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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 17:27

Voici la vidéo du discours d'ouverture prononcé par le Lion De Makanda le 31 mai 2014 au Grand Meeting de Lyon. Je tiens à remercier Nicolas pour l'avoir mis en ligne sur Youtube. Après Lyon, il y a eu, dans le même élan, les Assises du 7 au 10 juin 2014 à Paris puis le Grand Meeting de Paris commémorant l'indépendance nationale du 15 août 1960, ce 15 août 2014. A chaque fois, les Congolais ont été au rendez-vous ; ce qui est nouveau : avant, nous peinions à rassembler une cinquantaine de personnes - notamment sur la place de Paris.

Quoi que l'on dise, à la lecture de l'histoire, si l'on tient compte de la perte totale de notre souveraineté le 26 février 1885 lors de la conférence de Berlin, cette date du 15 août 1960 symbolisait un progrès, dans la mesure où la colonisation nous libérait les deux mains. Il nous revenait alors de libérer le reste du corps mais aujourd'hui, ceux qui nous entravent, ce sont ceux nos chefs d'Etat africains, les dictateurs qui font office de "gouverneurs noirs", nos propres frères.

Traumatisée en 1997, la conscience politique du peuple congolais refait surface peu à peu et s'affirme de plus en plus depuis que nous avons lancé l'opération de libération de la parole. Nous n'avons pas encore fini notre travail, la parole du peuple intérieur n'ayant pas été totalement libérée...


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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 11:13

 

Roger Yenga       Aujourd’hui, dans notre pays, le débat sur le changement ou non de Constitution fait rage. L’opposition politique et la société civile sont farouchement opposées à un tel changement. Le parti au pouvoir et ses alliés y sont favorables. Certains membres du gouvernement et des parlementaires du PCT demandent même  ouvertement au Président de la République de procéder à ce changement de Constitution en recourant à la procédure référendaire.  

 

       D’aucuns s’appuient sur l’article 86 de la Constitution du 20 janvier 2002  pour justifier le recours au référendum. Mais ils oublient que cet article a énuméré limitativement les matières  sur lesquelles peut porter un référendum à l’initiative du Président de la République. Ce  sont :  

  • -      L’organisation des pouvoirs publics.
  • -      Les garanties des droits et libertés fondamentaux.
  • -      L’action économique et sociale de l’Etat.
  • -      L’autorisation pour la ratification d’un traité.

      Le Président de la République ne peut soumettre au référendum, en respectant la procédure prévue par cet article, qu’un projet de loi portant sur l’une des matières précitées. Le changement de Constitution n’en fait pas partie. Il n’est donc pas juridiquement fondée d’initier un référendum de changement de Constitution en s’appuyant sur cet article.

     En outre, l’organisation d’un éventuel référendum sur l’une des matières précitées se fait sous l’empire de la Constitution actuelle dont il ne peut remettre en cause l’existence. Il est donc clair qu’aucune disposition de la Constitution du 20 janvier 2002 ne peut servir de fondement à un éventuel changement de la Constitution actuelle. Une telle disposition n’existe tout simplement pas.

      Par conséquent, un référendum  pour changer la Constitution actuelle, en cours de mandat du Président de la République en fonction et de législature,  n’aurait tout simplement pas de fondement constitutionnel. C’est d’autant plus compréhensible qu’il aurait le fâcheux inconvénient d’écourter sans justification le septennat du Président de la République  et la durée de la législature des parlementaires. Un tel changement aurait pour corollaire de dissoudre toutes les institutions constitutionnelles qui fonctionnement actuellement.

     On ne se lassera pas de le rappeler. L’article 56 alinéa premier de la Constitution du 20 janvier 2002 prévoit que le Président de la République « veille au respect de la Constitution et au fonctionnement régulier des institutions publiques ». 

    En vertu de l’article 69 de la Constitution, le Président de la République avait juré solennellement, devant la Nation et le peuple congolais seul détenteur de la souveraineté, de : «  respecter et défendre la Constitution et la forme républicaine de l’Etat ».

Que dit la Constitution au sujet de la durée du mandat du Président de la République ?

   C’est l’article 57 qui y répond en ces termes : « Le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois ».A la lecture de cet article, on comprend aisément que le mandat du Président de la République est un septennat.

   Par conséquent, réélu en 2009, le Président de la République en fonction est tenu d’aller jusqu’au terme de son mandat en 2016 par respect de la Constitution qu’il a juré aussi de défendre. Un changement inopiné de Constitution, qui aurait pour effet d’écourter le mandat du Président de la République, tout en y mettant un terme, serait incontestablement une violation flagrante de la Constitution du 20 janvier 2002.


    Ne pas aller jusqu’au terme de son septennat reviendrait, de la part du Président de la République, à violer son serment et commettre un parjure. Ce qui est gravissime. Tout ce qui est avancé aujourd’hui pour justifier un changement de Constitution, en cours de mandat du Président de la République, n’a aucun fondement juridique et politique.


   Pour ne prendre que le cas de la prétendue fin de cycle dans laquelle se trouverait la Constitution actuelle. Ceux qui soutiennent cette idée saugrenue et absurde sont toujours incapables de nous  préciser le contenu de cette notion de fin de cycle. C’est tout simplement fallacieux et relève de la pure diversion. Est-ce qu’on peut parler de fin de cycle en cours de mandat du Président de la République ?   

Je ne le crois pas.

Ceux qui soutiennent un changement de Constitution actuellement veulent à tout prix éviter que le Président de la République  puisse arriver jusqu’au terme de son second et dernier mandat constitutionnel. Cela le disqualifierait automatiquement de la participation à l’élection présidentielle de 2016.Ils en sont très conscients. Mais ce qu’ils feignent d’oublier c’est le fait qu’un changement de Constitution, avant la fin du mandat du Président de la République, constituerait une violation grave de l’article 57 de la Constitution du 20 janvier 2002.

 

     Il convient d’affirmer avec force que rien n’empêche le Président de la République d’aller jusqu’au terme de son septennat ni les parlementaires jusqu’au terme de leur législature pour qu’il soit mis brusquement un terme à leur mandat par un changement de Constitution qui serait tout à la fois dénué du moindre fondement constitutionnel et inopportun. Ils doivent aller jusqu’au terme de leur mandat puisque le pays ne connait aucune situation exceptionnelle qui  aurait peut-être pu le justifier.   

 

  ROGER YENGA   

 

Membre de l’Institut International des Droits de l’Homme de Strasbourg    

Secrétaire chargé des questions politiques de l’Association LA CHAINE

 

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 11:03

Roger YengaQuel est le texte de la Constitution du 20 janvier 2002 qui est applicable en République du Congo ? 

 

Tout Pays qui aspire à devenir un Etat de droit doit se doter, c’est évident, d’une Constitution. L’adoption de ce texte est d’autant plus importante que c’est lui qui définit les principes fondamentaux de la République, les droits et les devoirs des citoyens et fixe les formes d’organisation et les règles de fonctionnement de l’Etat.

 

C’est ainsi que, le 20 janvier 2002, le peuple Congolais avait adopté, par référendum, sa nouvelle Constitution qui prévoit un régime politique présenté comme de de type présidentiel.

 

Après avoir été promulgué par le président de la République, le 17 février 2002, cette Constitution a été publiée au Journal Officiel de la République du Congo dans son édition spéciale  du même mois. 

 

Mais nombre de citoyens congolais et plusieurs politiques ne le réalisent pas encore, le contenu de certains articles du texte publié au Journal Officiel est différent de celui qu’avaient ces articles dans la mouture originelle du texte adoptée lors du référendum.

 

On se rendra compte de cette modification clandestine et inadmissible de notre loi fondamentale en examinant les points suivants :

 

I.         La procédure de délibération des projets de lois en Conseil des ministres et leurs transmissions au parlement

 

Sous l’empire de l’Acte fondamental de transition du 24 octobre 1997,  c’était la Cour suprême qui exerçait provisoirement les attributions de la Cour constitutionnelle. C’est ainsi que les projets de lois, délibérés en Conseil des ministres, étaient soumis à la Cour suprême avant leur transmission au Conseil National de Transition (CNT). 

 

La Cour suprême a exercé ces prérogatives durant les cinq ans de la transition de 1997 à 2002. Mais, dès l’entrée en vigueur de la Constitution du 20 janvier 2002, l’adoption de la loi organique n° 1 – 2003 du 17 janvier 2003 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle, l’installation de cette institution et la prestation de serment de ses membres, la situation avait radicalement changé.

C’est bien ce que précise l’article 66 de cette loi organique en ces termes : « Les dossiers, dont est saisie la Cour suprême siégeant en matière constitutionnelle, et sur lesquelles elle n’a pas encore statué sont immédiatement transmis à la Cour constitutionnelle, dès son installation ».

Cette disposition signifie que,  dès l’installation de la Cour constitutionnelle, la Cour suprême n’a plus la moindre compétence en matière constitutionnelle. La Cour constitutionnelle, qui sera seule compétente dorénavant,  exercera  la plénitude de ses compétences, c’est-à-dire, sans la moindre restriction voire une immixtion de la Cour suprême.

 

Pour revenir à la procédure de délibération des projets de lois en Conseil des ministres et de leur transmission au Parlement, il importe de rappeler que le projet de Constitution soumis au référendum le 20 janvier 2002 prévoyait, à l’article 118 alinéa 2 que : "Les projets de lois, délibérés en Conseil des ministres après avis de la Cour constitutionnelle, sont déposés  sur le bureau de l’une au l’autre chambre du Parlement".

 

Telles étaient la volonté et l’exigence du constituant qui sont devenues, par la suite, celles du souverain primaire dès le vote massif du projet de Constitution.

 

L’exigence de cet avis de la Cour constitutionnelle est d’autant plus compréhensible qu’il permet un CONTRÔLE A PRIORI de constitutionnalité des projets de lois avant leur examen et adoption en Conseil des ministres avant leur transmission au parlement.

 

Un tel contrôle a un double objectif. D’une part prévenir des contentieux de constitutionnalité lorsque la loi entrera en application. A ce stade, la Cour constitutionnelle exerce une action de prévention. D’autre part, le respect de la hiérarchie des normes juridiques. En effet, dans l’ordonnancement juridique interne, la Constitution est la norme supérieure de l’Etat. La conséquence est que l’édiction de toutes les normes inférieures doit se faire en conformité à ce texte.

 

Si la mouture originelle du texte de la Constitution avait requis l’avis - de conformité – de la Cour constitutionnelle, c’est bien pour que soit respectée la suprématie de la Constitution à laquelle toutes les lois doivent impérativement se conformer. Les lois qui s’inscrivent en marge de ce texte encourent la censure de la Cour constitutionnelle soit dans leur intégralité soit seulement en leurs dispositions qui sont contraires à la Constitution.

 

Lorsqu’on sait que les avis de la Cour constitutionnelle ont un caractère décisoire, contraignant et qu’une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être ni promulguée ni mise en application, l’avis préalable de la Cour constitutionnelle ne peut être qu’un rempart contre l’arbitraire et l’illégalité.

 

La logique aurait voulu que le texte de la Constitution, qui aurait dû être soumis au président de la République, pour promulgation, ne soit autre que celui qui avait été adopté le 20 janvier 2002. Pas un seul mot de ce texte n’aurait été ajouté ni retranché.

 

Mais c’était sans compter avec le mépris de la volonté du souverain primaire et des considérations bassement politiciennes d’un gouvernement qui a érigé l’affranchissement des dispositions de la Constitution, des lois et règlements de la République en méthode constante de gestion des  affaires publiques.

 

C’est ainsi qu’entre l’adoption du projet de Constitution par référendum et sa promulgation par le président de la République, le gouvernement en a profité-  sans  doute volonté de tricherie- pour modifier substantiellement l’article 118 alinéas 2 de la Constitution selon ses propres vues.

 

Dans l’édition spéciale  du journal officiel de février 2002, l’alinéa 2 de l’article 118 est maintenant rédigé de la manière suivant : "Les projets de lois délibérés en Conseil des ministres après avis de la Cour suprême, sont déposés sur le bureau de l’une ou l’autre chambre du parlement".

 

Mais comment un gouvernement peut s’arroger ainsi le droit de modifier unilatéralement et clandestinement une disposition de la Constitution au mépris de la procédure de révision que ce texte a lui-même prévue ?

Comment peut-il osé substituer sa volonté à celle du souverain primaire exprimée lors du référendum constitutionnel ?

 

Un gouvernement qui procède ainsi est tout sauf sérieux et responsable.

Dans la rédaction actuelle de l’alinéa 2 de l’article 118 de la Constitution, voulue et imposée par le gouvernement, au contrôle de constitutionnalité requis dans la mouture originelle de la Constitution, il a été substitué un simple avis consultatif de la Cour suprême.

 

Un tel avis laisse au gouvernement les mains d’autant plus libres que la Cour suprême n’a pas la compétence de procéder à un contrôle de constitutionnalité des lois. Pourtant il n’est pas impossible que certains projets les lois puissent contenir des dispositions inconstitutionnelles.

 

Il est on ne peut plus clair que c’est sans doute pour éviter la censure de certaines dispositions de ses projets de lois que le gouvernement, qui manie la technique de l’esquive avec un art consommé, a subrepticement altéré le contenu de l’article 118 alinéa 2 de la Constitution dans  un sens considéré comme plus favorable et rassurant pour lui. Il s’agit bien là d’une révision  de fait de la Constitution du 20 janvier 2002 avant sa publication au Journal Officiel de la République du Congo. Mais, connaissant la subordination de cette Cour à l’exécutif et à son chef, le strict respect de la mouture originelle de l’article 118 alinéa 2 de la Constitution n’aurait comporté aucun risque pour le gouvernement de la part d’un organe constitutionnel qui est manifestement sous contrôle.

 

C’est malheureusement en s’appuyant sur cette rédaction édulcorée de l’article 118 alinéa 2 de la Constitution que le gouvernement continue à délibérer sur les projets de lois depuis la onzième législature jusqu’alors.

 

Tous  les projets de lois transmis au Parlement sont toujours accompagnés des avis de a Cour suprême dont nous savons qu’ils ne se bornent qu’à proposer au gouvernement la reformulation ou la réécriture de certains articles. Sans plus.

 

En réalité, en dépit de l’existence de la Constitution du 20 janvier 2002, le gouvernement perpétue une procédure législative qui n’avait sa justification que pendant la période de transition de 1997 à 2002. Concernant le contrôle de constitutionnalité des lois, tout se passe comme si le pays était encore régi par l’acte fondamental du 24 octobre 1997.  

 

·         La procédure de délibération des ordonnances en Conseil ministres

 

L’article 81 alinéa 2 de la Constitution énumère les textes qui sont délibérés en Conseil des ministres. Les projets d’ordonnances en font partie.

 

La mouture initiale de la Constitution, en son article 132 alinéa 4 prévoyait que : "Les ordonnances sont prises en Conseil des ministres, après avis de la Cour constitutionnelle".

Cet avis de la Cour constitutionnelle est d’autant plus justifié que l’ordonnance est un texte d’origine réglementaire mais qui intervient dans le domaine législatif conformément à l’article 132 alinéa premier de la Constitution. Il est normal que les ordonnances soient soumises au contrôle de constitutionnalité par la juridiction qui est compétente pour vérifier et s’assurer de la conformité de tous les textes à la Constitution.

 

En subordonnant la prise des ordonnances à un avis de conformité de la Cour constitutionnelle, on évite ainsi au président de la République de signer des ordonnances contenant des dispositions inconstitutionnelles.

 

Mais, redoutant certainement  l’éventualité d’une censure des ordonnances présidentielles par la Cour constitutionnelle, le gouvernement a tout simplement modifié l’article 132 alinéa 4 de la Constitution de la manière suivante : "Les ordonnances sont prises en conseil les ministres, après avis de la Cour suprême".

 

C’est la preuve que le gouvernement, qui veut toujours avoir la haute main sur tout, n’a jamais considéré les textes comme un obstacle pouvant empêcher l’illégalité. 

Sur le plan juridique, toutes les lois de la 11e et de la douzième législature demeurent entachées d’un vice évident de procédure qui rejaillit inéluctablement sur leur validité. Il en de même des ordonnances.

 

Dans  ces conditions,  je peux affirmer que, sur le point précis du contrôle de constitutionnalité des lois, le texte de la Constitution du 20 janvier 2002, qui est applicable en République du Congo, n’est pas celui pour lequel la population avait voté massivement mais celui que le gouvernement a imposé de manière inconstitutionnelle. Ce texte, en ses articles précités, est en train d’induire gravement en erreur tout un pays. Ceux qui en doutent encore peuvent simplement confronter les dispositions du projet de Constitution soumis au référendum à celles du texte publié au Journal Officiel.

 

Une telle révision de fait de la Constitution du 20 janvier 2002, avant même son entrée en vigueur, ne traduit pas autre chose que le mépris du souverain primaire au nom duquel on parle curieusement de plus en plus maintenant par ceux qui ne cessent de l’instrumentaliser. 

 

Ce qui est consternant, c’est le fait que les membres de la Cour constitutionnelle préfèrent rester muets comme des carpes au lieu de défendre leurs attributions que la Cour suprême continue d’exercer en toute inconstitutionnalité simplement parce que le gouvernement l’a imposé.   

 

     Il importe de ramener le contrôle a priori de constitutionnalité des projets de lois et des ordonnances à la Cour constitutionnelle, en reprenant la mouture originelle des articles 118 alinéa 2 et 132 alinéa 4, c’est-à-dire le contenu que ces articles avaient dans le projet de Constitution soumis au référendum en 2002. Il est incohérent et illogique que, dans une même Constitution, la Cour constitutionnelle  puisse voir ses attributions de contrôle de constitutionnalité lui être reconnu dans certains articles et déniés dans d’autre au profit de la Cour suprême alors que le décret portant organisation et fonctionnement de cette haute juridiction ne lui reconnait nullement cette prérogative. 

     A titre de rappel, l’article 146 alinéa premier de la Constitution du 20 janvier 2002 dispose : «  La Cour constitutionnelle est chargée du contrôle de constitutionnalité des lois, des traités et des accords internationaux ». C’est sa compétence d’attribution.

     Cette compétence est corroborée ou réaffirmée, en des termes identiques, par l’article 2 de la loi organique n°1-2003 du 17 janvier 2003 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle. 

      Depuis 2002, nous assistons à un déni de compétence d’attribution de la Cour constitutionnelle au profit de la Cour suprême qui n’a aucune compétence en matière constitutionnelle. Faut-il encore ajouter que cette situation d’interférence-qui perdure- de la Cour suprême, dans le champ de compétence de la Cour constitutionnelle,  constitue une violation flagrante des articles 146 alinéa premier de la Constitution du 20 janvier 2002 et 66 de la loi organique n°1-2003 du 17 janvier 2003 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle.

      Si rien n’était fait pour revenir à la mouture originelle de la Constitution du 20 janvier 2002, qui doit être scrupuleusement respectée, on a beau claironner ou prétendre que la République du Congo est un Etat de droit ou une démocratie, la communauté internationale n’est pas dupe du grave déficit démocratique qu’accuse notre pays, par la faute de certains de ses politiques qui ne veulent pas se départir de tous les travers et abus de la période du monopartisme et se convertir réellement à la démocratie.   

 

ROGER YENGA     

 

Membre de l’Institut International des Droits de l’Homme de Strasbourg   

Secrétaire chargé des questions politiques de l’Association LA CHAINE

 

 

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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 17:16

Je suis de retour à Lyon après avoir communié avec mes compatriotes de la diaspora à Paris. Le meeting de Paris a été une réussite après celui de Lyon : nous avons même eu le plaisir de partager la journée avec nos frères de la RDC qui se retrouvent dans la même configuration politique que nous - même si le pays frère peut être à juste titre être considéré comme sous occupation rwandaise.

A ceux qui disent que cela ne sert à rien, qu'il s'agit d'une thérapie de groupe, qu'ils sachent que la Parole relève d'une vibration qui entre directement dans l'esprit. Depuis la nuit des temps, la culture se transmet par la parole. La science, l'éducation, la formation, la religion, bref toute transformation psychique de l'être humain nécessite de passer par la parole. Nous travaillons à la transformation mentale de notre peuple en l'édifiant, en lui apportant les infomations et les arguments nécessaires à la compréhension de l'univers dictatorial dans lequel il vit. Et, l'ayant mieux compris, il peut mieux le combattre. Pour changer aujourd'hui le présent et demain le futur. Oui, nous avons bon espoir de construire demain un avenir qui regarde le peuple congolais en face au lieu de lui tourner le dos.

Ne nous fions pas à l'illusion de masse organisée par le gang politique Denis Sassou Nguesso au travers de quelques réalisations qui ne sont là que pour couvrir de gigantesques détournements de denier public. En cinquante-quatre ans, le Congo ne peut pas ressembler à son image actuelle : il a fallu moins que cela pour reconstruire la France après la seconde guerre mondiale - alors que certaines villes furent même rasées de la carte.

Rentrer dans son pays ne relève pas de l'exploit. C'est une question d'exigence et d'exposition. Nous n'avons pas les mêmes valeurs, les mêmes exigences. Nous n'avons pas non plus la même exposition face à ce pouvoir qui continue à tuer. A peine hier, un jeune compatriote m'expliquait que de nombreuses personnes continuaient à mourir par empoisonnement. Une jungle peut paraître bien calme à prime abord mais cela ne signifie en rien qu'elle n'est pas hantée par des prédateurs.

Pour revenir à la parole, disons qu'elle structure l'action humaine à travers la communication devenue très intelligible en rendant même possible une collaboration organisée ou hiérarchisée de groupe. D'ailleurs, l'écriture est sa forme cristallisée au travers de symboles scripturaires induisant des sons.

Oui, parler soigne et, si ça peut aider un peuple à guérir de sa peur, c'est le début de la révolte, de la révolution. Nous sommes à une époque où la parole, non, la pensée, puisque la parole n'est que son véhicule d'extériorisation, n'a plus de frontière - de sorte que ce qui est dit à Paris est entendue et redistribué le jour même à Brazzaville.

Nous sommes à l'ère de la connexion totale des pensées et, qu'est donc la pensée sinon une parole intérieure que l'on entend au travers de l'oreille intérieure ? Oui, il existe forcément une oreille intérieure qui nous permet d'entendre notre propre pensée s'exprimant comme une parole...silencieuse ! Et c'est là peut-être l'un des plus grands mystères que la science doit résoudre et, d'ailleurs, certains programmes parviennent même à lire approximativement la pensée humaine.

La parole fait passer les commandements, les ordres, les conseils, la joie ou toute autre émotion ; elle atteint son apothéose dans la musique.  Elle est même le canal de la psychanalyse, un courant thérapeutique créé par Sigmund Freud, l'homme qui découvrit le subconscient. Bref, un meeting est un moment de prise de conscience collective qui, par cercles concentriques, pourrait atteindre quatre millions de Congolais. C'est un moment de partage et de galvanisation qui change l'état de perception de la conscience collective.

La parole a galvanisé des foules, permis à des généraux illustres de motiver leurs légions et leurs soldats en infériorité numérique en leur permettant de gagner des batailles qu'on croyait perdues d'avance. Oui, la parole est une énergie qui peut même susciter de l'amour dans un coeur. Elle fait aussi oeuvre d'outil de résolution des conflits. Nul besoin de disserter des heures pour dire que seul un homme de faible culture peut douter du rôle de la parole. Hélas, bien qu'elle soit le véhicule de la vérité, elle est aussi le véhicule du mensonge, du mensonge de masse au service des dictateurs.

J'attends la vidéo du meeting de Paris. Je la mettrai en ligne dès que je l'obtiendrai.

Je vous résume ici mon propos au grand meeting qui a été une interrogation et une exhortation. L'interrogation est celle-ci. Comment le combat des pères de lindépendance a-t-il pu déboucher sur la dictature ? Qu'avons-nous fait pour mériter cela ? Où avons-nous raté l'occasion de faire l'union ? L'unité ? Le 15 août 1960 ponctue un long processus qui a commencé à partir de 1483 avec l'arrivée du Portugais Diego Cao venu inspecter l'embouchure du Congo pour planter des padraos en passant par la date du 26 février 1885 où les Africains perdirent leur souveraineté lors de la conférence de Berlin organisée par Otto Von Bismarck en Allemagne. Certains comme André "Grénard" Matsoua sont morts sans voir l'indépendance de leur pays. Certes, le serpent colonial n'avait fait que nous libérer les deux mains mais elles auraient dû servir à libérer le reste du corps. Oui, l'indépendance n'était pas parfaite mais c'était déjà mieux que la privation de souveraineté. Aujourd'hui, la voix du Congo compte dans le concert des nations grâce au sacrifice de nos pères. Hélas, aujourd'hui, ceux qui enchaînent les mains de l'Afrique avec des chaînes blanches ce sont les monarques africains bien noirs, les propres fils de l'Afrique.

La dictature ressemble à une autre forme de colonisation et nous avons désormais non seulement à parachever l'oeuvre d'indépendance de nos pères mais avant cela, il faut se libérer de la dictature, ce carcan local, comme une sorte de colonisation d'un pays par ses propres fils.

Lorsqu'un pays est étouffé par le carcan de l'ignominie politique nommée dictature, il revient à la partie de son peuple qui jouit encore de la liberté d'agir au nom du reste du peuple. Le général De Gaulle, face à l'occupation allemande, incarna la France libre dont la capitale fut...Brazzaville. Sous la conduite du général De Gaulle, la diaspora française à Londres organisa la résistance  intérieure en France. Il est de notoriété publique que de nombreuses diasporas ont oeuvré à des bouleversements politiques dans leur pays.

De même que Brazzaville devint la capitale de la France, Paris est aujourd'hui en quelque sorte devenue capitale du Congo libre. Il s'agit de se rassembler autour de hauts idéaux et d'exhorter notre peuple à se lever pour sa liberté. NOUS SOMMES LE CONGO DEVENU CHAIR, NOUS SOMMES LE CONGO LIBRE, NOUS SOMMES LE PEUPLE, NOUS SOMMES LE POUVOIR. IL NE DOIT PLUS Y AVOIR D'UN COTE LE POUVOIR ET DE L'AUTRE LE PEUPLE CAR LE POUVOIR ET LE PEUPLE SONT UN...

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 12:19

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DECLARATION DU “ GOSPEL OF JESUS, THE GOOD FIGHT” AU MEETING DE LA DIASPORA DU 15 AOUT 2014

DEVANT LE BRULANT SUJET DU CHANGEMENT OU DU MAINTIEN DE LA CONSTITUTION DU 20 JANVIER 2002,

THE GOSPEL OF JESUS, THE GOOD FIGHT ET SON CHIEF EXECUTIVE OFFICER AFFICHENT LEUR COMPLETE OPPOSITION A TOUT CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION.

EN VUE DE CONSOLIDER LA PAIX ET LA COHESION SOCIALES, THE GOSPEL OF JESUS THE GOOD FIGHT INVITE TOUS LES CONGOLAIS A S’ASSEOIR AU MBONGUI POUR DIALOGUER FRATERNELLEMENT ET TROUVER LES SOLUTIONS APPROPRIEES,

THE GOSPEL OF JESUS, THE GOOD FIGHT, DEMANDE PAR AILLEURS A TOUTES LES FORCES VIVES DE LA NATIONS DE S’IMPLIQUER TOTALEMENT POUR LE RESPECT DE L’ORDRE CONSTITUTIONNEL,

THE GOSPEL OF JESUS THE GOOD FIGHT SOUHAITE UN REEL ET VIF SUCCES A TOUTES LES ACTIVITES LIEES A CE GRAND MEETING.

A COEUR VAILLANT, RIEN D’IMPOSSIBLE !

DALLAS TX, LE 14 AOUT 2014

LE PASTEUR ANICET RAPHAEL MASSAMBA-LOKO

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 09:54

Sassou.jpgS'exprimant devant le parlement réuni en congrès, Denis Sassou Nguesso, dans un discours fleuve, a fait le bilan de son règne. En dix-sept ans de règne sans partage arrosé par des centaines de milliers de milliards de francs cfa, il n'y a pas de quoi nous impressionner si on compare au juste niveau de ce qui est comparable à savoir : une dictature au long règne, un pays aux ressources abondantes notamment pétrolières dans un univers multiethnique comme le Congo. Dans notre voisinage immédiat, seuls deux pays peuvent tenir la comparaison : la Guinée Equatoriale et l'Angola, le Gabon étant écarté puisque le jeune Ali Bongo commence à peine son règne de dictateur mais même lui, semble déjà avoir plus de résultats que Denis Sassou Nguesso. Juste un seul exemple : la Zone Economique Spéciale du Gabon est déjà en activité tandis que celles du Congo se font attendre et ça commence à faire long ! Quant à la Guinée Equatoriale d'Obiang et l'Angola de Dos Santos, rien à voir sur le plan infrastructurel avec le Congo. Obiang Nguéma Mbasogo a transformé et connecté son pays sur le plan sous-régional par de nombreuses routes et autoroutes qui n'ont rien à voir avec ce que nous avons au Congo. En Angola, on a vu sortir de terre des villes entières ! Bref, en se complaisant dans l'autosatisfaction, Denis Sassou Nguesso continue dans sa cécité et sa surdité : il ne voit rien, n'entend rien et ne poursuit que sa propre ambition.

Dans ce discours, nous avons noté qu'il n'a pas prononcé le mot qui fâche "CONSTITUTION" faisant juste des allusions au peuple. J'espère qu'il sait au moins que le peuple ne se réduit pas à quelques députés et sénateurs qu'ils a choisis personnellement, à quelques membres du PCT qui viennent l'accueillir ou à quelques pseudo-sages anaphabètes. Qu'il considère le meeting de Dolisie qui a réuni plus de dix-mille personnes venus dire "NON" au changement de la constitution comme une portion de ce peuple déjà plus considérable, et, surtout, qu'il laisse les gens manifester librement. Par ailleurs, si "les institutions politiques remplissent convenablement leur office conformément à leurs mission " comme il le dit dans son discours, pourquoi changer ce qui fonctionne correctement ?

C'est bien de parler d'émergence mais des observateurs notent que la région de naissance du président Pascal Lissouba est négligée car aucun projet en cours ne concerne Mossendjo et ses environs. Il y a même une route financée par l'Union Européenne que Sassou refuse de construire ! Une politique discriminante à leurs yeux qui trahit l'esprit de vengeance le caractérisant vis-à-vis de populations qui lui sont hostiles politiquement - alors qu'il est soi-disant le "président" de tous les Congolais.

Nous sommes au courant des pressions que vous faites aux militaires, monsieur Denis Sassou Nguesso. Nous félicitons la position du Général Okoï qui préfère se déterminer avant tout en Congolais et non en Mbochi, conformément à la vraie éthique du soldat républicain. Nous savons qu'il n'est pas le seul dans l'armée. C'est vous qui avez fait couler plus de sang et de larmes dans notre pays que tous les autres présidents réunis, monsieur Denis Sassou Nguesso. Quand le PCT menace le peuple avec des banderoles, comment voulez-vous qu'on vous prenne au sérieux ? Il n'y a pas de démocratie de l'invective juste celle de la vérité. Les changements sociaux s'apprécient quand ils touchent toutes les populations là où ils vivent et de la même façon. On ne peut pas faire des projets pour telle frange de la population et en ignorer d'autres. Non cette émergence-Apartheid, nous n'en voulons pas...

C'est un mensonge grotesque de dire que le chômage au Congo affecte moins de 200.000 personnes ! C'est une insulte aux jeunes désoeuvrés qui subissent une ethnodiscrimination en matière de recrutement. Avec un excédent commercial de plus de mille milliards de francs cfa, comment imaginer qu'il n'y ait pas plus de création d'emplois dans notre pays ? Quand on imagine que le Congo va connaître un pic de production pétrolière atteignant les 120 millions de barils par an en 2017, on comprend vite pourquoi monsieur Denis Sassou Nguesso veut s'accrocher au pouvoir.

Sassou reconnaît qu'il n'y a pas de démocratie véritable dans un Etat impartial. Alors, pourquoi, lui qui dirige cet Etat favorise-t-il l'impartialité ? Est-ce parce qu'il n'est pas un démocrate ? Si tel est le cas, nous sommes tous avertis que le Congo ne sera jamais un Etat démocratique avec Denis Sassou Nguesso.

Voici un passage qui a retenu notre attention - même si nous pensons que la phrase "Aimons le Congo" c'est d'abord à lui-même qu'elle devrait s'appliquer et s'adresser car aimer le Congo, c'est aimer TOUS les Congolais sans pratique de l'ethnodiscrimination et favoritisme des étrangers au détriment des fils du TSI :

"Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! "

Voilà un homme qui parle de ne plus faire couler le sang et les larmes des autres, c'est-à-dire de ceux qui ne sont pas de son ethnie, un revanchard qui s'est permis de massacrer 353 jeunes Kongos enlevés au Beach, qui a marché sur des dizaines peut-être des centaines de milliers de Congolais pour revenir au pouvoir et qui va dans un pays étranger annoncer qu'un peuple imaginaire composé d'une poignée d'analphabètes comme Issangha Didier lui ont demandé de changer de constitution. Je ne vous parle même pas d'innocents morts lors du petit Hiroshima du 4 mars 2012. D'un côté, il dit qu'il ne veut plus voir le sang et les larmes des autres ethnies couler mais de l'autre, ils demandent aux Mbochis du PCT de lancer des menaces au travers de banderoles ! Et un tel menteur, qui peut le croire ? Il avait annoncé que la transition ne ferait que trois ans, elle a duré cinq ans. Il a prétendu qu'il n'y aurait que deux mandats successifs à la tête de l'Etat, voilà qu'il revient sur le texte le plus important de son pays à l'étranger - violant les règles de bienséance diplomatique. Cet homme qui possède plus de cinquante biens immobiliers à l'étranger, des milliards de dollars, des centaines de sociétés et tant de biens à l'intérieur du pays, n'est qu'un menteur, un voleur et un criminel notoire. Et le dire ce n'est pas la démocratie de l'invective mais celle de la vérité.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 15:55

"La nature a horreur du vide", vient de me dire mon ami Isidore Aya Tonga. " Réponds au texte publié par notre frère John-Binith Nzaba sur Zenga Mambu pour éclairer nos frères". Il a fini par me convaincre. A tous ceux qui se font des boutons de fièvre parce que le meeting de Paris n'a pas été organisé sous le patronage des Assises : nous sommes tous dans la dynamique des Assises Nationales mais cela n'empêche pas au SACER, A LA PPCI, A DAABANYL, A KIMPWANZA, d'organiser un événement sous le prétexte qu'ils en sont membres.

D'ailleurs, l'appel de monsieur Nzaba est lancé sous le label SACER et pas au nom des AssisesEn quoi le meeting du 15 août 2014 est-il une atteinte à la cohésion des Assises ? L'INDEPENDANCE A ETE UN MOMENT QUE SE SONT APPROPRIES TOUS LES CONGOLAIS - MEME CEUX QUI S'Y OPPOSAIENT AVANT OU QUI N'AVAIENT JOUE AUCUN ROLE. Les Assises veulent-elles contrôler la liberté d'expression et d'action d'autres organisations ou celles des personnes du fait qu'elles adhèrent à sa démarche de regroupement ? En quoi l'organisation de ce meeting nuit-elle au lobbying de monsieur John-Bintih Nzaba aux Etats-Unis ?

A ceux qui n'ont rien compris nous affirmons ici ceci : LE LION DE MAKANDA SOUTIENT TOUTE INITIATIVE QUI VA DANS LE SENS DE LA DELIVRANCE DU CONGO ! Les Assises, nous y sommes toutes et tous dans sa dynamique mais qu'elles n'apparaisssent pas comme une nouvelle forme de dictature de la pensée et de l'action avant l'heure.

J'apprécie beaucoup mon frère John-Binith mais en épargnant tous ceux qui se sont engagés à l'organisation de ce meeting qui se déroule à Paris pour s'en prendre à moi - alors que J'habite Lyon, je ne comprends pas son attaque cibléeAurait-il voulu que je décline l'invitation de mes frères qui veulent faire entendre à nouveau la voix du peuple congolais ?

Oui, nous sommes LE CONGO LIBRE. Et même si un moustique m'invite pour aller parler du Congo, je viendrai. Ne m'importe nullement l'orgueil ou l'envie de faire triompher une organisation quelconque ou un ego, moi, voilà dix-sept ans que je lutte de façon multiforme contre cette dictature.

Ceux qui croient qu'il suffit d'un lobbying aux Etats-Unis pour délivrer le Congo, nous leur souhaitons bonne chance parce que SEUL NOUS IMPORTE QUE LE CONGO ET SON PEUPLE TRIOMPHENT DE LA DICTATURE. S'ILS REUSSISSENT, NOUS LES FELICITERONS MAIS LE PROCLAMER RELEVE DE L'ORGUEIL CAR RIEN DE TANGIBLE POUR NOTRE PEUPLE N'EN A ENCORE DECOULE. NOUS VOULONS D'ABORD COMPTER SUR NOUS-MEMES AVANT DE COMPTER SUR AUTRUI QUI N'AGIT D'ABORD QU'AU NOM DE SES PROPRES INTERETS.

Si les Assises deviennent une dictature, nous ne craignions qu'il ne nous soit laissé qu'une seule possibilité : LE COMBAT POUR LA LIBERTE D'EXPRESSION CAR CETTE DICTATURE EST LA PREMIERE ET LA PIRE DE TOUTES. Nul ne peut se proclamer "combattant" de la liberté et empêcher l'expression populaire ! Je ne soutiens pas CES "ASSISES-LA" - MEME CACHEES SOUS LE MASQUE DU SACER MAIS CELLES QUI VEULENT NOUS RASSEMBLER POUR QUE NOUS SOYONS PLUS FORTS ENSEMBLE ET NON POUR BAILLONNER LE PEUPLE AFIN QU'IL CESSE DE PARLER !

Cependant, je prends sur moi que cet égarement de propos ne vient que d'un homme qui parle au nom du SACER, une organisation qui n'est en rien au dessus des autres organisations et associations. Par ailleurs, puisque les Assises ont avalé le SACER, pourquoi n'ont-elles pas pris la peine elles-mêmes de nous apostropher ? Il y a là un outrage hiérarchique que nous ne comprenons pas : on parle au nom du SACER en lieu et place des Assises et on veut empêcher les autres organisations d'exister.

L'ENSEMBLE N'EST RIEN SANS SES PARTIES PUISQUE CE SONT LES PARTIES QUI FONT L'ENSEMBLE. Il y a encore beaucoup de personnalités et d'organisations qui se battent aussi pour faire triompher la cause du Congo qui n'ont pas encore intégré les Assises. En lisant le texte de John-Binith Nzaba, certaines m'ont appelé pour marquer leur déception.

QUE MONSIEUR JOHN-BINITH NZABA SE RESSAISISSE EN TOUTE HUMILITE : LE CONGO EST BIEN PLUS GRAND QUE SON EGO QUI CROIT AVOIR PRIS DES CENTIMETRES DE PLUS EN PARLANT EN SON NOM AUX ETATS-UNIS.

Oui, à l'Unité mais NON à la dictature de la pensée et de l'action concentrée entre les mains d'une seule organisation qui veut empêcher les autres d'exister. CE N'EST QU'UN MEETING ET NON LA CREATION D'UN QUELCONQUE GROUPE DE PENSEE OU D'ACTION. Alors juste pour une question de "patronage", cela devient un problème ?

Même si mon nom n'avait pas été cité dans l'affiche de ce meeting, j'aurai quand même fait le déplacement.

QUE CERTAINS NOUS EPARGNENT LA GUERRE DES CHEFS ET DES EGOS OU ENCORE LA GUERRE DES ORGANISATIONS. PERSONNE, MEME PAS UNE ORGANISATION, NE PEUT SE PRETENDRE SEUL INCARNER LE CONGO : IL PREFIGURERAIT DEJA UN DICTATEUR. ET UN DICTATEUR QUI VEUT EN CHASSER UN AUTRE... JE VOUS LAISSE FINIR CETTE PHRASE !

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 20:46

Depuis qu'il a annoncé à Washington D.C. que son peuple imaginaire, composé de quelques analphabètes comme le pseudo-sage Didier Issangha, voulait le changement de la constitution du 20 janvier 2002, le vrai peuple congolais ne cesse de rappeler à Denis Sassou Nguesso que NOUS, LE PEUPLE, NE LUI AVONS RIEN DEMANDE SINON UN BILAN DE SON REGNE SANGUINAIRE FINISSANT. LA CONSEQUENCE EST QU'IL NE PEUT ORGANISER UN REFERENDUM DANS CES CONDITIONS. Denis Sassou Nguesso n'a pas obtenu le soutien escompté de la part des Américains en dépit d'un lobbying serré. Il ne reste à notre mastodonte national que le passage en force. Là encore, il sent que le peuple lui dit qu'il se dressera sur son chemin. Cela ne peut que déplaire à celui qui est habitué à se faire obéir au doigt et à l'oeil.

Le P.C.T. a affiché une banderolle très explicite en guise de menace en direction de tous ceux qui oseraient braver le monstre Sassou. Ils ne l'ont pas écrite en lingala par hasard. En français, elle aurait attiré l'attention des fonctionnaires de l'ambassade de France qui auraient vite compris que Denis Sassou Nguesso n'était pas un démocrate mais un terroriste politique, un gangster cupide sans foi ni loi qui ne respecte rien, un véritable drogué du pouvoir qui ne peut se passer de sa dose quotidienne de pouvoir pour se shooter et ressentir les sensations les plus grisantes qui donnent un sens à sa vie. En fait, les Français et la communauté internationale le savent mais font comme si de rien n'était. Gros intérêts obligent. Après tout, si des nègres massacrent d'autres nègres pour préserver leurs intérêts...

Oui, ce texte lu par un étranger pourrait permettre au monde dit civilisé de comprendre que Denis Sassou Nguesso est un homme violent qui ne fonctionne qu'à coups d'intimidations et de brutalité quand sa volonté est contrariée. Le P.C.T. n'a pu qu'obéir à un ordre de notre gangster politique en chef, de notre plus vieux criminel politique encore en activité en Afrique - en écrivant ce texte. Il vous tue d'abord par l'esprit. Si vous refusez de mourir de peur, il vous tue en vrai. C'est un sanguin qui a plaisir à voir couler le sang d'innocents. Possédé par des forces maléfiques, Denis Sassou Nguesso doit sacrifier des âmes quand son pouvoir est menacé. Il a dressé des mercenaires qui tuent sur commande. Le peuple n'est rien pour lui. Le pouvoir est tout !


                         "BAMEKA SASSOU TE. BAKEBA NA BANGO"

TRADUCTION :

"Qu'ils ne tentent pas Sassou. Qu'ils fassent très attention !"

Cette phrase s'adresse on ne peut en douter au peuple, le vrai, celui qui est martyrisé au quotidien, par la faim, la soif, la maladie, celui qui est réduit en servitude, celui qui est écrasé par des étrangers qui règnent sur le pays. Les sans-voix doivent continuer à courber l'échine en silence sinon, Denis Sassou Nguesso, le dernier assassin politique encore en activité n'hésiterait pas à tuer pour sa dose de drogue quotidienne que le peuple veut lui enlever : LE POUVOIR. SA COCAINE A LUI !

 

Menace_PCT.jpg

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 09:55

Denis Sassou Nguesso a annoncé à Washington son modus operandi pour faire son coup d'Etat : assuré de triompher au travers d'un fichier électoral truqué à son avantage, il va procéder par référendum. La seule question valide est la suivante : quand et sous quelle forme ? Une rumeur reçue il y a quelques minutes prétend qu'il organiserait son hold-up référendaire et constitutionnel le 2 septembre 2014. Ce qui lui laisse moins d'un mois. Techniquement, s'il a tout préparé à l'avance au niveau logistique, c'est possible mais difficilement réalisable. C'EST MEME PLUS QU'IMPROBABLE. Ceux qui parlent de l'année 2015 sont peut-être un peu plus proches de la réalité mais qui sait ? EN TOUT CAS, NOUS, NOUS BATTONS POUR QU'IL N' Y AIT PAS DE REFERENDUM DU TOUT ! ET SI ON S'Y MET TOUS, NOUS POUVONS ARRETER LE SPECTRE ELEPHANTESQUE SASSOU DANS SA SOIF INSATIABLE DE POUVOIR.

Les choses doivent être claires : si Denis Sassou Nguesso abroge l'actuelle constitution avant 2016, IL N'EST PLUS "PRESIDENT" DE LA REPUBLIQUE ET TOUTES LES INSTITUTIONS S'ECROULENT. ON REMET TOUT A ZERO. DONC, IL DEGAGE N'AYANT PLUS AUCUNE LEGITIMITE CONSTITUTIONNELLE. Nous devons revoir le fichier électoral, le rôle et la composition de la CONEL pour organiser de nouvelles élections sous la houlette d'un organisme véritablement indépendant. CEPENDANT, NOUS LE DISONS DERECHEF, IL FAUT TOUT FAIRE POUR QUE DENIS SASSOU NGUESSO N'ORGANISE PAS DE REFERENDUM DANS LA MESURE OU, NOUS LE PEUPLE, N'AVONS JAMAIS DEMANDE DE CHANGER LA CONSTITUTION DU 20 JANVIER 2002 :

A) Solution 1 : Le peuple congolais envahit les rues et conteste jusqu'à convaincre la communauté internationale qu'il est contre le changement constitutionnel qui n'est d'ailleurs pas inscrit dans ladite constitution. A Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Ouesso, Boko, Owando, etc, on manifeste, on paralyse le pays. Sassou est obligé de laisser tomber ;

B) Solution 2 : la communauté internationale décide de bloquer tous les comptes et tous les avoirs des membres du système Sassou & Nguesso. Denis Sassou Nguesso n'a même plus de signature valide à la BEAC ; partout, on lui refuse la reconnaissance de chef d'Etat après 2016. Je vous assure dans ce second cas, le mastodonte lâche le pouvoir en moins de deux heures. Hélas, les occidentaux apprécient chaque situation à l'aune de leurs propres intérêts financiers ;

C) Solution 3 : LA FORCE NE RESPECTANT QUE LA FORCE, on applique les mêmes méthodes qui ont conduit Denis Sassou Nguesso au pouvoir en le chassant par la force. On va chercher une de ses vaches à Oyo et on le fout à la porte par la force. Je fais de l'humour ! Cette option est peu probable car nous n'avons pas une vraie armée républicaine capable de faire respecter la validité constitutionnelle. Cependant, qui sait ? Notre armée pourrait être parcourue par un brusque sursaut républicain...

Dans tous les cas, nous avons commencé ce combat depuis des années ; peut-être ne verrons nous pas son aboutissement heureux mais une chose est sûre : LA LUTTE CONTINUE !

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 18:56

Nous venons juste d'en être informés : tous les députés congolais dont la plus grande partie vient du P.C.T. et des partis apparentés auraient été invités à Oyo, la capitale de coeur De Denis Sassou Nguesso. Il semble aisé de déduire qu'ils ne se retrouvent pas au bord de l'Alima pour admirer les crocodiles ou les poissons-chats des étangs de notre ndzokou national. Il ne doit être question, dans ce terrain de chasse acquis à Denis Sassou Nguesso que d'une chose : du hold-up constitutionnel que le plus grand gangster politique de toute l'histoire politique congolaise cherche à perpétrer.

Pour ceux qui ont pris la peine de lire le texte constitutionnel, la convocation du référendum, pour réviser ce qui peut l'être au niveau de la constitution dépend ou du chef de l'Etat ou de l'assemblée nationale. Denis Sassou Nguesso essaierait de faire passer son hold-up constitutionnel par la bouche des députés dont la majorité est acquise à sa cause puisqu'il les a fait élire. C'est plus intelligent de dire ce 15 août 2014 que la décision d'organiser un référendum sur le changement constitutionnel serait l'idée de l'assemblée nationale, des députés, des représentants du "peuple". En effet, si la décision provenait de sa part, il est aisé de prévoir que l'opposition criera au putsch constitutionnel, Sassou ayant pris une telle décision pour satisfaire un intérêt égoïste. Il faut donc pour ce coup (d'Etat)-ci, se la jouer plus en finesse...

Denis Sassou Nguesso l'a dit devant ses kanis et twérés qu'il était encore fort et qu'il ne voyait personne capable de lui succéder à la tête de l'Etat. Ah, les chevilles ! Il doit les avoir bien grosses, notre bonhomme ! Normal, pour un éléphant de sa trempe ! Les dernières rumeurs lui prêteraient même d'avoir dit qu'il ne quitterait pas le pouvoir et qu'il attendait de subir s'il le faut le sort de son fidèle ami Mouammar Kadhafi. A Washington, ses intentions sont apparues de façon explicite à la face du monde : Denis Sassou Nguesso veut changer de constitution mais ce n'est pas de son fait car ça serait le voeu du "peuple" représenté par quelques analphabètes comme Issangha Didier qui ne savent même pas de quoi il est question. Habile et machiavélique, Denis Sassou Nguesso préfère se la jouer grand seigneur en demandant à son assemblée de convoquer le référendum. Vous l'aurez compris : ce n'est pas lui qui s'incruste ; ce sont les autres qui veulent qu'il garde son fauteuil de chef d'Etat, de pustchiste en série.

Nous profitons de cet article pour avertir les faux députés du P.C.T. : NE PRENEZ PAS LA RESPONSABILITE D'ASSUMER LE COUP D'ETAT CONSTITUTIONNEL EN LIEU ET PLACE DE DENIS SASSOU NGUESSO. Vous serez exposés au courroux populaire. Que Denis Sassou Nguesso assume son coup d'Etat ! Il est hors de question qu'il sorte une pirouette du genre : "Je dormais dans mon lit de mon bon sommeil royal quand les députés ont décidé d'en appeler à un référendum..." La peur qui congélait le peuple congolais a fondu à très grande vitesse. Attention à ne pas être emportés dans la coulée, chers députés serviles du plus grand dictateur et criminel africain encore en activité !


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