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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 22:39

Nous devons dire que beaucoup de choses se disent sur la toile et, il peut arriver que l'on se trompe mais le silence laisse toujours place à la spéculation, la supputation, à toutes sortes d'hypothèses loufoques. Quand le peuple attend une explication d'un gouvernement, il n'est pas normal que l'explication vienne de l'extérieur. Prenons le cas de l'arrestation d'une cinquantaine de nos soldats à Pangui vers la Frontière avec le Cabinda qui fait partie de l'Angola - même si cette enclave est séparée de son Etat de tutelle par un morceau de la RDC qui ouvre sur l'océan atlantique. Des soldats sont arrêtés, peu importe à tort ou à travers, le gouvernement aurait dû envoyer les journalistes couvrir l'événement au lieu de se contenter d'interroger l'ambassadeur de l'Angola à Brazzaville. ET NOUS ATTENDONS TOUJOURS UN VRAI REPORTAGE SUR LE SUJET. Attendez, de Brazzaville à Kimongo, ce n'est pas comme si les journalistes se rendaient au pôle nord ! Vous avez des hélicoptères, des 4x4 pour s'y rendre et renseigner le peuple. Les officiels angolais se sont rendus sur place. Alors, pourquoi pas le ministre congolais de l'administration du territoire ? Le ministre de l'intérieur Raymond Mboulou ? Ont-ils peur de se faire prendre en otage par les Angolais ? Il s'agit d'un litige frontalier en apparence et nous voyons mal pourquoi ce sont les militaires qui ne connaissent rien en géographie et en topographie qui doivent aller le résoudre, les armes à la main ! L'armée est nécessaire pour un cas de force, de force majeure et ici, l'expression est à prendre au sens trivial. Si la force ne prévaut pas, on fait jouer la diplomatie et les diplomates, les technocrates ou les techniciens. Ce n'est que lorsque tous ceux-ci ont échoué que les gens en armes entrent en scène. Si cette logique était respectée dans le cas de cette affaire, on ne nous dit pas tout !

Dans un litige frontalier véritable, on envoie des géographes, des topographes, des cartographes discuter sur les bornes laissées par les colonisateurs qui ont pris le souhait d'établir les frontières. Oui, les frontières ne sont pas le fait des Africains mais de la puissance coloniale occidentale qui s'est partagée l'Afrique en plusieurs morceaux. Vous devez savoir que les bornes frontalières ont des coordonnées en latitude et en longitude tellement précises que les retrouver ne pose pas de problème à des spécialisites. Et en cas de désaccord, il y a des tribunaux internationaux pour cela. Que l'on se souvienne de la guerre entre l'Angleterre et l'Argentine à propos des îles Malouines lorsque la diplomatie a échoué. Aucun pays au monde ne concède un centimètre carré de son territoire sans livrer bataille...

A ceux qui disent que nous ne nous sommes pas inquiétés de nos soldats, je dis, il s'agit tout de même de cinquante prétendus hommes en armes qui se laissent désarmer dans leur propre pays sans réagir, sans échanger un seul coup de feu. N'avaient-ils pas pour mission de sécuriser la frontière, c'est-à-dire empêcher voire éliminer tout ce qui violerait nos frontières ? De construire un poste-frontière avancé ? Sur quelle base allaient-ils le faire ? Avaient-ils des géographes ? Des topographes ? Des cartographes ? Des rélevés sattelitaires ? Nous n'en savons rien et rien n'a été dit. Et si la véritable raison était ailleurs ? On veut bien s'apitoyer sur le sort de ces soldats qui obéissaient aux ordres d'un hiérarchie qui pour une curieuse raison avait décidé de se soucier de la frontière congolo-cabindaise pour ne pas dire congolo-angolaise. Et celle avec la RDC ? La Centrafrique ? Le Gabon ? Le Cameroun ? Pourquoi ne s'en soucie-t-on pas - même quand on entend des rumeurs de bottes dans la Sangha ?

Il y a quelque chose de louche dans cette affaire qui serait aux dires de quelqu'un qui s'est rendu récemment à Kimongo "un secret d'Etat". Quel secret d'Etat ? En quoi y a-t-il péril de l'Etat dans cette affaire ? Nous savons que les Angolais occupent une partie de notre territoire. Si c'est cela le secret, ce n'est pas un secret d'Etat.

Le problème de la lâcheté de nos soldats incapables de défendre notre territoire se pose et ces gens-là, soi-disant des militaires, on devrait s'en plaindre - alors qu'ils se sont laissés capturer sans combattre, sans défendre le territoire national ? Sans tirer un seul coup de feu ? De qui se moque-t-on ? Ils sont payés pour tuer ou mourir au nom de la défense de la nation ; or, ils n'ont pas exercé leur devoir avec courage. Et on devrait les plaindre ? Cette armée est pourtant la première à persécuter le peuple qu'elle est supposée protéger, une armée qui ne peut même pas défendre quelques kilomètres de frontière. Dans cette affaire, c'est l'Angola qui a imposé son diktat. L'Angola n'a rien négocié. Ceux qui prétendent qu'il y a eu des accords signés, qu'ils les exhibent ; nous défions quiconque de brandir le moindre document. Qui l'aurait signé puisqu'aucun officiel ne s'était rendu sur le terrain ? Où a-t-il été signé ? Entre qui et qui ? Répondez.

On veut nous faire croire que l'armée angolaise se serait retirée du territoire congolais. Qu'est-ce qui le prouve ? La bonne foi angolaise n'est certifiée par aucun officiel de haut rang de part et d'autre. il y a un silence malsain qui pèse sur cette affaire comme si Sassou avait peur de froisser ceux qui l'ont ramené au pouvoir.

A notre frère A.M., toi qui es rentré en France après un voyage au pays et qui aurais visité Kimongo en affirmant que tu ne dirais rien de ce qui s'y passe car tu craindrais pour ta vie parce qu'il s'agit d'une affaire "secret  défense" ou "secret d'Etat". Tu es France et tu redouterais quoi ? Si tu sais quelque chose d'intrigant, tu devrais nous le révéler ! Sinon, pourquoi avoir fait le voyage jusqu'à Kimongo ? Tu es un résistant, un homme qui par de multiples facettes combat la dictature et tu n'oserais pas dire ce que tu as vu ou entendu à Kimongo ? 

Nous avons été les premiers à écrire sur la nécessité de sécuriser nos frontières en y bâtissant des camps militaires fortifiés tout le long - de sorte que les militaires y résident en permanence pour sécuriser notre pays qui compte tellement d'étrangers de toutes les nationalités, de toutes les confessions. Le pouvoir semble pourtant ne pas s'en inquiéter et même le fait que Brazzaville compte vingt-six mosquées, rien n'y fait ; on passe son temps à espionner Ntsourou, maître Mbemba, etc. Aujourd'hui, s'il y a péril sur nos frontières, nous savons que c'est la faute du pouvoir. Nous allons tout faire pour savoir ce qui se passe à Kimongo. Nous avons un réseau au pays et nous allons faire en sorte que certains de nos amis fassent un tour à Kimongo voir ce qui s'y passe - puisque Télé Congo ne veut pas envoyer les journalistes faire un reportage dans cette zone.

En conclusion, ce pouvoir reptilien semble plus préoccupé à se prémunir des soulèvements du peuple que d'autre chose. La porosité des frontières nationales fait l'affaire des étrangers qui viennent piller le pays mais lorsqu'il y a trop d'étrangers dans votre pays, vous pouvez être sûrs que c'est l'âme de celui-ci qui disparaît peu à peu. Quand les étrangers auront acheté une plus grande superficie que les nationaux du Congo, le Congo appartiendra aux étrangers et, si l'immigration continue, il y aura plus d'étrangers que de Congolais sur le sol national. Denis Sassou Nguesso a juré lors de son pseudo serment d'investiture de protéger l'intégrité territoriale. Or, le fait que les étrangers prolifèrent au Congo est le signe que rien n'est fait à ce propos. Avec  déjà 800.000 musulmans, et, vu la hargne du prosélytisme islamique, le Congo va finir par devenir un pays de confession musulmane si l'islam gagne la bataille entre la Bible et le Coran.

Franchement, je ne me plaindrai jamais du sort d'une armée qui est incapable de protéger le peuple et le territoire national de l'invasion des "barbares" pour parler comme les anciens Grecs. Cette histoire ne nous envoie qu'un seul message : il est temps que ceux qui aiment le Congo prennent les rênes du pouvoir avant qu'il ne soit trop tard... 

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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