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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 19:20

Plus que deux ans et quelques mois avant 2016, l'année du basculement dans l'inconnu politique tant redouté par le clan au pouvoir. 2016, une année qui si le statu quo continue, signera normalement la fin du règne de monsieur Denis Sassou Nguesso, le plus long de l'histoire politique du Congo, Denis Sassou Nguesso qui aura passé plus de quarante ans au pouvoir après avoir effectué ses deux mandats et avoir dépassé l'âge de soixante-dix ans. L'homme est dans les rouages du système politique congolais depuis l'époque du président Marien Ngouabi qui quoi que l'on dise était un vrai fils du Congo ayant commandé le pays de 1968 à 1977. Or, ce qui s'avère une solution pour le peuple (son départ de la scène politique) ne sied pas à monsieur Denis Sassou Nguesso qui n'envisage pas sa vie sans l'ivresse et les facilités concédées par le pouvoir. Il est temps pour lui et ses sbires du PCT d'envisager une opération de hold-up définitif du pouvoir en modifiant la constitution en ses points inaliénables. Seule manque l'opération cosmétique qui légitimera ce putsch constitutionnel.

Au moment où certaines rumeurs qui me parviennent affirment que la mère du grand éléphant était d'origine centrafricaine, raison pour laquelle il aide tant cette république soeur, allant jusqu'à payer les salaires des fonctionnaires de ce pays comme le faisait feu Omar Bongo pour le Congo avec l'argent du Gabon, nous apprenons ce que les hyènes et les charognards du PCT colportent : la plus grande conspiration jamais fomentée contre le Congo et son peuple.

Ne vous attardez pas dessus mais je sais déjà que nombreux vont certainement le faire. Que son père ait pu être du Bénin ou d'ailleurs et que sa mère fut centrafricaine n'empêche pas à monsieur Denis Sassou Nguesso d'être Congolais. C'est juste une digression qui peut avoir son importance dans d'autres cieux où l'on exige que le candidat à l'élection présidentielle soit  né de père et de mère natifs du pays. Bref, ce n'est pas le cas au Congo - même si ça peut expliquer la tendance qu'a monsieur Denis Sassou Nguesso à se porter au chevet de pays étrangers - comme s'il n'avait cure de ce qui se passe dans son propre pays : Centrafrique, Niger, Bénin où il a construit le plus grand marché de ce pays, même la Chine à qui il a donné un milliard de francs cfa soit plus de 150 millions d'euros pour la construction d'une école - alors que c'est la deuxième puissance économique du monde, etc, ont bénéficié des largesses de l'homme des dépenses faciles qui n'a pas hésité à financer l'anniversaire des soixante-dix ans de sa femme à coups de millions d'euros publics à Saint-Tropez la ville des milliardaires. 

Pour revenir à nos vaches d'Oyo, disons que Sassou a demandé au PCT, le parti créé par le président Marien Ngouabi, d'effectuer des consultations à propos de la modification de la constitution de janvier 2002. C'est Marien Ngouabi qui a créé le PCT, Sassou n'ayant aucunément l'intelligence pour être cofondateur de ce parti. Oui, il était présent au commencement de l'aventure PCT mais pas en qualité de cofondateur. Désolé, son cerveau n'est pas programmé pour faire le bien mais le mal...

Si c'était juste une question de palabre comme disent les Ivoiriens, on ne pourrait s'en inquiéter car il n'est pas interdit de parler de la constitution ou d'en discuter mais si le PCT consulte, c'est que ce parti cherche la manière la plus habile pour faire accepter la modification de la constitution de janvier 2002 au petit peuple. Si ce parti au pouvoir avait trouvé la recette miracle pour boutiquer l'arnaque du siècle, il n'aurait jamais été question de "consultations". Par consultations, il faut entendre tous les mécanismes politiques permettant d'atteindre l'objectif de la modification de ladite Constitution. C'EST UN GROS COUP  QUI RESSEMBLE AU CASSE POLITIQUE DU SIECLE. IL FAUT QUE TOUS LES DOCTEURS EN AGITATION POLITIQUE, TOUS LES EXPERTS EN MANIPULATION DES MASSES, TOUS LES GROS LOUBARDS DU PCT ET D'AILLEURS ENTRENT EN CONCLAVE POUR ACCOUCHER D'UN MENSONGE A LA PEAU LISSE CAR GRATTE A L'OIGNON POUR SEDUIRE LE PEUPLE.

Attendez, ce n'est pas parce que la constitution d'un pays favorise l'alternance qu'il faut la chambouler ! Il eût mieux fallu pour Denis Sassou Nguesso pendant que le pays était totalement à sa merci qu'il introduisît  les textes qui lui auraient permis  de se représenter continuellement jusquà la mort. Or, il a voulu écarter ses rivaux les plus sérieux au travers de la limite d'âge (soixante-dix ans) et celle des mandats (deux). De même que les Congolais de la diaspora ont été écartés pour délit de "séjour à l'étranger".

Sassou a dit à un journaliste français (France 24) que la question de se succéder à lui-même n'était pas à l'ordre du jour. Apparemment, c'est à présent le cas. Nous ne souhaitons pas que le parti créé par l'immortel Marien Ngouabi assassiné par un complot ourdi par Denis Sassou Nguesso puisse devenir complice d'un hold-up constitutionnel car personne ne sait ce qui risque de se passer si pareille chose advenait. Cet acte pourrait plonger le Congo dans une crise grave. Le peuple est contre la modification de la constitution juste pour satisfaire la soif inextinguible d'un homme qui veut mourir au pouvoir, un homme qui ruine et conduit le pays à sa perte. A soixante-dix ans révolus, il est temps de quitter le pouvoir pour s'occuper de vos vaches et de vos étangs et de toutes vos affaires qui vous préoccupent plus que l'avenir des Congolais, monsieur Denis Sassou Nguesso.

Si le PCT pactise à la violation de la constitution, cela reviendrait à assassiner le président Marien Ngouabi pour la seconde fois : la première fois, les membres du PCT avaient dit qu'il valait mieux perdre un Kouyou que de perdre le pouvoir, la seconde fois, on veut tout simplement assassiner à présent le pays où il a vu le jour.

Chers membres du PCT, vous avez eu le courage de refuser la modification des contrats pétroliers comme le demandait Sassou à l'assemblée nationale pour faire plaisir à ELF qui l'avait aidé à revenir aux affaires louches de la république ; vous pouvez refuser aujourd'hui de collaborer pour éviter la décadence et la mort de la république qui basculerait d'un régime présidentiel à un régime monarchique. Vous profitez certes du système en vous enrichissant énormément mais cela vaut-il la peine de laisser dépérir une nation pour la gloire d'un seul homme ? C'est une grosse responsabilité que vous prendrez si vous êtes les complices du monstre de l'Alima qui vous a demandé de commencer la forfaiture qui conduira à ouvrir la boîte de Pandore comme le dit le professeur Marion Madzimba Ehouango. Nous partageons son avis en estimant que l'urgence est ailleurs et il a bien raison de vous inviter à réfléchir sur la façon d'améliorer les procédures électorales afin de permettre l'organisation d'élections libres et transparentes.

Marien Ngouabi aimait le Congo, son pays et le pays de ses ancêtres. Il avait dit au peuple : "SI VOTRE PAYS EST SALE, IL FAUT LE LAVER AVEC SON PROPRE SANG". Hélas, son sang n'a pas lavé le pays de sa saleté politique. Peut-être n'avait-il aucune vertu septique parce qu'il était déjà sale du sang de Kinganga et d'Ange Diawara mais il le croyait, il estimait que sa mort pouvait sauver sa patrie. Hélas, Marien n'était pas Christ. Il a succombé au nième complot ourdi par celui qu'il avait hissé très haut : Denis Sassou Nguesso, le mal du Congo depuis quarante ans.

Personne n'a obligé cet ambitieux à écrire de cette manière sa propre constitution taillée sur mesure ; il faut donc qu'il en assume les conséquences. L'INTERET DE LA NATION DOIT ETRE AU-DESSUS DE L'INTERET PERSONNEL. Si nous ratons cette occasion de nous débarrasser de la gangrène Sassou, nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer car il conduira inéluctablement le pays à sa perte.

Lorsqu'on ne peut plus porter sa veste trop serrée parce qu'on a pris de l'embonpoint, on ne la déchire pas et on n'assassine pas le tailleur. On passe la veste à quelqu'un d'autre à qui elle sied mieux et on remercie son tailleur : le peuple congolais, d'avoir fait preuve de tant de sagesse et de patience à son égard. Qu'il se souvienne avoir demandé pardon au peuple au sortir de son coup d'Etat de 1997. CETTE FOIS-CI, WE THE PEOPLE, NOUS LE PEUPLE, NE LE LUI PARDONNERONS PAS. IL ASSUMERA LES GRAVES CONSEQUENCES QUI S'EN SUIVRONT...

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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Bavanguila 28/04/2015 18:29

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