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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 00:09
COMMENTAIRE  Poser une question n'est pas un délit ; c'est même un des moyens dont dispose le journaliste pour faire son travail.  Pas plus qu'écrire un article qui ne repose que sur la restitution de faits. Si le système dictatorial Sassou ne veut plus qu'il y ait un seul vrai journaliste au Congo à côté des propagandistes de la presse officielle, il doit le faire savoir. Depuis que la parole s'est libérée dans notre pays, les intimidations sont légion sur les journalistes et tous ceux qui osent révéler les faits sordides du système alimien. Ce n'est pas digne d'un pouvoir qui prétend que personne n'a jamais été condamné pour ses opinions au Congo. Une question n'étant pas même pas une opinion, il faut laisser le journaliste Jean Pierre Ndinga faire son travail sans la peur au ventre. Ce n'est pas la peine d'ajouter des affaires aux affaires : vous avez déjà l'affaire des Biens Mal Acquis et celle des massacrés du beach à plaider devant les tribunaux français - sans oublier celle de la restitution des ossements de De Brazza ; ce n'est pas la peine d'en rajouter en menaçant des journalistes dans l'exercice de leur fonction qui est d'informer le peuple.
Dans l'article publié par le journaliste Jean Pierre Ndinga, il n'y a rien qui ressemblerait à une incitation à la haine ou un  trouble à l'ordre public. Nous sommes certes habitués à voir le pouvoir tordre le cou du droit pour qu'il regarde son sens mais il arrive qu'en dépit de la torture, le droit regarde du côté de la loi et de la vérité...
Objet : Urgent: Menaces contre des journalistes à Pointe-Noire (Congo-Brazzaville)

  
Salut. Je suis Ndinga Jean Pierre, journaliste à l’hebdomadaire privé Talassa à son bureau de Pointe-Noire. Mais, je fais aussi la pige dans d’autres organes tant nationaux qu’internationaux. Le cas de Farmradio (Canada), Syfia/CRP (France-Congo), Le Metropolis (Congo-Brazzaville) et La Semaine Africaine (Congo-Brazzaville). Dans tous ces organes, je signe sous le pseudonyme « John Ndinga-Ngoma ».

Mavoungou Zinga-Mabio, député du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès Social (Rdps), parti de la Majorité Présidentielle, a donné une conférence de presse le 27 septembre 2013 à Pointe-Noire. Au cours de cette conférence, l’orateur a abordé plusieurs questions. Le cas de l’affaire des disparus du Beach, l’affaire de déguerpissement des occupants dits « anarchiques » d’un domaine que les pouvoirs publics disent appartenir à Eucalyptus Fibre du Congo (EFC), une entreprise privée et la problématique de la révision et/ou du changement de la Constitution de 2002.  

J’ai pris part à cette conférence pour le compte de La Semaine Africaine. J’ai posé deux questions. La première portait sur l’affaire de déguerpissement. Étant donné que Zinga-Mabio avait jugée illégal ce déguerpissement, je lui demandé de dire de quels moyens il dispose pour emmener le gouvernement à reconsidérer sa position dans la mesure où le parlement au terme de la constitution de 2002 ne peut sanctionner, mieux censurer le gouvernement. Pour répondre, il a relevé qu’il s’agissait d’attirer l’attention du président de la République. 

S’agissant de la question sur la révision ou le changement de la Constitution, je lui demandé s’il n’y avait pas nécessité étant entendu que la constitution limite formellement (article 114) les pouvoirs du parlement, car en interdisant le parlement de censurer le gouvernement et au chef de l’Etat de dissoudre l’assemblée nationale. Il a répondu qu’il y avait certes nécessité de changer la constitution. Mais, il a nuancé en disant que ce changement ne devrait pas intervenir avant 2016. C’est l’année de l’élection présidentielle. Une élection à laquelle le chef de l’Etat actuel ne devrait plus se présenter au terme de cette même constitution. «Ce sera le premier chantier du futur président de la république», a-t-il indiqué. 

Dans l’article que j’ai publié, je n’ai fait que faire parler beaucoup plus l’orateur comme vous aller le constater dans la pièce jointe. 

Malheureusement, cet article et ces deux questions me valent aujourd’hui des menaces. Certes, on ne m’a pas encore menacé directement. Mais, un des confrères, responsable d’un organe de presse de service public me l’a fait savoir ce matin 09 octobre 2013. Selon lui, son informateur, officier, lui aurait demandé de mettre en garde. Car, avant-hier lundi 07 octobre 2013, la préfecture, le haut commandement militaire, la mairie et les autres institutions départementales publiques auraient tenu une réunion. L’ordre du jour était «Le cas John Ndinga-Ngoma». On me reprocherait d’avoir posé des questions qui ont permis à Zinga-Mabio de dire des choses « qui fâchent ». Voilà pourquoi, ce confrère m’a demandé d’être sur mes gardes. «La période est sensible, il faut faire attention », a-t-il renchéri.

Une information confirmée par le rédacteur en chef de Radio Pointe-Noire, une chaîne publique. Ce confrère est membre de la sous commission communication de la commission déguerpissement. Il l’a dit hier au cours de la conférence de rédaction. «John Ndinga est dans le collimateur de la commission de déguerpissement», a-t-il révélé. L’information m’a été donnée ce matin par un collègue qui lui aussi est mal vu par les autorités. Ce collègue, c’est Excellent Lazare Mavoungou qui est également correspondant d’Africa Numéro 1. Le rédacteur en chef de Radio Pointe-Noire, comme les autres membres de la commission déguerpissement reproche à Lazare Mavoungou d’avoir diffusé l’élément sur la conférence de presse de Zinga-Mabio. Le contenu de l’élément est considéré comme un trouble à l’ordre public, une incitation à la haine.
 
Ainsi, au regard de ce qui précède, sauf erreur d’appréciation et loin d’être triomphaliste ou alarmiste, je conclue que mon confrère Lazare Mavoungou et moi sommes en danger. Si quelque chose de fâcheux nous arrivait, la piste est déjà connue.
 
Article paru dans le numéro du 1er octobre 2013. Voir aussi dans le site www.lasemaineafricaine.net
 
            Fait à Pointe-Noire, le 09 octobre 2013
 
Voir l'article écrit juste en dessous...

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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