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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 09:48

arnaques.jpgDans une vidéo diffusée par la télévision française, lorsque Sassou dirigeait encore le Congo depuis sa villa de Mpila, on l'entend dire à Ondongo, l'actuel ministre des finances : "Han, tu as l'argent ?" Cela laissait déjà sous-entendre qu'Ondongo avait un contact direct avec l'argent, que celui-ci ne se trouvait pas au Trésor public et qu'il pouvait le manipuler, le soustraire à souhait. Le journaliste français avait juste souligné le mélange entre affaires publiques et affaires privées. En effet, il est très facile de transformer de l'argent public en argent privé : il suffit de le déplacer d'un espace public vers un espace privé  quand on peut directement le manipuler comme Gilbert Ondongo, ministre des finances !

 

Sassou n'est pas du reste : lors de son passage à Lyon tandis que nos équipes nous signalaient que Jean Jacques Bouya était passé en Suisse avec des malles de ce que vous savez, Denis Sassou Nguesso, à la surprise de la police française, distribuait 200 euros (135.000 francs cfa) à tous les Congolais présents parce qu'il voulait descendre manger tranquille.  

En France, tout passe par des banques : vos allocations, votre salaire, vos diverses transactions financières, etc. Au Congo, ce n'est pas le cas : on voit Ondongo se pavaner avec des malles d'argent pour  distribuer les 3 millions de francs cfa et on sait que certains ont même reçu trois à quatre fois cette somme - ce qui ne serait jamais arrivé si le paiement des sinistrés avait été effectué par les banques.

Si Ondongo peut directement plonger les deux mains dans le coffre-fort de la république, pourquoi ensuite s'étonner qu'on apprenne que sa femme se promène avec des valises de devises à l'étranger ? Dans un pays civilisé, on ne peut voir un ministre des finances avoir un rapport aussi direct avec l'argent mais ce n'est pas tout ! Celui qui garde tout le pognon du Congo, c'est Denis Christel Denis Sassou Nguesso à la SNPC et c'est lui qui transfère les malles d'argent à Ondongo.

Quelle est donc cette gestion directe de l'argent qui ne peut qu'induire la véracité de détournements de deniers publics ? Si Denis Sassou Nguesso a distribué de l'argent en public, c'est la preuve qu'il se balade avec des liasses de billets de banque.

En France par exemple, on doit avoir une permission spécial pour détenir plus de 10.000 euros en espèces. Ce rapport direct avec l'argent public, cette gestion libre de l'argent du peuple, sans contrôle, explique toutes les malversations et nous comprenons que l'on ne retrouve RIEN dans les comptes officiels du Congo lorgnés par les fonds vautours et autres créanciers non payés du Congo - parce que le pognon du peuple ne lui appartient plus depuis que des individus le détiennent même chez eux, dans leurs propres maisons...

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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bin adam 23/04/2012 16:25






La Piste Téké



Le 3 mars 2012, à la veille des explosions qui ont endeuillées notre capitale congolaise,  le colonel Marcel TSOUROU, secrétaire général adjoint du Conseil
National de Sécurité, célébrait son 56ème anniversaire. Plus de 500 invités, triés sur le volet avaient répondu à l’appel, au domicile de l’officier dans le quartier de la maison
d’arrêt de Brazzaville.


Sur les cartons d’invitation, obligatoires, deux éléments troublaient :



d’abord, le chiffre fêté n’était pas rond ou quinquennal comme il est de coutume pour les anniversaires en grande pompe
dans notre pays.


En outre, la carte annonçait également la célébration concomitante de 29 ans de carrière militaire du colonel. Encore un
chiffre qui ne tourne pas rond.



Il semblait alors pour la plupart des convives, que l’occasion
servait plutôt à interpeller Denis SASSOU NGUESSO, maître des anoblissements civils et militaires, qu’un officier aussi reconnu pour ses compétences techniques que pour son allégeance
au régime ne pouvait attendre plus longtemps le grade de général, alors qu’il est colonel depuis 16 ans.


Au cours de la soirée, les choses ne vont pas tout à fait se passer ainsi. Ou plutôt, pas seulement s’arrêter là. En effet,
après le passage de griots contant l’histoire – quelque peu orientée – du peuple téké, le colonel a pris la parole devant un auditoire composé à plus de 90% de téké.


Dans un discours long, direct et animé, il a retracé son parcours scolaire, auto-qualifié de très brillant, du primaire en
passant par l’école des enfants de troupes, les formations militaires en Roumanie et en Russie. Il a ensuite retracé ses fonctions militaires, en remerciant au
passage André MILONGO qui fit de lui lieutenant-colonel, puis Pascal LISSOUBA qui le nomma colonel, malgré a-t-il dit, des crocs en
jambe qu’il leur a posé, car étant à l’époque au service de Denis SASSOU NGUESSO. Ce dernier, ne l’ayant jamais nommé à aucun grade.


Mais plus grave encore, il s’est plaint d’avoir été exposé au procès des disparus du
beach, lâché comme un mouchoir qui a trop servi, par un régime qui d’ailleurs ne l’a jamais récompensé et a déjà tenté de le faire assassiner.


Il n’a pas manqué de présenter ses excuses à tous ceux qu’il a endeuillé alors que, dit-il, il a tout fait pour l’éviter. Il
a demandé aux tékés de prendre leur pleine place dans l’histoire du Congo et au moment venu, s’ils devaient agir, de ne pas hésiter à prendre leurs responsabilités par tous les
moyens, "je répète a t-il dit, par tous les moyens". Des applaudissements enthousiastes ont fusé.


Et à l’adresse de celui qu’il n’a pas nommé, mais qu’il a bien caricaturé, il a dit "même la peur à ses limites. Et elles sont atteintes". Pour finir, dans un air testamentaire, il a remercié sa famille de l’avoir toujours soutenu
dans ces épreuves ou bien souvent sa vie n’a tenu qu’à un fil.


Le lendemain matin, Brazzaville était en feu. Plusieurs tonnerres
d’une violence inouïe dévastaient les camps militaires de Mpila avec les dégâts que nous connaissons.       


L’enquête a été confiée à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).  Depuis le 20 mars 2012,
quelques colonels gestionnaires de l’armement ont été interpellés et mis aux arrêts dans les locaux de cette institution. Les colonels André SAHOUS, Germain ICKONGA
AKINDOU, Claude MOPITA sont de ceux là. Des civils ont également été entendus, nomment les entrepreneurs qui furent chargés de construire les nouveaux entrepôts
d’armement.


Mais depuis quelques jours, les enquêteurs semblent se focaliser sur la piste
TSOUROU, élargie désormais en piste téké. Le scénario évoqué est celui d’une tentative de déstabilisation du régime qui aurait pris une ampleur dépassant les prévisions des
instigateurs.


En effet, au lieu de détruire simplement l’armement, objectif initialement prévu, des centaines de civils ont payé. Les
auteurs ont eu peur de poursuivre leur œuvre, en s’emparant du pouvoir par exemple ou en le forçant tout au moins à négocier, car avec cette tuerie odieuse, la porte de la cour pénale
internationale semblait ouverte, ainsi que le rejet du peuple congolais pour un éventuel nouveau régime survenu dans de telles conditions. Ainsi, pour les enquêteurs, le discours du
colonel mécontent trouve son explication.


Mais, alors, pourquoi prévenir un auditoire?


Un ex guerrier originaire du Pool, et proche du milieu Kouyou qui ne pardonne
toujours pas à SASSOU d’avoir organisé la disparition du président Marien NGOUABI aurait déclaré le 28 février 2012 à Ouenzé que "je pars pour Pointe-Noire, mais après moi, ça va péter, vous allez
voir".


Il a été interpellé et retenu à la DGST pour savoir d’où lui venait cette prédiction et déterminer les liens qu’il a pu
avoir avec d’éventuelles autorités politiques ou militaires, notamment le colonel Marcel TSOUROU car il semble qu’ils soient les deux seuls à avoir prédit
quelque chose, qui s’est réellement produit.


C’est dans cette suite que le colonel Marcel TSOUROU a été
interpellé vendredi 30 mars 2012, et retenu jusqu’à nouvel ordre





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