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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:22

COMMENTAIRE : Le silence et les "chinoiseries" sont des vertus jaunes. La Chine trace son sillage en Afrique en silence, sans s'occuper des remous politiques - ce qui fait qu'elle conserve ses bonnes relations bilatérales avec de nombreuses dictatures comme celle du Congo-Brazzaville, quels que soient le dictateur ou le régime en place. En effet, la Chine est elle-même la plus grande dictature du monde, une dictature rouge qui a introduit une sorte de capitalisme d'Etat dans son système économique ; il n'y a qu'à voir le nombre de milliardaires et de millionnaires au sein du parti communiste.

Quarante ans de sourires jaunes, quarante de pénétration du marché africain avec une stratégie ascendante : d'abord les infrastructures, ensuite les matières premières puis le bois et les terres arables enfin les colonies de peuplement qui ont pour mission de fournir poissons, légumes, bois à la Chine pendant que d'autres reviennent vendre des produits finis au Congo. Et tout ça, sans jamais acheter une banane aux africains. Quant aux chinoiseries, elles s'inspirent à la fois de Confucius, de Sun Tzu et de Mao Tsé Toung, soit un mélange de silence, de non-ingérence, d'art de la guerre et de communisme défroqué à la chinoise.

Nous vous le disons tout le temps que les relations sino-congolaises sont tronquées, asymétriques et discriminatoires : tronquées parce qu'il n'y a pas transfert de technologie car au lieu de venir nous construire des routes et des barrages, les Chinois pourraient nous apprendre à le faire nous-mêmes, pas assez de formation de cadres congolais en Chine pour gérer nous-mêmes les structures qu'ils construisent (au lieu de ça, même pour changer une ampoule, on fait appel à un Chinois), asymétriques parce que les Congolais ne vont pas créer des entreprises en Chine ou prendre des ressources chinoises (sauf pour Denis Sassou Nguesso qui garde ses milliards de dollars en Chine, lui qui est l'un des gros actionnaires des sociétés chinoises qui s'implantent au Congo) et discriminatoires parce que les Chinois n'emploient pas assez ou du tout de Congolais, les entreprises chinoises s'installant au Congo avec matériel et personnel venus de Chine.

Pourquoi la Chine n'installe-t-elle pas d'usines de transformation au Congo ou ailleurs en Afrique ? Parce qu'elle serait obligée de transférer sa technologie et cela elle ne le veut pas : l'Afrique doit rester un entrepôt où les puissances du monde viennent se servir. On peut imposer la transformation du bois sur place, une usine de transformation du poisson mais Denis Sassou Nguesso doit tellement d'argent à la Chine qu'il devient leur obligé. C'est pareil pour le fer qu'on peut transformer sur place ; je ne vous parle pas du pétrole. Or, regardez ce que la Chine exige à l'Europe quand elle produit pour elle : un transfert de technologie, bien sûr ! Ensuite, c'est plus facile pour elle de copier la techonlogie occidentale.

De nombreux observateurs parlent aujourd'hui de "chinafrique" à l'instar de la françafrique dans la mesure où la Chine tisse son réseau en Afrique depuis quarante ans ; nous savons par exemple que Jean Jacques Bouya est l'un des membres du lobby sinophile au Congo dont le plus éminent est le grand éléphant lui-même qui leur octroie la part jaune du lion en matière de marchés publics infrastructurels.

Les Chinois colonisent tout simplement le Congo et de nombreux pays africains, une colonisation strictement économique basée sur des prestations infrastructurelles contre des matières premières bon marché, des terres arables, du bois, du fer, des minérais, etc. La Chine vend à l'Afrique des produits manufacturés de basse qualité car en Afrique le contrôle qualité n'existe pas. Il n'y a aucun contrôle qualité au Congo par ailleurs ; les Chinois peuvent donc vendre leurs mauvais produits manufacturés.

L'Afrique devrait diversifier ses partenaires économiques pour faire jouer la concurrence car il vaut mieux parfois payer un peu cher pour un travail de plus grande qualité.

Le constat fait dans cet article paru dans Libération est le suivant : les Chinois n'emploient pas assez de Congolais puisque les sociétés chinoises qui s'installent au Congo viennent avec leur ribambelle d'employés - ce que dénoncent les Congolais, ce que nous avons dénoncé depuis très longtemps forçant même Denis Sassou Nguesso à réagir une fois.

Et si vous ajoutez à ce fait qu'ils n'achètent rien sur nos marchés et à nos paysans, vous pouvez qualifier la colonisation chinoise d'économiquement discriminante. Vous achetez leurs produits de mauvaise qualité, eux n'achètent rien chez vous et viennent avec leur cohortes de yeux bridés aux sourires jaunes factices.

La Chine est un danger qui se fiche des Africains puisque seul importe le pillage de ce continent. Elle pratique en Afrique à la fois une colonisation économique et une colonisation de peuplement. Les Chinois sont de plus en plus nombreux au Congo. Si l'immigration chinoise continue à ce rythme galopant, bientôt, nous assisterons à une invasion du Congo par les Chinois qui se comportent en maîtres dans notre pays puisque même lorsqu'un Chinois tue un Congolais, il est encore protégé par des ... Congolais !

Le nouveau président de Chine vient rendre visite à sa colonie congolaise ; on s'affaire en essayant de donner un semblant de propreté à la ville de Brazzaville pour que le puissant hôte de Sassou ne voie pas la saleté. On sait que l'on ne transforme pas facilement des rapports verticaux de quarante ans en rapports horizontaux. La Chine veut devenir première puissance économique mondiale. Elle a besoin d'asservir le continent africain ; ce qui lui réussit bien à cause du soutien dont elle bénéficie des dictateurs comme Denis Sassou Nguesso. Le peuple congolais ne doit donc pas attendre que Sassou impose un quota d'employés congolais aux Chinois ou exige que le peu de Congolais qu'ils emploient soient mieux payés...

 

 

ÉCONOMIE

A Brazzaville, les jeunes souhaitent que les Chinois emploient des Congolais

28 mars 2013 à 15:02

«Les Chinois devraient recruter en priorité des Congolais». Edgar, l’un des nombreux jeunes sans emploi de Brazzaville, voudrait bien que la visite du président Xi Jinping apporte «du boulot» au Congo. Mais, trop souvent, dit-il, les sociétés chinoises arrivent avec leurs employés
 

«Qu’il apporte du boulot! La majorité des jeunes ici, ce sont des chômeurs», insiste le jeune homme, pendentif du révolutionnaire cubain Che Guevara au cou, dans son quartier de Makélékélé, l’un des plus peuplés de la capitale, avec ses 200.000 habitants.

«Il n’y a plus que deux compagnies qui fonctionnent: celle des militaires et celle des chauffeurs», ironise Edgar, désignant les taxis verts et blancs alignés sur l’avenue, courte et défraîchie, portant le nom de l’abbé Fulbert Youlou, devenu, en 1960, le premier président du Congo indépendant après la colonisation française.

«Nous avons du pétrole (constituant environ les 3/4 des recettes budgétaires du pays, ndlr), nous avons du bois, nous sommes entourés du fleuve... On a tout. On ne devrait pas souffrir!», enrage un fonctionnaire, pourtant proche du pouvoir, qui rappelle que le salaire moyen au Congo tourne autour de 50.000 FCFA (75 euros).

Investi mi-mars comme président de la République populaire, Xi Jinping, consacre à l’Afrique la majeure partie de sa première tournée à l’étranger. Et sa visite, vendredi au Congo, doit renforcer des relations déjà importantes entre Pékin et Brazzaville: les accords portent sur plusieurs milliards de dollars, dont le financement de plus de 500 kilomètres de route entre Brazzaville et Pointe-Noire, la capitale économique.

Mais dans le quartier de Makélékélé proche du fleuve Congo, frontière naturelle avec la République démocratique du Congo, l’annonce de cette «visite historique» ne soulève que peu d’espoirs.

«Qu’est-ce que ça va changer?», interroge un chauffeur de taxi. Mais «qu’est-ce qu’il va amener?», ronchonne une coiffeuse.

«Aucun transfert de compétences»

Rosine, 32 ans, employée dans l’hôtellerie, est l’une des rares à dire que «c’est une belle publicité».

«Cela va apporter de l’aide au Congo. Je crois que là, on aura beaucoup de travail. C’est le plus important», assure la jeune femme, fine silhouette perdue dans un jeans et un polo de l’hôtel qui l’emploie.

La Chine et l’Afrique ont considérablement renforcé leurs liens depuis une quinzaine d’années. Mais l’amertume domine chez les jeunes Brazzavillois désoeuvrés qui regrettent que les sociétés chinoises fassent venir directement de Chine leurs travailleurs, logés bien souvent à proximité des chantiers. Comme près de l’aéroport Maya Maya, où Xi Jinping doit inaugurer de nouveaux bâtiments que certains qualifient de «bijou» ou de «fierté» du Congo, voire d’Afrique centrale.

«C’est comme s’il n’y avait pas de bras au Congo. On peut +importer+ des travailleurs quand il n’y a pas de gens valides ni de spécialistes, là, d’accord. Mais les Chinois font même venir des chauffeurs! Il n’y a aucun transfert de compétences», se plaint Lewis, 46 ans, professeur dans un collège d’enseignement technique.

Autre frustration: les seuls Congolais qui sont embauchés reçoivent un très faible salaire. Et la plupart critiquent le gouvernement qui, selon eux, ne fixe pas un minimum décent pour un travail souvent harassant.

http://www.liberation.fr/economie/2013/03/28/a-brazzaville-les-jeunes-souhaitent-que-les-chinois-emploient-des-congolais_891970

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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commentaires

le fils du pays 03/04/2013 10:15


Le peuple Africain reste tres naif.Les Africains pensent que les chinois vont faire le developpement et leur donner.Les chinois font la main basse sur nos ressources que le font les Europeens.

Congo-uni 29/03/2013 14:14


Bonjour tres cher compatriote



Je suis un de vos fidels lecteurs. En voyant mon IP vos saurez deja depuis ou j’intervient a votre article. Depuis l’annoce que le president chinois se rendrait au Congo, la frequence de visiter le DNCB a multiplie ce dernier temps. Je savais que vous allez y intervenir. J’aimerai ici donne mon point de vue sur ce article. Le but est de mettre des points sur les i, juste dans l’interet de la nation.



Tout premierement, je pense que le choit du journal francais pour parler de l’arrivee du President chinois au Congo est mauvais. Le journaliste francais a interroge combien des congolais pour tirer sa conclusion. Pour un congolais on ne peut pas tirer une telle conclusion?  Nous dit-il le nombre des congolais recrutes par les chinois? Pourquoi ne nous dit-il pas les raisons pour lesquelles les chinois ne recrutent pas?


Tout le monde sait que la relation France-Congo n’est qu’une relation de predation, ca n’aboutira nulle part. Les medias francais travaillent en relation etroite avec le gouvernement francais. Dans la periode ou le manque d’emploi, la crise economique est entrain de frapper en plein fouet l’occident, pour la France, perdre le control d’un seul pays d’afrique est un suicide. Voila pourquoi les medias ont interet de faire croire que la chine est mauvaise.


Savez-vous que les europeens ont cree une association en Chine pour dire aux chinois, qu’ils metrisaient le terrain africains, et que les chinois devraient travailler avec eux en Afrique pour mieux exploiter le continent? Ces gens se reunissent une fois l’annee a beijing. Vous n’entendrez jamais parler de ca en France, parceque c’est a leur profit.



Deuxiemment, “La chine veut coloniser l’Afrique”. C’est une expression beaucoup utiliser par les medias francais. Laissez moi vous dire que la Chine a aucun moment n’a penser coliser l’Afrique. Mais le probleme est notre. Comment nous signons les contracts premierement? Qu’est ce qu’on veut en fait? Avons nous une connaissance&n

Congo-Décomplexé alias Thierry Yanga mwana Yanga 28/03/2013 23:11


Le Lion,


 


Je lis ceci de ta plume, semble-t-il:


"...les relations sino-congolaises sont tronquées, asymétriques et discriminatoires : tronquées parce
qu'il n'y a pas transfert de technologie...pas assez de formation de cadres congolais en Chine...


Pourquoi la Chine n'installe-t-elle pas d'usines de transformation au Congo ou ailleurs en Afrique
?..."


 


Ma contribution:


Je crois qu'il revient aux Etats africains de s'affirmer; C'est en effet à nous-mêmes de proposer voire d'exiger des Chinois ce qui est le plus utile pour nous.


Les transgerts de technologie dont a bénéficiés la Chine de la part de l'Occident, ne l'ont pas été ni à l'initiative de l'Occident ni n'ont découlés d'une spontanéinété ou d'un grand coeur des
occidentaux; la Chine les a exigés, avec les sourires que tu décries mais fermement.


Les travers de nos Etats sont à rechercher, je pense, davantage dans la psychologie(voire la psychiatrie maladive) de ceux qui nous gouvernent qu'ailleurs.


 


Bonne soirée.

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