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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 19:35

Dementi_Roger_Nzaba.jpgPour comprendre ce qui se passe au sein du PPC, le Parti du Peuple Congolais dont notre jeune compatriote Roger Nzaba est président nous avons décidé de l'interviewer - notamment pour comprendre sa prétendue suspension qui avait été annoncée dans un article des Dépêches de Brazzaville écrit par madame Josiane Mambou Loukoula. L’interview a été réalisée en utilisant les ressources du Web pour surmonter l’écueil de la distance.

LDM : Monsieur Roger Nzaba, bonjour. Vous êtes le président du Parti du Peuple Congolais en sigle PPC, un parti jeune qui a eu la spécificité de compter sur le dynamisme de la jeunesse congolaise militante et résistante à la dictature de monsieur Denis Sassou Nguesso. Quelles ont été vos motivations quant à la création de ce parti ? Dans quel contexte a-t-il été créé ?

Roger Nzaba : Bonjour et merci de m’avoir accordé ce privilège. Plusieurs raisons m’ont poussé à créer le Parti du Peuple Congolais, parmi lesquelles : le manque de démocratie, le manque d’un véritable système judiciaire, le manque d’infrastructures de base, le manque d’un bon système de santé, l’état dégradant du système éducatif et que sais-je encore ? Tous ces maux qui minent le Congo et dont les jeunes sont majoritairement victimes ont été le motif et la cause de la création du Parti du Peuple Congolais. Etant éloigné de mon pays natal, le Congo-Brazzaville que j’ai toujours aimé et jouissant des atouts que offre la démocratie dans mon pays d’accueil qui n’est autre que le pays de Mandela, symbole de la lutte africaine, il m’était alors venu à cœur un désir ardent et incontrôlable d’agir et d’agir le plus vite possible afin de marquer la différence. Mais, cette différence ne pouvait être possible qu’en empruntant la voie démocratique. D’où, je me suis mis à rechercher l’inspiration qui pouvait me conduire à avoir un cheval de bataille par lequel mener ce combat politique qui ira dans le contexte de chérir l’idée d’une nation typiquement démocratique qui s’imprégnera du souci d’améliorer le quotidien du Peuple Congolais, ce cheval de bataille n’est autre que votre Parti, le Parti du Peuple Congolais. Je dis, il est temps pour nous d’être les acteurs, les producteurs et les réalisateurs de notre destinée.

LDM : Nous avons constaté depuis un certain moment des agitations au sommet de votre parti. Pouvez-vous informer le peuple congolais sur ce qui se passe vraiment ? Nous souhaitons avoir votre point de vue car celui de vos détracteurs est largement diffusé sur les réseaux sociaux.

Roger Nzaba : C’est une question très pertinente, j’admets que le Parti a connu des soubresauts, il est sévèrement condamnable dans un Parti démocratique comme le PPC d’avoir des membres qui brillent par des idées machiavéliques. Comment pouvez-vous comprendre que certains individus perfides et assoiffés du pouvoir complotent pour destituer un président élu démocratiquement, non seulement destituer le Président, mais aussi violer les textes et règlements du Parti dans le seul but d’assouvir leurs intérêts égocentriques ? Pourtant ces types de pratiques sont ceux contre lesquelles nous luttons et souhaitons éradiquer dans notre pays. Pour sauver la démocratie au sein du PPC et pour rétablir de l’ordre, nous étions contraints de lire et d’appliquer l’article 27 qui a conduit à la suspension de Paul Marie M’pouele qui, deux jours après nous a présenté sa démission. Vous conviendrez avec moi que, l’homme s’était senti coupable des allégations et faits qui pesaient sur lui.

LDM : Pouvez-vous nous parler de la composition de votre BEN (Bureau Exécutif National) actuellement, entre ceux qui en sont sortis et ceux qui sont nouvellement arrivés ?

Roger Nzaba : Avec plaisir ! Avant de répondre à cette question permettez-moi de vous rappeler qu’il n’est pas de ma nature de parler des absents. Je m’attarderai plus sur le Bureau Exécutif National Ad hoc né de la dissolution de l’ancien bureau national dans lequel figuraient les putschistes. Ce BEN ad hoc est constitué d’un Président, d’un Vice-président, d’un coordonnateur… Bref. Et a pour mission de conduire le Parti au congrès national afin de revoir sa ligne politique.

LDM : Confirmez-vous avoir suspendu Paul-Marie Mpouele du PPC ? Si oui, quelles en sont les raisons ? Que disent vos statuts et votre règlement intérieur à ce propos ?

Roger Nzaba : Paul Marie M’pouele a été suspendu pour fautes graves : l’abus du pouvoir, tentative de déstabilisation du Parti, violation des textes et règlements du Parti… Bref. Vu la gravité de la trahison nous avions été dans l’obligation d’appliquer l’article 27.1 qui stipule : « Tous les membres doivent respecter les institutions du Parti du Peuple Congolais, les articles des statuts, les règlements, les directives et codes de conduite émis par ses instances ». Comme ils avaient outrepassé l’article 27.1 cité ci-dessus, l’application de l’article 27.15.3 était nécessaire d’être mis en vigueur, cet article précise que : Une faute grave entraine une inéligibilité totale ou partielle au nom du Parti qui est signifiée en même temps que les sanctions » En conclusion, Paul Marie M’pouele a été bel et bien suspendu et a eu à démissionner de son propre vouloir. Au moment où vous m’interviewer, Paul Marie Mpouele n’est plus l’un de nous et cela depuis le 28 Décembre 2013.

 LDM : Aujourd’hui, à la date du 9 janvier 2014, êtes-vous toujours, conformément aux textes de votre parti, le président du Parti du Peuple Congolais ?

Roger Nzaba : Oui, je le suis incontestablement.

LDM : Comment expliquez-vous que les Dépêches de Brazzaville aient publié un article annonçant votre suspension pour six mois, article paru dans le numéro 1906 du 8 janvier 2014 rédigé par madame Josiane Mambou Loukoula ? Par ailleurs, comment expliquez-vous que le lieu où se serait tenu la session extraordinaire vous suspendant de vos fonctions ne soit pas indiqué ? Surtout, comment Paul-Marie Mpouele qui a publiquement démissionné du PPC en assure l’intérim ?

Roger Nzaba : Nous avions eu à discuter avec les Dépêches de Brazzaville et avions mis certaines choses au clair. En effet, Les Dépêches de Brazzaville et moi étions juste victimes d’une manipulation politique du soi-disant président du RJP qui a emprunté le chemin hitlérien pour tenter de conquérir le PPC en voulant destituer un Président légitime d’un autre Parti. Quelle audace !

LDM : Le PPC va-t-il porter plainte contre les Dépêches de Brazzaville pour cet article diffamatoire ?

Roger Nzaba : Oh, porter plainte ! Pas du tout. Nous leur demandons plutôt d’être plus regardants dorénavant. Merci d’avance pour le droit de démenti qu’ils nous ont promis.

LDM : Que comptez-vous faire pour mettre fin aux secousses dues aux ambitions que connaît votre jeune parti politique ?

Roger Nzaba : Pour mettre fin au séisme au sein du Parti, les membres et militants du PPC doivent faire des textes et règlements du parti leur livre de chevet, les connaître, les respecter et les appliquer.

LDM : Confirmez-vous à nos lecteurs votre présence au Congo au mois de février ? Y allez-vous pour une visite privée ou dans le cadre des activités de votre parti ?

Roger Nzaba : Indubitablement, ma présence au pays en tant que Président du Parti du Peuple Congolais boostera le parti et mettra fin aux spéculations des oiseaux de mauvais augure et rassurera les Congolais du sérieux du combat que nous menons. Si cela était dans le cadre privé, je me serais réservé de l’étaler ici.

LDM : Que pouvez-vous dire aux Congolais en guise de conclusion ?

Roger Nzaba : Je dis au Peuple Congolais de faire confiance à leur Parti, le Parti du Peuple Congolais qui aujourd’hui devient la cible des ennemis du changement. Nous sommes combattus, mais nous ne serons jamais abattus et ne céderons jamais. Chèr(e)s compatriotes vos prières seront écoutées et vous sortirez victorieux. Que Dieu bénisse le Congo !

 

LDM : Je vous remercie.

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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commentaires

mwangou 15/01/2014 09:02


Bjour LDM! peut-on réagir à cet article en disant, encore un parti, mais pour quoi faire? comme tous les partis se réclament de la démocratie, alors quoi penser de la démocratie? sassou
se dit démocrate, yombi, démocrate, kolélas, démocrate, mampouya, démocrate, dzon, démocrate, mbaya, démocrate, maboundou, démocrate, tsati mabiala, démocrate, le cemg et le dgpn, des démocrates,
le coiffeur de sassou, démocrate, lékounzou, démocrate, mavungou, démocrate... il ne reste que moi, qui ne sais pas encore comment je dois me qualifier: une chose est sure: je n'ai pas la
prétention de convertir les autres à ma définition et conception de la démocratie...finalement on risque d'être tenté de souhaiter un non-démocrate à la tête de l'Etat, un genre de dictateur
éclairé qui n'aura pas honte de le proclamer; peut-être qu'ainsi, l'émergence ne sera plus un vain mot, même s'il ne veut rien dire...

Le Lion de Makanda (LDM) 15/01/2014 12:20



Mon cher Mwangou, bonjour. Dans l'absolu, ce qui fait, ce qui nécessite un parti, c'est l'originalité du projet de son créateur qui cherche à
sortir son pays de l'impasse politique ambiante. En effet, un parti ne devrait pas juste servir à la réalisation de l'ambition d'un homme aussi légitime soit-elle mais à apporter des
solutions nouvelles aux problèmes d'un pays. Ailleurs, lorsque vos idées sont déjà représentées, vous allez militer dans ce parti en vous battant pour en grimper les échelons. Aux
Etats-Unis, il n'existe que deux partis principaux (républicain, démocrate), en France, il y a la droite, la gauche, le centre et les extrêmes de gauche et de droite, sans oublier les écologistes
– alors même que l’écologie devrait être la préoccupation de tous les partis politiques.


Au moment où j'écris ce commentaire, Mélenchon critique Hollande de vouloir faire une barre à droite, c'est-à-dire, d'empiéter sur le camp de
l'adversaire en proposant des solutions de droite aux problèmes économiques du pays.


Au Congo, les partis semblent ne pas obéir à la logique des courants politiques - même si le PCT à l'origine était un parti de gauche au communisme
apparent assumé. En exemple, Lissouba n’a jamais précisé si l’UPADS était de gauche ou de droite. Idem pour Bernard Kolélas avec son MCCDI. C'est en étudiant les propositions d'un parti que l'on
voit dans quel courant il s'insère. Il est aussi possible de créer un nouveau courant et dans cette logique, nous sommes dans le courant des « nationalistes », au sens où notre
parti qui travaille pour le moment dans l’ombre veut donner la primeur à l’intérêt national dans l’exploitation, la transformation et la distribution de nos ressources.


Quelle est donc, cher ami notre vision politique ? Nous sommes pour une horizontalité dans la réalisation du projet politique qui doit
atteindre chaque Congolais là où il se trouve : un véritable progrès politique profite à toutes et à tous, renforçant ipso facto la cohésion et l’unité nationale.
En effet un projet politique est global ou n’est pas : s’il est incapable de concerner la totalité des populations ou
l’ensemble du pays (infrastructures), pour nous, ce n’est pas un projet politique (prenez cet axiome et appréciez la politique de Sassou et vous verrez). Nous privilégions le Congolais vis-à-vis
de l’étranger dans tous les domaines. Nous sommes pour l’égalité des droits et des devoirs afin d’élever l’identité nationale au-dessus de l’identité ethnique. Nous sommes pour le mérite, une
fois que l’Etat a mis à la disposition de tous les Congolais les mêmes infrastructures et superstructures. Nous sommes pour le retour à nos traditions qui représentent à nos yeux le plus parfait
des modèles démocratiques dans lequel le groupe primait sur l’individu. Nous sommes pour que l’Afrique devienne un continent plus collaboratif et plus indépendant en associant les moyens des
nations pour réaliser des projets gigantesques à l’échelle de tout le continent : Fonds Monétaire Africain, satellites de communication africains, projets environnementaux continentaux, etc.
Vous comprendrez donc aisément que nous regrettions la disparition du président Mouammar Kadhafi, quoi qu’on lui reproche…


Il ne faut pas d'emblée condamner l'ambition personnelle ; elle peut, seul Dieu le sait, être portée par des hommes désintéressés mais c'est à
l'œuvre qu'on le voit et l'apprécie. Ce que j'ai critiqué au PPC, c'est le fait de ne cibler que la jeunesse - même si le Congo est avant tout un pays de jeunes. D'ailleurs, les conflits entre
les fameux jeunes sont vite apparus au sommet du parti  montrant que nombre des membres du PPC privilégiaient l'émotion et la satisfaction de l'ambition personnelle à la discipline
nécessaire à un parti qui se met en ordre de bataille comme une armée bardée d'idées et de projets pour combattre ceux de l'adversaire afin de rafler les suffrages populaires avant de conquérir
le pouvoir temporel ou politique.


Ce qui manque à l'Afrique moderne, c'est d'être capable de se rassembler autour d'une idée, d'un principe, d’un projet et de travailler
jusqu'à sa réalisation. En Europe, les entreprises travaillent sur ce mode comme toutes les autres organisations. A mon humble avis, on devrait donner des cours de sciences politiques  à ...
nos politiciens ! En effet, il faut d’abord comprendre ce qu’est la politique avant de se prétendre « homme politique », « politicien ».


Ce qui m'intéresse, c'est le projet politique du PPC que je ne connais pas et que j'aimerais connaître ; pour le reste, j'ai juste voulu avoir le
cœur net sur ce qui se passait au sommet de ce parti dont les conflits entre membres sont étalés sur les réseaux sociaux – alors que la vie d’un parti doit se jouer sous le sceau du clair-obscur,
du révélé et du secret. Ce qui est révélé, c’est la partie visible destinée au peuple ; ce qui est caché, occulté, c’est ce qui relève de la stratégie, du relationnel, des tensions internes
mais dès que l’on étale tout sur la place publique, on dénature le concept même de « parti ».


 


Il y a beaucoup de partis politiques au Congo mais que proposent-ils pour attirer l’adhésion populaire ? Nombreux sont populistes au sens où ils
reprennent les revendications populaires sans dire comment ils comptent s’y prendre pour y apporter des solutions. S'ils proposent la même chose, ils deviendraient faire des alliances pour
devenir plus forts – en se regroupant au sommet pour regrouper leurs bases. Si tel n'est pas le cas, c'est qu'ils ne servent qu'une ambition de pouvoir pour le pouvoir à leur(s) créateur(s) et
là, ce n'est pas au sens propre un "vrai" parti - qui doit certes avoir pour objectif la conquête du pouvoir mais avant tout l'ambition de servir le pays autrement que c'est le cas au présent –
de façon désintéressée. Le parti ressemble au moteur d’un véhicule : lorsqu’il est puissant et bon, il fait avancer le véhicule rapidement là où il veut aller mais cela implique un bon
conducteur, un bon chauffeur qui évite les écueils, respecte le code de la route et préserve le moteur et le véhicule (peuple)...



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  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
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