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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 20:05
Essous, "3 S", le monument de la musique congolaise qui a fait les beaux temps des Bantous de la capitale, est mort, aujourd'hui 25 novembre 2009, à quinze heures. Gravement malade, il avait réussi dans un premier temps à obtenir une somme de dix millions de francs cfa pour se faire soigner à l'étranger. Hélas, il a choisi un voleur, un escroc en la personne de Théo INKON, neveu de Martin Mbemba, pour l'accompagner en France. Une fois sur le sol français, Théo Inkon s'est enfui avec un peu plus de quinze mille euros qui aurait permis de soigner ce saxophoniste et clarinettiste de talent, chanteur à ses heures. Avis à tous ceux qui connaissent ce monsieur ou qui le verront dans les ngandas parisiens ou dans les macquis, évitez de boire la bière qu'il vous propose car il pourrait vous faire croire que c'est son argent - alors que c'est l'argent qui aurait permis de soigner un digne citoyen du Congo.
C'est un homme malade, abandonné par un lâche qui n'emportera pas en enfer l'argent qui aurait permis qu'on le soigne, qui va reprendre l'avion pour le Congo. Arrivé au Congo, une autre démarche a été faite pour qu'on le renvoie à nouveau en France mais cette fois-ci, c'est le directeur général du budget, cet assassin d'Okandzi, qui a bloqué le dossier - alors que tout avait été fait pour faciliter la rapidité de son traitement. C'est ça, le Congo, un pays où même quand la nation se montre généreuse à l'égard de ses enfants qui ont participé à son histoire, il faut toujours qu'un salaud vienne mettre sa saleté pour anéantir la bonne intention. Nous sommes sûrs que si Essous était mbochi, Okandzi aurait vite signé le bon de sortie du trésor pour donner une nouvelle chance à cet homme qui avait  voué sa vie à donner du plaisir aux autres. Essous aurait encore pu être en vie si le coeur d'Okandzi n'avait pas été durci par le fait qu'il est devenu un froid meurtrier ; ce qui a eu le chic de dévaloriser la vie humaine à ses yeux. Surtout quand il s'agit de la vie d'un sudiste...
Essous, c'était l'homme qui avait fait danser ma mère, un chanteur qui de sa voix grave et suave vous berçait quand il ne vous charmait pas au saxophone. C'était l'égal d'un Manu Dibango, un homme qui était connu de tous les mélomanes amoureux de la rumba congolaise.
Dans cette affaire, le grand tort revient une fois de plus à l'Etat congolais qui ne nous a pas doté d'hôpitaux dignes de ce nom car au lieu de perdre du temps en courant d'un continent à un autre, Essous aurait pu se faire soigner au Congo, là où il aurait bénéficié du soutien de ses enfants, de ses amis et des mélomanes congolais.

Okandzi, cet homme qui a froidement assassiné son cuisinier du sud  et qui a échappé aux mailles de la justice congolaise parce qu'il est mbochi, doit être fier d'entendre qu'Essous est mort et de savoir qu'il est responsable de ne pas avoir débloqué l'argent qui aurait permis de le renvoyer en France puisqu'on ne pouvait le soigner au Congo.On peut se demander dans un premier temps pourquoi on a choisi cet homme sans scrupule de Théo Inkon pour l'accompagner en France avec la responsabilité de gérer l'argent - alors qu'on aurait pu choisir un de ses enfants pour cela. Monsieur Inkon, vous ne vous enrichirez pas avec 15000 euros. Inconscient comme vous l'êtes, vous aurez vite fait de dépenser en futilité l'argent du crime, l'argent du péché.
Okandzi doit avoir la confiance du reptile royal pour qu'un assassin comme lui soit directeur général du budget car entre loups, on se connaît, on s'apprécie, on s'entrelèche les derrières. Cependant, il faut qu'il s'attende à être jugé un jour car lorsque nous rétablirons la justice dans notre pays, nous rouvrirons tous les dossiers baclés par les juges de l'oyocratie.
Après l'assassinat physique de Rapha boundzéki maquillé en crise cardiaque, voilà que disparaît à présent un grand nom de la musique africaine - comme si l'argent était plus important que la vie humaine. Essous Spiritus n'est plus !

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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Observateur 26/11/2009 06:38


Je n'étais pas encore née à l'époque, mais c'est un grand musicien que j'écoutais fréquament, les bontous de la capital. 
Jusqu'à quand les autorités Congolaises vont comprendre que nos hôpitals, ne sont pas en mesure de soigner des grand malades.  
Paix à son âmes et repos éternel.  


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