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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 11:32

Ma lecture de la politique africaine de la France se perd dans les méandres de l'alternance droite-gauche. En effet, la droite française est plus interventionniste, plus amie des dictatures. Quand la gauche arrive au pouvoir, nous constatons une autre vision, une autre attitude vis-à-vis des dictatures africaines - même si gauche et droite ont en commun la sauvegarde des intérêts de la France et, souvent c'est au nom de ceux-ci que certains régimes ont été habilement ou ouvertement sauvés ou démis. Or, il y a un paramètre à bien prendre en compte : "LES INTERETS D'UNE PUISSANCE DU MONDE A L'ETRANGER SONT GENERALEMENT LES INTERETS DE SES MULTINATIONALES  ET C'EST SOUVENT AUTOUR DE CEUX-CI QUE L'ON VOIT APPARAITRE DES CONFLITS."

Analysons l'attitude et la posture des trois derniers présidents français : Chirac, Sarkozy, Hollande. Chirac est l'homme qui a permis le retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir au Congo-Brazzaville, Pascal Lissouba s'étant montré plus regardant en matière de contrats pétroliers, qui a détruit les hélicoptères de l'armée ivoirienne en parfaite violation de la souveraineté ivoirienne tandis que les militaires français tiraient sur des Ivoiriens. Quant à Sarkozy, il a causé la chute de Laurent Gbagbo et contribué à la mort de Kadhafi grâce à l'intervention des forces françaises. François Hollande plaide pour une autre politique qui semble plus respectueuse du droit de non-ingérence car il affirme que la France n'a pas vocation à sauver des régimes mais à sécuriser ses citoyens à l'étranger tout en protégeant les intérêts français.

Or, généralement, c'est autour de la notion "d'intérêts" que la politique des puissances occidentales se brouille en délaissant les vertus de la liberté des peuples pour leur imposer des "gouverneurs noirs". En effet, ceux-ci semblent mieux garantis par des dictatures peu regardantes quant aux intérêts de leurs propres Etats, de leurs propres peuples - même si les démocrates africains ne remettent pas toujours en cause les contrats en vigueur. Laurent Gbagbo a décoré Bolloré et a plaidé pour un rapport "gagnant-gagnant" entre la Côte-d'Ivoire et le milieu français des affaires.

Nous avons tous compris que pour le business, ne convient en fait qu'un seul rapport : perdant pour les peuples et gagnant pour les affaires... La question qui se pose est la suivante  : "Les intérêts de la France (en fait de ses multinationales) dans son précarré colonial, par exemple, ne peuvent-il pas être compatibles aux intérêts des peuples ?" De la réponse à cette question dépend souvent la paix ou la guerre, la dictature ou la démocratie au sein des ex-toujours colonies françaises tenues en laisse par le franc cfa.

 

Dans un contexte qui respecte le droit des affaires, les intérêts des puissances occidentales en Afrique seraient plus en phase avec la montée de la démocratie. Des contrats mieux négociés rendraient les puissances du monde moins enclines à défendre des dictatures peu soucieuses des intérêts et du bien-être de leurs peuples. Déjà, il ne faudrait pas que ceux-ci soient rédigés par les multinationales seules et que les Etat ne puissent plus avoir comme seule possibilité que de les signer sous des valises de billets pour épurer toute vélléité éthique... En effet, ce sont souvent les multinationales qui ont intérêt à voir un statu quo qui profite à leur chiffre d'affaires. Et là-dessus, il y a une connivence complexe entre le milieu des affaires et le milieu politique en Occident qui se passe du clivage gauche-droite : les hommes d'affaires soutiennent généralement les deux camps pour être sûrs d'avoir la possibilité de voir leurs objectifs défendus quel que soit le parti qui prend le pouvoir ; ils ont de puissants lobbies pour cela.

Dans un contexte de crise en France, les intérêts économiques français à l'étranger revêtent une importance particulière au point de distordre la correspondance propos politiques/actions politiques. En effet, en cas de rébellion, si une puissance ne soutient pas le pouvoir en place au nom de la non-ingérence, rien n'empêche qu'elle soutienne la rébellion. Nous avons un précédent en Lybie.

Il semblerait qu'on ait découvert du pétrole en Centrafrique et nous savons tous que le pétrole, en Afrique, est source de conflits. LE PETROLE, LE SANG DES NATIONS CIVILISEES, LE MOTEUR DE LA CIVILISATION UNIVERSELLE, QUI FINIT TOUJOURS PAR VERSER LE SANG BIEN ROUGE DES NEGRES POUR LE TRIOMPHE DE GROS PROFITS...

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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