Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 20:19

Roger Yenga   Lors de son accession à la souveraineté nationale, le 15 août 1960, la République du Congo  expérimenta une des composantes de la démocratie qu’est le multipartisme. Mais, très vite, cette expérience tourna court, suite à l’option prise par les politiques de l’époque pour le socialisme. Le corollaire de cette orientation politique fut l’instauration d’un parti unique au Congo.

 

Les travers et abus du monopartisme dans notre pays sont suffisamment connus pour être rappelés ici. Tout au plus, peut-on relever, de manière indicative, les assassinats et les prisonniers politiques, sans oublier les nombreux exilés, la violation des droits et libertés fondamentaux des citoyens, les détournements massifs et récurrents des deniers publics. Le monopartisme était donc étroitement lié à l’intolérance politique. Aucun développement viable ne pouvait donc être attendu de cette pratique du parti unique dont le rôle dirigeant était consacré par les différentes constitutions de l’époque.

 

Mais, avec le vent de la démocratie venu des pays de l’Est, et surtout du Discours de la Baule de François Mitterrand, le Congo va s’engager dans la voie de la démocratisation, par la suppression du rôle dirigeant du parti unique et de l’instauration du pluripartisme.

 

L’option pour la démocratie fut clairement prise par le peuple congolais lors de la Conférence nationale souveraine en 1991. Au sortir de cette conférence, le Congo était censé devenir une démocratie. Mais, vingt-et-un an après, il importe de faire un bilan ou une rétrospective du chemin parcouru.

 

    Je  distinguerai trois étapes :

 

1. De la tenue de la Conférence nationale souveraine à la fin de la transition en  

    1992

 

Cette période fut caractérisée par la véritable liberté d’expression et de presse ainsi que par le respect des libertés fondamentales des citoyens. Au cours de cette période, on a également noté une véritable liberté de parole au sein du parlement de transition. Les conseillers nationaux de transition apportaient au gouvernement de transition un soutien, non pas aveugle, mais critique. On se souvient encore de la menace de l’adoption d’une motion  de censure contre le Gouvernement d’André Milongo si ce dernier ne réduisait pas drastiquement l’effectif de sa dernière équipe gouvernementale. Ce qu’il fit, in extremis, heureusement et sauva son gouvernement.

 

Mais ce qui demeure le trait le plus caractéristique de cette période est l’organisation, par le gouvernement d’André Milongo  - avec des moyens financiers pourtant très modestes pour ne pas dire dérisoires - du référendum constitutionnel du 15 mars 1992, des élections législatives, locales,  sénatoriales et la présidentielle de la même année. Faut-il encore préciser que ce sont les seules élections libres, régulières et transparentes connues par le Congo jusqu’à ce jour. C’est un fait historique avéré. Les tentatives récurrentes de falsification de l’histoire de notre pays ne changeront rien. On ne peut pas réécrire l’histoire selon ses propres désirs ou souhaits.

 

André Milongo, candidat à l’élection présidentielle de 1992, réussi à tordre le coup à l’absurdité selon laquelle on n’organise pas les élections pour les perdre. Eliminé dès le premier tour, il s’inclina, en vrai homme d’Etat, devant le verdict des urnes.

 

Cette première étape de la démocratisation du Congo, sans être parfaite, fut néanmoins satisfaisante au regard des attentes nées de la Conférences nationale souveraine en matière de démocratie.

 

2. De l’accession au pouvoir de Pascal Lissouba en 1992 à la fin de la guerre du 5

    juin 1997 

 

Cette seconde période conserve certains acquis de la première transition notamment en ce qui concerne la liberté d’expression et de presse même si des tentatives de contrôler étroitement les médias d’Etat étaient perceptibles. L’opposition politique s’exprimait -parfois avec virulence contre le pouvoir- librement. Ce qui n’était pas rien. 

 

Mais la griserie du pouvoir et la tentation de le confisquer ont  entraîné des dérives et abus de toutes sortes ayant conduit au désenchantement du peuple congolais et préparer les conditions de la guerre du 5 juin 1997 qui est venue mettre un coup d’arrêt à la poursuite de l’expérience démocratique au Congo.

 

3. De la fin de la guerre du 5 juin 1997 jusqu’à ce jour

 

C’est la période qui constitue un véritable bon en arrière et une pire régression. Certes la Constitution du 20 janvier 2002 existe et toutes les institutions qu’elle a prévues sont bien mises en place. Mais tout cela ne doit pas faire illusion.

 

Il s’agit, en réalité, d’une démocratie de façade, celle des simples discours et slogans incantatoires. La Constitution est régulièrement foulée aux pieds par les tenants du pouvoir actuels. Les droits et libertés fondamentaux des individus sont allègrement foulés aux pieds. Les violations récurrentes de la loi fondamentale de l’Etat, qu’on ne compte plus, sont érigées en méthode de gouvernement.

 

Les opposants politiques sont régulièrement persécutés et jetés en prison, les médias d’Etat sont contrôlés par le pouvoir, le culte de la personnalité porté au paroxysme, le manque de légitimité des députés et sénateurs puisqu’ils ne sont pas, dans leur majorité, l’émanation du souverain primaire. Durant ces deux législatures, on assiste à une dépossession démocratique au détriment du peuple dont l’expression dans les urnes est tout simplement ignorée. Le manque de légitimité des représentants du peuple, au sortir des élections, continue à compromettre l’avènement d’une vraie démocratie dans notre pays.

 

Pendant cette période,  toutes les élections organisées ne sont au mieux que des simulacres destinés à permettre au PCT et à ses alliés de conserver une majorité godillot dans les deux chambres du Parlement. Les élections législatives de  2002, 2007 et 2012 en sont les preuves éclatantes. Ceux qui sont considérés comme les représentants de la Nation sont rarement l’émanation du souverain primaire.

 

Toutes les institutions d’appui à la démocratie sont inféodées au pouvoir politique. La Cour constitutionnelle par exemple, en réalité celle des irrecevabilités, n’a pour rôle que de déclarer juridiquement non fondées toutes les requêtes émanant des candidats n’appartenant pas au pouvoir et d’écarter injustement certains candidats de la compétition électorale.

 

Le Conseil supérieur de la liberté de communication, en mission commandée du pouvoir, ne conçoit la régulation des médias que par le tout répressif, à travers la suspension de parution des journaux critiquant de façon acerbe le pouvoir.

 

L’intolérance politique et le non-respect du droit à la différence sont revenus en force.

 

Le droit à la grève, pourtant constitutionnellement garanti aux travailleurs congolais, continue d’être bafoué par le pouvoir, sous le fallacieux prétexte d’une trêve sociale illimitée. Cette prétendue trêve n’est rien d’autre qu’une atteinte intolérable au droit reconnu aux travailleurs de cesser, collectivement et de manière concertée, leur travail en vue de la défense des revendications d’ordre professionnel. Il en est de même de la liberté de manifester pacifiquement que le pouvoir empêche constamment l’exercice, en faisant intervenir les forces de l’ordre qui recourent souvent, de manière disproportionnée, à  l’usage de la force, sous couleur de préserver la paix sociale et l’ordre public.

 

Il serait d’ailleurs fastidieux d’énumérer tous les abus et violations des droits des citoyens constatés de nos jours. Pour résumer cette troisième étape, on dirait simplement qu’elle se caractérise par un multipartisme formel doublé d’un parti unique tout puissant de fait.

 

Le grave déficit démocratique constaté au Congo devrait préoccuper tous les vrais démocrates et les conduire à mener le combat pour l’instauration d’une véritable démocratie pluraliste et d’un Etat de droit au Congo, car cette intolérante dépossession démocratique du peuple congolais ne saurait s’éterniser. 

 

L’avènement de la démocratie avait fait naître beaucoup d’espoir auprès des congolais. Ces derniers, en effet, attendaient raisonnablement de la démocratisation qu’elle contribue à mettre fin à tous les travers et abus du monopartisme, pour que le Congo puisse enfin s’engager résolument dans la voie de la véritable démocratie, de la bonne gouvernance et du développement au sens le plus large.

 

Mais, plus de deux décennies après, eu égard à la manière dont le pouvoir est géré par les gouvernements successifs, les congolais ont dû déchanter.

 

En effet, à la véritable démocratie pluraliste qui était attendue, il a été très vite substitué une démocratie en trompe-l’œil ou de façade. Tous les travers et abus du monopartisme sont perpétués actuellement par les tenants du conservatisme politique. Ces abus prennent une ampleur d’autant plus inquiétante qu’elle menace de compromettre sérieusement la stabilité et la paix et, ce, en dépit du discours officiel prétendant constamment le contraire.

 

Parmi les travers qui ont compromis la démocratie au Congo, il y a le manichéisme, le sectarisme et l’ostracisme qui font encore s’observer les acteurs politiques en chiens de faïence, comme s’ils étaient des ennemis alors qu’ils ne partagent pas simplement la même vision politique. Ce qui est normal en démocratie.

 

Le bilan du processus de démocratisation au Congo -sans être pessimiste- est largement négatif. Il ne serait d’ailleurs pas excessif de dire que le Congo accuse un grave déficit démocratique.

 

Aujourd’hui nous avons la preuve que ces conservateurs ne se convertiront jamais  à la démocratie pluraliste. On en veut pour preuve que leur  volonté clairement affichée de changer, sans motifs juridiques, politiques, sociales ou autres valables, de Constitution afin de permettre au Président de la République en fonction d’exercer  le pouvoir ad vitam aeternam.

 Le Congo est une République. C’est précisément pour conforter l’ancrage de notre pays dans la République que la Constitution du 20 janvier 2002 interdit toute révision constitutionnelle qui aurait pour finalité de remettre la nécessaire et démocratique limitation des mandats présidentiels consécutifs à deux. Je ne reviendrai pas ici sur ce thème car je l’avais déjà bien développé dans mon article sur la limitation des mandats présidentiels en tant qu’exigence démocratique.

 

L’instauration progressive d’une véritable démocratie pluraliste est donc l’affaire de tous les Congolais qui sont attachés au progrès. Il est donc nécessaire voire urgent qu’ils s’organisent, réfléchissent et fassent des propositions concrètes et constructives susceptibles de remettre le processus de démocratisation sur les rails dans l’intérêt supérieur de la République.  

 

Les Assises pour l’alternance démocratiques au Congo, qui avait eu lieu en France, sont déjà un premier pas dans la bonne direction. 

 

 

                                          ROGER YENGA  

 

                                                Juriste

 

Membre de l’Institut International des Droits de l’Homme de Strasbourg (France)

 

 

 

 

Partager cet article

commentaires

Man 30/08/2014 04:53


A MWANGOU : LES RAISONS DE L'ECHEC DE LA DEMOCRATIE DANS NOTRE PAYS


DE MON HUMBLE AVIS


 


Ne cherchons pas les poux sur la tête d’un chauve, est ce la faute à Pascal Lissouba?


Cher LDM aux années 60 c’était le multipartisme et non la démocratie. La démocratie elle même a 


commencé aux années 60 en Europe. Plutôt, la politique africaine des années 60, se caractérisait 


beaucoup plus un multipartisme qui prennait appui sur la région, la tribue, l’ethnie, etc. D’où les 


cycles des violences. Ces cycles de violences ont  par après poussé au monopartisme.


Aux années 90, on a assisté à uu retour du multipartisme (conception qui prêtait confusion avec 


la démocratie). Il faut rappeler ici que la démocratie est un concept propre au monde occidental, 


propre à leur culture. Ce concept regroupe: 1) Pouvoir: detenu par le peuple; 2) Polique: multipartisme; 


3) Droit: les libertés de tout genre, le respect de l’application de la loi; Culture: comme à l’occidental, etc. 


Son introduition dans notre Afrique a été dans un but géopolitique: conquérir les pays qui appartenaient


au bloc soviétique et imposer la culture occidentale.


Donc les années 90, au Congo, étaient marqué par le retour du multipartisme (pricipalement) et l’entrée 


de la démocratie (concept totalement nouveau, qu’ on ne comprenait pas du tout). Très rapidement lors


des élections de 1992, le Congo s’est retrouvé devant les réalités des années 60: des partis politiques 


prennant appui sur la région et l’ethnie, etc. Les résultas avaient été des violences de 1993-1994, violences à caractère purement ethnique et régional. Nous congolais avons un défaut: nous anticipons


de moins en moins. Ces partis politiques sans objectif fixe, s’appui toujours sur l’ethnie et la région. 


D. Sassou est populaire dans la Cuvette ouest et chez les bochis. Cette réalité est vraie pour les autres. 


On ne verra jamais Mathias NDZON devenir plus populaire qu’un natif de Pointe-Noire ou celui de la Cuvette ouest.


Est ce la faute à Pascal Lissouba? Oui, selon un grand nombre des congolais. Mais ma réponse est 


non. Lors des élections de 1992 quand cette situation a basculé, P. Lissouba nétait pas au commande 


de l’Etat. Cette responsabilité incombérait directement au gouvernement intérimaire. Ce dernier, 


avec la pafaite connaissance de la situation des années 60, pouvait bien éteindre le feu. Il ne l’a pas 


fait. Pourquoi ne l’a til pas fait? Ce qui est vrai, s’il l’avait fait, sans doute ca nous épargnerait des 

mwangou 28/08/2014 09:59


Bjour LDM! Bonne reflexion qui me fait mettre en surbrillance les points suivants: 1°) la démocratie a été expérimentée chez nous par le système colonial. Après les indépendances, les "évolués"ou
élites, vont rompre très vite avec, pour se lancer dans le monolithisme politique à parti unique. Au congo de 1963 à 1990, c'est parti unique à pensée unique en sens unique. 2°) La CNS. Ceux qui
font le bruit à cette assemblée ont entre 25 et 55 ans. ils sont soit nés pendant la période de la pensée unique et grandi dedans, soit qu'ils ont été abreuvés à la source de la pensée unique
pendant 28 ans. On peut comprendre que la CNS n'avait pas beaucoup de chance de s'en sortir, en terme de processus démocratique. les oppositions sous milongo sont les réactions normales de la
résurgence de la pensée unique; et sous lissouba, la pensée unique renait avec le parti unique UPADS qui veut se jouer de la CNS et réinitie la violence politique comme moyen de mettre un terme
aux oppositions politiques: c'est la jmnr sous un jour nouveau. bien entendu que le coup d'état du 5 juin 1997, trouve sa justificationdans ces faits passés et pour ces faits à venir: la
résurrection du pct qui ne peut être autre chose que ce qu'il est, un parti pour une pensée unique. toute cette période de transumance démocratique, les acteurs sont les mêmes: une noix de palme
mure ne ramolit jamais.

Le Lion de Makanda (LDM) 28/08/2014 14:15



Mwangou, bonjour. Comme d'habitude, tu comprends
vite ! En fait, tous ceux qui sont dans le système politique de notre pays ou qui le tiennent vraiment aujourd'hui ont été nourris au lait acidulé et corrosif de la pensée unique qui est le
terreau de la dictature et de la monarchie. Après l'indépendance et ses ratés démocratiques, le deal des anciens fut de se mettre ensemble pour partager
le gâteau Congo au sein d'un même parti politique. Ce fut pour eux la seule façon de ne plus se combattre. Tous dans un même parti et chacun sa part de miettes laissées par les
multinationales.


Avant même son exercice, j'avais déjà envisagé l'échec de la démocratie à l'époque de Pascal Lissouba dans un
article que j'écrivis dans la revue Soleil du MCCDI, le tout premier numéro. J'avais même prédit les conflits, la résurgence de l'ethnicisme, etc. Ce qui avait changé en 1992,
c’était juste le mode d’accès au pouvoir. Le reste baignait dans la mélasse du monopartisme et de son esprit de facilité. Tous les autres codes sociaux et politiques n’avaient pas changé ;
au contraire, ils prirent la liberté de sortir au grand jour. Feu Bernard Kolélas voyant que ce que j'avais décrit dans cet article survenait dépêcha Antoine un ami pour venir me
parler.


Tous les anciens qui partagent l'idéologie du monopartisme ne sont pas différents de Denis Sassou Nguesso : ils ont bu dans la même mamelle
gauche du monopartisme, dans la même mamelle droite de la franc-maçonnerie et partagent la même ivresse du pouvoir.


Lissouba n'avait ni l'intention, ni les moyens de transformer la superstructure idéologique monopartiste entrelacée de réseaux qu'était le Congo,
en superstructure pluripartiste véritable, tout parti politique n'étant dans le langage du
mono compris que comme revendication de sa part de pudding du pouvoir de la part de son leader et créateur. D’ailleurs, pour la petite anecdote, parlant d’une structure que
je ne nommerai pas, Sassou a dit ceci : «  Si X voulait d’un poste, pourquoi n’est-il pas venu me voir directement au lieu de créer une structure ? » Tout est
dit ! L'échec de Pascal Lissouba était prévisible, les démocrates de la poche et du ventre étant avant tout les monopartistes du cœur et de l’esprit. La
journée, les fils du monopartisme jouaient aux démocrates avec Lissouba et le soir venu, ils se retrouvaient chez Sassou pour s'abreuver de leur véritable religion monopartiste. Ils étaient comme
les enfants de la même religion : ils pactisaient autour des mêmes passions, des mêmes péchés, des mêmes femmes, des mêmes poisons sociaux. Munari mange désormais sur la table de Sassou
après avoir dormi dans le lit de Pascal Lissouba. Peut-être même pensait-elle à Sassou quand elle se trémoussait avec Pascal Lissouba. A la fin, elle trahit son professeur pour le ndzokou.


Il faut « détruire » ce monde en éliminant l’esprit qui le constitue - même si la tâche s'annonce
rude. En fait, de mon humble avis, le Congo, pour le transformer jusqu'à l'os, nous n'avons pas
besoin d'un homme politique mais d'un « prophète » d’un nouveau genre qui intronisera une nouvelle religion : la démocratie ! Cependant, avant que la démocratie ne devienne religion
unique du peuple, du sang et des larmes couleront encore…


 


 


 



Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
  • Contact

STATISTIQUES

 

D.N.C.B. : PLUS DE 15.000.000 DE PAGES LUES ***, PLUS DE 10.000.000 VISITEURS DE UNIQUES, *** PLUS DE 3000 ARTICLES, *** 517 ABONNES A LA NEWSLETTER, *** PLUS DE 2500 COMMENTAIRES... 

Recherche

MESSAGE&RADIO&TV DU JOUR

LDM_SWING.gif

                                               

VIDEO DU JOUR

 

 



Articles Récents

IMAGES

SassouKadhafi.jpgBonobo-copie-1.jpgBedieOuattara.jpg4lions-drinking.jpgBernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpgchemindefer-1-.jpgbrazza_la_poubelle.jpgChristel-Sassou.JPGchiracsassou3.jpgedouoyo1.jpglisb1-1.jpgbrazza-la-poubelle-1.jpgplissouba3.jpgdebrazza.jpg