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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 13:25
Depuis qu'il a décidé d'occuper le poste de président du conseil d'administration de l'EPAD,  l'Etablissement Public d'Administration de la Défense, l'institution la riche d'Europe chargée de l'organisation de la Défense, un riche quartier d'affaires, Jean Sarkozy, fils de Nicolas Sarkozy a provoqué un buzz et un tollé qui couvrent toute la toile et toute la république française. Dans cette affaire, nous y lisons un comportement du président de la république semblable à celui des despotes africains car c'est au nom du père que le fils reçoit son seul mérite, le mérite du sang royal, le mérite du nom ; ce qui offusque de nombreux jeunes qui n'ont pas d'emploi et qui peinent ne serait-ce qu'à trouver un stage. Certains ont même tenté de se faire adopter par monsieur le président Nicolas Sarkozy ! En effet, toute la France parle de népotisme puisque la présidence de la république française aurait fait en sorte de favoriser la candidature de Jean Sarkozy, son fils,  en écartant définitivement monsieur Devedjian qui aurait pu finir son mandat. On sait que les membres de l'UMP et les agents de l'Etat vont voter et on sait d'avance qu'ils ne peuvent que voter en faveur de monsieur Jean Sarkozy. De toute façon, la majorité UMP ne pourra que voter en faveur du fils de leur champion politique, monsieur Nicolas Sarkozy. Rappelons que Jean Sarkozy est déjà le président UMP du Conseil Général de Neuilly sur Seine. Et même cette élection, nous le savons tous, est du fait de son nom - alors que son père lors de sa campagne présidentielle semblait siffler la fin des privilèges de sang ou de rang.
Bien sûr que monsieur le fils à papa est élu de la république et peut prétendre au poste d'administrateur de l'EPAD mais tout le monde sait qu'il n'en a point les compétences. Donc si on écarte le côté technique, il ne reste plus que le côté politique, le fait d'être le fils du président de la république française et cette affaire-là ne se déroule pas en Afrique où c'est plutôt courant, un Sassou Nguesso n'héstant pas de  mettre ses enfants à des postes importants sans qu'ils en aient les compétences, pareil pour un Wade, un Guéma, entre autres.
En vérité, Jean Sarkozy marche sure les traces de son père vers une candidature à la présidence de la république. Nous voyons la mode de l'héritage politique fleurir en Afrique mais on se rend compte qu'il y a désormais une influence des dictatures africaines vers la démocratie française au lieu d'une influence inverse dans le bon sens. Est-il encore possible à un Nicolas Sarkozy de critiquer un Sassou, Un Eyadéma, un Bongo, quand il se comporte comme un Africain à la tête d'une des plus vieilles démocraties du monde ?

En vérité, le fils de Nicolas Sarkozy suit les traces de son père vu que Nicolas Sarkozy a aussi été président de l'EPAD. Et l'on sait que ces traces s'arrête devant la présidence de la république. Les Sarkozy rêvent peut-être d'un destin à la Kennedy en fournissant à la France de nombreux présidents de la république.
Voyons à présent la composition du conseil d'administration de la l'EPAD. Voilà ce qu'on apprend de Béatrice Jérôme du journal "Le Monde" :

"Sur 18 membres, le conseil d'administration de l'EPAD compte quatre élus de gauche, quatre de droite (dont Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine et ministre de la relance) et un représentant de la chambre de commerce et d'industrie de Paris. Ainsi que neuf fonctionnaires nommés par quatre ministères (économie, équipement, culture, intérieur). M. Sarkozy est donc quasiment assuré de recueillir 14 suffrages."

C'est comme qui dirait une élection jouée d'avance à l'instar de l'élection de monsieur Denis Sassou Nguesso à la présidence de la république ou  celle d'un Ali Ben Bongo Ondimba à la tête du Gabon - sauf que dans ces deux derniers cas, il y a eu fraude électorale mais utiliser son nom, son sang comme privilège, n'est-ce pas aussi commettre une " fraude " en quelque sorte ? La leçon de cette histoire est simple : même la démocratie la plus vieille du monde n'est pas à l'abri d'un népotisme et l'Afrique dans ce domaine-là est un mauvais exemple qui s'inspire d'ailleurs et qui inspire ailleurs. Aussi, le silence de la France lors d'écarts politiques qui se produisent sur le continent africain ne nous étonne plus car outre le fait qu'elle concentre une bonne dose de ses intérêts sur le continent, elle devient aussi à l'image des républiques bananières africaines, une démocratie bananière...

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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