Lundi 25 janvier 2010
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J'ai fait un rêve. Je vous le raconterai
avec force détails ce soir. J'ai vu un autre Congo avec un peuple uni et heureux où il faisait bon vivre. Je dois mettre tout cela en ordre dans mon esprit car ce Congo-là est là comme l'espoir
d'un baobab qui est déjà dans le code de la graine et peu importe le temps que cela prendra pour la réalisation de la promesse car il se peut que la graine attende la pluie ou une terre plus
propice. Ce qui est prévu dans "le code génétique de l'histoire et du destin" finit par arriver... A suivre ! Je voulais juste mettre l'article en brouillon mais une erreur me l'a fait publier
- comme si le destin veut absolument que je le publie. C'est un rêve qui part d'Orly avec Air Congo International et qui s'achève par une visite de tout le Congo où il est si facile de voyager
car mon amie Lalou, une Suissesse, voulait découvrir la terre que je lui décrivais avec tant d'amour et de poésie...
Quand j'entrai dans l'avion, il ne me tarda pas pour assouvir ma curiosité et demander à la première hôtesse de l'air qui passait :
"Excusez-moi, depuis quand le Congo, notre pays, a-t-il une compagnie aérienne internationale ? Je suis abasourdi que mon amie ait pu nous faire voyager par
Air Congo International.
La jeune dame me regarda et me dit en souriant :
-Vous aurez toutes les réponses à vos questions quand vous foulerez le sol de vos ancêtres. Ne soyez pas pressé. Le Congo a complètement changé et vous saurez sur
place ce qui s'est passé."
Je me tus et attendis impatiemment d'arriver au Congo. Quand nous arrivâmes à l'aéroport international de Pointe-Noire, je réalisai que les choses avaient changé
à l'intérieur, qu'une sorte de "révolution" mentale avait eu lieu parce que l'image mentale que j'avais de l'aéroport de Pointe-Noire ne correspondait pas à la réalité. La modernité était
partout. Le Congo semblait avoir fait un bond de cent ans en avant. Comment tout ceci avait-il été possible ?
Face à mon étonnement, un vieil homme me dit :
"Je vois que vous êtes étonné de voir que le Congo est devenu un autre pays. Nous avons réussi grâce à une idée simple à nous reconnaître comme les fils d'un même
pays et à dépasser toutes nos différences. A partir de ce moment, tout a été possible. C'est comme si la politique avait fait peau neuve.
-Oui mais comment est-arrivé ? De quelle idée parlez-vous ?
-Visitez le pays et vous comprendrez..."
La visite de Pointe-Noire commença en taxi et je vis des routes bitumées partout, des policiers si professionnels qu'on doutait qu'ils fussent des Congolais. Le
taximan me dit :
"Cette police-là est vraiment une police nationale ; elle ne nous arnaque plus mais fait correctement son boulot car elle n'agit qu'en vertu de la loi. Elle est
composé à 50% de natifs de la région et de 50 % de policiers recrutés sur concours venant de tout le pays. Il a été décidé dans une sorte de justice sociale que dans tout espace urbain, les
natifs auraient dans la fonction publique 50% des postes pour équilibrer le rapport au chômage. Le temps où tous les fonctionnaires venaient d'Oyo est révolu. Ceux qui sont nés à Oyo ont
intérêt de postuler sur place. Bien sûr, pour les postes de décision, on passe par des épreuves mais la police et l'armée ont désormais une forte dimension locale pour éviter un déséquilibre.
D'ailleurs, nous avons une armée de métier dont la fonction principale est la protection de nos frontières, de nos richesses de notre peuple et de nos biens. Il est interdit de voir un
militaire en tenue sans autorisation spéciale. Le Congo a mis en place un système de justice sociale qui marche assez bien..."
Je n'en revenais pas de toute cette harmonie et ne put m'empêcher de lui demander :
- mais où a-t-on eu les moyens d'une telle modernisation ? Où sont passés les dictateurs d'antan ?
Il me répondit en souriant :
- Il y a eu comme un vent, un mouvement étrange comme si des idées circulaient au sein de la société de façon souterraine pour exploser un jour à la lumière.
C'est vrai qu'avant cela, nous atteignîmes un point crucial où le pays fut en crise et de cette crise émergea un autre Congo par consensus. Le Congo a nationalisé toutes ses ressources
essentielles depuis la crise du pétrole de 20XX et s'est donné les moyens d'une vraie politique. Cet homme avait raison quand il disait que la politique ne vient pas avant l'économie ; il nous
fallait d'abord une vision économique avant d'avoir une approche politique.
- Il n'y a plus de président de la république pour faire ses magouilles avec les membres de son clan ?
- si, il y a un président mais il ne concentre plus le pouvoir. Le pouvoir est géré par une structure extraordinaire qui a rendu possible tout le progrès que vous
avez vu. C'est elle qui ne tolère plus le tribalisme, l'injustice, le détournement et qui décide en dernière instance par consensus seulement. Ses décisions sont prises à l'unanimité pour qu'on
soit bien certain qu'elles ont été prises pour l'intérêt du Congo.
-Quelle est donc cette structure extraordinaire ?
- Le C.C.N.E. ou Conseil Constitutionnel National Ethnique : on a regroupé tous les chefs traditionnels ethniques dans un organe où ils ont rendu
vivant l'existence d'une sorte de Congo mystique, de Congo nouveau dans lequel tout le monde avait sa place. En politisant l'ethnie de cette façon, on a mis fin au tribalisme mais ça serait
long à expliquer. Quand ce CCNE se réunit, on est toujours émerveillé d'entendre les décisions qu'il prend. C'est lui qui a le pouvoir et c'est un
pouvoir collégial.
- Mais ces chefs coutumiers ne savent peut-être pas lire et écrire !
- Il a tout prévu : ils ont tous un conseiller très lettré et une secrétaire pour traduire leurs idées en Français et en anglais.
- En anglais ?
- Oui, en anglais. Le Congo a adopté l'anglais comme quatrième langue nationale.
- Et que se passe-t-il si le CCNE ne parvient pas à se déterminer ?
- Il a tout prévu dans son livre : on applique le referendum populaire.
- Il ? Qui est-ce ?
- Notre frère qui a eu cette brillante idée pour nous créer une démocratie que toute l'Afrique imite en ce moment. D'ailleurs, l'Afrique est unie dans un
ensemble d'Etats fédéraux et nous avons une monnaie unique, l'afro et une carte d'identité continentale, un Conseil des Chefs d'Etat et un président continental. Les choses ont changé après
le cataclysme climatique de 20XX qui a permis à l'Afrique de s'unifier car l'Europe nous a abandonné pendant un moment, vu qu'elle avait ses propres problèmes à résoudre. Sur tout le continent africain, toute société qui vient s'y installer doit réinvestir 50% de ses bénéfices sur place et employer 20% dans la lutte de la préservation de
l'environnement. Désormais, on n'accepte plus n'importe quel projet.
- Une chose pareille a nécessité une nouvelle Constitution !
- Oui ! On a cartographié toutes les ethnies et leurs chefferies traditionnelles, on a donné une voix à chaque groupe ethnique et les membres du CCNE ne peuvent être révoqués. En cas de
décès, ils sont remplacés. Ils ne gèrent pas l'argent qui est le domaine de spécialistes qui ne financent que des projets validés par le CCNE.
Par Le Lion de Makanda (LDM)
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Publié dans : demain le congo brazzaville
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pour voire les message du Dr Sagesse aller sur
http://www.youtube.com/watch?v=pd4nvpNMSGY
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chercher Sagesse Moukelengue
merci cher compatrionte pour le reve
je vais aller voir les messages de monsieur moukelengue...