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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:24

JWELYON.JPGPar l'entremise de l'association ACGL des Congolais du Grand Lyon, nous avons pu recevoir le président de la fondation éponyme EBINA, Joe Washnigton EBINA accompagné du docteur Alex Zabana et des autres membres de sa délégation comme monsieur "Goddam". L'entrevue a commencé par un mot du docteur Alex Zabana qui a ensuite passé la parole au président de la Fondation Joe Washington Ebina. D'entrée de jeu, monsieur Ebina a posé le but de sa présence : présenter la Fondation EBINA - que nous connaissions tous par ailleurs - même si nous ne connaissions pas tout sur celle-ci.

Vu le choix en semaine de la rencontre, seuls ceux qui avaient des activités finissant avant 19 heures comme moi ont pu venir à temps ; les autres sont arrivés au fur et à mesure qu'on avançait dans le temps - jusqu'à remplir la petite salle de l'église Saint Julien de Cusset à Villeurbanne.

Il y a eu une très courte allocution et ensuite la partie réservée  aux questions. Nous allons donc vous résumer les deux.

Monsieur Ebina a présenté la Fondation EBINA comme une fondation humanitaire apolitique qui avait pour objectif de faire ce que le pouvoir politique ne fait pas.

Arrêtons-nous là : Ebina situe l'action humanitaire dans le complément exclusif de l'action politique. Si d'un côté il y a l'apolitisme de l'organisation, c'est-à-dire, que l'organisation ne poursuit pas de but politique visant la conquête du pouvoir, de l'autre, son action ne se définit qu'en exclusion de l'action politique comme si action politique et action humanitaire devaient forcément s'éviter, ne pas travailler ensemble sur le même sujet (souffrance des populations). En France, nous avons en comparaison l'action associative qui a délégation parfois de faire l'action politique avec peu de moyens donnés parfois par l'Etat lui-même. Il n'y a donc pas forcément opposition entre action politique et action humanitaire ; il peut et il devrait toujours y avoir collaboration puisque la poursuite de l'objectif est le même pour le politique et l'humanitaire et Ebina l'a même dit : LE BIEN-ETRE DES POPULATIONS. Certes, se départir des moyens qui viennent des politiques peut faire en sorte qu'on préserve son indépendance mais l'ETAT N'EST PAS UNE POLITIQUE et si l'Etat soutenait par des lois l'action humanitaire indépendamment des partis et des gouvernements en incluant le soutien de l'action humanitaire dans la constitution, on assisterait à plus d'actions positives en faveur des populations par l'entremise des fondations et associations reconnues d'utilité pulbique.

Joe Washington Ebina a ensuite parlé du drame du 4 mars 2012. Quand il entendit la première explosion, il crut qu'on venait l'arrêter pour tous les propos qu'il tenait. Il prit sa voiture et sortit... Cela montre que l'homme a tout de même quelque appréhension vis-à-vis du pouvoir de Brazzaville qui se demande à son égard : "a zo luka nini, etc ? " Il ensuite ajouté : "Depuis le 4 mars 2012, la Fondation Ebina fait face à plus de demandes sociales". La Fondation Ebina se bat à ne pas accepter la pauvreté nationale et essaie d'alléger la souffrance au quotidien depuis un peu plus de 5 ans.

Joe Washington Ebina situe le début des actions de la fondation au pont du Djoué quand avec des jeunes, il s'est employé à remettre en place les balises de protection détruites après un accident après avoir attendu que l'Etat fasse quelque chose mais en vain. Il a ensuite été touché par le scandale du CHu où des porteurs monnayaient le transport des malades mille francs l'étage et le malade. Joe Wilfrid Ebina se demande : "Qu'est-ce qui est plus important pour le Congo ?" "Que veut-on pour la république ? "

Il a ensuite évoqué le cas du jeune Loemba Deleau qui a été arrêté et qui croupit depuis un an en prison sans procès pour avoir critiqué le maire de Pointe-Noire, un jeune homme qu'il a voulu aider en lui prenant un avocat, maître Malonga qui s'est retrouvé aux arrêts pour avoir voulu défendre le colonel Tsourou deux jours plus tard. Nous avons vu les photos de ce jeune décharné que Joe W. Ebina avait réussi à amener à l'hôpital militaire. Il a fini par dire qu'il était venu pour faire connaissance avec les Congolais de Lyon.


Parmi les questions qui lui ont été posées il y a celle de savoir comment il se faisait qu'il était libre - alors que le jeune Loemba pour une simple critique du maire de Pointe-Noire se retrouvait en prison. Il a répondu qu'il croyait en Jésus-Christ et qu'il n'était pas si proche du pouvoir car il était de Djambala. Pour ce qui est de ses points de vue politiques dont celui remarqué de la demande de la démission de monsieur Denis Sassou Nguesso, il a affirmé que l'arène politique appartenait à tout le monde et qu'il se réservait le droit de donner son opinion en exprimant sa sensibilité nationale.

A la question de savoir comment on pouvait changer les choses vu qu'il s'agissait d'un système et surtout qu'il avait constaté que l'action humanitaire ne suffisait pas, il a dit qu'il fallait participer et ne plus se contenter d'être spectateur ; il fallait dépasser la critique par l'action sur le terrain. Il demande en l'occurrence 10 euros par mois aux Congolais de la diaspora pour soutenir son oeuvre, son combat. Il pense que l'argent est nécessaire car eux sur le terrain savent mieux que quiconque quels sont les besoins : "Avant d'habiller un malade, il faut d'abord le soigner, le mettre debout..."

 

Une des questions qui est aussi revenue en boucle est le fait de savoir pourquoi il ne s'engageait pas en politique. Pourquoi ne pas franchir le pas ? Il s'est demandé : "Est-ce le moment ? "  "Je ne le pense pas", a-t-il conclu. Il reconnaît être un leader d'opinion qui dénonce un système désastreux mais se contente pour le moment de son activisme humanitaire au travers de sa fondation. "L'intérêt fondamental, c'est le bien-être de notre pays", a-t-il fait remarquer. Il estime que le gouvernement ne peut pas tout faire et demande à ses compatriotes de devenir des "acteurs du changement". Un de ses amis lui a dit qu'il était temps de faire de la politique. On lui a aussi demandé quel était l'état actuel des sinistrés. Il a répondu qu'ils étaient désormais parqués au niveau de la cité des 17. Il a évoqué le cas des trois filles mineures violées dans un poste de police où elles étaient gardées.

Voici quelques-unes de ses phrases : "Soyez des ambassadeurs du changement", "Parlez du Congo sur ce qui est juste", "Agissez pour le bien-être du Congo", "N'OUBLIEZ PAS La REPUBLIQUE..."

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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