STATISTIQUES

 

D.N.C.B. : PLUS DE 7.000.000 DE PAGES LUES ***, PLUS DE 5.000.000 VISITEURS DE UNIQUES, *** PLUS DE 2400 ARTICLES, *** 488 ABONNES A LA NEWSLETTER, *** PLUS DE 1200 COMMENTAIRES... 

 


MESSAGE&RADIO&TV DU JOUR

demain le congo brazzaville

Vendredi 19 septembre 2014 5 19 /09 /Sep /2014 19:52

AfficheGege_Last.jpg

Par Le Lion de Makanda (LDM) - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Liberté et démocratie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 16 septembre 2014 2 16 /09 /Sep /2014 16:25

Agresseurs_ElieSmithImage1.jpgDans la nuit du 9 au 10 septembre 2014, Elie Smith, journaliste d'origine camerounaise, directeur de MNCOM, subissait une agression qui ressemblait plus à une campagne d'intimidation qu'à autre chose - même si on apprend qu'il a été lesté au passage de quatre millions de francs cfa - de l'argent qu'il regrette certainement de ne pas avoir laissé dans son compte bancaire - mais qu'il a peut-être récupéré puisque la rumeur prétend que tout ce que l'on avait dérobé à son domicile aurait été retrouvé. Il avait en effet affirmé que ses agresseurs étaient en contact téléphonique avec quelqu'un - ce qui dénotait d'une opération télécommandée.

A son actif, il faut dire que ce journaliste courageux a sauvé de nombreuses personnes le 4 mars 2012, lors du petit Hiroshima qui coûta la vie à des milliers de nos concitoyens en utilisant sa voiture personnelle comme une ambulance. Il n'a pas hésité une seconde à passer de journaliste à humanitaire face à la souffrance des populations des quartiers nord de Brazzaville.

ES2La police congolaise est-elle plus efficace lorsqu'il s'agit de rendre justice à un étranger ? Y aurait-il au Congo une police à deux ou trois vitesses ? Nous venons d'apprendre qu'il a suffi de quelques jours pour arrêter ses agresseurs qu'il aurait par ailleurs reconnus - des personnes qui n'ont même pas pris la peine de mettre des cagoules tellement assurées de leur impunité mais c'était sans compter sur la pression médiatique. On pourrait féliciter la police congolaise quant à cette réussite si fulgurante mais quand on constate que nos compatriotes sont enlevés, assassinés sans que ces affaires n'aboutissent, cela nous laisse perplexes. Nous n'évoquons même pas toutes ces arrestations arbitraires qui choquent les populations, arrestations que nous assimilons à des enlèvements car non motivées par des arrêts de justice. L'explication dans le cas d'Elie Smith relève d'une trahison des complices du système ... par le système lui-même ! Face au scandale provoqué par le saccage, le viol et le vandalisme perpétrés au domicile d'Elie Smith, le pouvoir s'est "judaïsé" en livrant ses propres bourreaux qui exécutent sous ses ordres ses basses besognes. Que tous ceux qui servent ce système en prennent de la graine : le pouvoir félon des crocodiles de l'Alima est prêt à laisser tomber ses propres serviteurs si sa réputation ou sa survie sont en jeu. Le colonel Marcel Ntsourou en est la parfaite illustration, lui qui a été condamné aux travaux forcés à perpétuité - alors qu'il a été l'un des serviteurs les plus zélés du système du grand ndzokou. Nous savions que le Sassou&ElieSmithATablepouvoir dictatorial de Brazzaville n'avait pas le choix face au tollé tous azimuts de la presse à l'échelle internationale : il fallait rapidement livrer les malfrats - même si l'opération avait été commanditée par le pouvoir pour taire la pression médiatique à l'approche des élections locales de la fin du mois de septembre. L'affaire faisait tache d'huile au niveau international - déjà qu'on reproche au système de ne pas respecter les droits de la presse mais dans le cas d'Elie Smith, il s'agit tout de même d'un homme qui travaille pour le frère aîné du président et qui semble proche du chef de l'Etat lui-même ! Face au tollé de la presse internationale, Jean François Ndenguet a vite ordonné que la police qui savait certainement où se cachait le commando retrouve et livre les coupables à la justice pour qu'ils aillent se faire oublier quelques mois en prison (peut-être quelques jours à peine...).

Cependant, cette arrestation rapide des criminels ayant sévi au domicile d'Elie Smith soulève quelques interrogations, compte tenu de la lenteur et de l'incompétence habituelles de nos services de police :

adjudant_ElieSmithAgression.jpg 1) La présence d'un adjudant de la garde républicaine parmi les assaillants. La garde républicaine est d'ordinaire affectée à la surveillance du chef de l'Etat et nous nous demandons comment un homme qui incarne la respectabilité républicaine peut se joindre à des malfrats pour perpétrer un braquage, des intimidations sur un journaliste réputé voire violer la soeur de ce dernier. Vous devez savoir que ce n'est pas n'importe qui qu'on affecte à la garde républicaine : il y a une prédilection aux Mbochis pour en faire partie. Cette présence de l'adjudant X parmi les bandits qui ont agressé Elie Smith témoignerait-elle de la proximité avec de hauts complices au sommet de la chaîne hiérarchique nationale ? Politique ? Militaire ? Policière ? En effet, comment expliquer que des personnes qui n'appartiennent ni à l'armée, ni à la police ou à la gendarmerie, de surcroît des étrangers certainement en situation irrégulière - puissent disposer de tenues militaires et d'armes de gros calibre pour perpétrer des opérations punitives, des intimidations et peut-être même des assassinats ?

2) Trois ressortissants de la RDC dont deux sont toujours en fuite et un Rwandais faisaient partie du commando. Comment peut-on expliquer à nos concitoyens que des étrangers - certainement en situation irrégulière ou disposant de faux papiers - disposent de l'attirail réservé à nos militaires dans notre pays sans y avoir le droit ? La question de la libre circulation des armes et même des assortiments vestimentaires des personnes proches du pouvoir y compris des étrangers montre qu'il y a un grand risque dans notre pays car n'importe qui peut venir, porter une tenue militaire, disposer d'armes de guerre et les retourner contre de paisibles citoyens comme cette madame Boukédi qui prétend avoir aussi été victime de ces gangsters.

Agresseurs_ElieSmithImage2-copie-1.jpg3) La question du contrôle des armes de guerre se pose : pourquoi les cobras, les Rwandais, les FAZ - encore présents sur notre territoire qui ont combattu pour Sassou en 1997 n'ont-ils pas été désarmés puisque seuls des soldats assermentés ont le droit de porter des armes de guerre ? Le pouvoir des crocodiles de l'Alima n'a trouvé son intérêt que dans le désarmement des AUTRES, les sudistes du camp de feu Bernard Kolélas (Nindjas) et ceux du camp de Pascal Lissouba (Cocoyes) déséquilibrant le rapport de force nord-sud en matière de forces combattantes. En cas de troubles politiques importants, il est à peu près certain que les sudistes se feront massacrer car les cobras gardent encore des armes sous leurs lits. Quel est donc ce pays qui ressemble à la Somalie en matière de détention désordonnée et incontrôlée d'armes de guerres, de fusils de gros calibre, et d'armes en tous genres ?

4) La présence de trois ressortissants de la république soeur de la RDC montrent une fois de plus, que lorsqu'il s'agit de faire le sale boulot, on fait appel à leur courage. Souvenez-vous ce que je disais à propos de l'opération "MBATA YA MOKOLO SASSOU", une opération qui ne concerne en fait que le sud du pays. A quoi sert l'opération "MBATA YA MOKOLO SASSOU" si on s'en prend à de pauvres gens qui ne cherchent qu'à survivre dans notre pays en préservant des tortionnaires et des violeurs en armes au lieu de les expulser en premier ? De toute façon, certains reviennent...

5) Il y a ceci de caractéristique en matière de sociabilité, qu'au nord du pays, la mixité sociale, entre populations de diverses ethnies, est faible - contrairement au sud du pays où cohabitent toutes les ethnies de la république. Par conséquent, on ne sait vraiment pas ce qui s'y trame. Que se passe-t-il au nord de la république en matière de présence d'étrangers en armes et de mercenaires de toutes sortes - en dehors de réfugiés ordinaires ? Comment expliquer que le Congo soit devenu le camp retranché de Rwandais, de Tchadiens, de Centrafricains, de Rdciens en armes - sans que cela n'inquiète l'Etat et les institutions nationales attitrées comme l'armée, la police, la gendarmerie ? Cette présence asumée ne peut s'expliquer que par la tolérance dont  bénéficient ces mercenaires étrangers de la part de monsieur Denis Sassou Nguesso. Ce qui confirme comme nous l'avons déjà écrit que l'opération "MBATA YA MOKOLO SASSOU" ne concerne en fait que le sud du pays pour des raisons que nous avons évoquées. Il vous suffira de relire l'un de nos derniers articles.

LeSangDesAutres6) Comment comprendre cette rapide suite apportée à cette affaire alors que des Congolais sont taillardés en public devant tout le monde à la sortie d'un meeting sans que personne ne soit poursuivi ? Sans qu'il n'y ait la moindre enquête ? Faut-il expliquer cette rapide arrestation par l'intervention du frère aîné de l'autre fâché que le pouvoir s'en soit pris à son employé ? En effet, pourquoi la police ne montre-t-elle pas tant d'application quand il s'agit de pauvres citoyens sans défense qui finissent même par ne plus porter plainte tellement que cela ne sert à rien ? Tout ceci ne confirme-t-il pas que la police est aux ordres du clan Sassou & Nguesso et non au service du peuple ? Finalement pour que la police et l'armée bougent le petit doigt, il faut que ce soit le sang et les larmes des leurs et de leurs amis qui coulent ? D'ailleurs, il suffit de les toucher, d'écrire un petit truc qui ne leur plaît pas pour s'attirer les foudres du système ! Quel est donc ce pays où la police oeuvre avec diligence à solutionner des affaires pour les étrangers - surtout quand ils sont proches du pouvoir ?

LeSangDesAutres2En conclusion, nous pouvons dire que notre pays est une poudrière où n'importe qui - surtout des étrangers qui n'hésiteront pas à massacrer nos frères sans pitié - peut détenir une ou plusieurs armes de guerre. Nous savons qu'il y a eu des projets de coups d'Etat contre le Tchad ou la RDC en préparation dans notre pays qui ont échoué parce que Déby et Kabila étaient au courant. Le plus grave dans cette affaire est de se demander pourquoi notre propre gouvernement arme des étrangers. Nous sommes donc en droit de nous demander si Denis Sassou Nguesso ne projette pas ce coup-ci de faire couler le sang et les larmes des autres au travers des fusils d'assaut payés avec notre argent tenus par des mains étrangères qu'il sait être sans pitié. Et pour cause..

Agresseurs_ElieSmith.jpg

Agresseurs_ElieSmithImage2.jpg

Agresseurs_ElieSmithImage3.jpg

Agresseurs_ElieSmithImage4.jpg


Par Le Lion de Makanda (LDM) - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Liberté et démocratie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 septembre 2014 1 15 /09 /Sep /2014 21:30

Voici un texte de la presse internationale spécialisée qui confirme l'hypothèse que nous avons émise selon laquelle Denis Sassou Nguesso ne pouvait organiser son pseudo-référendum qu'en 2015. Il sait qu'il va l'emporter pour trois raisons : ses listes électorales truquées qui font du nord une région plus peuplée que le sud, sa CONEL aux ordres prête à falsifier les résultats en cas de nécessité et une opposition intérieure inexistante ou totalement corrompue qui ne revendique désormais plus qu'un "gouvernement d'union nationale" et une période de transition.

Il faut cependant du temps pour préparer les infrastructures afin d'organiser les élections : bulletins, lieux de vote sur toute l'étendue du territoire, ressources humaines, etc. Et puis, il faudra bien qu'il annonce sa décision inique au peuple congolais sous le trauma du sang et des larmes depuis son retour aux affaires louches du royaume en octobre 1997 ; ce qui implique un temps de campagne qui pourrait prendre un petit mois ou plus, le temps d'arroser.

Il ne peut s'agir que d'un référendum illégal puisque rien ne prévoit le changement (abrogation) de la constitution dans la constitution du 20 janvier 2002. Seule une révision limitée est possible. Or, Denis Sassou Nguesso, méprisant tout respect de la moindre loi, n'en fera qu'à sa tête. SA CONSTITUTION A DEJA ETE ECRITE SANS ASSEMBLEE CONSTITUANTE. Il va directement présenter au peuple une nouvelle mouture répondant à ses attentes afin de finir ses jours au pouvoir.

Denis Sassou Nguesso possède tous les pouvoirs : politique par l'absence d'adversaire susceptible de l'évincer par tous les moyens, économique du fait qu'il est l'homme le plus riche du monde, franc-maçonnique en tant que grand maître de la grande loge du Congo dans laquelle tapine toute l'élite politique du pays, occulte en qualité de premier sorcier du Congo. Il peut donc tout se permettre. Sur le plan international, il travaille à créer l'illusion qu'il est incontournable surtout dans la sous-région de la CEMAC quand bien même il échoue dans toutes ses médiations.

Il faut que le peuple se mobilise puissamment pour arrêter le monstre Sassou pour que sa mégalomanie n'enfonce pas le pays dans les ténèbres. Autrement, c'est le pays qui court droit à sa perte : les Chinois auront fini de nous enchaîner par la dette puisque le moindre projet est financé par la dette auprès de ceux qui rient jaune à nos dépens. Denis Sassou Nguesso fera main basse sur le pactole de pétrocfas qui double en 2016-2017 grâce à l'exploitation de nouveaux gisements de pétrole et ne nous laissera que dettes et fausse monnaie. Bref, les Congolais deviendront esclaves dans leur propre pays. Si ce n'est déjà le cas...

CmtSasNegocieLeScrutin2016_1.jpg

CmtSasNegocieLeScrutin2016_2.jpg

Par Le Lion de Makanda (LDM) - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Liberté et démocratie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 14 septembre 2014 7 14 /09 /Sep /2014 22:01

COMMENTAIRE : Nous avons ceci en commun avec Dominique De Villepin : le fait d'être passé le même jour au tribunal de grande instance de Paris, lui, face à celui qui voulait le pendre à un croc de boucher, moi, face au système de mon pays qui poursuivait par devers un de ses membres, pour la première fois, un Congolais à l'étranger, au pays dit des droits de l'homme. Comme quoi, ceux qui refusent la justice à d'AUTRES, notamment en servant de l'injustice chaque seconde à un peuple déjà dans les fers, peuvent débarquer en Europe exiger ce qu'ils refusent dans leur royaume aux AUTRES, y compris aux Ntsourou du Congo, pourtant complices et serviteurs en des temps plus critiques. Comme qui dirait, ce n'est pas parce que que l'on fait vivre l'enfer aux autres en faisant couler larmes et sang, que l'on ne peut pas venir au "paradis" exiger, comme un morceau de tarte dû, sa part de justice. Ca, c'est pour la petite introduction.

De Villepin fut le ministre des affaires étrangères qui évita à la France le bourbier irakien. Invité vendredi dernier par Jean-Jacques Bourdin, il donnait son point de vue sur l'attitude de l'Europe et des Etats-Unis face à l'Etat Islamique et, avec une lucidité déconcertante, tirait les conséquences de ce que vont certainement être les retombées d'une coalition contre l'Etat islamique.

Ecoutez plutôt ce qu'il dit ; vous comprendrez mieux pourquoi je mets cette vidéo en ligne pour éclairer votre lanterne. L'attitude chevaleresque de l'occident face au reste du monde s'arrêtera-t-elle un jour ? Comment peut-on prétendre corriger des erreurs par d'autres erreurs ? Avec une telle lucidité qui a laissé Bourdin pantois, de Villepin pourrait être le Nostradamus du vingt-unième siècle.


Par Le Lion de Makanda (LDM) - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Pour un monde meilleur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 14 septembre 2014 7 14 /09 /Sep /2014 19:36

Par Jean Luc Malekat - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Liberté et démocratie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 14 septembre 2014 7 14 /09 /Sep /2014 13:45

COMMENTAIRE : Voici un article qui nous a été suggéré par monsieur K., compatriote congolais vivant quelque part en Europe. Un article de Jean Paul Tédga dont la source ne nous a pas été fournie qui comporte un trait insolite : une allusion mystico-fétichiste avec l'apparition d'une panthère qui aurait réussi à pénéter dans le cimetière très surveillé de Kona-Kona et qui aurait gratté le sol de la tombe d'Edith Sassou Nguesso, épouse Bongo Ondimba, comme si elle voulait déterrer  la défunte Edith Bongo-Ondimba peut-être pour la prévenir qu'elle se faisait cambrioler à titre posthume avant que la bête ne se suicide en se fracassant la tête sur le marbre de la tombe. Cela pourrait vous faire sourire mais il semblerait que le grand ndzokou ait pris cela au sérieux en consultant ses féticheurs et marabouts.

Le reste, on apprend que Denis Sassou Nguesso, l'homme le plus riche du monde, véritable Ali Baba du monde politique, s'oppose à ce que l'on change les billets de francs cfa vieux de douze ans et surtout que si notre plus vieux criminel politique encore en exercice veut se faire construire une succursale de la BEAC dans son village d'Oyo, c'est parce qu'il chercherait à blanchir ses milliers de milliards de francs cfa qu'il détient dans ses nombreuses résidences pourtant si bien surveillées - donc à l'abri du moindre cambriolage. Pour notre part, nous ajouterons que cette antenne de la BEAC lui permettra de transférer directement l'argent du Congo du siège de la BEAC au Cameroun à Oyo sans passer par un quelconque intermédiaire. Pour blanchir son argent, Sassou peut très bien aussi utiliser sa propre banque SEB. Cependant, c'est un article qui mérite d'être lu et étudié.

Pour terminer, cet article confirme ce que nous avons constaté : l'opération MBATA YA MOKOLO SASSOU n'a pas lieu au nord de la république - même après deux cambriolages d'une des résidences de la défunte Edith Bongo Ondimba...

" Pourquoi on ne change pas la gamme monétaire vieille de douze ans !

                                      Par Jean Paul Tédga

 

Les billets de banque utilisés par les usagers de la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) sont vieux de plus de dix ans. Selon la réglementation en vigueur, ils auraient, déjà, dû être changés, en 2012. En 2014, on n’y songerait, toujours, pas. Pourquoi ? Lire notre enquête exclusive.

 

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso vient de passer des vacances mouvementées, à Marbella, en Espagne. Il n’a pas fait que se prélasser au soleil, comme il le souhaitait. Il a, beaucoup, reçu ses parents mbochis, qui n’ont pas arrêté de défiler, à cause d’un fait insolite qui ferait sourire ses nouveaux amis de Malaga. En effet, pendant qu’il se la coulait douce, en Espagne, loin du débat sur le changement de la constitution qu’il souhaite, par référendum, afin de s’octroyer un bail, à vie, à la tête de l’Etat du Congo, une panthère, en pleine nuit, se serait introduite sur la tombe de sa fille chérie, Edith Lucie Bongo Ondimba, décédée, à Rabat, en mars 2009. Comme animée par un esprit que seuls savent décrypter les vrais initiés mbochi, elle se serait mise à gratter le sol de la tombe, et à se cogner sur le marbre, jusqu’à ce que mort s’en suive.

Une panthère en ce lieu, suprêmement, surveillé, est, en soi, une grande surprise qui relèverait même du mystère. Qui plus est, une panthère qui vient, juste, solliciter le lieu de repos éternel de la défunte fille aînée du chef de l’Etat, et qui y laisse sa peau, sans raison. Voilà qui a gâché les vacances du dictateur, le poussant, question d’en savoir plus, à « creuser » ce mystère auprès de ses parents. D’où leur incessant défilé, vertement, convoqués pour dire ce qu’ils savaient de cette histoire bizarre.

Toujours pendant ce séjour du président, en Espagne, la résidence d’Edith aurait, une fois de plus, été cambriolée. A quelles fins ? Selon certaines langues fourchues d’Oyo, les visiteurs de la nuit cherchaient des caches d’argent. Les Zaïrois qui sont les « fait-tout » dans le ranch présidentiel, sont pointés du doigt. Une fois de plus. A tort ou à raison. Une chose est sûre : le ver est dans le fruit.

En mars 2013, a été posée la première pierre de l’agence de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale), à Oyo. Cette première pierre a été posée par le président Sassou alors que la sélection du cabinet d’architecture devrait se faire, à Yaoundé, en avril 2014. Cherchez la raison de la précipitation de Sassou. La localité d’Oyo n’est pas réputée abriter une activité économique ou industrielle, qui justifie une telle implantation, après les agences de Brazzaville, de Pointe-Noire et de Ouesso, en 2009. C’est la bourgade présidentielle. Sans plus. La construction de cette agence de la BEAC, va, donc, être réalisée, en dehors de toute logique économique.

Après avoir mené leurs enquêtes, les administrateurs français de la BEAC, mais pas seulement eux, ont fini par comprendre les raisons pour lesquelles le président souhaite implanter une agence de la banque centrale dans son village où il n’existe qu’une activité bancaire marginale, et surtout, aucune industrie digne de ce nom et aucun tissu économique, en dehors de l’Alima Palace, une autre folie présidentielle, qui tourne à vide, 6 jours et demi sur sept. Malgré ses 5 étoiles. Les administrateurs français de la BEAC, ainsi que leurs collègues de la même zone, ont fini par découvrir que si le président Sassou tient à construire une agence de la BEAC, dans son village, ce que le président camerounais, Paul Biya, n’a pas fait, à Mvomeka, ni le patriarche Ondimba, à Lewaï ; l’Equato-Guinéen, Teodoro Obiang Nguema, ne l’a pas fait, non plus, à Mongomo, pour ne citer que les pays parmi les plus grands pourvoyeurs en billets de banque au sein de la zone BEAC, c’était pour une raison bien précise : la thésaurisation. Eh Oui, le président congolais garderait, énormément, d’argent, dans différentes caches, à Edou et à Oyo. L’agence de la BEAC d’Oyo, dépourvu d’utilité économique prouvée, servira, selon certaines sources, très bien introduites, à blanchir les capitaux présidentiels. Ni plus ni moins. S’il affirme qu’Afrique Education dit des contrevérités, qu’il démontre l’utilité économique de cette agence, à l’instar de celle de Pointe-Noire par exemple.

Sous l’ère Ahidjo, les milliardaires Alhadji du quartier de la Briqueterie, de Yaoundé, se distinguaient par leur immense fortune qu’ils gardaient dans des chambres à coucher. Ahidjo les couvrait. Sassou a copié ce bon vieux système, maintenant, où le Franc CFA ne se convertit, plus, en France. Avant la décision de signifier cette non-convertibilité, pendant la deuxième cohabitation française où Edouard Balladur officiait comme premier ministre, de 1993 à 1995, il suffisait de charger des sacs d’argent dans les soutes des avions d’UTA ou d’Air Afrique, pour alimenter, proprement, ses comptes, en France. C’était bonjour la fuite des capitaux ! Aujourd’hui, non seulement, ce n’est plus possible, mais toute transaction bancaire doit être justifiée, ce qui a laissé les détourneurs de fonds publics congolais, sans voix.

Désormais, ils cachent des fortunes dans leurs maisons car même le fait d’alimenter, grossièrement, son compte bancaire local, attire l’attention des curieux. Du jour au lendemain, on peut faire l’objet de gros titres dans la presse. Sassou aime que ses parents détourneurs de fonds publics agissent dans la discrétion. Comme lui- même.

C’est la raison pour laquelle des grosses fortunes sont cachées dans des villas cossues d’Oyo et d’Edou ((bourgades) surnommées Monaco), faute de les placer sur des comptes bancaires, à Brazzaville ou de les transférer à l’étranger. C’est trop risqué pour le moment. On attend la mise en service de l’agence de la BEAC d’Oyo pour contourner la difficulté.

Mais se pose un autre problème. Les règles de fonctionnement de la BEAC (comme de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) imposent, que tous les 10 ans, on change, totalement, la gamme monétaire, c’est-à-dire tous les billets de banque en circulation. C’est la loi. Ainsi, l’autorité monétaire donne un délai qui permet aux personnes qui possèdent des billets de banque, d’aller les remettre afin de récupérer les nouvelles coupures de la même valeur. Cette opération qui devrait se faire, depuis 2012, à la BEAC, se fait, toujours, attendre. Pourquoi ?

Il y a quelques jours, le gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama, a décidé d’injecter des coupures neuves de 2.000, 1.000 et 500 F CFA, dans le circuit, pour dit-on, lutter contre la pénurie. Question : à quand leur changement, comme le prescrit la loi, tous les 10 ans ? D’autre part, qu’en est-il des billets de 10.000 F CFA et de 5.000 F CFA qui sont en circulation depuis plus de dix ans, ce qui n’est plus légal ?

Selon certaines rumeurs, cette opération de changement de billets de banque, serait bloquée par le président congolais qui disposerait d’un stock énorme de billets et qui rendrait l’opération de changement, politiquement, délicate, par ce temps d’instabilité politique, dans son pays.

Afrique Education se saisissant de ce dossier, nul doute que ça va bouger, dans tous les sens, dans le microcosme bancaire de la sous-région de l’Afrique centrale où on dit, souvent, que l’argent n’aime pas le bruit.

Et quid de la construction de l’agence de la BEAC à Oyo, en plein village du président Sassou ! On attend les explications du gouvernement de la BEAC ou du président du Congo himself. "

 

 

 

 

Par Le Lion de Makanda (LDM) - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Liberté et démocratie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 septembre 2014 5 12 /09 /Sep /2014 17:06

COMMENTAIRE : Voici un article qui confirme la thèse d'une intimidation commandée à distance à propos de l'agression subie par le directeur général de MNCOM, le camerounais Elie Smith : ses agresseurs dans la nuit du 9 au 10 septembre 2014 étaient en contact téléphonique avec quelqu'un qui dictait leur conduite à distance. Il ne peut s'agir que d'une autorité de l'Etat ou de la police ou de l'armée. Pour le petit exemple hypothétique, on peut appeler le Congo d'Espagne pour y commanditer une opération ; il suffit d'avoir l'autorité nécessaire. Comme on peut intimer l'ordre de Brazzaville, d'Oyo ou d'ailleurs. Nous vous laissons faire vos propres déductions.

J'avais prédit qu'Elie Smith ferait une déclaration. Il a choisi Jeune Afrique pour s'exprimer. Nous mettons en ligne l'interview qu'il a donnée à cette revue. Nous rappelons qu'Elie Smith est d'origine camerounaise et qu'il ne peut pas comprendre des propos tenus en mbochi, la langue des tenants du pouvoir. Je sais que depuis le temps où il séjourne au Congo, il est capable de déceler si quelqu'un s'exprime en lingala, une des langues nationales. S'il n'a pu décrypter la langue de ses agresseurs, c'est qu'ils s'exprimaient en mbochi, une hypothèse qui semble tenir la route.

Il pourra toujours porter plainte mais dans le contexte d'une intimidation télécommandée par le pouvoir lui-même qui vient de condamner Marcel Ntsourou aux travaux forcés à perpétuité, nous savons tous qu'il ne se passera rien. Ils tiennent la justice et ne peuvent se juger eux-mêmes ; c'est tout simplement exclu. Au Congo, l'injustice tient lieu de justice - toujours au profit du clan Sassou & Nguesso.

Pour ceux qui disent qu'il est possible de tracer les appels téléphoniques passés entre une heure et deux heures du matin autour de la demeure d'Elie Smith, nous disons que c'est tout à fait possible mais encore une fois, dans le cadre d'une dictature totalitaire, ils tiennent les télécommunications et ne le feront pas. La police et les officiels parlent de "bandits". C'est une fausse piste. La façon d'opérer avec un commanditaire au bout du fil le contredit. Le pouvoir tenait à l'intimider. Point !

Nous semblons retenir que l'homme est déterminé à exercer son travail en restant égal à lui-même. Wait and see. Nous compatissons à sa douleur de voir sa soeur violée. Tout pouvoir a une fin. Celui des crocodiles de l'Alima aussi. Toute chose sera corrigée en temps et en heure au moment opportun...

 

                            **********************************

 

ES_AgresseursAuTelephoneAvecQuelquun.jpg Elie Smith, le journaliste camerounais de la télévision congolaise MNTV, dont il est directeur des études et de la planification, a été victime d’une violente agression dans la nuit du 9 au 10 septembre à son domicile de Brazzaville. Encore sous le choc, il raconte.


Jeune Afrique : que s’est-il passé au cours de cette nuit là ?

Elie Smith : Tout s’est passé entre 1h30 et 2h du matin. Je venais de participer à l'émission "Sans Détour" de la DRTV (chaîne de télévision privée, NDLR). Puis, à minuit, je suis allé recharger mon téléphone portable à MNTV parce qu’il y avait une coupure de courant dans mon quartier depuis quatre jours. J’ai fini vers 1h15, en passant par le rond-point de la coupole, il y avait une barrière de contrôle de police devant le commissariat. J’ai brièvement échangé des politesses avec quelques policiers. Plus loin, j’ai remarqué un taxi qui roulait vite et qui me suivait. Arrivé chez moi, dans ma chambre, j’ai entendu une violente altercation entre mon gardien et des individus. Ces derniers gueulaient : "On veut voir ton patron, on veut voir ton patron !". Je suis alors sorti pour voir ce qui se passait.

Quatre individus en civil, lourdement armés avec des fusils d’assaut de type kalachnikov, avec plusieurs chargeurs de rechange, des rangers aux pieds, menaçants, me lancent : "On veut te voir M. le journaliste !" Je me suis présenté et ils m’ont dit : "On va te tuer". J’ai leur ai demandé pourquoi et ils m’ont dit de leur donner de l’argent. J’ai cru à une blague et j’ai répondu que je n’avais pas d’argent, que s'ils voulaient me tuer, qu'ils le fassent. Un des quatre a répondu : "On ne te tue pas, allons dans ta chambre". L’un d’eux m’a demandé de lui montrer ma main, j’ai cru qu’ils allaient me couper les doigts. Ils m’ont enlevé mon alliance, ont pris ma montre et mes chaussures qu’ils ont mis dans une valise et m’ont intimé l’ordre de les suivre en me disant : "On va te tuer comme on tue les autres et on ne te verra plus, toi le grand journaliste, ce sera fini pour toi". Dehors une cinquième personne qui faisait le gué l'a contredit : "Non on ne va pas le tuer."


Mais ils s'en sont pris à votre sœur…

Ils m’ont ramené dans ma chambre et m’ont demandé avec qui j’habitais dans la maison. J’ai répondu : "Avec ma sœur". Ils ont repris : "On a appris que ta femme est française, elle est où ? J’ai répondu qu’elle était de nationalité péruvienne et qu’elle se trouvait en France. Ils ont insisté pour savoir où elle se cachait. Ils ont ouvert mon bureau, ont fouillé dans mes affaires, confisqué mon passeport puis ont pris ma petite sœur et l’ont amené dans ma chambre. Puis ils ont intimé au gardien l’ordre d’abuser sexuellement d'elle, là devant moi. Celui-ci, qui est assez âgé, a refusé et a demandé qu’on le tue. Un des assaillants est alors intervenu en disant qu’ils n’allaient pas le tuer, et qu’ils s’occuperaient eux même de ma sœur. Trois des quatre assaillants l’ont prise pour l’emmener dans sa chambre et ont abusé d’elle. Je les entendais. Ce qui était curieux, c’est qu’ils étaient en communication téléphonique avec quelqu’un. Je ne comprenais pas leurs échanges.

Ils ont par la suite ramené ma petite sœur, et nous ont enfermés avec le gardien dans ma chambre. Je les ai entendus vandaliser mon salon. Ils ont emporté ordinateur, télé, toiles de peinture... et un peu d’argent que j’avais.


Suite à votre agression, des rumeurs circulent sur une supposée expédition punitive contre vous après votre couverture d’un meeting de l’opposition deux jours plus tôt. Qu'en dites-vous ?

Je ne voudrais pas spéculer. J’ai couvert le meeting de l’opposition où plusieurs militants ont été bastonnés. J’ai pris des photos et j’en ai posté une d’un militant en sang sur Facebook. Je n’ai fait que mon travail de journaliste. C’était un scoop. On m'a dit que ce serait cette photo, comme une goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase, qui serait à l’origine de mon agression. Une fois de plus, comme je n’ai pas de preuves, je ne peux pas l’affirmer. Pour moi ces gens étaient des bandits. Des voyous de la police ou de l’armée, comme certaines personnalités qui m’ont apporté leur soutien me l’ont dit ? Je ne saurais le dire.


Auparavant, aviez-vous reçu de quelconques intimidations ?

Oui, j'en reçois régulièrement. Un responsable de la police m’a même dit : "Un jour on va te tuer". Je lui ai répondu que je m’en foutais, que je ne serais pas le premier à être tué et qu'il y aurait d’autres personnes qui continueraient à faire mon travail. Les journalistes sont souvent menacés. La police est venue pour faire un constat chez moi, j’ai l’intention de porter plainte.


Par Le Lion de Makanda (LDM) - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Liberté et démocratie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 10 septembre 2014 3 10 /09 /Sep /2014 12:45

L'intelligence informationnelle nous permet de mettre les bons mots pour expliquer à nos compatriotes ce qui est arrivé au journaliste Elie Smith de MNTV, la télévision du frère aîné du grand ndzokou, dans la nuit du 9 au 10 septembre 2014. Il s'agit de manoeuvres d'intimidation qui sont par ailleurs bien explicites quand on lit la fin de l'article du journaliste Sadio Kanté qui fut elle même violentée par la police de Jean-François Ndenguet.  

Que reproche-t-on à Elie Smith ? Certainement son franc-parler, sa liberté de ton, son professionnalisme bien supérieur à celui de ses collègues de travail congolais qui tremblent tous devant le pouvoir. Le porte-parole de la police lui aurait déjà reproché d'avoir couvert le meeting de l'opposition du 7 septembre 2014 à la fin duquel la dictature du kanif des crocodiles de l'Alima avait encore fait couler les larmes et le sang des autres et surtout, d'avoir posté les photos des blessés sur Facebook. On ne peut pas travailler pour le pouvoir dictatorial des crocodiles de l'Alima et servir l'information, la vraie, sans mensonge et trucage. Ca fait trop ! Elie Smith créait un précédent que l'intimidation a voulu ramener sur le bon chemin de l'obéissance servile. Reste à savoir si le traumatisme va transformer le bonhomme en un mouton de panurge...

Ils sont venus l'intimider à domicile et, pour mieux le traumatiser, trois d'entre-eux ont violé sa soeur - avec les risques que vous connaissez. Cet homme connaît Denis Sassou Nguesso en personne (vous trouverez les photos sur internet), il travaille pour son frère aîné mais cela n'a pas empêché qu'il soit menacé et racketté au passage. Ils ont envoyé cinq barbouzes de la police pour mener à bien cette opération.

Reste à savoir comment va réagir Elie Smith : va-t-il continuer à faire son travail avec autant de professionnalisme au Congo ? Va-t-il quitter ce pays où la liberté de la presse n'existe pas ? De toute façon, il fera certainement une déclaration. A moins que le pouvoir l'en dissuade.

Sassou-ElieSmithATable.jpg

Pour ce qui est des biens matériels, ils auront vite fait de lui acheter plus qu'il n'a pas perdu pour compenser et, même son passeport lui sera certainement rendu mais c'est l'homme dans son intégrité morale que le pouvoir a voulu atteindre. Il a à présent la certitude qu'il ne suffit pas de discuter, de manger ou même de travailler pour eux pour qu'ils ne vous menacent pas. Il ne faut surtout pas porter à la lumière les méfaits et les turpitudes de ce régime. Même au nom du journalisme, de la liberté de presse ou de la liberté d'informer. Elie, tu travailles pour une dictature ! Et le fait que tu l'oublies - alors qu'elle te paye grassement commencer à les agacer...

Nous compatissons à ce qui arrive à ce courageux journaliste et lui souhaitons de tenir bon. En l'embauchant, MNTV connaissait bien l'homme qui fait la gloire de cette chaîne de plus du pouvoir. Il faut désormais l'accepter avec sa liberté de ton ou le remercier - au lieu de le menacer et de violer des membres de sa famille. Cette sauvagerie ne peut plus continuer. Il faut que ce gangstérisme généralisé qui sévit dans notre pays s'arrête...

Voici l'article publié par Sadio kanté qui relate les faits que nous reproduisons au nom de la liberté d'informer afin que les Congolais apprennent ce qui s'est passé chez monsieur Elie Smith.

                                  **************************

CONGO-BRAZZA: Agression du journaliste Elie Smith de MNTV et viol collectif de sa sœur


Elie Smith sort d’une émission télévisée de DRTV avec son confrère Alphonse Ndongo de Jeune Afrique Economie. Les deux journalistes se séparent.

Vers une heure du matin dans la nuit du 9 au 10 septembre, Smith arrive chez lui et peu temps après il entend des bruits d’une altercation qui oppose son gardien à  4 hommes en civil mais fortement armés et pourtant des rangers de la police.

Le journaliste dit à son gardien de ne pas s’opposer aux gens armés qui manifestement n’en voulait qu’à Smith, dès que ce dernier  ouvre la porte de sa maison, il est prit d’assaut par 4 hommes tandis qu’un 5eattendait dehors devant la résidence et à coté du taxi qui les a transportés.

L’un des 4 hommes  a demandé à Elie Smith de tendre sa main, lui arrache son alliance et sa montre, on prend aussi son poste téléviseur et son magnétoscope  dans la salle de séjour , on fouille ses poches, on y prend de l’argent et on lui demande également d’enlever ses souliers ce qu’il fit,  et  le tout et gardé par devers les hommes armés.

D’entrée de jeu, lorsque les malfrats se sont trouvés en face de Smith, ils ont dit leur intention de le tuer et de jeter son corps quelque part, c’est alors que le journaliste leur dit de tout son calme : «  ça ne sert à rien de me tuer, vous pouvez prendre ce que vous voulez mais épargnez ma vie ».

Les hommes lui font les poches prennent l’argent qui s’y trouve et  lui demande de rentrer dans sa chambre, ce qu’il fait suivi de sa sœur et de son gardien. Après qu’ils aient  cherché et trouvé une somme plus importante d’argent, l’un deux s’empare d’une valise vide et y met quelques paires de chaussures, un autre s’accapare du passeport du journaliste et remet celui de la sœur de ce dernier.

C’est ensuite que 3 d’entre les hommes armés dirigent la sœur de Smith vers une autre chambre et se mettent à la violer. «  J’entends les cris de ma sœur sans rien pouvoir faire car mon gardien et moi étions sous la domination d’un des 4 hommes armés » nous dit Smith.

Après leur ignoble besogne, ils continuaient de faire des menaces de mort à Smith qu’ils ont traîné à leur suite à l’extérieur de la résidence avant que le 5e homme leur signifie qu’il n’est pas besoin de tuer le journaliste.

Notre confrère Alphonse Ndongo alerté, s’est chargé d’évacuer la jeune sœur de Smith dans une clinique de la place pour des soins et différents examens notamment pour un dépistage du VIH.

A signaler que dans la journée du 8 septembre, des internautes avaient signifié que le porte-parole de la police  aurait eu des propos durs à l’égard de Smith qui après avoir couvert le meeting du collectif de l’opposition avait posté sur les réseaux sociaux des photos des militants de l’opposition  blessés à la sortie dudit meeting.

Ajoutons que Smith est Camerounais et dirige depuis quelques années une chaîne de télévision à Brazzaville qui appartient au frère aîné du président la république. On reproche souvent à Smith sa liberté de ton.

                                                           Sadio Kanté

ES2.jpg

ES3.jpg

ES1-copie-1.jpg

Par Le Lion de Makanda (LDM) - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Liberté et démocratie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 septembre 2014 2 09 /09 /Sep /2014 15:12

COMMENTAIRE : Vivement le 15 août 2016 à 14 heures car nous ne sommes pas encore sortis de la dictature des larmes et du sang qui attaque l'opposition à la fin des meetings pour que coulent les larmes et le sang des autres, n'en déplaise à notre ndzokou national. Sassou pourra toujours rétorquer qu'il se trouvait en Espagne pendant que les larmes et le sang des autres ethnies que la sienne coulaient ce dimanche 7 septembre 2014. Cependant, il suffit d'un coup de téléphone pour qu'un couteau aiguisé taillarde une oreille. Il n'y a pas de démocratie de l'invective, pas plus que de démocratie du kanif. Nous démocrates, n'avons pour armes que des mots et des arguments qui n'ont jamais blessé ou tué personne..

Au moment où j'écris ce texte pour mettre en ligne un article que nous a soumis notre compatriote K., Jean-Jacques Bouya est en France. Le Congo a pourtant une imprimerie nationale mais ce dernier préfère faire confiance à un Béninois, un certain monsieur Thiam, pour l'impression des documents du ministère des petits et des grands travaux et, en France, s'il vous plaît : ça pourrait coûter moins cher si on déduit le déplacement de monsieur Bouya et de ses conseillers à Paris et si on favorisait des entreprises privées congolaises à défaut de faire travailler notre imprimerie nationale. Comment peut-on prétendre aspirer à l'émergence si on ne favorise pas les PME locales ? On n'achète pas l'émergence comme l'a si bien dit l'ingénieur Tsengué-Tsengué de Challenge Futura ; on la réalise sur place au travers de l'industrialisation endogène. Qu'on se le dise.

Voilà donc une fratrie d'escrocs au pouvoir qui ne joue pas la préférence nationale et vous doutez encore qu'ils viennent d'ailleurs, tellement ils favorisent les étrangers qui sont au niveau local leurs prête-noms. Cependant, se la jouer local en matière d'impression de documents, on ne tire pas un gros bénéfice ; avec une société qui se trouve en France, on peut toujours négocier la rétrocession de commissions - en plus de frais de missions avec hôtels, location de voitures de luxe, etc. Bref, comme nous l'avons dit, chaque occasion est exploitée à fond la caisse pour faire saigner le trésor public. Voilà, pour la petite digression...

K., compatriote congolais habitant à l'étranger, s'interroge sur le fait que les Congolais semblent désormais blasés face à des comportements publics qui démontrent pourtant que les membres du clan Sassou & Nguesso corrompent les Congolais, affichant ainsi qu'ils détournent allègrement le denier public, sans que personne au Congo ne s'en offusque. En effet, comment des individus dont les salaires connus ne dépassent pas quelques millions de francs cfa par mois peuvent-ils donner - en leur nom propre - des "cadeaux" hors de prix à des individus, des structures, des villes ou des régions ? Comment peuvent-ils se substituer à l'Etat sans en justifier les moyens ? Sous d'autres cieux, on leur demanderait des comptes mais au Congo, motus et bouche cousue !  Dans un univers où la règle de base se conçoit comme "A YIBA A TALA TE", on ne peut que jouer à : "A PESSA A TALA TE..." Entre détournements généralisés et corruptions généralisées, il n'y a plus de place qu'à la loi de la jungle. Le peuple assiste ébahi au spectacle "QUI SERA LE PLUS GRAND VOLEUR DU CONGO ?" au cours duquel des éléphants, des crocodiles et des cobras venus des bords de l'Alima dévorent à grande bouchées et à grande vitesse les richesses dont il a été dépossédé - sans être capable de se révolter. Le gagnant sera bien entendu celui qui réussira à dépasser tous les autres en matière de détournements de denier public. K. s'étonne que même l'armée soit désormais corrompue - alors qu'il sait que les généraux et autres officiers sont tous devenus des homme d'affaires.

Conclusion : Denis Sassou Nguesso a réussi le trauma absolu qu'un dictateur puisse infliger à un peuple à qui on jette de temps en temps des miettes de son propre argent pour se donner bonne conscience. LA REPETITION ETANT L'OUTIL PEDAGOGIQUE PAR EXCELLENCE, NOUS AFFIRMONS DERECHEF CE QUI SUIT : ILS VOLENT L'ARGENT PUBLIC EN NE NOUS LAISSANT QUE DES DETTES ET ... DES FAUX BILLETS !

                                           ************************

Réflexions sur les montants très élevés des cadeaux des hommes de Sassou ou le pillage officialisé de l'argent public au Congo

 

En effet, il n’est plus un secret pour personne dans notre pays, de constater que les responsables de certains partis politiques liés ou pas au pouvoir, les députés du PCT et partis affiliés au pouvoir, sans oublier les présidents de certaines ONG, les officiers généraux et supérieurs de la force publique, ont acquis  des habitudes qui contrastent avec leurs moyens financiers officiels, en offrant des cadeaux aux populations, aux structures étatiques qui dépendent normalement du gouvernement.

Ils agissent au vu et au su de tout le monde, donc de monsieur Sassou et de son Gouvernement, du peuple que les détournements, pour ne pas dire le vol de l’argent public est officialisé dans notre pays, le Congo depuis le retour au pouvoir de Sassou-nguesso.


En effet, comment peut–on accepter que ces gens puissent offrir des ambulances, construire des ponts, des portions de route, des équipements pour les hôpitaux, bref des offres dont les montants sont notoirement tres élevés, sans que cela n’attire l’attention des fameuses autorités ? C’est vraiment un systeme mafieux que tout le monde accepte au Congo.


C’est un autre monde, et ne soyons pas surpris que la dette du pays explose… même si nous savons tous que depuis des décennies Sassou fabrique de la fausse monnaie que personne n'a jamais denoncée, à l'exception de Ntsourou.

Nous attirons l'attention du peuple congolais que sassou, et ses valets locaux et autres qui dépensent des centaines des millions alors que les montants réels de leurs salaires annuels ne dépassent pas les 5000.000 cfa, vont exploser la dette du pays...


Nous nous posons la question de savoir par exemple comment le fils de sassou, le fameux Kiki, sa soeur et bien d’autres dignitares financent-ils leurs cadeaux dont le dernier en date est celui des cinqu ambulances offertes à Mouyondzi, avec désormais la complicité des officiers qui hier faisaient la fierté de notre armée … mais cooptés aujourd'hui par la planche à sous d'OYO.

Nous aurons simplement besoin de la liste de tous ceux-là, pour que demain ils expliquent comment fonctionne leur systeme.

        Ma question est celle-ci : tous pourris au Congo ?

Par Le Lion de Makanda (LDM) - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Liberté et démocratie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 7 septembre 2014 7 07 /09 /Sep /2014 23:06

LeSangDesAutres2.jpgCeux qui pensent, que Denis Sassou Nguesso veut passer en force pour se maintenir illicitement au pouvoir au delà de 2016, ont certainement raison mais il est à redouter cette fois-ci que le peuple se dresse devant lui : cet homme ne supporte pas qu'on lui tienne tête et surtout, il n'a que du mépris à l'égard de la volonté populaire. Quand ce drogué du pouvoir affirme qu'il ne veut plus voir couler les larmes et le sang des autres, les images ci-dessous vous prouveront que c'est un menteur - même s'il s'est arrangé pour que les larmes et le sang des autres coulent au moment où il se trouve à l'étranger. Nous savons qu'il les fait souvent couler en donnant juste de simples coups de téléphone au cours desquels il ordonne comme Dracula qu'on verse pour lui sa dose de larmes et de sang des autres. N'a-t-il pas averti au traver d'une banderole de son PCT parti privé parce que privatisé depuis son retour en 1997 : "BA MEKA SASSOU TE BA KEBA NA BANGO" ? Cela signifie que notre monarque absolu, grand gangster devant Eblis et plus vieil assassin politique encore en exercice en Afrique, va noyer toute opposition et toute confrontation dans une sorte d'"Alima de larmes et de sang".

Voici ce que nous avons pu lire sur le site de BrazzaNews au travers d'un texte d'Ed Dav qui résume bien les événements qui se sont déroulés ce dimanche 7 septembre 2014 à Brazzaville à la fin d'un meeting de l'opposition réunie pour examiner des faux textes signés le 25 août par Denis Sassou Nguesso - alors qu'il se trouve en Espagne depuis le 20 août 2014 concernant le scrutin du 28 septembre portant sur les élections locales (municipales et sénatoriales) : 

" AGRESSION DES RESPONSABLES ET MILITANTS DU COLLECTIF DES PARTIS DE L’OPPOSITION CONGOLAISE
Ce jour 07 septembre 2014, le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise a eu une rencontre avec la presse, ses militants et sympathisants au Palais des Congrès pour examiner et évoquer la situation de la convocation du corps électoral pour les élections locales du 28 septembre 2014 par des faux décrets du gouvernement signés soi-disant par le Président Denis Sassou Nguesso à Brazzaville alors qu’il est en vacances hors du pays depuis le 20 août dernier. Malheureusement, à la fin de l’activité, les responsables et militants du Collectif ont été agressés par des éléments qui s’étaient munis d’armes blanches et qui les ont utilisé sur les militants, sympathisants, responsables du Collectif des Partis de l‘Opposition Congolaise et sur les moyens de transport qu’ils devaient emprunter. 
Cette agression fait suite à une activité légalement autorisée par le Préfet de Brazzaville et devait être sous la protection de la force publique comme cela l’exige dans le cas d’espèce.
Selon les premières informations, il ressort qu’il y a eu plus de 5 blessés dont certains graves. Les auteurs de cette agression semblent être des jeunes armés par des ennemis de la démocratie qui sont en train, de chercher coûte que coûte des incidents pouvant compromettre les dirigeants de l’opposition en général et du Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise en particulier.
C’est dans le calme et la sérénité que le Collège des Présidents du Collectif des Partis de l’Opposition suit cette situation. Il invite leurs militants et sympathisants de redoubler de vigilance pour ne pas passer à côté de l’essentiel, du combat politique qu’ils mènent en ce moment, en vue du Changement, de l’alternance démocratique et de la restauration de la démocratie ".

LeSangDesAutres.jpg

Blessure1.jpg

Blessure2.jpg

Blessure3.jpg

BlessureNew2.jpg

BlessureNew5.jpg

BusCaillasse.jpg

Voici les fameux documents signés du 25 août 2014 - alors que Denis Sassou Nguesso se trouve en Espagne depuis le 20 août 2014 (nos sources nous ont signalé que sa santé ne serait pas au beau fixe mais il a assez d'argent pour s'acheter quelques années de plus question de parachever son oeuvre destructrice). Si l'opposition était conséquente avec elle-même, elle renoncerait à ces élections locales truquées mais, nous savons, qu'au Congo, l'ambition collective et le désintéressement voire l'idéal démocratique s'arrêtent devant l'ambition personnelle !

Document-faux_1.jpg

Document-faux_2.jpg

En bon républicain, Clément Miérassa a raison de s'interroger mais nous savons qu'il n'est pas dupe et qu'il a déjà les réponses aux questions qu'il se pose (absence de la force publique et présence inopinée des gangsters venus en découdre avec de paisibles militants) :

Mierassa-Interrogation.jpg


                                                                        

Par Le Lion de Makanda (LDM) - Publié dans : demain le congo brazzaville - Communauté : Liberté et démocratie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recommander

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : cuisine Santé France Société bébé Politique
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Archives

IMAGES

SassouKadhafi.jpgBonobo-copie-1.jpgBedieOuattara.jpg4lions-drinking.jpgBernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpgchemindefer-1-.jpgbrazza_la_poubelle.jpgChristel-Sassou.JPGchiracsassou3.jpgedouoyo1.jpglisb1-1.jpgbrazza-la-poubelle-1.jpgplissouba3.jpgdebrazza.jpg

W3C

  • Flux RSS des articles

Images aléatoires

Calendrier

Septembre 2014
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30          
<< < > >>

Recherche

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés