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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 12:09

COMMENTAIRE : Nous nous excusons de ne pas avoir publié cet article plus tôt. Le Lion de Makanda possède une dizaine d'adresses de messageries. Il est donc difficile d'être à jour partout. En dépit du retard de parution, nous estimons que le thème soulevé dans cet article est toujours d'actualité. Aussi, nous le publions car consacrer une seule journée à la Femme ne suffit pas : il faut consacrer toute une année voire toute une vie à la femme, notre mère, notre soeur, notre épouse. En étant plus proche de la vie par la maternité, nous disons que celle qui est mère de l'humanité est plus proche de Dieu que l'homme. C'est peut-être pour cela que le MAL AU MASCULIN la persécute et l'écarte des hautes sphères publiques où elle serait plus portée à faire le BIEN et à mieux servir la société que son alter ego au masculin qui joue de sa testostérone pour la maintenir bien au dessous de lui.

 Procréatrice, la femme est plus sensible à l'oeuvre de protection et d'éducation de l'être humain que monsieur "muscles" plus porté vers la guerre et la destruction. Chez les Bantous, nous l'honorons au travers du matriarcat et de la logique lignagère en attribuant à chaque enfant le clan de sa mère et en la plaçant au centre du système de parenté. La femme porte en elle la potentialité de la vie humaine à l'infini. 

                              LION DE MAKANDA MWAN MINZUMB'

JOURNÉE DE LA FEMME: Marie Louise ABIA, contre la sous représentativité de la femme congolaise en politique

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marie-louise-abia-dec2013.jpegMarie-Louise ABIA est née en 1964 à Dolisie au Congo-Brazzaville. Elle a fait ses études  d'anglais à l'Université Marien Ngouabi.  Elle vit actuellement à Londres  avec sa famille. Elle fait partie de l'Association « Femmes 2000 » qui participe à la prévention et à la lutte contre le sida.

Marie Louise ABIA, une femme activiste et engagée dans de multiples manifestations dénonçant la brutalité du pouvoir et la gouvernance anti-démocratique au Congo-Brazzaville. Mais aussi une écrivaine passionnée des fléaux sociétaux du monde moderne (1). Au sein de la Diaspora congolaise de France et de Londres, elle n’est plus à présenter. Mais qui est-elle réellement et quel sens donne t- elle à l’engagement des femmes congolaise en politique ?

Comme beaucoup d’entre elles, Marie Louise ABIA est une mère de famille de 49 ans qui allie parfaitement son activisme et sa vie familiale, une universitaire qui a fait ses études à l’université Marien Ngouabi puis à l’Université de Valencienne. C’est dire que c’est simplement une femme contemporaine qui tente de tenir ensemble toutes les dimensions de son existence. Et puis, par-delà ces différences, elle tente de donner son avis dans une société congolaise où la culture de l’exclusion et la minimisation de la femme est courante.

Pourtant cela ne l’effraie guère, au contraire, au-delà de l’écœurement et du sexisme ambiant dans le milieu politique congolais, elle veut passer un message de paix qui prône l’implication de la femme congolaise dans le processus de lutte contre toutes formes d’extrémisme. Elle pense que la femme congolaise doit jouer son rôle de médiatrice de conflit pour donner une nouvelle dimension à la recherche de la paix et de l’harmonie au sein d’une société congolaise désarticulée.  Elle reste convaincue, par sa force de conviction et son abnégation, que si plus de femmes participaient effectivement à la vie la politique, l’existence et la gestion des conflits seront différentes.

Seulement, faudrait-il que la femme congolaise prenne conscience de la mesure de ses compétences. Elle doit énergiquement refuser la chosification de sa personne, et dénoncer courageusement les clichés qui la cloisonnent dans des postes qui insultent son intelligence, ses capacités et ses compétences.

Sans critiquer ni fustiger la vieille garde des femmes de l’URFC, elle pense que pour pouvoir s’imposer sur l’échiquier politique et peser de tout leur poids, « les femmes congolaises doivent absolument cesser de se comporter comme des kleenex à usage multiple dont les hommes se servent ignoblement, moyennant billets de banque volés à la nation. »

Selon elle, pour pallier à la sous-représentativité des femmes congolaises dans les structures politiques congolaises, une mutualisation féminine est nécessaire – sans tomber dans le féminisme – afin de renforcer le rôle de la femme congolaise dans sa société, et lui conférer un certain niveau d'indépendance socioéconomique lui permettant d’agir en actrice sociale totalement libre de ses pensées et capable de s’assumer. Convaincue que la femme congolaise est capable de montrer une nouvelle image d’elle-même, en allant puiser son énergie au plus profond de son engagement envers ce qui est bon pour l’humanité, Marie-Louise ABIA est optimiste et croit que la passion des mères et filles du Congo fera triompher et régner la justice au Congo, en dépit des difficultés et des barrières rencontrées à ce jour.

Elle pense que la femme congolaise devrait prendre conscience et cesser de n’être que « la femme du député, la secrétaire du ministre, etc. », une position subalterne qui, de facto, rend l’homme politique congolais inconscient et le place dans une position de maître absolu, d’où il conduit les destins et destinées des congolais comme un aveugle ivre.

Tout lucide qu’elle soit sur le caractère hostile, pervers, et parfois même violent, du milieu politique congolais où la femme est plus considérée comme un objet sexuel que comme une partenaire, elle garde espoir que même dans cette société culturellement misogyne, la femme congolaise saura trouver la force en elle de se réveiller, de se lever, de combattre les clichés qui l’affaiblissent et l’avilissent, et imposera son émancipation, en ayant pour leitmotive, la devise : « A compétence égale reconnaissance égale »

 

Jean-Claude BERI.

(1)    Ses livres, ci-dessous, sont disponibles sur commande dans toute librairie, sur internet, et sur son blog : http://marielouiseabia.blogspot.co.uk/

-          Afrique alerte à la bombe (essai)

-          Homme et femme Dieu les créa (roman)

-          Bienvenue au royaume du sida (roman)

 

 

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Published by Jean-Claude Béri - dans demain le congo brazzaville
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commentaires

mwangou 15/03/2014 18:25


Bjour LDM! je salue le travail intellectuel de cette femme... pour la parité en politique dans nos/notre pays, il faut malheureusement dire que là ne me semble pas la priorité pour nos
sociétés...A moins de voir le problème en amont: la scolarisation des enfants et leur scolarité jusqu'à un certain âge (13, 14, 15, 16 ans). ainsi, moins d'enfants désoeuvrés dans la rue, plus de
faculté de raisonnement...sinon, la parité pour l'instant, c'est un leurre; le pct l'avait proné en son glorieux temps. résultat, c'est pas moins de pagaille qu'avant. d'ailleurs la fonction
publique congolaise est aussi malade de ces nombreuses femmes qui occupent tous les secteurs... ce sont bien les femmes qui font marcher les pauvres retraités, les gens qui ont des créances
auprès de l'état, ...et le compte est long... je suppose que cette parité, c'est pas pour foutre les choses en l'air...voyons seulement comment les nombreuses femmes dans la santé et l'éducation
ont participé à tout casser... alors, je crois que cette question de parité est d'actualité peu prouvable dans nos pays...la femme sait aussi être mauvaise à l'occasion... elles ont incité aussi
à la guerre ethnique dans ce pays et ne manifestait parfois aucun état d'âme particulier envers la souffrance des autres... on ne va pas tout mettre sur le dos de sassou nguesso...il y a des
femmes qui particpent ardemment au pillage des deniers publics, et pavoisent en déclinant tous les modèles de 4*4 présents au congo... je me méfie des généralisations.

Le Lion de Makanda (LDM) 15/03/2014 22:36



Mwangou, encore un commentaire perspicace. La femme même si elle engendre l'humanité est aussi à éduquer car sans éducation, elle peut être lestée par de nombreux vices. Pour la parité, je ne m'y
engage pas trop car il faut d'abord que les femmes s'engagent en politique et, rien ne nous garantit qu'elle ne peuvent pas inspirer en mal mais quand on regarde ce qui se passe au Libéria, les
choses se passent mieux et derrière Mandela, il y avait une lionne nommée Winnie.


A celles qui participent au pillage du pays, Sassou n'a certainement pas pris les plus sages car il a un penchant pour les mauvais choix. Etre femme ne suffit pas pour porter la charge publique.
Je vois plus la place de la femme dans la société de façon globale.



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