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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 21:56

Le pétrole est une ressource fissile qui ne se reconstitue pas et plus l'économie mondiale évolue en corrélation avec la démographie mondiale, plus la demande en hydrocarbures grandit entraînant un épuisement rapide des gisements de pétrole. Pour l'exemple, les besoins de la Chine en brut ne cessent de croître au point où ce pays consomme une grande partie du brut produit par les multinationales.

Un jour, il n'y aura plus de pétrole fissile, peut-être seulement du pétrole créé artificiellement (les grandes puissances s'y préparent par ailleurs avec du biocarburant et du pétrole créé de façon expérimentale en laboratoire). Devant cette réalité, de nombreux pays producteurs de brut tendent à mieux utiliser l'argent du pétrole dans des fonds d'investissement.

En France et en Europe, nous voyons tous le fonds qatari à l'oeuvre dans des domaines variés : sports, hôtellerie, industries, etc. De nombreux autres fonds investissent dans le monde comme le fonds koweitien ou saoudien, grand prêteur de pétrodollars aux Etats-Unis. Bien que la Chine ne produise pas de pétrole, elle a aussi un fonds important de plusieurs milliers de milliards de dollars pour investir à l'étranger - ce qui lui permet d'ailleurs d'élaborer une stratégie de colonisation de l'Afrique par le prêt économique, une colonisation très avancée au Congo - alors que nous pouvons nous passer des prêts étrangers pour développer notre pays ; des pays comme l'Algérie parviennent très bien à se développer sur fonds propres. Le nucléaire français a été en partie développé avec les pétrodollars iraniens - avec des épisodes rocambolesques que je n'évoquerai pas ici, preuve que cela fait un moment que certains pays producteurs de pétrole ont constitué fonds d'investissement...

Nous l'avons envisagé bien à l'avance. Il y a quelques années, dans un article au cours duquel j'expliquais à un ami comment trouver les financements d'un développement à long terme du Congo, j'avais évoqué l'idée d'un fonds d'investissement, entre autres comme le fait d'exploiter nous-mêmes nos ressources au lieu de laisser des multinationales le faire. Exploiter et transformer nos ressources sur place permettrait au Congo de se développer bien plus vite qu'il ne le fait aujourd'hui. Dans un autre texte, j'avais dénoncé le fait que même le Gabon avait un fonds d'investissement - alors que notre pays n'en possédait pas. 

Le Congo vient enfin de décider de se doter d'un fonds d'investissement - mieux vaut tard que jamais - mais nous savons tous qu'il ne sera pas confié à un homme choisi pour ses compétences mais pour sa proximité au régime et ça sera bien dommage. Ce fonds est un investissement pour les générations futures, fonds qui devrait être confié à une personne à la probité irréprochable.

Nous vous avons dit, notamment vous, mes 385 abonnés, que le budget national était toujours confectionné avec un baril de dollars culminant à 50 dollars - alors que dans la réalité, il dépasse souvent les 100 dollars au point où le Congo est aujourd'hui le pays qui possède le plus de surliquidités à la BEAC de tous les pays de la sous-région, soit 3000 milliards de francs cfa sur un total de 8000 milliards de francs cfa.

Il y a assez d'argent au Congo pour que tout le monde ait de l'eau potable qui sorte du robinet. En effet, en quoi Oyo aurait-il de l'eau potable dûment traitée et les autres bourgades de la république se contenteraient de l'eau de forage ? C'est mieux que rien me direz vous mais avec les moyens et les ressources aquafères dont dispose notre pays, il n'est pas acceptable que même le projet vital de l'eau potable ne soit pas globalement satisfaisant sur toute l'étendue du territoire.

Comment comprendre les motivations qui poussent Denis Sassou Nguesso à financer un gazoduc de près de deux mille kilomètres entre Pointe-Noire et Oyo, un projet lourd qui va engloutir des centaines de milliards de francs cfa - alors qu'il ne peut doter tout le Congo d'eau potable ? Qu'est-ce qui pousse le grand nzokou à moderniser Oyo et pas tout le pays ? Et vous, monsieur le ministre, vous me dites de ne pas trop charger le président ? Ne suis-je pas, comme l'a si bien dit le professeur Marion Madzimba, le fou du roi qui lui montre ses faiblesses et ses errances là où tous ses conseillers craignent de le faire ? Pour la critique éclairée que je lui fais, il devrait me remercier et me décerner une médaille ! Vous, mes chers compatriotes, assistez au triomphe de certaines de mes idées parce qu'elles n'ont rien de subjectives, parce qu'elles ne visent que le bien-être collectif, l'intention que la richesse de tous profite à tous où qu'ils soient en venant à eux sous forme d'infrastructures et de services nécessaires à l'épanouissement d'une vie digne de l'homme du XXIième siècle. En prenant ce chemin, nous n'atteindrions pas seulement l'émergence mais le développement tout court.

Une nation ne peut être correctement mue par un souverain sans le principe d'égalité et monsieur Denis Sassou Nguesso, le nouveau "sage bantou" du CICIBA, devrait le savoir. En effet, ce qui vaut à Oyo vaut à Tchitondi et à Nkayi comme à Pointe-Noire ou à Mossendjo, et partout ne devrait se refléter que la même image de la république, le même degré de modernité et c'est là, la marque des grands souverains par la création d'un tissu social qui partage un socle infrastructurel identique sur toute l'étendue du territoire. Qui n'applaudirait pas un homme capable d'une telle prouesse ? Regardez ce qui ce fait ailleurs, vous qui comme moi, vivez à l'étranger. Que constatez-vous ? N'est-ce pas que le principe d'égalité est à l'oeuvre au travers de la mission de l'Etat sur toute l'étendue du territoire ? Par souci d'égalité, pour éviter toute suspicion tribale, ayant doté Oyo de l'eau du robinet, Denis Sassou Nguesso devrait garder intacte cette motivation jusqu'à ce que l'eau potable pour toutes et tous devienne un objectif atteint sur toute l'étendue du territoire. Nul ne devrait boire une eau qui ne soit pas traitée au chlore pour tueur tous les germes qu'elle contient. Et il est possible d'ajouter du fluore dans l'eau pour aider au bon développement dentaire de nos enfants - ce qui n'est pas possible avec de l'eau de forage que nul organisme ne contrôle par des prélèvements réguliers...

Nous avons d'importantes ressources qui mieux utilisées auraient déjà permis au pays de sortir la tête hors de la boue du sous-développement. De 1997 jusqu'à nos jours, ce sont des centaines de milliers de milliards de francs cfa qui ont été détournés au lieu d'être utilement investis pour le bien-être de tous.

Cette idée de fonds d'investissement trouve enfin un aboutissement ; il faut s'en réjouir - même si Denis Sassou Nguesso n'a rien mené correctement de bout en bout jusqu'à ce jour en près de trente-cinq ans de règne. Ce fonds devrait permettre la réalisation de projets globaux à couverture nationale intégrale. Attendons de voir pour que notre réjouissance soit complète...

"Il s’est tenu ce jeudi 08 août 2013, au Palais du Peuple, une réunion du Conseil des Ministres sous la haute autorité de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. 
L’ordre du jour a porté sur l’examen de six (06) affaires, comportant quatre (04) projets de loi, un projet de décret, et une note relative à l’occupation et à l’exploitation du massif forestier concédé à la société Eucalyptus fibre Congo (EFC).


Compte-rendu du conseil des ministres du 8 août 2013
Au cours de ce Conseil des Ministres, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie, des Fiances, du Plan, du Portefeuille Public et de l’Intégration, Monsieur Gilbert ONDONGO, sur invitation du Président de la République, a fait état de deux (02) projets de loi qui se déclinent de la manière suivante : 
- Un projet de loi portant création d’un établissement public à caractère industriel et commercial dénommé «fonds national d’investissement du Congo». 
La création de ce "fonds" résulte du fait que, depuis quelques années, l’exécution du budget de l’Etat donne lieu à des excédents, plus ou moins importants selon les années. 
A l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays, qui parviennent à dégager des excédents de liquidités acquis par la vente des matières premières ou d’autres facteurs du commerce extérieur, ces fonds d’investissement tiennent lieu d’organe de gestion de cette épargne publique. Au terme de l’article 4 du projet de loi qui nous occupe, "le fonds national d’investissement du Congo a pour objet d’investir une partie des excédents budgétaires ou des liquidités de l’Etat dans des actifs étrangers". Il s’agira : 
- d’acquérir et gérer des actifs financiers étrangers, notamment les bons de trésor et les obligations des Etats ainsi que les autres obligations ; 

- de prendre des participations dans les entreprises étrangères susceptibles d’investir au Congo ; 

- de gérer les actions des entreprises étrangères en sa possession, en visant à maximiser la rentabilité des capitaux investis ; 

- d’acquérir et de gérer des actifs immobiliers et autres produits dérivés étrangers. 

Il est entendu qu’en assurant de la sorte la diversification des éléments de la richesse nationale, le fonds national d’investissement du Congo s’attachera également à assurer le transfert d’une partie de cette richesse aux générations futures. 
Un débat s’est engagé autour des questions de sécurisation et de gestion prudentielle de ce fonds avec la certitude que son organisation, avec un Conseil d’administration, et le recours aux produits de placement à l’image des bons de trésor ou les obligations, devraient nous permettre de nous prémunir de bien d’aléas constatés ailleurs. 
Cette gestion prudentielle aura été élevée au rang de règle par le Président de la République, l’enjeu étant de gérer la ''respublica'' en pensant aux générations futures. La construction du Congo commande une vision à long terme car ce sont bien les investissements organisés d’aujourd’hui qui feront, à n’en pas douter, la croissance congolaise de demain, soutenant de ce fait les opportunités de développement futurs et non pas une consommation immédiate et effrénée de nos ressources d’aujourd’hui durement dégagées par le travail des congolais. 
Reprenant la parole, sur interpellation du Président de la République, le Ministre d’Etat, Monsieur Gilbert ONDONGO, a présenté au Conseil des Ministres un deuxième projet de loi portant création d’un établissement public à caractère industriel et commercial dénommé « fonds national de développement économique et social ». 
Ce fonds est créé en vue d’apporter des solutions financières aux politiques publiques qui visent le développement du Congo, notamment en ce qui concerne les collectivités locales, les entreprises locales, les coopératives et autres groupements de production. 
Le fonds national de développement économique et social aura donc la mission, en tant qu’institution financière, d’octroyer des crédits adaptés aux besoins des départements à des conditions avantageuses pour impulser et accompagner le développement de chacun d’entre eux, assurant de la sorte le relais financier aux politiques de décentralisation actives menées dans notre pays. 
Ce fonds national de développement économique et social aura aussi à fiancer les organisations partenaires au développement, lui donnant ainsi une amplitude nécessaire à l’accomplissement de sa mission de financement du développement local. 

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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commentaires

Congo-Décomplexé 09/08/2013 13:59


Oh mon ami LE LION,


Bonjour!


 


J'aime te lire, je salue tes souvent pertinentes analyses et ta perspicacité de vue;


Mais... Car il y a un mais...


A mon avis tu gâches ta foi en croyant ces gens de Mpila.


 


Je m'explique:


Parlant de la création de ce fonds:


De la bouche même d'ONDONGO, ci-devant ministre de l'argent, et au cours d'une séance à l'Assemblée nationale, Brazza, sauf erreur c'était en fin 2010 ou courant 2011;


Comme des députés, notamment l'un de l'upads(décédé depuis?), lui demandait que faisait le Congo des excédents budgétaires cumulés depuis longtemps;


Voici ce que fut la réponse, à peu de choses près, de Mr ONDONGO:


 


"Nous gérons l'argent en bons pères de famille...Nous AVONS placé ces excédents dans le FONDS SOUVERAIN que nous avons CREE..."


 


Le député, à la relance de s'étonner:


"Vous prenez tous ces miliiers de milliards pour l'usage souverain du président de la république...je trouve çà inadmissible..."


Précision d'Ondongo:


"Non honorable député(...), j'ai dit FONDS SOUVERAIN: ... c'est comme dans les pays d'europe, une structure publique qui gère et fait fructifier cet argent par des placements divers...l'argent
n'est pas la propriété d'une personne donnée... nous le mettons de coté pour les générations futures!"


Relance d'un autre député:


"quel est le montant actuel de ces avoirs, nous on sait rien"


 


Réponse du ministre:


"je ne pense pas que je sois autorisé à vous dire le montant... mais sachez que ça fait un bon paquet(avec un sourire malicieux en coin de lèvres)...chaque matin quand j'arrive à mon bureau, je
consulte...et je vois que ça a fait des petits...et je peux vous dire que vous pouvez être fier de votre pays, car dans chacun de mes déplacements, nos amis, nos voisins me félicitent... "


 


Mon ami LE LION


Et c'est sur ces entrefaites que SERGE BERREBI et MATHIAS DZON nous avançaient des semaines plutard les chiffres de respectivement 6000 et 4500 milliards fcfa comme cumuls des excédents
budgétaires!


Oui, il ya 2 à 3 années, Mpila prétendait avoir créé ce fonds souverain pour le bénéfice des générations futures


C'est juste une façon de dire que avec eux, c'est comme avec des personnes mythomanes: même quand le pauvre mytho finit par dire une chose vraie, on ne sait plus si on doit le croire!


 


Congo-Décomplexé


 


 


 

Le Lion de Makanda (LDM) 09/08/2013 14:35



C'est vrai qu'il faudra leur rappeler que c'est de l'argent du peuple congolais dont il est question mais s'ils peuvent créer un fonds, c'est la seule chance que nous ayons de trouver quelque
chose à la fin de ce règne qui jette l'argent du peuple par les fenêtres. Je ne sais pas si je me fais comprendre : il faut les pousser vers certaines bonnes actions même si nous savons qu'il y
aura des choses qui n'iront pas...



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