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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 15:44

Le combat d'un vrai opposant ressemble à un marathon et non à une course du cent mètres. Résister face à une dictature dirigée par un homme sans scrupules comme Denis Sassou Nguesso requiert de l'endurance confinant à la foi dans la lutte politique. Tant que la partie n'est pas finie, on ne se décourage pas, on ne lâche rien. Tant que le dictateur Denis Sassou Nguesso sera au pouvoir, nous continuerons notre intifada de la plume commencée depuis 1997.

Denis Sassou Nguesso a évoqué le changement de la constitution du 20 janvier 2002 parce que croit-il que le "peuple" qu'il affame, terrorise, laisse mourir de maladie le réclamerait. Quel comble ! C'est comme si ceux qui meurent de faim, de soif et de maladie veulent que leur descente aux enfers continue ! Qui pourrait croire à cela ? En fait, il n'y a que lui et lui seul qui a intérêt à changer de constitution pour continuer son règne criminel dans l'impunité absolue. Son "peuple" se réduit à quelques sages analphabètes qui ne savent même pas lire. En effet, ni les paysans affamés, ni les enfants malnutris, ni les mères despérées, ni les fonctionnaires qui ont du mal à joindre les deux bouts n'ont rien réclamé.

  • Certes, le référendum est prévu dans la constitution du 20 janvier 2002 mais le changement ne l'est pas, juste une possible révision sous référendum : pour qu'il y ait une nouvelle constitution, il faut d'abord abroger celle du 20 janvier 2002. D'autre part, Sassou ne peut prétendre se comparer à Angela Merkel qui oeuvre au développement de son pays. Quant à sa médiation à propos de la crise centrafricaine, il n'a pu arracher un accord qu'en invitant les belligérants chez lui pour les corrompre.

Annoncer l'intention de changer la constitution de son pays à l'étranger n'est pas élégant pour un homme d'Etat ; cela dénote du sempiternel mépris de Denis Sassou Nguesso pour le peuple sur lequel il s'essuie les pieds depuis toujours. Le mastodonte de l'Alima a voulu prendre Barack Obama de court en se prononçant avant lui mais rien n'est encore joué : rien ne dit que le peuple dans sa majorité veut un changement de constitution pour en venir au référendum ; ce n'est pas en interrogeant quelques pseudo-sages qu'on peut tirer une telle conclusion d'autant que Thierry Moungalla affirme au micro de RFI que le pseudo-sage de Sibiti qui fut interrogé ne sait même pas lire ! Comment peut-on se prétendre sage si on ne sait pas le fond du sujet sur lequel on se prononce ? C'est pathétique. Oui, ces pseudo-sages sont des citoyens qui ont le droit de vote mais ce ne sont pas des super-citoyens dont la parole prévaut sur celle de la totalité !

Ne vous laissez pas abattre, chers compatriotes. Si vous croyez que les choses sont jouées d'avance, c'est que vous croyez en un avenir déjà écrit à l'avance. En politique, il est question de rapport de forces. IL EST ENCORE TEMPS QUE LE PEUPLE CONGOLAIS PROUVE A LA TERRE ENTIERE QU'IL PEUT SE DEBARRASSER UNE FOIS POUR TOUTES DU MONSTRE SASSOU QUI N'A PAS CESSE DE SUCER LE SANG DES CONGOLAIS. Moi, je vais vous surprendre : cette affaire que le clan Sassou & Nguesso croit pliée pourrait dégénérer en conflit ouvert. 

Nous réaffirmons ce que nous avons déjà dit : la légitimité d'agir sur la constitution vient d'elle-même : rien n'a été prévu quant à son abrogation, juste une révision est possible mais sans altérer le principe sacré de l'alternance qui gêne tant Denis Sassou Nguesso aujourd'hui. Le peuple, c'est celui qui peut lire et comprendre le contenu de la constitution, monsieur Thierry Moungalla et non l'analphabète Issangha Didier bombardé sage pour se prononcer sur un sujet dont il n'a pas la maîtrise. C'est honteux de manipuler un pauvre chef du village pour assouvir la cupidité d'un régime qui veut continuer à casser des cacahuètes sur le dos du peuple dans une impunité absolue.

Il est faux de dire que cette constitution a été élaborée pour répondre à un contexte de guerre : il n'y a pas eu de guerre en 1997 mais un ignoble coup d'Etat. Je me souviens de Denis Sassou Nguesso prononçant comme un bon acteur cette phrase : " Je demande pardon au peuple". Quand on demande pardon, c'est que l'on se reproche de quelque chose : à juste titre, Denis Sassou nguesso qui a massacré des dizaines de milliers de Congolais pour marcher sur leurs cadavres afin de revenir au pouvoir pouvait se sentir coupable d'un crime contre l'humanité.

A ceux qui comme Thierry Moungalla prétendent qu'un autre que Denis Sassou Nguesso tomberait dans une situation de cohabitation, il oublie les énormes pouvoirs dévolus au président dans la constitution du 20 janvier 2002 qui avait été élaborée pour un président fort, à la fois chef du gouvernement et ministre de la défense. Tout cela peut faire l'objet d'une révision. L'argument du partage du pouvoir ne vaut qu'en face d'un démocrate car Denis Sassou Nguesso n'a jamais partagé le pouvoir dixit le ministre Parfait Kolélas. Denis Sassou Nguesso a érigé le tribalisme en mode de gouvernance et aucune constitution ne peut changer cela. Par ailleurs, nous savons qu'il ne mettra jamais fin au ministère des Grands Travaux dépendant de la présidence de la république qui draine tout le budget d'investissement du pays entre les mains de Sassou et Bouya pour ne laisser aux autre ministres que des miettes...

Ce débat n'est pas lancé par hasard puisqu'il intervient au moment où la porte constitutionnelle s'entrouvre pour laisser sortir Denis Sassou Nguesso. Certains nous prennent pour des naïfs mais nous savons que ce problème ne pouvait se poser en 2009 quand il restait encore un mandat au tyran de l'Alima.

Le seul mokilimbembé du Congo s'apprête à perpétrer un autre coup d'Etat constutionnel après celui de 1997 mais les dés pipés n'ont pas encore été lancés. Ca fait une trotte d'ici 2016. Des tas de choses peuvent survenir encore. Il est encore tant pour que les masses affamées, désoeuvrées se soulèvent, que les crève-faim manifestent en envahissant les rues, que la résistance intérieure et extérieure s'amplifient. Les choses ne sont pas aussi simples qu'une interview à RFI : le peuple congolais n'a peut-être pas dit son dernier mot.

Nous attendons le discours d'Obama à ces dictateurs vieillots qui veulent s'incruster au pouvoir. Depuis quand Denis Sassou Nguesso a-t-il déjà respecté la volonté du peuple congolais ? N'a-t-il pas abrogé la constitution de 1992  votée par tous les Congolais y compris ceux de l'étranger ? 

A un député comme Thierry Moungalla qui ne doit son fauteuil de ministre qu'au bon vouloir de Denis Sassou Nguesso devant lequel il est uniquement responsable, un homme qui s'apprêtait à revenir en France et qui a été promu ministre deux jours avant son retour alors qu'il avait fait ses valises aux dires de ses amis : qu'est-ce qui vous autorise à conclure que la constitution du 20 janvier 2002 est arrivée au terme de sa mission historique ? Qui vous autorise à decréter la mort de la constitution du 20 janvier 2002 ? Le fait que vous soyez reconnaissant à un homme qui vous a permis d'épargner assez d'argent pour que la descendance Moungalla ne manque de rien jusqu'à la cinquième génération n'est pas une raison suffisante.

Une constitution post-conflit ? La victoire de Sassou lors de son coup d'Etat était sans appel. Il n'y avait pas lieu de s'occuper de ceux qui avaient fui le pays. Non, Denis Sassou Nguesso voulait tous les pouvoirs ; s'il voulait assouplir son emprise sur le pays, il pouvait le faire avant 2009. D'ailleurs, ne s'est-il pas autorisé de nommer isidore Mvouba premier ministre ? Par ailleurs, en quoi celle de 1992 ne faisait plus affaire ? Parce qu'elle interdisait le coup d'Etat ?

Ce n'est pas la constitution qui a apporté la paix dans le pays mais la seule volonté du peuple congolais à arrêter l'holocauste des populations du sud du Congo, celles qu'au nord on désigne par Bakongos : opération Mouébara dans le Pool, massacres du Beach, etc, leur ont suggéré de laisser le tyran gouverner pour rester en vie. L'absence de volonté agressive armée de la part de l'opposition est le seul garant de la paix au Congo et non un quelconque document. Une constitution n'a du reste jamais empêché la guerre ou les coups d'Etat.

La constitution régit le fonctionnement de la république que Denis Sassou Nguesso n'a même jamais respecté et dire qu'elle empêche l'atteinte d'une hypothétique émergence - alors même qu'on importe même la tomate du Rwanda est ridicule. D'ailleurs, on pourrait très bien atteindre bien plus vite l'émergence sans Denis Sassou Nguesso qu'avec lui.

Il est possible de donner un pouvoir de contrôle gouvernemental au parlement en révisant la constitution - aucun changement n'est nécessaire.

Si un opposant succédait à Denis Sassou Nguesso en 2016, il peut très bien virer tous les ministres et je sais que vous voterez le budget car comment seriez vous grassement payé, monsieur le député Thierry Moungalla ? D'ailleurs, le parlement, ne sert à rien puisque Denis Sassou Nguesso lègifère par décret. De toute façon, que représente une toute petite année de cohabitation pour le peuple congolais si on doit se débarrasser de tous les pique-assiettes de la république du parlement comme du sénat ? N'avons-nous pas déjà enduré plus de quinze ans d'une dictature sous masque  démocratique ?

Quant au mot changement, en droit, monsieur Moungalla, on parle d'abrogation. Vous trouvez bien ce mot dans les constitutions des nations démocratiques.

Il n'existe aucun rapport entre les pseudo-sages comme monsieur Issangha Didier et la constitution. Ils n'ont pas vocation à se substituer au peuple dans sa totalité.

Moungalla a bien dit qu'il veut que Denis Sassou Nguesso poursuive à la tête du Congo parce qu'il lui doit tout. Nous avons aussi le droit de ne pas vouloir que cet homme s'éternise au pouvoir pour dilapider le trésor public en distribuant l'argent du Congo aux étrangers - alors que nos enfants sont assis par terre. Il serait plus intelligent de demander à votre mentor qui vous a même nommé au comité central du PCT de s'en aller dans les honneurs d'autant qu'il n'a aucune légitimité véritable puisqu'il est arrivé en 1997 par un coup d'Etat.

Monsieur Thierry Moungalla est devenu l'illustration emblématique d'opposants qui trahissent la cause du peuple pour satisfaire un rêve, notamment, celui de ministre que son père député caressait déjà avant lui aux dires de ses amis de Rouen. Ne dit-on pas de tel ou tel jeune qu'il est le futur "Thierry Moungalla" ?

Cher Thierry, vous auriez pu débattre avec moi devant le jeune Aristide Mobébissi au lieu de réaliser une minable petite interview mais vous avez préféré prendre la poudre d'escampette et réaliser une petite causerie de relaxation après un souper copieux la queue entre les jambes. C'est plus facile de critiquer Clément Miérassa qui n'a pas voulu débattre avec vous que de vous asseoir en face d'un simple citoyen pour une joute politique digne de ce nom. Aujourd'hui, il faut le dire sans ambages, vous ne défendez pas Denis Sassou Nguesso mais votre position pour faire ça :


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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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