Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 12:10
COMMENTAIRE : La BEAC ou Banque des Etats de l'Afrique Centrale est la banque centrale de six pays regroupés en une seule monnaie : le franc cfa, cfa pour Colonie Française d'Afrique, banque devenue célèbre par ses mauvais placements dans l'affaire du juif américain Madoff et dans les fraudes tellement il est aisé de sortir de l'argent de cette banque en exhibant un chèque volé. A l'image du Cameroun, du Congo, du Gabon, du Tchad, de la république centrafricaine et de la Guinée Equatoriale, cette banque est une véritable passoire et son agence extérieure de Paris ne fait pas mieux. Un certain Ndzamba Armand , certainement de nationalité gabonaise, a largement bénéficié de ce système mafieux dont un listing a été établi par la BEAC elle-même. Vous y trouverez par exemple le nom de Mathias Dzon qui y a représenté le Congo en tant que directeur...
En tout cas, la comparaison de la BEAC avec les autres banques centrales comme la banque de France, la Banque Centrale Européenne ou la Federal Reserv américaine s'arrête aux objectif mais pour ce qui est du sérieux, nous savons à présent qu'il n'en est rien. Et pour vous convaincre, le gouverneur actuel, le gabonais
Philibert Andzembé, en poste depuis l’été 2007,  sur un siège éjectable depuis des mois, refuse de démissionner et on prévoit de le remplacer par le Gabonais Hugues-Alexandre Barro Chambrier dont femme, Hélène Loemba, est en  la nièce d’Antoinette Sassou Nguesso, la première dame du Congo. Comme quoi, on accède à la BEAC par cooptation par des relations et l'intégrité morale n'est pas un critère de sélection.
On peut se rendre compte que monsieur Armand Dzamba et compères ont délesté la BEAC de
10 524 692 403 CFA. Vous trouverez la liste exhaustive de ceux qui ont bénéficié de ce pactole en cliquant sur le lien suivant :

: http://m.j.r.s.over-blog.com/article-liste-du-gang-a-ndzamba-beneficiaires-du-detournement-a-la-beac--39124220.html

Déjà que cette banque reverse la moitié de son argent à la France pour une raison inconnue, voilà que pour ce qui en reste, il est facile de venir en retirer de l'argent. C'est donc une banque passoire d'une région africaine passoire de toutes les mafias du fric et de la françafrique.

-------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Un gouverneur qui refuse de démissionner, des inculpés qui circulent en liberté, des chefs d’État qui peinent à s’entendre. Décidément, le scandale révélé par Jeune Afrique n’a pas fini de faire des vagues.

Des bureaux et des couloirs presque vides. Le moral n’y est plus au 736, avenue Monseigneur-Vogt, à Yaoundé (Cameroun).
L’imposante tour de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) tourne à vide. Au propre comme au figuré. Depuis le début de l’année, les 2
400 salariés sont gagnés par un profond doute après les révélations sur les pertes de 25 millions d’euros liées à un placement toxique vendu à la direction de la banque par la Société générale fin 2007 et, surtout, sur les détournements évalués à 30 millions d’euros (19 milliards de F CFA) opérés depuis au moins cinq ans par le bureau parisien de la Beac. Le climat est délétère.
« Presque plus personne ne travaille, tout le monde a peur et craint une chasse aux sorcières. Une véritable chape de plomb recouvre la Banque centrale », témoigne un cadre du siège.

Les six chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont pourtant décidé d’aller vite pour éteindre le feu qui embrase la Banque centrale de la région.
Le 19 octobre dernier, Ali Bongo Ondimba (ABO), le nouveau président de la République du Gabon, a frappé fort au cours de son premier Conseil des ministres. Son pays est au cœur de la polémique. Il désigne par tradition l’un de ses ressortissants pour occuper le poste de gouverneur de la Beac, une proposition validée ensuite par les chefs d’État de la Cemac. Or le Gabonais Philibert Andzembé, en poste depuis l’été 2007, est sur un siège éjectable depuis des mois.

Soucieux d’appliquer ses promesses de campagne et de se démarquer de l’ancien système, ABO a souhaité faire rapidement le ménage chez lui et donner des gages à l’intention de ses partenaires de la Cemac et de la France, présente au conseil d’administration de la Banque centrale. « La vérité, toute la vérité », rappelle en continu Paris.
Au préalable, le chef de l’État a pris la précaution de rencontrer ses homologues Denis Sassou Nguesso, Teodoro Obiang Nguema et François Bozizé en marge de sa prestation de serment à Libreville, le 16 octobre, pour s’assurer que le futur gouverneur de la Banque centrale demeurerait un Gabonais.
Il lui reste à convaincre Paul Biya, au Cameroun, et à prouver qu’il sera intraitable dans la gestion du scandale.

Détermination gabonaise

Le communiqué du Conseil des ministres du 19 octobre traduit la détermination gabonaise. Libreville s’engage à « faciliter les enquêtes des cabinets d’audit mandatés par la Beac ainsi que les investigations de la brigade financière française auprès de laquelle la Beac a porté plainte », à « faire arrêter les fonctionnaires gabonais de l’institution présumés impliqués et résidant sur le territoire national » et à « rappeler le gouverneur de la Beac, Philibert Andzembé, en vue de son remplacement ».

Dans la foulée, l’annonce de l’interpellation à Libreville de deux protagonistes majeurs dans l’affaire de malversations, Armand Brice Ndzamba et Maurice Moutsinga, a confirmé la fermeté des autorités gabonaises.
Comptable du bureau parisien de 1994 à mai 2009, le premier est considéré comme le cerveau des détournements. Il avait quitté discrètement Paris en janvier et s’était réfugié depuis en pleine forêt équatoriale chez les Pygmées pour soigner un mal contre lequel la médecine moderne s’est avérée impuissante. Le second, son oncle et son officier traitant à Yaoundé, a été le directeur de la comptabilité et du contrôle budgétaire au siège de la Banque, de 2000 à décembre 2007. Aujourd’hui à la retraite, il se cachait à Mouila, à environ 200 kilomètres à vol d’oiseau au sud de Libreville.
Sauf que… Maurice Moutsinga a été aperçu par plusieurs témoins le 24 octobre lors de l’enterrement d’un ancien responsable du bureau de la Beac à Port-Gentil
! Et que l’arrestation effective d’Armand Brice Ndzamba reste à démontrer. « Le dossier est couvert par le secret de l’instruction », obtient-on comme toute réponse de la présidence gabonaise.

Autre source d’étonnement
: le rappel du gouverneur Andzembé ne s’est pas encore traduit dans les faits. S’il a bien commencé à faire ses cartons le 20 octobre, il a depuis présidé officiellement plusieurs réunions et déjeuners.
Et la rumeur d’enfler
: Philibert Andzembé vivrait mal son rappel et serait entré en résistance. « Au regard du comportement de défiance affiché par M. Andzembé envers le gouvernement gabonais, il y a lieu d’agir vite », conclut une note de la présidence gabonaise du 26 octobre.
Son successeur doit en théorie être désigné lors de la Conférence des chefs d’État de la Cemac, qui doit se tenir à Bangui (Centrafrique), à la fin du mois de novembre.
Toutefois, pour remettre en marche la Banque centrale au plus vite et retrouver la confiance des marchés, le Cameroun et la Guinée équatoriale poussent pour qu’une conférence extraordinaire des chefs d’État précède la conférence ordinaire au cours de la première quinzaine de novembre. Mais les deux pays se disputent pour organiser l’événement de la passation des pouvoirs
!

En parallèle à l’action du Gabon, le comité d’audit interne de la Beac poursuit son enquête « pour établir les premières responsabilités ».
Composé de six membres et présidé par le directeur du budget équato-guinéen, Miguel Engonga Obiang, il s’est rendu par vol spécial de Yaoundé à Libreville le jeudi 21 octobre, un saut de puce d’une trentaine de minutes. Sur place, les auditeurs ont entendu, dans les bureaux gabonais de la Beac, Armand Brice Ndzamba, Maurice Moutsinga ainsi que Jean-Félix Mamalepot, 69 ans, l’emblématique gouverneur de la Beac, de 1990 à 2007. Dix-sept ans de prési­dence encensée hier, mais largement suspecte aujourd’hui. Nommé depuis président du conseil d’administration de l’assurance-maladie du Gabon, il figure parmi les personnes limogées le 19 octobre. Mais sans être davantage inquiété, pour l’instant, par la justice.

Selon des sources proches du comité d’audit, les deux hommes interrogés à Libreville ont livré « des tonnes d’informations » et mis en cause plusieurs hauts responsables financiers de la région.
De retour à Yaoundé, le comité d’audit a entendu le 23 octobre dans les locaux de la Beac le ministre tchadien des Finances et du Budget, Gata Ngoulou.
Éminence grise de Jean-Félix Mamalepot, il a été secrétaire général de la Beac de 1998 à 2008. Enfin, le comité a auditionné Jean-Marie Ogandaga-Ndinga, l’actuel délégué de la Beac à Paris, et le vice-gouverneur, le Congolais Rigobert Roger Andely.

Le FMI exige la transparence

Le comité d’audit a par ailleurs remis son rapport sur « les malversations du bureau extérieur de Paris » lors d’un conseil d’administration de la Beac, le 26 octobre à Douala, présidé par… Philibert Andzembé. Le document a également été scruté le 28 octobre, toujours à Douala, lors d’un comité ministériel.
Selon l’exigence du FMI, le rapport doit être publié, sans doute fin novembre, après que les chefs d’État de la Cemac en auront pris connaissance. Pour expédier les affaires courantes, les deux organes de gouvernance de la Banque centrale ont instauré un système de double signature, celles du gouverneur et du vice-gouverneur. Deux hommes qui se détestent cordialement.

Jusqu’à quand
? Le nom du Gabonais Hugues-Alexandre Barro Chambrier circule avec insistance pour succéder à Philibert Andzembé.
Ex-ministre de l’Économie et des Finances et ancien administrateur Afrique du FMI, il est aujourd’hui parlementaire. « Je ne suis au courant de rien. Je suis député et j’ai mes activités à Libreville », se contente de commenter l’intéressé. Sa candidature pourrait être appréciée au-delà du Gabon.
Sa femme, Hélène Loemba, est en effet la nièce d’Antoinette Sassou Nguesso, la première dame du Congo. Reste que sous Omar Bongo la proposition gabonaise valait décision. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Source : Jeune Afrique

 

Partager cet article

Published by Le Lion de Makanda (LDM) - dans demain le congo brazzaville
commenter cet article

commentaires

hamid hassan nour 30/01/2016 23:32

Bonjour les amis comment vous allez je voudrais voir cette banque comment on va voler quel âge a de notre pays

Présentation

  • : JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • JOURNAL D'ACTUALITES ANIME PAR LE LION DE MAKANDA. SITE WEB DES DEMOCRATES CONGOLAIS COMBATTANT LA DICTATURE SASSOU NGUESSO
  • : Journal d'actualités sur le Congo-Brazzaville administré par le LION DE MAKANDA (LDM) pour les démocrates patriotes du Congo-Brazzaville œuvrant pour le retour de la démocratie perdue en 1997. Nous nous battons par amour avec les mots comme armes et le Web comme fusil.
  • Contact

STATISTIQUES

 

D.N.C.B. : PLUS DE 15.000.000 DE PAGES LUES ***, PLUS DE 10.000.000 VISITEURS DE UNIQUES, *** PLUS DE 3000 ARTICLES, *** 517 ABONNES A LA NEWSLETTER, *** PLUS DE 2500 COMMENTAIRES... 

Recherche

MESSAGE&RADIO&TV DU JOUR

LDM_SWING.gif

                                               

VIDEO DU JOUR

 

 



Articles Récents

IMAGES

SassouKadhafi.jpgBonobo-copie-1.jpgBedieOuattara.jpg4lions-drinking.jpgBernard-Kouchner-Nicolas-Sarkozy-Mouammar-Kadhafi-1.jpgchemindefer-1-.jpgbrazza_la_poubelle.jpgChristel-Sassou.JPGchiracsassou3.jpgedouoyo1.jpglisb1-1.jpgbrazza-la-poubelle-1.jpgplissouba3.jpgdebrazza.jpg