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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 14:39

Face à un déni de démocratie ou à la tentative de violation de la constitution par le régime en place, une opposition qui se respecte pousse le peuple dans la rue. Hier, le Gabon où les Gabonais réclament la vérité électorale pour le scrutin présidentiel du mois d'août, aujourd'hui, la République Démocratique du Congo avec le peuple qui défie le régime en prenant la rue, deux pays qui font passer notre opposition intérieure pour une opposition molle et peut-être complice d'une dictature qu'elle fait mine de combattre - au lieu de conduire le peuple vers la liberté et la démocratie en le poussant à livrer le combat de la rue. Qui peut croire qu'on peut chasser une dictature armée simplement en parlementant ? Et à propos, on ment plus qu'on ne parle ou ne parlemente quand on discute avec une dictature car en dictature, qui parle, ment. Le spectacle de désunion de l'opposition intérieure congolaise à travers les rivalités qui secouent l'IDC-FROCAD fait mal  au ventre car les politichiens professionnels de notre pays font passer leurs intérêts  personnels avant ceux du peuple. Surtout, lorsqu'ils sentent les élections législatives approcher à grands pas. Quand opposition et régime en place viennent du même camp, il y a suspicion de connivence, d'entente. Normal : un  arbre ne peut que donner des fruits de même goût et des rejetons de la même espèce. Comprenne qui peut. L'école du PCT n'a jamais eu vocation à former des démocrates mais des dictateurs et des docteurs en agitation politique voire des assassins. Nous le savons tous. Si vous en doutez, demandez-le à Tsaty Mabiala qui a dirigé l'école du PCT ; il confirmera...

Une dictature n'a pas d'adversaire tant que le peuple ne relève pas le défi de la chasser du sommet de l'Etat mais pour cela, un peuple doit être servi par une opposition active et déterminée conduite par des leaders politiques charismatiques qui sont prêts à en payer le prix. Ce qui est né et maintenu par la force ne peut-être chassé que par la force et il n'y a que deux moyens éprouvés historiquement pour y parvenir : la rue ou la lutte armée. En Tunisie, en Egypte, au Burkina-Faso, nous avons vu la ténacité de la rue venir à bout de dictateurs solidement implantés dans leurs pays respectifs pendant des années.

Nous avons intérêt à ce que nos frontières se démocratisent. En RDC, le peuple est dans la rue suite au mot d'ordre donné par le président Tshisékédi Wa Mulumba. Poste de police et siège du RCD brûlés, bus incendiés, caméras de surveillance caillassées, posters géants de Kabila brûlés, barricades démantelées, etc. A Kinshasa et à Béni comme dans d'autres villes de la RDC, le peuple bat le pavé. Et cela devrait se poursuivre jusqu'à ce que Joseph Kabila accepte d'organiser les élections plurielles, libres, transparentes et véridiques. Un jour ne sera pas suffisant pour faire tomber la taupe rwandaise. Il faut une grève générale illimitée et des manifestations quotidiennes sur toute l'étendue de la république démocratique du Congo. Il y a des morts. Que les vies sacrifiées ne le soient pas pour rien !

Le dialogue n'est pas nécessaire lorsque la loi est claire et limpide comme de l'eau de source. Le président Tshisékédi devrait déstabiliser le pays jusqu'à ce que le premier Rwandais du Congo, cheval de Troie de Paul Kagamé, plie bagages. Il faut secouer le cocotier jusqu'à ce que la noix de coco tombe sinon cela ne sert à rien. Nous l'avons dit et nous le répétons derechef : ce siècle est celui de la démocratisation de l'Afrique. Plus le travail des consciences se fera, plus vite nous y parviendrons. Non, la démocratie n'est pas le luxe et l'apanage des pays occidentaux. L'Afrique a connu la démocratie avant l'Occident ; il n'y a pas de raison que nous y parvenions à nouveau. Il nous faut juste vaincre nos ennemis de l'intérieur et de l'extérieur.

 

         LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO : LA REVOLTE EST DANS LA RUE
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 10:59
DIASPORA : LE CENTRE D'INTERET, C'EST LE PEUPLE CONGOLAIS ET NON NOS PETITES PERSONNES

Il est parfois nécessaire de recadrer le combat politique pour que chacun tienne la bonne place, le bon rôle et soit répertorié dans le bon camp. Voilà près de vingt ans que nous avons engagé le combat contre la dictature installée de force au Congo par Denis Sassou Nguesso. Ce qui nous caractérise, nous, les anciens, c'est de placer le Congo au centre des préoccupations, rien que le Congo et son peuple et non nos petites personnes ou les leaders des partis politiques - comme certains le font à présent. Nous étions une petite minorité au sein de la diaspora. Nous avions honte de manifester à quatre ou cinq au sein de deux cents militants des associations Survie et ATTAC. Jamais, il n'a été question de nos petites personnes car nous estimons qu'en vivant en France, un pays où le droit et la liberté sont des concepts qui ont un sens, nous avions eu beaucoup de chance. Si nos compatriotes restés au pays ne pouvaient pas s'exprimer librement car bâillonnés par la kalachnikov, il revenait à la diaspora libre de porter le combat de la libération de la parole. Lors de mes procès (2009-2011) contre le régime, j'exposai clairement ma vision en posant cette question à la juge : QUI D'AUTRE QU'UN CONGOLAIS PEUT EXPOSER LA SOUFFRANCE DU PEUPLE CONGOLAIS AUX YEUX DU MONDE ?

Ceux qui nous connaissent, les quelques pionniers de la résistance comme Jean Claude Béri et votre serviteur, nous n'avons qu'un camp, qu'un seul parti : le Congo et l'ensemble des Congolais qui souffrent, nos frères que le régime du monstre de l'Alima tue de mille et une manières. Le travail constant de plusieurs années a fini par contaminer de nombreux compatriotes de la diaspora - même ceux qui ne s'intéressaient pas à la politique. Voir une personnalité comme Djo Balard, mondialement connue venir défendre la cause de la liberté, du droit et de la démocratie dans notre pays a été une grande satisfaction. Idem aujourd'hui pour Alain Mabanckou qui est sorti de sa zone de confort pour enfin voir les ténèbres qui recouvrent notre pays. S'il est une autre chose qui a fait notre constance c'est celle-ci : nous n'avons pas de contact avec les oppresseurs de notre peuple, quels qu'ils soient.

Que ceux qui se disent journalistes ou qui aspirent à exercer cette profession ne mélangent pas les mondes : l'engagement, laissez-nous cet espace et vous, s'il vous plaît, occupez-vous de l'information pure épurée de toute émotion, de tout jugement de valeur. Le journaliste est celui qui a choisi le camp de l'information et non celui de la désinformation, de la déformation voire de la collaboration ou même de la résistance ; il doit faire oeuvre de neutralité. Dans une guerre, les deux camps doivent être clairement identifiés. Il n'y a pas de place pour les observateurs au milieu du champ de bataille quand les guerriers se donnent des coups. Il est vrai que dans toute guerre, il y a des espions, des collabos. Cependant, celui qui a pris part dans un camp et qui a donné des coups de part et d'autre de l'arène, s'il est identifié, notre trublion sera rejeté par les deux camps.

Depuis 1997, au péril de nos vies et de celles de nos proches, nous avons lancé l'intifada des mots contre les tueurs du Parti Congolais des Tueurs. Nous n'avons jamais partagé une cacahuète avec les sbires du pouvoir. Nous avons estimé que la liberté et le bien-être du peuple qui nous a donné la vie étaient plus importants que nos petites personnes. Nous n'avons pas vocation à nous mettre en avant pour rechercher un quelconque avantage ou positionnement pour être remarqués afin d'être cooptés par la dictature ou les partis politiques.

Nous voyons ceux qui viennent de prendre le train en marche et qui ont pour objectif d'avoir plus que de la visibilité essayer d'occuper toute la lumière mais il reviendra au peuple congolais seul de décerner la palme du mérite.

Depuis les élections du 20 mars 2016, certains ont perdu la boussole de la résistance en allant soutenir des individus, délaissant la cause du peuple tout entier pour une vision de la politique. C'est leur droit de soutenir le Général, le Youki, le Pouki, le nioki, etc. Nous, nous défendons TOUS les Congolais - sans distinction de parti politique ou d'ethnie. Pour illustration, lors du petit Hiroshima du 4 mars 2012, nous avons défendu des compatriotes du nord pour leur éviter des tortures voire la mort (les articles sont en ligne). Nous faisons une distinction claire entre la politique ethno-régionale de conservation du pouvoir mise en place par Denis Sassou Nguesso et nos compatriotes du nord dont la plus grande partie souffre comme le reste de la population - même si au sein de ceux-ci, quelques-uns, manipulés, soutiennent le dictature du monstre de l'Alima - sans en tirer le moindre profit. Cependant, il arrivera bien un jour où ils comprendront ce qui se passe vraiment dans notre pays.

Lors de la colonisation, certains ont soutenu le Blanc en jouant le rôle du bras armé. Quand vint l'indépendance obtenue par les pères de l'indépendance, tous en ont tiré les bénéfices. Que ceux qui veulent collaborer avec le système qui opprime notre peuple prennent clairement position : on ne peut être pour la dictature et en même temps pour le peuple.

Laissez-nous qui avons pris position pour le peuple poursuivre notre combat. Le journaliste est neutre. Sa place n'est pas dans le militantisme. Le vrai journalisme est même à l'opposé du militantisme car il sert les puissances du monde qui tiennent les médias. Se proclamer journaliste n'est pas un symbole de probité morale. Il y a des journalistes qui servent les dictatures. Si on est journaliste, on fait son boulot dans la neutralité et non en étant acteur, autrement, on lâche la carte de presse pour livrer le combat de la liberté. Nous ne voulons pas du mélange des genres : chacun doit rester à sa place, y compris ceux qui soutiennent Denis Sassou Nguesso.

La chauve-souris ne prend parti ni pour les oiseaux, ni pour les rats lorsque ceux-ci s'affrontent. Que les Congolais rejettent clairement ceux qui ne livrent pas le bon combat. Les attaques physiques de personnes ou les plaintes en justice contre tel compatriote, en quoi cela fait-il avancer la lutte du peuple congolais ? Tous ceux qui nous empêchent de nous concentrer sur la bonne cible font le jeu de la dictature.

Au moment où même Bopaka vitupère que les ministres "déchets" et barons du régime doivent rendre des comptes comme monsieur Didier Elongo qui possèderait à lui tout seul une université, nous n'avons pas besoin de règlements de comptes maintenant. Ce moment viendra quand l'éléphant s'écroulera. Et il s'écroulera ! A ce moment-là, qu'Elongo qui critique à son tour Bopaka se tienne tranquille : même Bopaka rendra des comptes.

Nous sommes de ceux qui ont estimé que le destin de tout le peuple valait bien plus que nos petites personnes. Nous avons tout mis dans la balance, accepté de mourir pauvres au lieu de riches traîtres de notre propre peuple car la dignité nous a paru une plus grande richesse.

Nous avons livré pendant bientôt vingt ans le combat pour la liberté et le bien-être du peuple congolais et estimons avoir gagné le droit demain d'exiger des comptes. Alors, cessez de vous étriper pour vos petites personnes et concentrons-nous sur la dictature : l'avenir du peuple qui nous a donné la vie est plus important que vos querelles de personnes.

ACCUSER SANS EN FOURNIR LES PREUVES N'EST PAS FAIRE ACTE DE JOURNALISME MAIS DE MEDISANCE ET DE DIFFAMATION. Si corruption ou collaboration il y a, que ceux-là sachent que les crocodiles du PCT finiront par le faire savoir. La diffamation actuelle ne sert qu'à affaiblir le mouvement des combattants. 

Nous savons que la diaspora est infiltrée par le régime des crocodiles de l'Alima et que parmi ceux qui vocifèrent au nom du peuple, il y a forcément des collabosQuand le PCT et l'éléphant tomberont, ils entraîneront les traîtres et les collabos dans leur chute. Un éléphant ne meurt jamais seul : il écrase au passage tous ceux qui se cachent et mangent sous son ventre poilu. Patience, le temps où les traîtres et les collabos doivent rendre des comptes n'est pas encore arrivé...

 

          LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 21:38
GABON/CRISE ELECTORALE : C'EST D'ABORD UNE QUESTION DE VERITE ELECTORALE ET NON D'IDENTITE

Depuis la conférence de la Baule, l'Afrique s'essaie à la démocratie électorale, une démocratie d'importation - comme le reste de ses institutions par ailleurs, des institutions qui sont à l'image de celles de l'Occident, dans la mesure où le modèle de la république et de ses institutions nous a été imposé lors de nos pseudo-indépendances par nos colonisateurs. Après tout, pourquoi un modèle qui fonctionnerait bien en Occident ne fonctionnerait-il pas en Afrique ? Ne sommes-nous pas tous des êtres humains ? Cependant, nous constatons des différences : Les Etats africains organisent des élections qui souvent manquent de transparence et de vérité électorale. La transparence, c'est lorsque tout le long du processus électoral (recensement, distribution des cartes, votes, dépouillement), il n'y a pas d'entraves, pas de violation des droits constitutionnels des citoyens, que tous les concurrents peuvent certifier de l'authenticité des résultats. La vérité électorale concerne la conformité entre les résultats proclamés et les votes des électeurs. Si un résultat n'est pas conforme aux contenus des urnes, nous sommes en face d'un mensonge d'Etat, d'un comportement méprisant la volonté populaire. Or, il ne peut y avoir de démocratie sans respect absolu de la volonté du peuple exprimée lors de votes.

Il arrive souvent que le recensement de la population ou le recensement administratif ne soient pas complets par leur couverture et souvent la distribution des cartes d'électeurs pose problème, les gouvernements favorisant les populations qui leur sont favorables et omettant celles dont le vote ne leur est pas garanti. Le vote est souvent l'occasion de fraudes : votes multiples, gonflement d'électeurs, votes d'étrangers n'ayant normalement pas le droit de voter.

Dans de nombreux pays africains, l'état civil manque de rigueur. Au XXI ème siècle, avec l'avènement du numérique, le processus devrait être mieux mieux maîtrisé mais on constate jusqu'à présent que des contrefaçons sont émises pour créer de faux citoyens - en vue d'obtenir un avantage électoral. En Afrique, ceux qui accèdent au sommet de l'Etat ne veulent pas quitter le pouvoir ; ce qui conduit souvent à des processus électoraux faussés volontairement. Les institutions de recours étant tenues par des éminences du système, il est souvent difficile pour l'opposition d'obtenir gain de cause en cas de contestation. Et lorsque le peuple proteste, la force publique prétendument force républicaine se révèle être une force de défense étatique, une force de statu quo - à quelques exceptions près. Voilà les problèmes électoraux qui entravent le bon fonctionnement électoral de l'Afrique et, sans transparence, justice et vérité électorales, il ne peut y avoir d'alternance, donc de démocratie.

Ces derniers jours, nous voyons apparaître des témoignages, des vidéos qui tendent à insinuer qu'Ali Bongo Ondimba est bien le fils de son père et de sa mère. Certains de mes amis vont jusqu'à me reprocher de prendre parti pour Ping - alors que ce n'est pas le cas: je prends le parti du peuple gabonais comme tout bon démocrate. Au Gabon, une élection présidentielle est devenue une affaire d'état civil, une affaire de famille - alors qu'elle ne devrait être qu'une affaire électorale. On objecte que ni Ali, ni Ping ne sont des démocrates - ce qui n'est pas tout à fait vrai puisque Jean Ping n'a jamais exercé le pouvoir suprême. En fait, notre préoccupation est simple : le respect du vote des électeurs, condition essentielle pour établir une vérité électorale. Le problème n'est pas de savoir si Ali est le fils de Bongo ou non - cette question est dépassée puisqu'il s'est présenté deux fois au scrutin présidentiel gabonais mais s'il a gagné ou perdu l'élection présidentielle du mois d'août 2016 au Gabon et cela importe peu qu'il soit le fils d'Omar Bongo Ondimba ou pas puisqu'il lui suffit d'être Gabonais. Le Gabon n'a pas pour mode de gouvernance la royauté pour que la succession se fasse de père en fils ad vitam aeternam. Nous sommes dans une république et nous pensons que le respect du one man one vote est le b-a, ba de la démocratie électorale.

Nous avons l'impression qu'on élude un problème en se focalisant sur un autre problème garage. Que la maîtresse ou les petits copains de l'école maternelle ou primaire reconnaissent qu'Alain Bongo devenu Ali Bongo était écolier en France avant la guerre du Biafra ou pas, là n'est pas le problème. Nous nous battons pour l'instauration de la démocratie en Afrique, processus qui passe par la vérité électorale. Si Ali Bongo est vainqueur de façon honnête, nous n'aurons aucune raison de ne pas reconnaître sa victoire mais falsifier le taux de participation électoral du Haut Ogooué ne nous paraît pas acceptable pour un démocrate.

Il va bien falloir qu'en Afrique on cesse d'organiser des élections de façade. L'instauration et la consolidation de la démocratie sont à ce prix. L'alternance est à la compétition politique ce que la performance et la compétence sont à la compétition entre entreprises. Si un homme d'Etat ne satisfait pas les inputs du peuple ou de ses électeurs, il sait que ceux-ci pourront le remplacer à l'élection qui devient psychologiquement un facteur d'émulation politique poussant les politiciens à mieux travailler dans l'intérêt du pays. Or, la dictature supprime l'émulation politique, la compétition pour le mieux-faire, le dictateur se maintenant au pouvoir par la force. L'Afrique ne peut progresser si cela ne change pas, déjà qu'il y a ingérence des puissances étrangères dans nos affaires intérieures. Le chemin à parcourir est encore long. Nous ne parviendrons à instaurer et à consolider la démocratie qu'en luttant contre les ennemis de l'intérieur et les ennemis de l'extérieur. Les chefs d'Etat africains doivent apprendre à lâcher prise, à respecter la volonté des peuples. Tel est notre combat. Il y a une vie après la présence de la république.

 

                 LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 20:12
CARBURANT TOXIQUE DE BP, TRAFIGURA, VITOL, ETC : LA 'QUALITE AFRICAINE' EST UN CRIME RACISTE

Remarquez que c'est déjà un paradoxe pour un soi disant pays producteur de pétrole d'importer du carburant - et je parle du bon carburant. Entre le pétrole et le carburant, il y a les raffineries. Rien n'empêche un pays comme le Congo de construire des raffineries pour produire son propre carburant. Rien ! C'est déjà assez triste pour un pays producteur de pétrole d'importer du carburant mais quand nous apprenons que le Congo entre autres pays africains importe du carburant toxique pollué au soufre avec un taux de 378 à 1000 fois supérieur au taux autorisé et au benzène, des produits qui accroissent la mortalité surtout infantile, nous tombons des nues.  Néanmoins, nous ne sommes pas du tout surpris par de telles pratiques : l'Occident travaille à la disparition progressive de la race noire en nous fournissant des produits manufacturés délétères que nos Etats payent en plus. Produits alimentaires avariés et pollués aux virus, faux médicaments, vaccins contaminés, produits divers défecteux, polluants ou toxiques, tout est bon pour ruiner les vies noires. C'est l'Afrique, disent-ils, et en Afrique, on peut tout se permettre car il ne s'agit que de sous-hommes. Les Africains sont très peu regardants de ce qu'ils importent car ils n'ont aucune volonté de produire ce qu'ils consomment - même pas  celle de contrôler ce qu'ils importent. On peut leur vendre des carburants toxiques qualifiés de "qualité africaine" - en toute impunité en jouant sur les failles du droit. Trafigura, Vitol, BP et autres sociétés suisses en profitent pour faire d'énormes ... profits - sans état d'âme. On se permet en Afrique ce qu'on n'ose même pas évoquer en Europe où des laboratoires de contrôle et des lois rigoureuses existent.

Produire des produits toxiques destinés au continent africain est un crime - même si les multinationales comme Trafigura, Vitol ou BP profitent des failles juridiques de nos Etats affaiblis par les dictatures. Nous sommes en face de situations criminelles, de crimes contre l'humanité. Vous avez compris pourquoi les multinationales occidentales ne veulent pas de la démocratie en Afrique, préférant collaborer avec des dictatures peu regardantes ou pas regardantes du tout de ce que les multinationales occidentales trafiquent dans nos pays. Trafigura,Vitol, BP et les autres multinationales mériteraient d'être poursuivies pour crimes contre l'humanité mais nous savons que nos dictateurs n'en feront rien. D'ailleurs, pour ne parler que du Congo, on peut affirmer que les traders de carburants toxiques bénéficient de la complicité du gouvernement. Denis Christel Sassou Nguesso a longtemps défrayé la chronique à ce sujet.

Si nos Etats étaient soucieux de protéger leurs concitoyens, tout produit manufacturé provenant de l'étranger serait contrôlé au préalable avant commercialisation sur le continent africain. Quand vous constatez que des virus comme celui du sida ou d'Ebola sont créés au laboratoire avant d'être introduits en Afrique, que Bill Gates administre en personne des vaccins qui rendent des femmes africaines stériles, que des guerres sont fomentées sur le continent en armant les Africains pour qu'ils s'entretuent, quand vous additionnez à tout cela le pillage de l'Afrique et son appauvrissement provoqué, vous ne pouvez que conclure à un plan concerté pour éradiquer les fils de Kama de la surface de la terre. Même les dictatures nous sont imposées à dessein. Il s'agit de provoquer par tous les moyens l'effondrement démographique de la race mélanoderme.

L'Afrique doit réduire sa dépendance industrielle à l'Occident au risque de disparaître. Non seulement nos législations nous exposent mais les sociétés occidentales ne font rien pour agir en Afrique comme elles agissent en Europe - en faisant au passage de gros bénéfices. Le diesel corrosif est dangereux. En polluant l'environnement aux particules fines, les maîtres du monde qui veulent réduire la population de l'humanité sont certains de causer une mort progressive de nombreux africains. Si on ajoute à tout cela l'eau polluée, la malnutrition, etc, les sceptiques peuvent au moins se poser la question de savoir si le projet affiché de la réduction de la population mondiale est sérieux ou pas. La guerre est par ailleurs un moyen efficace de réduction de la population mondiale. Les Chinois, les Russes, les Iraniens se préparent à la guerre...

Nous avons écrit un article sur la réduction des ressources de la planète exposée par les télévisions de l'élite qui disaient qu'en août 2016, "l'humanité" avait déjà consommé les ressources de toute l'année et que si tous les être humains vivaient comme les Américains et les Australiens, il faudrait 5,4 planètes terres pour assouvir les besoins de toute l'humanité. Non seulement, les Occidentaux sont ceux qui consomment et gaspillent le plus les ressources planétaires mais ils sont aussi ceux qui prétendent qu'il y a trop d'êtres humains sur terre. Le problème, c'est eux mais eux estiment que c'est l'Afrique, l'Inde, la Chine - alors que si tout le monde vivait comme les populations de l'Inde, 0,5 planète terre suffirait à satisfaire les besoins des sept milliards d'êtres humains.

Les populations de l'Afrique seront un jour réduites drastiquement par des campagnes de vaccination sous le contrôle de l'OMS - les autres formes de dépopulation ne fonctionnant pas assez vite. Nous sommes totalement démunis face à ce projet illuminati. D'autre part, le dérèglement climatique pourrait gravement affecter le continent africain par un engloutissement d'une partie du continent sous les eaux. Ce n'est pas pour rien qu'on préserve les semences de chaque espèce végétale. Le Nouvel Ordre Mondial est le projet de la domination totale de l'élite qui se demande juste s'il faudra l'imposer par la force ou agir subtilement. Les races faibles doivent disparaître ou être réduites à l'essentiel par tous les moyens. Nous sommes préoccupés de combattre les dictatures et n'avons pas les moyens de voir les plans les plus globaux des maîtres du monde dont les dictateurs africains ne sont que des serviteurs. L'Afrique reste et demeure une proie qui enrichit - même au détriment de sa population - les puissances du monde. Et l'Occident a intérêt que cela se poursuive...

 

               LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 13:22
A DAVID : LES DICTATURES AFRICAINES EXERCENT UNE VIOLENCE PAR PROCURATION

Cher David, que nos pseudo-indépendances ne nous fassent pas perdre le fil de l'histoire et le sens de la réalité. La puissance des uns ne persiste que par une privation des droits et par une domination des autres et cela n'a pas vraiment changé. Ce qui a changé, c'est l'apparence de la gestion du pouvoir dans les ex-toujours colonies - notamment françaises. Au Congo, nous croyons que Denis Sassou Nguesso est au pouvoir - alors que c'est la France qui est au pouvoir en exposant au sommet de l'Etat SON gouverneur noir qui sévit à sa place. Pourquoi salir ses blanches mains quand des mains noires peuvent faire le travail à votre place ? En plus violent ?

Nous vivons dans un monde de pouvoir : pouvoir politique, pouvoir financier, pouvoir religieux, pouvoir technologique, pouvoir culturel, pouvoir racial, etc, et  tous ces pouvoirs sont liés. Et qui dit pouvoir suppose un pôle qui exerce l'autorité et un autre qui obéit, qui subit le diktat des puissants. L'autorité, toute autorité est en soi violence, violence psychologique et/ou physique, contrainte, coercition prétendue légitime ou non. Peu importe que l'autorité soit imposée par la force ou donnée par les peuples eux-mêmes qui choisissent leurs maîtres. Cependant, les luttes entre les classes supérieures et inférieures ont conduit en Occident à un certain équilibre appelé "démocratie". L'ensemble du peuple ne peut exercer le pouvoir qu'il détient ; il est donc obligé de l'aliéner en le cédant à des délégués qui peuvent parfois agir contre les intérêts du peuple - pour le profit des puissants. Nous le voyons en œuvre en France et ailleurs dans le monde. Cependant, ce système permet une meilleure prise en charge des droits et des devoirs de l'ensemble de la société. Une démocratie défend mieux les intérêts d'une nation - quoi qu'on  lui reproche. L'Afrique s'essaie à la démocratie d'importation ; elle balbutie le droit mais elle avance tant bien que mal. Cependant, elle avancerait bien plus vite si elle avait une meilleure lecture des rapports de force qui nous tiennent captifs.

La démocratie - qui a supplanté la royauté dans laquelle le monarque avait tous les pouvoirs et le peuple aucun - est un système qui répartit le pouvoir politique entre le sommet et la base, de sorte qu'il soit en apparence l'affaire de tout le peuple qui voit ses droits augmenter et ceux de l'Etat diminuer parce qu'il est censé agir pour l'intérêt du peuple, de la nation.

Si toutes les nations de la terre devenaient démocratiques, cela poserait un problème dans la mesure où les peuples dominés défendraient mieux leurs intérêts face aux puissances du monde. Le pillage systématique des ressources africaines deviendrait plus difficile. Pour les puissances du monde, la démocratie n'est pas souhaitable partout, surtout pas là où se trouvent les ressources essentielles de la planète. Qui a intérêt à ce que l'Afrique ne soit pas démocratique ? D'abord les puissances du monde qui nous ont asservis et colonisés - ensuite leurs gouverneurs noirs qui ne veulent pas perdre leur position. Entre la dictature blanche du dehors qui veut piller nos ressources et celle de l'intérieur, il y a connivence, complicité, conspiration. C'est la dictature du dehors plus puissante qui arme celle du dedans. Si la dictature du dedans n'exerçait pas la violence, elle viendrait directement de la dictature du dehors Nous l'avons vu à l’œuvre en Irak, en Côte-d'Ivoire, en Lybie et nous la voyons en œuvre en Syrie où les puissances du monde Russie, USA, France, détruisent allègrement un pays pour maintenir leur domination. Ne pas voir la main blanche qui se cache derrière le gant noir en Afrique est une grave cécité, une sorte de suicide intellectuel. Toute la puissance blanche s'est construite sur la domination blanche des autres "races" et ça continue. La violence que nous subissons des dictateurs africains est une violence par procuration. Si nous leur empêchons de prendre notre pétrole, ils viendront personnellement nous faire subir les pires atrocités. C'est aussi cela la Françafrique. Cependant, c'est plus commode de laisser les gouverneurs noirs exercer la violence à la place des puissances du monde.

Parlons de la violence du Noir sur le Noir sur ordre blanc ou pour garantir les intérêts des puissances du monde - ce qui est exactement la même chose. A l'époque nos ancêtres, bien avant celle de nos grands-pères, avant la domination de l'étranger sur nos chairs et nos esprits, les fils de Kama n'exerçaient pas la violence les uns sur les autres, surtout pas au sein d'un même peuple. Nul fils de Kam n'asservissait son frère pour tirer profit de son travail ou pour lui voler sa terre. 

Ce sujet est important et il me faut faire œuvre de pédagogie lorsqu'il y a incompréhension. Je vais d'abord lever l'équivoque lorsque vous écrivez :

"Je crois que la spécialité des mentalités congolaises est souvent qu'elles se plaisent de sous-estimer les souffrances des autres. Comment aurait réagi mon bien aimé Grand-père en lisant ses lignes qui montrent toujours notre légèreté pour écrire, puisque ce qui compte pour nous, ce n'est pas le "ressenti" du lecteur. "

Sous-estimer la souffrance des autres ? Il est question dans mes textes de ma propre souffrance qui s'additionne à celle de notre peuple et de toute l'Afrique. Déverser de l'acide par hélicoptère sur les Gabonais m'a écœuré et la violence subie par les Gabonais me concerne à plus d'un titre car les membres du clan Makanda et ceux du clan Mindzumba y vivent, les frontières coloniales ayant fait fi de l'homogénéité culturelle de l'Afrique. Les Gabonais sont nos frères et on ne saurait rester indifférent à ce qui leur arrive. Ecrire avec légèreté ? Jamais ! Je pèse et soupèse mes mots. Si votre grand-père qui a peut-être connu la colonisation revenait dans notre pays, il serait choqué de voir les fils du Congo en massacrer d'autres pour la défense des intérêts des puissances du monde, du mundelé. Et quand il verrait que le fouet est à présent remplacé par la kalachnikov, il serait probablement anéanti.

Reprenons cette phrase que vous avez extraite de mon article :

"Désormais, la férule blanche du colon est tenue par une main noire qui fouette encore plus fort que le Blanc".

David, c'est une image. L'allusion au fouet est emblématique de la violence coloniale car déjà à l'époque de l'esclavage et de la colonisation, le Noir fouettait le Noir sur ordre du Blanc quand le colon ne tenait pas lui-même le fouet. Ce fut aussi le cas aux Antilles.  Ce n'est qu'une image pour montrer combien la même violence est exercée de façon plus brutale par nos propres frères. Cependant, il faut y lire un lien entre l'esprit colonial et l'esprit dictatorial.

Les indépendances sont une sorte de gestion par procuration du pouvoir colonial, le gouverneur blanc ayant été remplacé par le gouverneur noir, le palais du gouverneur par le palais présidentiel. Le colon a-t-il pris par exemple des hélicoptères pour aller bombarder le Pool ? C'était juste une image pour montrer que les gouverneurs noirs exercent une violence plus sauvage et plus barbare par procuration, dans la mesure où la colonisation, sous une autre forme, se poursuit.  Le coup de fouet symbolise la torture. Cette image a été pensée pour créer un électrochoc.

Restons lucides. Il faut juste que nos compatriotes comprennent la logique profonde du monde dans lequel ils vivent. Regardons l'affaire des massacrés du Beach, une violence de masse, un crime contre l'humanité : c'est une cruauté qui dépasse les massacres coloniaux car ici, les victimes ne se défendent même pas et viennent innocemment s'offrir en holocauste à leurs bourreaux.

Nous avons subi une violence sans pareille de la part du colon car ces êtres venus d'ailleurs voulaient nous dominer, inspirer la pire des peurs pour tétaniser nos ancêtres mais lorsqu'on analyse la violence du Noir sur le Noir, elle me paraît plus barbare. Ai-je besoin de prouver que cette violence se fait par procuration ? L'Occident ne soutient-il pas Sassou qui se rendra à l'ONU ?
Il faut qu'une nouvelle conscience naisse dans nos esprits. Ce que traduit ma phrase, c'est une vérité cachée. Les Français ont tiré sur les Ivoiriens à Abidjan quand le travail ne pouvait pas être fait procuration. Qui se cache derrière Boko Haram en l'armant ? Des hélicoptères de puissances du monde bourrés d'armes destinés à Boko Haram ont été saisis par les Tchadiens et les Camerounais. En RDC, à Béni, des soldats de la MONUSCO ont été arrêtés  avec des cargaisons de machettes qu'ils livraient aux Rwandais.

David, vous avez l'habitude de bien me lire dans le contexte. Si la barbarie existe en Afrique, c'est parce que les gouverneurs noirs l'exercent au nom du colon qui les arment comme ils armaient les nègres qui allaient capturer leurs semblables pour les expédier en servitude au-delà des mers. Oui, la férocité blanche à notre égard continue, à la seule différence qu'elle s'exerce au travers des mains noires qui garantissent les intérêts blancs comme je l'ai prouvé à l'assemblée nationale française en brandissant une lettre confidentielle de Denis Sassou Nguesso à l'ambassadeur de France au Congo, monsieur André. La conspiration blanche qui subjugue les Africains ne saurait se prolonger si ceux qui nous haïssent en nous reléguant au rang de déchet, de dégénérescence de l'humanité ne bénéficiaient pas de complicité intérieure. Cela pour dire que notre combat est double : contre l'ennemi extérieur et contre le complice intérieur. Oui, choquons en rappelant le passé de cette férocité blanche qui se prolonge au travers de mains noires qui "fouettent" plus  fort que le colon. C'est une image. Je signe et je persiste que les dictatures africaines sont une violence par procuration qui prolonge les violences esclavagiste et coloniale. En pire.

 

              LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 15:04
CONGO/GABON/ELECTION PRESIDENTIELLE : DEUX PAYS, DEUX DICTATURES, DEUX ATTITUDES

L'Afrique s'essaie à la démocratie du maître blanc, une démocratie d'importation que lui conteste la dictature des gouverneurs noirs nostalgiques de l'autorité sans partage du grand méchant colon qui coupait la tête pour un non ou pour un oui, parfois juste par caprice. L'ego s'écroule et régresse par le fait de la peur. Et on s'étonne que l'Hexagone ne dise rien quand Sassou ou Ali tuent. La dictature - comme le pouvoir colonial qu'elle incarne et sert - règne par la peur. En Europe, la démocratie se veut séductrice pour engranger des voix toute peur évacuée, en Afrique, elle dicte la peur aux peuples. Désormais, la férule blanche du colon est tenue par une main noire qui fouette encore plus fort que le Blanc. La dictature prolonge le terrorisme colonial, un terrorisme par procuration. En servant le maître pilleur, le serviteur dictateur se sert au passage. Cette voie blanche sur papier et "noire" en intentions ne réussit pas à tout le monde. Plus le pays est riche et peu peuplé, moins la démocratie est la bienvenue.

Cependant, la peur régresse, perd du terrain. Les peuples africains prennent conscience de leur pouvoir affirmé, écrit, proclamé mais jamais concédé aussi facilement. Nous avons reçu la fin de l'esclavage et de la colonisation sans combattre ; il faut ce coup-ci se battre et montrer ses griffes pour obtenir la vraie liberté, la démocratie car ce qui se donne n'est qu'un leurre. Nous travaillons à exorciser la peur inscrite en lettres de sang sur nos peaux anthracites à coups de fouets. Contre les puissances du monde, la kalach braquée directement sur la volonté, les peuples d'Afrique s'émancipent de la peur qui asservit. Nous finirons par y arriver - d'autant que le partage des idées se fait à la vitesse et à l'étendue des réseaux sociaux.

Il faudra trouver le moyen un jour de transformer les forces publiques en forces qui protègent les peuples et non les dictateurs. En fait, le retard démocratique en Afrique vient de là. Historiquement, nous avons affaire à des peuples jeunes, à des républiques qui balbutient encore leur constitution, à des forces publiques qui se comportent comme des forces mercenaires au service des seuls Etats.

Nous travaillons les esprits au burin et espérons redonner aux Africains leur philosophie première, leur peau identitaire originelle : pour nous, il n'y a rien de plus important que l'homme, le plus grand bien de prestige. Hélas, l'Afrique est aujourd'hui, l'endroit où l'homme a perdu de son lustre d'antan. Nous avons été dévalorisés au point de nous détester nous-mêmes, de croire que nos vies ne comptent pas dans le concert des nations mais il est temps que le Kamite redevienne lui-même en reprenant la place qui était sienne quand sa fille Kemet civilisait le monde : l'être qui aspire  à l'éternité en servant la vie et la création du Créateur, notre ancêtre, notre PERE.

Nous suivons avec beaucoup d'attention la crise électorale au Gabon. En effet, deux hommes se proclament présidents comme lors de la crise ivoirienne. Dans ce texte, nous souhaitons comparer la réaction de trois variables : régime, opposition, peuple dans deux pays frontaliers au déterminisme quasi identique lors d'un même événement, ici, l'élection présidentielle : le Congo et le Gabon. Deux pays qui ont un fond démographique en commun par le partage des frontières (Tékés, Punus, Vilis, Nzébis, etc) deux pays faiblement peuplés mais très riches en ressources naturelles dont le pétrole est la principale, deux pays dont l'Etat est entre les mains d'un étranger (Sassou, le Béninois-Ivoirien et Ali Bongo Ondimba, le Nigérian-Biafrais), deux pays sous dictature familiale qui jouent à la démocratie électorale.

Au Congo, l'opposition sort principalement du PCT et au Gabon du PDG. Au Gabon, une famille est au pouvoir depuis près de 50 ans et au Congo, le PCT cumule presque la même durée, Sassou squattant les hautes sphères de l'Etat depuis plus de quarante ans (1968). nous sommes en présence de deux ex-toujours colonies françaises appartenant à l'ancienne Afrique Equatoriale Française. Des anciennes cartes confondent même le Congo et le Gabon. Il existe même des liens de sang entre la dictature des Bongo et celle de Sassou.

Si au Congo, l'élection présidentielle est à deux tours, au Gabon, elle se déroule en un tour. Remarquez qu'au Congo, depuis son retour aux affaires louches de la république royale bananière, en 1997, Denis Sassou Nguesso l'emporte toujours au premier tour lors de scrutins présidentiels. Une différence dans le principe mais une grande ressemblance dans la pratique.

Nous avons travaillé depuis près de vingt ans à libérer la parole, espérant que libérée, la parole libérerait l'action. Il fallait ensemencer les esprits en plantant la liberté. Nous avons choisi internet. Ensemble, nous assistons au réveil démocratique de l'Afrique. Tout n'y est pas encore parfait mais l'expérience remonte juste à la conférence de la Baule. La jeunesse de la démocratie africaine est une excuse recevable. Nous espérons une accélération. Nous avons vu les Ivoiriens résister à la puissance française avant de voir la France imposer son gouverneur noir. Ensuite vint la révolution de Jasmin partie de Tunisie avant de gagner l'Egypte, une révolution qu'on jurait qu'elle ne traverserait pas les Tropiques. Le Burkina Faso a jeté ses hommes intègres dans la rue. Compaoré s'est enfui. La ouagattitude était née après avoir triomphé d'un coup d'Etat fomenté par le Général Diendéré. Les regards se sont désormais tournés vers la riche Afrique centrale où pullulent les dictateurs et les dictatures.

Le Congo est entré dans un bras de fer avec Denis Sassou Nguesso. Certains de ses anciens alliés - de surcroît ministres pour certains - sont devenus des opposants. La politique est devenue un Janus à deux faces opposées le jour mais liées la nuit et par l'histoire et par la politique et par les liens maçonniques. Le peuple s'est réveillé mais les leaders n'ont pas été capables de porter le coup de grâce au régime alors que le pays était vent debout. Les jeunes désoeuvrés, sans autre avenir que la mort à petit feu dans la pauvreté ont répondu présents. Hélas, timorée, l'opposition ne s'est pas vraiment opposée : l'Alima a débordé et inondé la Constitution jusqu'à conserver le pouvoir entre les mains du même clan. L'élection présidentielle du 20 mars a vu la défaite de Denis Sassou Nguesso mais l'homme s'est maintenu au pouvoir en terrorisant le peuple, soudoyant une partie de l'opposition et en embastillant certains opposants trop intransigeants comme Paulin Makaya privé de l'élection présidentielle et le Général Jean Marie Michel Mokoko qui s'était retrouvé au second tour avec Parfait Kolélas. Acculée dans un rôle administratif, l'opposition n'a même pas été capable d'obtenir le recomptage des voix. Les leaders bloqués politiquement, le peuple n'avait plus de meneurs. Cependant, quelque chose avait changé : nous avions proposé de filmer et de photographier le processus électoral du 20 mars 2016 - ce qui permit d'établir aux yeux du monde entier la défaite de Denis Sassou Nguesso. En décapitant le mouvement populaire qui commençait à prendre, Sassou a arrêté net le mouvement démocratique. Cependant, l'expérience congolaise a inspiré nos frères du Gabon aui ont été très vigilants lors de l'élection présidentielle du mois d'août.

Au Gabon, l'opposition sortie du PDG a appliqué ce que nous avions proposé à la notre, à savoir, un candidat unique ; la stratégie qui fut refusée au Congo par l'opposition au prétexte de priver Sassou de voix partout pour mieux servir les ambitions personnelles a fonctionné au Gabon : Ali Bongo Ondimba a été battu pas Jean Ping, un autre baron du régime désormais dissident. Jean Ping n'a pas cédé. Le peuple gabonais est sorti dans la rue, là où le peuple congolais est resté sans réaction - après le hold-up électoral de Sassou. Assemblée nationale brûlée, aéroport de Lambaréné incendié, etc. Ali a appelé les mercenaires à la rescousse. Le chef d'Etat Major a démissionné tout comme le ministre de la justice. L'affaire est désormais entre les mains de la cour constitutionnelle. Il y a eu une fraude flagrante dans le Haut Ogooué. Madame Mbourantso a chaud aux fesses car Ping menace - en cas de parti pris.

Que pouvons-nous déduire de ces deux expériences ? Certes, l'expérience congolaise avec une partie du peuple qui sort de sa léthargie a inspiré le cas gabonais en matière de vigilance électorale mais le contexte global politique dans les deux pays est différent du fait que la dichotomie nord-sud ou clivage du pays en deux camps ethno-régionaux n'est pas aussi manifeste au Gabon où la force publique n'est pas ethnisée comme au Congo. Jean Ping a explosé le rassemblement autour d'Ali, là où le Général Jean Marie Michel Mokoko n'a pas réussi à retourner l'armée : ils appartiennent au même clan, Ping ayant épousé Pascaline Bongo avec laquelle il a deux enfants - ce qui a annulé le phénomène de rejet de l'opposant Ping qui a même surfé sur l'impopularité de son adversaire, lui qui dit : "Moi au moins, je suis né au Gabon.." Ping a réussi à créer un consensus autour de sa personne au point de rallier les deux autres candidats sérieux de l'opposition, là où les Congolais n'ont pas pu se regrouper autour du Général Mokoko ou de Guy Brice Parfait Kolélas. Jean Ping a bénéficié du soutien de l'ensemble du pays - là où le nord est resté attaché à Sassou au Congo, d'autant qu'avec près de trente ans dans les rouages du système, il a su se construire un important réseau. En somme,  l'unité républicaine est plus forte au Gabon. La détermination populaire aussi. Ali pèche certainement en durée au pouvoir : sept ans ne peuvent pas être comparés à trente-trois ans mais il peut tout autant s'appuyer sur la force de l'Etat. Ali ne peut se permettre de mettre Ping aux arrêts sous un prétexte fallacieux qui risquerait de mettre le feu aux poudres, d'embraser le pays. Avec une élection à un tour, celui qui a eu la majorité des voix est le nouveau président de la république. La balle est entre les mains de la cour constitutionnelle du Gabon, des mains féminines appelées Mbourantso. Celle qui a veillé sur le pouvoir de feu Omar Bongo pendant quarante-deux ans est aussi la mère de ses enfants. Elle doit trancher entre le fils adoptif de feu son "mari" et son ex-beau-fils. Va-t-elle désavouer Ali ou décevoir Ping ? Au moins, elle aura à se prononcer. Elle a le choix entre le mensonge et la vérité. En dictature, nous le savons tous, on n'aime pas beaucoup la vérité qui ne sert pas la conservation du pouvoir.

En tout cas, ce qui tranche avec l'attitude de l'opposition congolaise, c'est la posture de Ping qui ne se laisse pas faire et qui est décidé à ne pas se laisser voler sa victoire -ce qui fait toute la différence. Au Congo, Parfait Kolélas arrivé potentiellement premier reconnaît la victoire d'un tricheur quand le Général Mokoko préfère se faire arrêter. Si la démocratie n'est pas servie par des hommes politiques qui ne veulent ou ne peuvent pas la défendre, c'est qu'ils ne méritent pas le pouvoir. Sassou aurait dit : "Le Congo appartient à tous mais le pouvoir est à moi..." Il est temps qu'apparaisse un Congolais qui aime le pouvoir plus que Sassou ne l'idolâtre pour oser lui tenir tête, voire le virer du sommet de l'Etat. Si un cabri chassait Sassou du pouvoir, nous applaudirions le cabri.

Au Gabon, nous avons l'impression que Ping n'est pas Maboundou. Normal : il y a du chinois en lui et en Chine, on ne lâche pas le pouvoir qu'on a légalement gagné parce que dans un Chinois, il y a du chien et un vrai chien ne cède pas son os à un autre - sans le défendre jusqu'au bout de la canine...

 

               LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 14:21
SASSOU : BAILLONNEUR CHEZ LUI, MAUVAIS MEDIATEUR AILLEURS

Triste Afrique, tristes Tropiques ! Ceux qui nous ont enchaînés à leur image imparfaite ont tellement bien réussi que le mal se fait passer pour le bien, le crime pour une vertu, le violent Sassou pour un pacifique - au point où même la paix s'enfuit à son arrivée pour ne pas se transformer en guerre. Au secours, Sassou, le fauteur de troubles continental, joue au médiateur ! La médiation est foutue ! Celui qui ne dialogue qu'avec son propre monologue, bâillonneur chez lui, joue au médiateur, forcément mauvais médiateur chez les autres. Il tient absolument contre vents et marées à vendre l'image d'un sage au visage lisse chez les autres - alors que dans son pays, on embastille, on tue pour un regard, pour un mot, pour un soupir. Déjà à l'époque où il fut président de l'Union Africaine, il ne put dénouer un seul petit conflit. Au contraire, il attisait les flammes pour que son rôle de faux pompier perdure.

Sans vergogne, il a voulu appeler nos voisins d'en-face à dialoguer - alors même que la nécessité d'un dialogue ne s'impose même pas : sur quoi vont dialoguer les Rdciens si la constitution de la rive gauche est claire comme l'eau de roche sur la question de l'élection présidentielle ? A Béni, les Rwandais armés par Kabila, le premier des Rwandais de la RDC, tuent sans façon. Cela, il ne s'en préoccupe pas mais dès qu'il est question de pouvoir, l'homme à la coiffure de string se pointe ! Inviter Denis Sassou Nguesso ressemble à ceci : le pays souffre d'un petit rhume mais dès qu'il se pointe, tous les habitants attrapent la peste et quand il s'en va, la peste a invité le choléra. Quand nous apprenons qu'il pourrait jouer au médiateur au Gabon, les Gabonais n'ont qu'à bien se tenir : le pire chevalier de l'Apocalypse arrive avec la boîte de Pandore et la boîte de Sassou contenant tous les pires maux moraux de la planète ! Le monstre de l'Alima n'a pas inventé le coup d'Etat mais il l'a assorti de plus de violence, de corruption et de fraudes électorales - ce qui est désormais la règle en Afrique centrale. Sassou, c'est la fourberie encravatée sur peau lissée  aux cosmétiques de madame Antoinette Tchibota, une fourberie qui sourit sous mensonge et escroquerie tout à sa propre gloire. Que restera-t-il de cet homme quand arrivera l'heure du destin ? Des conflits, des dettes et la souffrance pour tout le peuple congolais. En un mot, une situaton pire que l'esclavage. Une politique de la destruction qu'il exporte sur l'ensemble du continent africain.

Non, celui qui bâillonne son propre peuple pour monologuer avec lui-même par procuration ne peut pas être un bon médiateur chez les autres. Avec lui, tout se règle à coup de pétrocfas corrupteurs quand ce n'est pas la prison, la torture ou la mort de mille et une manières. A-t-il dialogué avec le Général Mokoko qu'il a jeté en prison ? Non. Denis Sassou Nguesso, c'est comme le diable qu'on reconnaît à sa pestilence : celle de l'échec. En effet, il est l'homme qui échoue dans tout ce qu'il entreprend. Savez-vous comment il appelle l'échec dans sa philosophie ? LA GLOIRE. Que les Gabonais refusent de le recevoir ! Je sais que les Gabonais me lisent. Il faut barrer le passage à l'éléphant d'Edou, le grand ndzokou qui détruit tout sur son passage.

La Bête de l'Alima applique la politique de Rotschild en finançant toutes les parties d'un conflit pour toujours être du côté du vainqueur. Ali a reçu de lui l'acte de naissance qui lui a permis d'être candidat à l'élection présidentielle. Quant à Ping, il a financé sa campagne. Qu'Ali ou Ping triomphe au cours de cette crise électorale, il est certain d'être du côté du gagnant. Sa présence n'est pas du tout nécessaire. Problèmes gabonais, solutions gabonaises. François Bozizé en sait quelque chose :  Sassou peut vous conduire au sommet de l'Etat et vous en chasser. Sans état d'âme. Lorsque la force et la corruption sont la seule sagesse d'un homme, c'est que vous avez affaire au démon en personne. Et vous reconnaîtrez toujours le démon à sa peau lisse grattée aux cosmétiques de son épouse...

 

                 LION DE MAKANDA, MWAN' MONDZUMB', MBUTA MUNTU

 

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 21:00

L'affaire des Biens Mal Acquis dure un peu trop car elle date de l'époque où Sarkozy était au pouvoir - comme si la justice française n'était pas pressée de passer jugement. Quelle est donc cette enquête des Biens Mal Acquis qu'on ne parvient pas à clôturer pendant toutes ces années ? Les coulisses de la justice française font mystère d'une lenteur  qui ne l'honore pas - même si du côté des clans inculpés, on fait tout pour retarder la date fatidique du procès.

Du côté des Hojeij et Odzali, on s'active car on veut récupérer de l'argent dû par l'Etat congolais en estant en justice. On veut saisir même les ambassades insaisissables. Et curieusement, dans ce second cas de figure, la justice a déjà légiféré et ordonné des saisies. En comparant les deux affaires, on peut déduire quel groupe est le plus motivé. Hojeij veut récupérer son milliard de dollars et Odzali ses 75 millions de dollars. Les Etats se défendent en lançant une armée d'avocats qui s'enhardissent en contre-attaquant quand c'est possible. Dans ce jeu de "trouve le pognon de l'Etat si tu le peux", nous sommes dans l'obligation de conclure concernant l'Etat congolais que l'argent public ne circule plus dans des comptes publics. Reste à savoir où il se cache.

Un petit conseil à nos deux chasseurs de dettes : Hojeij et Odzali peuvent récupérer leur argent - même injustement dû dans le cas de monsieur Hojeij - s'ils peuvent démontrer que l'argent de Denis Sassou Nguesso est de l'argent public détourné et réussir à bloquer ou à ponctionner ses comptes. C'est une piste à explorer, Sassou n'étant pas le seul. S'ils parviennent à démontrer qu'une grande partie de l'argent planqué dans les comptes de Sassou et de son clan est de l'argent public, ils peuvent bloquer ces comptes ou même se servir. Soyez plus inventifs, les gars : entre vautours, les uns des peuples et les autres des Etats, on doit apprendre à se renifler le derrière pour savoir qui a mangé ou planqué quoi et où. Si vous y réfléchissez à deux fois, cette affaire de sous invisibles ne concerne en rien les peuples et les Etats : c'est entre Denis Sassou Nguesso et vous !

 

       LION  DE MAKANDA, MWAN" MINDZUMB', MBUTA MUNTU

FRANCE/JUSTICE : LES CREANCIERS DU CONGO SEMBLENT PLUS ACTIFS A RECLAMER JUSTICE
FRANCE/JUSTICE : LES CREANCIERS DU CONGO SEMBLENT PLUS ACTIFS A RECLAMER JUSTICE
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 11:59
URGENT/VIDEO/MME INGE BONGO ONDIMBA PARLE : DABANY ET SASSOU DOIVENT LA VERITE AUX GABONAIS

Le Lion De Makanda est un panafricaniste convaincu qui suit avec une attention soutenue les événements politiques qui se déroulent sur le continent africain afin de mesurer la douloureuse marche de Kathiopa vers la liberté et la démocratie. La crise électorale qui secoue le Gabon le concerne à plus d'un titre car les membres de son clan Makanda/Likanda/Likand' et ceux du clan de son père Mindzumb'/Mindzimb' vivent au Gabon en qualité de Gabonais - à cause des frontières culturellement aberrantes établies par les Occidentaux qui dépécèrent Kathiopa en 1885 sans tenir compte de l'homogénéité culturo-ethnique. Chaque jour, il reçoit des informations du Gabon où internet vient d'être coupé depuis hier selon un coup de fil reçu du Gabon aujourd'hui même.

La vérité est ma religion, elle qui trouve toujours le moyen de jaillir à la lumière en dépit de la gangue de mensonge qui peut essayer de l'ensevelir au fil du temps. Quelle que soit la croûte de mensonge, la vérité, telle un diamant, apparaîtra majestueuse à la lumière. Question vérité, qui est l'homme qui s'appelle Ali Bongo Ondimba ? Est-il le fils biologique de Patience Dabany et d'Omar Bongo Ondimba ? Un Français a révélé dans une vidéo lors d'un meeting à Paris qu'il faisait partie de ceux qui étaient allés chercher Ali parmi d'autres enfants au Biafra (Nigéria). Un médecin israélien a soutenu que Patience Dabany était stérile. Voici que la femme officielle (une affaire pas très nette du tout) d'Ali Bongo Ondimba vient confirmer ce que son époux lui a dit au creux de l'oreille après deux caresses intimes : "Patience Dabany n'est pas ma mère. Tu ne dois jamais le dire à personne ". Il n'est pas non plus le fils de feu le président Omar Bongo Ondimba, l'humaniste, et d'une Biafraise. L'homme qui ordonne qu'on massacre les Gabonais n'est pas un fils de la terre du Gabon. Lorsqu'il prétend être venu servir le Gabon, il ment : quand on vient servir, on s'en va quand le maître n'a plus besoin de vous. Il est venu tuer les fils la terre de Ngabu.

" Ali est un mal nécessaire ", disent ses supporters. Vous avez dit " mal nécessaire " ?  Avez-vous au préalable établi que le BIEN est impossible ? Pourquoi un mal nécessaire à la place du BIEN ? A quel prix ? Au prix de voir le Gabon entre les mains des étrangers comme Accrombessi ? Du mépris de la volonté populaire ? De l'arrestation arbitraire et du massacre des Gabonais ? Non, il n'y a pas de mal nécessaire quand le choix du bien est possible. Le mal reste le mal. Il n'y a pas de mal nécessaire quand le choix du bien est possible. L'entrave de la volonté populaire trahit une dictature qui ne s'avoue pas. Ceux qui profitent du régime Ali ne peuvent que l'encenser et vouloir qu'il se maintienne au sommet de l'Etat. C'est sociologiquement compréhensible. Même Dieu a permis à l'homme de choisir entre le bien et le mal (DEUTERONOME). LAISSEZ AUX GABONAIS LE CHOIX DE LEURS DELEGUES POLITIQUES ET RESPECTEZ-LE.

Nous savons que Ping et Ali sont tous deux du sérail Bongo. Cependant, le problème n'est pas là, ni même dans le fait que Jean Ping serait financé par Sassou. Tous les hommes politiques sortent de quelque part et peuvent trouver ici ou là - selon ce que la loi autorise - les moyens de leurs campagnes électorales. Ils étaient bien neuf (9) au Gabon sur la liste de départ à l'lection présidentielle. Le peuple a choisi Jean Ping. La démocratie, c'est respecter la volonté du peuple même quand il se trompe - d'autant qu'il aura l'occasion, l'élection suivante, de rectifier le tir. Si à chaque fois, pour une raison ou une autre, on veut bafouer le vote du peuple,  alors, en Afrique, nous ne sommes pas des démocrates et nous aurons toujours du mal à instaurer la démocratie. Il n'y a de démocratie - sans alternance et d'alternance sans respect du choix du peuple. Se pose ici le problème du président en place qui concourt à une élection présidentielle en étant juge et parti. Il faut bien à un moment, si on veut vraiment la démocratie, commencer à respecter le choix du peuple - et il ne s'agit pas d'une question d'éthique individuelle mais de liberté collective. Défendre la démocratie, c'est-à-dire, le respect de la volonté du peuple, ce n'est pas prendre le parti de Jean Ping. Les Gabonais ont fait leur choix. Peu importe les soutiens douteux de Ping. Ce n'est pas naïveté que de défendre la véritable alternance démocratique dans le respect du vote des Gabonais. Ils ont choisi Ping ; ils savent pourquoi. Il faut le respecter si on est vraiment démocrate. Qu'on apprécie Jean Ping ou pas !

Il s'agit de tirer les conséquences du malheur qui frappe actuellement les Gabonais. Patience Dabany et Denis Sassou Nguesso sont les complices du bourreau biafrais. Face au massacre du peuple gabonais, madame Inge Bongo Ondimba a affirmé solennement qu'Ali n'est pas un vrai (true in english) Bongo car Omar Bongo Ondimba était un humaniste, un vrai adepte du kuembali qui respectait la vie humaine. Patience Dabany ne peut plus se complaire dans son mensonge. Oui, Ali est son fils mais un fils adoptif. Omar Bongo Ondimba a adopté plusieurs enfants issus de plusieurs pays comme Ali. Il est temps que Patience Dabany avoue qu'Ali Bongo Ondimba n'est pas son fils biologique pour que les Gabonais sachent à qui ils ont affaire. Ce qui remet en cause sa naissance à Brazzaville. Denis Sassou Nguesso aussi doit avouer avoir ordonné la fabrication d'un faux état civil. Il s'agit à présent d'assumer le mensonge en affirmant la vérité. Si tout ceci avait été tiré à la lumière del a franchise, Ali ne serait même pas candidat à l'élection présidentielle.

Allons jusqu'au bout de notre raisonnement : nous pouvons conclure que Denis Sassou Nguesso et Patience Dabany sont complices des massacres d'Etat qui se déroulent au Gabon en ce moment même.

Et qu'on ne me dise pas qu'entre Ali et Sassou, il y a une grande différence d'échelle : qui tue un être humain tue toute l'humanité. Tout massacre sous les Tropiques commence par un. Ailleurs aussi. Ensuite, on y prend goût et on multiplie l'expérience...

 

                     LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 16:36
CLEMENT MOUAMBA : CELUI QUI AURA ERIGE LA TRAHISON EN ETHIQUE POLITIQUE

COMMENTAIRE : Qui est politiquement parlant Clément Mouamba, en fait, Clément Mouambe ? Un texte qui nous est parvenu vous permettra de mieux cerner le brouteur à toutes les cocottes minute politiques, l'enfant terrible de Sibiti. Celui qui a écrit l'article connaît bien la bête politique Mouambe : ambitieux, rancunier, revanchard et changeant comme tous les traîtres. Bref, une vraie mouambe qui glisse.

Pendant que nous recevons cet article, nous apprenons également que monsieur Clément La Mouambe, premier ministre sans pouvoir réel - sinon celui de détourner le budget de son ministère comme les autres "ministroïdes" congolais - accompagné par une délégation de sept personnes, arriverait à Paris aujourd'hui. Il est peut-être déjà là pour une visite privée, paraît-il. Après tout, la Mouambe a aussi besoin de vacances pour laisser la place à l'huile d'arachide. Même le sauté de ngoki du gangster en chef a besoin de changement, de temps en temps. Question incompétence politique, on se fatigue par ailleurs plus vite à ne rien foutre qu'à servir son pays. Clément Mouambe a d'autres enfants à gérer et une revanche à prendre sur le boukoutage et l'histoire. Surtout quand on est passé du bon côté pour avoir (re)encarté au Parti Congolais des Tricheurs et des voleurs. Qui se ressemblent s'assemblent et boukoutent. C'est la loi de la mangeoire royale.

La France accueille avec allégresse les politichiens congolais fous de la dépense car c'est bon pour la balance commerciale française. Le Congolais mode #mboutou mboutou a la dépense facile. Argent facile oblige. Qu'on arrête donc de dire que ce gouvernement de rupture démocratique mais de continuité dictatoriale n'est pas reconnu par la France qui se montre bonne amie des dictatures. Dans la crise électorale gabonaise, la timide réaction du parti socialiste et le silence étudié du gouvernement français nous permettent de douter que l'Hexagone ait rompu avec sa logique coloniale, un euphémisme de la logique esclavagiste à l'égard de ses ex-toujours colonies africaines. Les gouverneurs noirs françafricains prospèrent en longévité politique à l'ombre du bouclier blanc hexagonal. Masques noirs sur peuple, dictatures blanches par procuration.

Ainsi va le pillage mode #mboutou mboutou comme le disent désormais nos cadets. Allons seulement ; ce sont les peuples qui trinquent pendant que Mouambe et les autres racailles continentales se saoulent à l'argent facile sous pillage de ressources de notre continent. Allons seulement. Tant que les peuples trépassent avant nous, les politichiens africains.

 

       LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

                                                                      *

« Préparez-vous, cette fois-ci c’est bon ». Ceux qui comme moi ont côtoyé le premier ministre actuel Clément MOUAMBA dans les années 1980-1990 à l’époque où il cumulait les fonctions de banquier et de conseiller économique et financier du président SASSOU I ont à l’esprit la phrase ci-dessus citée, qu’il adressait à son entourage immédiat chaque fois que se profilait un remaniement ministériel au Congo.

Oui, il a toujours rêvé et longtemps rêvé d’intégrer les différents gouvernements du monopartisme et il en a souffert d’en être exclu au point d’en vouloir au président SASSOU NGUESSO et le PCT qu’il quitte déloyalement dans la foulée de la conférence nationale tournant le dos à celui qui l’a nommé à la tête de la Banque Commerciale Congolaise (BCC) avec le succès que l’on connaît.

Il a au passage écrit à cette époque un livre intitulé « Congo : Développement autocentré et endogène » en collaboration avec un autre économiste de l’époque monsieur BABASSANA, livre qui de mémoire d’étudiant d’économie n’a même pas connu un succès d’estime dans la mesure il recommandait un repli sur soi au moment où se pointaient la mondialisation et la globalisation. Conséquence : le Congo connaîtra le plan d’ajustement structurel avec les conséquences sociales notoires.

En 1991, il se rapproche du Professeur Pascal LISSOUBA par le biais du président Augustin POIGNET, son bel oncle à qui il confie la mission de persuader le Professeur Pascal LISSOUBA de le nommer ministre des finances une fois élu en 1992.

Le président LISSOUBA n’aura pas attendu plus d’un an pour réaliser les insuffisances et les limites notoires de ce ministre des finances, il en tire les conséquences en nommant Moungounga Nguila aux finances ; confirmant involontairement la réputation de piètre économiste que véhiculaient en France les anciens étudiants de l’AEC (Association des Etudiants Congolais) vis-à-vis de Clément MOUAMBA.

L’homme a la rancune coriace, coriace comme sa condition de roturier de Ingambélé et Ndingui dans la banlieue de SIBITI, lui qui est allé en pagne à l’école primaire et n’a porté la culotte qu’à l’âge avancée de 11 ans comme il se plaît le dire souvent, « je suis le contre-exemple du déterminisme social » et je me suis vengé contre la nature….

Il gardera rancune contre le président Pascal LISSOUBA au point de déclarer à qui voulait l’entendre que « LISSOUBA au bord du précipice je ne ferai rien pour le retenir », il mettra cela à exécution en témoignant devant la Haute Cour Congolaise dans l’affaire OXY contre Pascal LISSOUBA qu’il charge et culpabilise avec Claudine Munari et la bande des quatre en se blanchissant lui, au passage.

Cette trahison va lui assurer une tranquillité de carrière à la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale) et l’OMAC (l’Office Monétaire d’Afrique Centrale). Intérêt personnel oblige.

Quand l’heure de la retraite arrive, Clément MOUAMBA toute honte bue, reprend sa place à L’UPADS comme cheval de Troie avec la volonté de dynamiter de l’intérieur le parti du président Pascal LISSOUBA en gravitant autour du patriarche et financier NIMI MADINGOU qui l’aide financièrement dans l’attente des législatives de 2012. L’argent roi.

Pendant les législatives de 2012, Clément MOUAMBA s’affranchit volontairement de l’UPADS qui à son entendement a commis le péché originel d’investir le Député sortant Martial De Paul IKOUNGA, son frère ennemi de SIBITI, il se présente en indépendant  émiettant ainsi les voix de L’UPADS dans la circonscription au profit de Lézin MOUNGALA le député arlésienne actuel de SIBITI.

Résultat : l’UPADS perd un député, en effet les deux sont battus et Clément MOUAMBA qui s’est endetté, est ruiné ; il en veut à tous les parent de l’UPADS ayant collaboré avec Martial De Paul IKOUNGA.

Le président SASSOU, dans sa perfidie et le concours de Rémi AYAYOS IKOUNGA, nomme en 2013 Martial De Paul IKOUNGA Commissaire de l’Union Africaine chargé des ressources humaines, de la science et de la technologie, ce qui a le don d’irriter Clément MOUAMBA, dans la mesure où monsieur n’a jamais accepté que le leadership de cette contrée qu’est SIBITI lui soit subtilisé. Il aime à s’entourer des béni oui oui. Egocentrisme oblige.

Il entame en coulisse un processus de retour au PCT qui se heurte au refus de NGAKALA qui lui reproche sa traîtrise de 1991.

Dans la foulée de la municipalisation accélérée de la LEKOUMOU, le président SASSOU connaissant les difficultés financières de Clément MOUAMBA, lui confie la mission de neutraliser l’UPADS dans la perspective du changement de la constitution.

Il prendra ce rôle au sérieux en créant l’association APORLEK en association avec l’association PONA EKOLO de Hugues NGOUELONDELE représentée par Elvis OKOMBI TSALISSAN.

Il va alors sillonner le département de la LEKOUMOU pendant tout le processus référendaire et électoral avec tous les moyens logistiques et financiers fournis par la présidence de la république.

Et le couronnement fut sa nomination sans surprise (comme il l’avait dit les jours qui précédaient «  Préparez-vous, cette fois-ci c’est vraiment bon ») à la tête du gouvernement afin d’incarner à 73 ans la " rupture ".

Comment la bassesse, la fourberie, la félonie, la lâcheté, la traîtrise, la perfidie, la duperie et la forfaiture ont-elles pu s’incruster dans cette société congolaise qui hier encore avait réussi à survivre aux calamités de l’histoire grâce à sa force morale reposant sur le respect de l’autre, le respect du bien public, le respect de la parole donnée et le bouclier de la solidarité africaine et familiale, comment avons-nous pu tourner si facilement le dos à l’intelligence pour nous embourber aussi profondément dans la médiocrité ? Réponse : C’est le règne de l’argent.

L’argent roi, l’argent devenu maître à étouffer les énergies, dicter les extravagances et les faiblesses de notre société en ouvrant les portes à toutes les indécences et à tous les abus.

L’argent à tout prix a mis en danger la culture authentique de certains de nos compatriotes. Cela débouche sur de moins en moins de liberté, moins de respect les uns envers les autres.

Clément MOUAMBA comme d’autres payera le prix de la trahison, oui toute chose ici-bas a un prix.

Les traîtres s’en sortent souvent grâce à des combines ou au camouflage qui fait partie de leur nature. En réalité le dernier mot reviendra au peuple congolais qui à travers la colère populaire réussit parfois à se venger des traîtres qui piétinent l’intérêt général au nom de leur petit confort personnel.

 

                                     J. LAYI

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