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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 13:53

La prochaine étape dans la bonne marche en avant vers l'éternelle dictature dans la planification saurienne de Denis Sassou Nguesso est le remaniement gouvernemental tant attendu. Tandis que certains ont peur et se confortent à coups de consultation de marabouts, certains caressent un secret espoir de rentrer dans l'ordre privilégié des boukouteurs avec permis de détourner dans le bricolage quotidien de règle. Cependant, après enquête, il s'avère que ce remaniement ne sera qu'un jeu de chaises musicales car Sassou ne fera que déplacer comme à son habitude les ministres d'un ministère à l'autre en laissant juste entrer une ou deux têtes nouvelles. Il n'y a qu'une seule certitude pour le moment : Pierre Moussa, ministre du plan,  s'en va et nous ignorons qui va occuper ce fauteuil qui collait à la peau de ce fils de ouest-africain.

Regardez juste l'article en dessous ; vous verrez Sassou avec des dossiers alors qu'il est censé être en vacances Il travaille sur son nouveau gouvernement après avoir obtenu sa nouvelle assemblée. Il est évident que des personnalités comme Okombi, Ossébi, Yoka, Bouya,  Akouala, avec son cerveau bleu, seront  toujours ministres et certains garderont même leur ministère. Certaines personnalités ont un pacte avec le frère de lumière, le grand maître, l'homme des meurtres de masse, le grand affameur du peuple : ils vont l'accompagner jusqu'au bout de l'aventure car Sassou leur est redevable. Et Sassou est un homme fidèle aux siens sinon il y a longtemps qu'il aurait viré l'alcoolique colonel O. Eh oui, nous sommes au courant de ce qui se passe au plus près du grand éléphant. On se demande juste pourquoi il boit tant le colonel O. : est-ce parce qu'il culpabilise pour tous les meurtres commis au nom de la raison d'Etat ou parce qu'il souffre de porter toutes ces mallettes bourrées de l'argent qui aurait permis de nourrir et de soigner les Congolais ? Ceci pour vous donner un exemple de la fidélité de Sassou à son entourage - même lorsque c'est de sa propre sécurité qu'il s'agit...

La seule chose à laquelle Sassou réfléchit en ce moment, c'est son saupoudrage géopolitique qui le pousse à contrebalancer son ethnoracisme par l'illusion de l'unité nationale au travers de ministres du Niari, du Kouilou, du Pool, etc, qui en fait n'exerceront aucun pouvoir car les décisions leur seront imposées depuis Oyo, la nouvelle Rome mbochie. Il s'agira d'une composition étudiée pour ne pas frustrer le clan et surtout parce que grand éléphant n'aime pas les inconnus : il a trop peur qu'un rebelle vienne divulguer les rouages du pillage étatiquement bien établi depuis quinze ans. Comme je le dis souvent : on ne change pas une équipe qui vole si bien, qui démolit si bien la république ! Le Congo est premier de la classe en matière de malnutrition, de mortalité infantile, du détournement, de l'impunité, de la corruption ; avouez qu'on ne peut mieux faire dans l'objectif de l'atteinte de la décadence absolue !

Ne soyez donc pas étonnés de revoir les mêmes bonhommes car le sosie d'Assad aime bien travailler avec les personnes dont il a déjà éprouvé l'obéissance aveugle. Pierre Moussa est certainement fatigué de 30 ans de ministère du plan sinon, on verrait son visage rond et lisse sur lequel glisse le poids des âges encore hanter ce ministère...

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 22:49

Avec une assemblée toute acquise à sa royale personne, Denis Sassou Nguesso peut prendre des vacances et se prélasser devant sa piscine à Marbella, en Espagne : il a bâillonné l'opposition en lui empêchant d'avoir des groupes à l'assemblée nationale, somme toute illégitime mais que voulez-vous ? Il faut au Congo une assemblée nationale - même si nous savons que Sassou légifère souvent par décret ; Sassou a encore réussi à confectionner SON assemblée nationale à SON image SELON ses désirs et ses objectifs. Ses enfants sont désormais dans le giron politique pour s'essayer aux apprentissages nécessaires à sa succession.

Il a bien sûr droit à des vacances avec toute sa famille. C'est normal, Sassou travaille beaucoup pour développer le nord et détruire le sud qu'il est si satisfait de son travail bien fait-vite fait-mal fait au point d'amener tous ses petits-enfants en Espagne à Marbella dans son cossu bien mal acquis que maître Bourdon doit rajouter à la liste des BMA en vue d'étendre le procès jusqu'en Espagne. Nous savons que ses biens immobiliers sont innombrables : Maroc, Dubaï, Chine, etc.) 

Il vaut mieux passer les vacances en Espagne et non en France pour se la couler douce mais il ignore que nous sommes au courant de tout et le moment venu, nous reprendrons tout pour le rendre au peuple congolais...

Vu le nombre d'enfants et d'adultes présents dans cette villa, elle doit être énorme car je suppose que chacun a sa chambre y compris les gardes du corps. Sassou est visiblement heureux et détendu puisqu'il est en tenue de sport et il adore le blanc. Cette maison révèle par ses photos un luxe insolent comme si elle avait été achetée avec tout son intérieur et on peut imaginer qu'il a changé quelques meubles pas à son goût.

Sur ces photos, le grand éléphant a bonne mine (mauvaise nouvelle pour ceux qui le disent malade) ; les dossiers qu'il a à la main concernent certainement le prochain gouvernement à moins que ce ne soit autre chose. Un tel démolisseur a de quoi être satisfait car il plonge tout un pays dans la décadence pour mieux le contrôler - en s'enrichissant comme Crésus au passage lui et tout son clan...

N'oublions pas que pendant que Denis Sassou Nguesso prend des vacances à la solde de l'Etat, le colonel Marcel Tsourou, un prisonnier politique, innocent de tous les chefs d'accusation dont il est l'objet injustement,  croupit dans les geôles du pouvoir sous la surveillance d'Okemba et de Ndenguet et surtout, nous ignorons où se trouvent Ntari père et fils.

Pendant que les sinistrés du 4 mars 2012 sont dans la nature en proie aux intempéries, l'homme des actions secrètes et des massacres de masse, le parfait sosie d'Assad, savoure des vacances somptueuses aux frais de l'Etat congolais avec toute sa famille. Pendant ce temps, je me demande si les étudiants en Russie ou en Chine ont été payés afin de préparer leur rentrée universitaire...

En ne se basant que sur cette photo, qui peut se douter que sous la peau de l'homme souriant qui semble tant adorer les enfants se cache l'assassin de tout un peuple, l'assassin du peuple kongo ?  Regardez ces enfants ; ils sont tous en bonne santé, signe qu'ils mangent à leur faim et ne souffrent visiblement de rien et maintenant, Congolais regardez autour de vous au Congo, dans vos villes, villages et quartiers ! Tout se passe comme si Sassou pompait la vie des Congolais pour la donner aux siens : la vie pour les siens et la mort pour les autres...

 

SassouMarbella1.jpg

 

 

SassouMarbella2.jpg


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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 11:30

Au Congo, lors des dernières élections législatives, il est le seul qui a réussi à vaincre la pesanteur ethnotribale en se faisant élire par nomination présidentielle député à Vindza, très très loin de sa Cuvette natale,  il est aussi celui dont les "sages" de la localité ont été invités à Oyo pour une "menace-party" et il est celui qui a ressenti, face à la controverse populaire, la nécessité d'écrire une lettre citoyenne pour se féliciter de son "élection-cooptation-nomination" à Vindza. Alors, puisque cette missive est citoyenne, puisqu'elle nous est destinée, prenons plaisir à l'analyser pour en mesurer la pertinence, pour en déchiffrer la signification profonde, pour en extirper les non-dits et peut-être pour en dégager les mérites. On dit souvent que la critique est facile mais que dire de l'analyse ? C'est un travail assurément délicat puisqu'il faut plonger dans les méandres de la pensée d'autrui et maître Aimé Emmanuel Yoka n'est pas des moindres puisqu'il est capable d'assurer sa propre défense. Sa lettre doit être conçue comme un message-bouclier qui contient en lui-même tous les éléments de sa propre défense.

A ceux qui me lisent tous les jours, je vous demande d'avoir à l'esprit le fait que le PCT a retiré certains de ses candidats non locaux à Pointe-Noire et qu'ailleurs, certains ont dû jeter les armes face à la grogne populaire comme le ministre Hellot Mampouya.

Alors, sans plus tarder, examinons le chef-d'oeuvre du ministre de l'injustice, Aimé Emmanuel Yoka  ! Vous trouverez mes remarques en rouge...


masqueafricain1.jpg«Mesdames, Messieurs; Chers concitoyens!
Dans le cadre du calendrier électoral de cette année 2012, j’ai posé ma candidature au Pool, dans la circonscription unique du district de Vindza. Et, comme vous l’avez, certainement, constaté, ma candidature a été, sans doute, la plus controversée de l’histoire des législatives dans notre pays, simplement, du fait que je ne suis pas originaire de ce département. Arrêtons-nous sur le fait que sa candidature soit la plus controversée et tenez-vous bien, de TOUTE L'HISTOIRE DES LEGISLATIVES DU CONGO - c'est dire qu'elle vaut le coup d'être examinée. Pourquoi l'est-elle, au fait ? Parce qu'il n'a fait que vivre deux jours et trois secondes à Vindza  ou parce qu'il y a été parachuté  ou parce qu'il n'a pas gagné sa place de député dans les urnes ? Certes, la loi lui permet de se présenter à Vindza mais aucune loi au monde ne lui garantit la victoire ! 
On aura tout entendu: railleries et sarcasmes, outrages et menaces. Mais, le camp de ceux qui ont cru à mon défi, qui refusent l’affaiblissement de l’Etat et l’effondrement de la Nation, a été le plus grand, le plus fort. Intéressant ! Ici, Aimé Emmanuel Yoka parle et désigne son camp : l'Etat qui est forcément le plus fort face à un peuple réduit au silence et à l'obéissance - même en l'espèce il eut fallu que l'Etat ne se mêlât pas d'un scrutin démocratique et personne ne peut imaginer que la non élection de Yoka à Vindza ait pu affaiblir l'Etat ou provoquer l'affaiblissment de la nation ! Ici, il y a une exagération dans laquelle Aimé Emmanuel Yoka profite pour remercier la puissance tutélaire de Sassou qui a tenu à l'imposer aux habitants de Vindza comme député.
En prenant la décision de me lancer dans cette bataille, de manière tout à fait normale et légale du reste, car la loi électorale ne s’y oppose aucunement- j’étais loin, très loin de m’imaginer que mon acte citoyen, pourtant si ordinaire, pouvait autant déranger, autant inquiéter certains compatriotes. L'acte de Yoka n'a dérangé que dans le fait que quoi qu'il advienne, le pouvoir avait décidé de faire du gardien du temple de l'injustice un député et il ne dit pas pourquoi il ne s'est pas présenté au nord mais à Vindza : c'est que ce n'est pas lui qui décide mais le parti et le parti subit lui-même les desideratas de Denis Sassou Nguesso. Oui, à la liberté de se présenter partout mais pas de s'imposer partout en bafouant les urnes, les voix des électeurs. Qui peut croire à la victoire de Yoka dans le cadre d'une véritable élection démocratique  ?
Dans les allées du pouvoir, dans les états-majors des partis politiques, à défaut de désigner autrement ces enclos où on élève plus d’intrigants que de militants, où on forme plus d’acrobates que de responsables politiques, parmi les hauts cadres aussi, hélas, ma candidature a, en effet, beaucoup agacé les esprits encore mus par des ressorts partisans et sectaires, grégaires et égoïstes. C’est ainsi que j’ai été traité d’étranger dans mon propre pays. Dans ces conditions, comment seraient désignés alors toutes ces femmes et tous ces hommes, venus d’autres cieux, pour s’établir dans notre pays  ? Des martiens, probablement !  Dans ce paragraphe, Aimé Emmanuel Yoka, pourtant éminent membre du pouvoir, accuse ce dernier d'élever des intrigants dans ses officines (il en est peut-être un), de l'avoir traité d'"étranger" - et on se demande qui l'a dit et pourquoi : aurait-il, lui aussi, des origines étrangères ? Nous savons qu'il a d'importants investissements au Bénin...
Fort heureusement, en toute souveraineté, les populations de Vindza ont choisi de m’accorder leurs suffrages. J’ai ainsi été élu député au deuxième tour, dans la circonscription unique du district de Vindza, le 5 août 2012. Une date, désormais, historique, je le pense bien. Une date, dorénavant, inscrite en lettres d’unité dans les annales des législatives au Congo. En effet, Vindza vient d’interpeller l’élite congolaise dans son ensemble, pour lui dispenser une belle leçon de démocratie, par l’exemple. Non, ici, nous devons inverser les paroles d'Aimé Emmanuel Yoka qui en fait culpabilise pour ne pas avoir été élu et parle à la place des habitants de Vindza qui ont vu leurs suffrages volés (cf. article sur Jean-Paul Matsima). Cette imposture fera date car à la prochaine législature, les nordistes pourront se présenter partout et le Congo aura une assemblée nationale 100% nordiste. N'avons-nous pas déjà une assemblée dans laquelle les autres partis ne peuvent pas former de groupe pour s'exprimer à l'assemblée nationale ? La prochaine étape est qu'il n'y ait aucun sudiste à l'assemblée nationale...
Longtemps maintenues, comme celles de tous les départements du Congo, dans une sorte d’ostracisme politique, les populations de Vindza se sont ravisées et ont décidé, cette fois-ci, de vaincre les peurs, de s’affranchir des tabous, de braver des interdits supposés spirituels, afin de construire leur destin autrement. Elles se sont défaites des considérations ethnicistes et ont jeté leur dévolu, non plus sur un fils du coin, un enfant du terroir ethnique, mais plutôt, sur un fils du territoire national qui s’engage à leur apporter, actes à l’appui, un véritable changement tangible dans leur cadre de vie. Pourquoi les habitants de Vindza auraient-ils fait cela  quand ils savaient qu'à Oyo, c'est le fils de Sassou qui a été élu et que partout ailleurs, c'est le lien au terroir, au sang et à la culture locale qui avait prévalu ?  Quel sudiste candidat au nord a-t-il été élu ? Personne ! L'exception de Vindza ne peut se comprendre et s'expliquer que comme une tricherie car les Vindzéens ne sont pas plus démocrates que les habitants d'Oyo qui ont élu un fils de Mbochi en délaissant un sudiste, candidat acheté par Christel Sassou Nguesso pour donner l'illusion d'une élection démocratique. .
Une preuve que l’exercice ethnique, où qu’il se pratique, n’a jamais été que le fait d’une instrumentalisation des populations par l’élite. Une élite qui, pendant très longtemps, n’a servi aux populations que des plats d’illusions, tandis qu’à Brazzaville où ailleurs, ce type d’élite étouffe sous le poids d’un excès de bien-être. Vraiment cet avocat a le sens de l'humour car il parle de l'élite comme s'il n'en faisait pas partie, comme s'il en était à son tour une victime. Il a certainement raison de penser que l'exercice ethnique est une instrumentalisation des populations par l'élite mais qu'a-t-il donc fait en sa qualité de ministre pour lutter contre ce phénomène ?  Rien ! Ici, il ne produit ce discours que parce qu'il veut justifier son élection et c'est bien le seul député qui se coupe de l'Etat  et de l'élite dont il appartient pour produire une justification. Si la justice fonctionnait correctement, l'ethnoracisme aurait moins d'impact dans notre pays. C'est bien que Yoka  reconnaisse que l'élite étouffe sous le poids d'un excès de bien-être et nous savons que cet excès est mal acquis et que c'est à la justice de nous en délivrer, espèce de ministre de l'injustice !

Mesdames, Messieurs, chers concitoyens!
Croyez-moi, aucune unité nationale, et partant, aucun progrès dans le pays ne sera possible, tant que chacun de nous n’aura pour référent politique que son village natal, son terroir, et pour doctrine politique, le nombrilisme. C'est une grande vérité que nous soulevons tout le temps et dans notre bouche, elle ne sonne pas faux car ce  sont les nordistes qui ont fait de leur village natal, de leur terroir un référent politique pour distribuer des privilèges et lui Aimé Emmanuel Yoka, ministre de l'injustice, n'est pas du reste. Lui semble découvrir cette réalité dont il est pourtant un des théoriciens et un des adeptes et jamais en sa qualité de ministre de l'injustice, il n'a eu assez de sagesse pour dénoncer cet état de fait. Il a fallu attendre une banale justification qui n'était pas nécessaire - puisqu'il était élu avant d'être candidat - pour l'entendre faire mine de dénoncer une réalité qu'il a fait, qu'il fait chaque jour que Dieu fait en rendant l'injustice en faveur des nordistes au travers de son ministère. Sassou aurait pu au moins faire semblant de mettre un non mbochi à la tête de ce ministère (de l'injustice) pour créer une illusion un peu plus ... illusoire !
Or, la mission du politique consiste, justement, à sortir du terroir ethnique, sans le renier, en y abandonnant tous les préjugés négatifs, pour se déployer sur le territoire national, afin d’y semer, partout, les valeurs de la République que sont l’Unité, le Travail et le Progrès pour tous. Pourquoi ne le dites-vous pas à Sassou qui dès qu'il s'agit d'un projet pense d'abord à son petit village de pêcheurs, Oyo ? Comment croire à l'unité nationale quand dès lors qu'il s'agit d'un barrage hydroélectrique, Denis Sassou nguesso pense d'abord au nord peu peuplé puisque la majorité de la population vit dans les grandes villes du sud ? Les sudistes sont-ils les seuls parce que dominés à être obligés de respecter les lois et valeurs de la république ?  Pourquoi ne demande-t-on pas aux nordistes qui tuent ou qui volent le denier de l'Etat de respecter les lois et valeurs de la république et surtout, pourquoi ces lois et valeurs ne semblent pas s'appliquer à eux comme s'ils étaient au dessus d'elles ? Il faut mettre fin à l'ignoble domination du sud par le nord au nom de la conservation du pouvoir car développer le sud ne signifie pas obligatoirement créer des conditions pour un changement de pouvoir : en fait, le sud appartient à tous les Congolais puisque même les nordistes y vivent en grand nombre...
Il importe, ici, de préciser que le sentiment d’attachement à un terroir est de l’ordre du naturel, il est même génétique; en aucune manière, on ne saurait le condamner. Mais, ce contre quoi je m’insurge, c’est cette sorte d’appropriation du terroir par l’élite, cet apprivoisement de la communauté ethnique qui s’apparente à l’esclavagisme, ce fétichisme politique pratiqué par l’homme au pouvoir à des fins strictement personnelles. Fins strictement personnelles, n'est-ce pas ce qui vous a guidé à vous présenter à  Vindza dont vous vous foutez du sort des populations ? Nous savons bien vous et moi, qu'il ne faut pas attendre qu'un vieux ministre se présente dans une localité pour que l'Etat s'en occupe. Si rien n'a été fait pour Vindza, il y a quinze ans, je ne vois pas comment les choses vont changer avec vous puisque ce n'est pas vous qui décidez. Vous auriez pu nous épargner ce baratin lourd et plein de contradictions !
Le territoire national est un bien sacré. Un bien commun de tous les Congolais. Ainsi, en tant que parcelle de cette entité nationale, aucun terroir ethnique ne peut être la propriété privée d’un individu quelconque ou d’un groupe d’individus, quels que soient leurs statuts.  Ca, il faut le dire à Sassou qui pense qu'il faut une zone industrielle autour d'Oyo, le courant et l'eau à Oyo, les vaches à Oyo, les crocodiles à Oyo, etc.
Je remercie les populations du Pool, particulièrement mes électeurs du district de Vindza, ma terre d’adoption, d’avoir compris mon message. Oui, les sages de Vindza ont transmis les menaces de Sassou aux autres habitants ! Vous n'êtes d'ailleurs pas obligé d'y vivre - donc, pourquoi vous inquiéter ? J’ai tout juste voulu, en posant ma candidature à Vindza, apporter ma petite pierre à l’œuvre de consolidation, de raffermissement de l’unité nationale, bien mise à mal dans notre pays. Nous l’avons tous vécu au fil des événements politiques de ces dernières années. Nous continuons, d’ailleurs, à le vivre au quotidien, d’une certaine manière, du fait d’un environnement politique et social chargé de violences symboliques. Ah bon ? Vous croyez qu'il vous suffit d'être candidat à Vindza pour raffermir l'unité nationale ? Juste si peu ? Et que va-t-on penser le jour où un mokongo sera député d'Oyo ? Etrange qu'un ministre de l'injustice parle de violences symboliques - alors que les Congolais subissent des violences bien physiques, celles-là, sans qu'il ne bouge le petit doigt !
Je n’oublie pas et je remercie, également, les populations du département de la Cuvette, ma terre natale, qui ont respecté ma démarche, avec beaucoup de hauteur et de dignité, avec beaucoup d’espérance aussi, en me laissant aller à la rencontre de leurs frères et sœurs de Vindza. Bof, si vous avez permuté avec un membre du PCT de Vindza pour vous remplacer dans la Cuvette, là, ils vous auraient "remercié" ! C'est de l'ironie, une figure rhétorique, bien connue de l'avocat que vous êtes (d'ailleurs on se demande ce que vous défendez vraiment, maître Aimé Emmanuel  Yoka, le système ?)...
En un mot, c’est surtout au peuple congolais, pour ne pas dire à lui tout seul, que revient cette victoire électorale de Vindza, dans le Pool, qui apparaît ainsi comme un champ d’expérimentation d’une démocratie réellement participative, le point de départ d’une autre conception de la République plus fraternelle, la source origine d’une nouvelle vision politique plus fédératrice des populations. Ho, ho ! Pas si vite ! Pourquoi mêlez-vous le peuple congolais à cette mascarade électorale dont vous êtes le seul bénéficiaire  ? Une autre "république plus fraternelle" ? Vous croyez que votre simulacre d'élection est synonyme de fraternité ? En tout cas, vous n'êtes pas le frère de Jean-Paul Matsima qui n'a pas apprécié ce que vous avez fait et les Congolais non plus !
Le Président de la République a écrit, dans son ouvrage, «Le manguier, le fleuve et la souris»: «Une Nation est composée d’éléments disparates, souvent marqués par une longue histoire d’hostilités. La mission d’un Etat et de son chef est de proposer un projet commun suffisamment élevé pour dépasser ces contradictions et les intérêts particuliers, ethniques ou religieux».  ALORS, S'IL A VRAIMENT ECRIT CELA, POURQUOI NE MONTRE-T-IL PAS LE BON EXEMPLE ? POURQUOI SUE-T-IL LA HAINE DU MOKONGO ? NE SERVIR QUE LE NORD, N'EST-CE PAS SERVIR DES INTERETS PARTICULIERS  ? VOUS VOULEZ QUE JE MULTIPLIE LES EXEMPLES  ?
Fort de cet enseignement, je lance un appel à tous mes concitoyens, afin qu’ensemble, nous puissions engager, de manière soutenue, une réflexion hardie sur la question nationale dans notre pays. Afin qu’ensemble, nous instituions une croisade permanente contre le tribalisme et l’intolérance, ces fléaux retardateurs des évolutions de notre société.
Œuvrons tous de concert à ce que notre pays, la République du Congo, ait profondément, un goût d’unité nationale véritable, un parfum de bien-être collectif, pour que vive la démocratie, dans sa dimension la plus noble, dans son expression la plus civilisée. Je vous remercie». Pour notre part, nous ne vous avons pas attendu, vous et vos élections truquées pour commencer à réfléchir : mes plus de 1600 articles parlent pour moi. Pour terminer, sachez que cette lettre citoyenne ne vous confèrera aucune légitimité car au fond des coeurs, TOUS SAVENT, ET VOUS LE SAVEZ AUSSI, QUE VOUS ETES UN DEPUTE ILLEGITIME QUI N'A AUCUNE AUTORITE POUR REPRESENTER LE PEUPLE CONGOLAIS... Rassurez-vous : les autres aussi !

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 08:22

Mwangou, l'absence de stratégie est une stratégie, pour qui ? Pour Sassou et les siens, certainement mais sont-ils capables de bâtir une vraie stratégie qui ne soit pas tournée vers l'intérieur mais vers l'extérieur comme celle de réduire les importations de produits agricoles ? Les stratégies dont on parle sont tournées vers l'extérieur : que l'on parle de détruire les armées africaines sans déplacer un seul homme ou que l'on parle de pétrole que l'on vient prendre en Afrique. Le mot stratégie est tiré d'une racine grecque qui veut dire "guerre" mais une guerre sournoise, inavouée qui peut exploser en guerre réelle comme celle que se livrent Apple et Samsung en ce moment même. La guerre est souvent tournée vers l'extérieur - même si en Afrique, on constate que des dictateurs comme Sassou achètent des armes pour d'abord tuer leur propre peuple. Steeve Jobs avait annoncé la guerre à ses concurrents pour éviter d'être dépassé par ceux-ci, nottamment SAMSUNG.

La diplomatie a été créée pour cacher la stratégie : "ne présenter les choses que comme si on n'avait pas d'intérêt car seuls les intérêts de l'autre sont présentés". Ne rien faire est peut-être une stratégie pour le statu quo mais la stratégie est une guerre sournoise qui peut se poursuivre à l'infini  ; il suffit de se cacher derrière les concepts : on a caché l'esclavage derrière la colonisation, la colonisation derrière l'indépendance.

Quant à la formation, la seule qui vaille, c'est celle qui vous apprend à penser par vous-même, à agir par vous-même et non à penser comme autrui et cela si les Africains ne l'ont pas encore compris, c'est dommage ! On ne se libère pas dans la répétition d'une pensée dont on ignore tout de la façon dont elle a été produite car la science même réside dans le fait d'être capable de reprendre les expériences des autres en les confirmant ou en les infirmant mais toujours dans le but de les dépasser - sinon ce n'est pas de la science mais du mimétisme. Je suis formateur et je peux te dire que LA FORMATION N'EST PAS L'INFORMATION or l'Afrique se situe souvent au niveau de l'information et croit se trouver au niveau de la formation. FORMER N'EST PAS INFORMER. Certes, la formation peut comporter une part de transfert d'information mais sur LE SAVOIR-FAIRE, sur le savoir procédural afin de développer des capacités qui vont devenir compétences au travers de l'expérience dans un environnement réel de travail.

Oui, la reproduction du schéma colonial est une stratégie de conservation du pouvoir mais ce pouvoir n'est qu'apparent car lorsqu'il n'y aura plus rien à vendre parce que plus de pétrole ou de bois, on se retrouve face à un peuple en rogne et surtout, vos anciens maîtres vous lâchent car ils vont voir ailleurs tels des criquets qui après avoir tout dévoré vont visiter le champ du voisin.

Nous avons déjà vu les émeutes de la faim. Dans toute stratégie, il y a un point critique qui peut  la faire capoter - même si la peur est souvent la meilleure alliée des dictateurs et c'est à ce niveau que notre réflexion stratégique sur l'armée tient toute sa place.

Le colon a fini par changer de stratégie en passant de la brutalité à la ruse en se cachant derrière les "gouverneurs noirs". A trop priver les esclaves de liberté, de façon brutale et hostile, on les place dans la situation de Spartacus et cela, ils le savent. Mieux vaut pour l'esclave une fausse liberté que des chaînes trop visibles.

Nous savons tous qu'un jour, il y aura un soulèvement au Congo et ce jour-là tant redouté, personne ne peut prévoir ce qui va se passer. Sassou commet une erreur monumentale en voulant asphyxier le sud comme il le fait car il ne leur laisse le choix qu'à une chose  : la confrontation et ce qu'il ignore, c'est qu'il ne la gagnera pas si elle survient car Kadhafi était plus fort que lui mais il a perdu.

Au niveau du PCT, ils viennent de réaliser qu'empêcher les autres forces politiques de l'opposition de s'exprimer à l'assemblée nationale est une erreur car le pouvoir risque de ne plus savoir ce que les vassaux du sud pensent ; ils veulent ramener la possibilité de former un groupe à six députés. Sans opposition à l'assemblée, la dictature Sassou va être encore plus manifeste  et le risque est de se retrouver  en situation de monologue du PCT à l'assemblée ; ce qui n'a jamais été vu ailleurs ! Sassou voulait une majorité mais là, il a voulu trop en faire au point où il expose sa dictature.

On vous interdit de penser en termes de "races", de "continents", de "peuples" mais ceux-là même qui vous l'interdisent le font tout le temps sinon pourquoi l'Union européenne qui a rejeté l'entrée de la Turquie ? Ne se fait-elle pas au détriment des "non-Européens supposés" ? Pourtant, l'Afrique semble ne pas s'en inquiéter... Sarkozy n'a pas hésité à parler de l'union de la Méditerranée pour contrecarrer une union africaine plus conséquente qui intégrerait les pays du Maghreb mais aussi pour empêcher la vélléité de certains pays de vouloir adhérer à l'Europe car on peut se demander ce qui définit l'Europe.

Dans la stratégie qui vise à  détruire un pays au travers de "gouverneurs noirs", bien sûr que les gouverneurs noirs y gagnent ! Leur stratégie est celle qui consiste à demeurer LE MAITRE DES ESCLAVES et comme nous sommes dans un univers ethnique, à garder le pouvoir dans une ethnie et, lorsque ce n'est pas possible, à le garder dans un camp (nord).

Aussi, estimons-nous qu'il faut des vrais nationalistes pour voir émerger une stratégie qui se hisse à la hauteur de celle de l'Europe ou de l'Asie car notre ennemi n'est pas avant tout notre propre peuple mais celui qui veut nous asservir. Observe le sort des dictateurs à leur chute : Mobutu, Bokassa ; au final, ils sont dépouillés de leurs possessions occidentales et même de leurs comptes bancaires. On finit par se débarrasser d'un valet qui ne sert plus à rien.

Les dictateurs sont aussi choisis parce qu'ils ne peuvent atteindre un certain niveau de compréhension : Sassou, Déby, Kabila-fils, etc, ne sont pas de gros intellectuels qui ignorent tout des vrais enjeux de ce monde car ils ne voient que l'enrichissement et l'intérêt personnels.

L'article dévoile une dimension de la stratégie qui est forcément globale ou globalisante : l'Afrique est pensée comme un tout sinon, pourquoi avoir créé l'union européenne ?

Il ne peut y avoir de stratégie bonne sans bonne identification des véritables enjeux et même l'Europe pèche là-dessus puisqu'elle se désindustrialise au profit de l'Asie car la stratégie des capitalistes désormais mondialistes est de gagner plus, plus vite - d'où la recherche de coûts de production les plus bas possibles. Ils se sont rendus compte que la Chine a capté de la technologie en servant d'usine à l'Europe et ils ne commettront pas cette erreur avec l'Afrique car si elle cesse d'être un entrepôt de ressources, l'économie occidentale s'effondrera encore plus vite !  La stratégie est une dimension essentielle du développement et lorsqu'elle est mauvaise, elle finit par conduire à la catastrophe tôt ou tard...

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 11:08

Le mois de septembre qui a permis à SASSOU NGUESSO, le « Pol Pot d’Oyo », de revenir au pouvoir afin de conjurer la ruine d’une République démocratique telle que mise en place par la « Conférence nationale souveraine », sera dans l’histoire de notre pays, le dies nefastus. Son retour au pouvoir consommé, l’homme a immédiatement entrepris d’inhiber toutes les fonctions vitales d’une République, par la rédaction d’une « Constitution » aux apparences démocratiques de par son revêtement extérieur, mais en réalité, il s’agit, des « pandectes (du grec pandectai) », autrement dit, un recueil juridique, compilé sur l'« ordre secret Otwere », nous pourrions parler de Digeste mboshi.  Par Daniel NKOUTA.

 

CL_NKOUNTA.jpgInitié puis élevé à la dignité de « Kani » dans l'« ordre secret Otwere », SASSOU NGUESSO, investi des pouvoirs à la fois civils, militaires, judiciaires et religieux, administrateur, général en chef, juge suprême et grand prêtre élu par l’« assemblée curiate mboshi », s’est vu conféré l’« auctoritas principis » - par cette « assemblée tribale », en vertu de l’« auctoritas patrum », le pouvoir de confirmation des « lois mboshi » que détient la curie au travers de l'« ordre secret Otwere », et a été choisi à vie par la même « assemblée tribale ».

Dépositaire de la puissance tribale qui a fait de lui l’« empereur mboshi », il s’est cru ainsi investi de l’imperium par lequel, ignorant le caractère républicain de notre pays, SASSOU NGUESSO s’est alors employé à habiliter certains magistrats originaires de la Cuvette, à délivrer le jus respondendi, le droit de délivrer une consultation juridique qui a une valeur quasi-officielle, en marge du droit contenu dans notre « Code de procédure pénale ».

Chez les Mboshi en effet, le « Kani », qui n’est pas nécessairement homme intelligent et sage, car même Dominique OKEMBA est « Kani », jouit d’un caractère sacrosaint en raison de la puissance occulte, qui lui confère une immunité certaine, le rendant juridiquement intouchable. Comme jadis chez les Romains, il jouit du titre de souverain pontife pontifex maximus, et lui confère cet ascendant politique sur les institutions, qui a permis à SASSOU NGUESSO de s’accaparer peu à peu les pouvoirs appartenant aux magistratures officielles, transformant en même temps le parlement en une simple « commission » placée sous sa dévotion, la fonction de Président de Sénat comme celle de l’« Assemblée dite nationale » étant désormais purement honorifiques. Le parlement est désormais contrôlé par le « PCT », succursale de l'« ordre secret Otwere », car c’est lui qui en assure le recrutement. Ayant les mains libres pour assumer le pouvoir législatif, SASSOU NGUESSO va, comme l’empereur romain, consacrer un certain nombre de formules juridiques qui vont expliquer ce pouvoir législatif du Kadhafi d’Oyo : « Quod oyo principi placuit legis habet vigorem (Traduction : Ce qui semble nécessaire au prince d’Oyo a force de loi) », « Oyo princeps legibus solutus (Traduction : Le prince d’Oyo n’est pas lié par la Loi)  ».

Et comme il a délégué cette capacité de nuisance, aux magistrats du Nord nommés ici et là dans ce qui tient lieu de juridictions étatiques, nous venons d’assister à un scandale spectaculaire dans le procès intenté contre deux Avocats du Pool-koongo, Maîtres Hervé Ambroise MALONGA et Gabriel HOMBESSA, à l’issue duquel, le Procureur de la République, s’est cru obligé d’appliquer une logique qui ressort du « droit pénal mboshi », condamnant Maître Hervé Ambroise MALONGA pour délit d’usurpation de titre, en violation du dispositif légal : « Ita jus esto (Traduction : Que cela soit le Droit !) ».

Malgré la décision du Tribunal qui condamne Maître Ambroise Hervé MALONGA à quatre mois de prison ferme, et bien que le condamné ait effectivement purgé sa peine, le Procureur, rebelle à la décision des juges, s’obstine à maintenir sa victime en prison. Abus de pouvoir, overdose du pouvoir, il faut que les sudistes comprennent que le pouvoir est au Nord et pas ailleurs.

Si le silence du Procureur Général près la Cour d’Appel de Brazzaville Monsieur MOUNKALA MOUKOKO sur cette détention arbitraire, bénéficie des circonstances atténuantes du fait de ne pas être du pouvoir, ce que nous comprenons aisément, en revanche, que le Procureur Général près la Cour Suprême laisse faire de tels errements, cela s’apparente à de la complaisance voire de la complicité ; c’est à croire, qu’il s’agit là d’une décision politique prise en haut lieu, et le Pool-koongo prend simplement acte.

Maître Aimé Emmanuel YOKA, Député Mboshi de Vindza, Ministre de l’injustice et des droits inhumains, ne nous vaincra pas, en tout cas pas moi, que l’obstination d’un Procureur pourtant en charge de faire respecter la loi et les décisions de justice, de maintenir arbitrairement en détention un citoyen  élargi par la justice, ne lui a pas été rapportée. Que tous ceux de nos parents des pays de Mpangala qui ont encensé YOKA pour la députation dans notre terroir, avec la bénédiction de NTUMI, le porteur de couteaux, sachent que nous leur demanderons des comptes le moment venu.

Cet article n’est pas publié en vue d’espérer un revirement chez ces magistrats au service de la tribu ; je voudrais simplement en appeler à l’attention de l’opinion dite nationale, afin que l’on sache, qu’on n’est jamais le plus fort et que tôt ou tard, la loi de la dialectique voudra que le plus fort d’aujourd’hui soit placé en position de faiblesse, et les choses, qu’on le veuille ou non, finiront bien par se modifier. Chacun ce jour là devra répondre de ses crimes, et que personne ne s’avise alors à crier à la chasse aux sorcières au revanchisme hargneux, une telle humiliation ne sera jamais sans réparation : Verba volent, scripta manent, il nous faut caser toutes ces humiliations par écrit, afin que, si jamais le moment arrive plus tard, la postérité se souvienne, et n’oublie pas son devoir de réparation. Ils nous tueront, ils ne font que cela depuis des années, mais jamais ils ne parviendront à nous exterminer : nous sommes de la race de ceux que l’on tue, mais que l’on ne déshonore pas impunément.

Il nous faut en tout cas nous demander désormais, en quoi Sassou Nguesso est-il le garant de la « cohésion nationale » ? J’interpelle tous ceux qui comme Patrick GNOKA, qui, sur Internet, s’acharnent à stigmatiser mon approche réputée mille fois de tribaliste, je m’en moque, car, pour ma part, je n’ai jamais prêté serment pour assurer l’« unité nationale » ; tout le contraire de SASSOU NGUESSO. Par quelle théorie les Patrick GNOKA et consorts peuvent-ils espérer justifier de tels comportements, qui doivent faire dire à Pascal LISSOUBA là où il se trouve avec un sourire narquois : « Les changements, même les plus souhaités ont leur mélancolie ».

J’ai jusqu’ici attendu sereinement, le moindre signal comportemental le moindre acte du pouvoir du Nord qui vienne contrarier ma conviction tribale, afin de me persuader que l’« unité nationale » du Nord au Sud est la solution et l’avenir du Congo. Tous les actes posés par SASSOU NGUESSO et son clan au contraire, me convainquent du contraire.

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 09:21
COMMENTAIRE : Quand vous aurez lu ce texte, j'espère qu'il vous fera réfléchir et vous comprendrez pourquoi j'accorde la plus grande importance à la stratégie et au sein de l'UPIERAD, c'est à ce niveau que nous travaillons. Nous avons déjà soutenu que l'Afrique devrait contrôler ses matières premières - quitte à engager des experts étrangers pour les exploiter elle-même dans un premier temps. Tant que les pays africains seront dirigés par des hommes sans vision dont le but est juste de servir de "gouverneurs noirs" à l'Occident, le destin de l'Afrique est la mort programmée car si l'Europe lutte pour sa survie  face à une Asie conquérante, elle n'aura aucune pitié pour l'Afrique. C'est donc à ce continent de prendre conscience de ce contexte où partout seules règnent la force et la ruse enrobées dans des discours diplomatiques pour masquer la stratégie. Un exemple :  que dit la presse internationale sur la Syrie ? Qu'il s'agit d'un soulèvement du peuple syrien contre le régime d'Assad mais ce n'est pas ce qui se joue sur le plan stratégique militaire : au niveau de la stratégie géopolitique, Israël cherche juste le moyen d'affaiblir l'allié de l'Iran qu'est la Syrie pour mieux l'attaquer après la chute du régime d'Assad allié du régime des mollahs. Les médias sont tous entre les mains des magnats juifs de la presse pour orienter l'opinion internationale dans un sens ou dans un autre.
Au Congo, nous analysons tous les jours la stratégie du régime du clan Sassou qui joue désormais à la conservation éternelle du pouvoir par le nord  vis-à-vis du sud : il faut affaiblir le sud intellectuellement, démographiquement, économiquement en ne lui donnant pas les moyens d'un développement, en lui privant d'énergie en ne formant que les cadres du nord qui sont ensuite favorisés, en draînant dans leurs poches la quasi totalité des richesses du pays pour que le sud n'ait pas le moyen de mettre en place une organisation politique : pas d'argent, pas de force politique. Les quelques riches sudistes sont tenus par des organisations occultes comme la franc-maçonnerie et complètement soumis au pouvoir du nord.
L'Occident prépare l'après-pétrole tandis que l'Afrique cherche de nouveaux gisements et nous savons que dans environ 30 à 50 ans, le pétrole sera une denrée rare que l'Afrique devra acheter à des prix d'or car le carburant sera produit par des laboratoires qui sont déjà capables de créer un pétrole de synthèse ; il suffira de le produire en plus grande quantité mais pour le moment, on épuise le pétrole fissile.  
NOUS AVONS DEJA DIT AU NIVEAU DE L'UPIERAD QU'IL FAUT EN FINIR AVEC L'AFRIQUE ENTREPOT, AVEC L'AFRIQUE-POUBELLE, L'AFRIQUE EXTRAVERTIE, L'AFRIQUE MENDIANTE. IL EST TEMPS DE SUSCITER UNE NOUVELLE GENERATION D'HOMMES POLITIQUES AFRICAINS QUI SERONT ROMPUS A L'ART DE LA STRATEGIE POLITIQUE AFIN DE LIBERER LE CONTINENT FACE A UNE MORT PROGRMMEE CAR ILS FINIRONT PAR ACHETER TOUT LE CONTINENT ET NOUS REDUIRE A NOUVEAU A LA SERVITUDE TOTALE.
L'Afrique est dépendante à tous les niveaux : elle consomme de la connaissance qu'elle ne produit pas elle-même comme d'autres produits. Pourquoi l'Europe réchigne à installer des usines de production en Afrique où la main-d'oeuvre est la moins chère du monde ? Parce qu'elle redoute que l'Afrique se développe technologiquement pour s'émanciper véritablement. Nous avons les moyens d'émanciper l'Afrique de l'Occident : il suffit de le vouloir et de collaborer avec des pays comme la Chine ou l'Inde dans ce sens mais il y a trop d'ignares serviles au sommet du pouvoir dans notre continent : il ne faut pas demander aux Chinois de venir nous construire des barrages mais plutôt tout ce qu'il faut faire pour les construire nous-mêmes. Si l'école de l'excellence pouvait vraiment servir à son dessein premier, les petits génies du Congo devraient tous devenir des ingénieurs et des grands scientifiques capables de développer une science et une technologie "made in Africa" comme l'a fait la Chine. Si tel n'est pas le cas, ils continueront à sous-estimer l'Afrique - même si des pays comme l'Afrique du sud et l'Algérie constituent des exceptions entre autres...
Nous dépensons énormément en achat d'armes - alors que nous pouvons stratégiquement mieux utiliser nos ressources et nos moyens financiers.
Si l'Afrique n'accorde aucune importance aux matières premières, c'est parce qu'elle ne sait quoi en faire et se contente de les vendre pour en tirer de l'argent qui finit par regagner le chemin des banques suisses comme si on leur donnait gratuitement nos matières premières... L'Afrique manque de stratégie continentale comme de stratégie à l'échelle nationale au sens d'une approche anticipatrice face aux défis futurs d'une mondialisation qui ne veut simplement que cacher un libéralisme outrancier qui veut faire de l'argent encore plus vite en cassant tous les freins possibles. Bref, je vous laisse lire le texte et le méditer...
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"Il arrive dans la vie qu'une conversation banale nous secoue pendant des heures voire des jours. J'attendais tranquillement un ami au terminus d'autobus de Montréal quand un monsieur d'un certain âge a pris place à mes côtés avant d'engager l'une des conversations les plus enrichissantes de ma vie. Professeur d'études stratégiques dans  un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plaît, ne sortez pas la rancune du « colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit.
 
Je vous rapporte fidèlement ses constats : « Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien. Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute  l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. 
Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien !
 
Commençons par l'énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré. Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire ! Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités.
 
Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements.
Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme. C'est pathétique.
Ensuite, la défense stratégique. L'état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle.
Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol...  Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant (c'est ce que nous soutenons au niveau de l'UPIERAD mais à une plus grande échelle). Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense.
Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une re-colonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères.
 
Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement.
Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête.
 
Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder les pays pauvres comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde. Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisque l'Afrique n'a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d'indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde.
Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir.
Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait. Il m'a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ». C'est la réponse typique de la naïveté emprunte d'angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l'expression d'un ras-le-bol.
Elles sont savamment planifiées parce qu'elles ont un but. Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. J'ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation. Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien.
J'espère vraiment qu'un jour, les Africains auront conscience de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache par l'intelligence et la force. Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l'Union Africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l'enjeu est autre, il s'agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l'apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent. Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre « intérêt »."
O.S. (journaliste, Montréal) : Veuillez transmettre ce message aux amis et connaissances africains et à tous ceux qui se soucient du réveil de l'Afrique.
Hamadou Yacouba
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 15:49

526757 475023495844731 1326598694 nNous attendons de plus amples informations mais il fallait absolument déjà annoncer aux démocrates, résistants et aux véritables opposants congolais que maître Malonga vient d'être libéré. La dictature a dû céder parce que la violation de la loi devenait trop flagrante aux yeux de toute la communauté internationale. Reste le cas Tsourou. Qu'on l'aime ou pas, qu'on lui reproche des choses ou non, je me battrai pour que ses droits ne soient pas violés ou bafoués. Le colonel Tsourou est un prisonnier politique qu'il faut s'employer à libérer car la justice est la même pour tous sinon elle perd de son sel.

Maître Malonga va dans un premier temps retrouver les siens. Ensuite, il lui faudra rapidement s'occuper de sa santé afin que la nature de son empoisonnement soit établi. Il lui faudra certainement sortir du Congo et à ce propos, nous savons que c'est une autre bataille qui commence...

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 11:08

RESISTANTS.jpg

Published by Kovalin Tchibinda Kouangou - dans demain le congo brazzaville
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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 10:23

 

 

Chronique de la vie et de la mort d’un citoyen ordinaire : Théodore Makosso


Au Congo, le chômage frappe presque tous les jeunes. Des diplômés peuvent le rester toute leur vie. Sans emploi à l’arrivée au pouvoir de Denis Sassou NGuesso, ils le sont encore en 2012. Théodore Makosso, s’était installé dans la capitale économique du Congo pour y tenter sa chance. La débrouille, sans parent  puissant  et  incapable  de  malhonnêteté,  il  y  vécut  et survécut  de  petits marchés.

Depuis le 05 février 1979, Sassou NGuesso n’a opposé aucune résistance à la corruption, il l’a tolérée voire encouragée, afin de mieux pouvoir en contrôler, en bon policier, les auteurs. Mais surtout, l’instauration de ce système lui a permis, tout au long de ses trois décennies de règne, de piller sans retenue la ressource pétrolière. De petits prélèvements au début, le pillage est quasi-total de nos jours.

La corruption s’est instaurée comme un système de gouvernance, d’omerta maffieuse dans laquelle chaque responsable, à tous les échelons de l’Etat, vole sans que personne ne puisse dénoncer quiconque et surtout pas celui qui se trouve au sommet de la pyramide des détournements. Pendant que la population s’est enfoncée dans la misère, un enfant de Sassou NGuesso, un neveu, peut porter au poignet une montre d’un milliard de francs CFA. On ne compte plus les véhicules 4x4 à plus de 100 millions dans une même parcelle.  Les déplacements en avion privé ou en hélicoptère relèvent du quotidien.

Plus l’on s’éloigne du cœur du pouvoir, moins la prédation est juteuse et c’est alors  pour ceux, néanmoins du système, qui ne peuvent accéder au pillage des richesses nationales que l’on tolère le racket des populations. C’est alors la basse besogne, les os du festin qui sont laissés à la Police, la Gendarmerie ou bien l’Armée.

Théodore Makosso en est bien conscient lorsqu’il se rend à la convocation de l’officier Miéré, le 1er aout  2012 au matin, au Commissariat Central de Pointe Noire. L’inquiétude  l’habitait mais il n’avait rien à se reprocher. Comme beaucoup de jeunes hommes, il parvenait seulement à survivre. A 32 ans, il avait une femme, deux enfants et les petits marchés qu’il obtenait çà et là lui permettaient de joindre les deux bouts.

Il n’était nullement accoquiné à un baron de la politique locale ou nationale, ce qui lui aurait permis de surseoir à cette convocation. Un coup de téléphone et il aurait été tranquille. Sans protecteur autre que son honnêteté et sa citoyenneté, il entra dans le Commissariat. Il ne devait plus en sortir…

Dans un Etat de droit, les patentes, les impôts et taxes sont levés par l’Administration fiscale. La Police pourrait être un ultime recours lorsque toutes les démarches légales ont échoué et que les jugements n’auraient pas été exécutés. Mais le Congo n’est pas un Etat de droit et ce n’est pas Maître Hervé Malonga qui le contredira.

Contre Théodore Makosso, rien de tout cela n’avait été entrepris. Directement, il s’est retrouvé face à l’officier de Police Miéré dans une fonction de Percepteur autoproclamé. « Percepteur-racketteur » pour le compte de qui et mandaté par qui, pourrait-on se poser comme questions ?

Miéré ne serait pas allé dans la demi-mesure. Il aurait réclamé,  une somme astronomique au jeune père de famille. Avec quelle instance , quels moyens ? Nul ne le sait ! Il se dit que Théodore Makosso n’aurait pas subi de violence, seul le montant réclamé « l’a frappé ». Combien Miéré lui avait-il réclamé : 10, 20, 30 millions ? Toujours est-il qu’il fut tellement choqué et effrayé par le montant, qu’il ne put que crier : « Tout ça, mais ce n’est pas possible ! » D’après Miéré, il s’effondra aussitôt  dans son bureau !

Le Colonel Ntsourou, Maître Malonga, Maître Hombessa et Paul Marie Pouelé rendront grâce au Ciel d’avoir reçu une meilleure constitution physique, une plus grande capacité de résistance à la machine à broyer l’être humain mise en place par « Sassou sosie d’Assad » et sa clique au Congo.  

 

Théodore Makosso était –il si fragile au point de mourir d’une seule et simple menace ?


Miéré a été aussitôt suspendu. Nul ne saura jamais comment cette mort s’est réellement produite. La Police continuera ses intimidations. « Sassou sosie d’Assad »  enfermera sans aucune forme de procès tous ceux qui s’élèveront contre son pouvoir et celui de son successeur déjà désigné, les Congolais tenteront de survivre avec les promesses et les premières pierres.

Amédée Deleau, le survivant, Théodore Makosso de Pointe Noire, la victime, ne seront pas les Mohamed Bouazizi  de Sidi Bouzid. Théodore Makosso sera enterré aujoud’hui ou demain à Pointe Noire dans l’anonymat le plus total pendant que le fils du dictateur, Denis Christel termine ses vacances de milliardaire à Saint Tropez .


Sergueï Ondaye

Published by Sergueï ONDAYE - dans demain le congo brazzaville
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 19:20

COMMENTAIRE : La France vient de justesse d'échapper à la récession avec une croissance à 0%. C'est dire que le moindre petit centime compte en matière de dépenses d'Etat ! Or, comment expliquer que l'argent du contribuable français soit déversé en direction du Congo, un pays corrompu qui le reconnaît lui-même mais qui ne fait jamais rien puisque personne n'est puni : les voleurs sont de la caste du roi et à ce titre, ils détournent l'argent de l'Etat et se sont même moqués de l'organe anticorruption du Congo à propos d'un marché qu'il avait passé en sabotant la construction de son siège !

Alors, comment comprendre le message de la France ? Ou la France profite de la situation pour désigner les pays les plus corrompus de l'Afrique parmi lesquels le Congo ou il y a un lobby qui agit pour le compte de ces pays pour qu'ils captent de l'argent immérité de la part de l'ex-toujours puissance coloniale. A moins qu'il y ait une autre raison qui m'échappe. SI ON LUTTAIT CONTRE LA CORRUPTION PAR L'ARGENT, L'INSTRUMENT MEME DE LA CORRUPTION, CELA SE SAURAIT !

Donner de l'argent à un Etat corrompu, est-ce essayer de le corrompre ou tomber dans le plus vulgaire des pièges car l'argent ne servira certainement pas à la lutte contre la corruption ?  Regardons la chose sous le prisme du Congo et de la France dans le contexte actuel : Denis Sassou Nguesso distribue des millions de francs cfa à des dizaines de milliers de nordistes  ; pour y arriver, il a augmenté le budget de l'Etat de 400 milliards de francs cfa, c'est-à-dire 4 milliards de francs francs soit environ  900 millions d'euros et ce pays-là n'est pas capable de mobiliser un petit million d'euros pour lutter contre la corruption ? De l'autre, la France, une puissance qui a  tout de même besoin de 30 milliards d'euros pour boucler son budget ; vous me direz qu'un petit million d'euros , ce n'est rien mais quand même ! 

Notre ami a eu raison de  nous envoyer ce mail car l'attitude de la France, somme toute, d'un gouvernement de gauche échappe à la logique cartésienne... qui n'est pas la seule logique car la logique mafieuse a ses propres règles...

 

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