STATISTIQUES
LE MAL DU CONGO,
C'EST DENIS SASSOU NGUESSO, UN HOMME SOUS INFLUENCE, COUPABLE DE HAUTE TRAHISON POUR BRADAGE DES RESSOURCES DU PAYS A DES PUISSANCES ETRANGERES, DETOURNEMENTS, MEURTRES, VIOLATIONS DES
LIBERTES. NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX DE COMBATTRE L'INJUSTICE, JUSTE CELUI DES ARMES ET NOUS N'AVONS QUE DES MOTS ET UNE PLUME CONTRE LA PUISSANCE D'UN ETAT CRIMINEL, ILLEGITIME, VASSAL DE LA
FRANCAFRIQUE...





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Communiqué du CPJ du 7 septembre 2011
LE COMITÉ POUR LA PROTECTION DES JOURNALISTES
330 7th Avenue, 11th Fl., New
York, NY 10001 USA
www.cpj.org
Ethiopie : quatre journalistes, un blogueur inculpés de terrorisme
New York, le 7 septembre 2011—Mardi dernier, la Haute Cour d’Ethiopie
a inculpé de terrorisme quatre
journalistes indépendants, dont 2 suédois, et l’animateur d’unforum
Internet basé
aux États-Unis d’Amérique où le gouvernement d'Addis-Abeba est fortement critiqué, selon des sources locales et des médias.
« Nous condamnons le recours par l’Ethiopie à une loi draconienne contre le terrorisme, une loi extrêmement sévère réprimant tout reportage indépendant sur des entités désignées comme terroristes par Addis-Abeba, y compris un parti d’opposition et des groupes armés rebelles», a déclaré Mohamed Keita, coordonnateur du Plaidoyer pour l’Afrique du CPJ. « Le gouvernement éthiopien peut ne pas aimer les journalistes s’adressant à des groupes qu’il
considère comme des organisations terroristes, mais il faut qu’ils fassent leur travail. Les
autorités éthiopiennes doivent immédiatement abandonner ces chefs d’inculpations ridicules et libérer nos confrères», a-t-il martelé.
Les avocats de Woubshet
Taye,
rédacteur en chef adjoint du principal hebdomadaire indépendant éthiopien Awramba Times, et de Reeyot
Alemu, chroniqueuse
de l’hebdomadaire Feteh, ont déclaré au CPJ que les journalistes ont
comparu mardi dernier devant la Haute Cour d'Ethiopie et ont été inculpés en vertu de la loi radicale de ce pays contre le terrorisme. Les avocats ont dit qu'ils n'ont pas de détails
concernant les chefs d’inculpations, parce qu'ils n'ont pas été informés de l’audience de mardi dernier et n'étaient pas présents au tribunal. MM. Taye et Alemu sont détenus depuis leur
arrestation en juin dernier sous de vagues
accusations d'implication dans un complot terroriste.
Ont été également inculpés de terrorisme mardi dernier les journalistes suédois Johan Persson et Martin
Schibbye, qui ont été arrêtés
dans l’est de l’Ethiopie en juillet dernier tandis qu’ils faisaient des reportages sur les activités des séparatistes armés du Front de
libération nationale de l'Ogaden (FNLO), selon des médias. Dans un courriel
adressé au CPJ, le porte-parole du ministère suédois des Affaires étrangères, Anders Jörle, a confirmé ces informations, soulignant que ces photojournalistes de l’agence Kontinentbasée en Suède ont été inculpés, en l’absence de leurs avocats, de « terrorisme et de violation des lois sur
l'immigration ».
Finalement, la Haute Cour a également inculpé de terrorisme Elias Kifle, un des plus vigoureux détracteurs du premier ministre éthiopien Ethiopian Meles Zenawi et rédacteur en chef d’Ethiopian
Review, un site d’informations en ligne basé à Washington,
selon des sources locales.
Dans une interview aujourd’hui avec l’agence de presse américaine Bloomberg, le porte-parole du gouvernement éthiopien, Shimelis Kemal, a déclaré que les journalistes suédois sont « entrés dans le pays avec un groupe de terroristes », faisant référence à la désignation du FNLO comme une entité terroriste par le gouvernement éthiopien en juin dernier. Se référant à une vidéo postée en juillet dernier sur le site progouvernemental d’Ogaden, Cakaara News, prétendant montrer M. Persson en train de manier un fusil d’assaut, M. Kemal a ajouté qu’ « ils ont même été formés au maniement d’armes ». L’Agence France-Presse (AFP) a rapporté que le procureur de la République a montré les images de cette vidéo lors de l’audience de mardi dernier.
Une partie de ces images semblent avoir été filmées par les journalistes eux-mêmes, bien que leur authenticité n'ait pas été confirmée de source indépendante. Les images montrent également les journalistes faisant un travail de routine tels qu’ajuster leur matériel de photographie, revoir des cartes, prendre des photos et interviewer des personnes dans les camps de réfugiés. D’autres images, apparemment filmées par les autorités éthiopiennes, montrent les journalistes, avec des bandages, parlant sous la contrainte après leur capture. « Nous sommes venus à la région d'Ogaden pour faire des interviews avec le FLNO », dit M. Schibbye dans cette vidéo.
Le gouvernement éthiopien a bloqué l’accès indépendant des médias à la région d'Ogaden, où le FNLO mène une insurrection depuis 1984, selon les recherches du CPJ. La journaliste américaine Heather Murdock a été expulsée en 2010 alors qu’elle faisait des reportages près d’Ogaden. Précédemment en 2007, une équipe de New York Timesavait été expulsée alors qu’elle faisait des rapportages dans la région.
http://www.cpj.org/africa/ethiopia/
Le COMITÉ POUR LA PROTECTION DES JOURNALISTES (CPJ), est une organisation indépendante, à but non lucratif basée à New York et dévouée à défendre la liberté de la presse dans le monde depuis 1981.
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