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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 15:47

Le continent africain adore les modes comportementaux en politique : il y a eu la mode des indépendances accordées par les puissances coloniales - sans que celles-ci ne concernent l'autogestion de nos ressources, ni une véritable indépendance dans la prise de décision de la destinée de nos nations, encore moins une indépendance cognitive, intellectuelle, religieuse ou technologique voire monétaire, ensuite celle du coup d'Etat sous conflits ethniques qui a longtemps sévi et qui a encore frappé récemment en république centrafricaine en prenant même un tournant de conflit interconfessionnel, puis celle de la "démocratie" élective sur base de détournement des urnes initiée par François Mitterrand lors de son discours de la Baule, enfin celle des fils qui succèdent aux pères sur le trône : Joseph Kabila, Ali Bongo, Faure Eyadéma. D'autres sont sur la scellette et attendent impatiemment leur tour : Teodorin Nguema, Christel Denis Sassou Nguesso, etc.

Nous attendons que se mette en place une nouvelle mode en Afrique : celle du respect des constitutions pour garantir l'alternance. En effet, l'Afrique a du mal à instaurer l'alternance des personnes au sommet de l'Etat : certains sont au pouvoir depuis plus de trente ans - sans que cela ne les dérange le moins du monde, Mugabé allant jusqu'à prétendre que son pouvoir viendrait de Dieu le père. Omar Bongo a passé quarante ans au pouvoir avant que son fils ne le remplace au palais du bord de mer à Libreville. Au Congo, certains ont déjà surnommé Denis Christel Sassou Nguesso "mwana ndéya", le fils de l'espoir, l'espoir de garder le pouvoir dans la région septentrionale du Congo. Les urnes ont remplacé les armes mais c'est toujours de coup d'Etat dont il est question dans ce cas, un coup d'Etat feutré où il suffit de théâtraliser l'élection présidentielle, le résultat étant connu d'avance.

De colonies, les nations africaines sont devenues des républiques bananières entre les mains de "gouverneurs noirs", de républiques bananières, on a vu jaillir les démocraties factices ou de façade qui ont vite tourné en républiques royales bananières, les fils succédant aux pères. Nous avons vu partout les nations africaines issues du partage de l'Afrique à Berlin se munir de constitutions. Hélas, à l'heure du respect de celles-ci, personne n'obtempère de sorte à donner la véritable nature de nos pseudo-démocraties : des dictatures élues "démocratiquement", des dictatures vêtues de la peau de la démocratie.

Il faut que les choses changent à l'heure où de nombreux dictateurs arrivent en fin de mandat comme Blaise Campaoré, Joseph Kabila, Boni yayi ou Denis Sassou Nguesso pour ne citer que ceux-là. La dictature, on le constate aisément, a du mal à s'accommoder du droit, sinon de la loi du plus fort qui transforme de nombreux pays africains en véritables jungles politiques.

En 2015, les Burkinabè exigent que le président Blaise Campaoré quitte le pouvoir en sortant par la porte constitutionnelle et ils ont manifesté pour le faire savoir. "Blaise Campaoré doit partir". Façon de parler ! Il peut rester au Burkina Faso s'il le veut mais il doit quitter le pouvoir. Ce samedi, les Burkinabè étaient dans la rue pour le lui signifier. Si Blaise Campaoré se retire en douceur dans le respect de la constitution, cela constituera un précédent que Denis Sassou Nguesso doit suivre en 2016.

Pour les marchands d'esclaves et les colons, l'Afrique n'a jamais été une terre où le droit canon s'appliquait avec force de loi comme dans le monde dit civilisé mais ça, c'étaient les autres, ceux qui nous prenaient pour les petits-frères du Bonobo dans l'arbre généalogique des espèces. Comment supporter que les propres fils de l'Afrique ne respectent pas le droit  en respectant leurs peuples ? C'est impensable, insalamable, inacceptable. Il faut que le cycle du respect de la loi en Afrique commence par le respect des constitutions. Qu'un nègre au sommet de l'Etat traite le peuple qui lui a donné la vie comme un peuple asservi, ce n'est pas de l'ordre de la dignité humaine. Revêtons notre kimuntu et dépassons tout ce qui empêche notre continent d'évoluer vers plus d'humanité.

Aucun individu n'est plus grand ou plus important que la constitution de son pays pour que cette dernière se plie à sa volonté. Personne, je dis bien personne, ne peut se prétendre plus important que la volonté de son peuple.

Aux peuples d'Afrique : "Apprenez à faire respecter vos droits. Ces dictateurs ne se maintiennent au pouvoir qu'au prix de vos faiblesses. Soyez forts ! Ne cédez pas ! "

Blaise_Doit_Partir.jpg

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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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