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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 11:00

COMMENTAIRE : Ce 27 juin 2010, les Guinéens sont allés aux urnes pour élire un président de la république. Dans la paix. Pour une fois, les militaires ne s'en sont pas mêlés. Entre l'armée et le pouvoir, il ne doit pas y avoir de mélange. Cette leçon est simple mais c'est elle qui est à la base de toutes les dictatures africaines quand elle n'est pas respectée. Il ne peut donc y avoir de démocratie sans armée responsable car elle doit être plus armée de civisme que de kalachnikovs. Sassou Nguesso, ce n'est pas par hasard que tous les généraux sont de sont ethnie, déjà que l'armée n'est autre que sa milice cobra ayant changé de tenue. On devrait voir plus souvent des armées responsables arrêter des tyrans, les juger et les condamner. Ca va arriver, je le pense sincèrement mais ça va prendre du temps. L'utilisation de la force à bon escient est difficile dans nos contrées mais on ne doit pas désespérer ! L'armée est une force à domestiquer au service du peuple et non des tyrans. L'Afrique doit arrêter de donner au monde le spectacle d'un continent peuplé de sous-hommes qui n'entendent pas raison parce qu'elle leur ferait défaut.  Non, monsieur Hegel, la raison a bien traversé l'Afrique mais de nuit ! C'est vrai que la tentation de servir des passions et des ambitions personnelles guette mais comme Mandela ou Sékouba, on peut vaincre les forces noires de la mégalomanie et se dire que mieux vaut une vie modeste qu'une vie où l'on fait du mal à des millions de compatriotes.

Si nous voulons que la démocratie réussisse en Afrique, il faut responsabiliser l'armée qui est là d'abord pour protéger le peuple et non pour l'oppresser. Il n'y a pas de dictature sans soutien militaire. La question militaire est au coeur de toute véritable réforme qui veut que la démocratie prenne. Les militaires sont des justiciables comme les autres ; ils ont souvent à cause de leur situation de possession de la force tendance à l'oublier.

Le général Sékouba Konaté est entré dans l'histoire de la Guinée qui se souviendra de cet homme comme de celui qui aura permis les premières véritables élections démocratiques de son pays. La démocratie, au final, ce n'est pas si compliqué quand l'armée le veut bien. Nous avons donc à restaurer une armée nationale pour avoir comme la Guinée la chance d'organiser un jour des élections transparentes au Congo. L'armée est la clé de la démocratie ; elle seule peut faire que la force serve les intérêts du peuple et non ceux d'un groupuscule.

Voici une exclusivité de Jeune Afrique qui donne le sentiment du Général Sékouba au sortir de l'élection présidentielle. Oui, il y a de la vertu en Afrique : il suffit de la placer au bon endroit. Non, il n'y a pas de malédiction propre à l'Afrique et un jour, ce continent fera un énorme bond en avant. Pour cela, il nous faut des forces armées responsables et des Constitutions qui ne soient pas violées. Nous à l'UPIERAD, pensons que ce bond en avant démocratique devrait être un bond continental.

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Exclusif. Le président de la transition guinéenne, le général Sékouba Konaté, a livré à jeuneafrique.com ses impressions et sa vision du scrutin présidentiel du 27 juin, quelques heures à peine après avoir lui-même voté. Dimanche, après avoir accordé son « devoir de citoyen », le général Sékouba Konaté est resté une partie de l’après-midi devant son écran de télévision, dans sa résidence privée de Taouyah, en compagnie de quelques proches. Alors que des milliers de Guinéens faisaient encore la queue devant les centres de vote (plus de 8 000 à travers le pays), il zappait entre les chaînes d’information. Attentif à tous les commentaires des journalistes, des candidats et surtout des populations, c’est à peine s’il se laissait distraire par les apparitions de soldats enthousiastes venus le remercier de leur avoir permis de voter en exhibant un index taché d’encre noire indélébile, preuve de leur devoir accompli. « Général, tout ça, c’est grâce à vous. Vous resterez dans l’histoire ! » « Vous avez tenu parole : nous sommes fiers et heureux d’avoir voté aujourd’hui. » Bénédictions et compliments fusent. Le « Tigre » (surnom provenant de son ardeur au combat) est plutôt détendu. Lui-même a voté, à midi, au palais Sékoutoureya, en même temps que plusieurs autres officiers.


Jeuneafrique.com : Ce 27 juin, comme beaucoup de vos compatriotes, vous avez voté. Que représente ce geste pour vous ?

Sékouba Konaté : Ce geste est celui d’un citoyen et d’un patriote. Je n’avais jamais voté auparavant. C’est une élection libre. C’était donc important que je vote. Les militaires se sont massivement rendus aux urnes.

Comment expliquez-vous leur engouement ?

Ils ont compris le sens de la démocratie. C’est aussi une garantie de leur engagement à respecter les futures institutions. Ils savent que la Guinée doit passer à autre chose. Les résultats tomberont dans les prochains jours.

Quel comportement attendez-vous des populations et des candidats ?

Je leur demande de respecter le verdit des urnes et de veiller à préserver la paix dans notre pays qui a déjà connu trop de martyrs.

Lors de la rencontre du 26 juin avec les 24 candidats à la présidentielle, vous avez dit que vous ne vouliez pas de guerre fratricide.  Ce risque est-il réel ?

Les leaders se sont battus pour la démocratie. Nous sommes tous des Guinéens. Nous sommes ensemble. La paix est essentielle.

Lorsque vous vous êtes engagé, le 15 janvier 2010 à Ouagadougou, à organiser des élections, beaucoup n’y ont pas cru. Vous venez donc de remporter une victoire…

À Ouagadougou, je considère qu’on m’a confié une mission, mais c’est la Ceni (Commission nationale électorale indépendante) qui a proposé la date et organisé ces élections. Moi, je n’ai fait que suivre. C’est donc une victoire pour la Ceni, pour le gouvernement de transition, et pour moi-même. C’est une victoire collective.

Vous n’en tirez aucune gloire personnelle ?

Je suis fier, mais je suis quelqu’un de modeste. C’est mon éducation. Et je suis musulman croyant et pratiquant. C’est ce que ma religion m’enseigne. En plus, quand on ne fait pas ce qu’on dit, Dieu n’aime pas ça.

Mais vous avez quand même un sentiment de devoir accompli ?

C’est comme au combat. Quand je suis à trente kilomètres d’une position et qu’on me donne pour mission de me diriger vers cette position, quand j’y arrive, c’est que j’ai réussi. C’est la même chose. J’ai agi en soldat.

Que ferez-vous après l’investiture du nouveau président ?

L’homme propose, Dieu dispose.

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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