’il viendrait à l’esprit de monsieur Ikouébé de dire que du fait d’une frontière avec le Cameroun que ce pays voisin deviendrait ipso facto une partie du Congo. Sassou a-t-il développé des velléités coloniales  à l’égard de la RCA ? Comparer la RCA avec le Mali en matière de terrorisme nous paraît un peu osé et faible comme prétexte d’annexion silencieuse d’un pays frère où le seul désordre qui y règne soit le fait du vainqueur comme un permis de piller accordé à des mercenaires... Nous n’avons pas besoin de troubles en RCA pour que la drogue circule au Congo Brazzaville…

Ce n’est donc pas le Président Sassou N’Guesso qui a décidé, tout seul, de voler au secours de la RCA. Les Chefs d’Etat de la CEMAC ont, par exemple, décidé de débloquer environ 25 milliards de francs CFA en faveur de la CEEAC pour lui permettre de faire face aux dépenses résultant de la gestion de la crise en RCA. 

Contrairement à ce que se dit partout, le Congo n’a jamais débloqué 5 milliards de francs CFA. Toutefois, il va contribuer. C’est moi qui ai présidé les travaux du Groupe de contact, tenu le 3 mai dernier ici à Brazzaville. Au cours de cette réunion, nous avons lancé un appel et proposé la création d’un fonds de solidarité en faveur de la RCA. J’avais expliqué que l’Afrique Centrale devrait être la première à contribuer, sans avoir annoncé un montant quelconque. Nous ferons le point le 8 juillet prochain à Addis-Abeba et nous allons inviter d’autres pays africains à apporter leurs contributions. 

Ce n’est pas ce qu’a déclaré Tiangaye, le premier ministre centrafricain après avoir rencontré monsieur Denis Sassou Nguesso à des journalistes : il a bien dit  qu’il était  venu solliciter un prêt de 5 milliards de francs cfa auprès du Congo qui serait versé à la RCA en deux tranches. Les propos du chef du gouvernement centrafricain sont en ligne dans une vidéo et donc vérifiables par quiconque le voudrait. Dans la mesure où l’on considère la RCA comme une partie de notre territoire national, je me demande pourquoi le Congo ne « prêterait » pas cet argent à un pays frère annexé dans le secret. De Tiangaye et d’Ikouébé, qui ment ? Puisqu’Ikouébé reconnaît que c’est Denis Sassou Nguesso qui fait la diplomatie congolaise et non lui et que c’est bien monsieur Sassou que Tiangaye a rencontré et non monsieur Basile Ikouébé, la messe de la vérité est dite. Comment expliquer que la RCA demande de l’argent à toute la CEMAC qui a ses propres institutions et qu’elle envoie son premier ministre tendre la main à Brazzaville ?


Sur le prétendu soutien du Congo à la Séléka 

La République du Congo n’a pas soutenu la Séléka. Le Président Denis Sassou N’Guesso m’avait fait l’honneur de conduire, en son nom, les négociations au niveau ministériel à Libreville. A cette occasion, j’avais fait comprendre à Michel Djotodia qu’il n’avait pas le droit de faire un coup d’Etat contre un Président démocratiquement élu. Nous avons fait ce que nous avions à faire pour soutenir le régime Bozizé. Nous avons signé les accords de Libreville, et chacune des parties devrait les appliquer de bonne foi. Malheureusement, la bonne foi n’était pas de la partie. Nous avons soutenu le régime Bozizé jusqu’au point où nous ne pouvions plus. Bozizé a décidé lui-même d’enterrer les accords de Libreville pour vouloir être candidat en 2016, contrairement à ce qui était prévu. Il n’a pas voulu former le gouvernement. Et quand il l’a fait, il n’a pas autorisé que les ministres de la Séléka et de l’opposition puissent avoir des bureaux ou de résidences. Ces derniers n’étaient pas autorisés à aller s’adresser à leurs troupes. Voilà pourquoi, le jour où ils ont pu se déplacer, leurs troupes les ont retenus. Je pense qu’on n’est pas élu démocratiquement pour piétiner son peuple impunément. Loin de faire le procès de Bozizé, je souligne seulement qu’il avait le devoir d’appliquer ces accords. Je le dis avec beaucoup de regrets. 

Le Congo ne soutient donc pas la Séléka. Nous travaillons, aux côtés des autres Etats de la sous-région, pour accompagner le processus de la restauration de la paix et la sécurité en RCA. Le Congo fait tout pour respecter la légalité centrafricaine, conformément à la doctrine et la pratique du l’UA. Les accords de Libreville n’avaient pas pour but d’autoriser un coup d’Etat, mais de sauver le régime et préparer des élections de 2016. Bozizé devrait poursuivre son mandat jusqu’à la fin. Michel Djotodia est le chef d’Etat de la transition, mais les principaux pouvoirs reviennent au Premier ministre. 

Nous ne croyons pas un mot de ce que dit Basile Ikouébé : en reconnaissant avoir lâché Bozizé, en fournissant de l’argent et des troupes à la RCA, le pouvoir de Brazzaville soutient bien la Séléka après avoir soutenu Bozizé pour ensuite le laisser choir au profit de la Séléka. En bon lecteur de Machiavel, Denis Sassou Nguesso sait qu’en cas de conflit, il faut soutenir les deux protagonistes pour toujours être gagnant quel que soit le vainqueur. D’ailleurs, ELF qui avait soutenu et Lissouba et Sassou avait appliqué le même principe en 1997 lors du coup d'Etat réussi par le big nzokou afin de revenir aux affaires louches de la république après un échec par la voie des urnes…

Concernant le trafic sur les passeports diplomatiques 

Pour avoir occupé plusieurs fonctions aux affaires étrangères, je sais comment sont délivrés les passeports diplomatiques. Pour ça, on n’a pas de leçons me faire. C’est quand même très grave quand on parle des réseaux mafieux. Je vous rassure que c’est moi ai démantelé ce qui allait se constituer comme un réseau mafieux, mais on me retourne cela. Ailleurs, je me félicite que les Congolais sont tous honnêtes, mais j’ai trouvé une maison avec des hommes et des femmes pleins d’antivaleurs. Effectivement, il y a eu un groupe d’agents du ministère des affaires étrangères qui avait réussi à scanner ma signature pour délivrer des passeports aux gens. Quand je leur remettais un formulaire pour établir un passeport, ils pouvaient tenter d’en faire d’autres moyennant de l’argent. J’ai été au courant de ce réseau du trafic sur les passeports. J’ai essayé de mener une enquête et j’ai découvert que le problème datait de début 2012, le Journal Thalassa en avait déjà parlé dans l’une de ses parutions. J’ai pu mettre la main sur deux agents que j’ai déférés devant la police, le troisième étant en fuite. J’ai écrit au Secrétaire Général du ministère pour lui dire que la procédure doit aller jusqu’au bout, donc jusqu’à la justice. J’ai ensuite demandé que tout le personnel soit entendu par la police sur procès verbal, y compris moi-même. Et, en attendant le conseil de discipline, les agents arrêtés n’ont plus le droit de reprendre service au ministère. Depuis, les services ne détiennent plus les passeports, il ne reste que mon assistante et moi qui les détenons et qui les délivrons. J’avais demandé qu’on m’apporte des preuves de mon implication dans ce réseau mafieux, mais rien n’a été fait. Aujourd’hui, je puis rassurer que le passeport diplomatique ne souffre d’aucun soupçon. 

Que pouvons-nous ajouter quand monsieur Basile Ikouébé confirme avoir démantelé un réseau en fait mafieux – même si lui récuse cette qualification ? Nous en avons assez que des étrangers possèdent la nationalité congolaise contre de l’argent et vont même si on prend au sérieux tout ce qui circule sur les réseaux sociaux jusqu’à posséder des passeports diplomatiques congolais ! Nous ne croyons pas que le problème ait commencé en 2012 car il remonte à l’origine même du retour de Sassou aux affaires louches de la république. Si Denis Sassou Nguesso avait une once de courage, il y a longtemps qu’il aurait démis monsieur Ikouébé de ses fonctions  car rien ne fonctionne comme il se doit au ministère des affaires étrangères.

Quand Ikouébé dit qu'il n'y a que lui et son assistante  qui détiennent les passeports, c'est un petit arrangement avec la vérité qui garde les deux pieds dans la boue du mensonge. Par ailleurs, Ikouébé rend hommage au journal Thalassa aujourd’hui suspendu alors qu’il rend service à la république. Quel paradoxe !

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 21:41

COMMENTAIRE : NOUS ATTENDONS TOUJOURS


LE TOUR DES SASSOU & NGUESSO. LA JUSTICE


FRANCAISE DOIT SE MONTRER PLUS JUSTE :


GEREZ, S'IL VOUS PLAIT, TOUS LES DOSSIERS


JUDICIAIRES A LA MEME VITESSE...

 

 


C'est la plus importante confiscation judiciaire du

genre. Des véhicules, Maserati, Bugatti, en vente

jusqu'à 600.000 euros pièce. 

Pour l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis et confisqué (Agrasc), c'est la vente du siècle. La célèbre salle des ventes parisienne de Drouot vient de mettre en ligne le catalogue des voitures de luxe confisquées par la justice française à Téodorin Nguema Obiang, fils du président de la Guinée-Equatoriale.

Pour les amateurs fortunés, voici les lots de rêves (avec leurs kilométrages et leurs mises à prix): Bentley Arnage (12 841 km, 50.000 euros), Rolls Royce Phantom (10 598 km, 120.000 euros), Bentley Azure (750 km, 70.000 euros), Ferrari 599 GTO (597 km, 220.000 euros), Porsche Carrera 980 GT (950 km, 180.000 euros). Pour celle-ci, l'Etat a dû faire changer l'embrayage en Allemagne, avant la vente, pour la modique somme de 27.000 euros.

N'oublions d'autres pièces d'exception, comme la Bugatti Veryon (2 815 km, mise à prix 450.00 euros) ou, plus rare encore, la Veyron Grand Sport (1 209 km, 600.000 euros). Sans oublier une Maserati MC 12 (2 328 km, 400.000 euros). La petite dernière, une Mercedes Maybach 62, voiture de chef d'Etat (8 100 km, 40.000 euros), semble presque donnée. Une fissure dans son toit en verre oblige à la brader.

Téodorin Nguema Obiang est toujours en fuite

La vente est dirigée par Me Damien Libert, commissaire-priseur et doit avoir lieu à 10h30, le 8 juillet prochain. Un événement qui ne manquera pas de susciter la curiosité. Le catalogue a été traduit en chinois et en arabe. Des clients potentiels russes se montreraient aussi très intéressés.

A l'automne 2011, le juges d'instructions parisiens Roger Le Loire et René Grouman, en charge de l'affaire dite des «biens mal acquis», avaient fait saisir, au 42, avenue Foch à Paris et dans deux parkings situés dans le 16e arrondissement, la plupart de ces voitures de prestige. Téodorin Nguema Obiang est toujours en fuite et fait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Il pourra suivre la vente en ligne.

source :http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/06/27/01016-20130627ARTFIG00277-les-voitures-d-obiang-en-vente-a-drouot.php

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 11:09
Repost 0
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 09:04

 

Jean-Paul-Pigasse.jpegJean Paul Pigasse, le propagandiste importé, la Terreur et les états-généraux

Il est arrivé à chacun de nous de longer une parcelle, une propriété,  derrière les grilles de laquelle un chien aboie systématiquement à notre passage. Il faudrait être insensé pour y répondre de quelque manière que ce soit.

Il en est de même des éditoriaux publiés à la « une » des Dépêches de Brazzaville signés d’un pseudo du même nom!). Les titres se composent d’un mot ou deux qui relèvent souvent de la mise en garde et de l’intimidation.

Ce rédacteur joue le même rôle que l’animal derrière sa grille : la protection inconditionnelle du « Maître », de sa propriété et de son pouvoir !

L’article auquel il convient de réagir et de sortir d’une raisonnable indifférence est celui du 19 juin dernier. Intitulé « Attention », l’avertissement utilise le ton pédagogique d’un professeur d’histoire. Mais le valet du pouvoir qu’il défend, en prétendant nous faire la leçon et en nous promettant une autre apocalypse, connaît mal le pays qui l’accueille actuellement et les événements qui avaient précédé sa venue, sur notre territoire en 1997, dans les bagages sanguinolents du Général putchiste- chef de guerre civile.

L’auteur, pour nous prévenir de la tenue d’états-généraux, nous cite la Terreur qui s’était instaurée après leur déroulement en France en 1788 et 1789. Il ne manque pas alors, dans un raccourci qui lui est propre, d’incriminer la Conférence Nationale Souveraine dans le « chaos … de 1993, 1997, 1998 ».

Si c’est Monsieur Jean Paul Pigasse qui se cache derrière le pseudo « Les Dépêches de Brazzaville », il est peut-être incollable sur l’histoire de France mais sur celle, contemporaine, du Congo c’est un zéro pointé qu’il mérite pour l’avoir trop regardée au travers du prisme déformant de ses intérêts personnels et de ceux du dictateur sanguinaire et kleptocrate dont il est l’encenseur.

Pas une balle ne fut tirée durant la période qui précéda la tenue de la Conférence Nationale Souveraine, ni pendant, ni après. Pas une tête ne fut tranchée alors, ni après sous le Gouvernement d’Union Nationale et de Transition qui l’avait suivie. Seul l’ego de son employeur actuel fut sacrifié.  A longueur de séances, ses victimes ou leurs parents, Congolais du Sud comme du Nord, ne cessèrent de le malmener et de délivrer des vérités infamantes. Les élections qui s’étaient déroulées, au terme du mandat d’André Milongo, ont été les seules véritablement transparentes et honnêtes que le Congo n’ait jamais connues. Ce qui explique le score ridicule, une fois encore pour son ego surdimensionné, que Denis Sassou N’Guesso obtint alors.

Mais pourquoi donc, l’animal derrière ses grilles aboie-t-il si fort et montre-t-il tous ses crocs ? Parce que, observateur averti comme il aime à se qualifier lui-même, il se rend bien compte que plus rien ne tient dans la République dont il a la charge de vanter les mérites. Peut-être lui a-t-on déjà soufflé qu’en 1991, le pouvoir incompétent, prétendument marxiste, de Sassou N’Guesso, l’illusioniste d’Edou (« Tout pour le Peuple, rien que pour le Peuple ! »), s’était éffondré sur lui-même, abandonné par tous. Les promesses socialistes, sans cesse répétées, avaient été trahies par des pseudo-amis du Peuple, des bonimenteurs de la pire espèce qui récitaient des discours appris à Moscou ou à Pékin dans le but unique de maintenir un pouvoir totalitaire. Tous ces barons qui se prétendaient « hommes forts » , comme des petits enfants, ne s’éloignaient jamais  trop de la robe de Monseigneur Kombo et de sa protection, des fois qu’un Robespierre aurait surgi au Palais des Congrès.

C’était la première faillite de Denis Sassou N’Guesso, et de son petit groupe de complices, qui auraient dû disparaitre définitivement de la scène politique congolaise. 

Revenus au pouvoir en 1997 par la Terreur qu’ils ont alors eux-mêmes imposée, le Général putchiste s’est débarrassé peu à peu de ses lieutenants et compagnons de crimes contre l’humanité pour faire toute la place à son abondante progéniture.

Aujourd’hui, c’est un second constat de faillite qu’il sera bientôt possible de dresser. A part la vague promesse de « l’émergence », le vol, les détournements massifs s’amplifient. L’échec est partout. Les réalisations anarchiques sont construites à crédit pendant que sa famille nombreuse de vautours  s’accapare au comptant toutes les richesses du pays. Des grèves se déclenchent, d’autres s’annoncent.

L’œil averti et inquiet du propagantiste importé regarde avec effroi les fissures de l’édifice devenir lézardes et s’agrandir en ouvertures béantes. Il a raison de craindre que cette accumulation volée, d’or jaune, d’or vert et d’or noir, mêlée de sang ne s’effondre à tout instant sur lui.

Il serait sage, qu’avec l’expérience de l’âge, il prenne exemple  sur Isidore Mvouba qui s’est fait porter pâle à Paris depuis un bon mois pour enfin dormir tranquille (ou presque) ; ou comme ces nombreux Brazzavillois qui déménagent à Pointe Noire discrètement….     Certes, il lui sera difficile de faire défection aussi, d’abandonner un empire construit sur des mensonges répétés  ; la chute, souvent brutale, est le propre des pouvoirs tyranniques.

En choisissant pour titre « Attention » l’Editorialiste avait repris l’éternel refrain de la « menace » qu’il convient d’utiliser pour soutenir une dictature. Il ne lui sera pas emprunté et retourné pour cette conclusion. Déjà, le 4 mars 2012 son champion s’était retrouvé seul dans son palais présidentiel, abandonné de tous à la première explosion. Nul besoin de faire rouler des ossements d’ancêtres ou ceux récupérés de Savorgnan de Brazza, avec ou sans la tenue d’états-généraux, la chute prochaine s’est inscrite dans les augures. JDO ne saurait l’infirmer….

Vous en doutez ? Le champagne millésimé coulait à flots lors du fastueux anniversaire de Saint Tropez aux Caves du Roy. A toutes les tables des courtisans revenaient sur le même sujet, la même conviction : « Ce pouvoir est en train de tomber, profitons-en pendant qu’il est encore temps ! »

                                          Romuald Rigobert OSSEBI

 

 

Repost 0
Published by Romuald Rigobert OSSEBI - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 12:08

Samedi dernier, de nombreux Congolais habitant Lyon en France ont choisi de bouder l'invitation de madame Edith Itoua, responsable du Département des Congolais de l'Etranger près la présidence de la république - même si la salle de l'hôtel Mercure était pleine, certains compatriotes ayant parcouru de longues distances pour la rencontrer. Voici ce qu'a pu se dire la fine crème de la résistance congolaise à Lyon : "Qu'a-t-elle à nous dire ? Elle représente le pouvoir ; nous n'avons rien à attendre d'elle..." C'est leur bon droit mais lorsqu'on est opposant ou un critique, on devrait essayer de venir entendre au moins ce que dit le représentant du pouvoir pour lui donner la réplique de façon civilisée. Quoi que l'on fasse, on ne fera pas l'économie d'une rencontre avec ce système qu'il faudra confronter d'une manière ou d'une autre. Un de ces quatre matins, nous ne pourrons éviter la confrontation des visions politiques afin d'aboutir demain à un Congo pacifié et plus harmonieux. On n'évite pas un adversaire chez les dialecticiens ; on l'écoute et on éprouve ses arguments par la force de la logique contradictoire. Ils ne sont pas venus et nous n'avons pas l'intention de faire un rapport de ce qui s'est dit ce samedi dernier à l'hôtel Mercure dans le troisième arrondissement de Lyon. Les équipes de la responsable du Département des Congolais de l'Etranger sont là pour ça.

Madame Edith Itoua a pris ses fonctions en mars 2013 et a donc l'excuse de la jeunesse puisqu'elle n'a même pas encore terminé la cartographie de la diaspora. Qu'à cela ne tienne, nous écrivons cet article parce qu'elle a dit quelque chose d'assez étrange, une phrase sur laquelle, on mérite de s'appesantir. Madame Edith Itoua a dit, s'agissant des Congolais de la Diaspora congolaise la phrase suivante : "Le président m'a dit : "il faut qu'ils (entendez, les Congolais de l'étranger) m'épatent !""

Epater si l'on s'en tient à une définition courante, c'est étonner, époustoufler, sidérer, stupéfier. Cependant, ce n'est pas à nous, les Congolais de la Diaspora de stupéfier ou d'épater, c'est à monsieur Denis Sassou Nguesso d'épater le peuple congolais dans son ensemble - et il a tous les moyens pour y parvenir s'il le voulait car n'épate pas qui veut. Il a pour nous épater toutes les richesses de la république ; or, nous n'avons même pas d'eau potable, ni d'électricité, nos écoles sont mal famées sans tables-bancs, nos hôpitaux sont des mouroirs où l'on en sort plus malade que lorsqu'on y était entré. Le Congo est parmi les derniers dans tous les classements au niveau international et il nous demande de l'épater - alors que lui qui a des moyens extraordinaires à sa disposition ne nous épate pas ?

Pour épater, il faut entrer dans l'extraordinaire ; or l'extraordinaire - même de façon éphémère - est un dépassement de l'ordinaire et je pense que les Congolais de l'intérieur devraient déjà l'épater car on doit se demander : comment parviennent-ils à survivre avec si peu ? Sans soins, sans eau, sans électricité, sans éducation adéquate, sans travail, sans véritable avenir ? Nous ne nous inscrivons pas dans l'extraordinaire mais dans l'ordinaire car c'est de ce terreau que se développe l'exceptionnel. Il y a des ingénieurs congolais sur place au pays qui épatent les occidentaux et qui reçoivent même des prix. Que fait Sassou pour les encourager ?  Rien !

Nous, Congolais de la Diaspora, ne sommes pas des super-Congolais comme nous l'a fait remarquer madame Itoua parce que nous vivons à l'étranger ; déjà que nous n'avons même pas le droit de vote comme tout Congolais ordinaire de l'intérieur, un droit que Sassou confère même à des étrangers.

Nous réclamons un environnement social digne de ce nom pour tous les Congolais. Alors, quand on s'arroge tous les pouvoirs comme lui et qu'on est assis sur des barils de pétrole qui jaillissent même on shore lorsqu'on recherche de la potasse, il ne faut pas demander à ceux qui mènent des vies ordinaires de l'épater - parce que la vie du moindre Congolais qui survit au Congo dans la misère - alors que son pays est si riche devrait suffire à l'épater. L'extraordinaire ne dure pas toujours mais là, cet ascétisme populaire, cette souffrance surmontée au quotidien par plus de 90% de la population congolaise relève de l'exploit, de l'héroïsme.

Cela ne nous étonne pas qu'il demande cela aux Congolais de l'étranger car monsieur Denis Sassou Nguesso reste dans la logique de la fuite de ses responsabilités : il demande aux autres ce qu'on attend normalement de lui. En voulant qu'on l'épate, il a tout dit, lui qui demande à la diaspora de rentrer et de ne pas avoir des exigences de super-Congolais mais qui exige par contre l'extraordinaire dans un environnement qui n'a rien de l'ordinaire le plus banal dans lequel ils vivent en Europe. C'est comme s'il disait : "Vous pouvez toujours revenir mais si vous ne m'épatez pas, c'est comme si vous n'avez aucun mérite, aucune compétence." Il peut aller se gratter en attendant qu'on l'épate...

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 08:09

Vu la chute du niveau d'instruction dans notre Congo natal, il convient de rappeler l'importance de la faune vis-à-vis de la vie et de l'environnement en général. Pour commencer, les arbres participent au recyclage et à la libération de l'oxygène en retenant et en stockant la molécule de carbone. Ils fixent aussi les sols et permettent ainsi de limiter l'érosion. Ils attirent et nourrissent insectes, oiseaux et animaux sauvages. Pour finir, Ce sont aussi des sources de nombreux médicaments que nous vendent les tradipraticiens et qui permettent de soigner de nombreux pauvres - sans oublier que certains végétaux sont des sources de nourriture pour l'homme lui-même. L'expérience de la supplantation des espèces locales par des espèces venues d'ailleurs comme l'eucalyptus peut provoquer la disparition de nombreuses espèces adaptées depuis des millions d'années à la zone tropicale.

En assistant à une conférence du professeur Francis Hallé, j'ai découvert que les arbres favorisaient la tombée de la pluie en émettant dans l'air des particules qui fixent des molécules d'eau - ce qui signifie que si on parvenait à reboiser les déserts, il pleuverait à nouveau dans ces zones désertiques. Abattre des arbres, c'est laisser libres des quantités gigantesques de molécules de carbone qui sous la forme de dioxyne de carbone détruisent la couche d'ozone. En favorisant le cycle des pluies, les forêts participent donc d'une certaine manière au cycle de l'eau. En effet, il est simple de comprendre selon cette découverte de chercheurs anglais que pas d'arbres = pas de pluies = pas de rivières alimentées = pas de carbone stocké = destruction de la couche d'ozone= réchauffement climatique = disparition d'espèces vivantes, etc.

A présent, évoquons notre sujet proprement dit. Ce sont des sauvages, des monstres qui ont été chassés dans de nombreux pays africains comme le Libéria ou la Guinée qui ont craint pour leurs forêts. Ils viennent, rasent tout, même les plus petits arbustes, prennent tout le bois et vous proposent de remplacer vos forêts par des palmeraies à l'heure où l'industrie cosmétique boude l'huile de palme à cause des ravages sur les forêts primaires. Denis Sassou Nguesso en laissant libre cours à ces destructeurs malaisiens est passé à la phase du saccage physique du Congo après le pillage économique et financier.

Il est un fait que les forêts primaires ne sont pas importantes seulement sur le plan de la réduction du changement climatique ; elles sont aussi le garde-manger du paysan qui ne profitera pas des retombées de la vente de l'huile de palme qui sera avant tout exportée. Les Congolais doivent s'opposer fermement au massacre de la sylve. Le palmier appauvrit la terre puisque rien d'autre ne pousse dans une palmeraie et de telles brèches aussi énormes que 180000 d'hectares de forêts primaires dynamités au napalm modifient le climat, le cycle des pluies en les réduisant. Les palmiers qui sont plantés dans ces zones du nord Congo ne sont même pas des espèces locales mais des palmiers malais nains à croissance rapide.

C'est une industrie qui ne profitera même pas aux paysans et aux Congolais au regard des expériences précédentes et de surcroît, nous détruisons des milliers d'espèces animales et végétales pour la folie de quelques industriels qui vont ajouter de l'huile de palme au chocolat ou aux produits cosmétiques. Quand vous achetez des produits de l'Oréal, par exemple,  savez-vous que certains d'entre-eux contiennent de l'huile de palme pour laquelle on détruit des milliers d'hectares de forêts, accélérant ainsi le changement climatique ?

Ces Malaisiens ont comme associé monsieur Denis Sassou Nguesso en personne et savent qu'ils peuvent détruire plus que 180000 hectares de forêts primaires - sans que personne ne dise un mot. En effet, qu'est-ce qui nous garantit qu'ils ne dépasseront pas les 180000 hectares ? Rien ! Regardez comment en milieu urbain le fait que l'on ait rasé les arbres a fragilisé la terre au point de provoquer des éboulements qui emportent parfois des maisons et des vies. Les mfumu toto coupent toutes sortes d'arbres pour rendre les parcelles attractives en zones urbaines mais à quel prix ? Les sols sont facilement emportés par les eaux de pluies - ce qui les appauvrit. Nous devons lutter contre toute politique qui tend à annihiler les espèces végétales locales parce que sans les arbres, notre pays ne tardera pas à devenir un désert et avec les Malaisiens, ça peut aller vite. Beaucoup très vite ! Quand vous cumulez l'abattage des arbres avec des forêts entières rasées au napalm pour tuer tout germe de plante locale, il est facile d'imaginer pourquoi nos forêts sont en danger.

Au lieu de détruire des forêts primaires, pourquoi ne pas avoir choisi des zones peu boisées ou simplement récupérer les terrains d'anciennes palmeraies abandonnées ? Et Denis Sassou Nguesso parle de préserver les forêts du bassin du Congo en les détruisant ? Mais quel genre d'homme est donc ce type ? N'a-t-il pas été informé des ravages causés par la monoculture lors de la période coloniale ?

Réfléchissez : 744 millions de dollars vont être investis pour détruire nos forêts. Rien qu'un petit million de dollars vous permettent d'imaginer les ravages. L'argument séducteur est le fait de créer des emplois qui seront rémunérés au lance-pierre si on ne fait pas venir des ouvrier malaisiens.

 

Brazzaville — Avec trois millions de dollars venant d'un projet malaisien, environ 400 hectares de palmiers ont déjà été plantés depuis mars dernier sur le site de Yengo dans la Cuvette, une zone forestière du nord du Congo-Brazzaville.

Cette plantation de palmiers à huile constitue la première étape des trois prévues pour atteindre en 2016 plus de 180.000 hectares de forêts qui seront rasées en faveur de palmiers plantés dans cette zone située entre les districts de Makoua et de Mokeko, à environ 600 kilomètres au nord de Brazzaville, la capitale congolaise.

Les autorités congolaises annoncent que cette entreprise coûtera 744 millions de dollars. Les préfinancements ont déjà été trouvés par la société malaisienne 'Atama Plantation'. L'activité pourra générer jusqu'à 20.000 emplois, indique l'entreprise.

"Cela nous réjouit d'avance et nous sommes pressés de voir déjà naître les tout premiers emplois", déclare, satisfait, Jules Ongania, chef du village Kandeko, près de Yengo.

Pour le ministre congolais de l'Agriculture et de l'Elevage, Rigobert Maboundou, ces plantations permettront une production de 720.000 tonnes d'huile de palme par an. Le Congo n'a pas de production industrielle d'huile de palme. La consommation nationale est en partie l'œuvre des paysans.

Selon les statistiques publiées en 2012 par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, la filière huile de palme connaît depuis 2010 une augmentation 8,7 pour cent. La consommation mondiale actuelle d'huile de palme est estimée à 22,5 millions de tonnes et pourrait atteindre 40 millions de tonnes en 2020.

Selon le ministre, le Congo qui est le premier pays d'Afrique centrale à lancer cette grande culture d'huile de palme, "doit être motivé par cette embellie internationale".

Le pays qui avait d'importantes plantations de palmiers à huile dans les années 1980-1990, s'était retiré de cette filière dont les travailleurs attendent encore des arriérés de salaires impayés.

Source : http://fr.allafrica.com/stories/201306242397.html

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article
25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 21:36

DEFUNT EUGENE BOUSSOUKOULe constat du décès de feu Eugène Boussoukou remonte au 10 mars 2013. Cela faisait longtemps que son corps reposait à la morgue après être passé chez le médecin légiste le 12 mars 2013. Notre objectif au niveau de la communauté des Congolais du Grand Lyon rassemblés en association était de rapatrier le corps au pays.

Il a fallu ces deux derniers jours au président de l'ACGL (Association des Congolais du Grand Lyon) et à votre serviteur pour mener à bien cette affaire. La dépouille du défunt Eugène Boussoukou regagnera le Congo entre le 8 et le 9 juillet 2013 par un vol d'Air France qui atterrira à Pointe-Noire. La soeur du défunt, Georgette Boussoukou, sera tenue informée afin de recevoir le cercueil dès son arrivée à l'aéroport Agostinho Neto de Pointe-Noire.

Le président de l'ACGL (Association des Congolais du Grand Lyon) m'a demandé de confirmer qu'il a bien reçu en ma présence la contribution de l'ambassade du Congo - soit 2000 euros - envoyée par son excellence, l'ambassadeur Henri Lopes, et l'apport personnel de 900 euros de la part de la chargée du Département des Congolais de l'Etranger, madame Edith Itoua qu'il tient à remercier particulièrement.

Nous remercions tous ceux qui ont contribué de quelque manière que ce soit au retour de la dépouille du défunt dans sa terre natale. Arrachée de façon violente à la vie en pleine force de l'âge, l'âme de notre défunt compatriote méritait de reposer en paix dans son pays natal.

Il faudra ensuite trouver un avocat qui défendra la mémoire du défunt face à son meurtrier qui en a déjà trois dans un procès aux assises. C'est une question de temps à présent.

Nous informons que la cérémonie religieuse pour le rapatriement de notre compatriote Eugène Boussoukou aura lieu le 06 juillet 2013 à 09 heures aux Pompes Funèbres intercommunales de Lyon sises 177 Avenue Berthelot 69007. Tous ceux qui voudraient lui rendre un dernier hommage seront les bienvenus et nous souhaitons vous voir nombreux.

Repost 0
Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
  • Contact

STATISTIQUES

 

D.N.C.B. : PLUS DE 15.000.000 DE PAGES LUES ***, PLUS DE 10.000.000 VISITEURS DE UNIQUES, *** PLUS DE 3000 ARTICLES, *** 517 ABONNES A LA NEWSLETTER, *** PLUS DE 2500 COMMENTAIRES... 

Recherche

MESSAGE&RADIO&TV DU JOUR

LDM_SWING.gif

                                               

VIDEO DU JOUR

 

 



Articles Récents

IMAGES

SassouKadhafi.jpgBonobo-copie-1.jpgBedieOuattara.jpg4lions-drinking.jpgBernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpgchemindefer-1-.jpgbrazza_la_poubelle.jpgChristel-Sassou.JPGchiracsassou3.jpgedouoyo1.jpglisb1-1.jpgbrazza-la-poubelle-1.jpgplissouba3.jpgdebrazza.jpg