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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 20:08

 

SasouVoeuxNous avons attendu que nous soyons entrés dans les cinquante ans de l’in-dépendance pour vous livrer une analyse du discours de monsieur Denis Sassou Nguesso. Vous trouverez nos annotations en rouge dans le texte pour les différencier avec le discours lui-même. D’emblée, nous disons que ce discours est un discours impersonnel, aseptisé qui ne reflète en rien les responsabilités politiques des uns et des autres – notamment de monsieur Denis Sassou Nguesso qui a tu tous les événements dramatiques dont il est le vecteur initiateur. Certes, il reconnaît des faiblesses mais il n’en analyse pas les facteurs et n’annonce aucun changement substantiel pour faire évoluer les choses, les solutions qu'il propose étant parfois fausses ou biaisées. C’est donc un discours insipide, sans intérêt qui a été servi aux Congolais – même si ce monsieur promet 25% d’augmentation de salaire aux agents de la fonction publique - une promesse parmi tant d'autres qui ne sera pas forcément tenue. Aujourd’hui, nous avons reçu des enseignants l’information que leurs salaires étaient amputés d’environ 50.000 francs cfa tous les mois. Les propos ne valent rien s’ils ne sont pas validés par des actes concrets.

Cette histoire anonyme que nous présente Denis Sassou Nguesso veut mettre entre parenthèses 50 ans de notre histoire en ne pariant que sur l’avenir dont le chemin n’est même pas tracé car nous n’avons pas de véritables objectifs de développement. Quant à la démocratie, Denis Sassou Nguesso veut la réduire à une seule gestuelle élective – alors qu’une vraie démocratie est plus que cela dans la mesure où  elle respecte les desideratas du peuple et ne s’appuie pas sur le tribalisme que ce monsieur reconnaît lui-même – sans nous dire comment il entend lutter contre cette politique qu’il a lui-même instaurée – pour que s’installe une véritable justice sociale.

Prétendre, par exemple, à une indépendance de la justice est une insulte à l’intelligence de ses concitoyens car nous savons tous que ce qui rend toute véritable démocratie impossible dans notre pays, c’est la carence juridique qui ouvre la porte à la dictature.

Sassou a évoqué l’importance de l’indépendance économique – indiquant qu’il est au parfum des idées politiques de notre parti l’UPIERAD qui estime qu’il n’y a de véritable indépendance qu’économique et c’est sur ce plan que nous sommes encore tributaires de la colonisation française : peu importe celui qui incarne le pouvoir politique tant qu’il n’a pas le pouvoir économique. C’est par l’indépendance économique que commence l’indépendance politique car toute politique ne peut se faire que sur les moyens économiques dont elle dispose. Sassou ne dit pas qu’il va conduire le Congo vers la voie de l’indépendance économique. Loin de là !  Il se contente de dénombrer un certain nombre de problèmes qu’il prétend résoudre par une formule magique : « Le Chemin d’Avenir », un chemin balisé du manque d’énergie, de l’insuffisance alimentaire, de la misère sanitaire et éducative, et j’en passe.


Bon, passons au texte lui-même.

 

 

LE DISCOURS DE MONSIEUR DENIS SASSOU NGUESSO CE 14/08/2010

 

En 1960, la France, conformément aux décrets du temps et de l'histoire, décidait de reconnaître à ses anciennes colonies d'Afrique équatoriale et d'Afrique occidentale le droit de disposer d'elles-mêmes. C'est dans le cadre de ce mouvement général qu'il y a cinquante ans, notre pays accédait à la souveraineté internationale.
Cinquante ans, c'est un âge dérisoire à l'échelle d'un pays. Mais cinquante ans c'est, au-delà du symbole, un repère, un terme significatif qui peut autoriser méditation et réflexion sur le chemin parcouru. Mon message, en cette circonstance particulière, qui m'oblige à rompre avec la tradition établie, est donc une invitation à une méditation profonde sur les cinquante années de notre indépendance.

On se demande pourquoi monsieur Sassou délivre son discours le 14 août 2010 et non le 15 mais ce n’est qu’un détail car au Congo, on innove dans le non sens chaque jour que Dieu fait. C’est  faux de croire que l’octroi des indépendances politiques par la France aux ex-toujours colonies africaines dépendait de décrets du temps et de l’histoire. Ce n’est même pas une décision politique qui conduit à l’indépendance mais une pesanteur économique : le poids économique des colonies à travers des sociétés concessionnaires qui perdaient pied à cause du coût d’exploitation des colonies sans infrastructures sérieuses ; c'est que les sociétés concessionnaires coûtaient énormément d'argent à l'Etat français qui voulaient s'en débarrasser pour pouvoir reconstruire le pays après la guerre de 1945. L’indépendance fera hériter au Congo la dette des sociétés concessionnaires transformées en dettes d’Etat. A peine créé, l’Etat congolais traînait déjà une dette ! On ne peut comprendre la politique sans au préalable étudier les conditions économiques sous-jacentes qui déterminent les décisions prises au niveau politique. La France n’a en fait que cédé l’indépendance politique – tout en gardant le pouvoir économique et rien n’a changé jusqu’au moment où j’écris ces lignes.


Le 15 août 1960, le Congo devenait indépendant. Par la volonté de la France, certes, mais aussi et surtout grâce à un contexte historique marqué :
- à l'extérieur, par la lutte des peuples du monde pour la liberté, la montée des revendications humanistes des mouvements intellectuels et socioreligieux, la participation des colonies à la seconde guerre mondiale, les réformes des systèmes coloniaux au lendemain de ce conflit planétaire, la création de l'Onu et des organisations régionales ainsi que l'émergence d'une conscience anticolonialiste d'essence panafricaine ;
- à l'intérieur, par l'action des combattants de l'affranchissement collectif, figures emblématiques connues ou illustres anonymes de toutes nos terres qui, pendant plus de trois quarts de siècle, ont lutté selon des formes diverses et variées pour que notre pays atteigne et s'installe définitivement sur les rivages de la liberté.

 

A juste titre, la France sur le plan économique sortait d’une guerre qui l’avait détruite et assumer en plus le poids des colonies devenait intenable pour elle. Aussi, a-t-elle ourdi le mouvement des indépendances politiques. Nous savons tous que ce ne sont pas de petites manifestations de nègres en colère qui aurait pu arrêter cette puissance coloniale si elle avait voulu demeurer au Congo par exemple. Il n’y a qu’à voir l’histoire de l’Algérie et de son indépendance arrachée et non octroyée après une résistance farouche comme l’islam sait en inspirer. Aujourd’hui, l’Algérie est un pays économiquement indépendant de la France et de ce fait, politiquement indépendant. Ce qui s’octroie sans lutte farouche n’est que ruse car l’indépendance ne se décrète pas ; elle s’arrache au prix de moult souffrances.


A tous ces patriotes, héroïques rebelles et vaillants résistants dont le sacrifice a fait l'âme ardente de notre cher pays, nous réitérons la reconnaissance, l'affection et le respect infinis de la Nation.


Nos compatriotes, peu nombreux aujourd'hui, qui ont vécu directement ou indirectement l'événement fondateur que nous commémorons le 15 août de chaque année, peuvent témoigner de ce que ce jour-là, en 1960, c'était partout et pour tous jour d'allégresse, d'exultation et de liesse extrême. Nous étions enfin indépendants. Nous étions libres et maîtres de notre destin. Nous devenions responsables de nos affaires. Notre pays passait désormais entre les mains de ses propres enfants.

C’est faux ! Massambat-Débat, dans une de ses interviews, avait compris que l’indépendance était factice car il avait compris que sur le plan économique, le Congo ne maîtrisait pas la gestion de ses richesses puisque tous les investissements étaient encore à l’époque, français ou extérieurs.


Mais l'indépendance proclamée ne suffisait pas à régler tous les problèmes. L'euphorie passée, il fallait dès lors organiser la nouvelle cité, donner corps et âme au jeune État. Cela passait entre autres par la concrétisation de l'engagement que nous venions de prendre devant la communauté internationale de fonder une nation unie, de construire un État viable dans l'unité, par le travail, pour le progrès de tous.


Mais avec quels moyens ? Avec quelles ressources ? Le legs colonial n'était pas extraordinaire. Ce qui rendait la tâche immense et difficile.
Nous héritions d'un territoire de 342.000 km2, peuplé de moins de huit cent mille (800.000) habitants, analphabètes à plus de 80%, caractérisés non pas par la conscience de leur unité et la volonté de vivre ensemble, mais plutôt par le sentiment d'appartenance de chacun à son groupe ethnique, à sa tribu.

En parlant du sentiment d’appartenance ethnique que nous estimons toujours à ce jour plus fort que le sentiment d’appartenance nationale, Sassou pointe du doigt le problème fondamental qui a été un frein à l’édification d’une véritable nation unie car TOUS LES PRESIDENTS DE LA REPUBLIQUE ont pratiqué une sorte de discrimination ethnique au profit de leur ethnie d’origine l’étendant à la région pour bénéficier d’un soutien populaire plus large. Les choses, à ce sujet, ont empiré comme le constate tout observateur de la vie politique congolaise. Avant la discrimination était juste politique mais depuis le retour de monsieur Denis Sassou Nguesso aux affaires louches de la république, elle s’est généralisée et l’on peut constater un favoritisme ethnique généralisé. Denis Sassou Nguesso ne dit pas qu’il va favoriser une justice sociale car nous savons que le statu quo va continuer tant qu’il demeurera au pouvoir.


Le pays était sous-équipé en infrastructures scolaires et de santé. Il était, en dépit de sa vocation de pays de transit, dépourvu de grands axes de communication, hormis le Chemin de fer Congo-Océan. L'élite intellectuelle et universitaire était à l'état de germe. Le personnel politique, malgré un activisme notable, n'était pour l'essentiel qu'un personnel de fortune. L'économie, livrée aux compagnies concessionnaires, ne reposait que sur quelques cultures de rente.

Sassou feint de découvrir le fait que l’économie congolaise est une économe de rente car pour le reste, elle est extravertie en étant tournée vers la satisfaction des besoins de la puissance coloniale française – notamment sur le domaine de l’indépendance énergétique de l’Hexagone.


C'est dans ces conditions que nous devions forger notre Nation et bâtir notre État.
Mûrement selon certains, à la hâte d'après d'autres, des choix de société ont été opérés, des options politiques ont été prises : libéralisme, planification, socialisme, marxisme-léninisme. Le tout sur fond d'ethnocentrisme, de violences récurrentes, de relais mal négociés et d'instabilité sans cesse renouvelée. C'est sur ces entrefaites qu'est arrivée la Révolution, comme expression de la volonté organisée du peuple, pour plus de liberté, pour plus de justice. Le parti unique est institué, dans la foulée, dans le but, selon le point de vue quasi-unanime de la classe politique d'alors, de contribuer à la réalisation de l'unité nationale. L'insurrection est venue à son tour, avec pour ambition de recadrer le mouvement révolutionnaire.

Encore une contre-vérité : le but du monopartisme était avant tout la conservation du pouvoir et non la création de l’unité nationale sapée par une politique de favoritisme ethnique.


Une période de relative stabilité a pu laisser augurer quelque lueur de progrès et permettre la restauration du multipartisme et de la démocratie pluraliste. Par nos turpitudes obstinées, nous avons brisé l'accalmie et réussi le funeste exploit de plonger le pays dans une guerre civile sans précédent qui l'a laissé exsangue.


Heureusement, depuis lors, grâce aux grands rendements de toutes les énergies nationales, la paix est revenue
.

Voici un trait fondamental de monsieur Denis Sassou Nguesso : c’est l’irresponsabilité. En effet,  là où  il est en cause, il noie sa responsabilité en la transformant en responsabilité de tous donc de personne !  Il parle de guerre civile en lieu et place d’un véritable coup d’Etat orchestré à cause de son ambition démesurée pour le pouvoir. Nous savons qu’il ne se sent en aucun cas responsable des événements de 1997 qui l’ont conduit au pouvoir. Il en consacre juste une phrase. Une phrase pour la période la plus dure, la plus assassine du pays !


Somme toute, le Congo d'aujourd'hui est bien différent de celui d'il y a cinquante ans, malgré les soubresauts et les turbulences qui ont, à maintes reprises, entraîné la dégradation de l'Etat, freiné notre dynamique de progrès, ne permettant jamais que dans notre pays le progrès soit cumulatif.


En vérité, celui qui a le plus dégradé l’Etat, c’est monsieur Sassou car les membres de son gouvernement, jamais sanctionnés en dépit de plusieurs crimes économiques entre autres, jouissent d’une impunité totale – parce qu’ils l’ont aidé à revenir au pouvoir.


Le Congo est pour toujours un pays indépendant, une réalité incontestable et permanente. Le sentiment national, bien que lent et laborieux dans son éclosion, est le mieux partagé. Nous pouvons nous en réjouir, en dépit de quelques atavismes qui subsistent chez certains esprits peu enclins aux valeurs d'unité nationale et de dépassement identitaire.

A la vérité, c’est Denis Sassou Nguesso qui est peu ouvert à l’idée de l'unité nationale et ses propos trahissent le fait qu’il n’a aucune notion de ce que cela signifie : un homme qui place des membres de son ethnie et de son clan à tous les postes de décision en maquillant son tribalisme par un relent géopolitique est mal placé pour accuser les autres de manquer d'envie pour l'épanouissemnt de l’unité nationale.
L'Etat est un projet accompli. Il dispose d'une administration qui, sans être parfaite, assure l'essentiel de ses missions sur l'ensemble du territoire national. La décentralisation va son cours : lentement mais sûrement.

Comment l’Etat peut-il être un projet accompli si son administration est imparfaite ? L’imperfection de son administration est au contraire la preuve que l’Etat n’est point accompli mais bafouille un bricolage politique et économique quotidien. C'est de l'amateurisme politique doublé d'un favoritisme clano-ethno-régional.


La démocratie progresse favorablement. Les élections sont régulièrement organisées. Les institutions représentatives sont en place. Le pouvoir judiciaire, un des principaux piliers de la République, jouit totalement de son indépendance. L'Etat de droit est promu. Les libertés individuelles, les droits de chaque citoyen, la liberté syndicale, les droits de l'homme de façon générale, sont garantis et respectés (faux : vous avez arrêté Ferdinand Mbaou - surtout, vous avez empêché qu'il se rende à l'étranger sans raison ; on assassine et torture vos concitoyens impunément - j'ajoute que vous faites de faux procès aux membres du FPOC comme Dzon et compagnie sans véritables preuves à l'appui). Personne dans notre pays ne peut être arrêté ni inquiété pour ses opinions (Grrr !). La presse est libre (toutes les télés privées sont tenues par des membres de votre clan et vous parlez d'une presse libre ! Je ne regarde pas télé Nkombo car c'est une usine à propagande). La censure n'existe pas (c’est faux ! Vous censurez des journaux - notamment un journal qui avait critiqué votre maître Nicolas Sarkozy !). La force publique assure la protection de tous (ça ce n’est pas vrai !).

Ici encore, nous disons que l’organisation d’élections non libres ne constitue pas une preuve de progrès de la démocratie car d’une part on falsifie les résultats des votes en ne prenant pas du choix de l’électeur et d’autre part, on écarte les candidats les plus fiables. Il n’y a donc aucun progrès de la démocratie mais un recul si l’on tient compte de ce qu’elle était à ses débuts. Ce que le citoyen lambda ne voit pas c'est le fait que le vote rend la dictature plus facile. Désormais, plus besoin d'effusion de sang : il suffit de falsfifier les résultats pour que le tour soit joué ! 


Embryonnaires aux toutes premières heures de l'indépendance, l'armée, la gendarmerie et la police congolaises se sont développées, progressivement, selon les traditions de leurs armes et les rigueurs de leurs métiers.


Mais cette évolution, remarquable par ailleurs, ne s'est pas faite sans frictions ni heurts.


Ainsi, il y a eu, tour à tour :


- le 18 juin 1965, la création du Corps national de la défense civile qui avait pour mission de défendre la révolution. Il finit par s'opposer à l'armée régulière ;


- le 22 juin 1966, la naissance de l'Armée populaire nationale, sur les cendres des Forces armées congolaises ;


- le 30 mars 1970, la fondation de la milice populaire, en remplacement du Corps national de la défense civile.


La dissolution de la gendarmerie et de la police nationale suivirent respectivement le 1er avril 1970 et le 19 janvier 1972.


Malgré ces changements, nos forces de défense et de sécurité ont connu leurs heures de gloire au cours des trente premières années de l'indépendance.


Victimes des convulsions dont le pays a souffert au cours des années 90, elles sont entrées depuis dix ans dans une phase de restructuration en vue de la consolidation de leur emprise nationale et républicaine.

En tout cas, nous sommes nombreux à penser qu’une armée où la plupart des généraux sont de l’ethnie du président Denis Sassou Nguesso comme la plupart des officiers et même des soldats, n’a rien d’une armée nationale mais d’une milice camouflée en police, armée, gendarmerie, etc.


L'Etat ne pouvait pas se construire sans cet autre attribut de souveraineté qu'est la diplomatie.
La République du Congo a accédé à l'indépendance auréolée d'un prestige lié à une histoire particulière. Brazzaville, sa capitale, a été capitale de l'Afrique équatoriale française et capitale de la France libre pendant la deuxième guerre mondiale. Elle a, par la suite, abrité en 1944 l'historique Conférence de Brazzaville.


Le défi à relever par le jeune Etat était de continuer à jouer les premiers rôles dans une Afrique émergente et sur la scène mondiale. Cela a été fait avec entrain.
En cinquante ans, nous avons développé une politique extérieure digne et à la mesure de notre pays. Nous avons déployé un réseau diplomatique conforme à nos moyens et à notre rang. Nous avons des ambassades dans plusieurs capitales et des représentations auprès des organisations internationales les plus importantes. De nouvelles ambassades vont être ouvertes bientôt, notamment auprès des pays du G8 et des pays émergents où notre présence n'est pas effective. De même, plusieurs pays et plusieurs organisations sont accrédités au Congo. Le Congo est en paix avec tous ses voisins.

Tant que cette diplomatie ne nous soustrait pas de la tutelle néocolonialiste de la France, que vaut-elle en vérité ? Notre pays est une passoire juridique que les étrangers exploitent au mépris des lois jamais respectées.


La politique extérieure du Congo a été chaque fois celle de son temps ; une politique d'ouverture à tous les peuples épris de paix et de justice.
Au service de l'Afrique, notre pays a porté de toutes ses forces, avec abnégation et générosité, la cause de l'émancipation des peuples. Il a toujours lutté contre le racisme, contre l'apartheid, contre l'oppression et les injustices.

C’est assez triste de constater que cette ouverture se fait au détriment des fils du pays qui se voient souvent se faire chahuter par des étrangers qui ont les moyens de s’acheter une justice bon marché par des soutiens multiformes et par la corruption.

   
Après s'être doté des attributs essentiels de sa souveraineté, notre pays s'est préoccupé, tôt, et de façon remarquable, des défis spécifiques à chaque couche de sa population : les jeunes et, surtout, les femmes dont la particularité mérite d'être ici soulignée.
En effet, en ces cinquante dernières années, la femme congolaise a mené, avec bravoure et ténacité, le combat pour son émancipation, pour la jouissance de ses droits, de tous ses droits.
Les gouvernements successifs n'ont ménagé aucun effort pour impliquer, pleinement, la femme dans le processus de décision. De la sorte, malgré la persistance de quelques tendances négatives, la problématique du genre a pris une dimension véritablement nationale. L'égalité des sexes est un principe constitutionnel établi. La femme congolaise a les mêmes droits que l'homme dans toutes les sphères de la vie publique.

Combien de femmes ministres ? A l’assemblée nationale ? Au sénat ? A la tête d’entreprises ?
Malgré des avancées juridiques indéniables, la participation des femmes à la prise des décisions administratives et politiques n'est pas, loin s'en faut, à la mesure de leur apport effectif dans la société. Il y a donc encore des verrous à lever, des murs à abattre, pour que les femmes qui représentent près de 52% de la population congolaise, atteignent les principaux objectifs de leur totale émancipation.


Au nombre de ces objectifs, il y a la parité, c'est-à-dire l'égale répartition du nombre de femmes et d'hommes dans les instances de prise de décisions politiques, électives et administratives. La parité est un principe de justice que nous devons rapidement réaliser pour l'équilibre de notre société.
Aux femmes du Congo, à nos chères concitoyennes,
Au cours de votre récent forum dont je salue l'initiative et les résultats, vous avez déclaré qu''« après l'engagement, est venu, pour vous, le temps de l'action ». Sachez que dans cette dynamique, vous n'êtes pas seules.
Il y a à vos côtés, il y aura toujours à vos côtés, les hommes de ce pays, vos frères, qui partagent et partageront avec vous, chaque instant, la même communauté d'intérêts, la même unité de devoir, la même union de destin.
Il y a à vos côtés le gouvernement au nom duquel je prends ici l'engagement de tout mettre en œuvre afin de faire voter une loi sur la parité, pour une représentativité équitable de la femme congolaise aux fonctions politiques, électives et administratives.

Nous attendons de voir pour apprécier !


Monsieur le président du Congrès,
Monsieur le président du Sénat,
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Mes Chers compatriotes,
Sur cet itinéraire de cinquante ans, le maillon le plus faible de notre action collective est de n'avoir pas pu, au plan économique et social, réaliser l'équivalent du peu que nous avons réussi au plan politique. Chacun de nous en convient, il n'y a pas de véritable indépendance sans émancipation, sans liberté économique et sociale. Il n'y aura pas d'indépendance totale pour notre pays tant que nous n'aurons pas libéré notre peuple du joug de la pauvreté.


Vous avez le courage de reconnaître que le plan économique est le maillon faible de notre pays. Cependant, à un bon constat, vous associez une mauvaise solution : la solution du manque de liberté économique n’est pas la libération du peuple de la pauvreté mais la restauration de l’indépendance économique qui vous donnera les moyens de lutter contre la pauvreté. Nous à l’UPIERAD, nous sommes pour l’autonomie et nous estimons que nos ressources essentielles comme le pétrole ou le bois doivent être nationalisées. Des sociétés étrangères ne peuvent pas les exploiter pour s’en mettre plein les poches – alors que cet argent aurait dû servir – avec une bonne politique d’autonomie et de nationalisation des ressources essentielles – à la réduction de la pauvreté !


C'est le combat que nos différents gouvernements ont engagé dès la première heure, avec, dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la culture et des sports, des résultats probants qui se sont malheureusement, au fil des années, transformés en cuisants revers.
En effet, pour ne parler que de l'enseignement, je peux dire, non sans peine, que c'est l'une de nos plus lourdes contrariétés.


Le système éducatif congolais qui, pendant longtemps, a été un des meilleurs creusets de pédagogie et de formation d'Afrique, atteignant, dans son régime de croisière, un taux de scolarisation de 99%, s'est brutalement effondré des suites de choix souvent inadaptés. (QUI A PRIS CES CHOIX INADAPTES ? N’EST-CE PAS VOUS ET VOS MINISTRES  ?) Ces mauvais choix, nous devons le reconnaître, ont engendré de graves dysfonctionnements que nous nous efforçons de corriger. Ces dysfonctionnements ont pour noms :
- sous-équipement des établissements scolaires ;


- dégradation des infrastructures ;


- pléthore des effectifs ;


- baisse du niveau ;


- diminution des financements, j'en passe.

Il faut commencer par virer tous les faux enseignements qui parce qu’ils viennent de chez vous ont une place de professeur – alors qu’ils n’en ont pas les compétences et bien payer les enseignants tout en construisant de nouvelles infrastructures matérielles comme les écoles, les lycées, les universités. Le travail est immense mais si vous faites appel à tous les enfants du pays, ils viendront vous aider dans cette tâche. Or, avec votre politique tribale, je vous défie que d’ici la fin de votre mandat, rien n’aura changé. Je vous défie et je l’écris en prenant à témoin tous les Congolais. On n’est pas ministre de l’enseignement par pure récompense de guerre mais parce qu’on est capable de comprendre et de résoudre les problèmes de la chaîne de transmission des connaissances.


J'ai parlé du social comme maillon faible de notre action, parce qu'une partie considérable de notre population manque du minimum nécessaire. C'est notre plus grand défi. L'eau, l'électricité et les soins de santé ne sont pas encore à la portée de tous. L'emploi non plus.
Ecoutez, vous avez eu treize (13) ans pour régler ces problèmes ! Hélas, vous n’avez rien résolu ! Même pas le problème de l’eau potable en dépit de nombreux cours d’eau dont regorge le Congo !


Cette situation est aggravée par le dépeuplement de nos campagnes au profit des deux principales villes du pays, Brazzaville et Pointe-Noire, qui abritent à elles seules plus de la moitié de la population nationale.

A qui la faute si les campagnes ne disposent pas d’une véritable politique rurale qui permettrait de stabiliser les populations sur place ? Qui a instauré le « YAKA NOKI NOKI  » ? N’EST-CE PAS VOUS ET VOTRE REGIME ? Il vous suffit de mettre sur pied une bonne politique en faveur des zones rurales pour que les populations retournent dans les campagnes mais vous n’y arriverez pas parce que vous manquez d’imagination dans votre entourage…


La conséquence de cet exode rural massif est l'urbanisation accélérée et anarchique qui a accentué un peu plus encore la pauvreté en milieu urbain, en exacerbant les problèmes de logement, de transport, de voirie, de sécurité et de chômage.


Nos échecs au plan social sont imputables, pour une large part, aux contre-performances de notre économie. L'économie étant la meilleure base du progrès social, il n'y a pas de progrès social consistant et durable sans progrès économique significatif. Nous n'avons pas encore pu réaliser le développement économique malgré la générosité de nos efforts et de notre volonté.

Non, je ne suis pas d’accord : on peut avoir une faible économie et avoir une bonne politique sociale. Nous pensons que le Congo peut même avoir les deux car notre politique n’est extravertie que parce que VOUS LE VOULEZ BIEN !


Dans ce domaine de l'économie, le Congo, à l'instar de beaucoup d'autres pays d'Afrique, a été ballotté entre le système d'économie de marché et celui de la planification ou de la forte intervention de l'Etat. Le balancier est souvent parti vers l'extrême de chaque système
. Ainsi, à l'économie de marché, du début des années 1960, dominée par des entreprises dites concessionnaires (vous voyez ? Quand je vous disais que ces entreprises et le contexte de la reconstruction de la France sont les facteurs qui ont favorisé les indépendances politiques !) et quelques autres petites et moyennes entreprises privées, s'est substituée, dans les années 1970, l'économie d'Etat bâtie sur la nationalisation des entreprises privées existantes et la création de nombreuses entreprises publiques.


Du milieu des années 1980 à celui des années 1990 (c’est vous qui étiez au pouvoir (1979-1992 ou SASSOU 1), c’est vous qui reconnaissez ICI avoir tout liquidé et vous avez poursuivi le travail depuis 1997 ! ), c'est le mouvement inverse qui a prévalu avec la privatisation ou la liquidation de la quasi-totalité des entreprises d'Etat.
Chaque cycle d'un système s'est caractérisé par la liquidation des acquis, même positifs, du système précédent, ramenant ainsi chaque fois l'économie au niveau zéro, plutôt que d'entretenir ou de renforcer la dynamique de la croissance économique.
L'économie nationale était, pour ces raisons, défaite et refaite pour être à nouveau défaite et refaite une décennie après. Notre économie a été plus un champ de bataille idéologique qu'un processus d'accumulation des richesses et de savoir-faire. L'éternel recommencement, conjugué à la petite taille de l'économie nationale, à la forte dépendance de l'extérieur, au manque de capitaux et aux ressources humaines qualifiées limitées, n'a pas permis le développement social tant espéré.


Mesdames et messieurs les parlementaires,
Mes chers compatriotes,
Maintenant que se concluent les cinquante premières années de l'accession du Congo à l'indépendance, nous pouvons dire que la conjoncture, signe des temps, je le crois, nous offre des indications qui nous laissent espérer des perspectives heureuses.
Une nouvelle ère s'ouvre pour notre pays, portée par notre ambition et notre volonté collectives de transformer le Congo et de l'élever au rang de pays émergent (c’est la première fois que Sassou parle d’atteler le Congo à la locomotive des pays émergents. Encore qu’il faille qu’il s’en donne les moyens !). Le ressort pour y parvenir, nous en sommes convenus le 12 juillet 2009, est le Chemin d'avenir, pacte national qui vise à répondre à l'urgence sociale et à l'exigence de développement de notre pays par sa modernisation et son industrialisation.


Au cours des douze derniers mois qui correspondent à la première année de mon mandat, le gouvernement s'est justement attelé à mettre en place les fondations du Chemin d'avenir.
Nous aurons l'occasion, dans un proche avenir, de prendre la pleine mesure du labeur immense engagé dans le cadre de notre grande entreprise.
Je voudrais néanmoins vous inviter, mesdames et messieurs les parlementaires, à constater que :
- la paix civile règne dans tout le pays, la stabilité politique y demeure intacte : c'est le premier des préalables dans la mise en œuvre du Chemin d'avenir ;
- l'assainissement de l'environnement économique et financier est mené avec rigueur et méthode (ça, ça reste à prouver car les détournements et les projets non terminés sont légion - tout comme les surcoûts !) ;
- les grands travaux d'infrastructures de base sont exécutés à une cadence globalement satisfaisante (je trouve la cadence plutôt influencée par les calendriers électoraux et par une certaine géopolitique !) ;
- la demande sociale fait l'objet d'une attention soutenue dans le cadre d'un dialogue social permanent et fructueux (c’est un pur mensonge : les syndicats sont déçus de ne rien obtenir).


À ce sujet, tout en saluant le sens de responsabilité et de patriotisme des partenaires sociaux qui méritent les éloges de la République, et en exaltant les agents civils de l'Etat pour les énormes sacrifices qu'ils ont consentis pendant plus de quinze ans, j'ai décidé d'abroger le décret du 28 décembre 1994 portant suspension des effets financiers à la suite d'un avancement ou de toute autre promotion dans la fonction publique.
Consécutivement, de nouveaux instruments entreront en vigueur. Il s'agit :
- d'une nouvelle grille salariale plus avantageuse ;


- d'une nouvelle classification simplifiée des agents de la fonction publique en tenant compte des titularisations, des reclassements et autres révisions des situations administratives.
Ces mesures seront précisées dans les lois et décrets à venir et appliquées de manière progressive à compter du 1er janvier 2011.


A cette échéance, le salaire minimum dans la fonction publique connaîtra une hausse de plus de 25%. Le revenu de chaque fonctionnaire sera augmenté d'une partie des effets financiers de sa titularisation, de son avancement, de son reclassement ou de sa promotion, naguère suspendus.

(Nous apprécierons vos dires sur le terrain de leurs réalisations car pour le moment, c’est encore un ensemble de promesses et les vôtres sont comme des promesses automatisées qui sortent toutes seules par le fait de votre addiction au mensonge !)


Dans ce chapitre des attentes sociales, il y a la lancinante question de la santé maternelle, néonatale et infantile. Confronté à une mortalité maternelle et infantile importante, le gouvernement a pris, il y a quelques années, des mesures au profit de la mère et de l'enfant, à savoir :
- la gratuité du traitement du paludisme chez la mère enceinte et chez l'enfant de 0 à 15 ans(encore faut-il qu’il y ait assez de médicaments)

 ;
- la gratuité du traitement du sida pour, notamment, enrayer la contamination mère-enfant ;
- la construction, en cours, du grand complexe global Mère et Enfant Blanche Gomes.
L'obligation et la nécessité de poursuivre cet effort nous ont amenés à nous préoccuper des complications de grossesse et d'accouchement qui sont les principales causes des décès maternels.

(Il faut arrêter de faire payer l’accouchement car 45.000 francs cfa, c’est trop cher ! Pour un pays sous-peuplé comme le Congo, il faut une politique de gratuité totale de la natalité avant et après l’accouchement et l’aide aux mères trop pauvres pour nourrir leurs enfants)

 
C'est un paradoxe inadmissible que la femme trouve la mort en donnant la vie.
Voilà pourquoi, nous avons décidé de la gratuité de la césarienne, de la chirurgie de grossesse extra-utérine et des autres interventions majeures relatives à la grossesse et aux accouchements. (il faut rendre gratuit tout le processus avant et après l’accouchement par une prise en charge de la femme enceinte par l’Etat !)


Mes chers compatriotes,
Le but de ce tour d'horizon était de permettre à chacun de nous d'avoir un aperçu sur le chemin que notre pays a parcouru en cinquante ans. Il y a eu des échecs, sans aucun doute. Il y a eu quelques avancées, assurément. De quel côté se penche la balance ? Ce n'est pas le plus important.
La réflexion à laquelle je vous ai conviés doit nous amener à tirer de cette expérience tumultueuse quelques enseignements profitables. Il s'agit en l'occurrence de comprendre notamment que :


- Un : nous devons gagner la bataille contre la pauvreté pour conquérir notre totale indépendance (non, arrêtez ! Ce n’est pas la pauvreté qui nous empêche d’être indépendants mais l’absence d’une politique nationaliste d’indépendance économique véritable qui nous donnerait amplement les moyens de vaincre la pauvreté. C’est à ceci que je vois que votre discours est purement démagogique car vous identifiez bien les maux dont souffre la nation congolaise mais vous leur affectez de très mauvaises solutions ! Le faites-vous exprès ou vos conseillers sont-ils nuls à ce point ?)

 ;
- Deux : notre système éducatif, notre culture et notre sport doivent retrouver leurs lettres de noblesse. L'eau, l'électricité, les soins de santé et l'emploi doivent être accessibles à tous. Je m'y emploierai de toutes mes forces et de toute mon énergie ;

(Je vous prends au mot ! On verra si vous vous foutez encore une fois de la gueule des Congolais ou non ! Vous consacrez trop d'énergie à vos poissons-chats et à vos vaches. Vous en reste-t-il encore un tout petit peu pour le peuple quand vous avez fini de soulager vos trente femmes et concubines ?)


- Trois : il nous faut promouvoir dans notre société, la culture du travail bien fait, du goût de l'effort permanent et du respect du bien public (si vous voulez être cru, commencez par sanctionner les ministres qui travaillent mal)

 ;
- Quatre: nous devons définitivement mettre un terme aux replis identitaires et aux réflexes ethnocentriques désuets pour renforcer l'unité de notre peuple et consolider la Nation (eh bien, vous en êtes l’acteur principal, parlant de l’ethnocentrisme – donc vous pouvez améliorer les choses mais pouvez-vous changer à ce point ? Un Sassou peut-il en cacher un autre qui aurait brutalement été inspiré par le Saint-Esprit ? En tout cas, j'en doute !) ;
- Cinq: la paix, la sécurité, la stabilité sont acquises. Elles ne doivent plus être remises en cause. La démocratie et le développement en dépendent ;
- Six: notre démocratie est encore jeune, très jeune. Elle a besoin d'être régulièrement améliorée pour s'affermir et se consolider. Sans en modifier le fond, nous devons, chaque jour, rechercher la forme la plus efficiente, la plus pragmatique, celle qui convient le mieux à notre pays (nous sommes d’accord si nous le faisons ENSEMBLE et non que vous imposiez votre pensée au peuple)
.


J'ai beaucoup parlé de l'unité nationale et de la solidarité qui sont aussi synonymes de pardon et d'indulgence. Aussi, en ce jour mémorable, j'ai décidé, au nom de la République unie et fraternelle, d'accorder, selon les procédures d'usage, des mesures de clémence à certains de nos concitoyens condamnés (la mesure est floue : de qui parle-t-on ? Certains ? Lesquels ? C’était l’occasion d’amnistier tous les condamnés à tort des événements de 1997 - en fait, votre coup d'Etat réussi. Je vois que c’est encore une occasion ratée).


Monsieur le président,
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Mes chers compatriotes,
Dans la poursuite de l'expérience de célébration tournante de la Fête nationale, avec son support de développement, la municipalisation accélérée, j'annonce qu'en 2012, les festivités du 52ème anniversaire de l'indépendance et la municipalisation accélérée auront lieu dans le département du Pool.


Mes chers compatriotes,
Le mythe fondateur de la lutte pour l'indépendance fut la quête de la liberté, de la dignité et du bien-être.
Cinquante ans après, l'idéal n'a pas changé. Car notre ambition globale demeure encore et toujours la liberté, la dignité, le bien-être et le progrès. C'est le combat d'aujourd'hui. C'est le combat des cinquante prochaines années. (Nous pensons que vous ne suivez pas la quête de liberté, de dignité et du bien-être prônée par les pères de l’indépendance car vous favorisez une politique extravertie, le pillage du pays, les détournements, la corruption. Vous laissez vos compatriotes mourir de faim et de maladie quand vous et vos familles venez vous faire soigner à l’étranger).


Ce combat, nous devons le gagner pour que se perpétuent l'Indépendance et la Nation.
Ainsi sera tenue la promesse de notre Congo indépendant, de notre Congo éternel, promesse fondée sur l'unité, le travail et le progrès.


- Puisse la fête du cinquantenaire de l'indépendance être belle pour tous !
- Vive l'Indépendance ! ????
- Vive le Congo !" ...

 

Samedi 14 Août 2010 - 11:28

 

 

 

 

 

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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commentaires

VERITAS 17/08/2010 14:29



Il se paye de notre tête le Président......et les 5 milliards d'Euros décaissés de la BDEAC selon un rapport du mois de Mai 2010......ce n'est qu'un voyou! Et......nous restons les bras
croisés.....à nous lamenter.....à palabrer pendant qu'IL se gave? Allons z'enfants..........



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