Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 10:48

Le Congo est un champ de bataille où le monstre de la dictature veut dévorer un peuple tellement affaibli par la traîtrise de ses propres fils. La guerre se passe sur le plan du "jour" (politique) et sur le plan de la "nuit" (occulte). Les rêts dans lesquels sont pris nos corps et nos consciences sont si solides qu'il faut une force gigantesque pour s'en délivrer.

A l'intérieur, les Congolais sont encore sous le trauma de la guerre de conquête du pouvoir de 1997 où il y a eu des centaines de millers de morts et tant de destructions matérielles ou immobilières et, comme si cela ne suffisait pas, Denis Sassou Nguesso a ajouté le trauma du 4 mars 2012 pour prouver au peuple qu'il est capable de l'exploser dans son sommeil. Il a choisi "les siens" pour envoyer un message encore plus fort aux autres groupes ethniques. Nous saurons un jour que cet acte a été un fait délibéré dans la mesure où il a fait peu de victime chez les soldats : il ne pouvait viser que le peuple par la propagation d'une onde de choc à partir du point d'impact. Le degré de pauvreté est tel que le Congolais de l'intérieur se bat avant tout pour survivre. Le salut peut venir en partie d'ailleurs.

Toute violation de la constitution congolaise, n'en déplaise à ceux qui crient au néocolonialisme comme on crie au loup, relèvera de la justice internationale puisqu'aucun recours intérieur ne sera possible.

Sans minimiser la résistance intérieure qui souvent prend son courage pour dénoncer ce régime comme l'a fait Modeste Boukadia récemment ou avant lui Mathias Dzon, nous demandons à tous Congolais, à toute la diaspora partout où elle se trouve, à tous nos juristes au Congo et ailleurs, à toutes les associations et organismes, de se tenir prêts à parer à toute modification de la constitution auprès des instances internationales car la Constitution étant le niveau le plus élevé de tous nos textes juridiques, il n'est pas possible de porter contestation au niveau national et cela n'a rien à voir avec le fait que la justice soit aux ordres du pouvoir de Sassou. En effet, la constitution étant le texte le plus élevé d'un pays sur le plan juridique, toute contestation auprès des tribunaux intérieurs n'est pas possible : il n'y a aucune juridiction au-dessus.

Le droit international est notre dernier recours et toutes les justices à compétence universelle doivent être sollicitées si nécessaire. Nous sommes au courant que les Américains s'intéressent désormais à tous les problèmes juridiques dans lesquels est englué le pouvoir de l'éléphant et, à défaut d'avoir un peuple qui se révolte, il faudra compter sur le droit. Nous ne présumons pas à l'avance de la réaction du peuple congolais si Denis Sassou Nguesso modifiait la constitution. Il est évident que l'on peut toujours compter sur le courage de quelques personnalités politiques intérieurs mais il faudra un soulèvement populaire pour arrêter Sassou et ses sbires du PCT lorsqu'ils tenteront le hold-up du siècle.

Vous l'aurez constaté, tout ce qui ennuie  et dérange le pouvoir des crocodiles du PCT à la têt duquel trône Denis Sassou Nguesso vient de l'extérieur. La diaspora a certainement une grande responsabilité et un grand rôle à jouer dans les empoignades  et les joutes juridiques à venir.

Nous devons avant tout compter sur nous-mêmes si nous voulons nous débarrasser du monstre de l'Alima, maître de tous les pouvoirs du jour et de la nuit. Certes, les puissances du monde peuvent agir mais sachez qu'elles n'agissent qu'en tenant compte de leurs propres intérêts qui sont avant tout de piller nos ressources et nos matières premières...

L'histoire n'est pas écrite à l'avance ; elle est ce que nous décidons qu'elle soit en faisant oeuvre de volonté, en travaillant les consciences, la matière brute, la matière vivante, la société, l'humanité.

Tous ceux qui comme nous font un travail de fourmi, doivent à un moment ou à un autre, laisser leurs egos de côté pour se mettre ensemble et former le front de la résistance : il n'y a pas un autre choix. Nous aurons certainement à livrer un combat décisif contre Sassou et son pouvoir. Ce combat ne sera pas physique mais mental, spirituel et juridique : Sassou a privatisé l'armée et la puisssance physique légitime pour que l'on compte sur la force armée. Si nous le perdons, Sassou conservera le pouvoir jusqu'à sa mort et cela ne voudra dire qu'une chose : le clan Sassou & Nguesso continuera à régir le Congo pour des dizaines d'années encore, pour le bonheur du clan et des étrangers qui s'enrichissent chez nous et y font la loi mais pour le malheur de tout un peuple.

La bataille pour la non-modification de la constitution de janvier 2002 est la mère des batailles à venir, s'il en est. Personne ne la gagnera en héros solitaire. Nous serons tous à l'épreuve du feu car en face, il y aura un Goliath éléphantesque qui retournera l'argent du Congo contre ses enfants, les fusils de nos soldats contre leurs parents et contre le peuple.

Porter une affaire de modification de la constitution d'un pays devant les instances juridiques internationales sera une grande première et ne manquera pas pas de faire jurisprudence dans l'avenir.

Je vous l'avoue : je suis inquiet, très inquiet. Je discute avec des amis, je m'informe. Sassou affûte ses armes et lui a l'avantage de donner les ordres parce qu'il corrompt les consciences et il a pour lui la violence légitime de l'Etat bien qu'il espère ne pas s'en servir en comptant sur l'envoûtement de masse qu'il s'est concocté avec les ossements de Pietro Savorgnan Di Brazza pour tenir le Congo et même étendre son ombre tutélaire sur les autres pays de la sous-région comme la Centrafrique qui lui tend déjà la main pour mendier.

Il faut que la résistance intérieure se prépare aussi à cette éventualité qui se profile car seuls ses marabouts peuvent arrêter Sassou comme en 1991 où ils lui avaient conseillé de laisser le pouvoir - alors qu'il tenait encore l'armée et toutes les forces d'expression de la violence légitime de l'Etat. Hélas, cette hypothèse est peu probable cette fois-ci car le pouvoir, face à toutes les attaques juridiques qui pointent à l'horizon, voit en celui-ci un  REFUGE, un BOUCLIER.

Il est bon de dire que même si en face de vous, vous avez un Goliath armé jusqu'au dents, que toute guerre est d'abord mentale et c'est dans ce domaine que nous pèchons et notre travail jusqu'à ce jour a été de travailler les consciences, de libérer les consciences pour libérer la parole et quelle est ma joie quand je vois que la politique est le thème dominant de discussion entre congolais sur les réseaux sociaux.

La conscience des droits des peuples est un phénomène récent car il a moins d'un siècle et vous n'avez qu'à regarder du côté des vieilles démocraties  en étudiant leur histoire. Les droits du peuple n'ont pas été reconnus sans batailles, sans combats et toutes les batailles ont commencé dans la sphère des idées. Il reste des reliquats que l'on perçoit au travers de la reine d'Angleterre, reine du commonwealth - même si l'Angleterre est désormais une démocratie où les lords ont tout de même leur chambre...

Tout ce que les peuples ont obtenu a été arraché aux rois, aux seigneurs. Il a fallu élever les idées de l'esclave et du serf pour les amener à devenir citoyens nantis d'une voix qui compte dans le choix du type de société. Cela a été possible grâce au travail acharné obstiné d'écrivains, de philosophes, d'hommes politiques éclairés et désintéressés. Ensuite, il a fallu que les peuples livrent une autre bataille contre la bourgeoisie, contre le patronat. Et même dans les pays démocratiques, ces combats continuent : la guerre des classes sociales ne s'arrêtera jamais. Les choses ne changent pas toutes seules sur le plan social à la différence du plan naturel où il suffit de laisser faire la nature sans la contrarier. Nous devons TOUS apporter notre petite idée à l'édifice pour que l'état de conscience général change. C'est un travail énorme : il s'agit de surmonter nos égoïsmes primaires car c'est le prix à payer pour vivre vraiment en société. 

Sur le domaine des batailles politiques, le Congo se trouve encore au Moyen-Age. Et pas juste sur le plan politique, d'ailleurs. Il y a sous les oripeaux de la république, un royaume avec un homme, un président-roi, qui détient tous les pouvoirs : le pouvoir d'élever ou d'abaisser, le pouvoir de tuer ou de nourrir, le pouvoir de prendre votre femme (droit de cuissage) et de lui faire des enfants en vous obligeant de ne pas la répudier, le pouvoir de vous donner de l'eau ou non, bref, le pouvoir de décider librement de toutes les richesses d'un pays qu'il distribue à qui il veut selon son bon plaisir.

Nous entrerons dans l'ère politique moderne si nous parvenons, tous, ensemble, à abattre le grand nzokou de l'Alima et à instaurer la démocratie qui nous ressemble. Are you ready ?

Partager cet article

Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article

commentaires

mwangou 18/09/2013 18:16


LDM, Bsoir! cet article est occasion de tant de rêves, mais il est un peu vague et flou: Veux-tu dire que désormais les congolais peuvent saisir la cour internationale/ une juridiction africaine
pour un constat sur le plan constitutionnel? parce que là, ça serait de l'ordre du rêve, car ici au village Congo, on ne manque pas de contentieux constitutionnels... mais comme il y a aucun
organe pouvant les recevoir... problème est là..

Le Lion de Makanda (LDM) 18/09/2013 22:00



Mon cher Mwangou, je sais que les contentieux constitutionnels ne manquent pas au Congo mais il y a un ordre de gravité : aucun de ces contentieux ne s'en prend à la nature de la
constitution elle-même, à sa texture, à son contenu, à sa consistance. Le défaut est une défaut de légifération parce que les juges ne veulent pas appliquer la loi. Là, c'est différent,
si Sassou modifie le tissu de la constitution, aucune juridiction congolaise n'est à même de recevoir les plaintes des Congolais ! La constitution est la plus haute juridiction qui arrête et
sanctionne toutes les autres. En cas de modification de la constitution, il ne nous restera qu'à nous tourner vers les instances internationales car l'âge limite est inconstitutionnellement
inviolable tout comme le nombre de mandat dans la constitution de janvier 2002. Si Sassou violait la Constitution quelle voie de recours avons-nous ? Je suggère de porter l'affaire auprès des
tribunaux internationaux car autrment, on ne ferait rien ! Je ne sais pas si je me suis fait comprendre : je pense que la violation de la constitution relève du droit international puisqu'en
interne, il n'y aucune autre législation capapble de légiférer... Je sais que je m'avance mais il vaut mieuc ouvrir des pistes faute de mieux...



Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
  • Contact

STATISTIQUES

 

D.N.C.B. : PLUS DE 15.000.000 DE PAGES LUES ***, PLUS DE 10.000.000 VISITEURS DE UNIQUES, *** PLUS DE 3000 ARTICLES, *** 517 ABONNES A LA NEWSLETTER, *** PLUS DE 2500 COMMENTAIRES... 

Recherche

MESSAGE&RADIO&TV DU JOUR

LDM_SWING.gif

                                               

VIDEO DU JOUR

 

 



Articles Récents

IMAGES

SassouKadhafi.jpgBonobo-copie-1.jpgBedieOuattara.jpg4lions-drinking.jpgBernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpgchemindefer-1-.jpgbrazza_la_poubelle.jpgChristel-Sassou.JPGchiracsassou3.jpgedouoyo1.jpglisb1-1.jpgbrazza-la-poubelle-1.jpgplissouba3.jpgdebrazza.jpg