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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 14:07

LE POUVOIR DE BRAZZAVILLE COUPABLE D’UN HONTEUX PLAGIAT 
Le 16 mai 2014 s’était tenue, à l’hôtel Alima Palace à Oyo, une réunion du comité des dix de l’Union Africaine qui avait pour mission de réfléchir sur les propositions que l’organisation continentale doit faire pour la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. 
Ayant consulté l’édition électronique du numéro 2016 du lundi 19 mai 2014 des Dépêches de Brazzaville, j’ai découvert qu’il est écrit à la page 3 ce qui suit : Denis Sassou Nguesso : « L’Afrique d’aujourd’hui n’est plus celle de 1945 ». Publié ainsi, ce quotidien, qui n’est que la voix de son maître, induit les Congolais et la communauté internationale en erreur, en leur faisant croire que c’est Mr Denis Sassou Nguesso qui a la paternité de ces propos. 
La vérité est pourtant loin de cette manœuvre de supercherie et de manque manifeste de probité intellectuelle au sommet de l’Etat. Il importe donc de détromper tous ceux et toutes celles qui ont été trompés par les Dépêches de Brazzaville par cette grave fausseté. 
En réalité, Monsieur Roger YENGA, qui est le vrai auteur de ses propos, avait publié, en février 2012, aux éditions Mon Petit Editeur à Paris, un essai intitulé : "Nations Unies : un Conseil d’insécurité ou d’instabilité pour les pays en développement ? "
Compte tenu de la pertinence de son essai et des propositions faites par lui pour la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, il avait été invité par Pierre-Edouard Deldique, journaliste de RFI qui anime l’émission une semaine d’actualité. Cette émission avait été diffusée le 21 juillet 2012. Elle est disponible et téléchargeable dans les archives de l’émission sur le site www.rfi.fr 
Vivant à Paris, j’avais donc pu facilement acheter cet essai et le lire. Pour avoir bien lu et compris l’essai de Monsieur Roger YENGA et suivi personnellement son passage à cette émission, je suis vraiment scandalisé de voir que celui qui est au sommet de l’Etat puisse plagier ainsi et sans honte un citoyen congolais qui, grâce à ses recherches et des moyens on ne peut limités pour ne pas dire dérisoires, a pu publier un essai intéressant sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. 
Pour avoir bien suivi cette émission, je puis affirmer, sans risque de me tromper que le plagiat de Monsieur Roger YENGA est manifeste de la part du Président de la République. Il aurait été honnête, de sa part, de rapporter les propos de Roger YENGA, en le citant. Mais, en faisant passer pour les siens des propos dont il sait pertinemment ne pas en être l’auteur, il a commis un honteux plagiat qui, sur le plan de la protection des droits de la propriété intellectuelle, cause incontestablement du tort à Monsieur Roger YENGA dont le mérite est passé sous silence, sans gêne, par le pouvoir en place qui triche sur tout. Il triche sur le pétrole, sur les deniers publics, lors de toutes les élections et maintenant il triche sur les droits d’auteur des citoyens congolais qui ne font pas partie de la mangeoire mais qui font pourtant honneur au pays par leurs publications. 

On peut bien se demander à quoi servent les pseudos intellectuels qui gravitent autour de lui en brandissant des doctorats pour le moins douteux comme vient de nous le montrer la piètre prestation d’un certain Moudoudou Placide lors de l’émission le débat africain D’Alain Foka sur les antennes de RFI. Le Congo regorge des ressources humaines de qualité, tant au pays qu’à l’étranger, mais qui ne sont tout simplement pas utilisées à cause de l’ostracisme d’un pouvoir qui préfère promouvoir la nullité et la médiocrité au détriment du mérite, de la compétence et de la rigueur.

Les vrais propos tenus par Monsieur Roger YENGA, dans son essai et lors de l’émission de RFI sont les suivants : « Le monde d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui de 1945. On ne peut pas faire comme si, soixante après, le monde serait resté statique ou immuable et que soixante après le monde serait resté le même. On ne peut pas faire comme ça ! ».
Pour faire croire que ces propos sont les siens, Monsieur Sassou ne s’est contenté que de remplacer le mot monde par l’Afrique. Une telle ruse ne peut induire en erreur que ceux qui n’ont pas lu cet essai et qui n’ont pas suivi une semaine d’actualité de RFI du 21 juillet 2012. J’ai encore par devers moi les deux fichiers audio de cette émission que je suis de temps à autre sur mon PC. Ceux qui ont des doutes peuvent simplement aller sur le site www.rfi.fr et télécharger cette émission. Ils me donneront raison après avoir suivi cette émission. 
Comment peut-on organiser une réunion du comité des dix de l’UA, reprendre les propositions de Roger YENGA tout en refusant de le citer et en le tenant à l’écart ? 
Si le pouvoir était humble et honnête, cette réunion des dix de l’UA aurait été une occasion pour informer les délégations africaines venues à Oyo qu’un Congolais avait déjà publié à Paris, deux ans auparavant, un essai sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies et qu’il avait développé ce thème sur les antennes de RFI au cours de l’émission une semaine d’actualité. Le Président de la République aurait pu inviter l’auteur afin qu’il vienne exposer sur son essai et notamment sur ses propositions qui auraient alors servi de base de travail pour le comité des dix de l’UA. 
Au lieu de procéder ainsi, le pouvoir, avec l’arrogance, la jalousie et la malhonnêteté intellectuelle qui le caractérisent, a préféré recourir à la tricherie qui est un domaine dans lequel il excelle. Ses conseillers se sont contentés de copier servilement l’essai du vrai auteur en faisant croire que c’est le produit de leur réflexion. Quelle honte.
En lisant le fichier PDF de la Constitution du 2O janvier 2002, que j’ai dans mon PC, j’ai découvert quelque chose au sujet de la protection du droit d’auteur. En effet, l’article 29 alinéa premier de ce texte dispose : « Tout citoyen a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute œuvre scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur ». 
Il importe de préciser que le Président de la République, en vertu de l’article 56 alinéa premier de la Constitution du 20 janvier 2002 « veille au respect de la Constitution et au fonctionnement régulier des institutions publiques ». 
En outre, de par son serment prêté conformément à l’article 69 de la Constitution, le Président de la République avait solennellement juré de « respecter et de défendre la Constitution et la forme républicaine de l’Etat ». 
Le Président de la République, en sa qualité de garant du respect et de la défense de la Constitution aurait pu tout simplement respecter le prescrit de l’article 29 alinéa premier de ce texte. Or, en ignorant un droit constitutionnellement garanti à tout citoyen congolais, qui est auteur, le Président de la République a tout à la fois usurpé la qualité d’auteur de Monsieur Roger YENGA et bafoué la Constitution dont il est pourtant le garant. C’est donc une violation de la loi fondamentale par celui-là même qui est censé prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu’il n’en soit pas ainsi. 
De la longue liste des violations récurrentes de la Constitution du 20 janvier 2002, par le pouvoir de Brazzaville, il convient d’ajouter l’atteinte aux droits d’auteur des citoyens congolais, par le biais du honteux plagiat qui est la preuve de la malhonnêteté intellectuelle des conseillers de Mr Denis Sassou Nguesso, qui lui ont préparé un discours en s’appuyant sur une publication dont ils ne sont pas les auteurs.
Comment le sommet de l’Etat, qui est censé donner l’exemple, peut-il sans honte se mettre à bafouer les droits d’auteur des citoyens congolais qui, du reste, n’ont jamais rampé devant lui, comme le font certains, afin d’avoir ses subsides ? 
Tous les Congolais, tant au pays qu’à l’étranger, y compris le comité des dix de l’UA, ayant lu ce numéro des Dépêches de Brazzaville doivent retenir que le vrai auteur des propos prêtés au Président de la République c’est Mr Roger YENGA et personne d’autre. Il m’a paru très important de rétablir la vérité car, c’est connu, les Congolais qui ont une vision critique de la gestion de la chose publique, ont rarement accès aux médias publics dont on sait qu’ils se caractérisent par le griotisme journalistique. 
Quant aux journalistes des Dépêches de Brazzaville, accoutumés à fouler aux pieds les règles déontologiques régissant leur profession, ils devraient informer objectivement les congolais au lieu d’encourager et de pratiquer la désinformation au profit d’un pouvoir qui est sa pompe à fric. Reconnaître à un citoyen congolais ce qu’il mérite n’est pas de nature à discréditer leur quotidien. Loin s’en faut.
On ne peut construire un pays prospère par la tricherie dans tous les domaines et en portant atteinte aux droits constitutionnels des citoyens congolais. Ces atteintes sont d’autant plus intolérables surtout lorsqu’elles émanent de celui qui est au sommet de l’Etat alors qu’il devrait briller par l’exemplarité. 
Le Président de la République ayant été induit en erreur par des conseillers plus connus pour leur paresse intellectuelle et la propension à la facilité que pour l’ardeur au travail, c’est l’occasion pour lui de suivre attentivement cette émission d’une semaine d’actualité et de lire cet essai. Il comprendra aisément que c’est à Mr Roger YENGA que revient la paternité des propos que ses piètres conseillers lui avaient fait tenir lors de la réunion du comité des dix de l’Union Africaine à Oyo le 16 mai 2014. Au lieu de faire travailler leurs méninges, ces incompétents ont choisi simplement de reproduire servilement et de manière éhontée le produit du travail de Roger YENGA. Pourtant, ils perçoivent beaucoup d’argent pour travailler et non pour se prélasser à la Présidence de la République comme ils le font. 
Sous d’autres cieux on ne plaisante pas avec les questions d’atteinte au droit d’auteur et de plagiat. On se souvient encore qu’un des ministres influents du gouvernement d’Angela Merkel avait fini par démissionner suite à la révélation, dans la presse, de son plagiat car plus de la moitié de la thèse de doctorat qu’il avait soutenue était le fruit du travail d’un autre auteur qu’il s’est bien gardé de citer.
Si le Congo était vraiment un Etat de droit, Monsieur Roger YENGA aurait pu porter plainte contre cette grave atteinte à ses droits d’auteur. Mais dans cette dictature, cet Etat policier et cette véritable prison à ciel ouvert qu’est devenu notre pays, sous ce régime, non seulement une telle démarche serait vouée à l’échec, la justice étant aux ordres du pouvoir, mais il risquerait aussi sa vie. C’est pour cette raison que, ne risquant rien parce ne vivant pas au pays, j’ai décidé de venir à sa rescousse, en révélant à tous la tricherie de ce pouvoir qui vole aux citoyens même leurs idées tout en ne reconnaissant pas leurs mérites. Voilà une menace, qui n’est pas moindre, pour ceux des citoyens congolais qui blanchissent quelquefois des nuits entières pour écrire mais qui sont injustement privés du produit de leur travail.
La Bible nous recommande de dire la vérité quel que soit le prix. C’est ce que je viens de faire, en espérant que le Président de la République, s’il lui reste encore un peu de sens de l’honneur et de la justice, n’aura pas honte de réparer le tort qu’il a causé au vrai auteur des propos que ses paresseux de conseillers lui ont fait malhonnêtement tenir lors de la réunion du comité des dix de l’UA à Oyo le 16 mai 2014. 
Ce ne sera d’ailleurs que justice et à son honneur. C’est aussi à cela qu’on reconnaît un vrai chef. 
CHRIS HUBERT MALONGA 
Diaspora congolaise en France

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Published by Chris Hubert Malonga - dans demain le congo brazzaville
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commentaires

Willy 05/06/2014 19:01


LDM, Je pense qu'un Chef (Président) peut faire confiance à ses conseillers. Lorsqu'il reçoit un texte, je ne pense pas qu'il ait le temps de vérifier (puisqu'il n'a pas le temps de faire des
recherches) qui a déjà écrit sur le sujet qu'on lui présente à lire. Or, s'il ne se contente que de ce qu'on lui donne, il faut en ce moment trouver un moyen de vérifier
l'originalité de la pensée du conseiller. Mais, le défaut comme je vois la manière de faire de notre gouvernement, dans tous les ministères, j'ai comme l'impression que tout est improvisé, pour
chercher à donner une image que tout marche bien dans notre. Vraiment, je suis désolé de ce message qui confirme une fois de plus l'amateurisme des conseillers du président; et c'est aussi sa
faute de vouloir satisfaire tous les parents (Lédza Lénoua).


Alors, j'ai refléchi à leur place. Il serait meiux de dire LE CONGO D'AUJOURD'HUI N'EST PLUS LE CONGO DE 1997, POURQUOI CHANGER LA CONSTITUTION? Un bon thème pour réunir tous les
politiques (que voulait dire le SG du PCT, qui a dit que le PCT n'a encore rien dit à propos de cette problématique qui trouble le sommeil du Ndzokou?). Willy.

Viviane 05/06/2014 07:49


En lisant ce message je n'ai pas été surprise, car c'est ce que ce pouvoir fait toujours depuis des lustres. Les conseillers de Sassou sont des champions d'achats des textes et informations
auprès de certaines personnes qui ont de l'imagination sur tous les plans. Ils prennent et viennent dire à Sassou, VOILA!!! C'EST LE FRUIT DE NOS EFFORTS, et c'est comme cela. Que, pour une fois
Sassou ouvre l'oeil et pour rattraper cela qu'il appelle la personne laisée et lui paye ses droits d'auteur, c'est normal, c'est logique, c'est démocratique constitutionnellement parlant. A la
place de Mr Yenga Roger, l'auteur du livre sur les Nations Unis, je n'hésiterai pas de porter plainte pour plagiat. Ebonga, ebonga té, toujours meilleur. Il y a une forte crise de conscience, un
Président de la République qui plagie sans honte un citoyen. Où va-t-on avec Sassou?  

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