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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 11:16

Mes chers amis, il s'agit de tirer les leçons de notre passé récent pour choisir quelle attitude choisir face aux menaces qui se profilent contre notre peuple. Ayant reçu les inquiétudes d'un ami concernant un de mes articles intitulé : "PRESSE/CONSTITUTION...", je viens apporter des éclaircissements que je juge nécessaires pour éviter les ambiguïtés. De façon succincte, on peut dire qu'une solution est mauvaise si elle débouche sur les résultats que l'on souhaite éviter. Si nous espérons nous débarrasser du dictateur Denis Sassou Nguesso mais qu'au final une démarche conduit à le maintenir au pouvoir, on peut à coup sûr conclure que cette solution est mauvaise.

Face au pouvoir de Denis Sassou, il y a deux postures globales : il y a ceux qui disent que le pouvoir de Denis Sassou Nguesso est illégitime ; nous ne reconnaissons pas sa Constitution du 20 janvier 2002 et ceux qui plus pragmatiques disent : "Il y a une nouvelle constitution, nous sommes obligés d'en tenir compte parce que nous n'avons pas les moyens pour le moment de ramener celle de 1991 abrogée". D'ailleurs, Sassou a organisé un faux référendum pour l'adouber. Il est évident que moins de cinq pour cent des Congolais l'ont votée mais Sassou l'a placée sur nos têtes comme une épée de Damoclès.

Il ne suffit pas de ne pas reconnaître la constitution de 2002 pour qu'elle disparaisse ou cesse d'avoir un pouvoir sur nos vies. Voilà douze longues années que l'imposture du 20 janvier 2002 persiste en prenant la place de la légitime constitution de 1991. Nos incantations ne peuvent pas non plus la faire disparaître. Au niveau international, l'imposture est tolérée et Sassou est assis dessus pour imposer sa dictature. Tant que les puissances du monde ont le pétrole, le bois, l'or, la potasse, etc, elles ferment leurs yeux et leurs oreilles.

Avançons. Cette constitution prévoit un certain nombre de dispositions : la possibilité du chef de l'Etat d'appeler à l'organisation d'un référendum, la limitation à deux mandats et le non-dépassement de l'âge limite à soixante-dix (70) ans. Les deux dernières dispositions constitutionnelles ne sont pas modifiables. Aujourd'hui, ceux qui voient dans celles-ci l'occasion de susciter une alternance politique se battent pour que Denis Sassou Nguesso les respecte et s'en aille s'occuper de ses vaches et de ses poissons-chats à Oyo et à Edou. Ceux qui sont dans le déni de cette constitution disent que peu importe ce que fait Sassou, ils ne le reconnaissent pas comme président de la république et ils ne reconnaissent pas sa Constitution. L'épée de Damoclès constitutionnelle reste pourtant toujours suspendue sur nos têtes.

Denis Sassou Nguesso vient récemment d'organiser un faux recensement administratif qui place les zones nord plus peuplées que les zones sud. Ce qui est évidemment faux. L'opposition intérieure incarnée par les Mathias Dzon et les autres pourrait démontrer que de nombreux compatriotes n'ont pas été recensés et provoquer une annulation de ce faux recensement administratif. Hélas, ils ne disent rien et ne font rien - laissant libre cours à la falsification démographique de Sassou. Pour l'instant, nous sommes juste face aux imprécations tartares de nos frères de la diaspora qui n'ont pas le pouvoir d'invalider ces faux chiffres. D'ailleurs, nous, Congolais de la diaspora, avons été floués de nos droits de vote - sans que nous soyons à notre tour capables de forcer le régime à reconsidérer ce déni constitutionnel : on ne voit pas les organisations de la place de Paris prendre ce problème à bras le corps ; ce pourrait être une occasion de revoir les listes électorales.

En tenant compte du droit de tout Congolais majeur à voter, il est possible de pousser les Congolais à s'inscrire sur les listes électorales et forcer le gouvernement dictatorial à considérer leurs voix. Rien n'est fait dans ce sens et nous n'entendons pas les Mathias Dzon et compagnie vociférer à ce propos comme si cette situation était normale. Vous pourrez toujours objecter qu'il s'agit d'une dictature et même si tous les Congolais s'inscrivaient sur les listes électorales, la dictature des crocodiles de l'Alima peut toujours falsifier les résultats. Nous avons déjà dit qu'il était possible au vingt-unième siècle de prouver que l'on a gagné une élection : il suffit de réussir à imposer que tout le processus soit enregistré, filmé. Il faut commencer par filmer les urnes pour constater si elles sont bourrées ou non et filmer le dépouillement et les résultats. Il y a donc une solution mais encore faille-t-il l'imposer. A la fin, on peut aussi considérer les bulletins jetés car c'est un indice de vote très important.

Jusqu'à présent, au cours des élections nationales, les Congolais ont toujours joué le jeu du boycott. Je vous fais remarquer qu'à ce jeu-là, c'est toujours Denis Sassou Nguesso qui gagne. Illustration : en France, si les électeurs de gauche et de droite boycottaient des élections, l'Hexagone se retrouverait avec le Front National au pouvoir. Il suffit pour s'en convaincre de tirer les leçons des élections municipales récentes en France ayant connu une très forte abstention des électeurs de gauche. Conséquence : nous avons tous observé une très forte poussée du Front National. A la réflexion, le boycott n'est pas la bonne solution si elle entraîne inévitablement la victoire du camp de notre ndzokou politique national.

En lisant mon article, un compatriote m'a fait part de ses inquiétudes dans la mesure où je demande au peuple, que l'on s'entende bien, DANS LE CAS OU IL SERAIT IMPOSSIBLE D'EMPECHER LA TENUE DU REFERENDUM - SI C'EST L'OPTION QUE CHOISIT SASSOU POUR SE MAINTENIR AU POUVOIR- d'aller voter. Son argument essentiel : le fait que les listes électorales sont truquées. En matière de droit, il est possible de le démontrer et de provoquer un nouveau recensement administratif. A ce niveau, c'est l'opposition intérieure avec les Mathias Dzon et compagnie qui doit faire le travail et démontrer que certaines personnes n'ont pas été recensées. Le pouvoir, au nom du droit constitutionnel de chaque Congolais à voter s'il est majeur, ne pourra ne pas revoir ses listes. On peut aussi montrer que sur la liste se trouvent des personnes décédées et surtout veiller à ce que les étrangers ne prennent pas part aux votes. De ce côté-là, je déplore une opposition intérieure complice du régime.

Résumons : si on ne conteste pas les listes électorales actuelles et nous venons de prouver qu'elles sont contestables et nous avons indiqué les moyens de les mettre à mal, à défaut d'empêcher le référendum de se tenir, si Sassou en convoque un, il gagnera. Si on appelle au boycott, il gagnera encore car les électeurs favorables au pouvoir iront TOUS voter et aucune voix ne manquera comme aucune voix du Front National ne manque en France. Alors, quelles possibilités nous restent-il d'arrêter le monstre Sassou ? ON PEUT EMPECHER PAR UNE PRESSION FORTE QUE LE REFERENDUM SE FASSE. Cependant, voyez-vous le peuple congolais sortir dans les rues pour manifester et dire NON AU REFERENDUM ? Il faudrait un miracle. Peut-être une pression internationale mais là aussi, il faudrait un autre miracle pour que Denis Sassou Nguesso s'incline. N'oubliez pas que pour les puissances du monde qui se sont attablées sur la dépouille CONGO afin de piller toutes ses ressources et de lui voler ses terres fertiles, ce qui compte, c'est d'abord leurs intérêts. Les déclarations des uns et des autres se heurteront au mur de la non-ingérence. Nous sommes d'avis de compter avant tout sur nos propres forces. Hélas, elles sont faibles.

Que mon compatriote sache que la majorité des Congolais ne lit pas les textes du Lion de Makanda et même si tous les lisaient, si mon raisonnement est erroné, rien n'oblige à ce que le peuple suive mes recommandations. Par contre, si j'ai raison de dire qu'à défaut d'empêcher le référendum de se faire, il faut arrêter le hold-up constitutionnel de Denis Sassou Nguesso par un vote massif du NON, cher compatriote, vous êtes condamné à diffuser mes idées.

Lisez bien ce texte, long certes, mais dans lequel j'ai considéré la plupart des hypothèses.

Je suis par contre inquiet lorsque j'ai écouté une interview de mon frère cadet Vivien Manangou, juriste enseignant à l'université de la Rochelle en France, qui expliquait que juridiquement, il était possible à Denis Sassou Nguesso de modifier la Constitution sans passer par le référendum. La démarche est la suivante : Sassou modifie la constitution en ajoutant deux articles qui abrogent celui qui limite les mandats et celui qui bride l'âge à soixante-dix ans. Les ayant abrogés, il en écrit deux nouveaux qui ôtent la limitation de l'âge et la limitation des mandats. C'est simplissime mais la question qui se pose est la suivante : peut-on considérer l'abrogation de ces articles comme des modifications ? Le débat est ouvert.

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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commentaires

Man 11/04/2014 05:55


vingtième anniversaire du génocide rwandais


Merci cher compatriote pour cet article. Je profite d’envoyer ce


 lien pour éclairer les compatriotes concernant ce génocide. Merci 


de lire les commentaires aussi. 


“Rwanda, une vérité qui dérange”


http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/rwanda-une-verite-qui-derange-150531

mwangou 07/04/2014 20:30


Bsoir LDM! la question est à mon avis sans protocole: pourquoi une constitution dans une société humaine? y a-t-il des sociétés sans convention, dans lesquelles il y cordialité entre les
individus? le 5 juin 1997 au congo ne s'explique -t-il pas par la tentative du gouvernement de l'époque de ne pas respecter la constitution?


Il y a longtemps qu'on ne croit plus à ces fameux enseignants noirs dans les universités etrangères. C'est comme les médecins africains qui sont excellents dans les hopitaux européens, mais qui
deviennent de véritables assassins dans les hopitaux africains. je ne crois pas que l'expatriation est un gage de savoir vivre, ni de savoir penser, ni de savoir raisonner. du reste, ceux des
africains qui ont choisi de ne plus revenir dans leur pays d'origine, prennent l'option de ne jamais émettre de point de vue sur des situations qu'ils savent et considèrent comme les dépassant;
ils choisissent de ne jamais se prononcer sur la vie politique de ces pays africains.

Man 07/04/2014 04:33



 


EXCLUSIF/COUP D'ETAT DE 1997/DOCUMENT TOP-SECRET : ENFIN DE LA PLUME DE SASSOU LA PREUVE DE SON IMPLICATION LORS DE LA MORT DE MARIEN ET LE COMPLOT CONTRE LISSOUBA DEVOILE !


 


Cher Compatriote LDM, merci pour cet article. Voilà un lien qui va exactement dans le même sens que votre article et va, certainement completer votre document. Je souhaitai mettre ca à la portée des compatriotes dans la partie commentaire, mais c’est un doc PDF. 


http://www.dette2000.org/data/File/France-Congo___Des_cadavres_dans_le_placard.pdf


 


Je suis votre humble compatriote qui à toujours pensé que le problème du Congo, ce ne sont pas les chinois, mais la France. La France tire les ficelles de la politiques congolaise (premier facteur d’influence) et elle nous fait consommer le produit de ses medias (Deuxième facteur). Par manque des médias de contre verité, la population congolaise continue de croire aux médias français (a cause d’incompetences des congolais de faire du bon travail qui attirerait la population, et aussi a l’incompetence des hommes politiques de ne pas savoir reguler les médias étrangers ).  Ces médias français prechent le faux et aveugle notre peuple. Ils disent que le Président syrien tue son peuple, que la Russie a annexe la Crimée, qu’en Ukraine les manifestants étaient des pacifistes, etc ce qui est faux et absurde. Ils ne disent pas que ce sont eux qui armes et soutiennent les terroristes (conf. Dernier voyage du Pdt Us en Arabie saoudite)


http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=165262&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=438&s1=1


Lisez les commentaires SVP.

goguy 06/04/2014 15:10


La grande confusion chez les socialos, suivi de la grande
illusion ?


La Bérésina politico socialos grande défaite aux municipales, liée à l’impopularité d’un président qui n’a pas tenu ses promesses ;
 gouverner la France avec 8 % d’opinion favorable, ce n’est pas acceptable. Ce n’est pas Jean Marc Ayrault qui devait démissionner, mais
vous ; le peuple est attentif à la seule vérité des faits, l’altruisme du politique, l’intérêt de sa bonne fortune.


 


Monsieur Hollande, soyez honnête, quittez la politique, pour les raisons suivantes :


Vous êtes le premier magistrat de France, la justice française, c’est un refuge de malfaiteurs à la solde du gouvernement, qui sont en
poste ; des magistrats pédophiles, des voleurs, des détraqués sexuels, des alcooliques ; nous sommes jugés par des malfaiteurs irresponsables, des paresseux, des francs-maçons qui
protègent les frères délinquants ; c’est une atteinte au droit.


 


Le maître a pour lui le droit, l’immunité parlementaire.


 


Les conséquences de ces jugements crapuleux, sous la pression de l’injustice, des victimes se suicident, sont internées illégalement, d’autres
sont embastillées, c’est le cas de René Forney de Grenoble ; il a osé dire à un magistrat que c’était un truand ; qui peut prouver le contraire ! Un an de taule ferme ? La
vérité a ses contraintes. Combien de magistrats devraient être en prison ; le juge qui avait volé la pendule à la Cour de cassation est libre, Burgaud a un mort sur la conscience, est
toujours en poste, la main baladeuse du juge d’Angoulême qui se caressait sous sa blouse,  la juge Cormery de Bressuire, complice d’escrocs qui
oeuvrent en bande organisée ; elle me vole ma retraite par des condamnations crapuleuses, illégales ; elle n’est pas la seule, j’ai déposé plainte contre une dizaine de ses collègues,
et trois procureurs de la République, impliqués dans la spoliation de mon héritage.


Ces magistrats ont agi d’une manière perverse et se sont montrés détestables dans l’injustice.


Je suis victime de l’industrie criminelle d’État.


La justice élève une nation, mais l’injustice c’est quelque chose de honteux pour les communautés nationales. Les institutions sont devenues
un bouillonnement d’ambitions, et d’échecs ; les victimes se retrouvent seules dans un monde hostile, déprimant, impitoyable, qui les plongent dans le désespoir.


À mes yeux, la plus belle vertu réside dans l’amour du bien public.


 


La France est au plus mal, ce n’est pas la faute des Français ; mais des politiques corrompus qui ont ruiné le pays, en spoliant le
peuple, c’est le cas de votre ami, le plus grand voleur, criminel d’Europe, Chirac.


Chirac a détourné l’énorme budget du service militaire obligatoire, le contribuable demande où sont passées ses sommes, de plus, nous versons
des retraites à ces truands.


Cet individu a détruit des entreprises nationalisées, l’EDF, PTT, SNCF, Hôpitaux, Gendarmerie, etc.


Les 570 tonnes d’or sorties de la banque de France !


Monsieur Hollande, vous souillez votre conscience par votre passivité ; ce bandit doit restituer ce qu’il a volé. Les
paradis fiscaux sont remplis de l’argent sale, demandez le mode opératoire à Jérôme Cahuzac, ou Villepin, ainsi qu’a de nombreux politiques artisans de l’évasion fiscale  


Le hors la loi, cet imbécile, associé de cette conjuration, Eric Goguy ; ce voyou est en poste au Japon, il doit être hors d’atteinte de
la justice française ?


Vous nommez Manuel Valls premier ministre, cela n’est pas sérieux.


Manuel Valls, ministre de l’Intérieur.


 J’ai informé par courrier recommandé avec avis de réception le
ministre.


Que des individus de son administration, Suire ancien contrôleur général de la police, son fils Jean François Suire commissaire divisionnaire
qui à tué son épouse, Guillot ancien commandant de police, la plus grande fripouille que la terre ait jamais porté ; ces bandits opèrent en bande organisée, et m’ont drogué pour voler
l’héritage de mon père ; cette escroquerie a détruit l’industrie, j’ai fourni des preuves concernant cette affaire, pas de réponse de ce ministère ?


Un ministre qui laisse en liberté ces abominables créatures n’a pas sa place au gouvernement. Ces bandits m’ont drogué

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