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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 15:15

Après avoir massacré les proches et la garde personnelle du colonel Marcel Ntsourou, il a fallu tout de même aux autorités de la police de Jean François Ndenguet venir devant Télé Sassou et trouver une justification à ce carnage. La police a donc convoyé son porte-parole le colonel Jules Moukala Tsoumou qui nous fait comprendre qu'une patrouille de police aurait essuyé des tirs - sans nous dire où, à quel endroit et dans quelle circonstance, les patrouilles de police ne se faisant pas au hasard. Evoquant des "témoignages concordants" dont on ignore tout de l'identité des témoins ni comment ont été obtenus ces témoignages, il affirme que la police a déduit que ces éléments après avoir provoqué la police étaient venus se réfugier auprès du colonel Marcel Ntsourou. Une justification qui semble cousue de fil blanc.

Tout ceci pue le prétexte pour obtenir un mandat de perquisition que personne n'a vu afin de venir arrêter le colonel Marcel Ntsourou à son domicile. Jules Moukala Tsoumou parle de "PERQUISITION". Avec des chars ? Des hélicoptères de combat ? Des militaires et des policiers armés jusqu'aux dents ? Si la police avait vraiment essuyé une attaque sévère et intense, pourquoi n'y a-t-il pas de morts parmi les policiers ? C'est plutôt la police et l'armée appuyée par l'armée qui s'est déchargée  sur le domicile de Marcel Ntsourou au regard de l'impact des balles.

Non, monsieur Jules Moukaka Tsoumou, la réaction de la police est disproportionnée - sans sommation et nous savons que l'on a tiré sur des jeunes gens qui se rendus les mains en l'air - exactement comme on a massacré les 353 Congolais qui revenaient de la RDC en les interceptant au beach. Sur les photos que nous avons publiées, personne ne porte une arme ou ne dispose d'une arme à ses côtés quand il tombe. Il s'agit d'un massacre et il faut le dire clairement : quand on tire sur un jeune garçon en plein coeur, l'objectif n'est pas de le neutraliser mais de le tuer car eux, n'ont abattu aucun policier. De l'autre côté, il y a eu plus de quatre-vingts morts (80), des vies qui auraient pu être épargnées.

Quelle que soit l'inimitié qui pourrait exister entre Sassou et Ntsourou, un tel holocauste ne saurait se justifier. Quelqu'un a certain filmé secrètement ce bain de sang et nous finirons par savoir ce qui s'est réellement passé.

On ne peut négocier une reddition et continuer à tirer. C'est une contradiction qui ne tient pas mais de l'autre côté, du côté de la police, il y avait manifestement volonté de tuer. Que se serait-il passé si le colonel Marcel Ntsourou n'avait pas eu le temps de négocier sa reddition ? Aviez-vous reçu l'ordre de l'abattre ? Qu'est-ce qui ne nous dit pas que la police a elle-même tiré en l'air et fait croire par des témoignages achetés que ces tirs provenaient de la part de personnes qui se barricadaient chez le colonel Marcel Ntsourou ?

On s'étonne de la rapidité de l'enquête : des coups de feu soi-disant essuyés le 15 décembre 2013, sans la moindre enquête, on décide directement d'aller perquisitionner chez Marcel Ntsourou - c'est un peu léger, monsieur le colonel. Allez prendre des stages en URSS pour devenir vous aussi docteur en manipulation mais arrêtez de nous faire croire que  l'arrestation du colonel Marcel Ntsourou n'était pas programmée avant le message de fin d'année de monsieur Denis Sassou Nguesso.

D'autre part, nous sommes au courant que le colonel Marcel Ntsourou aurait été brutalisé ou torturé à la DGSP la nuit dernière. Tout ceci montre en suffisance que nous n'avons pas affaire à une police républicaine, responsable. Votre rôle n'est pas de tuer de sang-froid ou de torturer mais d'abord de préserver des vies pour les soumettre à la justice. Or, la justice ne peut se contenter de faux témoignages "concordants" ; il faut des faits établis que nul ne peut contester : les gardes personnels du colonel Marcel Ntsourou ne sont pas les seuls à détenir des armes qui circulent librement à Brazzaville et qui sont par ailleurs détenus par des individus qui n'ont aucun permis de port d'arme. LE CONGO EST UN PAYS OU IL N'EXISTE AUCUN CONTROLE DES ARMES EN CIRCULATION.

Nous déplorons cette effusion de sang occasionnée sous un prétexte fallacieux dont le but inavoué n'était autre que l'arrestation du colonel Marcel Ntsourou pour le faire taire. Peut-être à jamais car il connaît trop de secrets de votre système en ayant occupé trop longtemps le poste de numéro deux des renseignements secrets et avoir véritablement assuré la sécurité intérieure du système dans la mesure où Jean Dominique Okemba était toujours en vadrouille avec le grand nzokou voyageur, véritable pigeon voyageur de la politique.

 


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Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
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