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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 09:21
COMMENTAIRE : Quand vous aurez lu ce texte, j'espère qu'il vous fera réfléchir et vous comprendrez pourquoi j'accorde la plus grande importance à la stratégie et au sein de l'UPIERAD, c'est à ce niveau que nous travaillons. Nous avons déjà soutenu que l'Afrique devrait contrôler ses matières premières - quitte à engager des experts étrangers pour les exploiter elle-même dans un premier temps. Tant que les pays africains seront dirigés par des hommes sans vision dont le but est juste de servir de "gouverneurs noirs" à l'Occident, le destin de l'Afrique est la mort programmée car si l'Europe lutte pour sa survie  face à une Asie conquérante, elle n'aura aucune pitié pour l'Afrique. C'est donc à ce continent de prendre conscience de ce contexte où partout seules règnent la force et la ruse enrobées dans des discours diplomatiques pour masquer la stratégie. Un exemple :  que dit la presse internationale sur la Syrie ? Qu'il s'agit d'un soulèvement du peuple syrien contre le régime d'Assad mais ce n'est pas ce qui se joue sur le plan stratégique militaire : au niveau de la stratégie géopolitique, Israël cherche juste le moyen d'affaiblir l'allié de l'Iran qu'est la Syrie pour mieux l'attaquer après la chute du régime d'Assad allié du régime des mollahs. Les médias sont tous entre les mains des magnats juifs de la presse pour orienter l'opinion internationale dans un sens ou dans un autre.
Au Congo, nous analysons tous les jours la stratégie du régime du clan Sassou qui joue désormais à la conservation éternelle du pouvoir par le nord  vis-à-vis du sud : il faut affaiblir le sud intellectuellement, démographiquement, économiquement en ne lui donnant pas les moyens d'un développement, en lui privant d'énergie en ne formant que les cadres du nord qui sont ensuite favorisés, en draînant dans leurs poches la quasi totalité des richesses du pays pour que le sud n'ait pas le moyen de mettre en place une organisation politique : pas d'argent, pas de force politique. Les quelques riches sudistes sont tenus par des organisations occultes comme la franc-maçonnerie et complètement soumis au pouvoir du nord.
L'Occident prépare l'après-pétrole tandis que l'Afrique cherche de nouveaux gisements et nous savons que dans environ 30 à 50 ans, le pétrole sera une denrée rare que l'Afrique devra acheter à des prix d'or car le carburant sera produit par des laboratoires qui sont déjà capables de créer un pétrole de synthèse ; il suffira de le produire en plus grande quantité mais pour le moment, on épuise le pétrole fissile.  
NOUS AVONS DEJA DIT AU NIVEAU DE L'UPIERAD QU'IL FAUT EN FINIR AVEC L'AFRIQUE ENTREPOT, AVEC L'AFRIQUE-POUBELLE, L'AFRIQUE EXTRAVERTIE, L'AFRIQUE MENDIANTE. IL EST TEMPS DE SUSCITER UNE NOUVELLE GENERATION D'HOMMES POLITIQUES AFRICAINS QUI SERONT ROMPUS A L'ART DE LA STRATEGIE POLITIQUE AFIN DE LIBERER LE CONTINENT FACE A UNE MORT PROGRMMEE CAR ILS FINIRONT PAR ACHETER TOUT LE CONTINENT ET NOUS REDUIRE A NOUVEAU A LA SERVITUDE TOTALE.
L'Afrique est dépendante à tous les niveaux : elle consomme de la connaissance qu'elle ne produit pas elle-même comme d'autres produits. Pourquoi l'Europe réchigne à installer des usines de production en Afrique où la main-d'oeuvre est la moins chère du monde ? Parce qu'elle redoute que l'Afrique se développe technologiquement pour s'émanciper véritablement. Nous avons les moyens d'émanciper l'Afrique de l'Occident : il suffit de le vouloir et de collaborer avec des pays comme la Chine ou l'Inde dans ce sens mais il y a trop d'ignares serviles au sommet du pouvoir dans notre continent : il ne faut pas demander aux Chinois de venir nous construire des barrages mais plutôt tout ce qu'il faut faire pour les construire nous-mêmes. Si l'école de l'excellence pouvait vraiment servir à son dessein premier, les petits génies du Congo devraient tous devenir des ingénieurs et des grands scientifiques capables de développer une science et une technologie "made in Africa" comme l'a fait la Chine. Si tel n'est pas le cas, ils continueront à sous-estimer l'Afrique - même si des pays comme l'Afrique du sud et l'Algérie constituent des exceptions entre autres...
Nous dépensons énormément en achat d'armes - alors que nous pouvons stratégiquement mieux utiliser nos ressources et nos moyens financiers.
Si l'Afrique n'accorde aucune importance aux matières premières, c'est parce qu'elle ne sait quoi en faire et se contente de les vendre pour en tirer de l'argent qui finit par regagner le chemin des banques suisses comme si on leur donnait gratuitement nos matières premières... L'Afrique manque de stratégie continentale comme de stratégie à l'échelle nationale au sens d'une approche anticipatrice face aux défis futurs d'une mondialisation qui ne veut simplement que cacher un libéralisme outrancier qui veut faire de l'argent encore plus vite en cassant tous les freins possibles. Bref, je vous laisse lire le texte et le méditer...
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"Il arrive dans la vie qu'une conversation banale nous secoue pendant des heures voire des jours. J'attendais tranquillement un ami au terminus d'autobus de Montréal quand un monsieur d'un certain âge a pris place à mes côtés avant d'engager l'une des conversations les plus enrichissantes de ma vie. Professeur d'études stratégiques dans  un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plaît, ne sortez pas la rancune du « colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit.
 
Je vous rapporte fidèlement ses constats : « Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien. Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute  l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. 
Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien !
 
Commençons par l'énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré. Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire ! Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités.
 
Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements.
Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme. C'est pathétique.
Ensuite, la défense stratégique. L'état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle.
Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol...  Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant (c'est ce que nous soutenons au niveau de l'UPIERAD mais à une plus grande échelle). Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense.
Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une re-colonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères.
 
Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement.
Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête.
 
Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder les pays pauvres comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde. Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisque l'Afrique n'a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d'indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde.
Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir.
Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait. Il m'a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ». C'est la réponse typique de la naïveté emprunte d'angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l'expression d'un ras-le-bol.
Elles sont savamment planifiées parce qu'elles ont un but. Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. J'ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation. Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien.
J'espère vraiment qu'un jour, les Africains auront conscience de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache par l'intelligence et la force. Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l'Union Africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l'enjeu est autre, il s'agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l'apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent. Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre « intérêt »."
O.S. (journaliste, Montréal) : Veuillez transmettre ce message aux amis et connaissances africains et à tous ceux qui se soucient du réveil de l'Afrique.
Hamadou Yacouba

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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mwangou 25/08/2012 09:07


Bjour! Mais l'absence de stratégie est une stratégie. Pour la formation, de toutes les façons, les africains ont été formés à réciter et c'est tout. dans les écoles africaines, quel que
soit le niveau, on apprend à réciter. Ainsi, au lieu de parler de "formation", c'est plutôt de "déformation" qu'il s'agit en réalité. Voyez comment l'afrique sombre avec pourtant à son bord des
très hauts diplômés, des agrégés de ceci, celà, mais que tout cela n'empêche pas le bateau de couler inexorablement. voilà. Et cela fait partie d'une stratégie de conservation du pouvoir que de
favoriser la reproduction de ce schéma colonial.

Le Lion de Makanda (LDM) 25/08/2012 10:22



Mwangou, l'absence de stratégie est une stratégie, pour qui ? Pour Sassou et les siens, certainement mais sont-ils capables de bâtir une vraie stratégie qui ne soit
pas tournée vers l'intérieur mais vers l'extérieur ? Les stratégies dont on parle sont tournées vers l'extérieur : que l'on parle de détruire les armées africaines sans déplacer un seul
homme ou que l'on parle de pétrole que l'on vient prendre en Afrique. Le mot stratégie est tiré d'une racine grecque qui veut dire "guerre" mais une guerre sournoise, inavouée qui peut
exploser en guerre réelle comme celle que se livrent Apple et Samsung en ce moment même. La guerre est souvent tournée vers l'extérieur - même si en Afrique, on
constate que des dictateurs comme Sassou achètent des armes pour d'abord tuer leur propre peuple. Steeve Jobs avait annoncé la guerre à ses concurrents pour éviter d'être dépassé par ceux-ci,
nottamment SAMSUNG.


La diplomatie a été créée pour cacher la stratégie : "ne présenter les choses que comme si on n'avait pas d'intérêt car seuls les intérêts de l'autre sont
présentés". Ne rien faire est peut-être une stratégie pour le statu quo mais la stratégie est une guerre sournoise qui peut se poursuivre à l'infini  ; il suffit de se cacher
derrière les concepts : on a caché l'esclavage derrière la colonisation, la colonisation derrière l'indépendance.


Quant à la formation, la seule qui vaille, c'est celle qui vous apprend à penser par vous-même, à agir par vous-même et
non à penser comme autrui et cela si les Africains ne l'ont pas encore compris, c'est dommage ! On ne se libère pas dans la répétition d'une pensée dont on ignore tout de la façon
dont elle a été produite car la science même réside dans le fait d'être capable de reprendre les expériences des autres en les confirmant ou en les infirmant mais toujours dans le but de les
dépasser - sinon ce n'est pas de la science mais du mimétisme. Je suis formateur et je peux te dire que LA FORMATION N'EST PAS L'INFORMATION or l'Afrique se situe
souvent au niveau de l'information et croit se trouver au niveau de la formation. FORMER N'EST PAS INFORMER. Certes, la formation peut comporter une part de transfert d'information mais
sur LE SAVOIR-FAIRE, sur le savoir procédural afin de développer des capacités qui vont devenir compétences au travers de l'expérience dans un environnement réel de travail.


Oui, la reproduction du schéma colonial est une stratégie de conservation du pouvoir mais ce pouvoir n'est qu'apparent car lorsqu'il n'y aura plus rien à vendre
parce que plus de pétrole ou de bois, on se retrouve face à un peuple en rogne et surtout, vos anciens maîtres vous lâchent car ils vont voir ailleurs tels des criquets qui après avoir tout
dévoré vont visiter le champ du voisin.


Nous avons déjà vu les émeutes de la faim. Dans toute stratégie, il y a un point critique qui peut  la faire capoter - même si la peur est souvent la meilleure
alliée des dictateurs et c'est à ce niveau que notre réflexion stratégique sur l'armée tient toute sa place.


Le colon a fini par changer de stratégie en passant de la brutalité à la ruse en se cachant derrière les "gouverneurs noirs". A trop priver les esclaves de liberté,
de façon brutale et hostile, on les place dans la situation de Spartacus et cela, ils le savent. Mieux vaut pour l'esclave une fausse liberté que des chaînes trop
visibles.


Nous savons tous qu'un jour, il y aura un soulèvement au Congo et ce jour-là tant redouté, personne ne peut prévoir ce qui va se passer. Sassou commet une
erreur monumentale en voulant asphyxier le sud comme il le fait car il ne leur laisse le choix qu'à une chose  : la confrontation et ce qu'il ignore, c'est qu'il ne la gagnera pas si elle
survient car Kadhafi était plus fort que lui mais il a perdu.


Au niveau du PCT, ils viennent de réaliser qu'empêcher les autres forces politiques de l'opposition de s'exprimer à l'assemblée nationale est une erreur car le
pouvoir risque de ne plus savoir ce que les vassaux du sud pensent ; ils veulent ramener la possibilité de former un groupe à six députés. Sans opposition à l'assemblée, la dictature Sassou va
être encore plus manifeste  et le risque est de se retrouver  en situation de monologue du PCT à l'assemblée ; ce qui n'a jamais été vu ailleurs ! Sassou voulait une majorité mais là,
il a voulu trop en faire au point où il expose sa dictature.


On vous interdit de penser en termes de "races", de "continents", de "peuples" mais ceux-là même qui vous l'interdisent le font tout le temps sinon pourquoi l'Union
européenne qui a rejeté l'entrée de la Turquie ? Ne se fait-elle pas au détriment des "non-Européens supposés" ? Pourtant, l'Afrique semble ne pas s'en inquiéter... Sarkozy n'a pas hésité à
parler de l'union de la Méditerranée pour contrecarrer une union africaine plus conséquente qui intégrerait les pays du Maghreb mais aussi pour empêcher la vélléité de certains pays de vouloir
adhérer à l'Europe car on peut se demander ce qui définit l'Europe.


Dans la stratégie qui vise à  détruire un pays au travers de "gouverneurs noirs", bien sûr que les gouverneurs noirs y gagnent ! Leur stratégie est celle qui
consiste à demeurer LE MAITRE DES ESCLAVES et comme nous sommes dans un univers ethnique, à garder le pouvoir dans une ethnie et, lorsque ce n'est pas possible, à le garder dans un camp
(nord).


Aussi, estimons-nous qu'il faut des vrais nationalistes pour voir émerger une stratégie qui se hisse à la hauteur de celle de l'Europe ou de l'Asie car
notre ennemi n'est pas avant tout notre propre peuple mais celui qui veut nous asservir. Observe le sort des dictateurs à leur chute : Mobutu, Bokassa ; au final, ils sont dépouillés de
leurs possessions occidentales et même de leurs comptes bancaires. On finit par se débarrasser d'un valet qui ne sert plus à rien.


Les dictateurs sont aussi choisis parce qu'ils ne peuvent atteindre un certain niveau de compréhension : Sassou, Déby, Kabila-fils, etc, ne sont pas de gros
intellectuels qui ignorent tout des vrais enjeux de ce monde car ils ne voient que l'enrichissement et l'intérêt personnels.


L'article dévoile une dimension de la stratégie qui est forcément globale ou globalisante : l'Afrique est pensée comme un tout sinon, pourquoi avoir créé l'union
européenne ?


Il ne peut y avoir de stratégie bonne sans bonne identification des véritables enjeux et même l'Europe pèche là-dessus puisqu'elle se désindustrialise au
profit de l'Asie car la stratégie des capitalismes désormais mondialistes est de gagner plus, plus vite - d'où la recherche de coûts de production les plus bas possibles. Ils se sont
rendus compte que la Chine a capté de la technologie en servant d'usine à l'Europe et ils ne commettront pas cette erreur avec l'Afrique car si elle cesse d'être un entrepôt de
ressources, l'économie occidentale s'effondrera encore plus vite !  La stratégie est une dimension essentielle du développement et lorsqu'elle est mauvaise, elle finit par conduire
à la catastrophe tôt ou tard...



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