Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 11:38

474686-254984-jpg_321867_434x276.jpgOn peut désormais définir Youssou Ndour comme un artiste qui a l'épaisseur d'une star mondialement reconnue, un homme d'affaires, un démocrate et un républicain qui tient au respect de la Constitution de son pays, le Sénégal - rien à voir avec nos musiciens qui font l'éloge de criminels politiques dans leurs chansons - dans l'espoir de recevoir un pécule. A l'entendre, Abdoulaye Wade n'a plus le droit à la lecture de la Constitution de se présenter à un prochain mandat. Voici ce qu'il dit à propos :

"Je ne considère même pas Wade comme candidat, parce que si on reste dans le cadre de la Constitution, il n'a pas le droit".

Si Youssou Ndour dit vrai, il s'agit de se demander pourquoi les Sénégalais ne s'appuient pas sur les textes pour le pousser à la sortie et, surtout, pourquoi les capitales occidentales restent muettes - comme si le Droit constitutionnel n'avait de valeur qu'au-dessus des Tropiques. Le Sénégal est pourtant l'une des premières démocraties électives africaines, et, nous sommes surpris qu'elle soit en passe d'être violée par un homme qui à cor et à cris, s'est battu pour elle pendant des années. Décidément, la politique est à l'opposé de la sagesse et de la morale car on ne saurait comprendre qu'un homme de 85 ans, de surcroît avocat, c'est-à-dire, un homme de loi, un homme qui revendique le droit pour les autres et qui est désormais prêt à se mettre hors-la loi juste pour satisfaire une ambition personnelle démesurée.

Youssou Ndour, candidat à la présidentielle de février au Sénégal, en appelle aux dirigeants du monde pour qu'ils disent  "clairement" au président Abdoulaye Wade, qui se représente à ce scrutin, de quitter le pouvoir, dans un entretien accordé à l'Agence France Presse.

 85 ans, élu une première fois en 2000, le président Wade brigue un nouveau mandat après sa réélection en 2007. Et c'est là que les juristes constitutionnels du monde entier devraient apporter de la repartie au débat sénégalais mais même ceux-là se taisent comme si l'intérêt était ailleurs.

La star internationale assène : "Et là j'interpelle le monde entier qui n'est pas encore clair par rapport à ça: il faut qu'on lui dise la vérité", a-t-il ajouté, faisant allusion aux présidents américain Barack Obama et français Nicolas Sarkozy, au Premier ministre britannique David Cameron, à la Chancelière allemande Angela Merkel, - ceux-là même qui étaient fort bavard lors de l'intirgue ivoirienne ou à propos de la révolution lybienne...

"Dites-lui clairement, Obama, Sarko, Cameron, Merkel, etc, dites-lui que la loi fondamentale, ce qui régit les Sénégalais, ne lui permet pas de se présenter. Qu'il ne force pas, parce qu'il vaut mieux prévenir que guérir".

"Et ça je le dis, parce que généralement ils (ces dirigeants) sont là jusqu'à ce qu'il y ait des problèmes. On a pas besoin de ça au Sénégal, c'est un pays de paix", a surenchéri Youssou Ndour, redoutant que le simple fait que M. Wade dépose sa candidature devant le Conseil constitutionnel ne déclenche  des émeutes dans.

Il s'agit de voir si le Conseil constitutionnel aura la force d'invalider cette candidature de trop, cette candidature hors-jeu qui a jusqu'au 26 février pour défier la loi constitutionnelle et narguer le peuple sénégalais. En 2016, le Congo sera dans la même situation, allusion faite à monsieur Denis Sassou Nguesso qui ne pourra même plus être candidat. SI WADE VOIT SA CANDIDATURE VALIDEE, LE DROIT CONSTITUTIONNEL AFRICAIN PERDRA TOUT SON CREDIT ET DES DICTATEURS COMME SASSOU EN FERONT UN PRECEDENT...

"Le président Wade n'a même pas le droit d'aller là-bas", c'est-à-dire, au Conseil constitutionnel, aux dires du chanteur,  patron de presse très engagé dans la vie sociale de son pays depuis plusieurs années. Son avertissement est on ne peut plus clair :

"Moi je suis non violent, mais on ne maîtrise pas les Sénégalais. A partir du moment où il n'y a pas de justice, la paix n'est pas possible. Justice rime avec paix, paix avec justice", a-t-il dit, affirmant avec force que le président Wade n'est pas un "roi".


"Je vais créer la surprise" l'a-t-on entendu prophétiser, sûr de son fait, de sa popularité.

Wade est un président qui a été élu démocratiquement, réélu et la Constitution ne lui permet pas de déposer à nouveau sa candidature.

"Même moralement, comment va-t-il regarder les gens ? Il va les regarder en disant : "j'ai bafoué la Constitution ?", s'est-il interrogé. "Il faut qu'il revienne à la raison et on peut l'aider à sortir par la grande porte, je le lui ai dit face à face". Au Congo, nous avons Denis Sassou Nguesso qui a marché sur des dizaines de milliers de cadavres pour revenir au pouvoir. Voilà près de quatorze ans qu'il ment au peuple en le regardant droit dans les yeux. Wade pourra vivre avec ça ; ce sont des gens qui ont perdu le sens des valeurs et la honte n'est même plus un mot qui fait partie de leur vocabulaire...


A son avis, Wade "n'est plus majoritaire dans le pays, il n'est plus populaire, il utilise aujourd'hui l'appareil de l'Etat qu'on lui a délégué pour essayer de dire qu'il est populaire". "Il a fait des choses", reconnaît-il, mais "il a fini aujourd'hui ce qu'il devait faire. Il a échoué. Merci".

A propos de sa candidature, "You" comme l'appellent ses compatriotes, a affirmé "venir avec une nouvelle démarche, une nouvelle vision".

"Je pense que je vais créer la surprise, je pense qu'il y a une évolution silencieuse, les gens vont voter Youssou Ndour", a-t-il déclaré, se disant certain de l'emporter dès le premier tour du 26 février.

"Je vois le désespoir des populations, je fais partie de ces populations. Je vois la situation se détériorer", a-t-il dit, affirmant que s'il est élu, ses priorités - santé, éducation, agriculture - n'auront que pour but d'aider "le Sénégal d'en bas" en dégageant des fonds, en particulier par la réduction du "train de vie exubérant de l'Etat".

Issu d'un milieu modeste du quartier populaire de la Médina à Dakar, Youssou Ndour, 52 ans, n'a pas fait d'études supérieures, mais met en avant sa notoriété internationale pour favoriser le développement du Sénégal.

"Moi, (si) je deviens président du Sénégal, je sais que je suis accueilli à bras ouverts un peu partout dans le monde, et là je pourrais changer la donne, faire partie d'une dynamique économique, parce que j'ai envie d'atteindre l'autosuffisance alimentaire".

S'il est élu, "You" s'engage à laisser de côté, le temps de son mandat, toutes ses activités artistiques, son groupe de presse, ses affaires : "Le Sénégal est beaucoup plus important que tout ça". Il a de qui tenir : un chanteur dirige bien Haïti, non ?

Partager cet article

Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
  • Contact

STATISTIQUES

 

D.N.C.B. : PLUS DE 15.000.000 DE PAGES LUES ***, PLUS DE 10.000.000 VISITEURS DE UNIQUES, *** PLUS DE 3000 ARTICLES, *** 517 ABONNES A LA NEWSLETTER, *** PLUS DE 2500 COMMENTAIRES... 

Recherche

MESSAGE&RADIO&TV DU JOUR

LDM_SWING.gif

                                               

VIDEO DU JOUR

 

 



Articles Récents

IMAGES

SassouKadhafi.jpgBonobo-copie-1.jpgBedieOuattara.jpg4lions-drinking.jpgBernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpgchemindefer-1-.jpgbrazza_la_poubelle.jpgChristel-Sassou.JPGchiracsassou3.jpgedouoyo1.jpglisb1-1.jpgbrazza-la-poubelle-1.jpgplissouba3.jpgdebrazza.jpg