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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 16:55

 

CONGO_SUITE1N0059.jpgMa chère Sylvie, bonsoir.

L'opposition n'est pas un slogan ou un faire-valoir, encore moins un passe-droit pour des nantis d'un système qui ont été écartés ou qui ne jouissent plus de leurs privilèges passés. On n'est pas opposant de circonstance mais dans la constance : comment comprendre la naissance d'une opposition juste pour fait d'élection présidentielle ? L'opposant l'est de tout temps, de tout lieu, 24 heures sur 24, 365 jours dans l'année. Il professe des idées et des actions aux antipodes de la pratique politique au pouvoir. Ce n'est pas le cas pour Mathias Dzon, par exemple, qui a été ministre des finances sous Denis Sassou Nguesso. Etre ministre d'un gouvernement, c'est appliquer sa politique, être en parfait accord avec le système dominant et le fait de se proclamer "opposant" par perte de sa situation privilégiée est une démarche inversée pour la retrouver.


Il n'y a stricto sensu pas "d'opposition" à l'intérieur du Congo. Ceux qui se proclament "opposants" sont des anciens cadres de la nomenklatura congolaise issue du moule unique du P.C.T. (Parti Congolais du Travail) insatisfaits qui ont perdu leur grandeur.
Question : quand Mathias Dzon était dans le gouvernement Sassou 1 ou 2 critiquait-il le pouvoir ou agissait-il dans son sens  ? Kinfoussia est un pote de Sassou car leurs deux épouses sont amies et certains opposants sont simplement instrumentalisés par Sassou lui-même pour donner l'illusion d'une démocratie. Pourquoi Mathias Dzon a-t-il demandé l'autorisation à Denis Sassou Nguesso de se pourvoir candidat à l'élection présidentielle avant de se désister - sans retirer sa candidature, ce qui a perturbé l'électorat ? Et toc ! Il n'avait pas besoin de son accord pour cela. Pourtant, il a publié cette lettre sur son site de campagne. Tous pourris, tous corrompus. Même Kignoumbi Kia Mboungou est de mèche avec Denis Sassou Nguesso. Ils sont nombreux à être reçus de nuit dans les coursives des palais  CRISTAL ou CLUB HOUSE par le gangster en chef. L'espoir ne peut naître que d'une nouvelle sève immaculée.
Ngouélondélé, le Général, a attendu la retraite pour se voir pousser un instinct démocratique.  Je ne parle même pas de ses liens familiaux avec Denis Sassou Nguesso ; ce qui explique pourquoi les autres sont poursuivis et pas lui. D'ailleurs, on ne l'entend plus et on ne le voit plus beaucoup avec les autres. Non, des voix éclairées le savent depuis longtemps : Il n'y a pas une opposition intrinsèque au pouvoir dans les frontières intérieures du Congo. l'opposition, nous la construisons en ce moment car ceux qui mangent ou ont mangé par Sassou pensent par Sassou et agissent pour Sassou. Je ne peux t'en dire plus mais sache que l'opposition, nous la créons en ce moment et celle-là, Sassou n'aura aucun pouvoir sur elle. Nous prenons le soin d'en écarter toute brebis galeuse.

 
LION DE MAKANDA, UN CLAVIER COMME SEULE ARME

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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commentaires

Mwana Mboka 21/03/2011 10:34



Bonjour LDM et merci.


A propos de fonctions politiques et administratives au Congo, quand les ténors du régime maîtrisent toutes les chaînes de l'économie, de l'administration, du secteur privé et public, avec leur
propres circuits de recyclage financier, comment faire de l'opposition de l'intérieur sans l'adhésion de tout le peuple  ? Quels sont alors les instruments du peuple, quand au sein même de
la magistrature, chacun voit midi à sa porte pour protéger ses biens et sa famille et s'adonne à la corruption passive ou active, à la concussion ? Le maître mot devient la violence morale et
physique, au service des plus forts, des plus nantis. Franchement, à force de violer la conscience de chacun, interdire la libre pensée auto-critique, je peux dire haut et fort que c'est ça la
dictature, la tyrannie. Je regrette profondément les ostracismes qui poussent les uns et les autres à se regarder en chien de faience et qui provoquent la défaillance même de l'opposition qui se
voit indéfectiblement privée de ses revendications au profit des porte-chapeau habituels. Comment par exemple l'ancien chef de la sécurité intérieure a t-il pu se faire élire au sein de la
représentation des Droits de l'Homme ?



Le Lion de Makanda (LDM) 21/03/2011 12:02



Mwana Mboka,


bonjour.


Je vais prendre tes questions l'une après l'autre : "Comment faire de l'opposition de l'intérieur sans l'adhésion de tout le peuple ?" La formulation est un peu ambigüe et laisserait entendre
qu'il faut d'abord attendre l'adhésion du peuple pour faire de l'opposition ou que l'opposition intérieure est impossible de l'intérieur sans l'adhésion populaire. En fait, la question devrait
être : "     comment être capable de faire l'opposition de l'intérieur en trouvant les stratégies pour une adhésion populaire ?" En effet, si à l'intérieur, on attend d'abord une
adhésion populaire totale, personne ne ferait de la politique. D'ailleurs, comment activer l'adhésion politique sans d'abord engager le combat politique ? L'homme politique a des
convictions et son but est qu'elles deviennent les convictions dominantes de la société et s'il y parvient, résoudre la maîtrise des chaînes de l'économie n'est plus un problème. Qu'on
se souvienne que lorsque Sassou avait perdu le pouvoir, son clan ne maîtrisait plus les chaînes de l'économie. Le pouvoir et la maîtrise des chaînes de l'économie vont ensemble.


Deuxième question : "Quels sont alors les instruments du peuple, quand au sein de la magistrature, chacun voit midi à sa porte pour protéger ses biens et sa famille et s'adonne à la corruption
passive ou active, à la concussion ?" Cette seconde question, à cause de l'usage de l'adverbe "alors" semble être une conséquence de la première question. Si on prend la question rectifiée à
manière, c'est-à-dire, si l'opposition, quelle qu'elle soit, intérieure et/ou extérieure, trouve les ressorts pour emporter l'adhésion populaire, les ressorts de la justice changeront
d'eux-mêmes. Et vu qu'il s'agit de juges nommés, le changement sera d'autant facile. Pour te convaincre, regarde ce qui se passe en Egypte : 1)Un mouvement qui a emporté l'adhésion populaire se
met en place face à un pouvoir et un système de 40 ans d'âge 2) Ce mouvement l'emporte sur le système 3)L'armée a entériné un changement de Constitution hier car elle ne peut rien face au rapport
de force : tout va forcément changer !


En ce qui concerne la dernière question, la réponse est simple  : à partir du moment où il n'y a pas élection et que le mode choix des hommes est la cooptation, rien ne peut nous étonner.
Cependant, tout cela sera balayé le moment venu. Le propre d'une révolution, c'est de tout balayer sur son passage - afin que le tour soit complet sinon ce n'est plus une révolution !



Ngola Richard 11/06/2010 12:07



merci LDM pour toutes les infos que tu mets à disposition, mais je trouve qu'il ya un bémol dans cette publication du fait qu'il ya eu des allégations non prouvées,au sujet des politiques qui
travailleraient pour le compte de Sassou.Je prends le cas de KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU, cet homme a eu le courage, au sortir de la guerre du 5 juin,de porter l'étandard de l'UPADS à ses risques et
périls jusqu'au jour les "vrais" opposants sont rentrés de l'éxil pour déchirer ce grand parti,qu'ils ont trouvé pourtant uni.Il est le seul député à l'assemblée nationale à dénoncer tout haut ce
que les gens pensent tout bas, concernant la mégestion du pays.Alors, qu'est ce que vous lui reprochez?Il ne suffit pas seulement de faire du bruit loin du pays qui ne change rien jusqu'à ce
jour, pendant que ceux qui sont là croupissent de misères,pour se prévaloir un "vrai" opposant?L'opposition ne se résume pas en critiquant, en insultant et en calomniant Sassou tout les jours, il
ya bien plus que cela!!!  



Le Lion de Makanda (LDM) 11/06/2010 13:10



Bonjour, Richard. Juste une remarque qui doit vous faire réfléchir : pourquoi Kignoumbi n'a aucun problème - alors que quiconque critique Sassou à l'intérieur du pays a des problèmes ? Je prends
l'exemple de Poungui, de Dzon, de Mandzimba, etc, qui ont des ennuis. Kignoumbi joue le jeu mais nous avons des éléments qui attestent que Sassou et kignoumbi sont des amis et qu'ils collaborent
ensemble. Si Kignoumbi n'avait aucun lien avec Sassou, avec ce qu'il dit, il serait déjà mort empoisonné. Donc, dire qu'il a pris des risques, c'est un peu trop lui jeter des fleurs : il peut
agir avec l'autorisation de Sassou lui-même. C'est que la politique au Congo est faite d'implications relationnelles complexes. Il faut dépasser le discours pour regarder dans les relations
sociales et vous y ferez une meilleure lecture de ce qui se passe au Congo. Il faut bien une voix ou quelques voix critiques à l'intérieur pour parachever l'illusion de la démocratie. Kignoumbi
n'a pas dénoncé le désordre qui règne au sein de l'UPADS : il s'est contenté d'en être l'un des nombreux vices-présidents. C'est dire qu'il a participé à la décomposition ambiante de ce grand
parti.


A part, ça, c'est un homme courageux et le personnage m'est sympathique mais je me méfie du politicien Kignoumbi. Il n'a rien dit quant aux résultats truqués de l'élection présidentielle. Et ça
n'étonne personne qu'il soit arrivé en deuxième position ? Moi si ! Je suis très suspicieux. J'avoue que je peux me tromper mais l'histoire finit par me donner raison. Kignoumbi n'a pas trouvé
réprobant que madame Lissouba vienne juste discuter de la situation de sa famille alors que nombreux sont en exil à cause de son mari et on ne lui a pas entendu parler d'une "amnistie générale" ;
elle s'est contentée de la situation de sa famille à qui Sassou a rendu de nombreux privilèges. Non, Kignoumbi est certes une exception mais reste dans la ligne des collabos de Sassou et de son
pouvoir - en dépit de la ciritique qui n'est là que pour masquer leurs bonnes relations...


L'opposition ne se réduit pas à la critique mais elle commence là et si elle peut mieux faire, elle le fait. Tenez, si aucune opposition ne dénonce ce qui se passe au Congo, comment le monde
entier saura ce qui s'y passe ? En alertant la presse internationale, nous avons peut-être sauvé la vie du Général ou du Colonel, peu importe, Mbahou ou Mbaou.



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