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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 10:23

TSOUROU_JDO_4_03_2012_JUGT.jpgVoici un texte trouvé sur Facebook (Diaspora des Tékés) qui relate le passage de Jean-Dominique Okemba et  du Général Norbert Dabira à la barre des témoins dans le jugement inquisitoire du drame du 4 mars 2012. Les raisons de l'arrestation du colonel Marcel Ntsourou commencent à prendre forme sans que cela soit suffisant à tout expliquer : nous vous dirons enfin pourquoi il a été arrêté car à partir des propos de Jean-Dominique Okemba, vous comprendrez que c'est en fait le colonel Marcel Ntsourou qui s'occupait vraiment de la sécurité, JDO étant comme cul et pantalon avec Sassou qu'il accompagne partout, faisant de lui plus un conseiller "spécial" qu'un patron de la sécurité nationale, rôle qu'il avait délaissé à son adjoint. C'est en fait à ce titre que l'on s'est tourné vers Marcel Tsourou pour avoir des réponses et non en direction de Jean-Dominique Okemba, pourtant le vrai chef du Conseil National de Sécurité. D'ailleurs, vous avez la preuve que c'est Jean Dominique Okemba qui pose des questions à Marcel Ntsourou et non l'inverse. Dans une affaire de cette ampleur, c'est d'abord à Okemba de répondre avant son second mais c'est le Congo...

Posez-vous les bonnes questions : Si Jean-Dominique Okemba est toujours à côté de son chef pigeon voyageur planétaire, à quel moment exerce-t-il son travail au Conseil National de Sécurité ? Pouvait-il l'exercer à distance ? Au téléphone ? Peut-on se contenter d'exercer la sécurité si complexe d'un Etat juste au téléphone ? Il s'agit de problèmes de terrain tout de même - donc qu'on le veuille ou non, il faut être sur place et l'homme qui ne bougeait pas, qui faisait le job à la place du "spécial" sans spécialité, c'était le colonel Marcel Ntsourou et cela, Jean Dominique Okemba a omis de le dire mais quand il s'est agi de suspecter, Ntsourou était le premier des suspects parce que c'est lui qui gardait le pays quand le big nzokou et son neveu par alliance écumaient les continents.

Le pouvoir a estimé que le colonel Marcel Ntsourou, au centre de la sécurité du pays, pouvait être celui qui avait intérêt à fomenter quelque chose car il connaissait toutes les failles du système. Il était pratiquement au courant de tout comme du fait que la famille présidentielle distillait les faux billets qu'on lui reproche d'avoir gardé aujourd'hui - alors que personne n'a été poursuivi à ce propos.

Jean-Dominique Okemba va jusqu'à trouver suspect le fait que Ntsourou ne l'ait pas invité à son anniversaire - comme si lui l'invitait à chacun des siens ! Des éléments de la vie privée qui se mêlent pour créer des suspicions publiques ! Et pour couronner la tentative de coup d'Etat, on accuse le colonel Marcel Ntsourou d'avoir détenu des armes chez lui - alors qu'on ne le lui avait pas reproché jusque-là. Question armes, depuis 1997, a-t-on récupéré les armes des cobras ? Qui les suspecte de vouloir fomenter un coup d'Etat parce qu'ils détiennent sans le moindre droit un arsenal militaire ? Personne ! Pourquoi parce que c'est à dessein qu'on leur demande de garder les kalachnikovs sous le matelas... Nous voyons sur les réseaux sociaux  des photos de gamins qui possèdent des kalachnikovs chez eux, à Brazzaville, et qui n'ont pas peur de prendre la pose avec ! Le fait de ramasser les armes sans avoir le temps de les envoyer à qui de droit ne constitue pas une preuve de la préparation d'un coup d'Etat car si on lit entre les lignes des propos de Jean Dominique Okemba, c'est de cela que le pouvoir suspecte le colonel Ntsourou en sa qualité de véritable gardien de la sécurité nationale.

Le 4 mars 2012, Marcel Ntsourou s'est au moins déplacé sur les lieux du drame - ce que Jean Dominique Okemba aurait pu aussi faire mais vous aurez compris, il était avec Sassou. Certainement dans un bunker ou sur la route du nord le 4 mars 2012...

Pour ce qui est des véritables responsables, nous en avons déjà parlé et les faits démontrent en suffisance la pertinence de notre analyse. D'ailleurs, le général Dabira aussi le dit. C'est donc bel et bien d'une inquisition avec une affaire dans l'affaire : l'affaire Ntsourou à l'intérieur de l'affaire des responsables du drame du 4 mars 2012. Par ailleurs, qu'on ait téléphoné à Ntsourou pour lui en donner moult détails ne fait pas de lui le responsable des explosions : il est bien membre du Conseil National de Sécurité, non ? A l'image des oeufs ou des poupées russes, Sassou adore mettre des affaires dans des affaires, des oeufs plus pourris dans des oeufs pourris...

 

Congo – Explosions du 4 mars 2012: Cités comme témoins Okemba et Dabira sont passés à la barre
Explosions du 4 mars 2012: Cités comme témoins Okemba et Dabira sont passés à la barre
Les deux généraux, Jean-Dominique Okemba et Norbert Dabira, cités comme témoins dans le procès sur l’affaire des explosions du 4 mars 2012, ont fait leurs témoignages à l’audience du samedi 17 août 2013, au palais de justice de Brazzaville. Le premier à passer à la barre est le vice-amiral Jean-Dominique Okemba, conseiller spécial du chef de l’Etat et secrétaire général du C.N.S (Conseil national de sécurité). Lorsqu’il est entré dans la salle d’audience, il a eu la courtoisie de saluer son ex-adjoint, le colonel Ntsourou, rapporte la semaine africaine.

A la barre, il a affirmé que son ex-adjoint avait rendu compte de son déplacement à l’Ecrrramu (Etablissement central des rechanges, des réparations, des réserves en armements et munitions), qui gérait le dépôt de munitions de l’ex-camp militaire de Mpila, sur l’avenue de l’Intendance, après les explosions du 4 mars, à la commission spéciale d’enquête qui avait été mise en place. «Mais, il s’était rendu sur les lieux (Ecrrramu), sans m’informer, sans me signaler.

En fait, selon Jean-Dominique Okemba, Marcel Ntsourou ne peut rien faire s'en l'en informer - même quand il n'est pas là et qu'il y a la panique au sein des instances politiques nationales qui croyaient toutes à ce moment-là, à  un coup d'Etat. Où se trouvait Okemba le 4 mars 2012 ? Les téléphones fonctionnaient-ils correctement ? Etaient-ils ensemble au Conseil National de Sécurité ? Pourquoi Jean-Dominique Okemba n'a-t-il pas ordonné à son second d'aller voir ce qui se passe ? N'est-ce pas là un comportement suspect ?


Il aurait pu instruire le directeur de la sécurité intérieure et extérieure. Mais, tel n’a pas été le cas», a-t-il précisé. Le colonel Ntsourou a-t-il eu un manquement à son devoir? «Oui, puisqu’il n’a pas avisé sa hiérarchie», a répondu Jean-Dominique Okemba. Mais d’où vient que votre adjoint soit arrêté dans cette affaire, sans que vous interveniez? Le secrétaire général du C.n.s a relevé que quand le drame s’est produit, son ex-adjoint n’a même pas songé à l’appeler. «Au cours des réunions, il devenait frileux et ne voulait plus répondre à mes questions. Alors que j’avais la mission de faire un éclairage sur ce drame. Bref, la communication était, en quelque sorte, coupée entre lui et moi», a-t-il dit. Le secrétaire général du C.N.S a-t-il toujours confiance en lui et de quoi la commission le suspectait-il? «A partir du moment où il bénéficie de la présomption d’innocence, il bénéficie encore de ma confiance. D’ailleurs, nous avons de très bons rapports», a fait savoir le vice-amiral Okemba.

 

Pour répondre aux questions, encore faille-t-il avoir des réponses qui correspondent à celles-ci. Marcel Ntsourou est donc bel bien celui qui doit fournir des réponses parce que c'est lui qui abat le travail de terrain en qualité de véritable chef de la sécurité nationale sinon, c'est Ntsourou qui poserait des questions à son supérieur qui est censé avoir plus d'informations que lui...

Et de poursuivre: «La commission a commencé à le suspecter, lorsqu’elle a reçu des informations pointilleuses sur ce qui s’était passé à l’Ecrrramu, à travers un élément qui travaille au sein de cet établissement. C’est ainsi que lorsqu’on a perquisitionné son domicile, on a retrouvé des armes chez lui, les armes qu’on lui avait demandé de collecter et de transférer dans les services spécialisés, mais qu’il a préféré garder illégalement chez lui». Le secrétaire général du C.N.S a reconnu que le colonel Ntsourou avait reçu mission de racheter les armes détenues encore par les ex-miliciens dans le département du Pool. Cependant, non seulement il n’a pas rendu compte à la hiérarchie de la fin de sa mission, mais encore il l’a poursuivie au-delà du temps prescrit, en gardant les armes chez lui. A ce niveau, le colonel Ntsourou a demandé la parole et a dit: «Le chef n’a peut-être plus bonne mémoire, mais l’opération de rachat des armes n’était pas arrêtée, puisqu’elle continuait avec l’Onu».

 

Soit, le téléphone de Marcel Ntsourou est sur écoutes, soit celui qui a fourni des détails sur ce qui s'est passé à l'Ecrrramu est un traître mais cela ne fait pas de Ntsourou un suspect pour autant car recevoir des détails d'un supposé "accident" ne change pas la nature du phénomène et de ses causes. Et cette information n'a aucune relation avec la seconde concernant la détention d'armes car il n'y a aucun lien entre l'opération de ramassage des armes distribuées lors du coup d'Etat de 1997 - juste dans le camp du président Pascal Lissouba et l'accident qui a déclenché les explosions du 4 mars 2012. Surtout si l'opération se poursuivait par le biais de l'ONU comme l'indique Marcel Ntsourou.


S’agissant des faux billets, le secrétaire général du C.N.S a reconnu que, là aussi, la mission lui avait été confiée de mener une enquête, pour démasquer le réseau de ceux qui en fabriquent. Mais, il n’a jamais rendu compte de sa mission et a gardé les faux billets chez lui.

 

Question faux billets, c'est encore le colonel Marcel Ntsourou qui fait le boulot puisque Jean Dominique Okemba n'a pas le temps de s'en occuper lui-même, sa place étant derrière le grand éléphant pour protéger mystiquement le pouvoir. En somme, Ntsourou s'occupait de la protection physique, matérielle du pouvoir et Jean Dominique de sa protection occulte...

Quant au motif de son arrestation, Jean-Dominique Okemba a indiqué qu’il laisse le soin à la commission d’enquête d’y répondre. Car pour lui, le colonel Ntsourou était arrêté pour des besoins d’enquête sur l’affaire du 4 mars 2012. Enfin, il a révélé que le colonel Ntsourou ne l’avait pas invité à son anniversaire, le samedi 3 mars 2012, le soir qui précédait le drame du dimanche 4 mars. Pourtant, à son niveau, il considère qu’il avait de bons rapports avec son ex-adjoint, quand il était encore en fonction.

 

Il peut vous sembler que le fait de ne pas avoir été invité le 3 mars 2012 à l'anniversaire de son adjoint est une information qui n'a rien à voir dans cette affaire mais si vous suivez bien les sous-entendus de la pensée de Jean-Dominique Okemba qui en fait suspecte le colonel Marcel Ntsourou, véritable gardien de la sécurité matérielle du pouvoir, de "coup d'Etat", vous comprendrez qu'il faut voir dans cet anniversaire plus qu'un événement civil ordinaire : c'était la phase de lancement de l'opération "ACCIDENT PAR EXPLOSIDS CIVILS" pour lancer le coup d'Etat fictif sans avoir pris le temps de distribuer les armes aux exécuteurs militaires entre autres de l'opération ! Sans blague, il faut du génie de romancier pour relier des faits qui sont à des années-lumières les uns des autres ! Et dans ce domaine, Jean-Dominique Okemba semble vraiment "SPECIAL" ! Et c'est peut-être sa seule vraie spécialité à ce contre-amiral qui n'a jamais pris la mer !

Le général Norbert Dabira a témoigné en sa qualité d’inspecteur général des F.A.C (Forces armées congolaises) et de la gendarmerie nationale, à l’époque des faits. Son témoignage est accablant pour le ministre en charge de la défense et le chef d’Etat-major général des F.a.c, à cette époque. En effet, il a évoqué la dégradation des conditions au dépôt de munitions de l’Ecrrramu. Il y avait donc urgence à agir, car un drame pouvait subvenir.

«La situation de l’Ecrrramu était grave et alarmante. Je l’avais déjà dit dans les rapports que j’envoyais au Ministère de la défense, au chef d’Etat-major général, pour les porter à la connaissance du haut-commandement. C’était en 2008, 2009 et 2010. Mais, tous ces rapports sont restés vains», a-t-il indiqué. Cette situation témoigne, indiscutablement, de l’inaction, de l’indifférence, de la négligence, de la lenteur ou de la léthargie qui caractérisent, souvent, l’attitude de ceux qui ont en charge les responsabilités publiques, au niveau administratif. Les dossiers traînent, les rapports pourrissent dans les tiroirs.

Le général Dabira a conclu son témoignage par une prémonition pertinente : «Si on m’avait écouté, le drame du 4 mars serait évité». Après une telle déposition, le peuple peut alors, légitimement, se poser la question : qui est alors véritablement responsable du drame du 4 mars ?

Evidemment, chacun de vous peut répondre à cette question puisqu'on connaît l'origine des explosions : les explosifs civils. C'est donc celui qui a autorisé leur stockage sans respect des normes de sécurité qui est en cause. Le chef d'Etat-Major et le ministre de la défense de l'époque sont responsables pour ne pas avoir écouté les préconisations du général Norbert Dabira, inspecteur général des Forces Armées Congolaises...

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