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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 15:53

Un régime instable comme une dictature n'est pas encline à protéger les richesses d'un pays : le pouvoir dictatorial, surtout si le président est considéré comme un "gouverneur noir", sait qu'il n'a aucune légitimité populaire, pouvoir qui vit dans la crainte d'être renversé et se voit obligé d'agir dans l'urgence, l'approximation, le bricolage quotidien. Aussi, il veut de l'argent facile et vite - sans tenir compte de la valeur réelle des choses, des ressources de son pays. C'est ainsi que les richesses du continent africain sont bradées depuis plus de cinquante ans.

Dans un univers où la demande sait qu'il y a une instabilité, instabilité qu'elle organise parfois en encourageant les putschs, les coups d'Etat, son offre est souvent bien en deça des prix réels du marché. A l'époque de Chaladon (ELF), le baril du pétrole congolais n'était payé que 9 dollars. La stabilité politique impacte énormément sur le prix des matières premières. Tout se passe de gré à gré, entre dictateur et sociétés multinationales. Ce n'est certainement pas le sénat ou l'assemblée nationale du Congo qui ont permis à Bolloré de prendre possession de notre port mais Denis Sassou Nguesso lui-même. Comme si nous ne pouvions gérer nous-mêmes notre port ou notre chemin de fer. Il en est de même pour les matières premières : c'est Denis Sassou Nguesso lui-même qui distribue les permis d'exploitation en Haute-Mer ou qui accorde tel ou tel droit d'exploitation de l'or, du diamant, etc. Lui seul décide de la part du Congo - sans tenir compte de la valeur réelle de ces minérais sur les marchés internationaux qui gèrent les cours des matières premières.

Si seulement l'Afrique avait sa propre Bourse de matières premières pour fixer ses propres prix ! Hélas, cela n'est pour le moment qu'une vue de l'esprit. Au niveau de l'UPIERAD, nous estimons qu'une telle idée peut voir le jour si et seulement si l'Afrique prend conscience de l'importance de ses matières premières - en évitant de les brader auprès des multinationales qui s'enrichissent - alors même que les pays européens traversent une crise économique qui n'a pas encore été jugulée.

Les Etats occidentaux sont au service des multinationales qui sont plus riches qu'elles et qui ne payent même pas d'impôts ! Ils font les Etats qui font les dictateurs africains qu'on soumet à ces dirigeants de grands groupes qui font ce qu'ils veulent en Afrique. Avec l'affaire du triple A qui secoue la France, nous voyons bien comment la finance tient les Etats qui lui obéissent comme des toutous.

Jean Bedel Bokassa disait que la société qui exploitait le diamant en RCA ne versait rien à l'Etat centrafricain. Combien de sociétés étrangères paient des impôts au Congo-Brazzaville ? J'aimerais bien le savoir. En effet, si Total ne paie pas d'impôts en France, ce n'est pas au  Congo qu'il paierait un radis !

Le sous-sol du continent africain suscite des convoitises pour ses ressources minières. L'instabilité politique du continent attire des investisseurs peu scrupuleux parfois très puissants. Pour illustrer les contrats scandaleux, citons l'exemple du contrat  avantageux conclu entre la République Démocratique du Congo et un consortuim chinois : en échange de 10,6 millions de tonnes de cuivre, 200000 tonnes de cobalt et 372 tonnes d'or, soit près de 7 milliards d'euros de matières premières, les entrepreneurs chinois s'engageaient à construire 3600 kilomètres de routes, deux centrales hydroélectriques et à réhabiliter 2000 kilomètres de voies ferrées tout en profitant d'avantages colossaux : monopole, détaxation, etc.

En Guinée où se trouvent les premières réserves mondiales de bauxite, le premier accord signé entre la société RIO TINTO et l'Etat guinéen sur l'exploitation du gisement de Simandou a été qualifié par les agents locaux des impôts de "bradage sans précédent".

Les Etats Africains sont obligés de réagir : le nouveau code minier guinéen adopté en septembre 2011 renforce le rôle de l'Etat. La Zambie, grand producteur de cuivre, songe à réinstaurer des taxes. En 2009, la RDC a revu le contrat chinois à la baisse : 6,5 au lieu de 7 milliards d'euros tout en retirant la garantie de l'Etat. Néanmoins, question transparence, les choses stagnent : IL FAUT QUE LES GOUVERNEMENTS ANNONCENT AUX PEUPLES LE MONTANT DES IMPOTS, TAXES ET ROYALTIES GENERES PAR LES CONTRATS SUR LES RESSOURCES NATURELLES DE LEURS PAYS CAR ELLES APPARTIENNENT A TOUS ET TOUT LE MONDE A LE DROIT DE SAVOIR...

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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