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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 20:39

OkemaSassouEnPeignoirsMon ami P. O. m'avait demandé de me pencher sur le passage à la barre du secrétaire général du Conseil National de Sécurité, Jean Dominique Okemba lors du jugement inquisitoire de l'affaire du 4 mars 2012 et il n'avait pas tort. Bien que les jugements inquisitoires soient tombés désormais - tout en se demandant si les accusés qui ont tous échappé au bûcher de l'inquisition vont avoir le droit de faire appel, je me dis qu'il faut tout de même relever les incroyables mensonges, contradictions et esquives du conseiller spécial Jean Dominique Okemba, secrétaire général du Conseil National de Sécurité prenant ses ordres directement de la bouche du suprême nzokou - même si je relève que les avocats de la défense ont bien fait leur travail.

Je n'ai même pas encore fini d'analyser tout son témoignage si long, plus de deux heures, que j'ai déjà mis à nu quelle a été sa technique de défense : il ignorait tout, n'était au courant de rien - même si son neveau dirigeait l'ECRAMU comme il l'a avoué sous le feu des questions d'un avocat de la défense, même s'il avait le pouvoir d'écarter un membre de la commission et que celle-ci était créée sous ses directives, une commission qui appartenait bien au Conseil National de Sécurité qui chapeaute la Direction de la Sécurité intérieure et la Direction de la Sécurité Extérieure.

A présent que le colonel Marcel Ntsourou a été condamné à cinq ans de prison avec sursis, je me demande comment ces deux-là vont encore travailler ensemble. Les deux peuvent devant les caméras déclarer qu'il n'y a pas d'inimitié entre eux mais désormais, il y a suspicion et on voit mal un homme condamné assurer encore la sécurité d'une dictature comme le faisait le colonel Marcel Ntsourou avant. Ceux qui ont voulu qu'il perde son poste préparent forcément quelque chose de louche. Il fallait le salir pour l'écarter...

Il a bien fait, JDO, d'indiquer son emploi du temps le 4 mars 2012 pour qu'on sache ce qu'il a fait mais  là où on a du mal à le suivre, c'est lorsqu'il se désintéresse de la recherche véritable des informations prétextant un dysfonctionnement téléphonique ou un oubli de celui-ci - ce qui ne peut s'admettre pour un cadre de son rang pour courir à la recherche d'un certain Tsoumou, fêtard s'employant depuis des jours à dépenser ses 40 millions de francs cfa, une broutille, là où une autre comme madame Antoinette Sassou Nguesso dépense plus de 650 millions de francs cfa sur la Côte d'Azur, juste pour un anniversaire - comme si des billets de banque pouvaient provoquer une explosion à distance ! Et surtout qui peut croire que dans un contexte qui passait aux premiers abords pour un putsch, que le Général  Jean-François Ndenguet pouvait recevoir un certain Ngami et ne pas lui extorquer des informations - même pas la force, ce que fera d'ailleurs la commission par la suite auprès de tous les suspects ?

Jean Dominique Okemba n'explique en rien pourquoi un Ngami le met sur la piste d'un inconnu nommé Tsoumou pendant que des malades meurent comme des mouches à l'hôpital faute de soins et qu'il donne jusqu'à son 4x4 Hilux pour qu'on le retrouve : il fallait bien que ce Tsoumou ait un lien avec le drame du 4 mars 2012 pour que sa recherche revête de l'importance. Cet individu aurait dû être interrogé par le tribunal inquisitoire. Car pourquoi Ndenguet un proche de Jean Dominique Okemba le met sur la piste d'un Tsoumou dont le mal est d'adorer festoyer  comme tant de LEDZA, LENOUA LE BINA MUHIRIKA ? Et plus grave, Jean Dominique Okemba le reçoit chez lui, violant le code de sécurité car personne ne sait vraiment ce qu'il a pu dire à ce monsieur Tsoumou...

Certes, Denis Sassou Nguesso fait confiance à Jean Dominique Okemba qui lui a juré fidélité trois fois au moins : une fois au niveau de la servitude volontaire de l'Etat, une autre au niveau de la franc-maçonnerie et peut-être une troisième en tant qu'Obali du Kani des Kanis, et sans oublier qu'il passe pour un membre de la famille présidentielle...

Etonnant tout de même, un homme qui est à la tête de la sécurité nationale, un homme qui accompagne le chef de l'Etat partout, qui n'est au courant de rien - alors que son rôle est d'être au courant  de tout (je me demande pourquoi il est payé...) ! Même lorsqu'il affirme que le président de SOCOTRAN est son ami et que son neveu dirige l'ECRAMU, il a le toupet de dire qu'il n'était pas au courant du stockage des explosifs civils en ce lieu - alors qu'il y a eu des enquêtes qui ont dénoncé les conditions dans lesquelles étaient entreposés ces explosifs civils (dixit Norbert Dabira). JDO dit bien qu'au CNS, il y a le chef d'Etat-Major, le ministre de la défense, l'inspecteur général de l'armée Norbert Dabira qui a mis en garde à ce sujet et il ose prétendre qu'il n'était au courant de rien ?

Et d'autre part, comment se fait-il qu'une affaire de fausse monnaie qui relève du crime de droit commun soit simplement confié au Conseil National de Sécurité - sans que la justice nationale n'ait son mot à dire ? Est-ce que parce que des proches du président étaient mis en cause ? Il y a trop de choses qui sonnent faux et lui n'a pas du tout été inquiété ! A propos de cette fausse monnaie, posons-nous tout de même la question que personne ne soulève peut-être parce qu'il y a le chef de l'Etat qui est concerné :

D'OU PROVIENNENT LES FAUX BILLETS QUE LE CHEF DE L'ETAT REMET A JEAN DOMINIQUE OKEMBA ET QUE CE DERNIER REMET A SON TOUR A NTSOUROU DANS DEUX SACS ? COMMENT DE LA FAUSSE MONNAIE POUVAIT-ELLE SORTIR DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE ? CES DEUX SACS ETAIENT-ILS ACCOMPAGNES D'UN PROCES VERBAL EXPLIQUANT L'ORIGINE DE CET "ARGENT" DE FAUSSAIRE ? EST-CE QUE C'EST TROP DEMANDER DE SE POSER PAREILLE QUESTION ? DE LA FAUSSE MONNAIE QUI SORT DU COEUR D'UN ETAT, C'EST TOUT BONNEMENT INDICIBLE ! La présidence de la république est un lieu sacré qui ne doit être souillé d'aucune façon, c'est le lieu où réside l'âme d'un pays et y produire ou y conserver de la fausse monnaie dénature l'Etat. Cependant, autant que je m'en souvienne, tout cela a dû se passer à la résidence CRISTAL, la villa personnelle de Sassou à Mpila, un lieu qui est souillé par tous les crimes de toutes les natures qui y ont été commis. Sassou ne sacralise rien  d'autre que sa grande peau de pachyderme, même pas l'Etat...

Pour terminer, je trouve bizarre que son chef de nzokou lui demande d'appeler son homologue marocain comme si les ordres allaient venir du Maroc pendant que des Congolais étaient déchiquetés par des explosions et on se demande pourquoi un vieux pachyderme qui a plus de trente-cinq ans au pouvoir peut aller demander conseil et aide à un tout jeune roi. Y aurait-il un pacte entre les deux dictatures ? Nous savons que le père de Mohammed VI, Hassan II, était un ami de Mobutu et qu'il n'hésitait pas à intervenir au Zaïre en cas de nécessité. D'ailleurs, Mobutu est mort au Maroc...

En écoutant parler Jean Dominique Okemba, j'ai ressenti toute la fragilité d'un Etat qui ne persiste qu'à cause de la lâcheté de notre peuple : comment peut-il, le 4 mars 2012 au prétexte que tous les chats étaient devenus gris - désarmer les gardes présidentiels sans être sûr de ce qui se tramait ? Et si une attaque soudaine du palais présidentiel avait eu lieu brusquement ? Il y a de telles incohérences dans ces propos que je me suis fait à l'idée que la sécurité de monsieur Denis Sassou Nguesso pêche à tous les niveaux.

Comment peut-on reprocher à Ntsourou d'avoir voulu aller voir les choses de près ? Dans pareille situation, il aurait appelé son second au CNS, le colonel Marcel Ntsourou, pour faire descendre des ordres : en matière de hiérachie pyramidale, les ordres circulent de haut en bas et c'est la déclaration d'exécution de la mission donnée qui fait le chemin inverse. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait préférant faire la chasse au mystérieux Tsoumou ? D'emblée, d'intuition, il me vient à l'idée que cet homme, ce Tsoumou, qui est soi-disant en prison et qui méritait d'être jugé et son accusateur Gnami doivent être les clés de cette affaire qui a ravagé tant de vies au beau milieu de rêves qui j'espère étaient doux car mourir en plein cauchemar est comme mourir deux fois...

 

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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