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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 12:40

Monsieur Mikas, bonjour. Je vous souhaite santé, bonheur et prospérité pour 2015. Je ne vais pas censurer votre commentaire parce qu'il me donne l'occasion d'expliquer la démarche qui m'a conduit à entrer dans le CNT. Là où on parle du Congo, si on m'invite, je viens faire partie parce que le peuple, c'est nous. Pendant dix-huit ans, les Congolais de l'intérieur avient été réduits au silence. Nous avons pris le pari de libérer la parole. Dix-huit ans ! Pas dix-huit jours. Vous qui venez aujourd'hui nous dire de nous taire devez savoir que nous avons enduré procès, menaces, insultes, nous et nos proches pour le Congo dont vous prétendez être le régent de la parole et des organisations aujourd'hui.

Prenons votre première question : " Par qui a été voté le Conseil National de Transition " ? C'est une question qui aurait un sens si nous exercions le pouvoir au Congo ou étions dans une coalition au pouvoir. Nous n'avons besoin pour le moment que de la liberté d'association et de la liberté d'expression pour exister. Cette question, se posait lorsque Denis Sassou Nguesso a pris le pouvoir en 1997, en violant la constitution de 1992 qu'il a par ailleurs abrogée, laquelle stipulait que le coup d'Etat était banni comme mode d'accession au pouvoir. NOUS N'AVONS POUR L'INSTANT BESOIN DE LA PERMISSION OU DU VOTE DE PERSONNE POUR CREER UN CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION. J'en profite aussi pour répondre à tous les faux avocats du peuple qui apparaissent aujourd'hui pour faire peur à nos militants. OUI, LE Conseil National de Transition est légitime. Ce qui est légitime, c'est ce qui est conforme à la loi, à la justice, à la raison, aux règles établies ou au bon sens. Le CNT ne viole aucune loi du Congo, de la France ou celles des institutions internationales. SI DEMAIN, TOUS LES CONGOLAIS ADMETTENT LA NECESSITE DE METTRE EN PLACE AU NIVEAU NATIONAL - POUR L'EXERCICE TEMPORAIRE DU POUVOIR - UN CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION POUR CONDUIRE UNE TRANSITION, A CE MOMENT-LA, SE POSERAIT UN PROBLEME. Mais pour l'instant, nous existons en toute légitimité conformément à la loi. Pour ne citer qu'un exemple, la république du sud Congo a été proclamée en violant le principe d'indivisibilité du territoire congolais inscrit dans la constitution du 20 janvier 2002 et même dans la précédente. Ce n'est pas notre cas.

Au lieu de combattre l'instrument qui veut concevoir et préparer la nécessaire transition de demain, monsieur MIKAS ferait bien de s'en prendre à Denis Sassou Nguesso qui veut commettre un putsch constitutionnel en organisant un référendum illégal et illégitime pour le changement de la constitution du 20 janvier 2002. C'est illégal, parce qu'une telle disposition n'est pas prévue dans notre constitution et c'est illégitime parce que tout le peuple y est opposé.

Pour l'instant, je vous signale, monsieur MIKAS ou qui que vous soyez derrière ce pseudonyme, que le peuple congolais dans son ensemble n'a pas encore appelé à une transition démocratique pour que notre légitimité soit remise en cause. Nous avons juste ressenti le besoin de faire tourner les regards de TOUS vers la nécessité d'une structure qui pourrait permettre de corriger les erreurs de la dictature réintroduite en 1997 afin que la démocratie soit à nouveau possible. Nous, nous ne faisons qu'envisager l'avenir en estimant qu'il y aura demain nécessité de mettre en place une transition en créant un organisme appelé Conseil National de Transition. Nous ne sommes qu'un conseil, c'est-à-dire, un outil de réflexion afin de revoir demain la grille salariale qui vous tourmente tant, par exemple.

Vous faites bien de parler de la Conférence Nationale. Elle n'a pas été au départ l'idée de tous les Congolais mais d'une élite avant d'être adoptée par l'ensemble des Congolais – comme nous le faisons aujourd'hui pour la nécessité et d'une transition et d'un Conseil National de Transition. Cet exemple patent devrait faire réfléchir tous ceux qui s'insurgent contre le CNT, en ce sens qu'une institution d'intérêt national peut naître dans l'esprit d'une ou de quelques citoyens clairvoyants.

Nous vous invitons, mon cher MIKAS à nous rejoindre si vous voulez que les choses changent vraiment au Congo. Imaginez-vous qu'il soit possible dans le contexte politique congolais actuel d'organiser une seule élection libre, transparente, plurielle et crédible au Congo ? Bien sûr que non ! La conjoncture est faite de sorte que le PCT gagne toutes les élections, d'où la nécessité d'une transition politique pour un "nettoyage institutionnel". Ce n'est pas contre le peuple et la démocratie que le Conseil National de Transition existe mais dans l'intérêt du peuple, de la république, de l'unité nationale et de la démocratie.

MIKAS, vous parlez des Congolais capables de redresser le Congo. Je sens que vous estimez être de ceux-là. Moi, je me suis battu et je me bats depuis dix-huit ans pour que ces Congolais aient la chance de redresser le Congo. Je ne me contente pas de crier à l'illégitimité injustifiée des organisations qui cherchent un chemin de droiture pour que des fils dignes du Congo viennent transformer leur pays. Dans tous les grands partis du Congo, ils ne sont pas tous mauvais. Il faudra séparer le bon grain de l'ivraie. Quant à moi, je n'ai jamais participé de près ou de loin à la décadence de notre pays. Je vous défie de prouver le contraire. Oui, à l'époque de la démocratie, il a bien fallu soutenir l'un ou l'autre des candidats en lice mais eu égard aux erreurs commises, nous avons tous été déçus. Raison pour laquelle il faille corriger les erreurs de notre histoire politique aujourd'hui.

Vous parlez de monsieur Ouabari. Quoi que vous lui reprochiez, il faut lui reconnaître en sa qualité de Congolais le droit de parler de son pays. Personne ne vous empêche d'en faire autant. Surtout si défendre son pays n'est pas synonyme d'exercer le pouvoir. Pour l'instant, je ne vois pas pourquoi il faille le museler. Nous ne sommes pas encore à l'heure où les uns et les autres doivent rendre des comptes au peuple. Les droits civiques sont valables à vie : rien n'empêche donc juridiquement monsieur Ouabari de parler et de défendre la démocratie dans son pays. En disant cela, je ne me fais point l'avocat de mon aîné mais je parle juste en évoquant le bon sens.

Pour conclure, le Conseil National de Transition n'a pas de problème de légitimité, en tout cas, pas pour le moment, et surtout, il n'a nullement besoin d'un vote pour exister au nom de la liberté d'association et de la liberté d'expression. Attendez, le CNT n'est au pouvoir nulle part ! IL N'Y A DONC PAS LIEU DE S'INQUIETER et la nécessité d'un Conseil National de Transition n'est nulle part prévue dans la constitution du 20 janvier 2002 – ce qui veut dire que vous ne trouverez nulle part un texte de loi qui dise que le CNT a besoin du vote des citoyens pour exister. Par contre, si demain, nous venions à exercer illégalement le pouvoir, ce problème se poserait.

Le jour où la nécessité d'une transition politique se posera au Congo, là se posera le problème d'un éventuel Conseil National de Transition pour la présidence de l'Etat nécessitant une légitimité populaire. Pas pour le moment.

Ne croyez pas que tous ceux qui se battent en politique le font pour avoir un poste politique. Ceux qui veulent des postes politiques font généralement le choix de rejoindre le pouvoir pour assouvir leur ambition personnel. Monsieur MIKAS, qui que vous soyez, souvenez-vous que cela fait dix-huit ans que je me bats pour que mon pays retrouve l'équilibre démocratique de 1992. Le CNT est un organisme d'avant-garde qui saura laisser la place au choix du peuple le moment venu. Rejoignez-nous, monsieur MIKAS, si vous estimez que la transition est nécessaire. J'espère avoir répondu par devers vous à tous les détracteurs du CNT. Je défie quiconque de prendre à défaut le Conseil National de Transition qui existe en toute légitimité. Pour le moment.

 

 

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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