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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 19:51

LE TRIBALISME DANS L’AFFAIRE MAPAKOU

 

Mapakou JosephGabriel BOPAKA et Denis SASSOU NGUESSO, Auraient-ils comploté pour jeter Joseph MAPAKOU en prison ?

 

Pour avoir signé le 19 Octobre 2007 le décret n° 2007-565, portant nomination des membres de l’Observatoire Anti-corruption dont Mapakou est président élu, Denis Sassou nguesso ne pouvait pas, ne pas savoir que Gabriel Bopaka, Félix Andzono et Jean-Aive Allakoua se préparaient à jeter Joseph Mapakou et ses collaborateurs en prison, comme des vulgaires criminels.

 

De même pour Gabriel Bopaka, après ses cuisants échecs électoraux successivement à la Présidence et la Vice-présidence de l’OAC, difficile de croire à une entreprise solitaire tant les enjeux en termes d’engagements nationaux vis-à-vis des contributeurs financiers internationaux sont considérables.

Quel montant, aurait été détourné par Joseph Mapakou?

 

Pourquoi le fils Bopaka et Jonas Amboulou, neveu Andzono, sont allés de nuit, fouiner les bureaux de Joseph Mapakou et de sa directrice comptable et financière ?

Dans l’Affaire du Beach, personne au Congo-Brazzaville, n’a jamais été jeté en prison.

Dans l’Affaire des Biens Mal Acquis Personne, non plus, n’a été jusque-là jeté en prison.

Dès lors, il apparaît évident que la séquestration de Joseph Mapakou est une machination très grave, qui revêt un caractère Stratégique, Ethnique et Politique.

Une nouvelle ruse et un plan machiavélique

La séquestration de Joseph Mapakou et ses collaborateurs depuis deux (2) mois, confirme l’antipathie du régime autocratique  de Brazzaville pour  les clauses PPTE l’obligeant  à créer des organisations anti-corruption telle l’OAC.

 

L’approbation de ces critères contraignants édictés par les institutions financières internationales (BM/FMI) fut donc une ruse du régime, qui n’est disposé à aucun effort sincère d’éradication de ce fléau, situé au cœur même de son fonctionnement.

 

Une ruse de plus et pour cause, dès son  installation l’équipe Mapakou a rapidement été victime d’une machination orchestrée pour hypothéquer l’efficacité d’action de l’OAC.

Ainsi ont été planifiés;

  •        Des tentatives, d’emblée affichées, de contrôle de l’institution censée indépendante,
  •       Des restrictions et blocages budgétaires organisés, visant l’asphyxie du fonctionnement de l’institution, piégeant ainsi ses membres vertueux.

Des intrigues, menées déloyales et secrètes pour faire aboutir des fausses accusations de corruption via d’opérateurs économiques véreux.

L’OAC, une institution indépendante sous contrôle

L’observatoire anticorruption est un organe indépendant“. C’est en ces termes qu’est consacrée l’indépendance de l’OAC dans l’article 1er de la loi n° 16 - 2007 du 19 Sept. 2007 portant création de cet organe.

L’élection de Joseph Mapakou et André Ikongo-Logan au bureau de l’OAC, semble avoir scellé la fin de cette disposition.

Après ses échecs électoraux aux postes du bureau de l’OAC, Bopaka trouva compensation à son avidité d’assumer des responsabilités au sein de l’institution en devenant le porteur à la connaissance du public, de la mauvaise exécution des travaux de réhabilitation du siège de l’OAC.

L’Assemblée Générale Extraordinaire convoquée  le 11 Novembre 2011, statuant sur les accusations de corruption portées en son sein, mis en place une commission d’enquête interne dans laquelle, Bopaka apparu très vite être le porte-parole accusateur et pourfendeur de ses collègues membres du bureau (En témoigne encore son dernier point presse du 26 Juil. 13).

Prélude d’une prise de contrôle de l’institution à l’échéance des mandats du bureau sortant ?

Tout laisse à le croire.

Restriction budgétaire visant l’asphyxie

La gestion financière de l’OAC au titre de l’exercice 2008 a démarré le 5 fév. 08, après la prestation de serment de ses membres devant le TGI de Brazzaville, sur la base d’une dotation budgétaire de cent (100) millions CFA en fonctionnement et cent trente six (136) millions CFA en investissement, inscrite au budget de l’Etat avant sa création.

Dans son rapport d’activité de cette première année 2008, l’OAC mentionne :

“ Sur la base de 100 millions de francs d’inscription budgétaire, soit 8.333.333 F par mois, il n’était pas possible de fonctionner raisonnablement et encore moins de mettre en place un véritable budget dont l’esquisse prévisionnelle élaborée par l’Observatoire était de 1.300.000.000 de francs, en fonctionnement, et 136 millions contre une demande de 600 millions en investissement.

Devant l’insuffisance des moyens financiers, le Bureau s’est rapproché de Monsieur le Directeur Général du Budget, qui a promis une dotation complémentaire exceptionnelle de 200 millions.

Malheureusement, dans l’exécution de cet engagement, 125 millions seulement ont pu être mobilisés, à la suite de la suspension des engagements à partir du mois de Septembre 2008.

Le solde de cette dotation n’ayant pas été décaissé, l’Observatoire n’a pu honorer aucun engagement financier à compter du mois de Septembre 2008.

C’est ainsi, qu’au 31/12/2008, l’Observatoire traîne les arriérés de salaires du personnel permanent essentiellement de 97,5 millions de francs pour lesquels aucune solution n’a été trouvée. “

En ce qui concerne l’investissement on apprend que:

Les 136 millions de dotation en investissement, 60 millions seulement ayant servi à l’acquisition de deux véhicules tout terrain des membres du Bureau, le solde destiné à l’achat des véhicules utilitaires des autres membres, bien qu’engagé au niveau de la Direction générale du plan, n’a pu être ordonnancé au niveau de la Direction Générale du Budget

Et des contributeurs financiers internationaux, le rapport indique :

l’OAC au cours de cet exercice a bénéficié d’une dotation de la Banque Mondiale à hauteur de 360.000 dollars dont un premier déblocage anticipatif de 22.000 dollars a permis l’acquisition d’un équipement minimal de mobilier et de matériel informatique.“

Au regard de cette description sur la contribution congolaise, le piège sur l’institution OAC et ses instances dirigeantes vertueuses fut d’emblée tendu.

Qui et pourquoi a-t-on ordonné la suspension des engagements budgétaires, déjà insuffisants, quelques semaines après le début des activités de l’OAC ?

Qui aurai(en)t eu intérêt au blocage du fonctionnement de l’OAC ?

D’évidence, ces bénéficiaires se trouveraient à l’intérieur et/ou à l’extérieur de l’OAC.

Vrai - faux litige du contrat de marché de l’immeuble siège

Pour ce qui est de la réfection de bâtiments vétustes mis à disposition de l’OAC pour ses locaux, le même rapport d’activités 2008 révèle que “ sur sollicitude de l’OAC, la Primature a saisi la délégation des grands travaux pour un concours diligent et conséquent. Malheureusement, cette demande n’a été suivie d’aucun effet et l’Observatoire se trouve en quelque sorte à la case départ, du fait que le bâtiment alloué est inexploitable. “

A l’issue de près de trois (3) ans d’activités, où les domiciles privés du président, du vice-président et du secrétaire permanent ont servi gratuitement de siège provisoire éclaté dans Brazzaville, la société Babylone Club gérée par Alexis Bienvenu Oyombi, fut adjudicataire du marché n°0219/MFBPP/DGCMP du 4 nov. 10.

Deux (2) marchés, d’un coût global de deux cent millions (200 000 000) FCFA, furent  passés entre l’OAC et l’entreprise Babylone Club par l’entremise de Gladis Koubatika, architecte partenaire OAC chargé des études et du suivi de l’exécution de l’ensemble des travaux.

La répartition des deux marchés, respectivement de soixante millions (60 000 000) et cent quarante millions (140 000 000), aboutit à une exécution sans encombre du premier, tandis que le second déboucha sur un différend portant sur  un paiement de vingt-quatre millions (24 000 000) qu’aurait effectué l’entrepreneur Bienvenu Oyombi  à l’architecte Gladis Koubatika. Ledit paiement serait justifié par une avance sur frais d’études et de suivi des travaux pour un montant de dix millions (10 000 000) FCFA et une “dîme de quatorze millions (14 000 000) FCFA qui serait destinée au Président de l’OAC“.

Ces accusations de corruption portées à l’encontre de Joseph Mapakou sont intervenues suite à la dénonciation publique par Gabriel Bopaka de la suspension des travaux, du reste mal exécutés, par l’entrepreneur Bienvenu Oyombi. Celui-ci, se  justifiant par les tensions de trésorerie occasionnées par le paiement des vingt-quatre millions (24 000 000) FCFA, conditionnait la finition des travaux au remboursement de ce paiement indu.

Serein, le bureau de l’OAC recevant  information en septembre 2011 pour une transaction que l’entrepreneur aurait faite sept (7) mois plus tôt (Fév. 2011), convoquait à cet effet une assemblée générale extraordinaire  le 11 nov. 11 à l’issue de laquelle une commission d’enquête interne fut mise en place, parallèlement à la saisine de  l’autorité de régulation des marchés publics (ARMP).

Egalement saisie, la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), après audition de Joseph Mapakou, Gladis Koubatika et Bienvenu Oyombi, suivie d’une confrontation des deux (2) derniers nommés, concluait le 26 Oct. 2012 sur un  rapport de conciliation en huit (8) points.

Le premier stipule :

“  L’Observatoire anti-corruption et son président n’ont été coupables d’aucun acte de corruption avéré…

Et le dernier :

“ La présente procédure lave de tout soupçon de corruption le président de l’Observatoire anti-corruption et l’Observatoire anti-corruption. “

La responsabilité établit entre Gladis Koubatika et Bienvenu Oyombi fut même assortie d’un protocole de finition de travaux, évalué à onze millions (11 000 000) FCFA répartis entre l’architecte  (trois millions (3 000 000)) et l’entrepreneur (huit millions (8 000 000).

Dans ces conditions, difficile d’imaginer que la Gestapo locale n’ait rien trouvé de répréhensible sur Mapakou que Gabriel Bopaka et Félix Andzono aient soudain trouvé en fouinant clandestinement dans les bureaux de leurs cibles.

A moins que la délibération OAC n° 014 du 4 Nov.2009, validant le rapport sur l’inexistence des conflits d’intérêts à la SNPC (certifiée par simple déclaration sur l’honneur des administrateurs SNPC à la cour des comptes), n’ait pas été formulée par l’OAC dans des termes convenables pour le régime.  Il serait opportun d’explorer les contacts Bopaka/Sassou Nguesso pour savoir ce qu’il en serait concocté comme faux qui feront  l’objet d’usage de faux au prochain pseudo procès.

Exactement comme au pseudo procès Marien Ngouabi de 1978, pour enfoncer Joseph Mapakou qui a le malheur d’avoir en commun avec les suppliciés d’alors, son origine Kongo.

 

                            Honorable Robert POATY PANGOU

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Published by Honorable Robert Poaty Pangou - dans demain le congo brazzaville
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