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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 09:30
Le 9 juillet 2007, Denis Sassou Nguesso a tenu le langage suivant suite à une question que lui a posé la presse à propos de la plainte  déposée par 27 associations pour "recel de détournement de biens publics" contre son homologue gabonais (et gendre) Omar Bongo et lui-même  :
"Si cette affaire n'avait pas des relents, disons, de colonialisme, de néocolonialisme, de racisme et de provocation gratuite, on l'aurait plutôt laissée mourir ( ) C'est plutôt honteux et triste de traiter ce dossier-là ( ) En France tous les dirigeants du monde ont des châteaux et des palais, qu'ils soient du Golfe, d'Europe, de l'Afrique ( ) On peut même s'étonner de voir que, de la manière la plus triste, on ait trouvé deux cibles sur lesquelles on voudrait tirer. Je n'en dis pas plus".
Cette déclaration a suscité de nombreux commentaires car elle vient ... d'un suppot du néocolonialisme même ! Sassou est revenu aux affaires parce que la France a voulu remettre en selle un suppot du néocolonialisme qui servirait sans broncher ses intérêts ; ce qui semblait ne pas être le cas avec l'ex-président Lissouba. Certains voient dans les visites récentes de Bongo et de Sassou un message implicite en direction des juges, en somme, une campagne d'intimidation ; ce qui là encore confirmerait le comportement néocolonialiste de la France ou si l'on se contente de l'appliquer à qui de droit, du gouvernement français. Cependant, faisons le crédit de l'indépendance à la justice française car Sassou et sa famille doivent dire au peuple congolais où ils ont trouvé l'argent qui leur a permis d'acheter ces appartements cossus. Et ce n'est pas parce que des chefs d'Etats ont des villas ou des chateaux en France que c'est un phénomène normal ou naturel. S'il le faut, nous invitons les autres peuples à procéder de la même manière. Bongo et Sassou au lieu d'être des exceptions, ne deviendraient alors que les premiers de la liste.. Tous ceux qui pillent leurs pays pour s'offrir des biens à l'étranger doivent rendre des comptes !
Saisissons cette occasion pour donner un cours d'histoire au président Sassou Nguesso qui en a besoin car en sa qualité de président d'un pays, il ne peut faire preuve d'une aussi grande ignorance - sauf s'il s'agit d'un argument fallacieux, faute de véritable argument pour arrêter un entretien qui devenait très gênant pour lui. C'est un manque d'éducation que d'interrompre brutalement une interview parce qu'elle vous accable !
Le colonialisme, monsieur Sassou, renvoie à une période où nos pays étaient directement administrés par la France comme des prolongations de cette nation impériale.  Sans toutefois nous traiter comme des Français par racisme (et là, le mot est bien approprié !). C'est ce qui a fait dire à François Mitterand :"L'Algérie, c'est la France..."(sic). Il n'est plus question de nos jours, du moins pour le Congo et le Gabon car ces deux pays sont désormais des républiques et Sassou devrait s'en réjouir car si le Congo était encore une colonie (même si je le crois), il n'aurait pas l'immunité présidentielle dont il s'en prévaut pour se prélasser dans l'impunité en dépit de ses crimes innombrables. Ce mot colonialisme est donc mal approprié dans votre discours, monsieur Sassou, il faut le barrer (colonialisme).
Quant au néocolonialisme, il a eu raison d'en faire allusion, sauf que celle-ci n'est pas appropriée : ce n'est pas la France qui essaie d'admnistrer les biens du Congo au travers de personnes interposées dans cette affaire judiciaire mais des associations dont des associations congolaises qui lui demandent des comptes. Le néocolonialisme sortant de la bouche d'un tenant de ce système peut en étonner plus d'un. Sassou ne doit son retour au pouvoir parce que la France savait que ce dernier lui obéirait au doigt et à l'oeil pour la satisfaction de ses intérêts ; ce qui est là, la véritable définition du néocolonialisme qui n'est autre qu'un moyen détourné trouvé par les puissances coloniales de poursuivre la colonisation au travers d'un pseudo-liberté des Etats nouvellement devenus indépendants. Ce n'est pas parce que le Congo a un compte, un drapeau, des institutions qu'elle ne peut pas être une néo-colonie. Sassou mélange les registres ; ce qui montre qu'il n'a pas d'arguments et on voit quelle défense il se prépare à tenir. Non, monsieur Sassou le néocolonialisme ne se permettrait pas de faire un procès à un de ses plus fidèles serviteurs. Ton maître Sarkozy a dû te le dire au téléphone en t'écoutant débiter de telles inepties. Il faut donc barrer ce mot néocolonialisme !
Ne reste plus que le concept de racisme. Certes, il ne faut pas être une lumière  pour être président de la république mais avancer un tel argument inapproprié, quelle preuve d'insuffisance dans l'argumentation ! Le racisme est l'idéologie qui affirme la supériorité d'une race sur une autre ou sur d'autres ; ce qui a occasionné dans l'histoire des crimes abominables. C'est donc faire injure à l'histoire, monsieur Sassou, que d'y faire allusion pour une affaire de crime financier. D'autre part, quand des Congolais sont victimes de racisme en France, vous ne levez pas le petit doigt ! Ceux qui vous un procès ne vous le font pas au titre du fait qu'étant Noir, vous leur êtes inférieur ! Ca n'a aucun sens puisque parmi ceux-ci, il y a vos compatriotes ! Un racisme d'une race à l'égard d'elle-même ! Ah, j'oubliais ! Ca s'appelle le tribalisme ; ça tu dois connaître puisque tu l'appliques au niveau national où tout Mbochi à peine né est déjà un directeur ou un ministre en puissance. Nous barrons donc le  racisme en ce qui concerne ce procès.
Conclusion : le procès est recevable et ne peut être taxé d'irrégularités. Voilà, monsieur le président, une petite leçon d'histoire gratuite de la part de votre compatriote. Je sais que vos avocats n'utiliseront pas vos pseudoarguments car ils iraient droit au mur. Tu dois rendre des comptes au peuple congolais comme Bongo doit s'expliquer devant mes frères du Gabon...

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