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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 14:04

COMMENTAIRE : Nous faisons partie de ceux qui pourfendent la justice congolaise au sommet de laquelle trône le ministre de l’injustice en la personne d’Aimé Emmanuel NYoka, l’oncle du grand éléphant qui lui a inoculé toute sa capacité de mordre sans scrupule et si nous nous trouvions au Congo, il est évident que le pouvoir nous montrerait ses crocs envenimés comme un appel au silence. NYoka a besoin d’incisives ; il s’appuie sur le procureur de la république ESSAMY-NGATSE et le doyen des juges d’instruction OKO NGAKALA, deux vipères qui s’acharnent sur une proie qu’on leur a livrée en la personne du colonel Marcel TSOUROU.

Nous sommes de ceux qui ne supportent pas l’injustice et cela n’a rien à voir avec le fait d’apprécier telle ou telle personne. La justice ne fait pas acception de personne.

Nous publions ici le texte d’un compatriote menacé par les sbires du système ophidien congolais parce qu’il a osé montrer dans l’affaire TSOUROU ce qui ressemble fort trop à un coup monté avec bouc émissaire choisi à l’avance. En effet, nous n’arrêtons de vous le dire, le drame du 4 mars 2012 est un complot dont les desseins finiront par être connus.

Il est évident que cette situation relève d'une violation de la liberté d'expression que toute dictature veut absolument étouffer pour ne pas voir ses crimes étalés sur la place publique...

 

Par Sébastien Patrick DZEBA (Directeur Général du Journal La griffe)


Ce n’est pas la première fois que le DG du journal La griffe est menacé. Après avoir écrit un article sur les problèmes réels qui minaient l’arrivée du Pasteur NTUMI à Brazzaville, en demandant au Président de la République de dissoudre le comité de suivi et le comité ad hoc dans le but de mettre en place une équipe restreinte de 15 personnes pour regarder minutieusement les accords de paix signés entre le CNR et le pouvoir de Brazzaville parce que les hommes du pouvoir avaient fait du "problème NTUMI" leur fond de commerce, des coups de fils anonymes accompagnés des menaces de mort avaient inondé mon téléphone.


Aujourd’hui, c’est encore une autre affaire qui les fait trémousser. Après avoir publié un article sur la base de la correspondance du procureur de la République ESSAMY-NGATSE en réponse à la lettre du patron de la DGST, le Colonel Philippe OBARA, demandant au procureur la permission de perquisitionner les domiciles du Colonel Marcel NTSOUROU, des coups de fil des gens se proclamant de la DGST ont inondé mon téléphone.
Le premier à résonner est celui d’un certain IKAMA. Ce dernier a eu le courage de dire qu’il évoluerait à la Direction Générale de la Sécurité du Territoriale (DGST) donc chez le colonel Philippe OBARA. Piqué je ne sais pas quelle mouche, cet homme m’a téléphoné juste pour me dire : " jouez bien au relai local en publiant des balivernes dans votre journal. Le jour où nous vous aurons, vous regretterez votre rôle... "


Un autre (sans nom) se disant agent des douanes, n’a pas gardé sa langue dans la poche en disant : "...Continuez de jouer le jeu de NTSOUROU. C’est tout ce que je peux dire pour le moment, merci...".


Un autre se prénommant Gabin, a percé l’abcès en disant. "Cher frère, rectifiez votre journalisme si vous voulez vivre longtemps sur cette terre. L’affaire NTSOUROU peut vous conduire à Itatolo (cimetière de la ville de Brazzaville). Devant le canon de fusil, vous allez comprendre que votre métier conduit parfois à la mort. Tache donc de ne plus écrire sur ce sujet si tu veux vivre... Sinon tu verras comment nous allons vous écraser".


Sans commentaires, voilà ce que j’endure pour avoir publié la lettre du procureur ESSAMY-NGATSE adressée au colonel Philippe OBARA.


Voici le texte qui pose problème à ces policiers de la DGST qui veulent me faire la peau


Explosion du dépôt d’armes et de munitions de Mpila
La vérité qui dévoile le complot contre Marcel NTSOUROU.
Le Colonel OBARA et le Procureur de la République ESSAMY-NGATSE indexés. Un dossier détenu par le collectif de la défense risque de remettre toute la procédure judiciaire en cause. La famille du Colonel Marcel NTSOUROU menace de porter plainte contre le colonel OBARA et le procureur ESSAMY-NGATSE.


L’explosion du dépôt d’armes et de munitions de Mpila survenue le 4 mars dernier ne cesse d’interpeller la conscience de certains observateurs au regard des révélations troublantes qui s’ajoutent chaque jour.


Malgré la synthèse de l’enquête dressée par Jacques LANDRY (cet ex-policier québécois dépêché par l’Etat Congolais pour faire la lumière sur ce drame de Mpila) dans le journal de Montréal, la date du procès des présumés innocents n’est toujours pas connue. Les hommes interpellés et écroués à la maison d’arrêt de Brazzaville totalisent jour pour jour plus de cinq mois de détention. Le juge d’instruction continue à entendre des suspects de cette affaire comme si l’enquête n’était jamais bouclée.
Mais, plus  l’affaire tire en longueur, plus  des révélations fracassantes arrivent au galop. Une lettre saisie par le collectif de la défense, révèle une preuve irréfutable du "complot" ourdi contre le colonel Marcel NTSOUROU.


En effet, cette lettre "accusé de réception" référenciée n°100/CNS/BG/CE du procureur de la République était relative à la demande d’une autorisation d’un mandat de perquisition demandé par le Colonel OBARA, patron de la surveillance du territoire et président de la commission d’enquête.
Dans cette lettre, signée le 2 mars 2012, le Procureur de la République ESSAMY-NGATSE autorisait le Colonel OBARA de perquisitionner aux domiciles du Colonel Marcel NTSOUROU qui, selon les avocats de la défense, "n’avait commis aucune infraction et ne faisait l’objet d’aucune quelconque poursuite judiciaire".


Dans cette correspondance, le procureur de la République écrivait : "conformément aux dispositions des articles 40 et suivants du code de procédure pénal, au cas où la nature du crime est telle que la preuve en puisse être acquise par la saisie des papiers, documents ou autres objets en la possession du Colonel Marcel NTSOUROU qui paraît avoir participé au crime ou détenir des pièces ou objets relatifs aux faits incriminés, vous aurez le droit de vous transporter sans désemparer à ses domiciles pour y procéder à une perquisition dont vous dresserez procès-verbal... (...) Je tiens à ce que les dispositions légales soient scrupuleusement respectées... (...) Le procès-verbal de ces opérations est signé par les personnes visées à l’article 40 du code de procédure pénale. Les perquisitions et les visites domiciliaires ne peuvent être commencées avant 5 heures et après 19 heures".


Ce qui laisse réfléchir les avocats de la défense c’est que cette correspondance du Procureur ESSAMY-NGATSE émise le 2 mars 2012 donnait le droit de perquisition à une commission d’enquête qui n’existait pas puisque officiellement la commission d’enquête fut mise en place après l’explosion du 4 mars 2012 pour faire la lumière sur ce drame.


De ce qui précède, le collectif des avocats s’interroge sur la nature réelle de cette commission d’enquête mise en amont de l’explosion du 4 mars "si ce n’est une commission de comploteurs contre le Colonel Marcel NTSOUROU". Sinon, pour quel but, cette commission d’enquête était-elle montée avant les événements du 4 mars ; événements qui pourtant n’étaient jamais prévus et événements pour lesquels le Colonel Marcel NTSOUROU est, semble t-il, en prison ?


Peut-on dire que cette commission est la cuisine conceptrice du complot pour lequel le Colonel Marcel NTSOUROU endure ? Sinon, quels étaient donc le rôle, les tenants et les aboutissants de cette commission d’enquête avant les événements du 4 mars ?


Selon ces avocats, le Colonel OBARA demandait un mandat de perquisition au procureur de la République alors que juridiquement, en sa qualité d’officier supérieur, il ne pouvait l’exiger au procureur de la République qui, non plus n’a pas le droit de délivrer un tel mandat puisque n’existant pas dans le code de procédure pénale. Il sied de signaler que la délivrance des commissions rogatoires émane du juge d’instruction. Et, un OPJ (Officier de Police Judiciaire) n’a pas besoin d’une autorisation d’autant plus que celle-ci est la suite logique chaque fois qu’il y a flagrant délit.


Pour la clarté des faits, il est donc indécent que le Colonel Marcel NTSOUROU soit impliqué pour les événements du 4 mars si et seulement si les faits pour lesquels il est écroué à la maison d’arrêt de Brazzaville relèvent d’un mandat de perquisition daté du 2 mars, c’est-à-dire, de deux jours avant le drame.


A moins que les personnes impliquées dans cette affaire le citaient nommément comme commanditaire ou complice. Mais, là aussi il y a problème puisque selon les avocats de la défense, aucune des personnes en prison ne cite le nom de NTSOUROU dans tout le dossier.


Que reprochait-on au colonel pour demander cette perquisition avant le 4 mars ?


Pire encore, malgré l’autorisation accordée le 2 mars 2012, la perquisition aux domiciles du Colonel Marcel NTSOUROU ne sera exécutée que le 3 avril 2012, c’est-à-dire, un mois après la demande, et après l’arrestation du Colonel Marcel NTSOUROU, le 30 mars 2012.


Sinon, pourquoi donc avoir demandé une autorisation de perquisition le 2 mars et attendu l’évènement dramatique de Mpila pour arrêter le Colonel Marcel NTSOUROU un mois après ? S’interrogent ses avocats.


"En signant ce document avec la mention CONFIDENTIEL, (Alors qu’il n’a pas lieu d’être confidentiel) le Procureur de la République n’avait-il pas un agenda caché sous cette autorisation qui, officiellement n’avait pas sa raison d’être eu égard au Colonel Marcel NTSOUROU qui vaquait librement à ses occupations ?", disent-ils.


Pour ces avocats, le complot ourdi contre le Colonel Marcel NTSOUROU se résume sur cette mention "CONFIDENTIEL" encore que tout OPJ requis par commission rogatoire d’avoir à perquisitionner se doit de montrer celle-ci à l’auteur de l’infraction chez qui doit s’opérer la perquisition.


Dans un autre son de cloche, il ressort que la perquisition réalisée aux domiciles du Colonel NTSOUROU n’avait donné que la saisie de quelques  armes et de la contrefaçon des billets de banque. Ces objets étaient-ils vraiment à l’origine de cette explosion de Mpila ?


Plus flagrant encore, l’incarcération de Marcel NTSOUROU n’a pas, semble-t-il, de plainte avec constitution de partie civile ni d’antécédents judiciaires sous forme d’enquête de crime flagrant ou d’ouverture d’information contre X.


De ce qui précède, il ressort des couloirs du Tribunal de Brazzaville que la famille NTSOUROU est confiante que leur parent est innocent au regard des preuves qui alimentent chaque jours ce dossier et elle promet de porter plainte contre le procureur de la République ESSAMY-NGATSE et le Colonel OBARA...
Peut-on dire que le complot contre Marcel NTSOUROU serait fomenté par cette commission d’enquête dirigée par le Colonel OBARA avec ramification au Palais de justice sous le procureur ESSAMY-NGATSE ?


Qu’à cela ne tienne, le complot contre le Colonel Marcel NTSOUROU ne date pas d’aujourd’hui. Dans un montage ficelé de toutes pièces, le Colonel NTSOUROU a fait l’objet d’une accusation pour tentative d’assassinat à Pointe-Noire contre OKO-NGAKALA, Doyen des Juges du Tribunal de Grande Instance de Brazzaville. Mais après la vérification des faits, il n’en était jamais ainsi.
(Lire l’Extrait de la SOMMATION INTERPELLATION signée de Maître POPA-OSSIBI, l’huissier page 7).


Comme on peut le constater, beaucoup de révélations fusent de partout sur le dossier du 4 mars. Certains soutiennent la thèse d’un coup d’Etat manqué contre le Président Denis SASSOU NGUESSO, d’autres parlent d’une certaine négligence au sommet de l’Etat, notamment au niveau du Chef de l’Etat qui n’avait pas su mener la barque de la délocalisation de cette caserne militaire alors qu’il avait intimé l’ordre d’un décaissement près de 300 milliards de FCFA pour cette opération.


Aujourd’hui, un autre fait vient de s’ajouter dans la mémoire des avocats de la défense "le complot contre le Colonel Marcel NTSOUROU ourdi par une commission d’enquête officiellement établie avant le drame".


En somme, cette affaire reste encore inédite au regard des révélations de chaque jour. Et, tous ceux qui répondent à l’interpellation du doyen des juges d’instruction ou du procureur de la République ne sortent pas du tribunal de Brazzaville avec bonne mine. Et, ceux qui se reconnaissent innocents ne gardent pas la langue dans leur poche.


Zacharie BOWAO a dit : "Je me défendrai en commençant par récuser le juge d’instruction qui est politiquement instrumentalisé. Je me défendrai contre toute machination politicienne, et contre une Justice injuste, qui tend machiavéliquement à faire passer des innocents pour des coupables, et inversement, à faire passer des coupables pour des innocents".


Est-ce par ce raisonnement de l’ancien ministre de la défense, on peut dire que le Colonel Marcel NTSOUROU est-il parmi les innocents ?


Affaire à suivre...

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