STATISTIQUES DNCB
LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...




Teodoro Obiang Nguéma en a rêvé, Denis Sassou Nguesso a réussi à avoir cet entretien qui lui permettra de rencontrer Sarkozy avant que celui-ci n'entre probablement en campagne. Et on
se demande bien pourquoi le grand éléphant a fait des pieds et des mains pour rencontrer un homme dont le destin va être remis entre les mains des Français d'ici trois mois - s'il présente sa
candidature à la présidence de la république française.
C'est le contexte même des événements politiques en France qui rend ce rendez-vous suspect. En effet, d'ici la fin du mois de février, il n'y aura plus de session parlementaire et toutes les affaires seront mises en supsens.
Ce n'est pas comme si Sassou venait avec une mallette d'argent pour financer une campagne présidentielle de X ou Y mais Sassou sait que François Hollande pourrait prendre le pouvoir et pratiquer une politique différente à l'égard des dictateurs comme lui et s'il a besoin d'une faveur en ce moment, il vaut mieux la soumettre à Sarko car on sait que cet homme reste dans la lignée de la tradition relationnelle entre l'Elysée et l'Afrique : des rapports verticaux de maître à gouverneurs noirs. Tant que Sarkozy est encore président, il a le droit d'engager des actions au nom de la France et Sassou veut certainement lui demander une faveur avant qu'il ne soit trop tard car on ne se divise pas en quatre pour rencontrer quelqu'un juste pour voir ses beaux yeux.
Sassou veut le rencontrer pour la défense de ses intérêts et non ceux du Congo. Il y a tout ce climat d'affaires juridiques qui pèsent encore sur le clan Sassou&Nguesso. Bien que nous savons la justice française indépendante, nous savons que certains juges sont nommés et sont très proches des hommes politiques.
En tout cas, Teodoro Obiang Nguéma a compris que le lobby français de Denis Sassou Nguesso est plus puissant que le sien puisqu'il a réussi là où il peine à obtenir un entretien. Cependant, est-il prudent de se montrer à la veille d'une élection présidentielle avec un dictateur, un homme qui affame son peuple, qui laisse mourir les enfants de faim et de soif sans renvoyer l'image d'un président qui soutient des bourreaux ? Nicolas Sarkozy devrait y réfléchir car les affaires peuvent se traiter autrement par personnes interposées - sans qu'il s'expose à une image qui peut avoir un impact sur les sondages - au moment où François hollande est à 60% dans les sondages.
Sarkozy reste à l'égard de l'Afrique l'homme de la "rupture"-continuité, de la rupture par les mots sans que cette dernière ne traduise par les faits et cela, les électeurs français originaires de l'Afrique ne l'ont pas oublié. Sassou pourrait aussi volontairement rechercher un rendez-vous juste pour nuire à l'image de celui-ci. Il se peut aussi que, conscient des ravages que pourrait provoquer cet entretien, que le président français demande aux médias dont les propriétaires sont bienveillants avec lui d'en dire le moins possible.
La fébrilité des présidents africains à rencontrer Nicolas Sarkozy s'explique : ils se disent que Nicolas Sarkozy pourrait bien ne pas se faire réélire et que François Hollande pourrait changer la règle du jeu (ce dont j'en doute en dépit du fait que ses conseillers sont dans cette logique de rupture avec la politique africaine de Nicolas Sarkozy...) - alors, tant qu'il a encore quelques mois de pouvoir légitime, il faut en profiter et ils vont être nombreux à vouloir le rencontrer à dessein - surtout quand nous apprenons que Ouattara vient de se voir accorder une remise de dette d'un milliard d'euros de la part de la France suite à sa rencontre avec Sarkozy, preuve que Sarkozy peut encore cadeauter ses gouverneurs noirs quand il le désire mais ce n'est pas un cadeau désintéressé puisque TOTAL va recevoir de nouveaux blocs dans l'exploitation pétrolière en Côte-d'Ivoire, en fait un prêté pour un rendu encore plus grand...
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